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Ici, on aime pas les étrangers, étrangers.

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Alric Rinwald
••• Agent du CP5 •••

♦ Localisation : Marie-Joie

Feuille de personnage
Dorikis: 7000
Popularité: 0
Intégrité: 689

Mer 12 Nov 2014 - 21:45

Troop Erdu. Un coin aussi antipathique que son nom. Nouvelle journée, nouvelle mission. Léger stress. Le taf à faire. Mon coéquipier. J’jette un regard au ciel. Grand bleu. J’lance un clin d’œil au beau blond, là-haut. Y m’réchauffe bien.
Putain, le stress. Scorpio qui m’convie dans son bureau. Ou plutôt, fait dire à une secrétaire qu’il faut que j’me radine fissa. Sinon quoi ? J’ai pas demandé, j’veux pas savoir. Là-dedans, y’a mon coéquipier. Futur. Un grand blond, plutôt mastoc, de dos. En costume, comme moi.

J’suis resté à la porte, j’ai attendu qu’on m’fasse signe de m’asseoir, puis j’ai pris une chaise en face du bureau couvert de dossiers fermés. En face de Scorpio, qui trônait derrière. Derrière mon expression impassible, j’me rappelle ce qu’on m’a raconté.
Se faire appeler par Scorpio en personne, c’était quelque part entre le mauvais augure et le très mauvais augure, généralement. Là, c’était un peu faisandé mais pas trop.

Enfin, quand même, quoi. Sale histoire. Putain.

Mon coéquipier, et mon supérieur pour cette mission, c’est un autre blond. Joseph Patchett. Agent de catégorie 2. Moi, j’suis agent en formation. Ca faisait qu’un an que j’avais rejoint le Cipher Pol. On a été largué au large de l’île par un navire rapide qu’avait rien de mieux à faire que nous transporter.
Les collègues disent que c’est des gars punis par leur hiérarchie qui se retrouvent à faire le taxi pour les gens qu’ont pas encore chié dans la colle. Bof, c’est des marins, et les marins, ils font naviguer les bateaux, ça doit pas les changer tellement de d’habitude. Ca manque ptet un peu de combat, de gloire et de reconnaissance, cela dit. Pas l’bon plan pour un carriériste.

N’empêche, c’est des gens sympas, qui aiment bien discuter. M’ont taxé des clopes, aussi, les connards. Comme quoi personne n’est totalement impiffable. Probablement.

On a fini le trajet en barque. J’ai dû ramer. Joseph voulait pas. Ce connard a pris une vague qui a mouillé la moitié de son costard. Bien fait. Quand on a accosté, y’a rien. On voyait à peine un peu de fumée d’une cheminée dans le lointain. J’ai presque cru qu’on s’était trompé d’île.
Mais c’était bien là qu’on devait aller, hein. Troop Erdu. Notre mission, puisque nous l’acceptions, c’était de faire foirer une mission de la marine visant à capturer un pirate venu voir la famille dans ce coin complètement naze. On avait pas tellement plus d’infos que ça. Juste une poignée d’heures d’avance sur les mouettes.

Le blaze du pirate, c’était Tadek le Laboureur. D’sales histoires couraient sur son compte. On en savait pas tellement plus, remarque, Joseph et moi. Moi, en tout cas. Il avait ptet reçu des infos complémentaires en tant que chef du binôme. Pas question que j’lui donne du monsieur, en tout cas. J’file doux mais j’file droit, j’vais pas foirer ça.
On a débarqué, j’ai tiré un peu la barque au sec. J’ai d’la flotte plein les godasses, ça fait ‘’splouic’’ à chacun de mes pas vers la fumée des chaumières.
« Hé, on peut s’arrêter deux minutes, que j’vire l’eau ?
- Non, on trace. »
J’ai dû sautiller à cloche-pied sur une quinzaine de mètres, à enlever une chaussure puis l’autre, pour finir par le rattraper en piquant une pointe. Pas très sympa, le bonhomme. Mais l’a l’air concentré sur sa mission, et j’demande que ça, moi.

On est arrivé à un ensemble de cabanes, façon merde séchée avec de la paille pour faire office de toi. Pas d’doute, on est chez les bouseux. La boue, ici, elle colle et t’aspire avec un bruit de succion dégueulasse, et faut l’pas léger pour pas y laisser ses pompes.
Avec Joseph, on danse quasiment sur place pendant que l’proprio de la ferme sort d’un genre d’étable qui daube autant qu’une putain d’porcherie. Petit, gros, les sourcils broussailleux sous un bérêt immonde, des p’tits yeux porcins et les veines du nez pétées par le tord-boyau, j’peux pas dire qu’il m’fasse bonne impression. Et il schlingue encore plus que son étable, si c’est possible.

« Holà, étrangers !
- Etrangers ? Sérieux ?
- Z’êtes pas du coin, z’êtes des étrangers.
- Il a une bonne ouïe.
- Oui-da !
- On chercherait…
- Rentrez chez vous, étrangers ! Z’êtes pas les bienvenus à Troop Erdu ! »
Sur ces paroles, il laisse échapper un sifflement strident qui m’vrille les oreilles.
« Vous dansez sur ma boue, allez donc courir jusque chez vous ! »
A ces mots, cinq clébard genre mastoc jaillissent en courant de derrière le mur d’une des barraques.

Hospitalier, putain.
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Joseph Patchett
Crack Joe

♦ Localisation : Armada
♦ Équipage : Saigneurs du Crack

Feuille de personnage
Dorikis: 5670
Popularité: -617
Intégrité: -428

Sam 29 Nov 2014 - 20:40

Des chiens, pourquoi fallait-il toujours que ce soit des chiens ? Alors que la mission commençait si bien... Bon d'accord, faisons preuve d’un peu d’honnêteté, elle commençait très mal. En même temps, qu'attendre d'une mission noire qui vous était confiée par le boss officieux du CP5, Scorpio en personne ? Rien de bon. Surtout quand le-dit Scorpio vous fait savoir au cours de l’entretien, l'air de rien, qu'il est au courant de tous vos petits arrangements avec la loi, de toutes vos petites combines et qu'un seul mot de lui peut signifier un allé simple pour l'Enfer. Tout de suite, on se sentait plus à l'aise. Le Laboureur ? Un sale type. Pourquoi faire foirer la capture de la Marine ? Pour ce qu'en savait Joseph, c'est à dire pas grand-chose, Scorpio avait d'autres plans pour l'homme. A moins qu'il ne s'agisse tout bonnement d'empêcher le pirate de révéler les vilains petits secrets d'un certain administrateur du CP5 à la Navy. Pour ce que ça changeait... Et dire qu’il était si heureux d’être enfin chef de mission, bon certes ils n’étaient que deux, mais c’était lui le chef du binôme ! D’ailleurs, en tant que chef, il allait devoir trouver rapidement une solution à ce problème à quatre pattes qui essayaient de leur croquer l’arrière train.

D'aussi loin qu'il s'en souvienne, Joseph Patchett avait toujours été poursuivi par ces sales bêtes. Maintenant au moins, il avait de l’expérience en la matière et savait comment se débarrasser des molosses. Première possibilité : le steak empoisonné. Etant donné qu’il ne disposait d’aucun des deux éléments, c’était à écarter. Deuxième possibilité : laisser une proie aux chiens pour se tirer, une astuce ayant fait ses preuves à maintes reprises. Cependant, il ne pouvait décemment pas laisser un collègue dans la mouise, surtout un collègue sous sa responsabilité. Scorpio aurait sa tête s’il faisait un truc pareil. Troisième solution : abattre les bêtes. Une idée tentante mais à écarter. Les locaux semblaient déjà assez inamicaux comme ça. S’ils se mettaient à tirer dans tous les coins, ça allait être encore pire. Ne restait donc plus que la quatrième option : prendre de la hauteur.

A l’instant où les chiens sortaient de derrière la maison, les deux agents sans aucune concertation avaient tournés les talons, répondant à cet instant primaire qui vous hurlait de prendre vos jambes à votre cou quand des animaux hurlant vous pourchassaient. Spouic, Spouic, Spouic. Courir dans la boue était une véritable épreuve de force, le sol lui-même tentait d’aspirer les malheureux agents. Heureusement pour eux que les agents du Cipher Pol étaient surentrainés. C’est donc avec une facilité toute relative, que le Crack parvint jusqu’à la cahute la plus proche. Grimpe Joseph, grimpe ! Plante tes pieds dans le mur de boue pour te faire des prises et hisse toi jusqu’au toit. Le collègue ? S’il avait deux neurones en état de fonctionner, il était en train de l’imiter. Le Crack avait déjà du mal à se défaire du clebard qui s’était pris de passion pour sa chaussure, alors se préoccuper d’un tiers, n’en parlons pas. Heureusement, il n’y avait rien qu’un bon coup de talon ne pouvait résoudre. La bête décrochée, Joseph put reprendre sa brève ascension et atteindre le toit en paille où un agent Rinwald en nage se trouvait déjà. Bon p’tit. Désormais juché sur le toit en paille, le Crack put laisser ses vieux réflexes datant de son enfance de gosse des rues reprendre le dessus. Il adressa donc un majeur évocateur aux chiens qui le regardaient d’en bas.

"Bwhéhéhé ! Raté ! Pov’ cons de clebards ! Il faut bien plus que ça pour attraper le grand Crack Joooooooooo"

Savez-vous pourquoi les toits en paille sont si peu utilisés ? Outre un hermétisme somme toute limité, le principal problème reste leur manque de solidité. Un toit en paille digne de ce nom pouvait à peine supporter le poids d’un homme adulte, alors deux…
Heureusement pour les deux agents, la chute fut brève et ils se retrouvèrent les quatre fers en l’air au niveau du sol, à l’intérieure d’une chaumière de bouseux entre le rocking chair et la paillasse. Une arrivée en fanfare se déroulant sous les yeux atterrés de la mégère propriétaire des lieux. Oui, mégère et non pas femme. Comment définiriez autrement une vieille bonne femme ayant des bigoudis roses dans les cheveux, une robe passée de mode depuis au moins deux générations et un furoncle gros comme un doigt sur le bout du nez ? Sorcière pourrait aussi être un bon terme à la réflexion. Allez, on se relève, on sourit à la dame et...

"Mais qu'est ce que c'est que ça ?! Des étrangers ! Chez moi ! Et qu'ont troué mon plafond en plus ! Roooooger ! Va chercher l’fusil !"

“Voyons Madame, nul besoin de se mettre en colère. Tout ceci n’est qu’un regrettable accident. Je suis sûr que nous pouvons... Mais. Qu’est-ce que vous pensez faire avec ce rouleau à pâtisserie ? “

Le lui lancer à la figure tiens, façon boomerang. Heureusement que le Joe avait de bons réflexes, il se baissa à temps pour l’esquiver. Une chance que n’eut pas l’agent Rinwald qui se tenait derrière lui. Pas d’bol le bleu. Bon, primo : maîtriser la mégère, surtout qu’elle venait de se munir d’un nouveau rouleau à pâtisserie dont Joseph n'avait aucune envie de tâter.

"J’suis là ‘ma !"

La porte s’ouvre d’un grand coup de pied, laissant apparaître une version plus jeune de l’attardé qui leur avait lancé les chiens aux fesses, à croire qu’ils se ressemblaient tous par ici. Petit, gros,  le cheveu blond filasse regroupé en queue de cheval et surtout des p’tits yeux porcins vicieux qui vous regardaient de derrière le canon d’un fusil tenant plus de la vieille pétoire qu’autre chose. Hum… Primo, maîtriser le fils, deuzio, maîtriser la mère, troizio, leur soutirer des infos. A un moment, fallait savoir s'imposer auprès des bouseux.

Le fiston, appelons le Gras Junior, n'hésita pas une seconde et ouvrit le feu sur les deux agents du CP5. Rinwald était déjà le cul par terre, pas de soucis pour lui. Le Crack par compte du effectuer un plongeon pour éviter la balle. Vite, pas laisser le temps au demeuré de tenter sa chance. La main de Joseph jaillit telle un serpent et vient choper le poignet du bouseux, le tordant méchamment jusqu'à ce qu'il lâche sa pétoire.

"Non mais oh ! D'où on tire comme ça sur les gens heiiin ?!"

"Lâche mon fils, salo d'étranger !"

Et biim, un coup de rouleau à pâtisserie sur le crâne de Joe lui fait voir trente six chandelles. Heureusement pour lui, il ne lâche pas le poignet du pécore. Ils sont deux sur ce coup, Rinwald va empêcher la mégère de lui fracasser le crâne, pas vrai ? Ah ouais, il l'a fait. Il l'a immobilisé en se plaçant derrière elle, lui bloquant les bras.

"Bravo le bleu ! C'aurait été encore mieux si tu l'avais empêché de me cogner, j'vais avoir une belle bosse moi maintenant... Breeeef. Où en étions nous ?"

Joseph eut un sourire mauvais pour Gras Junior qui pâlit rapidement. D'un coup de pied, il referma la porte de la cahute histoire de leur redonner un peu d'intimité. S'ils avaient de la chance, les tirs de pétoire étaient monnaie courante dans le coin et personne ne viendrait s'inquiéter. Dans tous les cas, maintenant ils avaient deux informateurs prêts à coopérer. Ou qui le seraient bientôt.

"On est quand même mieux entre nous pas vrai ? Alors maintenant, on va tous gentiment s'asseoir. Non junior, pas un mot où je te jure que je te casse le bras. Voilà, c'est mieux. Donc... J'ai une simple question, Tadek le Laboureur, où on peut le trouver ?"

Le fiston avait eu l'air de vouloir rechigné mais une petite augmentation de la pression s’exerçant sur son bras l'avait convaincu de se tenir sage. La mère par contre était une vraie furie, elle ne cessait de se débattre et d'essayer d'émasculer l'agent Rinwald. Et en plus, elle gueulait...

"La ferme la vieille ! Putain c'est pas possible ces gens, on essaye d'être civilisé et eux ils vous gueulent dessus comme pas permis. Si elle ouvre encore la bouche, tu lui fourres un de ces draps dégueu dedans pour la faire taire. Donc... On disait... Le Laboureur."

Le fiston le regardait l'air interdit, son regard vide dénotait clairement l'intelligence profonde de l'individu. Ça n'allait pas être facile. Joseph prit donc son ton le plus docte pour essayer de faire pénétrer les mots lentement dans la tête de l'homme. Et, histoire de mettre toutes les chances de son côté, sans lâcher le bras de junior pour autant, il sortit de la poche intérieure de son costume l'avis de recherche du-dit Tadek, 12 millions quand même l'enfant de salo et une tronche de pécore mal dégrossi.

"Lui là, tu le connais non ?"

"Ah ! Mais y s'appelle pas Tadek, c'est Billy Bob Nekke, c'est mon cousin !"

"Et on le trouve où Billy Bob ?"

"J'sais pas si j'dois dire ça à des étrangers..."

"Ferme ta grande bouche Juni mmmmffff !"

"M'man !"

"Merci le bleu. T'inquiètes donc pas Junior, elle a rien. Où on peut l'trouver donc ?"

"Y doit être à Nekke Corral avec toute sa famille. Y s'réunissent tous pour le mariage de ma cousine, Summer Nekke. Elle épouse mon aut' cousin, Marshal Mallow. C'est au sud d'ici, après l'boiset."

"Et bah voilà, y'avait pas de raison de s'énerver"

Par contre maintenant il y allait peut être y avoir des raisons de paniquer. A l'extérieur, ça s'agitait, ça tambourinait à la porte. Que ce soit le tir de tout à l'heure ou les cris de la mégère, les locaux avaient été alertés. Génial... Tout un groupe de pécores armés rien que pour eux...[/color]
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