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Un glaçon dégelé

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Jormungard Sovereign
•• Lieutenant d'élite ••

♦ Équipage : Aucun (anciennement : les Irons Marines)

Feuille de personnage
Dorikis: 3660
Popularité: 169
Intégrité: 99

Dim 22 Déc 2013 - 21:36

Ville de Shimotsuki, East Blue……
An de grâce 1590 – 14 h 25


Aaaaah Shimotsuki !  Ville du légendaire Rononoa Zorro, lieu de pèlerinage pour des myriades de bretteurs dans l’monde. Avec son aspect de ville traditionnel dont cela fait belle lurette que l’temps n’a pas pointé le bout d’son nez et ses habitants portant cette robe de chambre qu’il appelle Kimono.  Probablement l’seul endroit où l’existence du mot RTT n’apparait dans leurs jargons issu d’un autre temps. Ici tout l’monde trime et les glandeurs d’services n’sont pas vus d’un bon œil. D’ailleurs, j’peux voir une sorte d’apprenti forgeron qui s’prend une prune par un marine juste parce qu’il glandouillait dans la rue.  Évidemment ça n’plait pas au jeunot qui hausse le ton et proteste pour avoir « pris une pause ». Outch ! Il a vite droit à un sale coup d’crosse dans la trogne qui l’étale par terre, il se fait vite menotter avant d’être conduit probablement en taule.  

Ah ouais en effet ça n’rigole pas ici……..

Autant dire de suite que j’ n’entre pas dans cette ville. Au lieu d’ça j’contourne peinard la périphérie, gros pack de saké local fraichement acheter à la main ! Si lui d’prend une amande pour pas grand-chose, je n’imagine pas c’que j’vais m’prendre dans la gueule.  J’serais comme un éléphant dans une boutique de porcelaine. J’ai même bien raison de l’faire quand j’aperçois pas mal de civil qui m’regardent à travers la fenêtre de leurs maisons comme si j’étais un fouteur de merde. La tête bien orientée vers ma ganache de gros casseur de gueule. Ca s’voit bien qu’ils n’ont jamais vu de géant dans leurs vies……..C’que j’fais la au juste ? Oooh……Chuis juste là pour échapper à mes responsabilités conjugales, rien d’plus rien d’moins.  Et moi qui croyais que la vie en couple me semblait facile………J’crois avoir parlé trop vite.  Avec la Shira qui m’casse la brique, soi-disant que j’me tourne les pouces et ma piotte qui pique sa crise chaque fois que je la soupçonne en train d’fuguer. Ugggghh qu’est-ce que ça peut être chiant ! Vrai que j’aurais pu choisir une autre île quelle celle-ci, mais vu qu’le QG marine le plus proche se trouvait ici pour que j’ramène les jumeaux primés capturés fraichement la matinée.

Une cinquantaine de marches plus tard j’pose enfin mon arrière-train près du flanc avant de cette falaise et déguster ma boisson pénarde. Gloups……Gloup……Gloup… !! Aaaah !!! Sont p’t’être tendue du slip en matière de mode de vie, mais faut bien reconnaître que la populace savent faire du bon saké ! Tiens, j’vais même me faire plaisir à boire le tout cul sec ! Tête pencher en arrière pour bien recevoir la livrais…….

Euh……c’est bien une gamine que j’aperçois au sommet de cette falaise, à quelques pas d'géants d'ici ? On dirait bien ouais. Vu qu’le massif fait deux moi ma taille, pas étonnant qu’elle me remarque pas. Seulement voilà, mon intention m’alerte qu’elle va faire un truc assez radical……genre se suicider dans un saut de l’ange et……

Et c’est ce qu’elle est VRAIMENT en train de FAIRE !!!
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Jormungard Sovereign
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Lun 23 Déc 2013 - 17:41

Poc………BLAAM !!!

Par Crom, c’était juste ! N’empêche, il  a fallu que j’me jette à plat ventre, bras tendus, afin de réceptionner la chute vertigineuse de ce Bou’d chou. Et en douceur ! Après quoi j’quitte cette position pour m’adosser contre la falaise et ainsi mieux observer la suicidaire. Une enfant âgée de douze printemps avec une belle bouille bien ronde, cheveux en cascade avec ce kimono couleur fushia  qui lui va bien. Une véritable poupée humaine, au sens propre comme au sens figuré, héhéhé !! Enfin presque…… vu cette tronche dont la joie et la gaité ont fait leurs clics et leurs clacs. Les joues encore humides par des quantités de larmes astronomiques, les yeux presque assécher tellement ils sont rouges. D’abord de la tristesse, puis de l’étonnement pour finir par un air renfrogné qu’elle me balance en pleine poire.  

- Vous……..Pourquoi m’avez-vous sauvé, snif !?  J’ai fait exprès de tomber !
- Oh oh du calme petite ! Je n’savais pas. Et désolé si ça t’irrite, mais ce n’est pas dans ma nature de contempler une mignonne petite fille se donner la mort les bras croisés. Chuis comme ça ! Pourquoi cette attirance pour l’autre côté ?
- Ça n’vous regarde pas, sniff ! vous n’savez rien de moi, de ce que je vis, sniff… sniff ! Qui êtes-vous pour oser décider qui a le droit de vivre ou de mourir !!? LAISSEZ-MOI MOURIR EN PAIIIIIXX !!!!

Sacremouille !! Elle est vraiment en pétard. En plus d’être pressée de mourir en quitta la paume de ma main droite pour réitérer son acte insensé. Oui, pour moi c’était insensé de voir un tel acte se produire venant d’un enfant aussi jeune ! Donc désolé bou ‘D chou, mais t’as encore beaucoup d’choses à vivre et a apprendre avant ! Hop, j’ai l’reflexe de la chopper dans sa chute puis je la ramène près d’ma belle gueule d’amour qui se veut paternel. Indifférente du caprice colérique qu’elle déchaine en m’frappant ma paume de ces petits poings chétifs.

- Qui je suis ? Je suis un honnête chasseur de prime, père d’une petite famille qui a largement l’âge et l’expérience pour avoir le droit de t’empêcher à faire une grossière erreur. Tu es encore jeune. Assez pour avoir toute la vie sous tes yeux ! Quel genre de misère as-tu vécue pour en arriver là ?

Pas d’réponse. Elle détourne son regard de moi et se recroqueville sur elle-même.

- Je ne fais pas ça dans le but de t’embêter, encore moins pour jouer les sadiques. Je veux seulement t’aider.

Ma voix se fait plus douce, bien qu’elle soit encore loin d’être agréable à entendre de près tant elle est rocailleuse. Soupirant profondément, la p’tite fleur décide enfin de reporter ses doux yeux vers moi.

- Sniff ! Mes parents…..ils…. snifff…. Ils ne cessent d’être méchants avec moi, à me crier dessus. Sniff ! Ce n’est pas d’ma faute si je suis nul dans la danse et la préparation du thé ! Je n’ai jamais était bon dans ces arts. Pourtant ils m’obligent à les pratiquer par respect de nos traductions familial, sniff. Même en faisant de mon mieux ils n'sont jamais contents. Pas d’câlins, même pas un bisou sniff.  Je les hais ! Je les hais TOUS, sniff ! Tout comme cette vie méchante, sniff…sniff ! Alors j’ai décidé de tous les quitter pour toujours en me jetant d’ici. Voilà, vous connaît la suite……….
- C’est donc ça qui te permet de justifier l’irréparable ?
- Oui ! Amplement !
- Et bien tu te trompes, sucres d’orge. Qu’est-ce qui te fait croire que tes parents te détestent réellement ? T’ont -il dit en face que tu n’étais qu’un fardeau inutile, bon à être jeté dans les rues ?
- Non, pas vraiment. Mais ils ont l’air d……
- L’air de te voir comme une calamité, je sais ! Mais en réalité tu as juste des parents intransigeants qui te poussent toujours à te dépasser. Ils font mine de te gronder alors qu’au fond ils sont fiers de toi. Je l’sais que trop bien puisque c’est e-x-a-c-t-e-m-e-n-t la même chose que j’ai vécue à ton âge. Donc oui, je sais de quoi je parle.
- Sniff ! Vous m’dites ça juste pour me consoler, c’est ça ? Et puis que saviez-vous de mes parents, hein ? RIEN !! Vous n’savez même pas ce que j’ai vécu !
- Ben si, puisque tu viens de l’déballer il n’y a même pas dix secondes. Et non, je te vends pas des paroles en l’air. Sinon pourquoi je perdrais mon temps avec toi alors que je pourrais faire des choses plus intéressantes, comme regarder l’herbe jouir ?

La piotte a beau faire la gueule, je lis bien dans ses yeux d’anges que mes mots ont effleuré son cœur meurtri. Elle reste interdite, prenant peu à peu le recul sur ce que j’ai dit. C’est déjà ça d’bien. J’en profite pour caresser sa chevelure délicate avec le bout d’mon p’tit doigt, comme je le fais habituellement avec ma petite boule de nerf sur patte qu’est ma chère Svetlana.

- Crois-moi sucre d’orge, tu n’as pas la moindre idée à quel point tu as de la chance de vivre avec des parents qui, malgré leurs caractères, te laisse dormir sous leurs toits. Dis-toi une chose : ça aurait pu être pire, ça peut TOUJOURS être pire. En 55 ans d’existence, j’en ai vu des gosses de ton âge. Des gros, des minces, moches, des beaux sur beaucoup d’îles. Les trois quarts d’entre eux vivaient dans la misère la plus noire, livrée à eux même, embrassant la voie de la rapine et du meurtre pour survivre. Certaines gamines n’avaient que la peau sur les os, d’autres avaient même la figure à moitié défigurer. Tu dis que la vie sur cette île est injuste ? Et bien tu n’es pas au bout de tes surprises……..  

La mignonne finit par verser des larmes : des larmes d’incompréhension.

- Que dois-je faire alors, sniff ?
- L’avenir est ce qu’on en fait, sucre d’orge. Tu ne pourras jamais être heureuse si tu n’essayes pas de l’être. Ce que je vois, moi quand je te regarde, c’est une très belle jeune fille bien plus maline que la majorité de celles de son âge et qui a tout le temps de prouver au monde qu’elle peut être formidable quand elle l’est. J’peux t’assurer qu’en matière d’appréciation de critère de « beauté féminine », je crois que je m’y connais…un peu. Bref ! Fais comme moi quand j’avais ton âge : pardonne à tes parents et contente-toi de construire les fondations de ta vie. Le pardon c’est la libération de l’âme. Moi qui ne suis pas du genre à pardonner facilement, j’peux t’assurer que ça fait du bien. De plus, je suis persuadé que tes parents finiront par montrer leurs amours pour toi.
- Sniff ! Vous avez raison. Quand j’y pense… j’ai des rêves que je souhaite réaliser… Je n’veux pas que papa et maman pleure... Je n’veux PLUS me suicider !
- C’est bien, sucre d’orge. C’est bien……
- Est-ce que vous pouvez me raccompagner chez moi, s’il vous plait ? Le soleil vas bientôt se coucher et à cette heure-ci les bêtes féroces rôdent dans les parages.
- Bien sûr !

Ahhh… qu’il est bon de sentir la douce chaleur de l’amour réchauffer mon cœur de vieux dragon quand je vois ce p’tit bout d’enfant essuyer son joli minois sur son adorable kimono. C’est dingue  à quel point ce moment à chasser les mesquineries de ma p’tite famille. Pouf ! Partit la frustration. De son côté, la petite créature a enfin retrouvé ce désir ardent de vivre.

En clair : cette conversation nous a fait du bien à nous deux.



Sans plus attendre, j’redresse mes grosses cannes et me dirige vers la zone urbaine. Déposant le bou’d chou sur l’une de mes larges épaules voutées, tout en bouscule quelques jeunes arbres sur mon passage.

- Monsieur ?
- Oui, sucre d’orge ?
- Vous avez un rêve ?
- Un rêve non, mais un but fixé oui.
- Et c’est quoi au juste ?

Il vient d’être accompli à l’instant.
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