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 Au début ou à la fin
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Sorrento Olin
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Feuille de personnage
Dorikis: 1920
Popularité: +15
Intégrité: 15

Mar 25 Fév 2014 - 21:39

1625 – QG de North Blue

Dans les sous-sols du quartier général, au cœur d’une salle d’un blanc immaculé. Gisait sur un lit d’hôpital une lame brisée. La garde n’était pas en fer forgé. Le fil de l’épée n’était pas en acier. L’écrin ou elle reposait à l’accoutumé n’était pas en bois laqué. Non rien de cela, tout n’était que chair, sang et foi. Tout n’était qu’ombre, lumière et moi. Le corps brulé, les plaies bandés et quelques os brisés. Pour une mission complétée, exécutée par une implacable volonté. Poupée de chiffon : oui. Se morfondre : non. Des civils à l’abri, des bandits en prison. Mon sacerdoce est ma vie. Protéger est ma raison. Les eaux sont cruels,  faites de forbans aux désirs artificiels. De personnes appelant à l’aide, d’îles en archipels. Et dans mes éternels tourments, lorsque je suis calme comme le lac ou agité comme le torrent, je revis sans cesse cet horrible instant. Quand tout me fut pris, l’innocence de mes jeunes années en même temps que le prix du sang. La conscience de ma sœur aimée et ma tendre naïveté. Des enfers ils ont surgit, repeignant de rouge le tableau de ma vie. Des enfers ils ont surgit et depuis je vois tout en gris. Puis dans mon désespoir le plus complet, dans les abysses de mon cœur éteint, j’ai trouvé ce qui m’amènera la paix, j’ai trouvé un sinueux chemin. C’est lui que j’emprunte aujourd’hui, c’est cette voie que j'ai choisi. Phare de lumière brillant dans la nuit, je me dresse fièrement contre mes ennemis. Ce sont là les mots que j’aimerais te confier. Quand de ton long sommeil tu seras délivré. Que mes mensonges deviennent vérité. Oui, je souhaite ce jour, mais je le crains. Ma sœur entends ma voix... Je suis devenu un assassin.

Une grande et forte femme entra peu de temps après. Une aiguille inquiétante à la main, elle jeta un bref regard en arrière vers ce qui semblait être un grand ponte. L’homme lui fit seulement signe de procéder à l’injection en levant doucement le bras. Celui-ci se tenait sur le seuil. Le visage mangé par une barbe de plusieurs jours, la mine inquiète, il regardait son protégé se détendre sur sa couche après avoir reçu un puissant anesthésique. Quelques spasmes agitaient encore le corps faible et éprouvé du jeune loup avant qu’il ne sombre dans les affres d’un sommeil forcé, mais réparateur.
Le colonel entra finalement et prit place sur une chaise au chevet du blessé. Des yeux voilés par un écran de tristesse et les épaules basse, il se contenta de saluer d’un bref hochement de tête l’imposante infirmière lorsqu’elle quitta la pièce.
Une pièce d’argent dans la main, il se mit à ne fixer qu’elle et à doucement penser que la dualité entre le côté face et le côté pile était semblable aux choix que pouvait faire un homme au cours de sa vie. Parfois le chemin emprunté était pavé de noblesse et de droiture et d’autres fois, ce n’était qu’un sentier qui le menait à sa perdition.

-Et toi Sorrento… Où te conduis ton chemin aujourd’hui ?


Dernière édition par Sorrento Olin le Dim 16 Mar 2014 - 21:24, édité 1 fois
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Sorrento Olin
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Sam 1 Mar 2014 - 0:14

Quelque part, entre rêves et cauchemars

Un énorme galion venait d’être amarré au port ce jour-là. Le soleil, alors haut dans le ciel, caressait la coque parfaite et indestructible de ce monstre des mers. Il brillait de mille feux et chaque partie qui le composait avait été, somme toute, durement briqué pour briller comme un sous neuf. Du mat au perchoir du timonier, de la poupe à la proue en passant par les quartiers, tout était parfait. Les arabesques peintes sur les rambardes, les voiles aussi blanches que les ailes d’un ange, le mélange de bois brut et de bois précieux… Ce vaisseau était un appel qui résonnait très fort dans le cœur de toutes personnes désireuses de sillonner les mers du globe. Là, une enfant aux joues gonflées par une interminable attente avait été la première à arriver sur le ponton. L’air triomphante, sa petite bouille en amusait plus d’un tandis qu’elle fanfaronnait devant les innombrables personnes qui quittaient à leur tour le galion pour le plat de la terre ferme. Emmitouflé dans un long manteau bien trop chaud pour la saison, quelques fleurs dans ses longs cheveux fins, elle était la représentation parfaite de tout ce qui peut être doux et tendre en ce monde… Elle l'était en tout cas pour moi.

- Tu viens Nissan ? Dépêche-toi, grouh !

- J’arrive, j’arrive.

Ainsi je déambulais à mon tour sur le ponton, main dans la main avec ma petite sœur. Son sourire suffit à lui seul à chasser mes tourments. Puis, sans même avoir le temps de lui adresser un mot de plus, me voici entrainer par cette chipie qui venait de repérer une crêperie.  Chez Tiffany, c’est ainsi que ce nommait la boutique. La devanture donnait l’eau à la bouche. Une large baie vitrée laissait deviner tous les délices que recelait l’endroit. Impatiente comme pas une, les yeux brillant de gourmandise, elle ouvrit la porte dont le clairon indiquait l’arrivée de nouveaux clients à la marchande. A notre grande surprise, s’attendant à voir déambuler une serveuse aussi douce et délicieuse que les crêpes du présentoir, un homme au corps forgé par le temps et l’effort  apparut alors. Ne se démontant pas pour autant, ma petite sœur passa commande en croisant les bras et en gonflant ses joues comme elle en avait l’habitude.

- Une crêpe au sucre et une crêpe aux fraises s’il vous plait !

Ses grands yeux fixaient Tiffany sans sourciller. L’homme, puissamment bâti, était également un véritable colosse et son visage taillé dans la roche pouvait à lui seul en faire fuir plus d’un. Chauve, la lumière du soleil perçait à travers la vitrine pour venir se refléter sur son crâne lustré ce qui la fit sourire elle, mais pas lui. Tout à coup, la montagne posa ses yeux sur moi.

- Je vais prendre la même chose que ma petite sœur… S’il vous plait.

Oui, je la ramenais moins qu’elle, pour sûr. Etouffant un rire au plus profond de ma gorge lorsque mon regard se posa sur le tablier du géant, j’ai dû rassembler toutes mes forces pour me contenir. En effet, l’on pouvait y voir un ours en peluche, un large bol dans une main et un fouet à pâtissier dans l’autre. Le fait est que Tiffany, si cela était son vrai nom, avait dans les mains les mêmes ustensiles. A ça près que l’ours joyeux en dessin n’avait rien à voir avec l’armoire vivante et sinistre de celui qui ne disait mot et qui se tenait dos à nous à présent, face à son plan de travail.

- Faudra m’ajouter de la crème sur ma crêpe Tiffany !

Là, mon cœur s’arrêta quand le monument arrêta de battre du fouet. Puis, se contentant simplement de hocher de la tête, il se mit à nouveau à battre les œufs dans le large bol avant d’ajouter de la farine et d’autres ingrédients. Regardant ma chipie de petite sœur s’installer avec difficulté sur l’un des tabourets en face du comptoir, j’en profitais pour observer un peu plus la boutique dans laquelle nous venions d’entrer. Tout était clair et propre. Les ustensiles étaient tous impeccablement rangés sur le plan de travail de Tiffany qui mettait du cœur à l’ouvrage. Les crêpes présentés étaient toute parfaite avec un petit écriteau qui servait à décrire chacune d’elle. Le sol lui, était carrelé de damier noir et blanc qui se succédait et reflétait partiellement ceux qui le piétinait.

-Et toi Sorrento… Où te conduis ton chemin aujourd’hui ?

Qui venait de parler ? Alors que ma sœur était bien trop accaparée par la préparation du festin à venir, je me dirigeai vers la baie vitré pour jeter un coup d’œil au dehors. Là je ne vis rien. Tout n’était que vide, une éternité blanche s’offrait partout à ma vue, mais quel était cet endroit ?

***


Paniqué, il se retourna vivement pour s’assurer de l’état de sa petite sœur. Là aussi, elle comme le reste n’existait plus, il était seul dans une immensité vide. Puis, une image s’inscrivit soudainement dans sa pupille. Celle d’un enfant l’épée à la main face à des pirates de la pire espèce sur le pont d’un navire à la dérive. La tempête déversait à la fois ses averses et des nuées d’éclairs comme pour blâmer le comportement lâche de ces bandits. Les flammes dévoraient la carcasse du bateau et là, entre la chaleur du feu et le froid de la pluie, il était une fois de plus impuissant devant les événements. Oui, car aussi vif qu’il est pu le devenir, aussi fort qu’il soit aujourd’hui, ses poings et ses pieds ne purent que brasser l’image troubles des flibustiers qui le hantaient depuis ce jour funeste. Soudain il vit l’enfant qu’il était choir sur le sol, son regard présent croisa le reflet de son passé alors qu’il fut soudainement et brusquement revenu à la réalité. La voix forte et puissante du colonel qui était à son chevet le ramena dans le monde des vivants. En sueur, le corps frappé par plusieurs maux, la douleur lui rappela chaleureusement qu’il était encore en vie.


- Content de te compter toujours parmi nous petit.
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