AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  


De la fumée dans la brume

avatar
Mahach

♦ Équipage : Les Blattards

Feuille de personnage
Dorikis: 6240
Popularité: -620
Intégrité: -403

Ven 9 Mai 2014 - 17:30

J'sais plus combien ça fait d'litres. Ouais, d'jours, comme on dit. Tout ce que j'sais, c'est que l'alcool m'faisait encore d'la vapeur. J'étais dans la brume. Mais j'avais réussi à m'lever et à trainer ma carcasse saoule sur la place. Fallait pas m'en d'mander plus, j'm'étais lamentablement vautré sur l'sable, la gueule face au ciel qui virait au gris, les yeux fermés.

Si la bibine m'rongeait l'cerveau, l'embrun m'érodait les narines jusqu'au crâne. J'décuitais tranquillement. J'sentais la pluie froide me tremper jusqu'aux os mais j'sentais aussi l'mélange encore chaud d'bile vomie et d'bave qui s'mêlait à la flotte tombée du ciel. Même pas la force de m'essuyer, faut dire que j'm'en foutais. J'pouvais même pas m'motiver, m'poser des questions. J'me foutais d'tout. J'avais même pas vu l'bateau d'la Marine débouler.

C'qui m'avait tiré d'la torpeur, c'était c'te pointe aiguisé effleurant la mince couche de peau qui m'séparait d'la carotide. J'm'en foutais. Si l'branque avait voulu m'tuer, il l'aurait tranchée net.
M'enfin, j'm'en foutais pas tant qu'ça. D'un r'vers d'la main, j'm'essuyais l'filet dégueulasse qui coulait d'ma joue, histoire d'être plus présentable. D'l'autre je r'poussais la lame. J'étais quand même pas con au point d'crever en m'levant.

Ouais, j'me r'levais difficilement avant d'faire un d'mi-tour mal assuré sur moi même, presque emm'né par mon propre élan, et d'faire face à c'connard qui m'menaçait.

Enfin, c'te connasse. C'était ma soeur ...
http://www.onepiece-requiem.net/t9050-mahachhttp://www.onepiece-requiem.net/t9150-sifflement-tiens-ma-fiche-
avatar
Mahach

♦ Équipage : Les Blattards

Feuille de personnage
Dorikis: 6240
Popularité: -620
Intégrité: -403

Ven 9 Mai 2014 - 18:22

Elle avait pas changée. Elle t'nait autant à ses grosses nattes que moi à ma crête. Derrière elle défilait un cortège d'blancs becs bleus et blancs bien alignés, les grands derrière les p'tits d'vant. Et à sa tête un chef tout aussi bleu et blanc, abrité sous un parapluie de toutes les couleurs à t'en faire saigner les yeux. Un clown endimanché d'un manteau d'capitaine.

Mais j'rev'nais sur ma soeur.

- Qu'est c'que tu fous là ?

Rien. Elle me regardait, avec à nouveau la pointe d"son long sabre menaçant mon cou.

- Veuillez ne pas manquer de respect envers le Lieutenant-Colonel Besinger.

C'nom m'avait fait grincer des dents. Et avec la lenteur d'un zombie, le r'gard tout aussi assassin, j'tourne vers l'mec qu'a pris la parole et j'le poignarde d'un "J'suis son frère" sec et bref.

- Lieutenant-Colonel Farwell.

Si j'avais pas été un pirate, j'aurais dit d'lui c'qu'était un mec bien. Un mec juste. Un bon Marine des familles comme on n'en fait plus. Il paraissait impeccable, les tempes grisonnantes.

- Votre soeur a perdu l'usage de la parole.

Seul un sourcil avait parvenu à s'lever, l'regard interrogatif.

- Hein ? Comment elle s'est démerdée ?

L'mec baisse la tête, l'air grave.

- Cela ne vous regarde pas. Tout comme la raison de notre venue.

Mai lui donna une tape amicale sur l'épaule et fit la moue. En gros, elle voulait qu'il m'dise.

- Notre Commodore est ... un homme spécial. Il fonctionne avec la peur et la violence, même avec son propre équipage. Vraiment, je pèse mes mots. Je suis effectivement son seul soutien à bord. Alors je l'ai aidée à obtenir une demande de promotion pour se défaire de son étreinte. Mais je ne peux rien vous dire. Et vous êtes ?
- Mahach. Pirate. Vous inquiétez pas, j'rejoins les Saigneurs si ça peut vous rassurer.

L'homme lâcha un p'tit "Hm." en guise d'amusement.

- Mahach Besinger donc. Venez Mai, nous devons le rejoindre.

Ils partirent tous deux. Moi, leur histoire, j'm'en foutais encore plus d'savoir si j'me conduisais bien ou pas. Mai avait été élevée dans le Grey T, merde. Elle aurait due être plus forte que ça.
http://www.onepiece-requiem.net/t9050-mahachhttp://www.onepiece-requiem.net/t9150-sifflement-tiens-ma-fiche-
avatar
Mahach

♦ Équipage : Les Blattards

Feuille de personnage
Dorikis: 6240
Popularité: -620
Intégrité: -403

Sam 17 Mai 2014 - 20:35

J'les voyais s'éloigner pour r'joindre une auberge. Que'que chose m'disait d'les suivre. Putain, j'crois bien qu'c'était ma conscience ... Comme si j't'nais à ma soeur ...

Alors m'voilà en train d'arpenter l'chemin, loin derrière eux. Juste avant d'entrer, j'les voyais s'couvrir l'visage d'un pan d'leur manteau. A peine ils avaient poussé la porte qu'j'entendais d'jà un joyeux bordel. Qu'est ce qu'il pouvait bien s'passer là haut putain ?

J'm'approchai encore, mais j'étais pas con. S'ils s'étaient protégé, y'avait une raison. J'déchirai mon débardeur fétiche pour m'en faire un masque, mais d'jà, j'me cachai sous la f'nêtre avant de j'ter un coup d'oeil à l'intérieur.

L'connard d'commodore était habillé en clown, il valsait avec la femme d'l'aubergiste qui semblait pas heureux. Un instant plus tard l'pourri d'Marine d'mes deux l'envoyait s'écraser gaiement dans l'mur. L'pire, c'est qu'tout l'monde riait comme des cons. Même quand il fracassa une bouteille sur la tête d'un pauv' client, et j'en passe et des meilleures. Y'a qu'Farwell et ma soeur qui riaient pas. Apparemment, fallait pas respirer l'air ambiant ...

Ni une ni deux, j'ouvrais d'jà la vieille porte en bois d'l'entrée d'un putain d'coup pied. Entrée fracassante, c'était c'que j'voulais. L'clown fermait sa grande gueule mais les connards d'badauds s'fendaient encore la gueule et s'était mis à m'fixer, fâché qu'sa p'tite fête soit terminée. Mai avait le r'gard inquiet et Farwell restait interdit.

J'le r'gardais droit dans les yeux.

- Fais moi rire.

Un pourri vint déformer son visage avant qu'il explose de rire.

- Mettez lui un coup d'Kidor.

J'voyais deux d'ses gars s'ram'ner avec une grosse masse chacun, colorée ou à fleur. L'premier avait essayé un coup sur la tête, j'l'avais esquivé, il avait assommé son pote, le con ! Du coup j'choppais la masse du deuxième trouduc' pour l'emmancher dans l'bide de l'autre. J'allais pour r'faire face au Commodore d'mes deux, quand il m'savatait direct à la tronche.

- Fais dodo, vilain garçon !

J'm'étais senti partir en arrière, j'me souviens qu'ma tête avait tapé cont' le sol pis plus rien. L'trou noir. Jusqu'à mon putain d'réveil.
D'jà, j'étais pas bien. J'avais la gueule de bois et j'me souv'nais plus pourquoi j'étais là. Ni où qu'j'étais d'ailleurs. Et ça, ça m'rendait encore plus furax. Mais en plus, j'voyais plus rien. C'était tout noir, j'entendais des cris. J'sentais la peur, et ouais, j'peux l'dire aussi, j'avais peur. Mais pas d'douleur, ça allait. Oh ouais, c'putain d'clown ! Qu'est ce qu'il m'avait fait c'connard ?

Il s'faisait noir, mais j'voyais d'la brume. Et pile en face d'moi, la tête du Commodore Mes Fesses qui s'formait comme un nuage d'fumée. Réflexe : coup d'poing. La forme s'évanouit et j'l'entendais qui s'mettait à ricaner.

- T'as peur hein ? Nyohoh ! J'aime quand les gens ont peur.

Sa voix grinçait dans mon crâne. Il avait raison, et ça, ça m'foutait encore plus la rage.

- Regardez l'sauvage, ça joue les caids mais ça s'pisse dessus comme une fillette !

Ta gueule ! Je le hurlais dans ma tête mais j'voulais pas lui en faire part. J'voulais pas lui donner raison. Et j'revoyais sa sale gueule s'former et d'envoler. Qu'est ce qu'il s'passait bordel ?


- Oh, merde, j'ai plus d'gaz ... Bon, ça d'vrait suffire ...

Du gaz ? Alors c'était bien du gaz hilarant t't à l'heure. Enfin, j'sais plus quand, mais ça m'semblait proche. Du coup, j'avais ma main d'vant la bouche et l'nez. J'marchais qu'par réflexe, j'essayais d'braver ma peur.

- Oui Commodore, il ne faudrait pas en abuser ...
- Tais toi, vermisseau ! Tu n'avais qu'à en produire encore plus ! Et encore plus !

Les cris ... Des gens n'arrêtaient pas d'crier, j'étais pas l'seul dans cette situation là. Mais ils gueulaient tous ensemble, on comprenait rien.

A ma gauche, une aut' forme. Mais c'coup ci, c'était Mai. Elle semblait mal en point. Fallait s'serrer les coudes alors j'me ruais sur elle. Elle disparaissait. J'avais peur que ma soeur crève ?
Pis elle avait réapparu sur ma droite, j'courrais vers elle, mais Farwell m'en empêchait. Il disait qu'j'étais qu'un bon à rien d'frère. Mais bien vite j'm'aperçus qu'c'était qu'une illusion. Putain, j'avais vraiment peur d'perdre ma soeur ?

- Mai ?! Mai, réponds moi !

Personne. Qu'des cris.
Pis enfin mon cerveau m'mit à fonctionner à l'endroit. J'avais peur de rien. C'était qu'des putains d'illusions ! Et j'flippais comme un gosse ! Fallait qu'j'me r'prenne ... Pour ... Pour sauver aussi a soeur, ouais.  Alors j'avais fermé les yeux, j'sentais légèrement l'gaz qui f'saient plus autant d'effet. J'avais senti sa présence, à l'aut' pourri. Il dansait comme un con autour d'moi, il bandait à l'idée d'm'avoir comme proie, il s'gavait d'ma peur. Mais j'attendais. Comme les pêcheurs du Grey T qui attendait qu'la poiscaille arrête d's'amuser avec leurs ham'çons jusqu'à c'qu'ils les mordent.

Et c'moment où il fallait ferrer d'toutes ses forces, j'l'avais senti v'nir.
J'sentais sa tête qui s'rapprochait d'moi lentement, comme un serpent, avec tout son vice. Un vrai charognard prêt à s'délecter des restes. A c'moment là, j'savais qu'j'allais faire mouche. Même l'temps s'était arrêté. A l'instant où mon pied décollait à peine du sol, j'sentais même jusqu'à la poussière qui s'élevait dans l'élan. J'sentais toute la force que j'avais mis dans c'coup. J'sentais mon pied s'écraser lentement sur la chair d'son nez, pis l'os craquer doucement avant qu'il s'ratatine sur toute sa gueule.


Maha(ïki)ch !
Mélange entre Mahach et Hi-Kick

- Pou-griii !

C'était l'p'tit couin'ment qu'il avait poussé à l'impact. L'coup avait été presque instantané. Il était au sol, j'm'étais j'té d'ssus, lame à la gorge, comme une putain d'hyène à l'déchiqu'ter. C'était mon otage, c'était ma chose.

J'le gardais jalousement en attendant qu'le gaz s'évapore et qu'les gens r'viennent à eux. J'aurais voulu lui trancher net la carotide, m'amuser à l'faire agoniser. Mais il appartenait à ma soeur. J'avais fait taire son cauchemar.
http://www.onepiece-requiem.net/t9050-mahachhttp://www.onepiece-requiem.net/t9150-sifflement-tiens-ma-fiche-
avatar
Mahach

♦ Équipage : Les Blattards

Feuille de personnage
Dorikis: 6240
Popularité: -620
Intégrité: -403

Sam 17 Mai 2014 - 20:50

Quand tout était redev'nu normal -fin, pas tout à fait, pas mal d'badauds étaient encore sous l'choc- j'étais encore sur mon beau clown, sur'ment dans l'coma. Pas mal d'gens étaient impressionnés, Farwell et Mai avaient été faits prisonniers dans une chambre mais l'aubergiste leur avait ouvert.

En descendant, Soeurette pleurait d'joie. Son tyran était vaincu. Elle tirait une gueule cheloue, comme si elle cherchait à m'dire que'que chose mais qu'elle y arrivait pas. En même temps, c'est vrai qu'elle y arrivait pas. Elle s'était mise à cracher une gerbe d'sang puis à m'chouiner un p'tit "Merci !" aussi faible qu'enroué. Comme si elle était d'venue un fantôme.
Dans son r'gard, j'sentais qu'elle s'inquiétait pour moi. Foutre KO un gradé, c'était pas bon pour m ...



- J'parie qu'vous êtes un pirate.

J'me tournais vers l'pecnaud qu'avait osé m'adresser la parole et m'couper dans un moment d'complicité avec ma putain d'soeur.

- Ouais, et alors ?

J'regardais Mai pour lui dire d'attendre deux s'condes, qu'j'en finissais avec l'gus mais elle tirait les gros yeux.

- J'te prends direct dans mon équipage, en tant que s'cond ! M'faut des hommes comme toi.

Ca avait fait "Ting !" dans ma tête. C't mec, c'est lui qu'elle cherchait pour sa promotion. Alors sans lui prêtait plus d'attention, j'disais à ma soeur et à Farwell, en leur donnant l'corps du commodore avec un coup d'pied :

- Ca, c'est en tant qu'pirate.

J'activais à fond l'retour à la vie.

Red Hyena

Mes bras avaient doublé d'volume. Il m'avait suffit d'une putain d'pêche du mieux qu'j'pouvais pour assommer l'capitaine d'pacotille et l'tendre aux deux Marines.

- Ca, c'est en tant qu'équipage d'Corsaire.

Mai avait les yeux qui brillaient. Not' vie avait été dure, nos ch'mins s'étaient souvent séparés mais pour une fois, on allait sur'ment pouvoir r'couper nos idéaux.

- T'emballes pas Soeurette, j'reste un pirate.

D'un geste d'la tête, j'désigne les deux assommés.

- Si personne n'sait rien pour deux, autant arranger ça à vot' sauce.

Farwell opina du chef, Mai était trop occupée à être contente. Ils r'joignèrent leur troupe dehors et tardèrent pas à partir.

'Fallait qu'j'songe à faire de même. Les Saigneurs m'attendaient.
http://www.onepiece-requiem.net/t9050-mahachhttp://www.onepiece-requiem.net/t9150-sifflement-tiens-ma-fiche-
Contenu sponsorisé



Page 1 sur 1