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CyberMoutron™

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Sigurd Dogaku
Le Boulimique

♦ Localisation : ^ Déconnez pas, vous étiez tous à hurler de rire.
♦ Équipage : Seul et triste

Feuille de personnage
Dorikis: 4450
Popularité: +449
Intégrité: 183

Dim 18 Mai 2014 - 20:41

Ce RP est la suite de ceci >!<


En conclusion… ils avaient fait fausse route, déclarèrent-ils à Althias.

Galleon n’avait aucunement fait usage de haricots pour nourrir ses moutons. Cela faisait partie des nombreuses réponses qu’il leur avait apportées, au terme de leur partie de Sheepball.

Ce qui corroborait parfaitement la version de Grunkild, le magasinier. Aucun des haricots d’Horner n’avait encore été distribué, ni même mis en culture.

En conséquence, Mistoltin ne pouvait nullement être lié à cette sombre histoire de Rouboule. Et c’était très bien.

Satisfait, le noble de province les congédia. Dans un sens, Roderik et Dogaku n’avaient rien trouvé, mais c’était bel et bien pour le mieux. Ils avaient rempli leur objectif, et l’avaient fait en une seule journée. C’était bien mieux que tout ce que leur employeur aurait attendu de qui que ce soit.

Tout ça arrangeait les affaires du noble. A une plus large échelle, pourtant, il n’en était rien. La Rouboule continuait de sévir dans les élevages de l’île, même si au moins, elle semblait avoir été contenue. Maintenant qu’ils y avaient été sensibilisés, Roderik et Dogaku continuèrent de suivre l’affaire, de loin.

Au cours des jours qui suivirent, de nouvelles rumeurs apparurent. Les vétérinaires locaux étaient dépassés, les autorités sanitaires commençaient tout juste leurs recherches, et tout ça pourrait prendre des semaines, et peut être bien des mois, avant même qu’on ne comprenne exactement ce qu’il se passait.

Pourtant, les journalistes de l’île avaient déjà réuni quelques pistes. En particulier, les divers torchons de Tanuki étaient nombreux à parler d’un étrange phénomène : le Mouton Primogenitor, un prétendu animal sauvage qui présentait tous les symptômes de la Rouboule, sans souffrir de ses inconvénients. Il s’agissait d’un bélier haut de deux mètres, plus épais qu’un ours, et à la robe aussi rouge que la chemise d’un pirate. Le vrai point intéressant était que les premières rumeurs concernant son apparition remontaient à environ six semaines, soit un mois entier avant que la Rouboule ne touche les cheptels de l’île.

C’était peut être ridicule, mais quelques battues avaient été organisées pour essayer de retrouver le Primogenitor. Il avait suffit d’un seul journaliste pour reprendre et retoucher l’avis d’un vétérinaire sur le sujet. En quelques articles, ses propos avaient été suffisamment déformés pour que les éleveurs, frustrés et impuissants, s’imaginent que l’étude du bélier sauvage puisse apporter une quelconque solution aux scientifiques.

Tous ces efforts avaient été déployés en pure perte, bien sûr. Personne n’avait jamais vu le moindre mouton sauvage, et encore moins un spécimen atteint par la Rouboule.

Mais l’affaire continuait de faire parler d’elle. Mistoltin lui-même s’y intéressa sérieusement, au point de souhaiter contribuer, au moins symboliquement, à ces recherches.

C’est là que nos deux compagnons furent contraints de ressurgir dans cette affaire. A contrecœur, effectivement. Mener une petite enquête au sein de l’île, c’était une chose. En particulier puisqu’ils avaient eu la chance que le cas de figure le plus simple se présente, c'est-à-dire que Misltoltin n’ait très clairement rien à voir là dedans. Mais là, c’était tout le contraire. Participer à de vastes battues dans les forêts de Tanuki n’était ni plus ni moins qu’une gigantesque perte de temps, pour l’un comme pour l’autre. Dogaku était d’un naturel excessivement casanier, et n’était guère du genre à partir vagabonder dans la nature. Encore moins pour s’échiner dans les buissons à pourchasser des créatures imaginaires. Roderik n’avait pour sa part rien contre les excursions sauvage, bien au contraire. Partir à l’aventure, explorer de nouveaux endroits, être au grand air, tout ça lui plaisait énormément.

Mais faire partie d’un cordon humain qui ratissait méthodiquement des bosquets connus et reconnus, avec une lenteur méticuleuse qui frôlait l’immobilisme ? Une véritable horreur.

-J’arrive pas à croire qu’Althias nous paie à faire ça… perte de temps tellement chiante… fichus buissons, tas de ronces, orties, et y’a assez de vent pour qu’on se les pèle… youpi.
-Clair que j’ai pas l’impression de mériter mon salaire, là, marmonna la borgne. On fait tellement rien…
-Moi j’dirais plutôt que mon salaire me mérite pas, là. On s’fait tellement chier… obligé, j’me fais augmenter après cette histoire.
-Ca va faire trois fois qu’on case « tellement » à chaque réplique, au passage, signala-t-elle.
-J’imagine qu’on a passé tellement de temps ensemble qu’on a les mêmes expressions, à force ?
-Ca ou alors j’en connais un qui manque vachement de vocabulaire, à voir.
-Mwarharharh.

Il s’agissait de leur troisième jour passé de la sorte. Et ils en avaient maintenant par-dessus la tête. Aussi avaient-ils prit la liberté de s’occuper plus intelligemment, afin de, quitte à devoir trouver quelque chose à faire à propos de la Rouboule, pouvoir le faire sans que cela ne leur sorte par les yeux. A partir de ce que Galleon leur avait apprit, ils avaient doucement reprit leur enquête. Et aujourd’hui, leurs pérégrinations les amèneraient à comprendre quel était véritablement le fin mot de toute cette histoire.

Tout se passa en fin de matinée. Les deux partenaires venaient tout juste de terminer la première battue de la journée, et s’esquivèrent loin des autres avec la ferme intention de ne pas revenir de la journée. Ils avaient prévu de visiter un autre élevage, situé dans un coin plus isolé de l’île.

Armés de sandwichs, des thermos emplis de soupe de poisson entre les mains, les deux compagnons commencèrent leur petite randonnée vers ce lieu reculé.

Au bout d’une heure de marche, pourtant, ils surent qu’ils ne se rendraient jamais jusqu’à leur destination prévue.

Car sur le sentier, à l’occasion d’une éclaircie dans les buissons, ils le virent.

Il était là.

Il existait.

C’était un grand animal, rouge et écarlate, doux et cotonneux. Il mesurait bien deux mètres de haut, et était presque aussi large. Il ne les voyait pas, et se souciait bien davantage de l’écureuil qui avait attiré son attention.

Ils l’identifièrent instantanément. Le Mouton Primogenitor. S’il existait bel et bien, ça ne pouvait être que lui.



Dernière édition par Sigurd Dogaku le Sam 24 Mai 2014 - 12:48, édité 1 fois
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Sigurd Dogaku
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Dim 18 Mai 2014 - 21:21


-Euh… Sig’ ?, s’étrangla Nerassa.
-J’ai vu, souffla l’autre. Jaivujaivujaivu.
-Ca déconne pas ?
-Ca déconne complètement, ricana-t-il. Cooooomplèèèèteuhment.
-Oh putain.
-Ouais.
-Oh putaintaintain, récita-t-elle en souriant comme une folle.
-Stop. Réfléchir. Calmement. Vite. Bien.
-On l’a trouvé. On peut le faire. On peut, on peut, on peut le faire. Allez Nera', allez Sigurd. On peeeuuut... oh la vache...

Le jeune homme se mordit la lèvre inférieure, concentré. Il réfléchissait à toute vitesse. L’autre se contentait d’ouvrir grand la bouche en enlaçant le bras de son partenaire pour le reculer de force. Roderik réalisait parfaitement sa chance, peut être d’une sur un million. Ces bosquets étaient tellement reculés qu’on n’avait pas prévu de les quadriller avant des semaines, peut être un mois. Qu’ils aient choisi de passer au travers relevait déjà du hasard. Qu’ils y croisent le mouton ? Du miracle.

-Naaan, objecta Sigurd. C’est un mouton, pas un animal sauvage. Se déplacer dans une forêt, des buissons, des arbustes à la con, des merdes et des trucs verts de partout qui grattent et se coincent sur toi, c’est chiant. Y’a rien de déconnant à ce qu’il emprunte les sentiers balisés par les humains. Il ne peut pas aller trop loin.
-Et on fait quoi ?
-Chais pas. Idéalement, on aurait d’autres gens avec nous comme dans les battues, on pourrait le surveiller tout en allant chercher de quoi l’attraper. Ou l’attraper directement.
-Mais on a pas de gens. Et j’ai pas trop envie d’aller en chercher pour te laisser seul dans la forêt, indiqua la blonde.
-Rhooo, trop chou d’ta part.
-T’as vu comme je sais être gentille, quand je veux ?
-Yep, t’auras un sussucre quand on rentrera.
-Cool ! Nwehehehehehehehe.
Mais plus sérieusement… faut qu’on l’attrape, annonça Roderik en se reprenant.
-Non, grimaça Sigurd.
-Si.
-C’est mort.
-Au contraire, ça va être facile.
-Et tu vas faire ça comment ? Il doit être plus fort qu’un taureau, vu sa taille.
-Boah, c’est un mouton, c’est pas dangereux.
-C’est un bélier, nuança le jeune homme. Et vu la taille du truc, j’ai pas du tout envie de me faire ouvrir le crâne par un coup de corne.
-Meuh. On a pactisé avec l’Esprit du Troupeau. Tous les moutons sont dingues de nous, maintenant. Nan ?
-…

Discutable, songea-t-il. A l’issue de leur partie de Sheepball, ils avaient effectivement étés portés en dehors de l’arène par les animaux, à l’image de grands héros adulés par des foules admiratives. Dans un concert de bêlements approbateurs, rien de moins. A mieux y réfléchir, avec un peu de recul, Dogaku trouva cette image « franchement géniale », en ses termes.

Pour autant, il ne pensait pas que cela rendrait les choses aussi faciles que cela.

-Mais non. « Les moutons savent tout, sentent tout et décident tout », insista Roderik en imitant grossièrement la voix d’Anford Galleon. « Ce sont les plus belles créatures à avoir jamais foulé le sol de ces terres, et nous avons eu la chance, l’honneur, le plaisir de communier avec eux par la grâce d’une partie de Sheepball. Bénis soient-ils, et paix à nos âmes. Amen. »
-Il a jamais dit ça.
-Et chuis sûûûûûûre qu’il l’a pensé très fort.
-Mwarharharh. Moi aussi, ouais.
-Alors pourquoi ça marcherait pas ?
-Parce que c’est trop beau pour être vrai. A tous les coups, y’a un hic comme quoi ça ne marche qu’avec les moutons Angoras, ou bien qu’avec les moutons avec lesquels t’as joué, ou bien… on peut tester, mais seulement plus tard, je préfère. Y’a d’autres trucs à faire avant.
-Aaaaah, bien. Donc t’es d’accord pour essayer de l’attraper ?
-Eh ben… euh… j’imagine qu’en faisant attention…
-Cool ! Super, je savais pouvoir compter sur toi.
-Et tu ne SAIS PAS faire attention.
-Meuh si, ça va très bien se passer, tu verras !
-Mmmh, que tu dis… bah en attendant, lâche mon bras, tu veux ?


Les deux jeunes avaient recommencé à se chamailler. Ils s’interrompirent pourtant en entendant le bélier s’exprimer, et reculèrent encore davantage. Quelle que soit la raison pour laquelle l’animal s’était entiché de l’écureuil local, elle ne l’avait pas retenu plus longtemps. Lentement, en faisant bruisser bruyamment la végétation, le mouton regagna tranquillement le sentier, pour poursuivre sa route.

Il n’avait pas vu les deux humains. Ils n’étaient plus là.

Allongés dans la terre, sur un tas de caillasses qui au moins étaient sèches, les marins s’étaient recroquevillés dans le petit fossé qui bordait la route, l’un contre l’autre. Ils ne bougèrent pas avant une trentaine de secondes, le temps que le bélier les dépasse suffisamment. Seulement alors, Sigurd se releva, en prenant soin de ne pas trop appuyer sur son amie, par-dessus laquelle il s’était aux trois quarts allongé.

-Eeeeeh, t’es pas si lourd que ça, en fait, remarqua-t-elle en le laissant l’aider à la relever.
-Ouais, y’a que mes blagues, qui… eh, il accélère !

En effet, le mouton avait commencé à trottiner vaillamment, ce qui venait de doubler sa vitesse de marche. Sans attendre, les deux autres se mirent en marche, à grands pas, mais en essayant de ne pas faire trop de bruit.

-D’aaaaccord…, hésita la blonde. Donc maintenant, il se balade et on le suit. Géant.
-Chais pas du tout vers quoi on est partis, là, Nera’.
-Avec un peu de chance, il va nous conduire jusqu’à son nid, non ?
-C’est un mouton. Les moutons n’ont pas de nid.
-Son terrier ?
-C’est pas un lapin.
-Sa tanière ?
-Y’a pas de lion sur Tanuki.
-Sa grotte ?
-Un ours.
-Son lit ?
-P…
-Ah nan, suis-je bête, c’est pas un Sigurd, il passe pas son temps à VOULOIR NE RIEN FAIRE DU TOUT, l’interrompit-elle, l’humour agressif. Bon, maintenant silence et on le suit gentiment, hein. Avec un peu de chance, il va nous conduire jusqu’à là où il niche, pieute, s’installe ou On-S’en-Tape-Monsieur-Vocabulaire, et on pourra le retrouver facilement avec des renforts. Fin de l’affaire.
-Tsss. Vexée ?
-Jamais, voyons.
-C'est ça. Harhar.

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Sigurd Dogaku
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Mer 16 Juil 2014 - 21:15


En continuant tout droit, ils durent lutter contre la végétation, et peinèrent à avancer. Rapidement, le bélier les distança, au point de disparaître de leur champ de vision. Pour autant, ils n’eurent aucun mal à suivre l’animal. Après cinq minutes de marche laborieuse, Roderik et Dogaku commencèrent à perdre espoir. Et peut-être bien à se perdre tout court. Sigurd se pensait capable de rebrousser chemin, mais sentait bien la difficulté. Il savait surtout que son amie aurait beaucoup plus de mal à le faire, si elle commettait l’erreur de s’éloigner de lui.

Malgré cela, ils continuèrent à pousser, toujours un peu plus loin. Et finalement, ils débouchèrent sur autre chose. Un sentier. Celui-ci était bien différent du précédent.

Leur marche ne dura pas bien longtemps. Peut être une quarantaine de minutes, tout au plus. Le sentier qu’ils empruntaient s’était considérablement élargi, au point de pouvoir accueillir trois chariots de front, et garder quelques mètres pour conforter leur circulation. Non pas qu’ils aient croisé quoi que ce soit sur leur chemin. Il n’y avait qu’eux, et le mouton, ici.

Sans surprise, leurs jérémiades incessantes avaient fini par attirer l’attention du bélier. A force de discuter, et de se piquer l’un l’autre, ils avaient progressivement haussé le ton jusqu’à ce que l’un d’entre eux se mette à beugler, faussement énervé. L’animal s’était retourné, et les avait longuement considéré du regard… pour finalement reprendre sa route, comme si de rien n’était, sous le regard médusé des deux jeunes gens. Ils se regardèrent l’un l’autre, conscients que les choses auraient pu être différentes, et s’échangèrent des regards assassins pour se jeter la faute, en parfaite mauvaise foi. L’animal aurait pu les fuir, ou les charger, ou… n’importe quoi.

Mais non. Ce bélier restait un animal domestique, et ne voyait aucune raison de s’effaroucher en présence d’humains. Il poursuivit donc son chemin, jusqu’à ce que finalement…

-Oh. Chouette baraque.  J’aime bien.
-Et le mouton… ?

Ils étaient au sommet d’une petite colline, qui surplombait une clairière coincée dans un creux entre les bosquets. Devant eux, le bélier surdimensionné s’était engagé dans la pente, et commença à bêler de surprise. Large, rond et malhabile, l’animal  bascula en avant, et se mit à rouler le long de la pente. Lentement, irrésistiblement, puis de plus en plus vite, jusqu’à finalement atterrir tout en bas de cette clairière, partagée entre trois pentes et un petit ruisseau.

Jusqu’à finalement percuter une petite bâtisse, isolée dans la nature, au beau milieu de nulle part. Il s’agissait d’une maison de pierre, peut être bien une très vieille ferme, bordée d’un enclos inhabité. Plusieurs signes indiquaient pourtant que l’endroit était habité. La végétation sommairement entretenue, le linge à sécher, les outils qui trainaient çà et là, la propreté relative de l’endroit : tant d’éléments qui constituaient des signes de vie.

L’endroit était pourtant désuet, et particulièrement calme. Trop calme, remarqua Dogaku. Typiquement, les habitants de ces toutes petites fermes isolées étaient toujours propriétaires d’un ou deux chiens de garde pour aller aboyer sur les visiteurs. Quand on vivait seul au beau milieu de nulle part, c’était là un formidable investissement à faire en matière de sécurité. N’en déplaise aux passants comme lui, qui se faisaient toujours harceler par les molosses du voisinage.

Mais aujourd’hui, rien. C’était peut-être même la première fois.

-Cool ! Sur ce coup-là, on a du bol, s’exclama Roderik en approchant du bélier.
-Eh ?, demanda l’autre.
-Bah alors, tu dors ? Mouton capturé ! Et un Primogenitor, un !
-Ah. Ouais. Ouais. Pauvre bête…

La rouboule était véritablement un terrible mal. Le pauvre bélier venait de dévaler la pente, et était maintenant les quatre fers en l’air, coincé sur le dos, à remuer péniblement pour essayer de se rétablir. Il faisait peine à voir, songea Sigurd.

-Bon, ça c’est fait, se félicita la borgne. Reste plus qu’à contacter la masse pour qu’ils viennent le récup’, et… euh… on aura plus à se farcir des battues. Y’avait pas une récompense pour la capture du bestiau, aussi ?
-Meuah. Et tu les contactes comment ? Et on le ramène comment, sinon ?
-Ca, répliqua-t-elle en pointant le bâtiment du doigt. Ils ont forcément un escargophone, non ?
-Eeeehm… pas faux.
-Et voilà le travail. Tu surveilles le mouton pendant que j’appelle?
-Boah. Il a pas l’air de vouloir partir. Vaut mieux que je vienne pour leur expliquer comment on est venus ici. C’est pas comme si tu savais lire une carte, et encore moins donner des directions claires aux gens, hein.
-Naaaan. Hors de question qu’il se sauve pendant qu’on a le dos tourné. File le surveiller.
-…
-Allez !
-… attends, j’ai mieux.

Dans un élan d’intelligence pratique, Dogaku s’approcha de l’animal, et se contenta de le faire délicatement rouler en direction de l’enclot. C’était facile. Une fois dedans, il aida le mouton à se rétablir –tout de même- et referma la barrière. Problème réglé, annonça-t-il d’un air satisfait. Et avec ça, les voilà qui étaient en possession du mouton Primogénitor.

Tout ça était tellement facile qu’ils avaient du mal à y croire. Un véritable, un incroyable coup de chance.

Restait à savoir combien de temps cela allait durer. Mais il n’y avait plus grand-chose qui pouvait mal se passer. En toute confiance, Roderik s’approcha de la maisonnée, et agita vigoureusement la clochette qui siégeait non loin de l’entrée.
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Sigurd Dogaku
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Sam 2 Aoû 2014 - 21:15

Pour toute réponse, ils eurent droit à une exclamation de stupeur, accompagnée de grincements de parquet mollement étouffés par les parois de pierres entassées. Finalement, un cri un peu plus audible que les autres leur signifia d’attendre un instant. Leur interlocuteur se mit alors à s’écrier de peur, dans un concert de chocs et de bruissements qui trahissaient sa précipitation.

Et, enfin, la porte de la ferme s’entrouvrit, laissant apparaître une bonne demi-douzaine de chaines de sécurité toutes reliées à des verrous, ainsi que la moitié droite d’un visage rapiécé et grisonnant qui les observait, l'air inquiet.

-Bonjour !, s’exclama cordialement Nerassa, tout sourire. Excusez-nous de vous déranger, mais on aurait vraiment, vraiment, vraiment besoin d’utiliser un escargophone. Est-ce que vous en auriez un ?
-S’il vous plait, précisa Sigurd.
-On vous dérange pas, au fait ?, renchérit l’autre avec sa bonne humeur  envahissante. J’ai cru comprendre qu’on vous a pris par surprise… toutes nos excuses si c’est le cas.
-Et… euh… vous allez bien ? Z’avez du sang sur le visage.
-Je... j'ai chuté. Rien de... de grave. Et et et... vous êtes?
-Sigurd. Elle, c'est Nerassa. On voulait traverser le bois pour se rendre jusqu'à l'élevage, pas loin de la côte, puis on a...
-ON S'EST PERDUS, glapit l'autre pour l'interrompre. ON. S'eeest. Peeerrrdus.
-Bah?
-Fais moi confiance. Top secret. Lui dis rien.
-Vous vous êtes perdus?, répéta le résident, visiblement inquiet.
-C'est bien ça, confirma la blonde. Et on aimerait prévenir notre patron qu'on sera un petit peu en retard, du coup. Mistoltin.
-Mistoltin. Le seigneneur?
-L'armateur, 'xactement. Vous auriez un escargot, pour ça?
-Sinon, baah... tant pis, essaya Sigurd, qui sentait bien qu'ils dérangeraient. On va se débrouiller.
-Je ne... j'imagiine que... non, non, oui, oui. Un ccoup dde fil. Très bbien trrès bien.

C’était un homme dans la force de l’âge, peut être moins d'une quarantaine d'années, et pourtant déjà visiblement usé par le temps. Ses cheveux courts, crépus, étaient d'une teinte poivre-sel, et même plutôt grisonnants. Les contours de ses muscles étaient bien dessinés, mais son air particulièrement, et perpétuellement fatigué l'affaiblissaient visuellement. Avec son pyjama à carreaux mal repassé et la robe de chambre recouverte de tâches diverses (café, tomate, chocolat, et un étrange quelque chose bleu fluo qui émettait de la lumière), il ne payait vraiment pas de mine. Malgré tout cela, Roderik ne pu s'empêcher de remarquer qu'il était plutôt bel homme. Avec un passage chez le coiffeur, un bon costume et une bonne nuit de sommeil, il aurait fait fureur. Même Sigurd fut subjugué par son regard, et incapable de s'en détourner. Ce personnage avait les yeux d'un bleu qui n'évoquait rien d'autre que les eaux turquoises d'un lagon de carte postale. Aussi se contenta-t-il d'y noyer son attention, comme hypnotisé.

Tout en les faisant entrer, l'homme se présenta comme étant le docteur Grakivenchi, un scientifique ayant vocation de chercheur, et qui conduisait ses travaux reclu dans ce petit coin de l'île depuis quelques années. Tranquille comme il l'était, il n'avait guère de visiteurs, et pas moins de la moitié d'entre eux avaient des allures de voleurs. D'où sa confusion.

Étrangement, l'intérieur de sa petite ferme était aussi propre que lui était négligé. Quelques cadres et céramiques pour touristes ornaient les murs, et le mobilier de qualité, tout en bois, donnait une ambiance "maison de grand mère" à l'ensemble. Une lourde horloge à pendule, en particulier, faisait impression dans le couloir d'entrée. Mais c'est dans la petite cuisine de la maisonnée que le chercheur décida de les conduire.

D'un sseul coup d'oeil, Dogaku pu vérifier que l'homme vivait seul. Il n'y avait assez de chaises et de couverts que pour une seule personne, ici. Ce que leur hôte leur confirma indirectement.

-Ddésolé. Je vous aurais bbien invivités, mais je n'ai pas de verres.
-Bah, pad'soucis, on est équipés pour ça, indiqua la jeune femme. Vous voulez du café?
-Euhje... jene... nnon.
-Alors, l'escargot, s'il vous plait, reprit l'autre.
-Aah, je, oui. Par là.

Grakivenchi fit mine de les conduire dans une autre salle. Et Dogaku lui emboîta le pas. Brièvement. Pourtant, il s'interrompit, et poussa une petite exclamation de surprise. Il faisait face à un mur. Ou, plus exactement, à une fenêtre.

-Euh, monsieur ?
-Joui ?
-J’crois que vous avez un mouton qui se balade, dehors.
-Qquoi ? Mmais nnon, voyoons, c’est impopo…
-Bêêêêêêh !
-Aaaaargh !

Le docteur s’étrangla, et perdit toutes ses couleurs. Sigurd pointait la fenêtre du doigt. Et au travers, il n'y avait pas un, mais quatre moutons aux allures de Primogenitors qui se promenaient dans la clairière. Les moutons regardaient tous dans leur direction, d'ailleurs.

Une curiosité qui n'échappa pas à nos deux compagnons.

-Euuuh jeje... jenene... jenesais... ooooh! Des moutons!, s'exclama Grakivenchi.
-...
-Jje nne n'en avavais jam-mais vu des comme ça! Ils sosont rouges, regardez!

Cette fois, c'en était trop. Quelques chose clochait, peu importe l'excentricité du personnage. Et ça, ils étaient deux à le sentir.

-Sig’, ce bonhomme est pas horriblement suspect ?
-A peu près autant que toi quand t’es toute gentille.
-Je prends ça pour un oui.
Dîtes, c’est pas que j’adooore me mêler de tout ce qui ne me regarde pas, mais vous m’avez l’air franchement mal à l’aise. Quelque chose qui ne va pas ?
-Hein ? Je… ne… quoi… pasdutoutvoyons… çan’estpascommesi… sic’estbiencommeça…puisquec’estainsi…
-C’est bien des sueurs froides que je vois perler sur votre front ?
-Hein, ça ? Non, noooooon. J’ai toujours été particulièrement sensible à… aux… enfin, bien sûr, voyez-vous… aux rayonnements solaires, bredouilla leur hôte.
-Aux…
-… rayonnements solaires ?

-Euh… j’aurais peut-être dû trouver autre chose… oui. Les rayons du soleil, très certainement. Vous devez bien connaître les rayonnements ultraviolets, non ? Je fais partie des malheureux individus qui comptent parmi les plus vulnérables au soleil. Tout particulièrement lorsque ces rayons sont réfléchis par des surfaces en verre.
-Euh… ils sont pas censés être atténués, au contraire ?, hasarda Sigurd. J’y connais rien, mais….
-Ah… [/size]enfin… peut être que… à moins que…[/size] pas le moins du monde !, s’escrima le docteur. Vous n’avez donc jamais entendu parler de l’effet de serre ?
-Ah. Ouais. Le truc pour faire pousser des légumes en hiver ?
-Absolument !
-Mmmh… possible, ouais. J’y connais rien.
-Puisque je vous le dis !
-C’est vous le docteur, yep.
-Z’êtes sacrément callé, hehe, renchérit Nerassa. Vous êtes docteur en quoi, pour savoir tout ça ? Astronomie ?
-Je suis cytogénéticien, précisa le docteur. Spécialisé dans l’étude des ovins, et tout particulièrement dans celle des moutons de Tanuki.
-Génétique ? Le truc avec les savants fous qui créent des monstres difformes qui flottent dans des cuves de bacta ?
-Sig’, arrête avec tes histoires à la noix.
-Mais pourquoi personne ne comprend jamais mes blagues ? Bacta !

-Cytogénétique, répéta Grakivenchi. Ainsi que toutes les disciplines annexes, bien évidemment. Pas un simple généticien. Mon champ d’expertise se spécialise dans l’étude des chromosomes de…
-On s’en fiche, désolée, le coupa Roderik. Tout ce que j’ai à retenir, c’est que z’êtes louche, que y’a même pas un mais cinq moutons-Rouboule dans votre jardin, que vous transpirez tellement vous êtes mal à l’aise...
-Cinq? Mais c'est impossible, il n'y en a que quatre. Euh... par la fenêtre, je veux dire. On n'en voit que quatre. Pas cinq.
-On en a suivi un qui se baladait dans la forêt. Il nous a amené ici, j'l'ai mis dans l'enclos, expliqua Sigurd.
-Vous avez retrouvé...!? Dans l'enclos, vous dîtes? Merci! Merci!
-STOOOOP. Je pige plus rien! Argh, grogna la borgne. VOUS! À quoi ça rime, tout ça?
-Tout ça... tout ça quoi?
-Naaaaaaaaan non non, me prenez pas pour une conne, merci. Pourquoi vous avez cinq Primogenitors, d'abord?
-Ah. Oui. Euuuh... eh bien...
-...
-...
-...
-...
-Alors!?, insista Roderik.
-...
-...
-...
-Je veux une réponse!
-Attendez. Juste par curiosité, essaya Sigurd. Vos trucs sur la génétique des moutons. Ça serait pas lié à tout ce qui se passe sur l'île, des fois que?
-NON!, glapit l'homme.
-...
-Euh... je veux dire... oui! Je cherche un remède! C'est ça! Je cherche un remède à la Rouboule!
- Ouille ouille ouille ouille ouille. Sig'. J'y arrive pas. Ce type ment tellement mal que c'est encore pire quand il dit la vérité. J’ai juste envie de lui prendre la tête, et de…
-Respire, laisse moi faire.
Vous pouvez nous montrer votre labo, s’il vous plait ? On serait très curieux de voir vos trucs.
-Nnonon. Noooooon, je ne p-peux pas, vouvous ne poupouvez pas, et…
-Ok. Dans ce cas, votre escargot, s'il vous plait.
-Non pplus. Je reffuse. Ssssortez de chez moi, mmaintenant !
-Nera, fouille l’étage, je prends le rez de chaussé.
-Ne faîîîîîîtes pas ça !
-Et pourquoi pas ? Vous êtes ultra méga suspect. Si vous ne voulez rien nous dire, rien nous montrer, alors on va fouiner. Et si vous faîtes usage de violence, c’est la marine qui s’en charge. Alors ?
-Aaaaaaaaaaaaaaaarrrrrh !
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Sigurd Dogaku
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Jeu 25 Déc 2014 - 19:45

Il ne leur fallut que deux minutes pour faire le tour de la petite maison. Ils furent pourtant bien vite contraints de se rendre à l’évidence : il n’y avait rien, ici. Rien qui puisse faire office de laboratoire, du moins.

A ceci près qu’on ne la faisait pas si facilement à Dogaku. Le professeur avait affirmé mener des études sur ses moutons, en vue de les guérir du mal de la Rouboule, confectionner un remède, et éradiquer le fléau qui sévissait sur Tanuki. Et maintenant qu’eux deux l’interrogeaient, Grakivenchi se confondait en balbutiement étranglés et hésitants. Ses propos se faisaient encore plus vagues et élagués. A deux reprises, il leur intima de le laisser, et de quitter son domicile. En vain : les partenaires avaient ferré leur poisson, et sentaient bien l’anguille sous roche.

-Soortetez de cchez moi !
-Je dirais à soixante-dix pourcent qu’il se trouve ici, continua Dogaku. Je me trompe ?
-Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon ! Vvous vous trrompez !
-Et avec vos réactions, j’ai plutôt l’impression de viser juste.
-Nonononon !

-Nwehehehehehehehe. Donc y’aura un labo caché dans le coin ?
-Noooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon ! C’est ffaux !
-Vous devriez arrêter de nous aider à ce point, là.
-Je nne vvous aidde pas !
-Vous tremblez et bégaillez tellement vous avez peur de… peur de quoi ?
-De rien ! De rien ! De rieeeen !

-C’eeeest ça, renvoya la borgne. Boah. Voyons voir. Si j’étais un passage secret, où est ce que je me cacherais ?
-Dans le pendule, affirma Dogaku.
-Quoi ? C’est idiot.
-Nan. C’est un classique.
-Naaaan. Le classique, c’est l’étagère de bibliothèque qui se retourne quand tu en tires le bon livre. Et là, on n’a rien de ce genre dans le coin.
-Absolument pas !, insista le jeune homme. La bibliothèque, c’est un cliché. Et c’est, d’un point de vue architectural, complètement débile. Dans le sens où ça se grille immédiatement dès que tu vois un plan du bâtiment, ou si tu commences à visualiser la bâtisse. ‘Fin, ça suppose de pouvoir visualiser les trucs dans ta tête, bien sûr.
-Mmmmh je dois le prendre comment ?
-Mal, bien sûr. Blondinette. Alors que le pendule, c’est cool, c’est top, ça agrémente bien le mobilier, et surtout, ça permet de passer d’un étage à un autre. Dont notamment une cave secrète quand on est au rez-de-chaussée. Pas vrai ?
-Non! C'est faux!, blêmit le docteur. FAUX!
-Tu vois? Donc si j'essaie d'ouvrir le cadran de l'horloge pour arriver au pendule... ça va faire comme dans l’jour de la tentacule et… surprise!

Sa partenaire inséparable sifflota d’admiration en s’approchant pour vérifier. Et en effet, il avait visé juste. Le lourd pendule de l’horloge oscillait dangereusement au dessus d’un large trou dans le plancher, qui donnait sur une échelle haute d’une bonne dizaine de mètres.

-NE RENTREZ PAS DEDANS !
-Sinon quoi, vous allez nous pleurnicher à la figure ? Ou alors on risque de découvrir que la raison pour laquelle vous êtes si mal à l’aise, et que vous avez des Primogenitor dans vot’ jardin, c’est parce que vous avez des trucs à vous reprocher avec cette maladie chez les moutons ? Chuis vraiment sûre que c’est un truc comme ça.
-Je ne… je ne pas… je ne peux pas… NE FAÎTES PAS CA !
-Trop taaaard, chantonna Roderik en s’interposant entre Sigurd et le docteur. Vous vous en prendriez pas à une jolie jeune femme, hein ?
-Je ne… je ne…. jeeeeeeee….

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Sigurd Dogaku
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Jeu 25 Déc 2014 - 19:46

-Waaaaaaaaaaow. Plutôt sympa, comme déco.

Sigurd et Nerassa avaient laissé derrière eux l’ambiance vieillotte de la petite ferme à la surface. Ils se trouvaient maintenant dans un sous-sol secret, plus de dix mètres en dessous, au beau milieu d’un vaste laboratoire qui n’avait rien à envier aux grandes cliniques modernes. Tout était blanc et immaculé, d’une propreté irréprochable. L’échelle débouchait sur une énorme salle vide de tout, un grand carré d’une trentaine de mètres sur chaque arête, dont tous les meubles avaient été entreposés le long des murs qui l’encerclaient. Il y avait une excellente raison à cela.

Une demi-douzaine de figures blanches, grisonnantes et cotonneuses évoluaient dans toute la salle, armées de brosses et de plumeaux. La majorité d’entre elles portaient également des tabliers, les autres des uniformes de soubrettes, ce qui ne laissait aucun doute sur leurs attributions.

Ils faisaient le ménage dans le labo, tout simplement.

Et ça n’était pas tout. Chacune de ces figures émettait en continu des grincements mécanisées au moindre de leurs mouvements. A mieux y regarder, c’étaient des êtres de métal, des créatures artificielles.

Des robots.

Des robots à l’effigie de moutons, rien que ça.

Sur Tanuki ? Ca n’avait plus aucun sens. Et pourtant, il fallait bien s’y faire. Sigurd et Nerassa en avaient déjà vu, des robots. Ils avaient vu du monde, ils avaient voyagé. C’était le quotidien des civils faisaient leurs premières armes dans la marine marchande. Leurs longs trajets les avaient amenés à découvrir de très grandes îles, des capitales de premier plan, des foyers urbains gargantuesques qui donnaient tout son sens à ce qu’était le gouvernement mondial.

Et là où se trouvait le GM, on retrouvait son bras armé. La marine. Qui pouvait asseoir sa toute puissance de bien des manières face à un tel auditoire. Purger les mers du crime était une activité glorieuse, mais désespérément répétitive, depuis le temps ; les habitants du monde ne pouvaient guère que se lasser de voir toujours la une de leurs journaux être occupée par des combats contre la piraterie.

Qu’à cela ne tienne : comme toute organisation armée, la marine aimait étaler sa force à l’occasion de grande parades militaires. Les occasions ne manquaient pas, tous les prétextes faisant l’affaire. A plus d’une occasion, Roderik et Dogaku avait pu apercevoir des robots Pacifistas en pleine action, démontrer une fraction de leurs talents face à la foule curieuse. Les ingénieurs et grands communicants de la marine complétaient ces tours de forces à grands détails d’informations, avec un plaisir et une fierté à peine dissimulées.

Mais les robots restaient extrêmement rares, et en dehors de la marine, probablement inexistants. C’était du moins la première fois que le duo en rencontrait dans ce contexte. Des robots ménagers. Construits à l’effigie de grands moutons. En uniformes de soubrettes. Et qui décidèrent de les accueillir d’une succession de brefs bêlements mécanisés. Cette fois, c’en était trop.

Les deux marins explosèrent de rire en s’écrasant l’un contre l’autre, hurlant aux larmes face à une telle vision.

-BRAHAHAHAHA !!!
-WEHEHEHEHE !!!
-Des robots moutons ? Enooooooooorme !
-Et pas ‘importe quels moutons ! Vous aimez le cosplay, docteur ?
-Mmrrrrggggbbblllllttttfffffppppeeeeaaaaauuuurrrrrggggghhhhh !!!!! NE VOUS MOQUEZ PAS DE MOI !
-Mais ils sont trop cools, vos moutons ! Surtout la dose de laine sur tout leur tronc. C’est kitsch et c’est débile et…
-Héééé, c’est un robot avec des bas et des jarretelles ou j’hallucine ? J’oserais jamais porter des trucs comme ça et…
-BRAHAHAHAHA !!!
-WEHEHEHEHE !!!
-BBBBRRRRAAAAFFFFLLLLSSSSCCCRRRROOOOOGGGGGNNNNNEEEEEUUUUUHHHH ! VOUS L’AUREZ VOULU, BANDE DE VOYOUS ! VOUS N’AURIEZ JAMAIS DU VENIR ICI ! JE VAIS VOUS LE FAIRE VRAIMENT PAYER !
-Boooouuuh ! J’ai peur. Vous allez faire quoi, encore pleurer en gémissant ?

Le scientifique ne releva pas la dernière boutade de Nerassa. Au lieu de cela, il releva un pan de sa blouse blanche, et plongea sa main dans un holster pour en dégainer le contenu. Les deux marins prirent d’abord peur, avant de voir que l’objet n’était pas un pistolet, mais une télécommande armée d’un seul gros bouton rouge. Grakivenchi la pointa droit vers eux, en s’écriant comme un dément :

-CRAIGNEZ LA PUISSANCE DU PLUS TERRIBLE PROTECTEUR DE TANUKI ! UN GOLEM DE SCIENCE ET DE METAL, TOUT ENTIER ACQUIS ET DEVOUE A LA CAUSE DES MOUTONS DE L’ÎLE !

Dans un grand bip théâtral, le professeur activa l’interrupteur. Au même instant, une lourde armoire entreposée derrière eux s’ouvrit dans un très grand fracas, éventrée par quelque chose de lourd. Ce qui en sorti était une créature énorme, aussi large que duveteuse.

-CRAIGNEZ LA PLUS TERRIBLE DE MES CREATIONS ! CYBERMOUTRON, TERRASSE MOI CES CHENAPANS !

La chose était semblable à un minotaure pelucheux, particulièrement velue, et au visage plus allongé. Cornu, au faciès caractéristique d’ovin, la machine était bien évidemment façonnée de manière à évoquer un bélier. Contrairement aux robots d’entretien, ce bélier haut de deux mètres, une armure de métal recouverte d'une toison laineuse au niveau de son tronc.

-Encore un robot ? En forme de mouton ? Je croyais que vous étiez généticien !, s’étonna Sigurd. Pourquoi vous avez autant de robots !? C’est d’la triche !
-Et moi, je croyais que Franky le chapeau de paille était charpentier… du moins, jusqu’à ce j’apprenne qu’il avait construit un tank, et découvre qu’il se cybernétisait lui-même ! Et puis, pour être tout à fait honnête avec vous, ma qualité de spécialiste du chromosome du mouton fait que je ne peux concevoir que des robots à l’effigie de béliers.
-Oh ? Boah, ouais, j’imagine que ça se tient, alors. Même pas en forme de chèvre ?
-J’ai déjà essayé, mais… eh bien… ils tombent tous en panne. Immanquablement en panne.

-On s’en fiche !, objecta la borgne.
-Ah, oui, correct. Cybermoutron, activation !
-Nera’, putain. J’étais en train de gagner du temps en tapant la discute, et toi tu… lui rappelles qu’il a oublié de nous atomiser. Bravo. Vraiment.
-Han. Euh… oups ?
-Tu peux, oui.
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Sigurd Dogaku
Le Boulimique

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Feuille de personnage
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Jeu 25 Déc 2014 - 19:58








~~ PASSAGE EN MODE COMBAT ! ~~




SIGURD engage CYBERMOUTRON !

Choisissez votre commande de combat :

> BLABLA
> PNJ
> OBJET
> FUIR

-Euh… j’ai pas de commande attaque.
-Comment ça se fait ?
-Apparemment j’ai une capa spé qui la remplace par… blabla. Tu parles d’un bonus.
-Oooouh, je tremble, je frissonne tellement j’ai peur.

-Et comme techniques personnelles, j’ai… PNJ. Ce qui est tout sauf personnel. Beuh. Tu me conseilles quoi ?
-Utilise blabla, pour rire ?
-Pas sûr qu’on puisse parler avec un robot. Le type mécanique, ça résiste sûrement aux effets de confusion.
-Ah. ‘Correct. Essaie d’ouvrir le menu des objets, pour voir ?
-Alors…

Choisissez l’OBJET à utiliser :

> Sandwich (Hareng)
> Soupe de poissons
> Grille (Mots croisés)
> Carte de Tanuki
> Crayon
> Thermos rempli de café
> Trousseau de clés
> Berries (40.000 £)

-‘Tain t’as rien d’utile, Sig’…
-Mwarharharh. Ca me fait penser aux jeux où tu résous des énigmes en combinant des objets pour avancer. Genre combiner la momie avec le dentier de cheval, les spaghettis bolognaise et le haut-parleur de Bozzo de Clown pour remporter le concourt de beauté.
-T’es pas MacGyver. Cherche pas.
-T’en sais rien ! Si ça se trouve, on peut utiliser le café dans le thermos pour pourrir les circuits du robot ! Mais dans ce cas, faudra d’abord percer un trou dans le thermos avec le crayon, puis trouver un genre de tube style tuyau d’arrosage pour…
-On n’est pas dans un jeu, Sig’. Et sûrement pas dans un jeu comme ça, en plus. Y’a rien comme ça dans ta fiche technique pour combiner des trucs.
-Aaaw. Bon, dans ce cas…

SIGURD utilise BLABLA sur CYBERMOUTRON !



Rien ne se passe !



-Blabla ?
-C’était ça ou PNJ. En d’autres termes…
-Euh… ouais, nan, j’ai pas spécialement envie d’aller me faire trucider.
-J’me disais bien, aussi. Surtout que t’as récemment été validée comme pnj 1/10, donc ça le fera pas. Bon, bah puisque c’est comme ça…



~~ FIN DU MODE COMBAT ! ~~



Que s’était-il passé ? Nous même nous l’ignorons. Sigurd avait tenté d’engager la conversation avec l’impressionnant robot qui se dirigeait vers eux, mais en vain.

A première vue, du moins. Lorsque Sigurd héla le robot, celui-ci s'arrêta un instant. Les surfaces de verre qui lui servaient d’yeux se mirent à clignoter brièvement. C’était une couleur rouge, qui n’avait rien de rassurant.

La machine prit alors la parole, d’une voix puissante, virile et métallique, qui n’était pas sans rappeler les vocalises généralement prêtées à un super soldat en armure futuriste. Sigurd avait déjà vu plusieurs figurines de ce genre dans ses parties d’Age of Navires, ainsi que lors de certaines parades militaires  de la marine mondiale, à l’occasion de grandes cérémonies.

En l’occurrence, il s’agissait pourtant bel et bien… d’un robot, lui aussi. Un robot doué de parole.

Cybermoutron T-400-K modèle Purificator. Activation en cours. Veuillez patienter.

Le robot de combat s’approcha à grands pas fracassants, en émettant toute une série de bip et de clignotements fort inquiétants. Grakivenchi se mit à ricaner d’un air mauvais ; les deux autres grimacèrent en se ratatinant l’un contre l’autre.

Initialisation terminée. Imputez directives.

-Oh put… oh put… ooooooh…, souffla Sigurd.
-Comme tu dis, marmonna Roderik en s’agrippant à lui.

Imputation incorrecte. Reformulez imputation.

Sigurd s’étonna de la réponse du robot, mais n’eut guère le temps d’y réfléchir : le rire du professeur venait de redoubler d’intensité. En arborant un air triomphant, le scientifique s’écria face au robot :

-Cybermoutron, élimine moi ces…
-BWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAAH !!!!!!!, beugla à son tour Sigurd.

Surpris, les deux autres le regardèrent, comme s’il s’agissait du plus grand imbécile du monde. Vexé, celui-ci leur rétorqua :

-Eh, me regardez pas comme ça. J’ai crié pour couvrir sa voix pour pas que le robot l’entende. C’est intelligent, comme manip’, j’vous signale. Puisqu’il parle d’imputation incorrectes, ça veut dire que le robot répond aux ordres façon commandes vocales. Donc si on les couvre, c’est fastoche, nan ? Alors merci de pas me regarder comme si j’étais encore l’idiot du village, c’est hyper chiant.
-…
-…

Le scientifique se contenta de le regarder fixement, sans faire montre d’une quelconque expression. Nerassa, au contraire, afficha progressivement un diabolique sourire carnassier. Pourtant, aucun des deux ne fit le moindre geste, pas plus qu’ils n’arrêtèrent de fixer fermement Dogaku.

Jusqu’à ce que, bien sûr, Grakivenchi se mette à s’écrier :

-CYBERMOUTRON, ELIMINE MOI CES…
- BWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAAH, ripostèrent Roderik et Dogaku d’une seule voix.

A nouveau, le robot resta immobile, en attente d’un ordre qui ne venait pas. Cette fois, le savant eut l’air contrarié.

-Vous êtes particulièrement énervants, vous savez ?
-C’est pas moi qu’ai conçu une machine bidon, s’excusa Sigurd en rigolant.
-Ggrrrmblll…
-Sig’, je t’ai déjà dis que tu étais génial ?
-Jamais assez souvent.
-Je t’adore. Tu es formidable. Tu es...
-CYBERMOUTRONELIMINEMOICES…
-BWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAAH !!!!!
-… je vous hais.
-Mwarharharh…
-Nwehehehehehehehe…
-CYBERMOUTRLIMIMOICPORTES !, s’étrangla le savant en prononçant à toute vitesse.
-Ouais mais ça veut plus rien dire, là, chuis sûr que le robot va rien comprendre.

Imputation incorrecte. Reformulez imputation.

-Grrrrffffllll…
-Harhar. Bien ess…
-CYBERMOUTRONELIMINEMOICES…
-BWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAAH
-AAAAAAAAAAAAAAAARGH ! MAIS VOUS ETES CHIANTS, LAISSEZ MOI UTILISER MON ARME ULTIME SECRETE !
-Comme si on allait faire ça, lui annonça Nerassa.
-VOUS L’AUREZ VOULU ! AUX GRANDS MOTS, LES GRANDS REMEDES !
-Ooooh, j’ai peeeuuur, jubila la blonde. Vous allez faire quoi, maintenant ? Nous supplier à genoux ? Allez-y, j’vous laisserais peut être une seconde d’avance avant de hurler après vous pour vous empêcher d’utiliser votre gros machin cotonneux.

Pour toute réponse, Grakivenchi se contenta de faire volte face pour aller ouvrir une autre petite armoire. Lorsqu’il se retourna, c’était avec un véritable sourire de requin qu’il pointa son arme vers les deux partenaires. Leurs sourires s’effacèrent aussitôt.

A nouveau, il ne s’agissait pas d’un pistolet, bien que cela aurait amplement fait l’affaire pour mettre fin à leurs aventures.

Ce que le savant n’allait pas tarder à utiliser, c’était…

Un mégaphone.

-CYBERMOUTRON…
-BWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAARAAAAAARAAAAAH !
-C’EST INUTILE, GRUAHUAHUAHUAHUAHUA !! VOUS NE POUVEZ PLUS COUVRIR MA VOIX, MAINTENANT !!
-Aw. C’est pad’jeu, tout ça. Genre il avait tout prévu.
-NOOOOON !, s’exclama la borgne.
-CYBERMOUTRON T-400-K MODELE PURIFICATOR. MON TERRIBLE ET PLUS FANTASTIQUE INSTRUMENT DE GUERRE. IL EST TEMPS D’OBEIR A TON CREATEUR, ET DE REMPLIR TON OFFICE. JE T’INTIME D’ELIMIN… BLEEEEEEEEEEUAAAAAAAARGH… brmmmfllghlughlughlu…

Comme tout savant mal luné digne de ce nom, Grakivenchi avait bien sûr savouré son instant de triomphe. Lui qui voulait simplement travailler sur la Rouboule dans la quiétude de sa retraite secrète devait maintenant composer avec de tels intrus. Compte tenu de l’agacement que lui avaient causé ces deux gêneurs, ça n’était guère surprenant.

Mais bien sûr, les deux jeunes gens n’avaient pas perdu un instant. Conscients que leur survie ne tenait qu’à un fil, ils s’élancèrent vers le scientifique, avec la ferme intention de le plaquer au sol. Sigurd lui ceintura les cuisses, Nerassa s’assis sur son visage, tous deux basculèrent lorsque l’homme commença à se débattre, et c’est un amas de membres humains qui tentèrent de s’étouffer sans savoir qui attaquer. Tout ça sur fond sonore de brouhaha indescriptible, les jurons furieux des uns et des autres se mêlant à leurs grincements de douleurs occasionnels, ainsi qu’aux tentatives-surprises d’activation vocales par le savant, et bien sûr aux beuglements défensifs des deux jeunes.

Au bout de trois bonnes minutes d’une mêlée lamentable à dix dorikis qui ferait honte à cet univers d’être développée, Grakivenchi jeta l’éponge, hors d’haleine et mort de fatigue. Le scientifique s’abandonna au sol, en suppliant ses adversaires de le laisser en paix.

Eux-mêmes n’étaient pas particulièrement en bon état. Essoufflés et fatigués après l’effort, bien sûr. Roderik se tenait assise en tailleur, haletante, avec la tête de Sigurd qui reposait contre sa cuisse, tandis que le jeune homme se vautrait aussi confortablement qu’à l’habitude, ventre à terre et les bras croisés sous lui.

-Ouaaaiiis, ricana-t-elle. Tu veux que je te gratouille derrière les oreilles, aussi ?
-‘Sûr, quand tu veux.
-Hehehe…

Alerte. Aucune directive assignée à l’unité. Passage par défaut en mode Purification en cas d’absence de directives prolongée. Imputez directive. Compte à rebours avant Purification. Quarante secondes…

-Quoi ?

Roderik posa la main sur le crâne de son comparse, sans plus. Son attention était maintenant partagée entre la machine et son créateur.

-Euh… docteur ? Votre robot ?
-…

Compte à rebours avant Purification. Trente secondes. Imputez directives.

-Monsieur Grakitruk ?, insista Sigurd. Comment est-ce qu’on désactive votre machin ?
-Extin… ‘oix…
-Quoi ?
-‘Lus ‘e vo’.
-HEIN ?
-J’ai la gorge fragile, je suis régulièrement sujet à des extinctions de voix en plus d’être partiellement asthmatique, et vous ne m’avez pas du tout aidé avec tout ce que vous m’avez fait faire. Donc je ne peux plus rien dire maintenant que j’ai fourni cet ultime effort. Voilà. Bonne chance, on est foutus.
-KWAAAAAA!?!?
-...

Cette fois, Nerassa se redressa brutalement, pour faire face à la machine. Elle jeta un dernier regard au docteur, qui hocha la tête en signe d'impuissance, avant de s'en retourner au robot.

Ce fut pourtant son compagnon qui prit l’initiative.

-Robot, c’est ton maître qui te parle !, essaya Sigurd. Ne fais absolument rien du tout !

Sujet non accrédité pour l’imputation de directives. Imputez directives.

-Nan, il disait ça autrement, rebondit Roderik. Cybermoutron, désactive-toi !, ordonna Nerassa à la machine.

Sujet non accrédité pour l’imputation de directives. Imputez directives.

-Puuuuuut’…
-Cybermoutron, je suis le professeur Grakitrukmuche, affirma la jeune femme. Obéis-moi!

Alerte ! Passage en mode Purification imminent. Dix, neuf, huit, sept, six...

-CYBERMOUTRON, ELIMINE MOI CES NIGAUDS !, s'écria le docteur.

Sujet accrédité reconnu. Traitement de l’imputation. Directive assignée. Passage en mode Combat imminent.

-Salaaaaaa%&@ # !
-PUT%$@&#%!
-Gruahuahuahuahua ! Des nigauds, j’ai dis ! Tous les deux ! Vous êtes finis, les jeunes !

Cibles reconnues : Blondinet Bien Boulet et Blondinette Belles Bouclettes. Traitement en cours. Exécution du protocole Combat initialisé.

-Eeeehhh ! C’est injuste !, s’écria Sigurd, vexé. Comment un robot peut me traiter de boulet alors qu’il m’a à peine vu ?
-Il a vu, juste, en tout cas, glissa sournoisement l’autre.
-Parce que c’est un robot hi-tech !, se félicita le savant.
-Ouais mais dans ce cas, pourquoi je suis le seul à avoir un traitement dégradant ? Nera’ a tellement de défauts que parler de ses bouclettes, c’est carrément…

Chargement du Cyberlaser en cours. Veuillez patienter.

-Quoi ?
-Naaaaaan, refusa la borgne. C’est du bluff, c’est pas possible. Je veux dire, un robot ? Un rayon laser ? Et puis quoi d’autre, encore, Elastic-man qui devient le roi des pirates et sauve le monde après avoir atteint le bout de la grande voie ? Naaaan, ils déconnent, je te dis. Des robots okay, mais des rayons lasers, c’est que pour la marine. Y’a pas moyen que…

Alerte : tir imminent. Tir du Cyberlaser dans cinq, quatre, trois, deux, un…

Un flash de lumière illumina la salle, aveuglant tous les protagonistes de cette scène. Dans un fracas assourdissant, le torse du Cybermoutron cracha un véritable torrent d’énergie électrique. Les deux jeunes s'étaient aplatis au sol, en position fœtale, les bras et les jambes en guise de protection. Pour autant, le tir les avait ratés.

Avec un peu de recul, ils auraient pu remarquer qu’aucune marque n’avait été laissée au sol, à l’emplacement du point d’impact du laser. L’effet visuel était particulièrement saisissant, mais au final, la force du rayon ne les aurait certainement pas désintégrés. Etalés sur le champ par le choc tétanisant, sans aucun doute.

Et ça n’était pas tout.

Avec beaucoup de recul, ils auraient peut être même pu apercevoir brièvement le coquillage mystérieux qui se terrait sous les plaques métalliques de la poitrine du robot. Celles-ci s’étaient ouvertes l’espace d’un instant, afin de permettre au dial de libérer son électricité.

Mais ils ne savaient rien de tout ça, et n’avaient de toute manière ni les connaissances, ni les capacités de tirer le moindre avantage de ces informations. Aussi se contentèrent-ils de courir en grands cercles dans la vaste salle, pourchassés par le robot à l’effigie d’un bélier, en hurlant comme des dératés.

-‘TAIN’TAIN’TAIN’TAIN‘TAIN’TAIN’TAIN’TAIN‘TAIN’TAIN’TAIN’TAIN‘TAIN !!

DETRUIRE. DETRUIRE. PURIFIER LES INTRUS.

-AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH !

Ils ne tiendraient pas bien longtemps, à ce rythme. Ne serait-ce que parce qu’ils gaspillaient leur oxygène à hurler, plutôt qu’à alimenter leurs muscles. Très vite, Dogaku fut foudroyé par un point de coté. Et ça ne s’arrêta pas là.

Alerte : tir imminent. Tir du Cyberlaser dans cinq, quatre, trois, deux, un…

Heureusement, la peur lui donna des ailes. Il inspira un grand coup, retint sa respiration, et fusa sur le coté, dans la seule direction qu’il avait intérêt à suivre. En direction de la seule issue qui s’offrait à lui, bien sûr. L’échelle par laquelle ils étaient descendus. S'il sortait de là, il pourrait s'en tirer.

Une fois atteinte, il emprunta précipitamment la sortie, presque maladroitement, mais sans faillir. Son amie avait rapidement compris ce qu’il voulait faire, et était immédiatement partie à sa suite.

La logique était simple. Compte tenu de sa forme, il était fort peu probable que le robot soit capable d’emprunter l’échelle. Il n’avait ni la taille, ni les articulations nécessaires pour ça.

Une fois de retour en haut, dans la petite ferme, Dogaku parvint effectivement hors de portée du Cybermoutron. Il s'extirpa laborieusement de l'intérieur de l'horloge, tomba ventre à terre, et rampa sur quelques mètres en direction de la cuisine de Grakivenchi. Roderik suivi peu après, avec encore moins de dignité compte tenu des cris stridents qu'elle relâchait. Elle venait d'échapper de justesse au robot: en témoignait le flash de lumière destructrice qui la suivit de peu. Le cyberlaser n'endommagea pourtant pas la vieille horloge ; il n’était rien d’autre qu’un choc électrique particulièrement flamboyant.

Frissonnante de peur, Roderik se jeta contre son partenaire pour ramper à ses cotés. Ils restèrent ainsi pendant une bonne dizaine de secondes, à bout de souffle, à regarder d'autres explosions lumineuses s'échapper du passage secret. Puis plus rien. Le vide. Un grand silence. À cet instant, ils se relevèrent et coururent dans le petit salon. Ils n'avaient plus qu'une chose à faire. Se ruer vers un escargophone, et contacter des secours.

-Allez, allez, allez… on appelle Althias, on contacte la marine, on prévient les secours, et…
-Euh… Sig’ ?
-LACHEZ CE DEN-DEN !

Le grand robot ne pouvait pas passer par l’horloge, certes. Qu’à cela ne tienne : des issues spécifiques avaient été conçues pour qu’il rejoigne la surface à partir des champs environnants. Et maintenant, le voilà qui se tenait juste à l’extérieur de la ferme, de l’autre coté de la fenêtre, son canon blaster prêt à leur vrombir une nouvelle fois dessus.

-RENVOYEZ VOTRE ROBOT !
-J'AI DIS: LACHEZ CET ESCARGOT!
-ET MOI JE DIS QUE CHUIS SUR LE POINT DE FAIRE APPEL A LA MARINE !
-CYBERMOUTRON, VAPORISE MOI CE CRÉTIN!

Une lumière crépitante se dégagea du tronc de la machine ; les deux comparses se contentèrent de courir en retrait loin de la fenêtre, le long d’un couloir, pour finalement s'enfoncer et disparaître derrière la première porte qui se présentait à eux.

Les toilettes. L’espace était confiné, mais ne donnait pas sur l’extérieur. A priori, ils étaient à l’abri. Exactement ce qu’il leur fallait.

Dogaku fit alors ce qu'aucun héros n'avait probablement jamais fait en pareille situation. Appeler la police. Son Den Den avait tout juste commencé à bipper que déjà, une douce musique commença à se faire attendre.

« ♫ Dun-dun-nanana-tchac-tchac ♪♫

Bonjour. Le correspondant que vous cherchez à joindre est actuellement occupé. Vous allez bientôt être redirigé vers le standard d’appel principal du Gouvernement Mondial. Si vous êtes un chasseur de prime souhaitant nous délivrer un individu primé, tapez un. Si vous souhaitez faire une donation d’une valeur nominale de plus de dix millions de berries à la marine ou au Gouvernement Mondial, tapez deux. Si vous souhaitez rejoindre les fières institutions militaires ou administratives du Gouvernement Mondial, tapez trois. Pour toute autre demande, tapez quatre. »

-Putain, ils se foutent de nous ?
-Appuie vite, ça urge !

« Nous vous remercions par avance pour votre patience, et vous souhaitons une agréable journée. Vous allez bientôt être mis en relation avec l’un de nos agents.

♫ Dun-dun-nanana-tchac-tchac ♪♫ »

L’escargophone commença alors à chantonner inlassablement l’air du standard de la marine, au grand damn des deux compères qui maudissaient déjà la bureaucratie des forces de l’ordre. Pouvaient-ils seulement attendre ? Ils étaient à l’abri du robot géant… à moins que le professeur n’ait d’autres mauvaises surprises à leur dévoiler.

-On devrait appeler Althias, peut être ?
-NOOOOOOOOOOOOOOON ! NE FAîTES PAS CAAAAAAAAA !, s’écria Grakivenchi au travers de la porte.
-Mmmh… j’ai ptêtre une idée, ricana la borgne.

Ni une ni deux, elle coupa la communication Denden, interrompant ainsi la musique de fond pour ne pas se trahir, s’empara du combiné  et commença sa petite scène.

« Alloooooooo ♥ ? Oui ? Passez moi Althias de Mistoltin, s’il vous plait. J’aurais énormément de choses à lui dire concernant un certain savant fou armé de robots-moutons et qui est très probablement la cause de tous ce qui arrive actuellement sur Tanuki. La Rouboule, c’est forcément lui. Il a commencé à vouloir nous éliminer dès qu’on lui a fait part de nos suspicions, donc je pense que ça parle tout seul. Hein, quoi ? Son nom ? Ah, mais oui bien sûr. Précisez donc bien à Althias que ce terrible savant fou souhaitant détruire notre île se nomme… »

-D'ACCORD, D'ACCORD, JE LE RENVOIE, NE FAÎTES PAS ÇA, NE FAÎTES PAS ÇA! CYBERMOUTRON, OBÉIS ET RETIRE TOI! ET VOUS, DÎTES LUI QUE JE NE VOUS FERAI RIEN!
-On vous croit pas, grommela Sigurd au travers de la porte.
-MAIS QUE PUIS-JE FAIRE ? JE NE VEUX PAS D’ENNUIS !
-Nous non plus, ça tombe bi… euh… racontez nous tout ce que vous avez à cacher sur cette histoire de moutons, s’il vous plait.
-CERTAINEMENT PAS !
-Sinon ma copine balance votre nom à Althias et à la marine, et une team de commandos des forces d’élite vous déboule dessus dans l’heure qui suit.
-Argmblft…
-Hésitez pas, on a tout notre temps.

Sigurd regarda autour de lui. Les toilettes étaient exigues, et son amie s’était déjà installée sur le trône central de la petite pièce. Lui-même se contenta d’un chiffon propre qu’il posa à même le sol, avant de s’installer.

Tout ça devenait vraiment n’importe quoi.
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Sigurd Dogaku
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Jeu 25 Déc 2014 - 20:09



Une bonne demi-heure plus tard…



-Euhm… et c’est arrivé avant ou après que votre mère oublie de vous souhaiter un bon anniversaire ?
-Je vvous l’ai dis, répéta Grakivenchi d’un ton las, elle n’na ppas oublié. C’est la mmouette ppostale qui ss’est ttrompée de…
-On s’en fiche !, interjeta Roderik. Expliquez nous plutôt pourquoi vous avez essayé de nous VAPORISER, dans ce cas ?
-Pparce que mmettez vous à ma pplace. Ma ssituation est ddélicate. Et vous m’avez vvraiiment ffait peur en arrivant ccomme ça.
-Vrai qu’on y est allés un peu comme des bourrins… ‘fin vous étiez vraiment suspect.
-Mmmh.

Pour résumer efficacement l’histoire, nous rappellerons que Grakivenchi était bel et bien un scientifique versé dans la génétique du mouton. Attaché comme beaucoup d’autres aux animaux de l’île, il avait mené plusieurs expérimentations à leur sujet, en vue de comparer plusieurs traits génétiques avantageux, d’améliorer la race en identifiant quels moutons disposaient de ces qualités très recherchées. Malheureusement, ses travaux l’avaient conduit par accident à créer un virus inoffensif, bien que particulièrement gênant, que les médias avaient rapidement nommé la Rouboule. La suite de l’histoire, tout le monde la connaissait. La Rouboule s’était diffusée le jour même sans que le savant ne puisse rien y faire.

-C’est moins horrible que les scénar’ de virus à zombi, commenta la jeune femme.
-Ouaaaaiiiiis. Tu veux dire, avant ou après que le robot géant ait voulu nous atomiser dans le labo secret ?
-Ah, pas faux. Je retire.
-Et qu’est-ce que vous prévoyez de faire, maintenant ? Me livrer aux autorités ?

Dogaku s’interrompit. Oui, le scientifique était à la base de tout. Ce qui signifiait qu’il serait tout à fait logique que le blâme de toute cette affaire lui revienne. Les autorités se seraient probablement fait un plaisir de détourner l’attention des médias, occupés à fustiger l’incompétence de leurs experts incapable de régler le problème.

Pour le criminel, cela aurait conduit à une très lourde peine. Dans un tel cadre, il s’agissait de faire un exemple, un symbole politique, à l’égard de celui qui aurait très bien pu plonger toute l’économie de l’île dans le chaos.

Ce qui se serait également traduit par une très grasse récompense pour ceux qui l’auraient livré aux forces de l’ordre.

Nombre de personnes s’en seraient arrêtées là. Cela aurait été logique.

Mais pas satisfaisant, estima Dogaku.

Ils avaient eu la peur de leur vie, mais le docteur ne leur aurait rien fait d’irréparable. Tout partait d’un accident que le scientifique passait ses jours et ses nuits à tenter de réparer. Les moutons en avaient été incommodés, mais n’en avaient pas souffert. Est-ce qu’il méritait ça ? Pas vraiment, non.

Roderik avait elle aussi une toute autre opinion sur la question. En partie parce qu’elle partageait le sentiment de son ami. A son sens, faire en sorte que le scientifique se fasse taper dessus, cela n’arrangerait qu’un petit tas de personnes qui ne le méritaient pas le moins du monde.

Mais aussi parce que, comme toujours, elle avait les dents longues. Très longues. Et que, contrairement à son compagnon qui partageait la même souplesse d’esprit, elle ne ratait pas une occasion de mettre ses intérêts au premier plan.

Pour autant, ils se connaissaient. Et à eux deux, ils détaillèrent ce qui serait, au final, le plan retenu et mis à exécution.

C’était très simple. Il suffisait de dire la vérité. Personne ne savait d’où venait la Rouboule du mouton. Le mal avait commencé à toucher l’île, et de nombreuses personnes, sur l’île, avaient tenté d’y trouver une solution. Lord Althias avait envoyé deux de ses agents enquêter sur l’affaire. De son côté, le scientifique, dans sa retraite, avait travaillé à un remède, maintenant sur le point d’aboutir.

Par la suite, il lui aurait été très difficile de justifier l’avancée et les résultats de ses recherches. Pas sans éveiller l’attention. Pour des raisons évidentes, il avait des mois et des mois d’avance sur les travaux des autorités. Cela aurait fait froncer des sourcils, et des fouineurs auraient enquêté. La vérité aurait fini par éclater, tôt ou tard.

Mais ça n’était qu’un scénario.

Et si l’on combinait les talents d’un scientifique spécialisé dans l’étude du mouton aux moyens d’un riche seigneur respectable qui employait et faisait vivre un bon dixième de l’île…

Tout le monde y gagnait.
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Sigurd Dogaku
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Jeu 25 Déc 2014 - 20:11



Le soir même, dans le manoir de Mistoltin…

-Ooooh ! Miss Roderik et Monsieur Dogaku, enfin vous voilà !, s’exclama le chambellan à leur approche. Nous n’attendions plus que vous pour commencer !
-Aw. C’est gentil, mais on fait que passer. Est-ce que Althias est dispo ?
-Non. Et il tient absolument à vous avoir à sa table aujourd’hui. Vous êtes… ses invités d’honneur.
-C’est sympa, mais on va pas pouvoir rester. Nera’ me doit un restau’ depuis le premier passage de cette histoire, et je compte bien faire en sorte que…
-Au menu, espadon à la broche et sauce au miel, foie gras de Canard Hun au pain d’épice et mirabelles, délices d’Hinu Town sur canapé d’algues rissolées, le tout accompagné de l’un des meilleurs crus des caves du père de Mistoltin.
-Ah ouais, vu comme ça… rajoutez deux couverts, on reste.

Roderik et Dogaku n’avaient pas prévenu la marine, pas plus qu’ils n’avaient contacté leur employeur. Au lieu de cela, ils s’étaient directement rendus chez l’armateur, en compagnie du scientifique qui avait tout à expliquer. Parce que ce qu’ils s’apprêtaient à faire valait mieux rester connu du moins grand nombre, et qu’ils ne souhaitaient pas avoir la mauvaise surprise d’une discussion interceptée, tout ce qui se trama ce jour là ne quitterait pas ce bureau.

Mais plusieurs heures s’étaient écoulées depuis, et la nouvelle avait déjà commencé à se diffuser sur l’île : les deux agents de Mistoltin avaient fait la liaison avec un courageux scientifique indépendant qui se dévouait corps et âme à combattre la Rouboule depuis des semaines. Et suite à cette rencontre, le seigneur local avait décidé de donner au professeur les moyens matériels et financiers de soutenir pareille ambition. Ensemble, ils parviendraient à éradiquer ce mal.

Satisfait d’une telle conclusion, le seigneur de Mistoltin leva son verre à la petite foule présente dans son salon. Tous ses partenaires avaient été rassemblés pour le grand repas convivial qui se préparait. Galleon Anford Junior, l’éleveur de moutons, ainsi que sa famille. Le capitaine Horner, ainsi que ses hommes de confiance. Le professeur s’était joint à eux, avec nos deux protagonistes, ainsi que plusieurs autres partenaires et compagnons de Tanuki que nous n’aurons pas le temps de citer.

Lorsqu’il leva son verre à toute cette assemblée, il leur sourit à tous, content d’être aussi bien entouré. Il discouru un instant, essayant d’être aussi que possible. Et une fois fini, une fois les festivités lancées, il prit à part ses deux agents. Comme d’habitude, ils avaient fait de l’excellent travail, et il tenait à le leur faire savoir. A ceci près qu’aujourd’hui, il veillerait à les récompenser généreusement.

-Si nous parvenons à commercialiser un remède… non, quand nous parviendrons à le faire… je n’ai aucune idée des recettes que je pourrais engranger. Mais…
-Mais on aura notre part, c’est ça ?
-Autant que possible. Vous avez fait de l’excellent travail, vraiment.
-Waaaaw. Trop chou.
-C’est normal. Et maintenant…
-A l’attaque !, lâcha Sigurd en se glissant vers le buffet.

Des huitres, des crustacés, des amuse-gueules lait-tapioca-banane, des petits fours à perte de vue, et tant d’autres choses encore…
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