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Ah bah si c'est pour un mariage alors...

Honaka Suzuke
Honaka Suzuke

♦ Localisation : Clock Work

Feuille de personnage
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Intégrité: 63

Mar 25 Nov 2014 - 23:25

Las Camp, lendemain de fête, d’alcool, de rires et de blagues à deux sous. Matin frais, presque brumeux quand on se lève tôt et que le soleil pointe le bout de son nez.

Boulot du mois ? Serveuse pour les soirées de mariage organisées dans la salle des fêtes de Las Camp. Quartier le mieux sécurisé, qu’on dit.  Et ça craint toujours. Encore des trucs malhonnêtes qui s’font dans les coins sombres des impasses. Et puis, tu croises des cons qui sont pris d’une immense envie de faire des actions complètement stupides, on ignore pourquoi, eux-mêmes ne savent pas pour quelle raison admissible ils le font ! Et devinez quoi ?

Ils le font quand même. Parce que c’est drôle. Pour eux.

« Selui ki li sa et un inbécil »

Ecrit en gros. Bourré de fautes à en faire pleurer un illettré. Et en rouge, s’il vous plaît. Pile poil là où il faut. Bien mis en évidence sur ce mur pour que les mariés et les convives le voient. C’est-à-dire, sur la façade du joli bâtiment blanc loué pour ce genre d’heureuses occasions où Katy et Kevin officialisent leur union en servant le champagne et d’autres mets somptueux à leur famille et leurs amis. La gueule de bois, ça m’a toujours rendue aimable, surtout pour ce type de journées : celles où tu sais directement que l’enchaînement de catastrophes ou trucs chiants va s’enchaîner jusqu’au soir. Je ne compte pas le patron qui m’a appelée « minette » avec sa voix de fumeur, grave et mesurée, et m’a demandé calmement de faire disparaître cette œuvre d’art avant l’arrivée des tourtereaux, censés inspecter les lieux pour une dernière vérification.

Me voilà perchée sur une plateforme métallique, un seau d’eau savonneuse et un balai brosse à la main, pendant que mes collègues se chargent de terminer les préparatifs pour le soir.

-Grrrmh. C'nnard.


Et je frotte, frotte, frotte.

Et cette immonde saloperie ne s’enlève paaaaaaaaaaaaas !

Le crépi du mur a même pris une teinte rose, histoire de bien me faire comprendre que la peinture est décidée à rester incrustée et à me faire la tronche, pour bien me plomber encore plus ma journée. L’envie d’arracher des têtes et de repeindre tout en rose me prend étrangement. Envie que je réprime tant bien que mal alors que je grince des dents et jure par tous les noms qu’il est possible de citer. Et l’odeur du savon est tellement ignoble qu’elle me prend à la gorge. Périmés ou tout simplement produits de mauvaise qualité, j'en ai aucune idée. Pour le moment, j'ai la colère et la haine qui s'partagent mes neurones et prévoient des supplices tous plus horribles les uns que les autres.  L'coupable va se prendre une sacrée mandale de ma part, ça, c'est certain.

Ah, comment ça, j'vais pas pouvoir le retrouver ?

Mais c'est que le con s’est pas rendu compte que son pot de peinture était percé.


Dernière édition par Honaka Suzuke le Sam 13 Déc 2014 - 17:55, édité 1 fois
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Rockfor Egry
Rockfor Egry

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Intégrité: -112

Jeu 11 Déc 2014 - 0:32


"Oh bah, c'est bien urbain de vot' part, mais j'vois pas bien ce que je pourrais en foutre."
"Azy, là, mec, tu fais -èf hé- c'que tu veux, c'mon cadeau -ka dé O- mais s'teuplait azy là, rends moi service, c'pour un mariage, té èm té cé !"
"Ah bah, si c'est pour un mariage alors..."


Rockfor regarda non sans un certain scepticisme le quidam, qui venait de lui offrir dans un élan de charité son pot à priori troué de peinture rouge, s'éloigner promptement en direction des escaliers menant à l'étage réservé aux convives dont notre roi ne faisait évidemment pas partie. Mais s'il ne s'inquiétait pas de ne pas avoir été invité, ni de ce qui avait poussé l'étrange énergumène à lui avoir transféré son fardeau comme si c'était la peste, l'homme en blanc demeurait coi face au langage du bonhomme qui l'avait interpellé. Immobile et inattentif, occupé à tenter de comprendre la dernière expression du gonze, Rockfor ne s'aperçut donc que très tardivement que les chargés de sécurité de l'hôtel du mariage, croyant découvrir là une statue contemporaine, avaient préféré le déplacer pour l'exposer à l'entrée du bâtiment, sans réellement prêter attention au contenu du pot de peinture qui ne s'était pas privé de déverser l'essentiel de son contenant sur le pantalon anciennement immaculé du roi blanc. Quelle fut sa réaction quand il constata l'immonde fait? L'histoire ne le dit pas. Quelle casse-pied, celle-là.

_____________________

Kevin DeMess était fier. Fier d'être un futur marié, fier de sa future femme... Mais également de son génie naturel, et de son sens commun à toute épreuve. Du moins à ses yeux. Car en vérité, Kevin avait la mauvaise idée d'être puéril, égocentrique et suffisant. Incapable de modestie, aveuglé par sa très subjective superbe, l'homme avait fini par se persuader qu'il était le meilleur des hommes. Hardi, il s'était mis en tête de tester ses propres limites tout autant que celle de l'être humain normal. Ainsi, il a appris peu à peu à mettre les nerfs du petit peuple à l'épreuve. Il avait ainsi passé nombreuses années à courir après les stars locales afin de les persuader de devenir leur meilleur ami, exposé son avis à tous les coins de rues au grand désespoir du bon sens, et s'était même lancé dans la chanson et le gastéropode-cast dans l'espoir d'être à son tour le plus adulé des hommes. Et s'il n'avait pas rencontré Katy au cours de ses diverses et périclitantes aventures, il savait qu'il aurait fini par réussir. Mais sa compagne et l'amour qu'il lui portait ont forcé Kevin à tirer un trait sur ses rêves de gloire et de succès. C'était elle qui l'avait demandé en mariage. Il avait accepté sans réellement comprendre, mais en était ravi.

_____________________

"Grmbl, mbl, glm, grm, glarm... blm?"


Si Rockfor savait râler, il n'avait jamais su grogner pour s'exprimer lorsque l'agacement pointait. Convaincu qu'il suffisait de lancer à intervalles réguliers des sons gutturaux, le roi blanc s'évertuait à penser qu'il fallait les prononcer plutôt que les produire. Et tout être normalement constitué est parfaitement au courant que prononcer littéralement "grmbl" à haute voix n'a rien de très convaincant. La croyance populaire affirme même qu'il est plutôt ridicule de le faire, et en conséquence vous, là, oui vous qui lisez ces lignes en tentant de le faire à votre tour, n'avez pas l'air bien malin non plus. Heureusement, dans votre cas, la majorité de votre pantalon neuf n'est pas rougi par une peinture bas de gamme. Celui de notre protagoniste l'était, et si ses tentatives d'avoir l'air vilain n'était pas des plus concluantes, reste que son esprit était obnubilé par l'idée de venger l'acte vandale qui avait rendu sa tenue si chère à son cœur aussi pauvre aux yeux du monde. Pot coupable vide en main, pinceau toujours humide en l'autre, Rockfor avançait donc en suivant à contresens la trace laissée par les tâches de peinture que le conteneur troué avait lâché ça et là, fort de son espoir, certes stupide, d'y trouver au bout le fautif de l'affaire. Mais il ne trouva personne de cet acabit en cours de route. Juste un front.


Celui d'une demoiselle qui de toute évidence, avançait toute aussi tête baissée que lui dans le sens inverse du sien.

http://www.onepiece-requiem.net/t4401-rockfor-egry-un-bonhomme-qu-il-est-moisihttp://www.onepiece-requiem.net/t4587-marcheur-blanc-orgueilleux
Honaka Suzuke
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Dim 14 Déc 2014 - 21:11

Arrêt total, à la limite de s’éclater le front contre un autre front, le pif contre un autre pif, la face dans une autre face.

Pas un mot. J’mire rapidement d’un œil le gars qui se trouve sur ma route. Physionomie plutôt banale, taille moyenne, cheveux bruns, costard blanc… Homme d’affaire, convive ? Certainement, pas, vu la tache pourpre ornant son habit. Rajoutez à cela un pot de peinture visiblement vide et un pinceau. Sans aucun doute, j’ai trouvé mon homme. Nouveau regard désagréable dans sa direction, avant que la voix ne tonne et résonne, sèche et peu aimable :

-Vous vous croyez certainement très drôle, n’est-ce pas ?
-Pourquoi poser la question ma petite dame? Je le suis, arrêtons de croire et contentons-nous de la vérité, vous voulez bien?
-C'est ça, fous-toi de ma gueule !


Les mots se font plus rêches, le ton moins poli et l’ironie pointe comme une marque acerbe au bout de mes lèvres. Je suis agacée intérieurement. Et me dire tout cela d’un air on peut plus calme, si ce n’est sérieux, alors qu’à l’intérieur de lui-même, j’y mettrai ma main au feu, il doit bien rire. Il n’a pas l’air d’assumer son tag orthographiquement offensant. Tout ce que je ne supporte pas au plus haut point. Et si je m’étais attendue à ce qu’il allait me répondre, mon poing serait parti avec dix secondes d’avance. Seulement ? Oui, j’ai pas eu le temps de m’échauffer et m’échiner à nettoyer un mur qui a fini par prendre une teinte rosée à vomir m’a filé des crampes.

- Euh bah, écoutez-moi je veux bien, mais la comme ça j'ai rien qui vient. Admettons que euh... Pour l'instant je vais me contenter de t'appeler Planche à Pain, et si quelque chose me vient, je te fais signe. Ça te va ?


Sciée. Littéralement sciée, oui… Non, pas comme une planche.

Bouche-bée, un sourcil levé et un pas un mot de prononcé. Juste là, dans mon incompréhension. J’espère sincèrement qu’il n’est pas aussi stupide qu’il en a l’air. J’me masse les tempes en soupirant longuement. Bon, va falloir lui expliqu-

-Mineeetteee ?


… Ooooh, il manquait plus que lui, décidément.

-… Ouuuuuiiii ?

***

Elle tapote de ses ongles bariolés d’un jaune canari affolant pour les yeux le meuble marbré avec un grand sourire étincelant, sublime dans sa robe blanche. Elle s’esclaffe en renversant la tête à la plaisanterie peu amusante de son mari.

Katy Metris, maintenant DeMess, est une de ses femmes qui ont une chance incroyable dans la vie. Une chance pourrie qui fait bien des envieuses et des jalouses antipathiques, mais qui, ô jamais, n’iraient contester cette femme au charisme digne d’une poigne de guerrière. Car, ce que Katy veut, Katy l’aura.

Elle a la fortune de sa famille, la beauté, du moins, c’est ce qu’elle pense, mais Katy a aussi le pouvoir. Et elle le sait. Voir tout ce monde misérable et terriblement obnubilé par ce qu’elle possède, ce qu’elle possède depuis peu de temps et qui fait baver toutes les vieilles filles. Un mari. Une vie réussie, toute tracée en perspective, qu’elle pourrait vivre paisiblement, si la charmante mariée ne désirait pas plus de pouvoir.

Etendre son influence à plus loin que ses proches et observer tous les vains efforts de ces fourmis qui se font écraser sous sa poigne de maîtresse. Si Katy n’avait pas une telle soif de grandir toujours plus son image qu’elle considère plus importante que tout ce qui peut l’entourer. Elle est une de ces personnes à qui l’amour ne fait pas perdre la tête tant cette face est entourée de miroirs. Ce qui ne veut pour autant dire que ce sentiment si particulier la laisse indifférente. Au contraire, son affection pour Kevin est sans pareil, mais elle est plus clairvoyante que ces femmes qui se pâment devant leurs hommes et leur font des gosses pendant qu’eux s’amusent aux bistrots du coin.

Non, Katy sait garder son homme et le gardera aussi bien que le pouvoir qu’elle a sur les autres.

Ici, ce soir, tous les autres jours et en tous les lieux où elle passera, elle sera la reine.


***


-QUOI ? Ma-
-Non, non, non, ne cherche pas d’excuses, tu n’avais qu’à faire une seule chose, tu ne l’as pas faite, la mariée a constaté la catastrophe, s’est lamenté, m’a fait tonne de reproches et m’a ordonné immédiatement de congédier le responsable. Comme il se trouve que le fautif est parti, et que TU devais nettoyer tout cela, eh bien, c’est simple, j’ai pas cherché à plus m’embêter. Le client est roi, la devise le dit bien !


Geste de la main désespéré en direction gars de costard blanc taché de rouge.

-Mais c’est l-
-C’est ça. Ça m’étonnerait bien, tiens. Son pot est vide, as-tu bien remarqué ? Le pot serait plein s’il avait vraiment sali la façade. Donc, maintenant, tu bouges tes fesses, et tu fais demi-tour. Tu es virée, minette.


Et le patron s’est détourné de moi sans un regard de plus. Regard agacé en direction du responsable. Il me le payera. C’est dit. D’une manière ou d’une autre, je lui renverrai dans la figure sa plaisanterie. Pour le moment, je n’ai que des remarques acerbes qui  remontent de ma gorge. Tu l'entends l'ironie, tu l'entends ? Fais gaffe, car bientôt, elle cessera de s'agiter comme le bouffon du roi et se transformera en révolte, avec un bâton pour te frapper entre les mains !

-Toujours rien qui te vient à l’esprit ? Tu t’amuses toujours autant ? T’es bien content de toi, d’avoir autant pourri ma journée avec ton tag rouge, bourré de fautes qui plus est ? Rien de mieux à faire que ça, hein ?


Il payera, j’ai dit. Que ce soit en monnaie ou en dents que je lui arracherai bientôt, s'il continue à être aussi provoquant.
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