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Briser la glace

Mariza
Mariza

♦ Localisation : Cocoyashi

Feuille de personnage
Dorikis: 2220
Popularité: 70
Intégrité: 10

Mar 29 Juil 2014 - 12:05

Un, deux, trois. Et un, deux, trois... À chaque fois, je faisais trois petits sauts bien ajustés pour retomber exactement sur les pas de mon maître. La neige était épaisse et nos pas fusionnaient pour ne faire qu'un.
La neige, c'était vraiment quelque chose de magique : blanche, froide, compacte ou poudreuse. Un véritable cadeau de la nature. Et dire que ce n'était que de l'eau ! Et un, deux, trois... et un, deux, trois... J'avais commencé à marcher comme cela depuis notre départ de Lavalliere. Nous étions arrivées sur Boréa il y a de cela quelques jours. Nous avions faits quelques achats pour pouvoir supporter le froid glacial de l'île puis nous nous étions mises en route vers Jalabert. Mon petit bonnet a pompon solidement enfoncé sur ma tête, et avec une paire de gants et une jolie écharpe en laine ; je sautillai joyeusement dans la neige. C'était la première fois que je rencontrai autant de neige et je ne pensai qu'à sauter dedans, à jouer avec. Bref, tous les jeux sympas à faire avec de la neige : de la simple bataille de boule de neige à la création d'un ambitieux homme des neiges. D'après les dires de mon maître, Jalabert était une grande académie, un endroit parfait pour un médecin en quête de nouvelles méthodes ou encore pour une apprentie écervelée comme moi.

À présent, nous étions dans le lac Thérèse. Ce devait être un lieu magnifique en été. Une centaine de cerisiers nous entouraient. En cette période de l'année, ils étaient en hibernation, sans une seule feuille visible. Le paysage défilait tout au long de notre marche. Nous arrivions finalement devant un gigantesque lac. Mon maître se retourna et me foudroya du regard.

« Pourquoi tu sautilles comme ça ? C'est quoi ces manies bizarres ? C'est une de tes nouvelles inventions pour m'embêter ?
- Non Madame, je marche comme les loups. À la queue leu leu.
- Quoi ?!
- Comme ça on dirait qu'il n'y a qu'une seule personne qui marche. »

Mon maître soupira de plus belle, me sermonna de longues minutes sur mon incompétence, ma naïveté... Bref, c'était toujours les mêmes remarques. C'était devenu tellement banal que je faisais mine d'écouter, mais en réalité, j'observai le paysage. Un troupeau de rennes venaient d'arriver et à notre vue, s'immobilisa.

« Trop cool des rennes ! Vous pensez que le père Noël n'est pas loin ?
- Hein ? Mais tu n'as encore rien écouté ! Tu es vraiment une très mauvaise élève, tu le sais ça ?
- Oui Madame, mais je fais de mon mieux pour m'améliorer. Alors à votre avis, il est où le père Noël ?
- Il n'existe pas ! »

Je grimaçai, totalement déçue des révélations de mon maître. À vrai dire, je savais parfaitement que l'existence du père Noël n'était qu'une rumeur, mais moi, j'y croyais vraiment. Il n'était peut-être pas celui qui distribuait les cadeaux, mais il devait forcément exister quelque part ! Et je le trouverais.

« T'es vraiment une gamine incorrigible. Vu que tu aimes tant la neige, va donc chercher ton père Noël. Moi, je vais à Jalabert. »

Mon maître continua d'avancer sans même m'attendre.

« Attendez-moi maître !
- Ne me suis pas, t'es une grande fille maintenant. Fais ce que tu veux, je m'en fiche ! On se retrouvera plus tard si tu es toujours en vie. » dit-elle au loin.

J'étais libre comme l'air. Sans aucune contraintes ou règles d'adultes stupides. Je jubilais intérieurement, je pouvais faire ce que je voulais. Ma première réaction fut de basculer en arrière dans la neige et d'écarter mes bras et mes jambes. Puis je fis des va-et-vient avec mes membres et je me relevais. J'avais fait un magnifique ange des neiges. Pour une première fois, c'était vraiment pas mal.

« J'adore la neige ! » hurlai-je

Un bruit massif se fit entendre. Les rennes étaient toujours là et j'avais dû les effrayer avec mon cri. Je m'approchai doucement d'eux, sans faire trop de bruit. Mes pieds s'enfonçaient délicatement dans la neige. Un renne leva la tête vers moi. Doucement, j'arrivai à son niveau. Je le caressai tranquillement.

« Je ne vous veux aucun mal. » Puis après une courte pause. « Dis-moi gentil renne, où est ton maître ? Où est le père Noël ? »


Dernière édition par Mariza le Sam 18 Oct 2014 - 13:35, édité 2 fois
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Alrahyr Kaltershaft
Alrahyr Kaltershaft

♦ Localisation : Kapharnaüm

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Ven 1 Aoû 2014 - 14:45

Quelle que soit la période de l'année, le commerce des Kaltershaft se devait de satisfaire sa clientèle : c'était la clé de la réussite ! Et pour satisfaire les acheteurs, il fallait faire du travail de qualité. Même si les talents de forge de la lignée n'avaient jamais été égalés sur Boréa, on ne pouvait pas travailler sur des matériaux de basse qualité...

Et malheureusement la dernière livraison de bois, provenant de la forêt juste au sud du Bocande, était de très mauvaise qualité : fibres creuses, pleine de nœuds, déjà imbibé à cause de l'humidité des entrepôts... Ce type de matériau était inadapté au travail bien fait.

Le père d'Alrahyr lui demanda donc d'aller parcourir la forêt du centre de l'île, à l'ouest du lac Thérèse, car il était connu pour ses arbres vigoureux. Cette reconnaissance allait permettre à l'industrie du bois de Bocande de savoir où couper.

Le problème actuel de manque de bois venait de la période du Coup d'Etat échoué : pendant cette année, les industries du bois ne se sont pas occupées de la replante des forêts, comme il était coutume de faire sur l'île. Et c'est justement en cette année 1622 que se situe le "trou" laissé par ce défaut de plantation. Il était donc nécessaire d'arpenter les forêts naturelles pour y dénicher les meilleurs arbres, tout en veillant à ne pas détruire ce bien précieux à Boréa.

Alrahyr parcourait donc seul, comme à son habitude, les sentiers de l’île en direction du lac Thérèse. Même s’il savait très bien se repérer sur Boréa, il préférait prendre l’étendue d’eau comme point de repère avant de bifurquer vers la forêt. C’était plus pratique, il n’y avait pas besoin de réfléchir !

Le temps était calme, il avait neigé hier et le sol était recouvert d’un épais duvet moelleux, d’un blanc éclatant. Les rares animaux de sortie en cette saison avaient laissé leurs traces çà et là : on pouvait suivre le chemin parcouru par les lapins qui sautillaient de manière assez aléatoire, suivant leurs envies, on découvrait les empreintes laissées par les oiseaux lorsqu’ils se posaient pour chercher les rares brindilles apparentes, dans le but de fortifier leur nid. C’était une période qu’Alrahyr appréciait par-dessus tout : le calme dominait l’atmosphère, chaque bruit était étouffé par le manteau neigeux que revêtait le sol.

Mais malgré ce silence, le jeune homme pu entendre un cri perdu dans le paysage :

- A’or’anèj !

Il s’agissait d’une voix de petite fille. Pas un cri de peur ou de panique, non : cela respirait la joie de vivre. Et Alrahyr n’avait pas ressenti un tel bonheur chez quelqu’un depuis bien longtemps ! Car même si le comportement des Boréalins était chaleureux, cette était d’extase si prononcé était bien rare… Cette petite fille devait être vraiment heureuse ! Il devait aller voir, comprendre ce qui la rendait si joyeuse : la curiosité avait pris le dessus !

Et, alors qu’il marchait, il commença à apercevoir la silhouette de la petite, au loin. Elle était proches des ombres d’animaux… Des rennes, a priori !
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Shippû Kurushimi
Shippû Kurushimi


Feuille de personnage
Dorikis: 3450
Popularité: -206
Intégrité: -176

Mar 5 Aoû 2014 - 13:33

Spoiler:
 

Je marche dans la neige, péniblement. Je trébuche et grogne. Peu à peu, je me sens de plus en plus fatigué. Je suis sur Boréa, une ville plutôt calme, sauf pour les gens comme moi. En plus j’ai la gueule de bois. La douleur me vrille la tête. Le pire c’est mon ventre, je souris, c’est une belle blessure que j’ai là. En plus, je ne peux pas me soigner. C’était dangereux mais, je souris. Oui cette douleur  est plaisante. Très plaisante. Ma main gauche sert la plaie évitant que tout ne tombe sur le sol. Ce bâtard ne m’avait pas loupé a la sortis. Un coup bien placé que je n’avais pas vu venir. Et en plus, je n’avais même pas pu lui rendre.

Je grogne de mécontentement, il faut que j’y retourne, que je le tue pour m’avoir fait ça. Mais là, c’est pas possible, je suis pas en états. Je tousse, du sang coule et je crache sur le sol le teintant de rouge. Tchhh, c’est la merde. Mon  sang coule encore, ma force diminue et je n’arrive plus à appuyer correctement sur la plaie. Je soupir en tombant à genoux et m’effondre dans la neige. C’est froid, ça fait du bien. Ravivant la douleur je grimace et me retourne afin de regarder le ciel. J’ignore combien de temps je reste là. Une légère brise souffle, un peu de neige vole et se pose sur moi. Je n’arrive pas à bouger, de toute façon, ça ne sert à rien. J’sais pas où je suis, j’comprends même pas comment je suis arrivé là.

Je garde les yeux ouvert, ma main arrête d’appuyer sur ma blessure, le sang coule. Encore et encore, je sais que c’est la fin. Pourtant, j’ai mal,  encore et toujours, la seule et unique chose qui me garde en vie, c’est cette douleur. Tant que j’ai mal, je vie. Ma main tombe, et j’attends que la mort vienne me voir.
Mariza
Mariza

♦ Localisation : Cocoyashi

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Popularité: 70
Intégrité: 10

Mar 5 Aoû 2014 - 17:15

« Allez quoi, soyez sympa. Vous voulez pas me conduire au père Noël ? »

Aucune réponse. Ces rennes étaient vraiment d'une impolitesse. S'ils étaient les rennes du père Noël, il m'aurait sans doute répondu. Le père Noël ou Santa Klaus selon les endroits du monde ne devait pas se trouver ici. Je soupirai. Tant pis, ce sera pour une autre fois. De toute façon, j'allais bien finir par trouver le père Noël. Passé ce petit moment de déception, je décidai de commencer un bonhomme de neige. Je commençai à rassembler de la neige en tas. Petit à petit, je formai le corps de mon bonhomme. Une grosse boule de neige, bien compacte et bien ronde. Il commençait à avoir une jolie forme et je m'arrêtai pour me reposer un peu. C'était plutôt fatiguant et je m’adossai contre un arbre. Les rennes étaient toujours dans les environs. Et dans ma petite tête immature, des tas d'idées saugrenues apparurent. J'allais dresser les rennes pour qu'ils puissent voler. Quelle glorieuse idée. Si j'arrivai à les dresser pour qu'ils volent, je pourrai peut-être parcourir tout North Blue à la recherche du bon Santa Klaus. Je m'approchai doucement d'eux pour ne pas les effrayer. Soudain, ils partirent en courant.

« Mais revenez ! Je croyais qu'on était amis ! »

Une branche craqua. Je me retournai et vis un homme s'approcher de moi. Je n'arrivai pas à le voir distinctement, mais si les rennes s'étaient enfuis alors par mesure de sécurité, je fis de même. Surtout que l'individu avait l'air menaçant. Il avait une arme dans sa main. Une hache ou une épée. Avec ça, il pouvait trancher du bois nettement. Je commençai à trembloter. C'était peut-être un chasseur qui voulait s'en prendre aux rennes. Et comme ils venaient de s'enfuir, il allait s'attaquer à moi pour éviter que j'en parle aux autorités.

« Hiiiiiih !!! »

Je poussai un cri strident et je courrai comme une folle pour semer l'étrange individu. J'allai sans doute me perdre mais si cela me permettait de le semer, il fallait prendre le risque. Tout autour de moi, le paysage semblait figer. Les lourdes traces de pas que je laissai dans la neige allait me porter préjudice. Il allait pouvoir me rattraper sans mal. J'allais mourir ici, en plein milieu d'une forêt enneigée. Remarque, le paysage était sympathique et avoir ma tombe ici serait de toute beauté. Je m'imaginai déjà. Blanche comme la neige, dans une tombe en bois de cerisier. Mon maître pleurant à chaude larme, coupable de m'avoir laisser toute seule dans ce dédale forestier.

Je devais courir depuis au moins cinq minutes. Je regardais autour de moi. Des arbres, des arbres, encore des arbres. Ce n'était pas une forêt pour rien. J'avais dû bien m'éloigner du lac. Je me retournai, mes traces de pas commençaient à être recouvertes par de la neige qui tombait. Je ne pouvais pas faire demi-tour. J'étais perdue, mais le bon côté était que l'individu semblait avoir disparu. Je continuai d'avancer. De toute façon, il valait mieux continuer tout droit, je finirai bien par sortir de cette fichue forêt. Tandis que je continuais à marcher, une anomalie dans le paysage attira mon regard. Il y avait des taches rouges dans la neige. Je me baissai et en pris un peu dans ma main. C'était du sang. Il était frais. Je courrai en suivant les traces de sang. Elle était de plus en plus grosse et j'arrivai finalement dans une clairière. Une femme était allongée sur le sol. Elle était très belle. C'était une femme longiligne, doté d'un physique généreux. Elle avait de très beaux cheveux blonds. Elle était assez peu vêtue et je pouvais voir une importante tache rouge au niveau de son ventre. Je m'approchai à toute vitesse d'elle.

« Madame, Madame ! Vous allez bien ? Vous allez vous en sortir, je vous le promets. Mince, vous allez l'air d'être salement amochée... Mais tout ira bien. »

Il me fallait de l'aide pour la transporter dans un endroit chaud. Si elle restait ici, c'était l’hypothermie assurée. Surtout avec les litres de sang qu'elle avait perdue. Je hurlai de plus belle :

« Au secours ! J'ai besoin d'aide !  »


Dernière édition par Mariza le Sam 18 Oct 2014 - 13:35, édité 2 fois
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Alrahyr Kaltershaft
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Mar 5 Aoû 2014 - 17:46

-


Alrahyr resta bêtement planté là. Alors qu'il s'était approché par curiosité, ayant entendu la petite fille tenter de parler avec les rennes, celle-ci l'avait vu, avait jeté un rapide coup d’œil à son épée et s'était enfuie en poussant un « Hiiiiiih !!! » strident. Elle avait déguerpi à toute vitesse, portée par un « Tap tap tap tap tap » à chacun de ses pas dans la neige.

- P'tain... je savais que j'aurais pas dû la prendre...

Le port de l'épée, une question d'habitude... Malheureusement, il semblait que ce soit cette même épée qui ait effrayée la petite - parce qu'en soi, ça ne pouvait pas être lui la cause de cette peur... si ? Noooon... Bon, certes, une ombre de grande taille, et qui plus est, avec une épée, ça pouvait effrayer une fillette. Mais quand même, une fillette qui se baladait seule en forêt, elle ne devrait pas sombrer dans la panique aussi vite !

Il passa de longues minutes planté là à philosopher du pourquoi et du comment une petite fille pouvait avoir peur de lui.

*Bon, c'pas tout ça, mais je vais prendre racine si ça continue*

Il continua sa route tranquillement, toujours vers la forêt plus dense qui s'étendait à l'ouest. Mais après deux pas, il entendit la voix de la petite fille crier, au loin :

« Au secours ! J'ai besoin d'aide !  »

Il hésita un instant, puis :

- Eh merde !

Petite fille bizarre ou pas, elle était seule en pleine forêt, et si elle appelait à l'aide maintenant - tant de temps après avoir pris peur du jeune homme - c'est qu'elle devait avoir rencontré une situation plus dangereuse. Il se mit donc à courir dans la direction de la voix.

Alors qu'il avançait, il découvrit des traces de sang un peu partout, qui prenaient de l'ampleur au fur et à mesure. Il s'inquiéta du sort de la petite fille et accéléra de plus belle. En fin de compte, il avait bien fait de prendre son arme ! Quelques instants plus tard, il vit deux ombres, l'une penchée au dessus de l'autre. S'approchant plus près, il reconnu la fillette, qui tentait tant bien que mal de couvrir les blessures d'une jeune femme étendue dans la neige.

- Oow, il vous est arrivé quoi ? dit-il, observant la scène bêtement, ne sachant que faire.

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Shippû Kurushimi
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Mar 5 Aoû 2014 - 18:22

La fatigue progresse, peu à peu, la douleur s’estompe, je tente de bouger mais n’y parvins pas. Le froids m’envahit lentement mais surement. Je souris, c’est donc sa la mort. Une chose que je ne connais pas encore mais que pour le moment je ne regrette pas d’approcher. Souffrir longtemps avant de disparaître, il n’y a rien de tel pour mourir. Même si je préfère vivre encore pour distribuer cette souffrance. Je cligne des yeux plusieurs fois, il se remet à neiger. Rhaaa la merde, c’est le silence total, y’a rien pour me divertir. Même pas un petit crie. Ah si. Une voie, féminine et légèrement enfantine. Je tourne légèrement la tête, plisse des yeux et la voie. Elle veut m’aider. De mon point de vue, c’est trop tard, surtout qu’elle doit être trop faible pour me transporter.

Je ne la voie pas distinctement, juste une couleur, des cheveux roses ? Rouge ? J’sais pas. En fait je m’en, fou. Une quinte de toux me fait grimacer puis sourire. Elle appel à l’aide. Elle n’a aucune chance d’avoir une réponse. Déjà le faite que quelqu’un me trouve est tout simplement un miracle. Mais une deuxième personne arrive, surprise apparemment. Un homme sans doute à sa voie. Je ferme les yeux, ça sert à rien de les garder ouvert à part me fatiguer. Putain de blessure. J’peux même pas tuer ces deux-là pour me détendre. Ça m’fou la rage, me faire avoir comme ça par un débutant. J’peux même pas répondre à la question posée, ba, y se démerderont. Y ont cas pas s’occuper de moi t’façon, j’leurs ais rien d’mander moi.

J’me laisse aller, y m’sauverons si y veulent et si y arrive à le faire. J’m’en occupe pas. Là j’veux juste être au calme, les yeux fermés, j’attends, la douleur disparait rapidement. J’ai froids, je suis encore en vie, mais j’me les cailles juste. Saleté d’neige, une île aussi merdique ça devrait pas exister.
Mariza
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Mar 5 Aoû 2014 - 19:01

C'était mauvais, vraiment mauvais. La jeune femme perdait beaucoup trop de sang. Je regardais tout autour de moi. Personne, pas un bruit, le calme plat. À cet instant, je m'en voulais terriblement de m'être séparé de mon maître. Elle au moins, aurait su quoi faire. Mes mains tremblotaient, mon rythme cardiaque s'emballait. Ma respiration devenait plus forte. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire. Je n'avais jamais soigné quelqu'un de toute ma vie. Toutes mes connaissances en médecine étaient purement théoriques. Et lorsqu'il fallait passer à la pratique, je me trouvais toujours une excuse pour m'enfuir. Mais cette fois-ci, c'était du sérieux. Si je n'agissais pas, cette jeune femme allait mourir. Et ma conscience ne me le pardonnerait pas. Je pris une grande inspiration. Reprendre mon calme était le plus important. Un peu de sang froid bon sang. L'ironie était quand même belle. Incapable de retrouver son sang-froid dans un paysage glacial. Je fouillai dans ma petite sacoche et j'en sortais quelques bandages. Je recouvrai les plaies de la dame. C'était déjà ça de fait. L'écoulement du sang allait ralentir et cela allait me permettre de gagner de précieuses minutes.

Une parole d'homme se fit entendre. Je me retournai. Mon sang se glaça. C'était le psychopathe à l'épée de tout à l'heure. Que faisait-il ici ? Mais oui, c'était logique. Il avait blessé cette femme et revenait pour finir son travail. Et en me voyant ici de nouveau, il voulait faire la même chose avec moi. C'était fini pour moi. Les larmes coulèrent abondamment de mes yeux. « Oh glorieuse déesse, protège-moi de cet individu. » Dans les gros instants de détresse, rien ne valait une prière bien placée. L'individu parla. Je le regardai, totalement ébahi. Il n'avait pas dégainé son épée et semblait s'inquiéter pour notre sort. Ce n'était peut-être pas un psychopathe finalement.

« Euh... vous allez nous tuer ? »

L'homme rigola et me dit que non. J'avais paniqué pour rien. Cela ne devait être qu'un voyageur qui se promenait par hasard dans la forêt. Je séchai mes larmes et je soupirai de soulagement.

« Puisque vous êtes là, vous pourriez me donner un coup de main ? Je viens de tomber sur cette dame. Elle a une blessure importante au ventre et si elle reste dans le froid elle risque de mourir. Il faudrait la porter dans un endroit chaud et assez rapidement. Moi toute seule, je ne pourrais pas. Alors si vous aviez un peu de temps et un grand cœur, vous pourriez peut-être... »

Je ne finis pas ma phrase. Je me tournais vers la jeune femme et soulevai légèrement son bandage. Je devais voir la plaie pour constater si je pouvais la sauver. La plaie était assez profonde, pas de balle dans son corps. Visiblement, une blessure provoquée à l'arme blanche. C'était bon signe. Je n'aurai qu'à désinfecter la plaie, arrêter l'écoulement du sang et recoudre la blessure. Puis avec du repos, elle devrait s'en sortir. Le seul souci était que je n'avais jamais réalisé cette opération. La blessure était récente et il n'y avait pas encore de trace de pourriture. Je me retournai vers l'individu.

« Bon, il faudra agir vite. Vous connaissez un endroit où on pourrait l'emmener ? »

Je me relevai et observai le reste du corps de la jeune femme. Quelle beauté ! Elle ressemblait à un ange tombé du ciel. Peut-être était-elle une des sœurs de ma déesse. Je soulevai ses pieds et cherchai du regard le voyageur.

« Je prends les jambes et vous le haut du corps. Vous habitez cette île ? Parce que moi je suis perdue. Quelle sotte de vous avoir pris pour un meurtrier. » Je rigolais. « Je tourne pas rond dans ma tête, mon professeur me le dit souvent. Elle dit que je stupide et naïve. D'ailleurs j'arrête pas de parler de moi et j'en oublie de me présenter. Je m'appelle Mariza et j'accompagnai mon maître vers Jalabert. C'est la première fois que je viens sur cet île. Et aussi que je vois autant de neige. Et vous, c'est quoi votre nom ? »


Dernière édition par Mariza le Sam 18 Oct 2014 - 13:35, édité 2 fois
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Alrahyr Kaltershaft
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Mar 5 Aoû 2014 - 21:44

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Mon dieu mon dieu mon dieu mon dieu... Mais où était donc le bouton OFF de cette petite ? Il y a une femme qu'est en train de crever et elle, elle parle !

D'ailleurs, très belle femme, au passage. Alrahyr n'avait pas l'habitude de voir des vêtements aussi fins et laissant paraître autant la peau, aucun habitant de Boréa ne se risquerait à se vêtir ainsi avec le climat capricieux de l'île ! Elle ne devait assurément pas être d'ici. Et à ses dires, la fillette non plus.

Lorsqu'elle lui avait demandé s'il allait les tuer, le jeune homme failli s'étrangler de surprise. Pourquoi ferait-il une chose pareille ? Décidément, cette petite était vraiment bizarre... Il en rigola et lui répondit évidemment que non ! Mais il fut très rapidement noyé dans son flot de paroles, dépassé par le monde dans lequel elle vivait. Elle narrait chacun de ses gestes, comme pour se convaincre de ce qui était réellement en train de se passer ! Après tout, c'était peut être ça, le monde intérieur d'une fillette...

Un coup de main ? Évidemment ! Mais Alrahyr ne put en placer une. Il décida de parler le moins possible, peut être cela inciterait-il le petite à se taire un peu... Mais elle avait l'air de s'y connaître en blessures, domaine totalement inconnu du jeune homme. Il décida donc de suivre à la lettre ses instructions, sans dire un mot.

Elle s'appelait Mariza... Très joli nom, cela lui allait très bien ! Mais... pourquoi diable se préoccupait-elle des présentations dans un cas pareil... Ahhhh, les gosses ! Elle lui demanda même son nom, au passage ! Allez, buvons une tasse de thé aussi... Mais le temps était certainement compté pour la jeune femme étendue là, baignant dans son sang.

- Alrahyr, lui répondit-il.

En voyant le regard interloqué de la fillette et ses lèvres tentant de prononcer tant bien que mal ce nom difficile, il ajouta :

- Al'.

Maintenant, trêve de plaisanteries, il fallait se dépêcher. La petite voulait qu'ils la portent à deux, mais ils n'allaient pas avancer à ce train. Il la poussa donc de côté et elle tomba les fesses dans la neige, surprise. Il s'accroupit et passa les mains sous ce magnifique corps à moitié mort et le souleva. La gamine resta assise, bouche bée.

- Bon, tu viens ?

Il se mit à courir plus profondément dans la forêt, en direction d'une cabane qu'il connaissait. Une vieille cabane abandonnée, destinée au repos des bûcherons lors des saisons propices à ce genre de travail. Mais elle ferait largement l'affaire, et c'était surtout la seule construction assez proche pour sauver la jeune femme.

La fillette réagit et se releva précipitamment, en criant :

- Eh, attend-moi !

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Shippû Kurushimi
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Lun 25 Aoû 2014 - 11:07

Ça parle ça parle ça parle. J’ai envie que d’une chose, partir et ne plus les entendre. Mais j’arrive pas à bouger, trop fatigué pour ça. Si seulement elle pouvait fermer sa putain de gueule et m’aider ou me laisser crever en paix. Ça sert à rien de parler, à part casser les oreilles et perdre du temps. Surtout pour faire des présentations. Mais à qui elle parle, ça je n’en sais rien. Je ne vois quasiment plus rien. Mais yeux ouvert regarde un autre monde, plus lumineux, plus chaud, qui donne envie. Mais d’un coup je sens un contact. Des bras sans doute, on me soulève et je reviens à la réalité. Une brume noire de souffrance. Un autre paradis qui me convient tout autant.

A la sensation, ça devait être un homme qui me portait. Je suis pas bien lourde, mais quand même. Lui, il court, ouvrant mes blessures un peu plus. Tchhh ce monde c’est n’importe quoi, à croire que les gens qui veulent sauver les autres sont aussi doué qu’un renne qui a perdu son père noël. La brume disparait peu a peut, je retourne dans la chaleur, loin de mon corps, c’est étrange. Pourtant, je sens toujours celui-ci, il me tiraille, il me fait mal et m’attire. C’est plaisant d’avoir mal. Je me laisse faire, les mouvements réguliers de celui qui me porte continue un moment. Je ne sais pas où il m’emmène, dans une tombe sans doute. Au point où j’en suis, ça ne changerais pas grand-chose.
Mariza
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Lun 25 Aoû 2014 - 19:41

Oh, mais quel impoli, quel rustre, quel malotru, infâme individu. Moi qui pensais être tombé sur une âme charitable, j'ai le regret d'admettre que je me suis trompée ! Saleté d'autochtones ! Il aurait vraiment pu m'attendre, moi qui étais si adorable et si sociable. À moins que je ne l'aie effrayé avec mon débit de paroles, j'aurai pu parler moins et agir, mais, dans la panique, je n'avais trouvé que ça comme moyen d'exprimer ma peur et peut-être conforter un peu plus ma bulle. Fuir l'adversité, plutôt que de l'affronter : c'était mon ancien credo, mais maintenant, je me devais d'agir, sinon l'inconnue ensanglantée allait mourir, et cela, à cause de mon incompétence.

Je suivais le bucheron du mieux que je pouvais, la neige me ralentissait et mes petites jambes ne me permettaient pas de tenir sa cadence, mais je ne devais pas le laisser me distancer. On voyait qu'il n'avait aucune notion de médecine ou de soins, le laisser soigner cette femme était semblable à laisser un enfant joué près d'un feu : c'était du suicide en gros.

Le paysage défilait à toutes allures et nous arrivions finalement devant une cabane en bois, lugubre. Elle n'avait pas l'air en très bon état, assez délabré. On se demandait même comment elle faisait pour tenir debout. Elle ressemblait à... une cabane hantée. Hantée par quoi ? Aucune idée, mais par des esprits maléfiques, les âmes des bucherons, morts de froid durant un hiver plus rude. Quoique, y avait-il d'autres saisons sur cette île ? Hors de question de rentrer dans cette cabane, je tenais à la vie et je me préparai à faire demi-tour. Fuir était toujours mieux que mourir. Mais je vis le visage de l'inconnue, exprimant de la douleur. Visage qui entra dans la cabane en même temps que le bucheron. D'ailleurs, quel était son nom ? Il l'avait dit tellement vite que je n'avais même pas pu le retenir. Tant pis, je n'avais qu'à lui donner un autre nom, comme Olaf par exemple. Allez chercher pourquoi Olaf, je ne saurai même pas l'expliquer.

Je restais devant la porte, la lumière s'alluma et la jeune femme était désormais allongée sur un lit. Je rentrais à l'intérieur avec une certaine appréhension, tout en scrutant l'intérieur du bâtiment. L'endroit avait été relativement bien conservé et il n'avait pas du tout l'air hanté. Plus de peur que de mal donc. J'avançai rapidement vers la jeune femme et écartai avec difficulté Olaf, il était plutôt musclé.

« Dîtes Olaf, elle est à vous cette cabane ? Car au debut j'ai pensé que c'était hanté mais en fait, c'est plutôt joli comme endroit. »

Je fouillai ensuite dans ma sacoche et j'extirpai une paire de ciseaux. Je devais découper le bandage pour pouvoir commencer mes soins. Mes mains tremblaient et mes ciseaux tombèrent par terre. Je me dépêchai de les ramasser et fis une tête d'excuse vers Olaf, une petite mine triste.

« Y'aurai pas de l'eau ici, et du savon ? Il faut que je désinfecte la plaie. Et si je pouvais aussi avoir de l'eau chaude. Ça pourrait être utile pour mettre un chiffon sur son front, pour calmer sa fièvre, car elle a de la fièvre oui, j'ai oublié de le préciser. »

Je découpai ses vêtements pour éviter de la déplacer pour le moment. Elle était faible et son pouls diminuait. Je m'attaquais ensuite au bandage et je constatai avec horreur les dégâts de la course. Ses plaies s'étaient ouvertes un peu plus et je devais agir au plus vite.

« Pas le temps pour l'eau savonneuse ! Trouvez-moi juste de l'eau chaude. Et du chauffage ! On crève de froid ici » hurlai-je

Puis me tournant vers la jeune femme.

« Tout ira bien, vous serez bientôt sur pied ! »

J'attrapai une compresse dans ma sacoche et un rassemblement de plantes désinfectantes. Je commençai mon travail tout en espérant que ma déesse m'aide pour cette tache.


Dernière édition par Mariza le Sam 18 Oct 2014 - 13:34, édité 3 fois
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Alrahyr Kaltershaft
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Mar 26 Aoû 2014 - 11:36


-
Olaf, mais c'était quoi ce surnom ? On dirait le nom d'un yéti des neiges ! Après tout, elle était petite, elle l'avait peut-être pris comme tel...

- Pas Olaf, Al' !

Mais elle ne l'écoutait absolument pas. C'était incroyable comme cette gamine s'était focalisée sur sa tâche. Elle donna des ordres au jeune homme, ce qui lui donna l'impression qu'elle savait bien de quoi elle parlait. Enfin, ça tombait bien : la médecine et Alrahyr, c'était un peu comme faire de la chirurgie esthétique avec une tronçonneuse rouillée... Voyez le topo, au maximum de ses capacités il serait capable de faire un Frankenstein version Picasso...

*C'est qui, Picasso ?*

Mais à quoi il pensait, bordel ? Bon, au moins, il y avait le nécessaire de survie dans cette cabane : du bois, une cheminée de pierre, des bouts de tissus. Non, pas de médicaments, de produits de soin, ou autre. Pas fou, on était dans une ruine de bois au beau milieu d'une forêt de Boréa, pas dans un hôpital.

Le bois était stocké ici depuis longtemps, donc bien sec. Le jeune homme prépara un feu - au moins, ça, il savait bien faire -, sortit avec un récipient en forme de petite marmite qu'il remplit de neige et plaça sur le feu naissant. Il allait falloir attendre un peu pour l'eau chaude, petite.

Alrahyr avait adopté une nouvelle stratégie : ne pas parler. Avec un peu de chance, la gamine n'allait pas trop le noyer sous son flot de paroles. D'ailleurs, elle semblait trop concentrée pour bavarder : elle découpait certaines parties des vêtements de la jeune femme, découvrant des blessures de plus en plus graves.

*Mais qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?*

La chaleur commençait à embaumer la pièce, et l'eau était chaude. Cela avait pris moins de temps que prévu, c'était une bonne cheminée qui tirait bien, digne de cet abri de bûcherons. Il apporta l'eau, et plaça une couverture sous la tête de la blessée. Elle entrouvrit les paupières, sans pour autant qu'on puisse distinguer ses yeux.

Il la fixa, sans mot dire. Comment, mais comment en était-elle arrivée là ?

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Shippû Kurushimi
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Mar 9 Sep 2014 - 20:44

Je me réveil légèrement, une douce chaleur est présente autours de moi et quelqu'un me touche. Sa tire, ça fais mal, j'ignore totalement ce qui ce passe. Des voix sont présente mais je ne veux pas savoir a qui elles appartiennent. Non, ça m’intéresse pas. Je veux ouvrir les yeux, mais je n'y arrive pas. C'est fatiguant, trop fatiguant. C'est comme parler. Tout au plus, je grimace et gémis légèrement au fur et a mesure que tout ce passe. Mais sinon, rien. Articuler, résister. Si je pouvais tuer quelqu'un tout irait mieux. J'en étais sur. Mais non, je ne peux rien faire. juste attendre de voir ce qui va se passer. La mort ou la vie. Tranquillement, j'attends de voir si le pouce du spectre diras. De toute façon, pour moi ça ne change rien et je sais parfaitement que personne ne m'attends. Dommage, j'aurais aimé rendre triste des gens en disparaissant. Histoire d'emmerder le monde même en étant mort. Mais bon, même si certain tiennent à moi, cela fait un bon moment que j'ai disparus. Depuis que l'autre con ma transformer en femme. Tchh, je ne peux pas mourir tant que je l'ai pas tué. C'est certain.

Doucement, j'ouvre les yeux. j'ignore combien de temps il c'est passé, je ne vois pas grand chose. Autours de moi c'est le brouillard, et même si quelqu'un était entrain de me torturer, je pense que je n'aurais pas réagis. A croire que je suis mort. Mais d'un autre coté, la douce chaleur de la pièce me dis que je suis en vie. Aller savoir.
Mariza
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Sam 27 Sep 2014 - 22:54

« Hé Olaf, la dame a ouvert les yeux, venez vite ! »

Aussi étrange que cela puisse paraître, j'étais baignée par une confiance folle en mes capacités si bien que mon travail fut terminé assez rapidement sous les yeux de mon nouvel ami bucheron. La jeune femme était vivante et toujours consciente, c'était déjà ça. J'avais donc pris la bonne décision en décidant de l'amener dans un endroit chaud, enfin, il ne fallait pas être un génie pour comprendre cela. Et quelle chance d'être tombé sur cet aimable bucheron, oui, avec le temps, il me semblait beaucoup plus sympathique que dans la forêt.

« Dîtes Olaf, vous pouvez me rappeler votre prénom, je m'en rappelle plus. »

Et tout en discutant tranquillement avec lui, je désinfectai avec succès la plaie de jeune femme. Prochaine étape, voir si des organes vitaux n'avait pas été endommagée. Je m'approchai de la plaie et regardai légèrement, rien de grave, comme je l'avais remarqué auparavant, c'était juste une blessure à l'arme blanche n'ayant provoqué qu'une ouverture dans son ventre. Je n'avais rien à faire hormis recoudre. Je prenais une aiguille et du fil et petit à petit je lui avais cousu cinq jolis points de sutures.

« Héhé pas mal non, monsieur Al' ? Si ma professeur voyait ça, elle serait fière de moi, enfin, elle n'est pas là. Et puis elle m'aurait encore grondé, elle pas gentille avec moi.  »

Entre temps, j'avais réussi à retenir son prénom mais comme il le soulignait lui même, c'était plus simple de l'appeler Al. Alrahyr Kaltershaft, c'était un nom bien étrange et teinté d'une touche germanique. Avec un nom pareil, il était impossible que je l'oublie.

« Il ne reste plus qu'à attendre qu'elle se réveille. Comment moi, vous tutoyer ? Cela ne vous gênes pas ? Non ? Et bien d'accord pour le tutoiement. Vous faîtes quoi de beau sur Boréa. Euh… tu fais quoi de beau sur Boréa ? À part les activités bucheronnes bien sur.  »

Un bruit fracassant se fit entendre, la jeune femme venait de bouger. Je me retournais avec inquiétude, c'était peut-être son état qui s'aggravait. Je m'approchais rapidement du lit et je me tenais à côté. J'attrapai son bras et pris son pouls, il était stable, pareil pour sa respiration. Et soudain, elle m'attrapa par la gorge, elle avait subitement ouvert les yeux et me regardais avec un regard effrayant. J'avalai ma salive, avais-je fait le bon choix en la soignant. Je tentai de crier mais j'étais pétrifiée par la peur, impossible de bouger ou d'exercer une quelconque action. Et dans le plus profond des désespoirs, un petit son sorti de ma voix faible.

« Al' ... »


Dernière édition par Mariza le Sam 18 Oct 2014 - 13:33, édité 1 fois
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Jeu 9 Oct 2014 - 18:04




Après leur petit échange, le jeune homme était sorti quelques instants prendre de la neige afin de réalimenter le récipient en eau à faire chauffer. C'était leur seule denrée, et elle était précieuse. Lorsqu'il rentra à nouveau dans la petite cabane, il fit face à une situation des plus étranges : la blessée s'était redressée dans sa couche de fortune et tenait la gamine par le cou, autant pour la soulever du sol que pour l'étrangler. Quelle force elle avait dans cet état !

Al' ...

La scène se figea quelques instants. Il ne savait que faire dans de pareilles circonstances. Jamais il n'aurait pu s'imaginer qu'une situation similaire pourrait se produire. De multiples question se bousculèrent dans sa tête, et notamment : pourquoi réagissait-elle ainsi. Une solution presque évidente s'offrit à lui : un réflexe de défense.

Si tel était le cas, la jeune femme devait avoir un passé lourd en émotions, rempli de dangers. Première idée : la rassurer.

Oh, calme toi, on ne veut pas te faire du mal.

Voyant que ses mots n'avaient aucun effet, il ajouta :

C'est la fillette qui s'est occupée de toi, tu ne voudrais pas lui faire peur quand même ?

S'approchant doucement, il posa sa main droite sur le bras toujours tendu qui torturait le petit cou de la gamine. La jeune femme semblait forte, et il n'avait aucune envie de se battre d'une quelconque manière. Ce serait une situation encore plus idiote...

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Jeu 16 Oct 2014 - 20:01

J'bouge et je fais tomber un truc, je sais pas quoi, je m'en fou. ça fait mal, faut que je chope le salopard qui ma fais sa. Oui, le choper et le tuer lentement. Il allait regretter de m'avoir toucher. D'ailleurs, on m'touche, et sa c'est de trop. Oui, j'vais l'exploser, si c'est lui il va mourir. J'ouvre les yeux d'un seul coup et chope une gorge en commençant à serrer. Une jeunne fille, j'men fou, emplis de colère je ne fais pas la différence entre elle et celui qui m'a agressé. Elle appelle quelqu'un du moins c'est ce que je pense. Mais j'y fais pas gaffe, j'men fiche, ça voix est faibles et je sais que je peu la tuer tranquillement. Une voix se fait entendre. Non menaçante. Je tourne la tête et regarde.

Je ne voie pas bien, le réveil et dur, mais je sens une main se poser sur mon bras. Ainsi, c'est celle que j'étrangle qui ma soigné. Tchhh, ça m'gave, j'ai juste envie de la buter. Mais si j'fais sa, l'homme risque de me tuer juste après et dans mon état, je ne pourrais même pas résister. J'ferais sa plus tard. oui, un p'tit coup dans le dos et tous seras joué. J'lâche prise et me remet correctement dans le lit. Fin si on peut appeler sa un lit. Chui crevée, mais, intérieurement, je suis sur qu'il ne faut pas que je m'endorme maintenant. J'ai aucune confiance en ces deux là. Pourquoi y m'ont aidés?

- Pourquoi?

Un mot, qui veut tous dire pour moi, sans doute pas pour eux, rien a battre, c'pas mon problème c'est leurs cerveaux qui devras réfléchir et pas le mien. C'est d'jà dur de rester éveillé. Et mes armes, faudrais que j'les retrouves. Ou alors j'lai ais zapper quelque pars en ville. Je sais plus. Rhaaa ça m'fais chier.
Mariza
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Sam 18 Oct 2014 - 13:32

Grâce à l'intervention in extremis d'Alrahyr, la jeune femme me lâcha la gorge et je tombais à terre. Toute tremblotante, j'avais vu défilé tout ma vie en l'espace d'un instant. Les larmes coulaient abondamment de mes yeux, ma respiration était haletante et je m'agrippais désespérément à la jambe d'Alrahyr. Mes paroles étaient noyés dans le flots de mes larmes.

« Elle … a …. voulu me … me … tuer al … alors que … »

Impossible de finir ma phrase. J'aurais voulu dire qu'elle avait tenté de me tuer alors que je m'étais démenée pour la sauver. Et dans toute ma naïveté de jeune fille, j'avais toujours pensé qu'une bonne action était quelque chose de normal, que le monde était rose et que la cruauté et la méchanceté n'était que très rare. Mais l'action de cette jeune femme, pourtant blessée et qui était entre la vie et la mort il y a peu, était pour le moins étrange. Pourquoi un tel accès de violence et surtout qui l'avait blessé.

Doucement, je sentis les deux bras d'Alrahyr m'envelopper et il me remit sur pied. Avec ses paroles bienveillantes, mes larmes cessèrent et mon gros chagrin disparut. La jeune femme dit seulement un mot et ces paroles raisonnèrent dans ma tête : « Pourquoi ? ». Qu'entendait-elle par pourquoi ? Voulait-elle savoir pourquoi on l'avait soignée ? Ou peut-être autre chose ?

« Pourquoi on vous as soigné … Je ne sais pas vraiment, on vous as vu ensanglantée dans la neige et par réflexe, nous nous sommes  dit qu'il pourrait être préférable de ne pas vous laisser mourir seule, dans la fraicheur hivernale de Boréa. »

Je n'osai pas m'approcher d'elle et restait un peu éloigné du lit, à l'abri derrière Alrahyr. La jeune femme a repris son calme et respire paisiblement. Ses blessures n'avaient pas l'air d'avoir été réouverte, c'était déjà quelque chose de positif. Prenant mon courage à deux mains, je décidai de reprendre le dialogue.

« Dîtes, vous vous appelez comment ? Moi c'est Mariza et lui c'est Al', un bucheron de Boréa. Je vais peut-être paraître malpolie mais qui vous as mise dans cet état là ? Vous avez été sévèrement blessée à l'abdomen mais normalement si j'ai bien fait mon travail, votre vie n'est plus en danger. Vous devriez vous reposer un peu et éviter tout mouvement brusque le temps que votre blessure cicatrise ? »

Puis m'adressant à Alrahyr :

« On devrait la laisser se reposer tranquillement, on devrait aller dehors. Sa vous dit de faire un bonhomme de neige avec moi ? »
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Dim 9 Nov 2014 - 21:55




- Oui, sortons un moment...

Ils franchirent alors la porte, les nerfs un peu à vif étant donnée la situation légèrement tendue. Cela avait trop traîné, se dit le jeune homme. Il fallait s'occuper de la jeune demoiselle, étrangement... dangereuse ? Oui, c'était bien le mot. Elle n'avait pas l'air, comme cela, mais c'est probablement ce qu'elle était. Un danger.

- Tu es courageuse, pour ce que tu as fait. Je suppose que c'est le boulot de tout bon médecin. Tu ira loin, petite.

Impressionnée par le compliment, la petite ne dit mot. Elle se contentait de rouler la neige, pour faire son bonhomme de neige, et parfois d'acquiescer. Le jeune homme aperçu une forme se dessiner, au loin. Un vieille dame s'approchait.

- Ah, enfin te voilà, t'étais passée où ?

Elle s'adressait à la fillette.

- Tu la connais ?

Elle acquiesça à nouveau, et se leva, laissant là le bonhomme de neige quasiment terminé. Quand elle fut au niveau de la vieille dame, elle s'arrêta, et se retourna vers Alrahyr. Puis elle se précipita vers lui, lui sautant dans les bras.

- Eh beh. Allez, bonne continuation, petite.

Elle s'écarta de lui, et ôta sa petite écharpe pour l'enrouler autour du bonhomme de neige. Une larme à l'oeil, elle conclut la discussion :

- Merci m'sieur Alrahyr !

Puis elle se retourna brusquement, vers la femme qui était venue la chercher, et elles s'en allèrent toutes les deux, se chamaillant. La vieille râlait vis-à-vis de son absence, et la petite s'excusait en racontant son histoire palpitante.

Alors Alrahyr retourna dans la petite cabane de bûcheron, pour s'assurer que la jeune femme allait bien. La gamine avait fait du bon boulot, sa patiente serait bientôt sur pieds.

Mais lorsqu'il pénétra à l'intérieur, la jeune femme n'y était plus. Une fenêtre était grande ouverte, et des traces de pas se dessinaient dans la neige jusqu'à rentrer plus profondément dans la forêt, si sombre.

- Après tout... Bon débarras...

Il décida de rester quelques temps ici, pour se réchauffer et repenser à tout ce qu'il s'était déroulé ici ces dernières heures.

Quelle aventure étrange ! Situation rare.

Du mouvement à Boréa, et puis quoi encore... Rien ne se passe jamais, ici.

Enfin, rien... Pour le moment. A cette époque, Alrahyr n'avait aucune idée de ce que le futur allait lui réserver...

-

[Fin de ce RP ! Merci d'avoir lu !]
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