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 Une place au soleil
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Senkei

♦ Localisation : Alabasta
♦ Équipage : C'est compliqué

Feuille de personnage
Dorikis: 3760
Popularité: -109
Intégrité: -82

Jeu 30 Avr 2015 - 3:04

« Terre en vue ! » s’était écriée la seule voie féminine de l’équipage de Prince. La bateau avait ensuite navigué et manœuvré pendant une bonne heure avant d’enfin s’arrêter. Adam et Damon se précipitèrent les premiers hors de la cellule, laissée ouverte par nos codétenus qui venaient de tenter une évasion.  J’aidai Alex à rassembler ses matériaux acquis sur Bulgemore et qu’il avait commencé lentement à travailler pendant le voyage avec le peu de moyens à sa disposition. Je rejoignis ensuite mes deux camarades dans la cale, l’homme-singe écoutait à la porte menant au pont et nous fît signe de rester silencieux. J’en profitai pour récupérer dans un réduit mes épées qui m’avaient été confisquées par Kazumi avant de m’enfermer.  Damon redescendit les quelques marches qui faisaient lien entre la cale et le pont principal et nous murmura :

Je crois que la plupart des types ont quittés le navire. D’après ce que j’ai entendu Kazumi et la fille sont restés pour veiller sur le blessé et le navire. Je crois que certains sont partis chercher un médecin mais je ne sais pas qui.

On prit toutefois la précaution de ne pas sortir par la porte mais par un petit hublot en hauteur pour rejoindre l’île, après avoir vérifié que personne de l’équipage de Prince n’était resté sur le quai. Le soleil brula mes yeux quelques instants, le temps que je me réhabitue à la lumière qu’on avait assez peu vu pendant nos quelques semaines d’enfermement. L’effet fût le même pour tout le monde, ce qui nous laissa silencieux pendant quelques instants avant qu’Adam ne commente : 

Nanohana messieurs, 
Ouvrez bien vos yeux, 
Car pour votre plus grand bonheur, 
Se dresse devant vous, la ville aux milles couleurs. 

Manger ?, demanda notre forgeron.
Haha ! Ouais on va y aller. Mais d’abord il faut nous trouver des tenues. Ta peau va cramer sous un tel soleil… si encore Senkei ne se baladais pas à moitié à poil. 

C’est vrai que je ressentais déjà les effets du soleil sur ma peau complétement découverte par les trous dans mon vieux kimono qui n’avait que très mal vécu les dernières batailles. Suivant les pas d’Adam qui paraissait bien connaître la ville, nous nous dirigeâmes vers une boutique en ville dans laquelle le capitaine des Beat Assailant acheta quatre tenues locales, de longs manteaux principalement de couleurs vives, qu’on enfila sur place. La mienne avait une capuche pour protéger ma tête, mais les autres en étaient dépourvues forçant mes camarades à s’enrouler de larges foulards autour du crâne. On reprit alors notre route vers le restaurant le plus proche. Je ne pus m’empêcher de remarquer sur le chemin que les passants s’écarter sur notre passage, murmurant des choses entre eux et pointant Adam du doigt. Je le fis remarquer à Damon qui me répondit :

On est déjà passé ici. Notre second et notre archéologue sont allés au cœur du palais pour trouver un caillou ancien. Alors, évidemment, on doit être classé ennemi de la nation.

Il haussa alors les épaules et continua sa marche comme si de rien était. Quelques mètres plus loin, on s’arrêta devant notre destination. 

Ha ! J’adore cet endroit !
Ses mets délicieux et ses somptueux plats !


Nous entrâmes dans une petite bâtisse qui ressemblait à une maison ordinaire vu de l’extérieur, enfin, ordinaire par rapport aux normes de cette ville car chaque maison, rue, quartier est étrangement décorés de multitudes de fioritures colorées, les murs sont peints dans des tonnes de couleurs vives et vu de l’intérieur, on pourrait penser que les architectes de la villes ont essayés de peindre chaque maison d’une couleur différente avant de tomber en rupture de coloris disponible et de devoir repeindre des maisons dans des coloris similaires plusieurs centaine de mètres plus loin. En l’occurrence, le bâtiment semblait ici ordinaire par l’absence de panneau extérieur indiquant qu’il s’agissait d’un restaurant ou d’une taverne. 

Seuls les connaisseurs viennent. Mais on sert ici les meilleurs plats de la ville. 

A l’intérieur, une petite dizaine de simples tables en bois étaient disposées avec de petits tabourets rembourrés autour. Sur le mur du fond, une fenêtre donnait accès à la cuisine dans laquelle on voyait deux personnes en pleine préparations d’aliments dont l’odeur envahissait tout l’établissement. Aucune décoration n’était présente, si ce n’était le menu du jour, écrit à la craie sur l’un des murs latéraux. Une serveuse nous fit signe de nous installer à une petite table libre et nous accompagna pour prendre notre commande. Damon lui répondit : 

On va prendre de tout, en quatre exemplaires.

Elle revint les bras chargés de larges plateaux de toutes les spécialités culinaires du coin. Tout ce qui était mangeable sur l’île, du plus petit crustacé de l’océan au plus gros mammifère terrestre, en l’occurrence le chameau, était présent dans l’un des plats devant nous. Aucun d’entre nous ne se fit prier pour commencer à manger. Après les semaines d’enfermement, nous étions tous affamés et il ne fallut qu’une poignée de minutes pour que les plateaux ne commencent à se vider.

Alors, ce Shen, il est dans le coin ?
Non. Il est dans une ville de l’autre côté de l’ile. Yuba. On a un long trajet à faire, alors on va faire quelques provisions avant de partir. 

Damon commença à me parler de l’île, de ses différentes villes et des vingt jours nécessaires à charger un log pose quand un homme encapuchonné s’approcha de notre table.

Excusez-moi, vous êtes l’équipage du Beat Assailant ?
Ҫa dépend ? Tu lui veux quoi à cet équipage ? 

Le type enleva sa capuche, relevant son visage jeune et fin et une épaisse crinière de cheveux rouges comme la braise.

Les remercier. Je m’appelle Harold, je fais partie d’une cellule révolutionnaire implantée sur Alabasta. Nous vous attendions.
Pourquoi ?
Nous avons eu des nouvelles de Bulgemore. Nous savons l’aide que vous avez apporté à nos hommes là-bas.
- Comment saviez-vous que nous arrivions ?
- Nous avons mené notre enquête sur l’Eternal que vous avez acheté là-bas. Considerez que pendant votre séjour, vous êtes sous notre protection. Demandez-nous tout ce que vous voulez… A commencer par un moyen de fuir cet endroit peut-être. 

Il nous fit un signe et l’on se retourna vers la porte d’entrée dans l’encadrement de laquelle deux gardes royaux se tenaient.

- Heureusement, je connais une autre sortie.

Il se mit à courir et après s’être échangé un regard, on décida de le poursuivre. Il traversa les cuisines pour atteindre une porte arrière.

- Ils s’enfuient ! Attrapez-les !

On se précipita dans la ruelle derrière les bâtiments, avant de rejoindre à l’angle d’une autre maison une grande avenue que nous remontâmes entièrement avant de nous ruer dans une petite maison.

- Je crois que personne nous a vu entrer. Alors messieurs, bienvenue au siège de la Révolution de Nanohana. Faîtes comme chez vous.

Il enleva son manteau et nous invita à en faire de même. En voyant l’état de mon kimono, sous ma tenue, il s’écria.

Oh ! Viens avec moi. Je dois avoir des fringues à ta taille.

Je le suivis jusqu’à une pièce à l’étage où après avoir fait un brin de toilettes, j’enfilai un pantalon de combat noir souple, un long manteau brodé aux insignes de la ville et de la révolution et une solide paire de bottes. Je passai ensuite une ceinture à ma taille, au-dessus du manteau et y passai mes deux épées. Je redescendis ensuite au rez-de-chaussée où mes compagnons discutaient :

- Le rassemblement des tribus nomades de Yuba aura lieu dans quelques jours, je vous mettrais à disposition tout le matériel et les vivres nécessaires pour que vous vous y rendiez comme si vous en faisiez partie. Ҫa devrait vous éviter les ennuis avec la garde royale.
On sait pourquoi ils nous cherchent ?
Le roi les as condamnés à la peine de mort pour ce qu’ils ont fait dans le palais lors de leur dernière visite. Il ne lui manque plus qu’à les capturer pour pouvoir appliquer sa sentence. 
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Gura

♦ Localisation : Lille

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Ven 1 Mai 2015 - 16:17

_ Vous avez vu ? M'exclamé-je illico après l'entrée en scène de Prince. C'est pas moi, hein ! C'est lui !

En effet, le Capitaine du navire venait de détruire un morceau ou deux de sa propre propriété. Alors il ne manquerait plus qu'on m'accuse facilement ensuite, tout ça parce que je pèse un peu plus de kilos que la normale des membres de cet équipage.

Par contre, lolilol, lorsque mon interlocuteur me demande bientôt ce que je fais dehors, hors de ma cage. Pfff ! Comme si j'avais signé pour la fermer et rester derrière des barreaux, le temps d'un trajet ? Bref, il se fourre le doigt dans l'oeil.
Sauf qu'en parlant de fourrer, le gars ne tarde pas à dégainer la lame de son fourreau. Et me la coller en prime sous la gorge. Bon d'accord, du haut de mes deux mètres vingt, le type est quitte à finir avec une crampe tôt ou tard. Et bien avant ça, grâce à mon gros bidon bien avancé, qu'il ne s'étonne pas non plus d'assister à de la mauvaise météo. Une mauvaise pluie est si vite arrivée, quoi.

_ Tu m'as bien regardé ? Reprends-je pour répondre à sa question. Si je suis sorti, c'est parce que j'avais pas assez de place pour me mettre à l'aise.

J'en profite même pour me dandiner sur quelques pas de danse, style étirement des bras, rotation du bassin, toussa toussa... un coup à gauche, un coup à droite.

À ce moment-là, je crois que j'aurais pu me le faire. Mais tout à coup, une donzelle s'empresse de beugler qu'une île est en approche. Et donc, ça signifie encore un peu plus de liberté et de grand air pour ma grande et large carcasse. Je pousse alors Prince qui me fait osbstacle, ignorant que son sabre est pourtant toujours aussi près de ma glotte, et j'invoque l'excuse de vouloir m'assurer que l'autre speakerine ne ment pas.
Ainsi, quelques piétinements plus tard, je perçois mieux l'horizon par-delà le bâteau. Pas d'erreur ! Il y a bel et bien de la civilisation qui grouille dans le lointain. Ça se sent !

Pour couronner le tout, il y aussi une chaleur infernale qui se sent tôt ou tard sur ma peau. Non pas que la fameuse Cassandre y est pour quelque chose, hein ! Néanmoins, la température ambiante devient de plus en plus bouillante, à mesure que le premier port, qui veut bien nous accueillir, nous tend les bras.
Bah quoi ? Un gros Sumo en string, ça morfle contre du soleil aussi menaçant ! J'ai même l'impression qu'il a envie de me foncer dessus, chaque fois que je lève les yeux vers sa sale face de barbecue ambulant.

_ Euh...? Je m'interroge tout en zieutant mon précédent rival à l'épée.

Plic ! Ploc ! Oups... vas-y que ma transpiration a l'air de s'intensifier, sans que je puisse y faire quelque chose pour stopper la catastrophe imminente.

Résultat, je souris bêtement dans le vide parce que je ne sais plus trop quoi rétorquer, sur le coup. Et bien sûr, je devine déjà ce que vont sous peu penser mes compagnons d'infortune qui m'entourent. Un porcin qui mouille autant sur un plancher qui ne lui appartient pas, c'est pas très sympatoche, quoi !
Je comprends peut-être mieux maintenant pourquoi on m'avait enfermé à la cave depuis tout ce temps. Au moins, en bas, il faisait frais, j'étais protégé.

_ Désolé ?

Après quoi, j'ai estimé que je ne devais plus trop être le bienvenu dans les parages. D'autant plus que, discrètement, les autres prisonniers stockés au sous-sol n'ont pas mis longtemps à se faire également la malle.

En tout cas, Eugène m'a rejoint quasiment au moment où le bâteau trouvait sa place de parking. Il me demande d'ailleurs très vite comment je me porte, sans doute parce qu'il capte surtout que je suis en train de cramer sévère.
Moralité, il n'est pas recommandé que je fasse du sur place trop longtemps. Pas sous un soleil de plomb, en l'occurrence.


/hrp: p*tain ! Me faire trimer le 1er mai, j'y crois pas ! Very Happy
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Howard Prince

♦ Localisation : Dans ton Coeur...
♦ Équipage : Pirates de Prince

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Ven 8 Mai 2015 - 19:54


« BWWWOUUUUAAAAAAH.... »

« Bwouah ?! Mais qu'est-ce qu'il a encore ce chameau ?! Hey toi là, tu as faim ? Soif peut-être ? Bordel, le mec qui te loue nous a bien dit que tu avais été nourris il y a une heure ! »

« J'ai bien l'impression qu'il a baillé... Et ça doit faire la dixième fois... Peut-être qu'il s'ennuie avec toi, tout simplement Mugen... »

« Cassandre à peut-être pas tort... Je n'ai pas vu un seul autre baillé depuis le début du trajet... Après ce ne sont que des suppositions, j'imagine. »

« Hey fermez-là vous deux !!! Hannibal ne s'ennuie absolument pas avec moi ! Hein c'est vrai Hannbal ? »

« BWWWOUUUUAAAAAAH.... »

« BORDEL !!!!! ... En tout cas Prince, j'arrive toujours pas à comprendre pourquoi tu as laissé partir ces enfoirés... Après ce que le gros m'a fait, je pensais que tu leur aurais botté le cul à tous. Et puis, imagine qu'ils tentent de reprendre le navire hein ? »

« Pourquoi les garder enfermé éternellement ? Nous avons accosté, ils sont donc libre. Et ne t'en fais pas, ils ne retenteront pas de reprendre le Garuda. S'il y a le moindre problème, Shin' nous préviendra par Den Den et je n'aurai qu'à voler jusqu'au navire. »

Les Griffons étaient arrivés sur les côtes du Royaume d'Alabasta en début d'après-midi et accostèrent le Garuda dans la ville portuaire de Nanohana, "la ville aux milles couleurs". Laissant Shinji au chevet de Yukisame, les pirates étaient rapidement partis visiter la ville, à la recherche d'un médecin et comprirent bien rapidement pourquoi cette dernière était surnommée ainsi. En effet, chaque éléments sur lesquels leurs yeux se posaient étaient habillés de plusieurs couleurs, donnant à la cité un aspect presque magique : bâtiments, étals, habits... tout était sujet à contemplation. La ville était également très animée et rapidement, les pirates durent trouver des tenues locales pour mettre fin aux regards suspects et éviter, si ce n'était pas déjà fait, d'être reconnus. Cependant, ils allaient remarquer bien vite que leurs recherches allaient être plus délicates que prévu : cela était en effet plus que compliqué de traiter avec des médecins sans décliner sa véritable identité et peu d'entre eux étaient prêts à négocier avec des hors-la-loi. "Trop dangereux", "Pas assez de temps", "Fichez le camp, ou j'appelle la garde !!!", chaque réclamation était soldée par un échec et seul un homme aida les Griffons, en leur indiquant une adresse, dans la ville voisine de Katorea.

Après un voyage de deux heures, Prince et ses hommes constatèrent que cette nouvelle cité, bien moins grande que la ville portuaire, était également bien moins peuplé et avenante. En faite, elle était beaucoup plus "normal", mais après avoir plongé dans la splendeur de Nanohana, Katorea apparaissait presque ridicule... Se frayant facilement un chemin dans diverses rues quasi désertes, les Griffons arrivèrent au bâtiment décrit par leur contact de Nanohana : une taverne, d'après l'enseigne en bois qui pendait et crissait lamentablement

« C'est ici alors ? »

« Apparemment. »

« Le bâtiment est tellement en mauvais état... J'ai l'impression qu'il va s'écrouler. Regardez ces fissures ! C'est vraiment une taverne ?! »

« On va voir ça : Mug', Edhan, vous surveillez l'extérieur, les autres avec moi. »

Montant leurs longues écharpes jusqu'au nez, Prince, Lion et Cassandre pénétrèrent dans le bâtiment et furent rapidement submergés par l'obscurité du lieu, contrastant incroyablement avec la luminosité de l'extérieur. Attendant quelques secondes à l'entrée pour familiariser leurs yeux, les pirates virent que les quelques clients présents avaient arrêté leurs activités, pour analyser les nouveaux arrivants. Le seul bruit présent était le grincement d'un rocking-chair, sur lequel un vieillard était en train de lire un journal tout en fumant sa pipe.

« C'est... C'est flippant ici... »

Enfin, les trois Griffons s'approchèrent du comptoir, derrière lequel un gros bonhomme lavait un verre :

« On recherche un certain "Shige". Apparemment, nous pourrions le trouver ici. »

Le proprio répondit alors, sans même lever la tête vers les nouveaux arrivants :

« Jamais entendu parler. »

« On nous a pourtant indiqué que... »

« Vous faites erreur. Si vous n'avez rien d'autre à foutre ici, dégagez de là. On aime pas trop les étrangers par ici. »

Brusquement, la main de Prince vint empoigner le haut du crane du tavernier, avant d'écraser sa tête sur son bar :

« Je crois que je me suis mal fait comprendre... »

« Que.. Qu'est-ce... Espèce de... Merde... Ces yeux verts... On m'a rapporté qu'un bateau pirate avait accosté à... Tu... Tu es Howard Prince, le Griffon ?! »

« Qui que je sois, tu vas me dire où je peux trouver ce "Shige", avant que je n'accentue la pression sur ton crâne. »

« Je... Okay okay ! Je vais te mener à lui, mais... mais arrête ! Ça... ça fait un mal de chien !!! »

______________________________

Pendant ce temps-là, à l'extérieur...

« Tu es certains que c'était lui ? »

« Ouais, j'ai même reconnu Kazumi ! »

« Okay, j'appelle tout de suite le capt'aine ! »

Pulu Pulu Pulu Pulu... *Décroche*

« Ouaaaaaaaaais ?! J'écoute, les loosers ! »

« C'est bien Howard Prince et ses Griffons... »

« Serieuuuuux ?!!! Putin j'y crois pas !!! Vous êtes sur de ce que vous me balancez là ? Car avec vous les gars...On est jamais sur de rien hein... »

« C'EST SUR BORDEL !!!!! »

« T'excite pas boulet ! Je te crois ! Bon, vous savez ce que vous avez à faire pour la suite ! Faites pas les cons par contre. »

« Mince je dois faire quoi moi déjà ?! »

*Gatcha*

______________________________

Quelque-part sur une île, aux alentours d'Alabasta...

« Héhéhé... Howard Prince est donc finalement arrivé hein... On va pouvoir lui faire payer à cet enfoiré... »

« Hu ? »

« Putain tu fais chier Paki à jamais rien comprendre!!!! Et renifle moi cette putain de morve !!! J'EN PEUX PLUS DE TOI BORDEEEEEEEL !!!!!! »
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Senkei

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Ven 15 Mai 2015 - 16:20

"_ Soif, dit simplement l'audio dial du forgeron.
_ Il va falloir attendre. On doit rationner l'eau si on veut arriver en vie à Yuba, lui répondit Harold.
_ On a tant perdu que ça ? Demandais-je
_ On a perdu deux barils. "

On avait commencé la traversée du désert pour rejoindre Yuba et nous étions faits attaqués par des lézards du désert qui s'en étaient pris à nos vivres. Alors qu'on avait maîtrisés le combat rapidement, ils avaient eu le temps de dévorer quelques paquets de nourriture et donc, deux barils d'eau potable.

"_ On pourrait faire un détour par les thermes d'Erumalu pour faire le plein…, réfléchit le révolutionnaire à voix haute"

Entendant ça, notre forgeron fila discrètement jusqu'à l'un des tonneaux et se servi une grosse gorgée d'eau.

"_ ... mais il faudrait traverser le fleuve tout de suite.
_ Et c'est un problème ? Questionna Damon.
_ Bah… je n'ai pas la moindre idée de comment on le traverse…
_ Quoi ?! s'écria d'une seule voix le reste du groupe
_ Yuba n'est-elle pas sur l'autre rive ?
_ Si.
_ Comment voulais-tu nous y emmener ?
_ Bah… on aurait étudié la question plus tard. Si on va directement à Yuba, on n'a pas besoin de traverser le fleuve avant deux jours de marche. "

Même le chameau qui portait nos vivres sembla esquisser un sourire moqueur à la réponse d'Harold. À la demande d'Adam, on se dirigea vers les rives du fleuve qui séparait le royaume d'Alabasta. En face de nous, comme un reflet terne de Nanohana qu'on avait laissée derrière nous se dressait une immense ville aux milliers de bâtiments tous de la couleur du sable.

"_ La réhabilitation de la ville est récente et n'est pas terminée. Mais la ville ne manque pas d'eau et ses thermes sont réputés.

_ Wow et tu sais ça sans jamais avoir traversé le fleuve ?, rétorqua sarcastiquement Damon."

Adam s'éloigna du groupe pour parler à un vieux qui pêchait dans le fleuve. Je ne le suivi pas pour assister à la fin de la dispute entre Damon et Harold qui avait démarré suite au sarcasme de l'homme-singe et qui amusait beaucoup notre forgeron également. Puis le capitaine des Beat Assailant revint vers nous, mettant fait au débat.

"_ Ce mec dit qu'on peut traverser à dos de crustacés,
Un peu plus bas sur le fleuve, des mecs peuvent en louer."

Nous longeâmes le cours d'eau jusqu'à trouver le stand du loueur de crabes géants qu'on l'on pouvait monter et qui nous emmènerait sur l'autre rive. A la vue d'une bestiole tout le monde eu une réaction différente de l'admiration d'Adam qui avait hâte de le prendre en main à l'appréhension d'Harold qui paya les quelques berries demandé par le type, comme pour s'excuser de ne pas avoir anticiper cette étape de notre parcours, mais les deux réactions les plus extrêmes furent celle de Damon, dont le ventre gargouilla si fort que je me fis la réflexion intérieur qu'on aurait surement pu l'entendre jusqu'à la capitale et celle du chameau de transport qui se figea sur place, refusant de prendre place sur l'embarcation. On le déchargea et Adam eut alors la brillante idée de me nommer remplaçant de l'animal, porter tout ce poids en plein désert me servirait d'entraînement pour celui qui m'attendait avec Shen.

Après une traversée express du fleuve à dos de crabe, qu'on remercia en empêchant Damon de le manger et un peu de marche, notre groupe arriva à Erumalu et l'on profita des thermes pour la fin de la matinée, pendant qu'Harold parti faire le plein d'eau et de nourriture. Le repos ne fût que du courte durée et juste après avoir grignoté quelques mets du coin à l'heure du repas, on reparti en route, dans le vrai désert cette fois, en direction de Yuba, moi chargé de trois gros tonneaux d'eau et deux caisses de nourritures solidement fixé sur une palanche posée sur mes épaules.

"_ Et protégeons bien les vivres cette fois, demanda Harold. On a plus le droit de faire de détour à partir d'ici. C'est Yuba ou la mort qui nous attend.
_ Si on n'avait pas eu besoin de faire le détour, c'est pas dit qu'on aurait pu traverser le fleuve, murmura Damon à l'attention d'Alex qui pouffa de rire, éveillant les soupçons du révolutionnaire sur ce qu'avait pu chuchoter le chimpanzé.
_ Ouais et si j'étais pas intervenu à l'auberge, c'est pas dit que vous vous en seriez sorti vivants face aux gardes royaux, dit-il timidement."
Damon enchaîna sur son incapacité à préparer un plan et leur joute verbale continua quelques minutes jusqu'à ce l'attention de ses protagonistes ne soit attiré par l'ombre de quatre cavaliers qui vint nous cacher le rayonnement du soleil. Alors que l'on marchait au creux de plusieurs dunes, ils nous surplombaient du haut de l'une d'entre elles. Chevauchant d'étranges canards, les quatre hommes étaient habillés de la même manière dans d'épaisses toges blanches aux motifs et liserés rouges. Celui qui sembla être leur chef par sa position centrale dans la formation s'adressa à nous.
"_ De quelle tribu êtes-vous ? demanda-t-il. "
Harold n'avait peut-être pas tout prévu mais il avait en effet anticipé cette problématique, pour entrer au rassemblement des tribus nomades de Yuba, il faudrait se faire passer pour une tribu. Le révolutionnaire nous avait donc fourni des toges et foulards de couleurs identiques, noirs aux liserés dorés, pour qu'on puisse prétendre en être une.
"_ De la tribu de l'Ours, affirma le révolutionnaire.
_ Et où allez-vous ?
_ Au rassemblement de Yuba."

Le type de la tribu blanche sortit une feuille de papier de sa toge et la lue silencieusement. Quand ses yeux parvinrent au bas de la page, il sortit de son mutisme.

"_ Il n'y a aucune tribu de l'Ours invitée au rassemblement. N'êtes-vous pas des pirates ?"
Adam enleva alors son capuchon qui lui masquait le visage et lança :
"_ Je suis le capitaine Adam Turner, si tu croises ma route,
Sur toi s'abat le malheur, mon équipe te met knock-out."

Il sortit alors son micro argenté et d'un seul son rauque fit s'effondrait la dune sur laquelle ils se tenaient. Certains perdirent leur toge dans la chute, révélant le costume des…

"_ Gardes Royaux !, s'écria Harold pendant que je posai la palanche et dégainai Flambert et Espada."

Les mecs se relevèrent pendant que leurs montures-canards se firent la malle. D'un enchainement Damon et moi les renvoyèrent au tapis. Le plus haut gradé se releva et j'envoyai machinalement mon épée pour le mettre KO. Une vague d'air sortit de mon épée, coupant profondément mon adversaire et l'emportant sur plusieurs dizaines de mètres.

"_ WAOW !!! C'était quoi ce truc ?, exaltais-je.
_ C'est la première fois que tu le fais ? demanda Damon à peine surpris par mon attaque.
_ Ouais, pourquoi ?
_ Notre premier épéiste, Dave, le fait depuis un moment. Je crois que c'est le genre de truc cool que tu peux faire avec la bonne lame et le bon épéiste. Dave t'en diras plus.
_ Ok.
_ Par contre la prochaine fois, fais le SANS enlever les vivres de tes épaules, ajouta-t-il en me pointant la palanche du doigt."

Je la réinstallai sur mes épaules et nous reprîmes notre route vers Yuba alors que je gardais mes épées en main pour tenter de reproduire la lame d'air que je venais de faire. Lorsqu'on fît une halte la nuit venue pour monter un camp de fortune et la passer autour d'un feu, j'en étais capable et je commençai à préparer d'autres mouvements basés sur cette capacité.
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Gura

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Jeu 21 Mai 2015 - 16:12

~...pendant ce temps, toujours sur le bâteau...~


_ Alors ? C'est quoi, le plan ? Demande Eugène, après que quelques rayons de soleil lui ont déjà bronzé le bout du nez.

Il en a de bonnes, lui ! Comme si je savais ! Surtout dans pareille situation. Alors, toujours pas mieux qu'il y a cinq minutes : moi, tout ce que je veux, c'est de me tirer loin de cette chaleur monumentale. Mais faut pas se leurrer ! À part se tailler avec le navire ou à la nage, je ne vois pas d'autres options plus intelligentes à l'horizon.
Du coup, je lui récite le même refrain précédent... celui comme quoi notre cellule n'était pas si mal, dans le fond. Et en prime, je m'apprête déjà à pivoter pour m'y rendre de ce pas. Et toc !

_ Ça va pas la tête !? Râle-t-il par conséquent. Si tu fais ça, compte pas sur moi pour te libérer à nouveau, hein !
_ J'ai pas dit que je voulais qu'on m'enferme, nuance !
_ Peut-être bien. Mais qui te dit que d'autres mecs ne s'en chargeront pas par la suite ?

Grrr, qu'il est chiant ! Il a cru que je ne savais pas me défendre ou quoi, pfff ? Je soupire, en laissant tomber ma tête sur le torse. Faute au soleil, toussa toussa... J'imagine, qui plus est, que si je m'énervais plus, ce serait un coup à bouillir gratos. Donc si je peux éviter !

_ Oki doki, rétorqué-je de plus belle, quelques secondes plus tard déjà. Puisque tu es si malin, t'aurais pas une technique spéciale pour me refroidir ? Ça doit bien exister, ça, n'est-ce pas ?
_ Eh bien... fait-il timidement. Figure-toi que non. Mes séances de massage, c'est plutôt genre "fessée qui réchauffe", si tu vois ce que j'veux dire.

Je tire une grimace nerveuse, en insistant principalement sur l'exhibition menaçante de mes canines. À vrai dire, le saligaud me fait bel et bien ressentir un certain frisson, il faut bien le reconnaître. Sauf que dans un pays comme Alabasta, ça ne fait que passer comme une vulgaire caresse... euh oups, une lettre à la poste, on est bien d'accord !

_ Quand tu veux, j'suis prêt ! Ajoute-t-il en se frottant les mains, fier de ses insinuations Pegi-18 ou presque.

Je laisse couler. Et ma transpiration pour le même prix, également.

Après quoi, je me remémore Bulgemore. Là-bas, c'était tout l'inverse. Il y avait moyen de se les cailler grave. Pas le meilleur des endroits non plus, en somme. À se demander si le destin ne chercherait pas à s'acharner avec mon corps, mouarf ! Me faire voyager d'un bout à l'autre de Grand Line, juste pour que je bouffe de la température extrême.
Voilà ce qui arrive quand on ne porte qu'un string, je suppose aussi.

_ Dans tous les cas, ne reste pas planté là, Gura ! Retente plus sérieusement mon masseur.
_ Je sais, je sue ! Gueulé-je aussitôt, dérangé dans ma réflexion.
_ Aussi. Mais tu vas surtout choper des coups de soleil.

Ah. pas faux. J'en profite sur-le-champ pour consulter quelques-uns de mes bourrelets, sait-on jamais. Mais ouf ! Jusque-là, rien de grave à signaler... encore. À moins que ? Que l'autre tafiole ne me propose de vouloir léchouiller mes plaies, si besoin, si mon cas devait empirer.

Là, c'est le pompon ! Il m'a énervé. Je lui fais face, je tire les gros yeux, puis je démarre sur les chapeaux de roues. On court bientôt partout comme deux crétins, à travers tout le navire. Heureusement, on ne casse rien dans notre sillage.
Au final, comme je suis trop lent, Eugène prend facilement trop d'avance sur notre course-poursuite. J'ai alors l'idée du siècle : bondir à coup de Kamik'Ass, direct sur sa tronche de tantouze. Mais comme je remarque seulement trop tard, en plein vol, qu'on est assez près de la rembarde, on passe tous deux au-dessus. Lui parce qu'il esquive. Moi parce que je râte ma prise, en prime de ne pas vouloir défoncer un bout du bâteau.
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Lion

♦ Équipage : Shinoryuu

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Jeu 28 Mai 2015 - 9:21

Cela fait des heures que nous sommes sur cette île et j’ai bien cru que j’allais m’assécher à plusieurs reprises. La température est trop élevée pour de l’encre. J’ai beau avoir essayé de résister sous forme liquide, mais mon corps n’a pas supporté plus de quelques minutes…  j’ai donc rapidement du reprendre ma forme humaine. C’est pourquoi j’ai bien pris soins de me recouvrir tout le corps de tissu et bien évidemment, gardé mes lunettes pour les yeux. Ah et détail assez important aussi… J’ai écouté le marchand qui nous a vendu tout ça et donc, ne porte ni pantalon, ni sous-vêtement car c’est intenable avec ce climat. Faut dire que ça fait du bien là-dessous, mais c’est assez étrange à la fois. J’ai l’impression d’être une princesse en robe de chambre pour les nuits de noce ! Enfin passons.

Actuellement derrière Prince, je guette au cas où les gens de la taverne tenteraient quelque chose. Pour le moment, personne ne bouge le doigt. Tant mieux. Le barman accepte de nous emmener au type qu’on cherche et je pense qu’il a très bien compris qu’il ne faut pas déconner avec nous. Il confie les lieux à quelqu’un puis nous sortons tous ensemble rejoindre Edhan et Mugen. Ce premier vient me souffler quelques mots à l’oreille. Il suspecte deux types de nous avoir espionnés. Par contre, ils ont disparu d’après lui, mais c’est bon à savoir. Je demande donc à tout le groupe de rester attentif à l’environnement pendant que nous marchons groupé de ruelle en ruelle.

Mugen interroge le barman au sujet des grandes tours à l’architecture non-commune aux autres villes.

- Autrefois, ces tours servaient à prévenir les attaques des pirates comme vous. Mais aujourd’hui, la ville n’est plus aussi attractive qu’avant. Les touristes préfèrent Nanohana car elle est plus joyeuse avec ses couleurs et ses nombreux commerces où tout se trouve.
- C’est vrai que la différence de population est flagrante malgré la grandeur…
- Oui. Ici vous trouverez surtout d’excellents navigateurs. Les habitants de cette ville s’intéressent plus à la mer et la cartographie alors que ceux de Nanohana préfèrent le commerce. Ils viennent ici pour recruter des navigateurs fiables afin de pouvoir aller marchander dans d’autres pays.

C’est intéressant à savoir tout ça. Mais je n’ai vu aucun garde dans cette ville. Personne pour la défendre, alors je suppose qu’il doit y avoir des groupes ou autres organisation qui font la loi ici.

Tiens, à peine quelques bâtiments derrière la taverne que nous voilà déjà arrivés. L’homme s’apprête à frapper à la porte quand cette dernière s’ouvre d’elle-même. Il se retourne comme pour nous demander de prendre les devants. Apparemment, des gens sont passés ici avant nous… Serein j’entre inspecter les lieux. Il s’est passé quelque chose, tout l’appartement a été retourné, les feuilles, les meubles… Il y a du sang aussi, pas beaucoup, mais quelques traces. Un escalier mène à l’étage supérieur alors je monte. Une fois arrivé, je suis surpris par la présence de deux hommes à terre. Pas très loin d’eux, un autre debout dos au mur, une jambe pliée, fumant une clope.

- Je ne consulte pas aujourd’hui, revenez demain !

Aucun doute, c’est bien lui l’homme qu’on cherche.

- C’est bon Prince, l’homme qu’on cherche est ici… Vous pouvez renvoyer le gros !

Suite à mes paroles, le mec prend un air un peu plus méchant, comme s’il allait se préparer à combattre à nouveau.

- Du calme l’ami, nous ne sommes pas ici pour ça. Il nous faut un médecin d’urgence et tu es le seul à pouvoir nous aider !
- J’ai dit que je ne consultais pas aujourd’hui… Comme vous pouvez le voir, ces mecs ont saccagés mon appartement, alors je dois remettre de l'ordre là-dedans...
- Écoutes, on a un ami grièvement blessé qui lutte pour rester en vie… Tu dois t’occuper de lui !

Shige souffle sa fumée vers le haut, soupirant puis reprend.

- Emmenez-le moi, je vais faire de la place.
- Il n’est pas ici, il faut que tu viennes avec nous jusqu’à Nanohana.
- Quoi ? Hors de question ! Je ne vais pas là-bas.

Voyant que je commence à m’énerver, Prince pose la main sur mon épaule et prend l’initiative de convaincre le toubib. Je le laisse faire et descend au rez-de-chaussée me calmer un peu. Après quelques minutes de négociations, les deux descendent et nous sortons. Prince va se charger de transporter le médecin par les airs pour aller plus vite. Faut dire que son fruit est vachement utile dans ce genre de situation. Après quelques échanges de capitaine à second, il s’envole majestueusement et disparaît dans le ciel avec le médecin gothique. Bon et bien, il nous reste plus qu’à explorer cette ville, goûter la nourriture locale et qui sait, peut-être dénicher des choses utiles chez les marchands.
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Howard Prince

♦ Localisation : Dans ton Coeur...
♦ Équipage : Pirates de Prince

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Ven 5 Juin 2015 - 23:30

Le voyage en forme de Griffon apparaissait comme un véritable supplice pour le capitaine pirate. En effet, malgré l'altitude et les courants d'airs qui parcouraient son corps couvert de plume, la chaleur était véritablement insupportable... A plusieurs reprises, il voulu accélérer et prendre davantage d'altitude pour refroidir son organisme, mais il dut renoncer, se rappelant qu'il tenait actuellement entre ses serres, le probable dernier espoir de Yukisame... "Shige". Le médecin s'était peu à peu habitué au moyen de transport et avait replacé son masque d'indifférence sur le visage, après être resté longuement perplexe devant la transformation de Prince. Désormais, son seul tracas était la bataille qu'il menait depuis plusieurs secondes contre sa cigarette qui refusait de s'allumer à cause des rafales de vent... Une bataille qu'il abandonna en râlant une dernière fois et en jetant le précieux tube de tabac blanc dans le vide. La majorité du trajet se fit dans le silence. Néanmoins, Prince fini par prendre la parole, interrogeant l'homme qu'il tenait pour en savoir plus sur ce dernier et parlant fort pour couvrir le sifflement du vent :

« J'ai remarqué le changement d'expression de ton visage, lorsque mon second t'a parlé de l'état dans lequel se trouvait mon compagnon blessé... Rare sont les gens aujourd'hui qui accepterait d'aider des hors-la-loi comme tu le fais... Et je me posais justement une question : pourquoi prends-tu autant de risques ? »

« J'ai mes raisons... et sache que je ne fais pas cela avec tout le monde, pirate. Cependant, j'ai entendu parler de toi et de tes Griffons... Et d'après ce que j'ai entendu, vous êtes des sacrés personnages. Disons simplement que j'aide plus facilement les gens... dans votre genre. »

« Lorsque je te parlais de risques, je pensais également au fait que, même si tu avais refusé, je t'aurais traîné de force jusqu'au chevet de mon ami... »

« La précarité et autres incertitudes du métier... Mais ne me prends pas pour un simple médecin de campagne, pirate. Je savais depuis un moment que vous étiez là et il aurait été simple pour moi de disparaître, tout simplement... Je suis ici avec toi parce que je l'ai décidé. C'est tout. »

« Tu parais bien sur de toi... Mais en tout cas, tu as du cran et j'apprécie cela. Nous n'avons d'ailleurs pas discuté du prix, pour tes services... »

« Tu penses que ton ami est sauf ? Nous verrons cela s'il ne meurt pas... »

« Le cas contraire, c'est toi qui me paieras. »

Une trentaine de minutes plus tard, Prince se posa à l'ouest de Nanohana, derrière les dunes désertiques, afin d'éviter le regard de la population et autres gardes royaux. Remettant convenablement sa longue écharpe verte au-dessus de son nez, l'homme aux yeux émeraudes se mit en route en compagnie de Shige, traversant une nouvelle fois la ville portuaire qui l'envahit de ses diverses odeurs de parfums et ça, malgré l'étoffe qu'il avait devant le visage.

« Cette ville est incroyable n'est-ce pas... Je comprends que les étrangers soient si décontenancé en arrivant ici. Vous vous y habituerez rapidement. »

« Je n'ai pas l'intention de rester trop longtemps ici. »

C'est cependant là que Prince se trompait... Arrivant sur les quais, les deux individus pénétrèrent à l'intérieur du Garuda et le capitaine pirate comprit rapidement que quelque chose n'allait pas :

« Qu'est-ce ... Qu'est-ce qui s'est passé ici ?! »

Un véritable chaos régnait à l'intérieur du navire : les meubles avaient été fracassés, ou jetés à terre, des murs avaient été accidentés, une multitude de feuilles erraient sur le sol et plusieurs armes avaient été volées... Dans la cabine de Prince, des cartes n'étaient également plus présentes, mais plus important, le petit coffre contenant le Fruit du Démon d'Edhan avait disparu.

« J'ai l'impression que vous avez déjà des ennemis en ville... »

« Je... Je ne comprends pas. Merde, Mugen devrait être là... Je... YUKI !!! »

Fonçant dans la chambre du jeune cuisiné, Prince fut submergé par un étrange courant d'air, au moment même où il ouvrait la porte : la cabine du garçon était sans dessus dessous et désormais, un immense trou dans le mur avait remplacé le hublot. Sortant Yubashiri de son fourreau tout en s'approchant de l'ouverture béante, Prince regarda le lit vide, sur lequel les traces du corps de Yuki étaient encore présentes.

« Hum... Vous avez vu ça ? »

Prince se retourna et se rendit là où était Shige : devant le médecin, une feuille contenant un message avait été fixée au mur par un poignard. Le pirate l'arracha pour la placer devant ses yeux :

Tes deux copains sont avec moi enfoiré,
tu as intérêt à te ramener, cette nuit, au Sud-Ouest d'Ido.
Evidemment, tu peux ramener tes autres petits compagnons
Comme on dit, plus on est de fou, plus il y aura de morts !!!
D.H

« Vous savez qui est ce... D-H ? »

« Nan. Mais il va regretter amèrement de s'être attaqué à mes compagnons ! »
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Senkei

♦ Localisation : Alabasta
♦ Équipage : C'est compliqué

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Dim 14 Juin 2015 - 19:24

Dès qu’on posa le pied dans la ville en ruines de Yuba, notre équipe fût séparée, happée par la ferveur du rassemblement se tenait là. Dans une immense foire qui recouvrait presque intégralement les ruines de draps multicolores, les tribus avaient installés d’immenses stands où ils vendaient toutes sortes d’objets artisanaux, de la nourriture, des vêtements, bijoux, au milieu de plusieurs stands qui forgeaient des armes locales. Un type m’agrippa le bras et m’entraîna à son stand sur lequel il me fit gouter des petits pâtés de crabes délicieux. Au stand d’en face Alex prenait des notes sur la forge des épées locales, des petits sabres courbés. Tout en dégustant les spécialités culinaires que le vieux continuait de me servir, je cherchais des yeux mes autres compagnons qui avaient complétement disparu.

« chous chavez chou chabite chen ? demandai-je au cuisinier, la bouche pleine de pâté de crabe.
_ Quoi ?
_ Je cherche Shen, lui répondis-je après avoir avalé.
_ Mmmh… je connais un seul Shen. Et il habite dans une maison en ruine de la place centrale. Il appartient à une tribu vêtu de noir avec des serpents sur la toge. Tu ne peux pas les rater normalement. » 

Je le remerciai pour la dégustation et le renseignement et partit à la recherche de cette place centrale après avoir fait signe à Alex qu’il était temps d’y aller. On parcourut quelques avenues en s’arrêtant parfois pour regarder les objets, gouter à quelques autres spécialités, avant d’arriver enfin sur la place centrale de Yuba. Une cinquantaine d’hommes habillés en noir avec des vipères vertes émeraude nous y attendait, mais Damon, Adam et Harold n’étaient pas présents. Les nomades se placèrent en cercle autour de nous, coupant l’accès à chaque rue. Je décidai de m’adresser à celui qui semblait être le chef, était le seul assis dans la foule qui composait le cercle. Une serveuse lui apportait des plateaux de nourriture et boisson.
« _ Je suis Senkei, épéiste, et je viens rencontrer Shen, l’instructeur de Haki. »
Le type se leva de sa chaise et retira sa capuche, laissant apparaître un homme à la peau marquée d’un millier de cicatrices. 

« _ Nous savons qui tu es. Tes amis sont passés ici tout à l’heure. Malheureusement, tes amis et Shen ont dû partir.
_ Où ça ?
_ Nous allons t’y conduire aussi.
_ Merci.
_ Gardes ! Emparez-vous d’eux ! s’écria-t-il en nous pointant du doigt. »

Les cinquante types autour de nous enlevèrent les tenues de nomades, révélant des costumes similaires aux gardes royaux qu’on avait déjà croisés. Ils se jetèrent sur nous avant que je ne puisse dégainer mes sabres. Je me débattis de toutes mes forces mais ils étaient trop nombreux et je pu m’en défaire. Les mains dans le dos, ils me passèrent une énorme paire de menottes en granit marin et me retirèrent mes sabres de la ceinture avant de me jeter au sol. 

« _ Maintenant, vous allez rejoindre vos amis. »

Alex, menotté lui aussi, et moi fûmes conduit dans une prison de fortune dans une des maisons en ruine, réhabilitée pour l’occasion. Adam, Damon et un type massifque j’identifiais comme étant Shen nous y attendait. Damon, que je découvrais pour la première fois sous ses trais humains m’expliqua qu’ils avaient été trahis par Harold, qui n’était pas révolutionnaire, mais espion au service du Royaume d’Alabasta. 

« _ Demain à l’aube, ils vont nous transporter au palais, pour qu’on y soit exécuté devant la famille royale.
_ Ce qui veut dire qu’il faut qu’on se casse avant, répliqua Shen.
_ Ce qui veut dire que tu as une nuit et pas une de plus pour découvrir si tu as un haki, Senkei. Désolé c’est un peu court.
_ Quoi ? »

J’eu à peine le temps de répondre que Shen était déjà sur moi et m’asséna un terrible coup de pied vertical qui m’écrasa au sol.
" _ Heureusement, il y a une méthode rapide pour découvrir si tu as un haki enfoui en toi. Mais tu vas devoir mourir. »
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Gura

♦ Localisation : Lille

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Mer 17 Juin 2015 - 16:26

Ma chute hors du bâteau s'est terminée sur le rivage en bois de l'île. Et évidemment, ça n'a pas plu à grand monde lorsque les trois quarts de mon large corps ont déglingué la blinde de planches, sans compter quelques autres touristes, clients et travailleurs environnants.
Comme ça, maintenant, j'ai un peu beaucoup bousillé l'accès des gens qui avaient dans l'idée de traverser ici ou là, afin de rejoindre leurs propres navires. Oups ! Et si quelques caisses de marchandises sont tombées à la flotte, il ne faut pas hésiter à rejeter la faute sur Eugène. Cela va de soi. On fait cinquante-cinquante, quoi.

Enfin voilà. Tandis que je me libère du piège dans lequel je me suis fourré tout seul, les premières insultes commencent à vibrer dans mes tympans. Il y en a même qui se permettent de me balancer carrément dans la menace de mort, sinon aussi. Par chance, je peux très vite compter sur ma carrure démesurée pour inciter à fermer le bec de certains, dès que je suis de nouveau libre et bien droit sur mes deux jambes.
En voyant mes über mensurations, ça leur fait tout drôle. Et moi, ça me fait bien sûr marrer. Après tous ces dégâts... lot de consolation, on va dire.

Sur ce, quand l'ambiance semble s'être plus ou moins apaisée, je laisse couler tous ces ploucs et je m'esquive dans une zone plus tranquille... ou en tout cas, moins casse-burnes pour mon ouïe. Mais en fait, tout est relatif. Ici, à Alabasta, le calme n'existe pas vraiment. Plus tu avances vers la civilisation, plus tu as droit à un tout autre style de... festivités. Ça grouille partout, ça piaille partout. Gaiement, pour la comparaison.
Je profite de ma hauteur pour repérer mon masseur, mais pour l'instant il a l'air de préférer jouer à cache-cache. Peut-être croit-il que je lui réserve la torgnole du siècle ?

_ Pfff ! Fais-je à peine quelques secondes plus tard, déjà éreinté de chercher dans le vent, au milieu d'une foule de bouseux. Ouais bah merde, hein ! T'as qu'à aller soigner des autres poujins, picétout !

La plupart des habitants sont tous vêtus de longues capes. À croire qu'ils craignent de morfler contre une vilaine tempête du désert. Mouarf !

_ Tu crois pas si bien dire... me rétorque Eugène, out of nowhere.

Je ne sais pas où était planqué ce coquinou, mais dès que j'exécute un rapide demi-tour, il est bel et bien là, face à moi, étrangement déçu... mais avec des manières sensuelles de femelle bien à lui.
Meuh si, toi-même tu sais ! On dirait un chaton qui ferait tout pour quémander un calin, si ce n'est que lui... pas question que je le porte à bras !

_ Quoi ? Relancé-je après un silence.
_ Si le reste de l'équipage est parti, ce serait pour se choper un médecin, à ce qu'il paraît.
_ Euh... si tu le dis. Mais en gros, je parie qu'ils ont refusé que tu leur prodigues tes soins si... spéciaux ?
_ Non, on m'a rien demandé. Mais c'est ça, la tuile. J'aurais très bien pu les aider. Et même qu'on aurait pu devenir plus intimes ensuite.

J'essaie de soupirer discrètement. Ça m'évite d'éclater de rire. Il faut dire que l'idée qu'un Okama passionné puisse aller caser quelques mains... enfin, vous voyez le délire ? Bref, il est clair que les blessés en question râtent vraiment leur séance !
S'il y a bien quelqu'un sur cette Terre qui possède une dextérité hors du commun, -enfin, aimer fouiller, pour être exact- c'est bien Eugène. Alors si en prime, le gars peut te faire un prix de groupe avec la guérison en bonus, ça doit valoir le coup d'essai, non ?

Tant pis, je suppose. Qu'ils se démerdent ! Bon d'accord... À noter qu'en ce qui me concerne, ma peau grille toujours, soi-dit en passant. Alors c'est facile de baver sur le dos des autres, après ça ! À part peut-être lorsqu'une ombre volante non-identifiée se cale, l'espace d'une fraction de seconde, entre moi et le soleil. Furtive et trop lointaine pour avoir le temps de capter quoi que ce soit. Boarf ! Je parie tout de même pour un News Coo, à vue de nez.

Allez hop ! Je plisse les yeux une dernière fois, avant que ma cervelle géniale me donne ma prochaine mission : et si je m'occupais de mes propres fesses, dans un premier temps, hein ? En voilà qu'une idée, qu'elle est bonne !
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Gura

♦ Localisation : Lille

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Sam 29 Aoû 2015 - 10:08

Quelques minutes plus tard, j'ai juste avancé d'une dizaine de pas, à tout casser. Sur l'échelle de cette ville immense, ça n'équivaut même pas à une nouvelle rue. Bien au contraire, je me rends surtout compte que je bloque un peu beaucoup la circulation à tout le monde. Les gens, qui veulent poursuivre leur chemin, sont alors obligés de contourner mon big tour de taille, sous peine sinon de finir coincés dans mon lard humide.

Mais en fait, il arrive justement qu'on se frotte à moi. Sans le vouloir, j'imagine, bien entendu. Sans doute croyaient-ils avoir bien dosé leur léger virage ? Résultat, ça leur fera une belle surprise lorsqu'ils remarqueront qu'une mare de flotte visqueuse s'est invitée sur leur belle tenue d'été.

_ Ça te dirait pas de mieux te protéger, mon chou ? Demande Eugène après avoir capté lui aussi, les traces qui s'imprimaient ici ou là.

De surcroît, rappelons que je ne porte seulement qu'un string. Et une sorte de longue serviette en guise de ceinture, mais ça ne compte pas. Quoique, je pourrais penser à l'enfiler sur mon crâne, un de ces quatre ?

Il m'arrive alors parfois -plutôt deux fois qu'une, en fait- de me dandiner sur place. Beh oui ! J'ai également la plante des pieds qui chauffe, sur le sol. Chose étonnante d'ailleurs, la flaque que je piétine finit par se mettre bouillir, au bout du compte.

_ Bof. Comme tu peux t'en douter, moi et le shopping, hein...? Et puis, c'est un coup à acheter le double nécessaire, de toute façon. Parce qu'ils n'auront pas ma taille, je parie.

Et bien sûr, je vais tout inonder en un rien de temps, c'est évident ! Dans tous les cas, toutes les répliques sont bonnes pour me plaindre. Mais au final, on en revient toujours au point de départ : string powa ! Le seul, l'unique !

Pour la peine, Eugène boude. Au plus profond de lui, il espérait sûrement de tout son coeur pouvoir emmener son gros pote dégoulinant, en train de faire les boutiques, bras dessus-dessous.
Puis, une fois la petite gêne passée, on se remet tous deux à réfléchir sans vraiment aboutir à une idée intelligente. Le boucan des touristes et des habitants ne nous aide pas non plus, il faut dire...

C'est seulement après quelques vaines et silencieuses interrogations dans nos caboches, que je crois percevoir le tilt de génie ! Un mot magique qui me bourdonne dans l'oreille, même de loin ! Ça me fait pratiquement bondir sur place, et aussitôt je scrute l'horizon.

_ T'as entendu ça, Eugène ?

Il ne pige pas où je veux en venir, donc sa trogne me secoue un dubitatif non de la tête. Par contre, il ose ensuite me signaler que c'est probablement le soleil qui joue avec mes nerfs et mes neurones. Laule !

_ Qui veut des bonnes glaces ? Gueule la voix d'un marchand. Achetez mes glaces ! Avec cette canicule, rien de tel qu'un bon rafraîchissement ! Allez, allez ! Venez goûter à tous ces parfums que je vous propose !

Le masseur panique presque en voyant que je commence sérieusement à m'exciter. Avec une impatience pareille, c'est comme si ma vie en dépendait. Déjà qu'en transpirant à foison, ça coule sévère... mais maintenant, je bavouille aussi de la bouche grande ouverte.

Sur ce, sans réfléchir davantage, et à présent que j'ai localisé la direction exacte de cet appel qui m'intéresse, je me taille le plus rapidement qui soit. Pouf ! Désolé Eugène, mais ça presse, quoi !
Extasié, je cours alors comme une bête sauvage qui a trouvé sa proie pour le dîner. L'effort me brûle et m'épuise, certes, mais je m'en fous. J'ai perdu la raison ou quelque chose du genre. À ce propos, vous vous souvenez de la populace qui devait dévier de leur trajectoire, tout à l'heure ? Là, c'est encore pire, mouhahaha !

Impuissant et toujours resté en retrait sur la ligne de départ, l'Okama profite au moins de pouvoir suivre l'agitation de mon popotin au pas de course. Néanmoins, je sais d'avance qu'il tirera la grimace quand ma charge folle va dégommer plusieurs lents du bulbe sur mon chemin. En effet, la rue tremble sous mon surpoids. Mais le temps que l'info arrive au cerveau, certaines personnes doivent encore hésiter une seconde pour calculer qu'une énorme menace graisseuse leur déboule pratiquement dessus.

Et il va de soi que moi, je n'attends pas après ce petit délai supplémentaire. Du coup, ça fait "bouing bouing" quand de la pauvre carcasse humaine malchanceuse se mange un choc... voire, un de mes pare-chocs bringuebalants. Par chance, la plupart d'entre eux sont projetés et se vautrent sur le premier passant voisin encore debout. Ça ou sur un étalage de fruits et légumes.

_ Moi, moi, moi ! J'arrive ! Réservez-moi la place ! Je prendrai le tout !

Ça, c'est au cas où. Pas question d'une moindre file d'attente, quoi qu'il advienne, namého !

/hrp: mais lauleuh. donc, personne ne s'était bougé non plus ensuite, depuis tout ce temps, mouarf !? o_O bon bah euh... comme chuis de retour, j'vais me permettre de reprendre/finir le truc de mon côté, du coup, hein. ;)
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Gura

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Sam 5 Sep 2015 - 9:44


Quand j'arrive enfin devant le marchand de glaces, je reprends d'abord ma respiration. Je n'ai couru que quelques mètres à peine, mais ça use. Là encore, spectacle de qualité pour mon public environnant, lorsque je tape telle ou telle pose afin de regagner ma forme et mon calme.
À vrai dire, l'ambiance est divisée. D'un côté, on a les gens interloqués par mon large format et mes sales manières. De l'autre, les râleurs qui se sont fait précédemment marcher dessus, à peu de chose près.

_ Miam miam ! Marmonné-je un peu à tout le monde, sans distinction.

Grossomodo, pour la populace, ça signifie "parlez sur mon dos, si ça vous chante !". Et pour l'autre vendeur, on part plutôt sur du "par quoi je commence ?".

Blague à part, le commerçant me tire un grand sourire, tout à coup. Je ne comprends pa tout de suite, puis je me dis que ça doit être à cause de mon gros bidon. Résultat, il est tombé sur le client qui va lui faire gagner sa journée en un seul achat.
C'est seulement ensuite que je capte le binz, dès que ma cervelle revisionne mon petit sprint de tout à l'heure : en bousculant malencontreusement des gens, mes bourrelets ont trouvé le moyen de grapiller deux ou trois berys, à droite, à gauche !
Beh ça alors ! Si j'avais su que j'avais un certain don pour jouer au pick-pocket ! En somme, pas besoin de piocher dans mon propre argent de poche, au moment de payer ma grosse commande, héhé.

_ Alors ? Qu'est-ce que je vous sers, mon bon monsieur ? Me demande le marchand, toute dentition tirée jusqu'aux oreilles.
_ Hmmm... hésité-je, pour faire durer le suspense. C'est pas facile, vous savez. Mais je pense que je vais commencer par une boule vanille...

Je n'ai pas fini ma phrase, mais le gars s'affaire déjà dans ses bacs de glace. Dans une main, il manie une grosse louche. Dans l'autre, il tient un cornet.

_ Puis, une autre à la fraise, continué-je. Et une autre à la pistache. Un peu de citron aussi avant que j'oublie. Aaah ! Et du caramel, c'est évident.

Bref, je récite ni plus ni moins tout ce qui me passe par la tête. Je ne sais même pas exactement si mon serveur possède tous les parfums, mais je lui fais confiance. De toute façon, s'il me résiste un peu trop, je lui réserve une baffe de choix sans sommation.

Il ne tarde d'ailleurs pas à tirer la grimace, une fois que ma glace devient une giga tige arc-en-ciel. À force, on dirait presque une épée. Et donc, je suppose qu'il a surtout peur de tout faire tomber, au tout dernier moment. D'autant plus que l'engin n'est bientôt plus atteignable en son sommet. Donc, si ça continue à s'élever, le mec va regretter de ne pas être né d'une famille de "longs-bras".

_ Wouah ! M'exclamé-je quand j'estime que ma future glace a sacrément pris de l'ampleur.

Ce qui fait soudain sursauter le vendeur. Oups. Par chance, l'essentiel reste sain et sauf, mais lui a cru que je lui aboyais dessus.

Quoi qu'il en soit, la commande arrive enfin à son terme. Le mec m'annonce alors un prix. Je lâche bêtement tous les sous récoltés plus tôt, en priant pour qu'il y ait le compte. Mon esprit n'est de toute façon pas d'humeur à détailler le montant exact. Et s'il y a trop, le type n'aura qu'à considérer cela comme un pourboire.
Bref, je récupère mon imposant cadeau et je m'éloigne fièrement de la zone, car je sais que tout un peuple est en train de me reluquer. Normal de soigner sa sortie, après une aussi belle entrée, n'est-ce pas ?
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Gura

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Sam 12 Sep 2015 - 12:40

Toujours aux anges depuis mon récent achat, je me promène avec celui-ci dans les rues de la ville. La bouffe est tellement un beau chef d'oeuvre que je ne pense même plus à commencer à croquer dedans. On dirait même que j'ai réussi à faire fi de la chaleur insoutenable qui règne dans ce pays.
Parfois, je m'amuse à fredonner une petite chanson débile, un peu comme pour montrer que Bibi est dans la place. Pour couronner d'ailleurs le tout, j'exécute également quelques slaloms entre les passants, en mimant le fait que ma glace doit rester bien droite et au garde-à-vous sur son cornet. Les gens, eux, paniquent brièvement dès qu'ils croisent mon regard et mon tas de graisse.

Les minutes passent et mon jeu d'équilibre touche à sa fin. Il est grand temps d'avaler ce repas bien frais, tout en couleur. J'approche alors ma bouche de ma main, je ferme les yeux tout en humant les parfums frais de mon repas, et je dépasse enfin la langue. Sauf que...
Splotch !

_ Hein ? Grogné-je en sursaut.

C'est tout bonnement inconcevable ! Ma chère et tendre glace d'amour vient de me dégouliner sur la tronche et le torse. Faute à ce p*tain de soleil, y'a pas photo ! Mais quand même... à une seconde près, quoi !

Je reste figé un bon moment, tandis que les rires de plusieurs riverains se font entendre autour de moi. Mes yeux s'écarquillent et se mettent à cligner sans cesse. La colère me gagne doucement mais sûrement, mais je me contrôle encore plutôt assez bien.
J'ai dû mal à me trouver une explication logique à tout ça, alors que c'est évident. Je ne veux juste pas y croire. J'étais tranquille et heureux avec ce bon goûter, et voilà que tout s'est anéanti d'un claquement de doigts. Pouf !

En fait, c'est Eugène qui me réveille... à sa façon. Non seulement je l'avais oublié car il m'était complètement sorti de la tête. Mais en prime, en quittant le marchand de glace, plus tôt, j'ai ensuite emprunté la direction opposée.

_ Chiottes, c'est dégueulasse ! Fais-je, sur le ton de la tristesse et de la malchance.
_ Ah non, c'est super, me rétorque-t-il.
_ Pourquoi ? Continué-je, plongé dans mon malheur.
_ Eh bien parce que ce n'est pas perdu pour tout le monde, me répond-il sur sa propre longueur d'ondes.

Ouate de phoque !

Ce coquinou d'efféminé est tout bonnement en train de me lécher le corps. Sa douceur extrême est telle que j'ai mis ça sur le compte de boules de glace, qui me dégoulinent ici et là, entre mes bourrelets.
En temps normal, le saligaud mériterait une branlée sans nom. Cependant, comme je suis toujours fermé dans ma grande déception, l'Okama devient le dernier de mes soucis.

_ Tu sais, Gura ? Fait-il pour tenter de me réconforter entre deux léchouilles. C'est pas si mal. Dis-toi que maintenant, tu vas sentir très bon. En plus d'être au frais.

Mouais bof. Dans un sens, il n'a pas tort, je suppose. Mon casse-croûte me refroidit pas mal... et ce, dans les deux sens du terme, quand on y pense. Au propre comme au figuré, quoi.

Par contre, pendant ce temps, je finis par me rendre compte qu'on a en quelque sorte vidé la zone. Il y a fort à parier que ma tafiole de collègue a dû dégoûter les curieux du coin. C'est vrai qu'un gros porcin en string qui ne refuse pas les avances d'une chochotte à longs cheveux, ça peut paraître assez dérangeant... voire carrément vomitif pour les plus fragiles.

Alors, quoi ? J'attends qu'il finit de me nettoyer avec sa langue, avant de retourner rendre une nouvelle et musclée petite visite au commerçant ambulant ?
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Gura

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Sam 19 Sep 2015 - 12:55


Finalement, je décide de me remettre en marche. Il ne manquerait plus que d'autres clients se pointent et qu'il ait déjà vendu toute sa marchandise. Je demande alors à Eugène d'arrêter son numéro de foire, mais il me rétorque que si on ne vire pas toute cette glace en pagaille sur mon corps, ça peut sêcher et coller. Pfff, pas de ça avec moi ! Je lui réponds ensuite que ma sueur a parfois aussi ses bons côtés, dans ce genre de situation. Et donc, il n'a pas à s'en faire pour ça.
Après quoi, le masseur abandonne sa tâche et fait la moue. Il vient de perdre son occasion en or de pouvoir rester l'un dans l'autre. Du coup, pour passer à autre chose et couper net à sa gêne, il tente de relancer la conversation.

_ On n'irait pas plutôt rejoindre les autres ?
_ Non, lâché-je, presque sévère.
_ En plus, on en profiterait pour t'acheter des fringues en chemin. C'est cool, non ?
_ Oui.
_ Alors c'est décidé ?
_ Après, si tu veux. D'abord, je dois régler un truc.

Le saligaud persiste à chipoter pour essayer de me faire changer d'avis, mais je ne faiblis pas. Je garde donc ma position, celle qui sera de montrer à l'autre enflure de commerçant, qu'on ne rigole pas avec Bibi !

Ainsi, lorsque que je suis de retour sur mes pas devant le stand de glaces, je m'aperçois que c'est vide. Pour les riverains et autres touristes, je m'en tape un peu, certes. Mais que le vendeur ne soit plus là, lui non plus, ça ne peut signifier qu'une seule chose. Il m'a bel et bien arnaqué, je parie. J'en mettrais ma main au feu !

_ Où te caches-tu, crapule ?! Gueulé-je après un court tour d'horizon du lieu. Dépêche-toi de me resservir ! J'ai faim, moi !

Je patiente un moment -ou tout du moins, je me force-, mais l'autre guignol ne semble pas vouloir revenir.

_ Tant pis, tu l'auras voulu !

Ni une, ni deux, mon poing brise en deux un bon morceau du comptoir. Je sais, j'aurais pu tout bêtement faire le tour. Mais là, je suis très en colère.

À présent, les bacs de glaces me tendent les bras. Il ne me reste plus qu'à me servir... tout ça, gratuitement, cela va de soi. Je chope la boîte de parfum fraise et je croque dedans comme une bête sauvage et affamée. Une dizaine de larges bouchées plus tard, j'ai déjà vidé le premier plat.

_ Hmmm, miam miam ! Fais-je ensuite vers Eugène, la tronche un peu sale.

On sourit tous les deux. Moi, parce que je suis fier de ma connerie. Lui, parce qu'il s'imagine sans doute déjà qu'il pourra me peloter plus tard d'une manière ou d'une autre, comme tout à l'heure.

Sur ce, place au bac vanille. Malheureusement je suis interrompu dans mon élan. C'est à ce moment là que le marchand refait surface, en trombe. Il est bien sûr énervé, mais aussi interloqué par le spectacle dégueulasse que je lui offre. Il ne tarde pas non plus à pleurer comme quoi j'ai tout cassé, que je l'ai volé, que je dois payer, etc...
Moi, évidemment, j'ai l'excuse facile. Je lui sors que c'est surtout de sa faute. Voilà ce qui arrive quand on essaie de m'entuber : il faut s'attendre à en payer les pots cassés !

_ Je ne vous ai pas trompé, je vous assure ! Radote-t-il alors avec une étrange hésitation. J'étais parti... là... derrière, en train de...
_ Ouais, ouais... à d'autres ! Quoi qu'il en soit, ta glace de merde a fondu en un éclair. J'ai rien pu faire.
_ Bah, c'est la forte chaleur d'Alabasta, ça !
_ Rha ! Quelle idée aussi de vendre des glaces dans un pays chaud, hein !?

Bon, je vous l'accorde... je n'ai pas réfléchi avant de jacter cette réplique-là. Pourtant, dans le fond, j'ai raison. N'est-ce pas ?

Pour la peine, mon interlocuteur a d'ailleurs jugé bon de vouloir me faire la morale. Et comme ça ne me plaît pas dans le feu de l'action, sa petite gueule reçoit illico le châtiment : Hot Dog !
Tandis que j'enfonce et coince sa trogne dans ma bedaine dodue, j'engloutis enfin la grosse assiette de parfum vanille. Par la bouche, cela va de soi, hein.
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Sam 26 Sep 2015 - 14:59


_ Scrounch, scrounch, scrounch ! Baragouiné-je à coeur joie, nez plongé dans la bouffe froide et de qualité.

Entre deux plateaux, il m'arrive parfois de penser à échanger un regard avec mon compagnon. Mais lui, tout ce qu'il sait faire, c'est de me reluquer sous tous les angles. Par la pensée, je crois même qu'il essaie de me faire comprendre que lorsque ma graisse bouge, c'est comme les vagues. Résultat, la mer, c'est romantique... et selon lui, si c'est comme tel, c'est trop mignon.
Mais bien sûr, pas question que je le laisse encore me toucher !

Un peu plus tard, quand ma séance de goinfrage touche à sa fin, Eugène récidive d'autre signes pour mal-entendants. Cette fois-ci, c'est par contre on ne peut plus clair ! Son index menaçant s'agite en direction de mon nombril. Au début, j'avoue avoir cru qu'il me les casserait encore, tout ça parce que j'en avais encore mis plein à côté, alors qu'en fait...

_ Ah. Oups.

En voyant le souci plus bas, je finis d'abord de me suçoter les doigts, puis je fais le nécessaire : libérer l'autre commerçant, toujours écrasé depuis notre dernière dispute. Néanmoins, lorsque le corps tout mou du gars s'étale au sol, je tire la grimace.

_ Il est mort ? Me demande Eugène, un début de panique sur le visage.
_ Bah... euh...

Comme je l'ignore, j'essaie de le secouer légèrement du bout du pied. Ça ne produit pas grand effet, pour tout dire.

_ Au pire, tu peux pas le masser ? Ça le réveillera peut-être ?

Pas besoin de rajouter "s'il te plaît", mon médecin attitré est déjà sur le coup. Je m'écarte donc pour le laisser opérer à sa façon.

Et pendant que ses mains de petite garce s'affairent et trifouillent sous les vêtements du blessé grave, moi je guette les alentours. Par chance, personne n'a osé repasser dans les parages depuis tout à l'heure. On est vraiment aussi crade que ça ? Apparemment, oui. Et dans un sens, tant mieux.

_ Il ne respire plus, Gura... m'annonce soudain Eugène, d'une voix tristounette.
_ Keuaaah ?! M'exclamé-je d'un sursaut, avant de me couvrir la bouche aussitôt après.

Décidément ! Il n'y a vraiment pas que des bacs à glaces qui ont le chic pour me refiler du grand frisson dans tout mon être.

J'avale ma salive, je hausse les sourcils, et je transpire un peu plus. Ma caboche démarre également sur les chapeaux de roue. Il faut trouver une solution fissa, sinon à force de camper sur le lieu du crime, on va finir par se faire repérer. Et dans le pire des cas, arrêter !

_ Je sais ! Fais-je tôt ou tard, main levée.
_ On va présenter nos condoléances à la famille ? Plaisante la tafiole.
_ On se tire !

Tout simplement. Je crois qu'en tant que pirates, de toute manière... on est déjà coupables de tout et rien. Alors, une sale histoire de plus ou de moins sur le CV, on restera donc, quoi qu'il arrive, des vilains garnements.

Sur ce, Eugène et moi, on se fait la malle au pas de course. Avec du bol, puisqu'il n'y a pas de témoins environnants, les autorités classeront l'affaire sans suite. Et puis, à propos des indices autour de l'homme insconscient, ça arrive à tout le monde de suer, n'est-ce pas ? Surtout dans ce pays.


/hrp: bon, vala pour ma ptite aventure à l'écart, du coup. ^^ pis, pour la suite, beh... chaipatro encore. Mais d'ici la fin du recensement, adios ! Ça fera quand même pile poil, 4 mois tout seul, pfff.
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