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De Zéro à Banaro : première escale. [1625]

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Galowyr Dyrian
Le Sable Rugueux
Mousse

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Mar 30 Déc 2014 - 13:06

Adossé à un arbre, la cigarette à la bouche, j’étais plongé dans mes lectures. Difficilement, je n’avais jamais été spécialement doué. Surtout que celui-là était costaud. Seito me l’avait refilé, c’était la biographie de notre tout nouveau corsaire, Jack Calhugan.  Seito ? C’est qui Seito ? Seito Tire-la-Chance, capitaine de l’équipage pirate des 52. Un joueur de carte plutôt doué qui avait à la suite d’une partie de carte malheureuse conduire un certain borgne à Banaro ? Pourquoi Banaro ? Et pourquoi pas ?

Pendant que les 52 se coltinaient l’escale ravitaillement, je profitais tranquillement du temps clément qui baignait sur cette charmante petite île, et surtout de ma lecture.

Je me souviens du jour où j’ai appris à lire. Enfin où l’on m’a appris à lire. Ce n’est pas le genre de truc que l’on apprend soit même. Avec les années de recule je ne sais même pas si Dyrian était un bon prof ou pas, sauf à considérer que les taquets soient la meilleure forme de pédagogie au monde. Le sale mioche assoiffée d’aventure et de piraterie que j’étais enfermé dans une putain de cabine trois heures par jour avec un capitaine pirate à faire pâlir de honte la plus revêche de toutes les institutrices.  Lire et écrire. En voilà un pouvoir étrange, quelque chose d’à la fois incroyablement commun et incroyablement puissant. La lecture est à l’esprit ce que l’exercice est au corps disait mon père, souvent avant d’ajouter qu’un pirate avait autant besoin de son esprit que de ses mains. En particulier quand il n’en avait qu’une.

Apprendre à lire c’est frustrant, humiliant surtout à l’âge où je l’ai fait. Un véritable saut dans le vide et sans filet. La moindre virgule, le moindre accent est une menace. Une phrase devient un chemin semé d’embuches prêtes à vous faire trébucher. Mais venir à bout des épreuves les plus difficiles, offrent bien souvent les plus belles des récompenses. On ne voit plus là des symboles de notre ignorance. Ces lettres, ces accents, ces maudites cédilles et autre signes de ponctuations ne sont dès lors plus un ensemble disparates de symboles abscons. Soudain tout prend sens. Vingt-six lettres ouvrent la porte à l’infinité. Des tonnes et des tonnes d’histoires, de batailles, d’amour et de rire. De tous les cadeaux de Dyrian celui-ci était le plus beau. Voilà pourquoi dès que j’ouvre le moindre bouquin je sens un puissant vent d’émotion en moi. Je le revois me tendre un vieux tome poussiéreux en souriant. Je redeviens l’enfant que j’étais. Pas l’orphelin des bas quartiers de Goa. Juste un enfant émerveillé par les contes que dessinaient les lettres pour moi. C’est déjà beaucoup. Pour ajouter à ma nostalgie la brise qui soufflait sur l’île charriait des odeurs marines qui se mêlaient à celle de mon tabac. Pour une fois depuis longtemps j’étais bien. Aussi bien que l’on puisse être avec une escouade de petits camarades de la Marine braquant leur arme réglementaire sur ma pauvre trogne.
Un soupire et mon livre se referme. Tu perds rien pour autant toi, mais pour le moment j’ai un bien plus vieil ennemi à qui je dois botter les fesses.

Que puis-je faire pour vous Messieurs ?

Ferme la pourriture de pirates. On sait que tu es avec Tire-la-Chance. Maintenant tu vas nous suivre gentiment et on vous embarque tous.  

Faire une escale sur une île grouillant de marine, c’était quand même pas de bol. Tire-la-Chance, tu parles d’un surnom fallacieux. Aussi pertinent que si je me faisais surnommer Galowyr Deux-Yeux. Quelle bande de con. Pour récupérer mon moyen de transport, il allait falloir faire preuve d’esprit. Et ça tombe bien j’avais quand même eu le temps de faire l’échauffement.


Dernière édition par Galowyr Dyrian le Mar 30 Déc 2014 - 13:35, édité 1 fois
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Galowyr Dyrian
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Mar 30 Déc 2014 - 13:10

J’ai suivi bien docilement ces messieurs. Ce n’est pas le moment de se faire remarquer. Tant que ces guignols ne remarquaient pas qu’ils avaient affaire à un logia, je pouvais faire ce que je voulais. Ce n’était pas encore le moment de dévoiler sa main. Pour l’instant je suis docilement le cours de la partie. Docile … C’est le mot qui convenait parfaitement à ce pauvre Seito. Une blondasse, s’amusait à le martyriser à coup de canne. Je n’aurais pas voulu être à sa place. Lui aurait sans doute préféré que je sois à la sienne.

Même si pour être tout à fait honnête, ce qu’il aurait réellement préféré c’est de passer un peu de bon temps avec sa tortionnaire qui est ma foi pas désagréable à regarder. Même si j’imagine que mon niveau d’exigence féminine doit avoir largement baissé, la dernière femme à qui j’ai parlé plus de dix minutes étaient une capitaine pirate sanguinaire capable de vitrifier tout une île sur un coup de tête. A côté celle-ci a presque l’air charmant. Et le presque a son importance.

C’est qui la meilleure ?
C’est le commodore …
*Spaf !*
Madame le commodore !
Madame le commodore …
*Spaf !*
C’est qui la meilleure ?
Je me demande depuis combien de temps ce cirque peut durer. D’un côté je ne dirais pas non à regarder ça un peu plus longtemps avec une bière et une clope. C’est en effet plutôt marrant. Et le plutôt a son importance. Parce que voilà que la blondasse tourne son regard de mon côté. Et quel regard.

Glacial, au sens propre comme au sens figuré. Un bleu pâle semblable à celui des mers de glace de North Blue. Un turquoise éclatant serti de pupilles noires qui ne laisse transparaitre la moindre émotion. Un regard de prédateur prêt à vous dévorer sur place. Un prédateur apparemment satisfait de lui car elle peine véritablement à masquer un sourire. Apparemment taper des types incapables de se défendre à coup de canne l’amuse. Et franchement comment décemment lui en vouloir ?

C’est qui ça ?

Je déglutis, ça va ne pas tarder à être mon tour. Le gentil lieutenant fait piteusement son rapport à sa supérieure. Il avait eu un signalement d’un honnête citoyen et avec ma tronche pas commune ce n’était pas bien dure de me retrouver.

C’est un peu là que le bât blesse. Ma tronche on ne l’oublie pas si facilement.

Bande d’abruti. Ce n’est pas un 52 celui-là …

Son sourire effacé devient enfin franc. C’est officiel là ça sent pas bon. Tellement pas bon qu’elle met la main sur la poignée de son sabre.

Il vient d’un équipage pirate qui me tient particulièrement à cœur. J’ai fait une promesse à un petit chiot et je compte bien la tenir. Les Bloody Sorrow. Le capitaine Drogo Pän Dragon, le médecin Zarechi Ozuka, les jumeaux Maka et Aïo, le charpentier Gjallahorn Heimdall, le navigateur Hayato Raito, mon petit préféré Grey le canonnier et enfin le cuisinier …

Chacun des noms que prononce cette garce est un coup de lame dans mon estomac. Chaque nom s’accompagne immédiatement dans mon esprit d’une image. Cette longue litanie de ceux à qui j’ai failli se termine par le nom du plus pathétique de l’équipage.

Galowyr Dyrian. J’ai raison l’éclopée ?

De dire que ce sombre crétin à cheveux roux est ton préféré, alors que tu n’as même pas rencontré le plus charmant membre de l’équipage ? Moi j’appelle ça une grosse connerie « Madame le Commodore ».
J’accompagne ma réponse d’un sourire satisfait. Sa réponse est moins aimable. Elle dégaine un long sabre et avance lentement vers moi.

D’après mes souvenirs ta prime ne dépasse même pas les 40 millions et tu viens faire le malin avec moi. Je vois que vous êtes tous les même, des chiens mal dressés qui ne savent qu’aboyer.

Je jette un regard à Seito et à ses hommes, leur faisant signe de la tête à se tenir prêt. J’ouvre ma main devant moi. Un cliquetis mécanique parvient à mes oreilles me rappelant que les sympathiques hommes en blanc qui m’encadrent sont armés. Un infirme menotté avec une cinquantaine de type braquant leur arme sur lui, et un vilain commodore voulant lui faire la peau … Sur que je n’aurais pas eu la côte auprès des bookmakers. Mais bon, il y avait une donnée importante qui leur avait échappée.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que je suis le plus mal dressé de tous …

Le sable se met à tourbillonner dans ma paume, vous allez regretter d’avoir raduché sur le granit marin. Comme quoi sous-estimer les estropiés, ça vous revient toujours dans la gueule. Et par ça, je veux dire du sable.

Desertio Huracán !

L’onde de sable projette tout le monde au sol. Tout le monde ? Non, madame le commodore se tient là, toujours fièrement. Son sabre planté dans le sol. Elle se redresse, droite comme un i, son regard perçant toujours pointé vers moi. Un gros morceau celle-là. Un gros morceau qui semble avoir un contentieux personnel avec moi et dont j’ignore tout. Profitant de ce moment de répit j’allume une cigarette.

Et si l’on faisait plus amples connaissances commodore ?

Sa lame siffle à quelques centimètres de mon visage. Seule ma fidèle prothèse l’empêche de m’offrir une seconde balafre au visage.

La seule chose avec laquelle tu feras connaissance pirate, c’est ma lame.

Point plutôt rassurant, finalement je crois que ce coup-ci je n’aurais pas besoin de mon esprit.
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Mar 30 Déc 2014 - 13:13

Ma lame de sable vint s’écraser sur le sabre de mon adversaire. Elle était décidément bien trop coriace pour se laisser avoir par mes simples techniques de bas étage. Mes œil gris défie son regard bleu un instant. Un court répit qui met fin à notre premier échange de coups. Je reprends mon souffle, aucun de nous n’y était allé complètement à fond, elle s’était contentée de me jauger, pour ma part j’avais fait ce que je pouvais pour ne pas lui révéler l’intégralité de ma main. Cependant elle avait déjà bien cerné à quel genre de joueur elle avait affaire.

Un fruit du démon hein ? Tu pourrais bien être une vermine plus difficile à écraser que ce Grey. Tu feras un bon échauffement avant d'aller l'arrêter.


Je ne suis pas sûr de comprendre princesse. Cette ordure de rouquin n’a jamais été mon copain. Mais tu dois faire erreur … Il est comme les Bloody Sorrow, il est mort, il a coulé au fond de Reverse Mountain.


C’est là qu’elle éclate de rire. Cet insupportable petit sourire qu’elle affichait depuis le début se mue en un rire atroce à mes oreilles.  Elle commence à sérieusement me taper sur le système.

Mort tu dis ? Vous n’êtes pas seulement faible dans ce misérable équipage, vous êtes complétement stupide. Un sombre idiot dans ton genre est-il seulement capable de lire les journaux ?

C’est là qu’elle raconta toute l’histoire. Comment on lui avait livré Grey à Reverse, comment elle l’avait envoyé pourrir à Impel Down, comment il s’en était échappé et surtout la promesse qu’elle lui avait faite. Celle de traquer et de détruire son équipage. Je parvenais difficilement à garder l’air impassible qui me caractérise. Ce qu’elle racontait … c’était impossible. Grey était mort. Il devait être mort. Sinon cela voulait dire qu’il nous avait abandonné.

J’étais extrêmement déçu d’apprendre que votre navire ait été coulé avant même que je n’ai le temps de m’amuser avec vous. Tu me serviras de lot de consolation. Piteuse consolation, mais ça fera mon affaire. Ensuite je te trainerais toi et Tire-la-Chance en prison et ton camarade rouquin ne tardera pas à vous suivre.

L’envie de parler m’est soudainement totalement passé. Je n’ai qu’une envie voir ce charmant petit visage couvert d’hématomes. De laver l’opprobre dont  cette garce venait de couvrir le rêve de Drogo. Oui j’en avais assez attendu, place aux gnons maintenant.

Je te l’ai déjà dit Commodore. Ce crétin de roussâtre n’est pas mon camarade. Et écraser ce minable ne fait pas de toi mon égal loin de là.

Je m’élance vers elle, crochet en avant. Avec une seule chose en tête, voir la douleur dans ce regard bleu.


Dernière édition par Galowyr Dyrian le Mer 31 Déc 2014 - 12:04, édité 1 fois
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Mar 30 Déc 2014 - 13:14

Les deux turquoises ne me lâchent pas du regard. Telle une jeune fille en fleur ne quittant pas des yeux son cavalier à son bal de promo, Madame le Commodore n’a aucune attention de me perdre de vue la moindre seconde. Après tout même si ce n’est pas en raison d’une tradition stupide d’ados complétement bourré à la bière et que j’ai extrêmement peu de chance d’avoir droit à un baiser à la fin, il est vrai que nous dansons.

Une danse plus débridée, plus brusque. Faites de pas de côtes, de mouvements rotatoires. Le sifflement de sa lame accompagne le claquement de nos pas sur le sol donnant à tout cela un tempo passant parfois brusquement du largo au presto. Nos deux esprits s’enivrent et nos corps bougent d’eux même. Comme si les pas étaient gravés dans nos mémoires. Sa lame ne parvenant qu’à faire gicler du sable, sans ne m’infliger le moindre dommage.

C’est tout ? Moi qui croyais que la meilleure c’était madame le Commodore.

Tu n’as encore rien vu insolant …

Et elle prononce alors les mots qui vont changer totalement celui qui mène la danse.

Devoir m’abaisser à utiliser mon haki pour un déchet de ton niveau … Tu vas me le payer pirate.

Soru !


Et voilà que ma cavalière disparait. Pas pour partir dans les bras du capitaine de l’équipe de foot non. Pour me défoncer la tronche.

Devant moi, derrière moi. A gauche, à droite. J’ai à peine le temps d’esquisser le moindre mouvement qu’elle est déjà ailleurs. Cette vitesse est surhumaine. Je reste là, immobile, complétement coi. Je tente vainement de la suivre des yeux mais c’est impossible. Et soudain après avoir bien joué avec mon mental, elle est là juste devant moi. Le sabre se lève ; il m’apparait étrangement noir. Et tranche.

Et alors que je sens mes jambes faiblir et qu’un de mes genoux touche le sol. La douleur est vive. Bien trop vive. Je redresse péniblement la tête. Et elle sourit Un froid glacial me transperce tout à coup. Ses yeux givrants me fixent toujours.
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Mar 30 Déc 2014 - 13:18

T’es vraiment trop lent le borgne.

Bordel … mais t’es qui toi ?

T’as encore abusé sur la bouteille toi ? Ou alors t’es encore plus con que prévu.

Grey ?

Je vois que t’as encore deux neurones fonctionnels malgré que tu sois en train de te faire botter le cul.

Ferme la,  crétin. Je n’ai pas envie d’avoir une discussion avec toi. Encore moins d’en halluciner une. Puis j’aimerais bien t’y voir. Ses mouvements sont impossibles à suivre.

Ah oui là c’est grave. T’es encore plus stupide que t’en a l’air. Finalement c’est comme les mains et les yeux. T’as qu’un neurone … Depuis quand les borgnes comptent leur vue ? C’est un peu comme si tu voulais jouer de la guitare avec ta main en moins. Tu n’as pas besoin de voir pour gagner.

Je crois que j’ai compris ce que tu veux dire …

Bah c’est que mon boulot est terminé. Apparaître dans ton esprit me dégoute tellement que je vais pas rester plus longtemps que nécessaire. Te fais pas tuer l’éclopé. Cela m’embêterait de rater tes funérailles.

Grey ?

Oui ?

La prochaine fois que je te croise … Je t’explose bien comme il faut.

Tu essaieras, Galowyr, tu essaieras.
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Mar 30 Déc 2014 - 13:22

Je quitte une présence déplaisante quoique qu’illusoire pour une autre bien réelle.  Hilda Garde me fixe toujours. Une seconde à peine s’est écoulée. Ma volonté anime mon corps. Je sais comment venir à bout de ce maudit soru. La chaine de mon crochet fuse, l’obligeant à reculer … Où à s’envoler c’est selon. Là ma cocotte tu fais que me rappeler de mauvais souvenir. Pas aussi désagréable que le rouquin, mais aussi douloureux. La dernière personne que j’ai vue volé m’a pris ma fierté et mon équipage. Et il y a une chose dont je suis sûr, c’est que tu es loin de son niveau ma petite Hilda.

Geppou.

Dit-elle d’un air supérieur. Faut dire que je suis en piteux état. Il va encore falloir recoudre ce maudit manteau. Elle ne m’a pas loupé. Un sale coup de ce genre encore une fois et je gagne un allé simple pour le paradis des pirates. Si jamais ça existe. Et comme si mon combat était trop simple, voilà que la bougresse vient de rajouter une dimension à l’affrontement.

Je ferme l’œil. Et je respire calmement. J’avais vaincu les rasoirs sur Whiskey Peak grâce à cela, je pouvais en faire de même contre cette petite raclure de commodore. Rien n’avait changé depuis le début de l’affrontement. Nous étions toujours en train de danser. J’avais juste perdu le rythme. Je devais le reprendre. Mon esprit se concentre. Les vagues s’écrasant sur les falaises escarpés de l’île. Les arbres poussant paisiblement, les milliers de vie y habitant. Les oiseaux faisant leur nid sur leurs cimes. Et au-dessus de tout cela elle. Attendant paisiblement comme le rapace attendant de fondre sur sa proie.

Toc.

Toc.

Toc.

Je le sens. Je le perçois péniblement, mais je le tiens. Son rythme à elle. Je me concentre dessus. Il accélère et elle disparait. Mais je ne la vois plus. Je n’ai plus yeux. Mais je n’ai jamais vu aussi bien. Tu ne perturbes plus avec tes mouvements incessants.

Toc. Toc.Toc.

Le métronome s’emballe. Ses mouvements se rapprochent de moi. Je la vois l’attaque. Non le mot est bien trop faible. Je la ressens. Tout l’indique. Les oiseaux dans le ciel, le vent qui souffle, le bruissement des vagues. Ce n’est plus le sifflement du sabre qui pose le tempo. C’est la machine-monde. Alors viens Hilda, je sais d’où tu arrives.

Mon corps bouge de 90°, ta lame maculée par mon propre sang passe devant mon torse. J’attrape ta main armée. Pendant un instant, on pourrait croire que nous sommes deux amoureux en train de valser. L’instant d’après, on dirait une vieille ordure alcoolique prenant plaisir à martyriser sa pauvre femme. Nous venons de vivre une superbe vie de couple en l’espace d’un instant. Ma clef de bras lui fait lâcher son arme. Et le pouvoir du fruit du sable commence à faire effet.

Je t’aurais bien invité à boire un verre, mais comme on dit chez vous ? Ah oui pas pendant le service.

Je triomphe. Pas longtemps. Mon concentration perdue je n’entends plus son rythme. Et elle en profite bien la vicelarde. Un coup de pied bien méchant en plein dans la plaie ouverte par son sabre. Je vous laisse imaginer comment ça ne fait pas du bien, pendant que je m’envole au loin.

Je me redresse péniblement. La main posée sur ma plaie. Elle avance lentement vers moi. Le sourire des vainqueurs aux lèvres.

C’est fini Dyrian, tu n’as nulle part où fuir.

Maintenant qu’elle le dit … Devant moi il y a un commodore à tendance sadique qui ne me lâche pas du regard et derrière moi, une jolie falaise donnant droit sur de l’eau de mer. Surtout que vu l’état lamentable dans lequel je suis, je ne vais pas faire de folie.

Ne sous-estime jamais  les capacités de fuite des Bloody Sorrow, commodore.

Je souris péniblement mais c’est vrai que je ne vois pas vraiment comment m’en sortir ce coup-ci. Je ferme l’œil. Et je me concentre. Plus sur le commodore qui fanfaronne encore un peu, mais sur tout ce qui m’entoure. Il doit bien y avoir un moyen de m’enfuir. Je cherche désespérément un moyen de me sortir de cette mauvaise passe. Mais mon esprit est embrumé, c’est comme essayer de chercher un truc qu’on a perdu quand on a un coup dans le nez. Les bêtes, les plantes, la mer, le vent, les nuages, ce n’est plus un tempo que j’entends, c’est un vacarme dont je peine à distinguer les instruments. Et soudain, une silhouette floue, m’apparait. Puis je comprends. Mon esprit se resserre sur Hilda Garde. Ma respiration se fait pénible.
Soru.
Elle veut en finir maintenant elle sait que je ne suis plus en position d’esquive. Son regard perçant à tout vu, la peur, le doute, la douleur. Le prédateur n’a plus qu’une chose à faire. Porter l’estocade. Tout son esprit est porté sur cette obsession. Ne jamais perde son adversaire du regard. Ne jamais être distrait. C’est cela les grandes règles du combattants. Et c’est celles qui vont te faire perdre.
Le coup est porté avec précision et puissance, juste assez pour me mettre définitivement hors combat. Mais le coup tombe dans le vide. Tout comme moi. Je bondis en arrière, droit dans la mer. Mais avant cela petit cadeau d’adieu princesse.

Desertio Calibur !

Mon bras tout entier se change en lame de sable et transperce son corps. Maculant son uniforme blanc de sang. Suffisamment pour l'empêcher de me suivre. Un partout ma grande, on fera la revanche une prochaine fois. Mon corps chute. J’espère que j’ai bien calculé mon coup sinon ça va mal finir.

Plouf !

Ou plutôt bang ! Devrais-je dire. Mon corps percute le bon du navire, éclatant en un tas de grain de sable. Je le reforme péniblement.

Et bien ce n’est pas passé loin Tire-La-Chance. Si vous aviez décidé de passer de l’autre côté j’étais cuit.

Comment as-tu su que nous étions là ? On ne devrait pas pouvoir nous voir du haut de la falaise.

Et depuis quand les borgnes comptent sur leur vue ?


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