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Blues Session 1626 : Soul Slow of Slave Boat

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Gruugius


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2015-01-24, 23:59

Décidément, pour un homme qui rêvait de liberté, tomber sur ce fanatique de Macty Son… au moins je lui ai réglé son compte à cet enfoiré.

Il est pas près de revenir … ceci dit moi aussi je suis pas près de revenir.


Voilà deux jours que le lieutenant d’élite m’a fourgué au négrier qui m’emmène à l’Île des Esclaves. Les gars qui nous transportent n’ont rien d’humain mais plus du pirate sans scrupules. Genre comme ceux que j’avais arrêté à Logue Town.

Ils sont une cinquantaine de requins en comptant leur capitaine. Ils sont tous probablement d’anciens criminels reconvertit que la marine tient à l’œil. Il n’y avait pas d’autres explications à l’horreur qui a envahi mes sens au moment où ils m’ont emmené dans la cale.

Un nombre incalculable de personnes, toutes races confondues de l’homme-poisson, au géant en passant par des anges et des humains, même des nains, attachés par centaine, tous agglutinés les uns contre les autres. Ça puait la merde, la pisse et le vomi. Aucune aération d’air.

Ils n’ont même pas pris la peine d’attacher les esclaves au navire, on a seulement des menottes aux poignets et aux pieds. Par contre ils sont lourdement armés en haut. Un des hommes m’a jeté dans la cale comme on jetterait une clope dans la mer une fois finie.

PLOP

J’ai atterri sur une mer d’être humain. L’odeur, des déjections des autres m’est rentrée par les trous d’nez, comme on défonce une porte à coup de bélier, direction mon estomac droit devant.

J’ai pas pu me retenir,  aussitôt j’ai pas pu m’empêcher de faire comme les autres : rajouter une fragrance de mon vomi, à cet ignoble eau de toilette qui rempli tout l’espace de la cale.

- Gnégnégné, t’inquiètes pas le nouveau, vous faites toujours ça quand vous embarquez, mais après vous finissez toujours par vous y habituer gnégnégné …
- Ferme là connard je j… bwééééééé … jure que j’te bwéuuuuuuhoooooaar … le cul dès je bwuuuuurrrrrrrr … ai
- Gnégnégné parle français je te comprends pas gnégné.

GLANG

L’homme de main m’avait fermé la grille de la soute en pleine tronche. Me voilà avec mes nouveaux compagnons d’infortune.

Finalement gnégnéman avait raison on commence à s’y habituer au bout d’un moment. On s’habitue aussi à voir les autres tomber malade. Au début on s’inquiète pour eux puis finalement comme on peut rien y faire, on perd p’tit à p’tit une part de notre humanité, et on le laisse crever, priant pour ne pas que l’on choppe la merde qui l’a butté.

Putain, le géant à chaque fois qu’il pisse, c’est pas une flaque mais un lac qui s’étale de partout avec toute sa faune et sa flore locale. J’vous parle même pas d’ses excréments : ils  pourraient nourrir dix hommes réunis.

Enfin s’il y a des mecs assez tarés pour bouffer c’truc.

Si on s’habitue aux crottes de biquettes des nains, mais celle du géant dégage une odeur acide qui a le chic pour vous tordre les boyaux à 360 °. Tout le monde prie pour que la mer soit calme afin que les remous n’aggravent pas notre état.

Ouais . . .

En une journée le géant avait jauni à vu d’œil. Son estomac faisait des gargouillis inquiétants et même franchement flippants. Ce jour là le géant nous regarda, on savait tous qu’il se retenait de toute son âme, et beaucoup l’encourageaient.  Il se mit, p’t’ain merde vous avez déjà vu un géant chialer ça vous chamboule votre âme, c’est une scène que l’on est jamais prêt à oublier.  

- Les gars je suis désolé …  je suis vraiment désolé, rhââââ, bwuuuu.

Puis ce fut l’enfer sur mer . . .


Dernière édition par Gruugius le 2015-02-11, 17:21, édité 1 fois
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Gruugius


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2015-01-25, 22:52

Coup d’boule à droite, un coude d’coude à gauche. J’en mords un autre dans le cou.

Pheu ! Goût d’pisse et d’merde … beuuuuuuuurk.


Quand j’étais p’tit on ma souvent parler de la ruée vers l’or, ben là c’est la ruée vers le fond d’la cale. Tous sont prêts à tuer pour ça, depuis que le géant à chopper la chiasse.

J’y échappe pas, je me sers de mes chaines pour étrangler. Parfois j’en étrangle deux en même temps, un avec les chaines des pieds l’autre avec les chaines de devant.  Qu’est ce que vous voulez c’est comme ça, lorsque l’on est prisonnier d’un de ces putains de rafiots de malheur on y perd son humanité.

Désolé Senseï, je ne dois pas tuer, mais là c’est tuer ou être tuer.

Les heureux gagnants se retrouvent à fond de cale tandis que les autres, hurle à l’aide à la grille de la soute ou sont étalés inconscients ou morts vers le géant.

- Les gars me laissez pas tout seul s’i’ou plait!
Déclame-t-il avant qu’un gargouillis immonde suivit d’une bouillie dégueulasse lui sort du trou de cul.Noooooooonnn, rrhhhhhââââ j’eeeeen peeeeeeuuuux pluuuuuuuuus !!!!!

Sauf que dans notre précipitation on a mal géré le coup.

Cents esclaves et leurs fers qui se déplacent d’un bout à l’autre d’un rafiot ça crée du mouvement et le bateau a commencé à dangereusement se pencher en arrière. Puis deux choses que nous avons appris à détester se jouèrent de nous : la loi de la gravité et la houle marine.

Le géant glissa vers nous prenant toute la largeur de la soute. Impossible à éviter il glissa droit sur nous, alors qu’un nouvel arrivage liquide, s’éjectait de son calbute. Enfin on suppose car on ne le voit plus. Puis ce n’est pas tout. Toute sa cagaille et son urine qui se trouvait à l’autre bout s’mirent aussi à couler sur nous.

J’vous jure que j’suis pas catho mais ce jour là, je crois que j’ai compris, une partie des supplices que subissent les damnés en enfer.

Ouais … Comment ça c’est impossible. J’aimerais bien vous voir moi : vous r’trouver la tête dans le cul d’un géant chiasseu.

Le pire c’est que dysenterie ou pas ils ont les fesses fermes,et du coup l’anus serré. Alors vous vous enfoncez facilement mais plus dur  pour en r’ssortir.

Je vous vois déjà en train de vous marrer, le pire c’est que j’ai pu réussir à retirer la tête que lorsqu’un nouvel arrivage trouva la sortie, ça avait lissé son popotin. Me demandez pas comment j’veux pas l’savoir.


Cherchez pas j’vous dis, ici-bas dans la cale de c’putain négrier c’est l’enfer. On était tous en train d’étouffer, certains comme moi dans la merde du géant, d’autre se noyaient dans sa pisse quand on l’était pas par le poids du mastodonte.

J’vous jure …

Tchô, monde de merde . . .


Dernière édition par Gruugius le 2015-02-11, 17:24, édité 1 fois
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Gruugius


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2015-02-03, 23:52

Mes poumons me brûlent, mes muscles se contractent, mon visage devient rouge, puis bleu.

Puis vint le silence.  L’obscurité. Puis enfin alors qu’une éternité semblait passé, ce foutu tunnel de lumière.  Après l’horreur « dysantrique » qui est survenu, recevoir autant d’énergie d’amour, et ce sentir aussi léger c’est déjà le paradis en  soi.

Alors je m’y engage.

Puis, c’est l’amour. Mais alors une quantité d’amour infini, tellement infini que j’ai l’impression que mon cœur va fondre ou exploser. Je deviens comme un bisounours.

Petit à petit la lumière se dissout ou c’est moi qui m’y fais. Je me retrouve dans un paysage idyllique : les arbres flamboient de vert plus étincelant que sur terre et plusieurs soleils brûlent dans le ciel. Autour de moi tout n’est qu’harmonie, beauté et amour.

L’herbe et fraiche et soyeuse sous mes pieds.

- Ha ben mon couillon j’crois bien qu’t’es au paradis. Crever dans le caca d’un géant je crois que je mérite d’être dans le livre des records.


J’fouille mes poches, j’y  trouve une cigarette. Je me l’allume. Ouais. Au Paradis on peut fumer ces cloupinettes.

Allongé dans cette herbe soyeuse, je m’allonge j’ai l’impression que toutes mes souffrances s’en vont. Je contemple la fumée des cigarettes qui s’envole dans le ciel et prend instantanément la forme de mes pensées.

Ces dernières voguent vers ma mère, mon père, et les souvenirs joyeux de Saint-Uréa. Les récréations à l’école avec les coupaings. Les coups fourrés aux instits.

Mes copines de classes qui se faisait attaquer, et moi qui les défend grâce à l’entrainement de mes parents. Ma mère dos à la maitresse qui lève la main bien haut comme pour m’engueuler mais qui me dis en souriant tout bas qu’elle  est fière de moi.

Puis cette journée de chaos où tout à basculer, l’arrestation de mes parents le jour de mon anniversaire. Puis Son. Ce foutu  sergent d’élite chatteux comme pas deux.

Pheu monde de merde.

Tiens en parlant de m …. Non n’en parlant pas.


Puis je sens une présence bienveillante remplie d’amour à mes côtés. Mes grands parents se tiennent devant moi le sourire bienveillant, tous rayonnant d’amour. Ils viennent vers moi et me serrent dans leurs bras, chacun à leur tour.

Alors ouais je pleure putain. Ouaip. Après les journées d’enfer vécu en mer, je sens que tout mon être respire. Je me sens léger, fort et heureux. Je pleure les larmes de mon corps.
Puis ma grand-mère maternelle s’avance vers moi.C’est celle que j’ai toujours la plus adorée, elle me caresse le visage.

- Mon Grugru, qu’est ce que tu as grandi qu’est ce que tu es devenu fort et beau.

- Mamoune, merci Mamoune, je suis si heureux de te revoir.
- Je sais mon petit Grugru, je sais et nous aussi … mais ce n’est pas le moment pour toi de rester dans ce lieu parmi nous, il te reste beaucoup de chose à vivre et à faire sur terre.
- Mais..ma…
- Chuuuuuut. Retrouves tes parents et dis leurs que l’on veille sur eux. Courage mon Grugeounet, Ai fois en la vie bientôt elle te sourira. Plus vite que tu ne le croiras.
- Quoi mais, non je veux rester avec vous moi.
- Aller mon Grugru faut que tu te réveilles.


Mamoune sort un seau d’eau de je ne sais où et me lance en plein visage.

Froid… fr…..

- OOOOIIIIHHHAAAAAAAAAAA !
- Gnégnégné ça y est le derngnhéghné s’est réveillé capitaine j’ai bien cru que l’on allait le perdre.


Dernière édition par Gruugius le 2015-02-11, 17:28, édité 1 fois
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Gruugius


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2015-02-04, 23:17

- Gnégnégné ça y est le derngnhéghné s’est réveillé capitaine j’ai bien cru que l’on allait le perdre.
- Bien c’est du bon boulot Gnéronimo, allez bande de vers puants !  Réveillez-vous ! Nettoyez moi ce tas d’merde !.


C’est quoi ce nom débile, non mais j’vous jure il y en a qui ont vraiment des noms à dormir debout … Gnéronimo… Ca doit être  son surnom à cause de son rire.


- Gnégnégné vous avez entendu le capitaine, au boulot bande de moules gnégnégné !




Sans commentaire.

Petit à petit j’émerge reprenant conscience en les sensation de mon corps.  On doit être sur le pont car je sens l’air de la brise marine. L’air salin m’aide à reprendre petit à petit mes esprits. Un soleil de plomb nous canarde. Au loin des mouettes tournoyant dans le ciel. J’entends d’autres de mes compagnons gémir, grogner, et je ne sais quoi encore. Un courant d’air m’amène soudain une odeur de vielle merde nauséabonde.  Je retiens un haut le cœur.

M’appuyant contre un bastingage  j’observe la scène devant moi. Le géant chiasseux mort est étendu au milieu du pont encore couvert de partout de ses déjections. La cinquantaine de geôliers tous équipés de sabres d’abordage, mousquest, et d’arquebuses, nos mettent en joue et nous sommes de nettoyer le cadavres. Sur les deux cents esclaves, nous ne sommes qu’une cinquantaine de survivants.

Tandis que certains d’entre nous jettent les morts à la mer, un boulet au pied. D’autres compagnons d’infortunes sont occupés à nettoyer le cadavre du géant. Le capitaine nous regarde de haut, penché sur la balustrade de l’esplanade arrière.

- Gnégnégné allez hop au boulot, gnégnégné, va aider les autres à nettoyer l’cul du géant gnégné.


Par les testicules de mon grand-père j’lui f’rais bien bouffer ses gnégnégné moi.


L’arquebuse qui est braquée dans mon dos m’en dissuade, alors je prends le seau et m’en vais nettoyer l’géant avec les autres. Je ne sais combien de temps cela nous a pris de nettoyer ce pauvre géant, mais nous avons vu passer plusieurs lunes. Et quand on eut terminé ils nous ont envoyé nettoyer la soute, ce qui nous prit encore une journée complète.  Puis les étoiles ont commencé à se couvrir, la mer à dev’nir agitée, alors le capitaine à ordonné que ses mousses mettent le cap sur une petite île.  

L’odeur de leurs festins venait creuser notre estomac déjà vide qui déjà bavait à l’idée de bouffer les os, et autres restes qu’ils nous jetteront. Je jure qu’un jour je mettrait fin à l’esclavage. Un jour je détruirais ce commerce.


Dernière édition par Gruugius le 2015-02-11, 17:39, édité 1 fois
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2015-02-06, 17:57

Des os, des cartilages, du pain sec ou à moitié moisi. Des fruits pas mûr ou à moitié pourris, de l’eau d’mer. V’là tout c’que Gnégnéman de son vrai nom d’négriers Gnéronimo, nous balança comme boustifaille. Les restes de leur putain d’festin d’malade. Il était v’nu avait ouvert la cage avait balancé les restes rassemblés dans un balluchon puis nous avait dit de son insupportable voix :

- Gnégnégné, tenez ban’de chien galeux, des os et des rognons tout ce que les clébards adorent gnéééééééhéhéhéhéhéééé je m’adore gnéééééhéhéhéhéééé.

Par chance j’eu droit un gros rognon d’bœuf, que je défendit bec et ongle. C’était la part qui faisait plus saliver les autres prisonniers. Mais même au grand ange j’lui ai pété les dents.

J’suis pas rev’nu du Paradise pour me faire piétiner par des marins d'eau douce. C'est mon rognon PAS TOUCHE!


Sur le pont les gardes, firent des paris pendant la baston, ironie du sort tous avait parié sur l’ange et aucun sur moi.

Je bouffe … les enfoirés ils ont exagérément salé les restes. Mon gosier en peut plus faut qu’je boivent. J’ai l’impression que ma bouche devient un désert aride et ma salive du sable. Ma langue devient vers des sables. Mes dents les dunes. De l’eau, il me faut de l’eau et vite. J e me précipite sur la réserve qu’ils nous ont donné, la sensation de satiété ne dure que quelques secondes, avant que la brulure du sel ne manque de m’étouffer.

Fils de p*** ils nous ont r’fourguer de l’eau de mer.

En haut on les entends exploser de rire, et surtout, surtout …

- Gnéééééhéhééhéhéhéhéhéiiiiihhhhhaaaaahoooognégngnégnééééhéhéhéhéhéé.

S’en est trop, nous n’en pouvons plus, dans notre tête un gong résonne et une voix s’élève de notre tourmente quotidienne

TATAKAI, TATAKAI …

Puis

KOROSU, KOROSU …

Puis c’est mon cœur qui s’met à battre de nouveau ses putains de tambours de guerre

BOUM, BOUM …. BOUM, BOUM


Nos regards se croisent avec mes camarades, les gardes sont tellement occupés à se marrer qu’ils ne voient pas la haine briller dans nos yeux.  Oui mes amis la colère dans nos cœurs gronde, la rage au ventre.  La révolte est prête à exploser comme un feu que l’on attise doucement, mais surement. Comme la braise qui enflammera la forêt .

TATAKAI… KOROSU …
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