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Business is business !

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Flagweed G. Bazuu


Feuille de personnage
Dorikis: 1130
Popularité: 10
Intégrité: 10

Mer 19 Mar 2014 - 0:24

Une belle journée d'été. J'avais fermé tous les volets de la cabine du bateau tout en ouvrant les fenêtres afin d'aérer tout en restant dans la pénombre. La fraîcheur régnait, elle était tout de même plus agréable pour réviser mes katas. Je faisais ma gymnastique quotidienne, effectuant diverses chorégraphies composées de gestes techniques issus de mon art martial, le Jeet Kune do. Pendant ce temps, mon associé faisait la cuisine. Il avait presque fini. Il vint me chercher dans la seconde partie de la cabine, dédiée aux chambres, où je m'entraînais. La lumière s'engouffra de partout, m'éblouissant légèrement par la même occasion.

- Eh, Baz' !
- Hum ?
- Amène-toi, c'est prêt.
- Ouais, j'arrive. C'est quoi ?
- Du Chinjyao rosu !
- Toi et tes plats bizarres, franchement...


Nous sortions. Nous avions l'habitude de manger sur le pont, dehors donc, afin de profiter de l'air marin. Pendant que je dégustais en me retenant de grimacer, mon collègue me parlait de boulot. Il étala quelques fiches sur la table, autour du plat et de nos assiettes, et prit un air très sérieux.

- Simo Lensan. Notre prochaine proie.
- Un instant, Léol.
- Il dirige l'un des gangs qui ont émergé récemment dans les rues des quartiers pauvres de Saint-Urea.
- Tu as bien dit "Chinjyao rosu" ?
- Tu retardes. Je te parle de boulot, putain, pas de bouffe, pigé ?
- Humpf, ça, de la bouffe ? Y'a même pas de viande...
- Qu'est ce qui va pas ?
- Y'a pas de viande !
- C'est la version vaches maigres.
- Où est passé le million de berries de la dernière prime ?
- Dans le carrosse que tu a démoli, le magasin que tu a démoli, et les frais médicaux du flic que tu a envoyé à l'hôpital.


Je grimaçais un peu plus à chaque "tu" qu'il accentuait en y prenant un malin plaisir. Un petit silence s'imposa. Seules les mouettes osaient encore émettre des sons. Léol reprit.

- Il y a eu de la baston entre les gangs pour le contrôle de ces quartiers. Il en a profité pour descendre un de ses complices et filer. On dit qu'il se planque chez une fille dans les quartiers bourgeois.
- Nomnomnom *mâche*, y'a que des paumés t'façon, là-bas.
- La prime pour ce "paumé" est de deux millions et demi...
- Je m'en fous...
- Dommage, on dit que la viande là-bas est succulente...


Je souris. Nous nous y rendîmes. La Marine semblait très présente ici. Je me demandais comment la pègre pouvait se développer ici. Léol entra en contact avec les informateurs de la Marine. Pendant ce temps, je partis à la récolte d'info en solitaire. Nous fonctionnions toujours ainsi. J'avançais dans la jungle urbaine qu'était cette ville, sans me soucier de ce qui allait arriver.

C'était une ville qui ne semblait jamais dormir. Tout allait vite. Tout le monde marchait vite, parlait vite, même les mendiants demandaient vite à manger ou quelques pièces. Quelques vieux jouaient aux cartes sur une table de terrasse d'un café, à leur âge, ils avaient tout leur temps. Mais même eux, ils allaient vite. Ils m'avaient vite fatigué... Je passais devant une boutique dégageant une très forte odeur. Je la reconnaissais, et je l'aimais bien, d'ailleurs. Je décidai d'entrer. C'était étrange. Un tout petit local, décoré dans le style des amérindiens. Un faux tipi était dressé au fond, et un indien était assis devant. Il fumait le calumet de la paix. Dans toute la pièce, c'était le bordel. Tout plein d'objets en tout genre, sens dessus-dessous. Deux petits tas de sable étaient disposés devant l'indien, qui me fint signe de m'asseoir face à lui. Je m'exécutais. C'était peut-être l'occase de tirer une latte sur son calumet. Il me le tendit, d'ailleurs. Je le pris avec joie, tirant une latte sans attendre. Pendant ce temps, le vieil indien avait pris du sable dans sa main droite, et laissait s'écouler petit à petit les grains entre ses doigts, rejoignant le tas dont ils étaient issus. Je soufflais un petit nuage de fumée blanchâtre, avant de prendre la parole.


- Il n'y a rien de consistant à se mettre sous la dent ?

Mon ventre gargouilla. Je soupirai, avant de tirer une nouvelle latte. Lorsque je soufflais la fumée pour la seconde fois, l'indien prit la parole. Il avait formé quatre cercles avec le sable, sans que je ne m'en rende compte. Il ne m'avait pas semblé que sa main avait bougé...

- Le coyote aux yeux rouges apparaîtra au Nord de la ville. Le sable a parlé.
- ... Le coyote aux yeux rouges ?
- L'oiseau qui nage.
- Whut ?
- Tu rencontreras une jeune femme. Elle essayera de te tuer, et puis... La mort.


Les yeux clos, je me laissais submerger par les effets de la consommation du produit dans le calumet, considérablement augmentés puisque la pièce n'était pas aérée. Je ris.

- Hahaha. Encore.
- Encore ?
- Je suis déjà mort, et c'était aussi une femme, dis-je en me relevant.
- Méfie-toi des femmes. Ne les sous-estime pas.


En partant, je le remerciais. Je sortis donc de son étrange local, la mine réjouie. Pendant ce temps, mon associé s'était rendu dans un bar. Non pas pour se mettre une murge, mais il se trouvait qu'un raid y avait été lancé. Le bar était dévasté, criblé de balles dans tous les recoins. Il se rendit jusqu'au comptoir. Finalement, il allait bien boire un petit coup. Il se servit un whisky bien frais. Enfin, il descendit la bouteille au goulot. Il ne but que la moitié. Des bruits se rapprochaient. Il sauta par-dessus le comptoir pour se planquer derrière. Deux hommes entrèrent, armés, flingues vers l'avant. Ne voyant personne, ils baissèrent leurs armes.

- Simo doit vraiment avoir perdu les pédales.
- On doit régler ça avant que Satsu ne commence à bouger.


Ils vinrent jusqu'au comptoir. Ils s'y adossèrent.

- Pourquoi on ne lui laisserait pas le boulot ? On ne fait pas le poids.
- Ouais.
- On doit récupérer la came, sinon on est dans la merde...
- Et on fait comment ?!


Léol se releva. Il tapota sur l'épaule de celui qui se trouvait sur sa gauche, en lâchant un petit "Yo". Lorsque celui-ci se retourna en sursautant, il lui explosa la bouteille à la gueule, l'assommant sur le coup. Il enlaça ensuite le second en passant son bras sous sa gorge, le tirant en arrière, lui tordant le dos contre le comptoir. Il pointa le bout de la bouteille qui s'était brisée sur le crâne du premier malfrat contre la gorge du second. Un vrai pro.

- Maintenant, tu peux vider ton sac !

Lorsque Léol était au bistrot, moi, je m'étais rendu dans un petit restau, j'avais été poser une pêche après manger. J'détestais le faire en mer, je me retenais donc toujours lors de trajet marinier, il fallait bien que je me lâche de temps en temps. En allant me laver les mains, je passai à côté d'un type louche. Brun, grand, trapu, mais de profil, dans la pénombre des chiottes mal éclairés et avec des lunettes. Je ne reconnus pas le criminel que je recherchais... mais je vis les yeux rouges du coyote lorsqu'il se lava le visage. C'était lui... Bah, je n'allais tout de même pas m'en prendre à un pauvre junkie qui tient à peine debout. Je sortis par les petites fenêtres des chiottes. Je me baladais dans la rue, en sifflotant. Il faisait bon, je me sentais désormais léger comme l'air, et j'avais cassé la croûte sans payer. Au croisement d'une rue, je heurtais une jeune femme qui portait apparemment des sacs de courses. Elle s'excusa, tandis que moi, je m'étais empressé de m'accroupir, afin de ramasser toute la nourriture que je venais de faire tomber. Rien de bien grave, tout était emballé. Je fus étonné qu'une femme enceinte puisse s'accroupir également. Surtout aussi vite. Bien qu'elle fusse jolie, je ne perdis pas une seconde, je pivotai sur mes talons et je repris ma route. La femme, encore accroupie, me demanda de m'arrêter. Je n'avais pas trop le choix... Je me retournais, dévoilant des joues de rongeurs, pire qu'un hamster. Je sortis alors le sandwich entier que j'avais gobé en essayant de filer en douce. Je le recrachai, gêné, et le lui tendis.

- Je ne le veux plus, vous pouvez le garder !

La mine réjouie, je le gobais en un instant. Elle me regardait manger. Pendant que je mâchais ma dernière bouchée, je sortis des poches intérieures de ma veste de smoking un paquet de cigarette neuf, ainsi qu'une petite brique de lait et un paquet de biscuit. La jeune femme était choquée. J'avais pu lui piquer tout cela en un instant. Elle rigola. Je lui rendis ses affaires, puis je m'excusai. Elle rigola. Je lui dis que je n'avais pas mangé depuis longtemps, puis je l'invitai à me suivre lorsque je me mis en marche. Elle le fit. Je remarquais quelque chose d'étrange avec son ventre, mais je ne saurais dire quoi. Pendant ce temps, l'homme louche que j'avais croisé aux toilettes arriva à l'angle dans lequel j'avais heurté la demoiselle enceinte, et instinctivement, il se planqua. Il nous surveillait de loin. Étrange...

Après une bonne heure de discussion, nous étions retourné au port où j'avais laissé mon bateau. Je l'avais emmenée là car elle disait qu'elle aimait la marine. Je l'aimais bien car elle était ouverte et très intéressée du monde qui l'entoure.


- On est ensemble depuis presque dix ans. Je l'ai gagné lors d'un tournoi d'arts-martiaux.
- Il a dû en voir de toutes les couleurs.
- C'est vrai. Je suis toujours en mer. Un vrai artiste ambulant.


Je lui tendis ma main. Puis, en effectuant un tour de poignet, je fis apparaître une cigarette dans ma main. Je la faisais ensuite tourner entre mes doigts.

- Hahaha. Vous êtes sérieux ?
- On me le demande souvent.
- ...Vous avez été sur Grand Line ?
- Je n'y ai jamais mis les pieds.
- C'est le paradis des pirates, mais aussi des chasseurs de primes, pas vrai ? Pas comme ce trou à rat. Il y a des gens et des magasins partout, mais concrètement, on s'fait chier.. Sur Grand Line, tout le monde est heureux.
- Seulement quand on a de l'argent. Pas vrai ?
- Alors on sera sûrement heureux...


La jeune femme regardait ses pieds en souriant. Elle semblait émue. Elle tint son ventre arrondit par la gestation. Soudain, je compris. C'était la compagne du junkie aux yeux rouges. Et elle n'était pas enceinte. Mes prochaines paroles la firent sursauter :

- Vous voulez vous planquer sur Grand Line ? Et passer le reste de votre vie à vous enfuir ?
- Qui es-tu ?
- Un pauv'type démodé qui cherche fortune, je suppose ?
- Chasseur de prime ?
- Exactement.
- Pourquoi ne nous arrêtes-tu pas ?
- Ton homme est très affaibli. Je ne m'en prends pas aux faibles.


Elle détourna le regard. J'étais en train de mettre la clope que j'avais à la main depuis tout à l'heure entre mes deux lèvres, quand deux mains surgirent de nulle part pour venir m'étrangler. L'assaillant était dans mon dos. Et elle l'avait vu venir. Les doigts de l'étrangleur appuyaient dangereusement sur ma gorge, alors que j'écarquillais les yeux. Il s'exclama sur un ton hautain.

- Qui est-ce que tu traites de faible, bâtard ?
- Non, Simo, laisse-le !
, s'exclama sa femme.

Il lâcha immédiatement. Je tombais alors à genou, glissant ma main contre la veste de mon agresseur, lequel se mit alors à courir en empoignant sa femme. Je m'allongeais alors par terre, la tête orientée vers le couple qui s'enfuyait. Ils prirent une toute petite embarcation, celle qui se trouvait à côté de mon bateau. Ils s'échappèrent rapidement, avant même que les quelques Marines se trouvant ici n'aient le temps de remarquer quoi que ce soit. Je restais au sol un instant. J'allumais ma clope, et la grillai intégralement couché. Léol revint. Il me vit allongé par terre, devant notre bateau. Il soupira. Il se demandait sûrement quelle idée m'était encore passée par la tête.

- Tu fais ta sieste quotidienne ?
- J'ai fait un beau rêve.
- J'en suis ravi. Allez, debout, tu continueras ton rêve sur le bateau. On s'tire. Cette fois, j'abandonne. Ce type est impossible à coincer, on a aucune chance contre lui.


Je pliai les jambes en plaquant mes cuisses contre mon buste, tout en faisant le dos rond afin d'avoir les hanches relevées. Là, je plaquai les paumes à plat contre le sol à côté de chacune de mes oreilles avant de pousser sur les bras, tout en détendant mes jambes comme des ressorts, me propulsant en l'air à la verticale, de manière à atterrir souplement sur les pieds, debout. Léol continua.

- Simo a piqué un gros paquet de came, qui équivaut à une sacrée masse de pognon, celle dont avait besoin le gang qui le recherche. Ses ex-copains essayent de l'attraper.
- Ils veulent partir sur Grand Line.
- Sur Grand Line ?
- Mais d'abord, ils devront vendre la came, ce qui veut dire qu'ils ne partiront pas loin.


J'agitai un petit tube de verre contenant une poudre rouge sang. Léol me demanda ce que c'était.

- Je l'ai piqué dans sa poche.
- Tu les as vus ?
- C'était un rêve mouvementé...
- Et il t'a foutu une raclé, pas vrai ?
- On m'a prédit que le coyote apparaîtrait au Nord de la ville !


Pour l'heure, nous devions échafauder un plan bien rusé. Il fallait se montrer plus malin qu'eux. Ils avaient de la came, et cherchaient à vendre en tant que grossistes. Ils ne voulaient donc pas vendre à n'importe qui, mais vendre à un camé qui semble vouloir acheter en stock. Nous nous rendîmes donc au Nord. En chemin, nous m'avions acheté un poncho et un chapeau. Nous étions non loin du port du nord. J'étais assis sur un banc, à l'ombre. Un peu plus loin, un trio de papys jouaient aux cartes. Il fallait les entendre, c'étaient des vrais cas. Mais je ne devais pas me laisser distraire. Il fallait que je reste concentré sur ce que j'avais à faire. J'observais le coin. C'était une petite place, dont jouissait un bar qui y avait installé sa terrasse. Quelques tables rondes entourées de chaises par-ci par-là, et une seule table occupée, celle du trio infernal. Ce n'était pas l'heure de pointe aussi, en plein milieu de l'après-midi. Oh. Et qui vois-je, passant tout près des retraités ? Notre couple préféré. Caché par mon poncho et mon sombrero au fond de la terrasse, j'espérais attirer son attention. Ce qui marchait fort bien. Il vint s'installer à côté de moi, et m'accosta.

- Tu n'aurais pas une pipe à crack ?
- Non, seulement de la bière.
- Tu veux de la poudre de tomate ?
- Combien ?
- 300 000 par fiole. J'en ai 50 pièces.
- Hum... 15 millions ? T'es dingue.
- Je suis pressé. J'irai voir ailleurs.


Il se releva, sans rancune. C'était une technique banale, pour faire regretter son refus à quelqu'un, d'ailleurs, il espérait que je revienne sur ma décision. Ce qu'il cru que je faisais lorsque je lui tins le bras, pour l'empêcher de partir.

- Montre voir.

Il chercha une petite fiole dans sa veste, le sourire aux lèvres. Puis, plus il tâtait, plus son visage se décomposait. Il craignait d'avoir perdu la came. Je sortis la petite fiole que j'avais volée plus tôt et la lui montrai.

- C'est ça que tu cherches ?

Il s'écarta d'un pas. Il serrait les dents. Je me relevai, le sourire aux lèvres.

- Devine à combien tu es mis à prix.
- Combien ?
- 2,5 misérables millions de berries, t'es vraiment au rabais !, dis-je en retirant mon sombrero, que je lançai un peu plus loin.
- Regarde-moi ça. Tu as pris ta pension de chasseur de prime ?
- Je n'aime pas traîner avec des produits au rabais.
- Mais pour voler, as-tu du temps à perdre ? Allez, rends-la moi.
- Je te la rends. Avec ça en prime !


Je lançai la fiole en l'air. De l'autre main, je dégainai mon flingue et tirai sur la fiole. Celle-ci explosa en mille morceau, dispersant la poudre rougeâtre qu'elle contenait. Il grinça des dents. Instinctivement, il vint m'envoyer une directe du droit. Je me penchais sur ma droite, esquivant avec aise son offensive. Je lui adressai un sourire presque provocateur. Il tenta un crochet du gauche, que je vis venir à l'avance. Je m'étais penché légèrement vers la gauche tout en fléchissant les genoux afin de me baisser, me permettant de laisser passer le coup au-dessus de ma tête. En me relevant, je mis tout mon poids sur l'avant de mon pied gauche, tout en pivotant légèrement sur ma gauche après avoir levé le genou droit. Je dépliai la jambe droite tout en donnant un coup de rein de manière à donner un coup de pied circulaire à mon adversaire au niveau de la tempe. En reposant le pied droit au sol, je levai tout de suite le pied gauche droit devant moi, en pivotant cette fois-ci sur ma droite. J'effectuai alors le geste inverse du précédent, c'est à dire que je tirai la jambe en arrière afin de frapper à l'aide du talon la mâchoire de mon adversaire. Le coup le fit reculer. Mais il reprit du poil de la bête et lança de nouveau l'assaut.

- Raaaah !

Il vint en envoyant une nouvelle fois un direct du droit. Puisqu'il effectua quelques pas pour se faire, je le vis venir, et je fis un petit bond au dernier moment, afin d'esquiver. En retombant j'heurtais une des tables de la terrasse. Je posai mon cul dessus en basculant mon buste en arrière afin d'effectuer une roulade et atterrir de l'autre côté de l'obstacle. Mais Simo leva méchamment la table, l'envoyant droit sur moi comme si elle ne pesait que quelques grammes. Je mis les mains en opposition, de manière à bloquer l'objet avant qu'il ne me heurte, mais il continua en donnant un puissant punch dans la table, la détruisant en une fois. J'avais bien fait de l'esquiver les deux premières fois. Continuant de reculer, je donnais l'impression à l'adversaire de ne savoir faire que ça. Et puisqu'il manquait chaque coup à cause de mes petits bonds à reculons, il effectua une grande foulée en avant afin de m'atteindre avec sa grosse patate. Mais il était tombé dans mon piège. J'avais expressément provoqué son petit bond en avant pour en profiter et le surprendre, en bondissant sur ma gauche cette fois-ci. Je sautillais, en souriant, légèrement essoufflé. Je lui balbutiai quelques paroles :

- Tu comptes beaucoup trop sur tes yeux. Tu n'es pas un caméléon !

D'un geste du bras droit, j'arrachai mon poncho low-cost par le col et le jetai par terre, avant de m'élancer sur Simo. J'envoyai une gauche, puis une droite, puis une seconde gauche, qu'il réussit à esquiver. Mais chaque coup était passé un peu plus près que le précédent. Et le quatrième fit mouche : il vint s'écraser littéralement contre le nez du fugitif, qui perdit toute lucidité. Je lui envoyai alors une gauche sous le menton, qui le fit reculer. Puis, profitant de la distance, je voulus me faire un petit kiff. J'effectuai un salto en retombant avec le talon droit qui s'écrasa sur le haut de son crâne, le voûtant en avant sous la force du coup. Je me réceptionnai avec souplesse, en position accroupi, avant de me relever avec force, frappant des deux paumes dans le buste de l'homme penché sur moi, qui fut repoussé sur plus de deux mètres en arrière. Il évita la chute, en reprenant ses esprits. Décidément, il savait encaisser. Mais il avait compris la leçon ! Il se maintint à distance en se calant derrière une table. Sûrement pensait-il que ça allait suffire ! Mais sans lui laisser le temps de souffler, je bondis en avant, penchant mon corps à l'horizontale, les deux mains en appui contre la table, les jambes repliées, en l'air, sur ma droite. Mais avant de reposer pied à terre, je poussai sur mes bras pour me sur-élever légèrement, tendant la jambe droite afin de frapper dans les côtes de ma proie, puis la jambe gauche afin d'atterrir.

Il cracha un fin filet de sang, mais réagit de suite, en envoyant sa plante du pied droit direct en direction de mon bas-ventre lorsque je reposai pied à terre. J'esquivai son chassé en bondissant souplement vers l'arrière, et parais ensuite son poing droit qu'il envoyait par au-dessus à l'aide d'un geste circulaire du bras gauche. J'expédiai sans perdre de temps mon poing droit qui le frappa sous le menton, relevant sa tête vers le haut. Et puisque j'avais déjà le bras gauche armé suite à mon précédent geste, je l'envoyai s'écraser contre la joue de Simo, le faisant reculer d'un pas en pivotant sur sa gauche. Sa femme me visait avec son péteux, mais hésitait encore à tirer. Soudain, une troupe de mafieux surgit de toute part de la terrasse. Ils tiraient dans tous les sens. Nous sautâmes tous à terre. Lorsque les rafales s'estompèrent, nous vîmes un groupe d'hommes à cheval. Les deux fugitifs partirent dans la direction opposée. L'un des mecs à cheval hurla.


- Ils sont partis par l...humpf !

J'avais effectué un coup de pied sauté qui se termina dans sa gueule, le coupant dans sa phrase. Furax, parce qu'ils avaient fait fuir ma proie, je leur mis tous la misère. Ils prirent cher. Très cher. Je leur piquais un cheval. Je le fis cavaler dans la direction qu'avaient pris mes proies. Je ne tardai pas à les retrouver, je vis d'ailleurs la femme pointer son péteux sur un type à cheval pour le forcer à descendre. J'étais de profil par rapport à elle. Plein de haine, je tirai au niveau de son ventre. De toute manière, je savais qu'elle n'était pas enceinte. D'ailleurs, quelques fioles remplies de came tombèrent du faux ventre, suite à cette déchirure qu'avait causé la balle qui n'avait qu'effleuré la cible. Son mari l'injuria. Ils ne devaient pas perdre la came, c'était primordial ! Ils montèrent donc à cheval, et s'élancèrent dans une direction aléatoire. Enfin, c'était soit celle qu'ils avaient pris, soit de mon côté. Le choix fut vite fait. Dommage que le destin leur ait préparé un barrage d'agents de la Marine à peine après quelques mètres de course-poursuite avec moi. Ils étaient cernés. Et moi, j'allais avoir ma paye.
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