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La voilà, Shimotsuki, la contrée de l'épée!

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Ezekiel Alexanders

♦ Localisation : Ile de Shimotsuki - East Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 675
Popularité: 0
Intégrité: 0

Dim 21 Déc 2014 - 15:32



Le vent soufflait, rien de bien violent, juste ce qu’il fallait de douceur pour me faire émerger de ma torpeur. J’essayais de me rappeler l’enchainement des évènements qui m’avait conduit au lit, alors que je me redressais faisant tomber le bouquin qui était sur ma poitrine. Ça y est, ça me revenait enfin.  Je m’étais allongé pour lire au calme dans ma cabine et avait fini par m’endormir. Quelle heure pouvait-il bien être ? La nuit était tombée et avec elle, le bateau était devenu bien silencieux.

Je tendis la main et ramassais ma montre pour m’informer. Une heure trente-six minutes. J’avais sacrément dormi. De midi à une heure du matin, je dormais beaucoup ces temps-ci. Était-ce un fait dû à la mer ? Rien n’était moins sûr, mais c’était le septième jour successif maintenant. Je me chaussai, pris un fin paquet noir et sortis finalement de ma cabine pour me rendre sur le pont. Les planches craquaient doucement sous mes pas, mais ne me dissuadaient point dans mon entreprise. J’espérais juste qu’elles n’allaient réveiller aucun membre de l’équipage qui avait bien besoin de repos après la tempête que nous avions essuyé quelques temps après notre départ en mer.

Je finis par monter les marches bien plus silencieuses. J’arrivais sur le pont désert, baigné par la lueur des étoiles. Je regardai à gauche, puis à droite, aucun nuage à des kilomètres à la ronde.  Je  me rendais compte à cet instant que c’était la première fois depuis le début de mon voyage que j’avais pu connaitre pareille nuit de tranquillité. La brise marine sur mon visage et le calme qui l’accompagnait j’étais vraiment bien là. Cela me rappelait le bien être que je ressentais lorsque j’étais au dojo, après une longue journée de cours. J’en arrivais à repenser à  tout ce que j’avais dû laisser pour m’embarquer dans ce périple…

Maitre, j’honorerais notre promesse !
Je lâchais ces mots au vent, la tête levée vers les étoiles que je contemplais longuement.  Un petit moment de mélancolie auquel je me hâtais d’y mettre fin en baissant la tête et en me dirigeant vers le centre du pont supérieur.  Un moment où je suis tout seul, pourquoi ne pas en profiter pour réviser mes fondamentaux. D’autant plus que je dois reconnaitre que jusqu’à maintenant, j’ai négligé de mon entrainement. J’arriverais bientôt à destination. Je ne peux prendre à la légère ce qui m’attend là-bas plus longtemps.

Je détachais la ficelle du sac que j’avais pris avec moi et en sortit un coffret noir d’ébène que je posais à mes pieds. J’ouvris lentement et cérémonieusement le coffret pour en sortir mon partenaire préféré. Le Shokûto-Reiki. Un sabre vraiment long. Pas aussi long que le serait un Nôdachi, mais bien plus long qu’un katana normal. Me relevant lentement, je dégainais lentement dans un premier temps pour finir bien plus rapidement le mouvement. La Lame sortit de son fourreau en fendant l’air. Je rengainais de nouveau, mais exécutais le mouvement cette fois-ci encore plus rapidement.  Je le ressentais clairement en cet instant, les sensations étaient différentes. Mon « iai » était différent de celui que je faisais habituellement. Je repris plusieurs fois le mouvement ce soir-là, jusqu’à entrer en pleine concentration. Je voyais à présent devant moi comme une ombre de moi-même exécutant le mouvement, voyant clairement que ma main était en retard sur la ligne que traçait ce moi fictif.



Je continuai à faire le geste plusieurs heures encore. Je dus bien me rendre à l’évidence, que l’image que j’avais de mon propre mouvement était d’une classe au-dessus de ce dont j’étais capable après ces deux mois sans entrainement. Je devrais travailler dur, car si je ne m’abuse, il ne me restait plus que sept jours avant d’accoster à l’île de Shimotsuki, conformément au programme donné par le capitaine. Pour l’heure je choisis de m’arrêter et de retourner à cabine histoire de prendre un peu de repos. Sans m’en apercevoir, j’y avais passé la nuit, et les rayons du jour commençaient à paraitre. J’eus droit à quelques remarques du capitaine qui avait assisté à la fin de mon entrainement. Nous échangeâmes un peu avant que je retourne dans ma chambre, bien embêté par ma performance de la veille. Je me choisis de me laisser aller à ma lecture encore quelques heures avant d’aller m’y remettre. J’avais suffisamment paressé comme ça durant ces deux mois. Il était temps de se chauffer les muscles en prévision de la suite.


Dernière édition par Ezekiel Alexanders le Mer 24 Juin 2015 - 18:35, édité 1 fois
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Ezekiel Alexanders

♦ Localisation : Ile de Shimotsuki - East Blue

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Lun 26 Jan 2015 - 14:21



Encore un peu hésitant je finis par me convaincre à me mettre en mouvement. Délaissant de nouveaux mes bouquins, je reprenais cette fois-ci un outil bien moins beau que celui avec lequel j’avais eu à m’exercer la veille et sortit de ma cabine pour monter sur le pont supérieur.  À la hauteur du soleil je conclus qu’on était proche de quinze heures, parfait pour commencer. Je m’affalais sur mes genoux dans la posture cérémonieuse un long moment les yeux fermés, entendant intérieurement les paroles que mon maitre me répétait sans cesse.

Graduellement, je partais. Je le sentais, et faisait de mon mieux pour ne pas perdre la sensation qui me parcourait le corps. Mon acuité montait, de même que ma perception des choses qui m’entouraient. Il était temps de commencer à présent, et de se remémorer toutes ces choses que j’avais délaissées un long moment par pure paresse. La tâche qui m’attendait à ma destination s’annonçait des plus ardues, et  nul doute que pour y survivre, que je devais être à mon summum. J’empoignais le shinaï à mes côtés, ce lourd sabre de bambou et me redressais toujours silencieux. Je sentais les regards de l’équipage et des autres passagers présents sur moi, mais il faudra bien plus pour troubler ma concentration.

Le bambou fendit l’air une fois, puis une seconde, puis une troisième fois, et plusieurs fois de suite, suivant des trajectoires dont moi j’avais le  souvenir et qui m’avait toujours  menée à  la victoire. Je donnais l’impression de danser à cause de la fluidité de mes gestes, qui semblaient continuer sans rupture. Danser, le mot était bien choisit, car ce que je travaillais pour l’heure n’étaient autre que les différents katas qui composaient le premier mouvement du style des fleurs de cerisiers, le "Samidare". Un exercice long et compliqué au cours duquel à plusieurs reprises je pus ressentir des manquements dans ma maitrise du sabre.  Des points que je pris la peine de noter sur un parchemin à la fin de la séance afin de trouver des contremesures dans mes ouvrages et combler ces déficits lors des séances suivantes.

Les journées qui suivirent se ressemblèrent énormément, car je multipliais comme jamais encore j’avais fait, le nombre de mes séances de travail. Le temps pressait, et je me devais de redevenir le plus performant possible, car m’attendait une tâche ardue. Un maitre dans un art n’était jamais un adversaire facile, surtout sur un lieu qui fut créé par l’un des plus grands bretteurs qu’ait pu porter ce monde, Roronoa Zoro, l’utilisateur du style à trois sabres, le Santoryuu. L’idée de me frotter à la crème de la crème avait comme un effet galvanisant sur moi, si bien que je ne me rendis même pas compte des jours qui passèrent à une vitesse folle, jusqu’à ce que j’entende au petit matin un membre de l’équipage chargée de la vigie crié :
Terre en vue !
À la seconde où j’eus suivi ces paroles, mon cœur bondit dans ma poitrine. Nous y étions enfin,  le moment que j’avais attendu durant ce long voyage allait avoir lieu là bientôt. La terre du maitre était à portée de mes doigts. J’allais fouler cette terre, et rien que d’y penser me faisait trembler chaque particule de mon corps. Je me hâtai à ranger ma cabine et à refaire mes affaires avant de monter sur le pont pour admirer le petit point au milieu des flots qui grossissait avec le temps.
Nous-y voilà donc…Shimotsuki !

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