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Manshon

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Canard Un
•• Lieutenant ••


Feuille de personnage
Dorikis: 1410
Popularité: +47
Intégrité: 26

Sam 20 Déc 2014 - 22:49



L'éducation des jeunes c'est quelque chose d'important. C'est d'ailleurs pour ça que l'on place essentiellement les retraités ayant échoués en formateurs. Depuis le héros légendaire Garp jusqu'à l'oublié Canard. L'expérience et le niveau ça n'a aucun intérêt. Rien de mieux pour motiver les troupes que ceux qui ont abandonné tout espoir. Si des types comme ça ont réussi à atteindre le top de la Marine, pas de raison que qui que ce soit d'autre n'y arrivent pas. Ainsi cette année, une nouvelle bande de recrues motivées suivaient impatiemment les leçons de notre protagoniste. Tournant principalement autour de "comment lever le poing et le coller dans la face d'un pirate". Un cours malheureusement théorique, le vieillard étant incapable de se déplacer sans fauteuil roulant. Depuis dix-sept ans qu'il avait été chaleureusement invité à quitter son poste de Vice-amiral, sa vie avait pris un sombre détour.

Passer d'affrontement contre les pires crapules au monde à enseigner sans même être capable de coller des coups de pied aux culs.

- Hé Monsieur, et si il est super rapide et que sa tête passe à côté du poing ?
- On a pas encore vu ça, mais je crois qu'il faut en donner un autre
- Hm... Mais sa tête est vraiment super rapide hein, genre PFIOU, elle passe à côté
- Et si il a une épée c'est différent ou dans ce cas là on peut pas se faire couper la main ?
- Et si il nous jette des cailloux ?
- J'crois qu'il faut une feuille contre les cailloux
- Monsieur un bout de vêtement ça suffit ou faut vraiment une feuille ?
- Et si il a une épée ?
- Genre sa tête elle passe vraiment ZIOUM ZIOUM entre tous les poings, dans ce cas là faut continuer ou bien faut utiliser la feuille et les vêtements ?
- Il a un cailloux avec la tête ou pas ?
- Je sais pas, en tout cas il a une épée
- C'est différent alors
- Ou un petit couteau au moins


Quand on est antipathique comme Canard Un il faut rapidement trouver une technique d'enseignant appropriée. La sienne consiste à regarder un endroit fixe sans parler aussitôt qu'un élève prend la parole. Le vieillard passa des années à la parfaire. Aujourd'hui il est capable de passer une journée entière sans hurler sur qui que ce soit. Quelque chose qu'il ne maîtrisa jamais durant sa période active.

____________________________

Une troupe de Marine parcourant la rue de Manshon est chose rare. S'ils sont autorisés à parcourir la ville comme ils le souhaitent, étrangement les soldats oublient de le faire. La caserne détient ainsi un record, oublier de patrouiller pendant 2000 jours consécutifs. Et si les détracteurs voudraient poser des guillemets sur le verbe en question, rien n'a jamais été prouvé.

Aujourd'hui s'ils traversent la ville, ce n'est pas grâce à un soudain gain en mémoire, mais une demande d'intervention.

____________________________

Canard étant un être exécrable, l'expression "s'il y a bien une chose que notre héros ne pouvait pas sacquer" ne fonctionne pas vraiment. Ou alors il faut terminer avec "c'est le reste de l'humanité". Seulement ça devient difficile de décrire précisément un phénomène quand on est obligé de détailler le reste du monde en même temps. Ainsi je vais commencer par : Parmi les très nombreuses choses notre protagoniste ne peut pas sacquer, les médias ont toujours eu une place particulière. Lire le journal, c'est pour les bons à rien qui préfèrent apprendre passivement les nouvelles plutôt que participer directement à l'histoire. Se baser sur ce que raconte un quelconque écrivain, qui n'a certainement même pas assisté à l'action, c'est une façon de penser digne d'un de ces misérables artistes. Canard de son temps préférait être partout à la fois. Plutôt qu'admirer avec distance, coller sa face dans le problème. Et si le marine ne pouvait pas être un acteur majeur de l'action, il se contentait de l'ignorer entièrement et passer à autre chose.

Puis il se retrouva coincé sur North Blue dans une chaise à roulette. Alors Un fit ce que font tous les vieillards sans foi ni but. Oublier ses convictions pour sombrer dans la masse. Les articles lui permettaient d'avoir des nouvelles sur les vieux potes. Et, plus souvent, de sourire en apprenant la mort d'un ancien ennemi. Ainsi l'ancien amiral cherchait des yeux un visage familier et tomba sur celui de Carton Mardino.

Mystère chez l'homme-d'affaire-parfaitement-honnête Mardino. Le célèbre businessman s'est fait cambrioler. Son portrait grandeur nature, réalisé par le défunt Vincent Pablo, le peintre pirate a disparu.

____________________________

La troupe de Marine entrait désormais dans la villa personnelle de Mardino. Un grand bâtiment quelconque, excepté pour les énormes lettres formant le nom de famille de l'homme sur le toit. Et le panneau devant le portail expliquant "Bâtiment acquis grâce à un salaire durement gagné à la force de mes mains, et des années de travail. Ce que vous avez entendu c'est des mensonges". L'adjudant pas très rassuré qui dirigeait le groupe se présenta alors au maître des lieux.

- Adjudant H.R.G.J.K Lordrandu, monsieur, à votre service.
- POUR QUI TU TE PRENDS PETITE MERDE, ENTRER CHEZ MOI AVEC TA TROUPE DE GLANDUS. J'VAIS VOUS APPRENDRE A ME RESPECTER MARINES PURULANTS, Y A
Hurlait le "mais non je vous jure je suis pas un mafieux, dites moi ça vous dit de faire un tour au port ? Attendez je dois récupérer des chaines chez moi, j'veux dire des reines... des laines ? TANT PIS, les gars collait le dans un sac !". Utilisant toutes leurs forces, les deux gardes du corps essayer de contenir leur patron.
- Boss c'est nous qui les avons appelé !
- Oups, t'as raison. S'c'usez moi les gars, c'était une bourde !
- Y y a, y a pas de problème, ahah
Se contenta de répondre H.R.G.J.K avec le rire le plus forcé du monde.
- Suivez moi donc sur les lieux du crime. Une traversée de nombreux couloirs tous plus louches les uns que les autres plus tard et le petit groupe se retrouva dans un sympathique salon. Quelques fauteuils, des tables basses, une cheminée et une absence évidente de tableau au dessus de cette dernière. C'est ici, vous pouvez faire votre business.
- Heu dites moi, monsieur Mardino, ce ne serait pas un cadavre sur le fauteuil ?
- LES GARS GROUILLEZ VOUS FAUT VIRER UN CORPS DU SALON. ET LES MARINES. VOUS POURRIEZ FAIRE UN PEU GAFFE BANDE DE TROUDUCS, FAUT PAS LAISSER TRAÎNER CES, oups attendez une seconde, c'est pas un des notre.
- ...
- C'est juste mon neveu faites pas attention, il s'est fait avoir par le voleur.
- Par, par le voleur ? Je pensais que c'était un cambriolage. Là y a affaire à un, un assa, un assassin.
- Un peu de sérieux gamin, c'est pas le moment de chercher des noms, on m'a piqué mon oeuvre !


____________________________

A bord d'un petit navire récupéré rapidement, Canard arriverait bientôt sur Manshon.
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Alric Rinwald
••• Agent du CP5 •••

♦ Localisation : Marie-Joie

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Intégrité: 689

Ven 25 Déc 2015 - 0:12

J’descends de mon petit navire taxi en disant merci au capitaine et à l’équipage, qu’ont bien voulu m’transporter jusqu’à destination, moyennant finance ‘videmment. Manshon. Un coin calme. J’espère que ça le restera, et que j’suis pas sur la piste d’un truc trop gros pour moi. J’me rappelle les éléments du dossier en avançant vers la caserne de la Marine. Des vols d’objets d’art. Une de mes premières enquêtes en solo.

Dans les rues, tout le monde avance tranquillement, se balade, fait ses courses, va bosser. On dirait un coin normal, si la ville avait pas l’air d’être autant remplie de types couturés de cicatrices, de tatouages ou quoi. Mais le genre rangés. Manshon, sa mafia, ses parrains à la retraite, et sa Marine recluse dans sa base.

Une fois à la caserne, j’montre mon accréditation bidon de CP2. Aurélius, tout à fait, soldat. La faute à mes vieux, v’savez ? Mais j’suis pas là pour tailler la bavette, ‘doutez bien. Allez hop, j’veux voir le patron.
« C’est qu’il est occupé.
- Il fera bien du temps.
- On vous laisse voir, alors. »
Le rond-de-cuir reprend sa surveillance de l’allée qui mène à son chez-lui, une allée dans laquelle y’a personne qui passe, probablement par désintérêt total pour ces Marines qui veulent pas d’emmerdes. Chacun chez soi et les Marines seront bien en vie, hein ? Chiasserie de branques.

On m’introduit enfin chez le patron du coin. Une Mouette d’âge moyen, propre sur elle, un sourire affable plaqué sur le visage. Le genre de gars qui fait profil bas dans son propre village, avec joie et bakchichs.
« Bonjour. Agent Aurélius, c’est bien cela ?
- Tout à fait, Aurélius, Cipher Pol 2.
- Colonel Mandillo. Qu’est-ce qui vous amène parmi nous ?
- Voyez-vous, je suis sur la piste d’un cambrioleur.
- Un cambrioleur qui amènerait un agent des Bureaux jusqu’ici ? Cela semble difficile à croire.
- Et pourtant. »
Le type m’énerve déjà. Il a une voix qui va bien avec son tronche, embobineur, tout ça. Ses doigts reposent sur un stylo-plume de luxe, finition à la feuille d’or, sûrement un cadeau des vrais patrons de l’île. A tous les coups, il sort de la famille et a pris un chemin détourné pour revenir.

« Vous n’êtes pas sans savoir que cette île est remarquablement calme. Tellement calme, en vérité, que nous n’avons rien eu à reporter depuis plusieurs années.
- Ouais, surprenant.
- Pas de plaintes, pas flagrant délit, rien. Je pense sincèrement que l’action de sensibilisation menée par la Marine porte ses fruits dans des proportions jamais vues auparavant.
- Ouais, grave, sûrement ça.
- Et donc, vous voulez ?
- Une escouade sous mes ordres.
- Désolé, mais il vous faudrait pour cela une accréditation numéro F-608 ainsi qu’un mandat M-22 et…
- Oui, oui, j’ai tout ça, là. »
J’sors les papelards de l’intérieur de ma veste, même pas des faux. Il les lit attentivement un moment.

« Et donc, pour quel motif ?
- Pour m’aider à arrêter ce voleur d’art qui fait du tort aux habitants des îles du Gouvernement Mondial, et par conséquent, au Gouvernement Mondial lui-même.
- Tout de même, quel timing.
- Comment cela ?
- Et bien, on vient de nous reporter un vol, sur l’île-même. Nous mettons évidemment toutes nos capacités pour retrouver le coupable mais il est possible qu’il soit…
- Lié à cette affaire, oui. Donc vous allez me fournir cette escouade pour faciliter mon enquête et…
- C’est que, malgré la présence de toutes les accréditations, il faut d’abord que j’en réfère, vous comprenez.
- Réfère à qui ?
- A ma hiérarchie, de toute évidence.
- Quelle hiérarchie ?
- Laissez ça à la Marine, mon garçon.
- Mon garçon ?! Dites voir un peu, mon vieux, vous avez vos ordres, et vous allez y obé… »

La porte s’ouvre brusquement, sans toquer. Un Marine galonné lieutenant s’arrête quelques secondes sur la porte, surpris que j’sois là. Le patron lui fait signe de s’approcher. Le nouveau venu, plutôt jeune, s’approche, puis lui souffle à l’oreille des trucs que j’comprends pas pasqu’il parle tout doucement. Mais, juste sous mes yeux, Mandillo devient progressivement tout pâlichon, puis carrément livide. Ses mirettes s’écarquillent, aussi.

Il prend une inspiration hachée tandis que son acolyte le regarde, l’air inquiet, mal à l’aise, aussi.
« Il s’passe quelque chose ? Que j’demande.
- Rien qui ne vous concerne.
- Un nouveau cambriolage ? Que j’m’entête.
- Non, non, rien de tout ça… »

Puis il cligne des yeux, et j’vois un léger rictus se dessiner avant que ça se transforme à nouveau en sourire affable, le même que depuis le début. Il reprend bien vite des couleurs et, d’un geste, dit à son inférieur hiérarchique de se barrer. La porte claque martialement. J’ai un genre de mauvais pressentiment. Les mains de Mandillo se posent à nouveau sur son beau stylo-plume, qu’il prend avant de saisir une feuille dans un tiroir. L’affectation dont j’ai justement besoin.

« Hé bien, vous jouez de chance, agent Aurélius. Je vais finalement pouvoir vous fournir vos hommes. »
Avec un entrain à peine dissimulé, il signe les papiers et les tamponne de toute son autorité de chef.
« Un problème, agent Aurélius ?
- Non, non, je suppose…
- Bien, tout est en ordre. En ce moment-même, il devrait être en train d’accoster. Je ne sais pas exactement s’il est venu accompagné, je vous laisserai voir cela avec lui.
- Hum ?
- Tout va pour le mieux, alors.
- Oui… Merci pour votre coopération.
- Mais de rien. »

Un sourire un peu carnassier.
« Bon courage avec le Lieutenant Canard Un. »

J’sors. Canard Un. J’gratte ma mémoire, en essayant de voir si y’avait un truc important, si c’était quelqu’un de spécial. Rien. J’en grille une devant la base en attendant qu’il se pointe.

Sale histoire, j’le sens pas, putain.
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Canard Un
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Dim 25 Déc 2016 - 23:49


Lorsque l'on cherche la définition du mot "introduction" dans le dictionnaire Larousse, on peut y voir une certaine note, précisant qu'utiliser l'introduction "la définition dans le dictionnaire Larousse" pour quoi que ce soit est tellement cliché que même les personnes possédant encore un dictionnaire physique devraient l'éviter. Ou l'auteur imagine, il ne fait malheureusement pas partie de ces personnes, étant un fier utilisateur d'internet, et ne pourra pas vérifier. Par contre, malgré l'année passée à ne pas s'approcher d'un forum sur lequel incarner un pirate, il reste particulièrement doué pour commencer un post. La poste, c'est d'ailleurs là que se trouvait notre nouvelle intéressée dans l'histoire. Une grande femme. Le genre de femme qui dépasse tout le monde dans la pièce, si elle ne se trouvait pas dehors -et dire qu'elle dépasse tout le monde dehors serait légèrement présomptueux, l'auteur n'étant pas à jour sur tous les personnages du forum, il pourrait très bien y'en avoir des grands-. Le genre de femme qui pousse les mauvais romanciers à la qualifier avec "le genre de femmes". Le genre de femme qui cache un pistolet accroché à son bras, sous la manche. Malheureusement, aussi le genre de femme qui oublie de porter des manches longues et se retrouve maintenant à essayer d'expliquer l'arme en question à un quelconque badaud. Ce dernier n'est un genre de rien du tout, on va l'oublier dans quelques lignes alors ne perdons pas notre temps avec des figures de styles inutiles. La femme donc. Pendant un instant elle expliqua. Qu'elle ne savait pas du tout d'où venait cet étrange ustensile. Puis qu'elle l'avait certainement scotché par erreur à son bras. Puis qu'elle n'avait de toute façon jamais rien vu de tel, et respectait toujours la loi alors le badaud devrait avoir honte de l'accuser ainsi. Puis que de toute façon c'était pas ses affaires, hein. Et finalement, elle se rendit compte qu'elle n'avait effectivement aucun comptes à rendre à ce type et pouvait se contenter de le tuer en silence. Ouaip, dans une histoire sur le vol d'art. Et ce retournement de situation ne vient absolument pas du fait que l'auteur a oublié tout ce qu'il avait écrit dans le post précédent. Non non non monsieur.

- ain de saloperie de récitait le héros légendaire des océans on va m'en faire voir avec ces alors qu'il se baladait pas du tout joyeusement sur l'île d'espèce d'indéc afféré de devoir à nouveau s'occuper d'une quelconque et même pas des gros, des tout petits co avec l'aide d'un d'enfoirés de première de fils d ce qui le poussait à marmonner comme le vieil homme qu'il et j't'en foutrais moi du pu particulièrement, mais attendez une seconde, pourquoi j'suis interrompu moi j'suis le narra jusqu'à Marie Joie et les fesses en alors ça c'est la meilleure, c'est lui que faut couper, pas moi, moi je décr comme une bonne grosse connasse ah bah super, vous stoppez même plus au bon moment maintenant, il vient de dire connasse exactement comme son empaffée de bon ça va bien cinq minutes mais branluchards tous autant qu'ils MAIS TA GUEULE.

Donc, je disais. Canard Un avançait rapidement sur le port, s'occupant l'esprit en marmonnant des insultes à tout va. Tel le vieillard aigri qu'il était indéniablement. Le marine venait de recevoir ses ordres. Comme quoi il devait enquêter. Comme quoi il devait enquêter avec un autre type. Peut-être quelqu'un de fortement capable, peut-être le plus grand enquêteur au monde. Seulement, l'entière part du monde qui entre dans la catégorie "autre type", Canard la déteste. Qu'ils soient des officiers admirables ou des criminels notoires. Et c'est pas une question de sexisme non plus. Il y a bien eu quelques exceptions dans la catégorie "autre meuf", ses ex-femmes, ses deux filles (spoiler pour l'intrigue n°41 des histoires du lieutenant, qui sera certainement écrite en 2056) mais éventuellement même elles ont finies dans la longue liste des détestés. Avec le reste du monde. Et certainement des autres mondes. Si l'on admet l'existence de dimensions parallèles ou d'univers alternatifs, on peut partir du principe que Canard Un déteste les gens qui y vivent.

- Lieutenant Canard Un je présume ?
- Présume ta mère. Se contenta de répondre l'intéressé sur un ton on ne peut plus nonchalant. Il avait complètement abandonné l'idée de politesse. Ou de respect. Si le collègue aurait pu prendre la pique, il regarda un instant l'armure de combat, contempla rapidement ses souvenirs liés aux faits d'armes du lieutenant et décida finalement de laisser passer. Puis indiqua la direction générale de la base à notre protagoniste.

Contrairement à un populaire héros criminel ne possédant aucun sens de l'orientation parce qu'il faut bien donner du potentiel comique même à un personnage complètement sérieux et classe et badass et gnagnagna (Canard Un lui-même en a, qui apparaîtront dans les intrigues n°08, 17, 22 et 39) le vieillard se débrouillait avec la géographie. Et les faibles indications furent suffisantes pour atteindre le QG. Devant lequel se trouvait un petit con. Sans le moindre élément de jugement, toute personne ayant moins de la trentaine entre par défaut dans la catégorie. Surtout lorsqu'ils n'ont aucune autre caractéristique remarquable, identifiable et collable d'un adjectif négatif. Après avoir passé une vie à suivre les ordres, à essayer tant bien que mal de contenir sa colère pour l'humanité dans un recoin renfermé de son cerveau, tout ça dans le but de servir ses principes, ses objectifs. Défendre la justice, quitte à sacrifier son aigreur. Aujourd'hui Canard avait abandonné tous ces machins là, ce qui le poussait à ne plus rien contenir. Au contraire, lorsqu'il rencontrait quelqu'un, il essayait de trouver la chose la plus désagréable qu'il puisse faire, histoire de bien lui montrer qu'il ne pouvait pas le sacquer. Dans notre cas, ce fut s'approcher de Rinwald, et étendre la cigarette en l'écrabouillant d'un geste de la main en acier.

- J'suppose que t'es l'éventuelle raclure avec qui on m'a collé ? Le certainement incapable que j'vais devoir me coltiner ? Subtil mélange entre l'insulte directe et le conditionnel.
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Alric Rinwald
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♦ Localisation : Marie-Joie

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Lun 25 Déc 2017 - 19:53


J’regarde, interloqué, la cigarette qui jusqu’à présent envoyait sa fumée dans mes poumons et qui maintenant n’était plus qu’un baton tordu et éteint. Puis j’arrête de loucher comme un con et j’mate le coupable, un vieux en armure avec une sale bouille. J’éjecte ce qui reste de ma clope deux mètres plus loin et j’en sors une autre. Stoïque.

J’baisse à peine mon briquet après l’avoir allumée qu’il tend à nouveau la main pour l’éteindre, mais j’avais davantage prévu le coup cette fois-ci. J’me tourne et j’sens le déplacement d’air de son mouvement et j’prépare un ricanement de bon aloi. Puis mes pieds se prennent dans le sien, tendu, et j’trébuche.

Le cul par terre, j’ai l’air vachement moins malin.

Mais ma clope est toujours allumée et dans ma bouche. Les p’tites victoires.

J’me relève et j’époussette mes fesses, le visage impavide.
« Vous êtes ?
- Le type qui va devoir faire babysitting d’un gamin assez jeune pour encore têter le sein de sa mère et en même temps résoudre un crime.
- La réponse que j’attendais, c’était Lieutenant Canard Un, mais si c’est pas vous, je vais attendre. C’est vrai que ça paraissait bizarre, qu’on me refile un vioque qu’a l’air de sortir de son cercueil. »

Il pousse un grognement et s’adosse à un mur. J’fais pareil.

Un quart d’heure après, on regarde tous les deux, fixement, devant nous, en ignorant celui qu’est à deux mètres à peine. Le grouillot du chef de la base de tout à l’heure s’approche de moi en jetant des regards méfiants au vieux.
« Dites, vous pensez pas que vous devriez y aller, maintenant ?
- J’attends le Lieutenant Canard Un, en fait.
- Mais il est juste à côté de vous.
- J’saurais pas dire, il refuse de se présenter. Puis, soyons franc, il est trop vieux pour être encore dans la Marine…
- Comment ça, trop vieux ? Qu’il interrompt.
- Si, si, je vous assure, c’est le Lieutenant Canard Un. Il faudrait que vous y alliez. Le Colonel a reçu des appels et les patr… habitants se demandent quand ce sera résolu.
- Tant pis, vais y aller, on verra si un lieutenant Un me rejoint.
- D’accord, bon courage ag… Hé, vous faites quoi, Lieutenant ?
- J’y vais le premier, on verra si un bleu-bite du Cipher Pol me rejoint. »

La bouche encore ouverte, il nous regarde partir côte à côte mais pas ensemble.

J’commence à cerner le papy. Déjà, c’est vraiment le lieutenant Un. J’veux dire, contrairement aux apparences. Et, surtout, mais surtout, il est très pénible. J’sais pas si c’est son arthrose qui le rend agressif ou quoi, mais il est comme ces p’tits vieux qui te donnent des coups d’canne à Marie-Joie l’air de rien puis t’accusent de les bousculer dans le train.

Il nous faut pas long pour arriver au manoir de Mardino. Le message écrit en gros indiquant qu’il est honnête m’fait renifler. J’te cramerais tout ça, avec les gens à l’intérieur, et tout le monde se porterait mieux. Ou ça déclencherait une guerre des gangs qui ferait des milliers de victimes, y compris dans la population civile.

Quand on entre dans la pièce où le larcin a été commis, la première chose à noter, c’est le cadavre assis sur une chaise, et un grand mur blanc. Plus blanc que le mur autour, en fait. Il délimite donc a priori la taille du tableau, un machin finalement assez énorme.
« C’est vous les experts ? Demande un mafioso. P’tet le commanditaire.
- Non, je suis venu tout seul, dit Un.
- Mais alors… C’est qui, le type en costard ? C’est un des nôtres, Paolo ?
- Ah pas du tout, yé lé connais pas, boss. »

Il sort un magnifique revolver à poignée de nacre et le pointe dans ma direction.
« Enchanté. Et…
- ‘Ttendez ! J’viens aussi pour résoudre l’affaire du tableau. Je suis l’agent Aurélius du Cipher Pol 2. Je suis avec mon assistant, le Lieutenant Canard Un. »
D’un entrechat, j’esquive le pied qu’il essaie de m’écraser sur les orteils.
« Il faisait une farce en disant qu’il était venu seul. Nous sommes venus ensemble de la caserne.
- Hm… Peu importe, en fait. Résolvez-moi ça, et retrouvez-moi ce putain de tableau.
- Et le cadavre ?
- C’est mon neveu, j’en ai pleins d’autres. Des tableaux comme celui-là, je n’en avais qu’un seul. Et maintenant je n’en ai plus. »

J’marche direct vers le macchabée. Possible que le voleur, jusque-là sans accroc, soit tombé sur un os et ai dû commettre un crime pour pas se faire choper. Canard s’est lui dirigé vers l’emplacement du tableau et examine soigneusement les bords du cadre maintenant absent, ainsi que le sol. Grand bien lui fasse.

J’commence l’examen de la victime, tout comme j’ai pu apprendre. Âge, apparence, caractéristiques de la blessure. Là, c’est clairement un coup de poinçon en plein cœur. On voit même la croûte de sang séché au niveau de la poitrine. Puis le neveu était déjà soigneusement assis dans son fauteuil, confortable avec un verre de… cognac à l’odeur, et un cigare qui a achevé de se consumer dans un cendrier en cristal.

La classe de mafioso, quoi.

Soit il avait confiance en l’assassin, soit il s’était endormi, j’saurais pas trop dire.
« Il nous faudrait le nom du neveu.
- Paolo ? Il s’appelait comment déjà ?
- C’était Benvenuto, boss.
- Merci. Lieutenant Un, vous trouvez quelque chose du côté du tableau ou vous voulez que je vienne vous aider à regarder ? A votre âge, vous devez avoir les yeux abîmés… »
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