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Commencer bleu, devenir gris, finir mort

Clotho
Clotho

♦ Localisation : Blues

Feuille de personnage
Dorikis: 9280
Popularité: -1200
Intégrité: - 1079

Ven 1 Mai 2015 - 21:30

Résumé de l'acte précédent : J'ai mangé le logia de la terre. Un jeune matelot, Franck m'a dragué. Il est brun, cheveux mi longs en pics vers le haut, des yeux noisettes à faire fondre une banquise, une peau légèrement colorée par le soleil, une musculature franchement pas dégueulasse. Il fait dans les 1m80, comme moi, pour 80 kg de muscles. On est tombé amoureux (l'un de l'autre), puis on s'est séparé car j'assumais pas. Heureusement, j'ai finis par assumer. Un ambassadeur du pays des fleurs m'a enseigné un art secret, le Hasshoken. Je dois juste apprendre à combiner trois pouvoirs. Voilà ce que vous avez manqué dans ma vie.

Quête:
 


Quelques jours plus tard en 1626

Ça doit faire quarante huit heures que j'ai embrassé Franck en public. Un rapide coup d’œil à ma montre. 19h24. Oui, ça fait quarante neuf heures, cinquante huit minutes que trente deux secondes maintenant. Quoi ? Mais non, je ne suis pas accroc voyons. On a passé les dix premières heures à rattraper le temps perdu, à s'exprimer nos regrets et notre amour. C'est fou. Franchement. Je ne pensais pas retomber amoureux de nouveau. Surtout pas aussi vite. Je ne m'attendais pas à ce que ça me tombe sur le coin de la gueule comme ça l'a fait, sans prévenir. Mais bon, j'y peux rien. J'suis pas assez fort pour lutter contre ça. Vous savez, le destin et tout le tralala. On est sorti de la chambre pour aller manger un peu quand même, reprendre des forces avant d'y retourner de plus belle, vous savez. Et si les soldats semblaient ok, avant, quand tout n'était que théorique, c'est désormais différent. Enfin, j'ai l'impression. Je surprends les regards en coin discrets dès qu'on arrive quelque part. Les mêmes que j'ai eu après avoir mangé mon logia. Quand ses lèvres se posent sur les miennes en public, j'ai le sentiment que ça dérange certaines personnes. Franck était catalogué avant, ça ne change rien pour lui. Mais pour moi, ça change tout. J'ai abandonné ma vie pour lui. J'ai abandonné la sécurité du placard pour lui faire plaisir, pour être avec l'homme que j'aime. Si quelques personnes nous ont félicités, la majorité est restée silencieuse ou absente. Personne n'a encore osé dire quoi que ce soit en face. Je suis lieutenant colonel. J'ai affronté des pirates, des criminels primés et dangereux. J'ai sauvé des gens. J'ai aidé la base. J'ai appris des choses aux soldats pour qu'ils survivent plus longtemps. J'ai mangé un logia. Et désormais, tout ce que les gens retiennent, c'est que je suis le pédé de service. Tout ce que j'ai fait, tout ce pourquoi j'ai travaillé, parti en fumée, envolé. Je me suis cassé le cul pendant des années. J'en ai chié comme pas possible. J'ai fait ce que je devais faire. J'ai gravis les échelons. J'ai fait mon trou, petit à petit, action après action. Et là, quand je croise les regards fuyants, j'ai les boules. Je peux foutre aux chiottes tout ce que j'ai fait, m'essuyer le cul avec et tirer la chasse. Ça ne compte plus. Je dois tout reprendre. Mais ce qui m'agace au plus haut point, c'est qu'ils se disaient prêt, que ça ne les gênait pas de voir eux types ensemble. Le summum ? C'est qu'une petite caserne ici. Comment ça va se passer dans une base ? Dans un QG ? A Marie Joie ?

C'est pour ça qu'après avoir avalé rapidement de quoi me sustenter, j'ai foutu le camp. J'ai quitté la caserne. Je suis allé dehors m'aérer les esprits. Me calmer. J'ai la haine. La rage. Je suis en colère. D'un seul coup. Je ne peux quantifier ce qui m'arrive. Je sens mon sang qui bouillonne dans mes artères. Mes veines qui palpitent sur mon cou. Mes doigts serrés dans mon poing. Mon rythme de marche qui ressemble presque à une course. Mon visage fermé. Mon rythme cardiaque qui explose tous les records. Je vais dans un petit coin tranquille de l'île. Un arbre sur mon chemin. D'ordinaire, je me serais écarté. D'ordinaire étant le mot clef de la phrase. Là, je frappe le pauvre feuillu qui n'a rien demandé. Je l'explose, son tronc. Il éclate en milliards de petits morceaux, tandis que son feuillage tombe violemment sur le sol. Ça ne me calme même pas. Ça ne me ralentis même pas. L'arbre bouge. Un truc sort de ses branches, saute sur le sol puis se sauve, sentant un danger. Voilà que je viens de déranger un écureuil en train de faire sa sieste. Je viens de déraciner son chez lui. Et merde ! J'suis vraiment trop con. J'suis dans un état où je ne pense pas, j'agis. Je fais tout ce qu'il faut pour me calmer. Parce que je suis une cocote minute sur le point d'exploser. Je soulève le tronc et le repose sur son socle. Bien entendu, il ne tient pas et retombe, faisant trembler le sol de nouveau. D'un geste brusque, je donne un coup de pied dedans, pour montrer mon mécontentement. J'en oublie ma force. Le tronc se soulève de plusieurs centimètres, me tombant sur le pied violemment. Je lâche une série de jurons que je ne cherche même pas à retenir. Bien sûr, ça ne me fait pas mal, je suis un logia. Mais j'ai besoin de me défouler. Je reprends ma marche avec mon allure qui me sied si bien. J'arrive rapidement au bord de l'île. L'océan est en face de moi. Je m'assois et travaille sur ma respiration pour me détendre. Je dois me ressaisir. Je suis à deux doigts de péter un câble, de faire une connerie. Un truc du style retourner à la caserne et exploser la gueule de quelques types. Sauf que c'est pas mon genre. Je suis quelqu'un de très calme. Je suis un putain de pacifiste, bordel de merde. C'est bien pour ça que je viens m'isoler ici. Je regarde le soleil descendre rapidement sur l'horizon. Il se fait gober par l'océan, une fois de plus. Comme tous les jours j'ai envie de dire. Je ferme mes yeux. Je me concentre sur mon souffle. J'essaie de ralentir au maximum mon rythme cardiaque. Mais c'est pas évident. Je suis tellement remonté contre ... contre ... contre quoi putain ?! Ces mentalités ? Ces attardés ? Ces types qui se disent prêt et finalement ne le sont pas ? Contre ces saloperies de types qui bavent sur nos gueule ? Contre le système mis en place ? Je sens une main sur mon épaule. Une tête se pose au creux de mon autre épaule.


" Franck.
Faut pas leur en vouloir. C'est difficile pour eux.
Difficile ? Parce que c'est facile pour nous peut-être ? Ils ont dit qu'ils étaient prêt, que ça ne les gênait pas. Ils t'ont accepté comme tu es. C'est avec moi, avec NOUS qu'ils ont un problème.
Le prend pas comme ça.
Et comment tu veux que je le prenne ? Tu as vu leur regard gêné quand on s'embrasse. Tu vois comment certains nous évitent, comment ils changent de chemin en nous voyant main dans la main. J'voulais juste être avec toi. Partager ma vie avec l'homme que j'aime.
Je le sais tout ça.
Alors pourquoi ils peuvent pas s'y faire ? En quoi ça gêne de voir deux hommes s'embrasser ? Ça les gêne pas de voir deux femmes le faire.
...
Putain. Ça me fou les boules. Tout ce que j'ai fait, parti en fumée. Des années de boulot pour rien. Les sauvetages, les opérations, foutu en l'air. J'suis plus que le gay de service. Une putain de catégorie !!!
Et alors ? Tu es gay, non ?
Je ne suis pas QUE gay. Je suis marin, militaire, combattant, formateur, ami, camarade, sniper, tireur d'élite, sabreur, homme, HUMAIN ! Je refuse d'être qualifié par un terme ! On est plus que ça. On vaut plus que ça.
Ca leur passera.
ET C'EST BIEN CA LE PROBLÈME ! ILS NE DEVRAIENT PAS A AVOIR A L'ACCEPTER ! ÇA DEVRAIT ÊTRE NATUREL ! Ce qui m'agace, c'est qu'on doive se battre pour obtenir les mêmes putains de droits qu'eux. Sauf que eux le sont depuis toujours. Parce qu'ils sont hétéros. Eux peuvent s'embrasser sans que ça ne gêne personne. Ils peuvent se tenir la main, se frapper, se tenir fermement le paquet. PARCE QU'ILS SONT HÉTÉROS. JE SUIS PLUS QUE CA, OK ?! "

Franck m'a lâché pour venir s’asseoir en face de moi. J'essuie les larmes qui coulent sur mes joues. Il me regarde. Je baisse les yeux.

" Toute ma vie, je me suis senti à l'écart. Pas à ma place. On m'a bien fait comprendre que je n'étais pas fait pour la vie dont je rêvais étant petit. J'ai du me battre pour en arriver où j'en suis aujourd'hui. J'ai fait face. J'ai jamais abandonné. Je me suis fait ma place dans ce monde. Sur mon île, je suis presque un paria. J'ai du négocier comme un malade pour y installer une école. Je ne peux pas être qui je suis, là bas. Je ne peux pas être qui je suis dans la marine. Et maintenant, je ne peux pas l'être non plus dans l'endroit qui pourtant m'a permis de l'être. Je ... Je ne peux pas faire marche arrière. J'ai ... accepté qui je suis. Ça m'a pris du temps. Ça n'a pas été facile. Et là, pour une fois où je me suis senti chez moi, en sécurité, on me retire la seule petite once de bonheur que je pouvais avoir. On me retire la lumière qui indiquait la fin du tunnel. Ce n'est plus qu'une lumière artificielle indiquant que la sortie est encore bien loin. "

Franck me prend dans ses bras. Il me dit des mots doux, des mots d'amour, des mots tendres, ceux qu'on susurre le soir venu. J'ai plus la rage. Je suis déçu. Plus que je ne l'aurais pensé. Je suis blessé du comportement des soldats. Et il en faut pour me blesser. Après une heure passé ici, je suis rentré dans un état presque ordinaire. Je dis à Franck de rentrer pour me laisser seul. J'en ai besoin. Il n'insiste pas. C'est un cheminement que je dois faire moi même. Je finis par m'endormir sur un tas de rochers.


Dernière édition par Clotho le Jeu 7 Mai 2015 - 23:56, édité 3 fois
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Ven 1 Mai 2015 - 22:19

J'ouvre les yeux lorsque le soleil m'agresse avec ses rayons. J'émerge doucement. Je bouge mon bras pour me frotter les paupières, sauf que rien n'arrive. Je regarde autour de moi. J'ai plus de bras. Par contre, un gros tas de terre à côté de moi qui a exactement la même forme. Visiblement, quand je dors je dois prendre la consistance de mon élément. Pas cool. Après avoir assemblé les parties manquantes de mon corps, je me lève. J'ai pas envie d'aller à la base. Je n'y irai pas aujourd'hui. Je vais m'entraîner pour me changer les idées. Ca me passera ce moral de merde. Je m'assois en tailleur et essaie de rencontrer mon moi intérieur. Je peux facilement sentir mon corps, mes battements de cœur, le sang qui circule dans mes veines. Mais je ne peux toujours pas sentir les pores de ma peau. Ni même la puissance qui parcourt mon corps. Bada m'a dit que c'était la meilleure solution pour parvenir à rassembler ma puissance en un poing précis. Non, en un point précis, pardon. Et ce, afin de pouvoir utiliser le Hasshoken. J'ai tellement hâte d'enfin utiliser cet art secret connu des seuls initiés. Mais bon, je dois déjà passer par la phase acquisition de pouvoirs bizarres et tordus. Plus le temps passe et plus je maîtrise mes techniques ceci dit. Plus je remarque de choses avec ma Detection.

Là, par exemple, j'ai réussis à suivre à la trace une bande d'animaux pas encore identifiés par mes soins. Ca ressemble à des fourmis, mais ça a quatre pattes et c'est trois fois plus gros. Je les sens aller à leur colonie, tous en ligne, ramener de les nourriture. J'en perçois la majorité qui rentre sous terre, échappant donc à mon pouvoir. Par contre, je n'en suis pas encore à sentir le vent sur ma terre. J'ai aussi du mal à définir les zones sans contact. Les arbres, les rochers, les panneaux ... Tout ces trucs là en somme. Mais bon, ça me viendra avec le temps je suppose. Je dois affiner mes sens et mes techniques pour devenir plus efficace. Et tandis que je me concentre, un truc me tombe dessus. J'ouvre les yeux et vois un journal. J'entends de petits cris plus loin. Une mouette semble blessée. Ni une ni deux, je me précipite. Elle s'affole en me voyant. Ne parlant pas encore le mouette, n'ayant pas Mouetteman sous la main, je ne peux rien faire. Je la prends dans mes bras, ramasse le journal et dit au revoir à la volonté. Je prends la direction de la ville. Je cherche un vétérinaire partout. Une fois que je tombe sur la boutique je constate une pancarte indiquant qu'elle est en période de vacances. Youpi ! Bon, bah on va à la caserne. Je cours, passant devant les soldats sans prendre le temps de dire bonjour. Je me dirige droit vers l'infirmerie.


" Vous êtes malade ! Dégagez moi ça de là ! C'est une infirmerie, pas un refuge ici.
Mais elle est blessée. Elle saigne à son aile, vous voyez ? Elle ne peut plus voler.
Je ne veux rien savoir. Pas d'animaux dans mon infirmerie lieutenant. Dégagez la et apportez la à la cuisine, qu'elle soit utile quand même ! "

J'ouvre en grand la bouche, stupéfait par ce que j'entends. Un client blessé, c'est un client. Peu importe qu'il soit riche ou pauvre, beau ou moche, humain ou animal. Je pose la mouette sur la table. Le toubib crie au scandale et part chercher du monde pour témoigner de ma folie. Ce qui ne manque pas d'attirer du monde. Je regarde la blessure de l'animal qui gesticule pour s'échapper. J'essaie de la calmer comme je peux, sans y parvenir. Un type s'approche, et me tend un flacon. C'est l'assistant du toubib. Le flacon, c'est un tranquillisant. Sauf qu'il ne connait pas la dose pour un animal. Un humain, c'est quinze gouttes. Une mouette ça doit faire dans les ... huit fois plus léger. On divise les doses par huit. Deux gouttes dans le bec. La bestiole gigote, imaginant sa fin arriver rapidement. Au bout de quelques minutes, elle se calme. Le calmant semble faire effet. On regarde la blessure. Des plumes arrachées, du sang qui s'échappe de son aile. Elle s'est fait attaquer en vol, pas loin de l'île je suppose. L'assistant prend des lingettes et nettoie la plaie avant de la refermer avec du fil résorbable. Une demie heure plus tard, il finit par me dire que ça devrait être bon. Mais qu'elle ne pourra pas voler avant plusieurs jours. Le grand chef revient avec des soldats. Et là, c'est le clash.

" Regardez ce qu'il a fait ! Il a apporté un animal ici, dans des lieux sains. Il a apporté un nombre de maladie incalculable.
C'est un animal blessé. La vétérinaire est en vacances. J'avais pas d'autre choix.
Vous auriez pu la laisser mourir, l'emmener en cuisine, la donner à quelqu'un, la lancer à l'eau ...
Mais vous êtes taré ?!
Excusez moi ?
Oui, excusez-vous. C'est un être vivant qui a autant le droit de vivre que vous.
C'est un animal. Ici c'est une infirmerie pour humains, pas un refuge. Regardez moi ces plumes partout.
Je nettoierai.
Les animaux, ça a des bactéries, des microbes. Tout ce qu'il y a dans la pièce était stérilisé. Maintenant, tout est fichu. Vous irez expliquer au colonel pourquoi je vais recommander un stock entier de tout ce qu'il y a.
Arrêter d'exagérer.
Oh. J’exagère ? Xavier, c'est vrai ou pas ce que je dis ?
Oui.
Vous voyez, lieutenant ? A cause de vous, je ne vais pouvoir soigner personne pendant des jours. Vous feriez mieux d'espérer que personne n'attaque l'île, que personne ne soit blessé ou bien q*/
VOUS ALLEZ ARRÊTER DE ME CASSER LES COUILLES OUI OU MERDE ?!
Je vous demande pardon ?
Arrêtez de me faire chier pour des merdes. Une vie était en jeu.
Un animal.
Ca reste une vie quand même.
Donc quand on va m'amener un soldat blessé ayant besoin de soin, il sera ravi d'apprendre qu'il va mourir parce que vous avez amener un sale oiseau ici. "

Le reste est flou pour moi. Je vois mon corps bouger, mais sans que je ne le lui ordonne. Il s'approche du médecin, l'attrape à la gorge et le soulève. Mon autre bras se transforme en terre. Mon poing se serre. Et il s'enfonce dans la porte qui se gondole sous le coup.

" Un animal, ça vaut peut-être rien pour vous. Mais pour moi, une vie, c'est une vie. Et aucune n'a plus de valeur qu'une autre. Animal, humain, ancien, jeune, riches, pauvre, on a tous la même valeur devant la mort. Vous vous êtes engagés pour sauver des vies, non ? J'ai l'impression que c'est plus pour jouer à l'apprenti boucher gratuitement. Le type à qui vous avez retiré la rate, la semaine dernière, au lieu de lui retirer une partie du foie, j'suis sur qu'il a apprécié autant que vous le verre que vous avez pris juste avant de l'opérer.
Je .. heu ...
Oui, je suis au courant. Vous pensez que parce que je suis nouveau je ne sais rien ? Détrompez-vous, docteur. J'en sais assez. Quand on est bon avec les gens, ils vous le rendent. Personne ne dit rien parce que vous êtes doué. Mais boire avant une opération, boire tous les jours, vous ne trouvez pas qu'il y a un problème ?! "

Je prends la mouette après avoir relâché le type, et sors à nouveau de la caserne. Je vais m'assoir sur un banc, plus loin, à côté d'un soldat. Il engage d'ailleurs la conversation au sujet de la mouette. Puis il enchaîne avec les gros titres du jour : Ivan de Cimitiero trahit la révolution et rejoint la marine.


Dernière édition par Clotho le Ven 8 Mai 2015 - 0:02, édité 1 fois
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Sam 2 Mai 2015 - 1:45

Je pose le volatile sur le banc et arrache des mains le journal. Je regarde l'article.

La Gazette a écrit:
Ivan de Cimitiero, cavalier émérite de la révolution, l'ange de Las Camp a décidé de retourner sa veste, d'abandonner la révolution pour rejoindre les forces de la marine. Pour prouver sa bonne foi, il a vendu ses anciens camarades venu libérer les prisonniers de l'île aux esclaves durant une opération secrète. Camarades rapidement exterminés par le vice amiral Fenyang et la flotte de cuirassés dépêchés pour l'occasion et ayant conduit à l'arrestation d'un atout dela révolution, Costa Bravo, longuement recherché. Après un entretien au QG de West Blue avec nul autre que le sous amiral Ake Niromoto, les instances de la marine ont décidé de blanchir l'ancien révolutionnaire et de lui offrir le grade de lieutenant d'élite dans la marine. L'homme ayant mangé le fruit du démon de la vérité ayant fait changer les choses à Las Camp a donc tourné sa veste. Espérons que ce soit la dernière fois.


Si je n'étais pas assis, je tomberais. Mes jambes tremblent. J'ai chaud. Je transpire. Ma tête me fait mal. Ivan ... trahir la révolution ... Non. Impossible. Pourtant. Il m'a dit qu'il aimerait faire changer les choses de l'intérieur de la marine. C'est ce qu'il voulait dire ? On a les mêmes buts ? Hey ! Une minute. S'il a changé de camp, la marine l'a forcément interrogé. Et avec son fruit, il n'a pas pu mentir. Notre conversation par den den ... J'ai dit que la marine était finit, que je voulais aider la révolution. J'suis mal. Je suis un homme mort. C'est clair qu'on va me prendre pour un révo maintenant. Mais en même temps, avec mes idéaux ... J'veux dire par là que vu mes intentions avec les dragons célestes, à savoir les destituer de leur piédestal, c'est clair que je ne suis pas que marine. Mais je vais avoir l'étiquette révo maintenant ? En plus des autres ? Mais comment je peux être révo ? J'en connais auc ... Heu. Si. J'en ai déjà rencontré en fait. Enzo sur cette île par exemple. Mais je l'ai envoyé en prison, pas sûr qu'il va me répondre. Rafaelo ? Oui, bien sûr. Un monstre de puissance ayant mangé un logia lui aussi, recherché activement par la marine. J'dois pouvoir trouver son numéro dans les petites annonces en demandant poliment.

Ca veut dire que je vais être recherché. Qu'on va venir m'arrêter. Que je ne pourrais plus être dans la marine. Oh merde. Oh non ! Pas ça. C'est toute ma vie la marine. Je ne peux pas quitter ça. Mais si je reste ici, je vais me faire emmener en prison. Ils savent que j'ai mangé un logia en plus, j'ai même pas cet effet de surprise. Ils vont venir avec du granit marin pour bloquer mes pouvoirs. Une fois les menottes aux poignets, je ne pourrais plus utiliser mes fantastiques pouvoirs. On va me cuisiner, voir si je connais du monde. Je risque d'être torturé par le Cipher Pol. Rah, je déteste cet organe du gouvernement. Je ne peux pas me faire arrêter. Mais quels choix j'ai ?


" Lieutenant ? Vous dormez ?
Hein , heu, non. Je réfléchissais.
C'est bien qu'il est retourné sa veste. Ca fait un révo de moins. Et on a pu tuer ses copains. On a tué des sales révos qui ne méritaient que ça.
Heu, ouais. Je dois y aller. J'te laisse t'occuper de la colombe.
La mouette.
Hein ?
C'est une mouette.
Ah, ouais, si tu le dis. "

Je laisse le volatile aux mains expertes de je ne sais qui. Puis je pars dans ma chambre. Je réfléchis aux options qui s'offrent à moi. Je peux me laisser arrêter, me faire torturer puis jeter en prison et être exécuté en tant que traître au gouvernement. Je peux rester caché sur cette île. Sauf qu'on commence à me connaître à force, on me reconnaîtrait facilement. Surtout avec mes pouvoirs. Je peux partir. Comment ? La translinéenne ? Oui, pourquoi pas. Pour aller où ? Je ne peux pas avancer sur Grand Line sans log pose on m'a dit. Je ne peux pas rester ici. Je suis donc obligé de faire demi-tour. Retourner sur les Blues. Mais la marine est presque omniprésente là bas. Ceci dit, je suis plus fort que la plupart des types à présent. Et j'ai mon logia. Plus le hasshoken bientôt. Là bas, je pourrais trouver des révos. Las Camp. L'île aux esclaves. Goa je crois. Je peux me faire des contacts. Mais est-ce vraiment la vie que je veux ? Est-ce que je suis prêt à abandonner tout ce que je connais pour vivre en paria de la société ? Supporterais je d'être traqué sans cesse, de devoir regarder au dessus de mon épaule à chaque tournant ? Je peux être un poil parano parfois. Alors avec ces circonstances ... Et rien ne dit que les révolutionnaires croiront mon histoire. Je pourrais aussi bien être un infiltré. Rafaelo me croirait surement, lui. Mais comment le joindre ? Comment le retrouver ? Ce type est un mystère pour le monde entier. Je dois me rappeler ce que je sais de lui. Il est craquant, mignon, joli, bronzé, cicatrice, plus de bras gauche je crois, logia de la fumée, ultra puissant, sexy à se damner. Style vestimentaire étrangement fermé, aime les endroits solitaires et en hauteur, fier, paranoïaque, honorable, dangereux. Minute ! Ses vêtements. Ils étaient spéciaux quand on s'est rencontré. Si je parviens à savoir où il les a eu, je pourrais être en planque devant Et quand il viendra. Non, il ne viendra jamais. Un type recherché par le gouvernement mondial, primé à deux cent millions et quelques ne va pas se faire avoir par un bleu sur un putain de détail technique. Je vais appeler Ken qu'il fasse des recherches sur Rafaelo.

Ivan a trahit la révolution. Dans un premier temps, je me suis dit que c'était pas grave. Sauf que j'ai repensé à notre conversation par den den. Celle là même où je dis que la ligne a été franchie par la marine. Oui, cette même conversation où je disais vouloir aider la révolution autant que je le peux s'ils me montrent que je peux leur faire confiance. Là, j'ai compris que tôt ou tard, j'étais cuit. Pourquoi ? Parce qu'avec son putain de fruit de la vérité, Ivan ne peut mentir. Il leur a donc forcément balancer notre conversation. Bah oui, être interrogé pendant des jours par des experts de l'interrogation, ça donne forcément des résultats. Je suis stressé à un point rare. Il suffirait que ma bouilloire sifflote sans prévenir pour que je fasse une crise de nerfs. Je passe la journée dans mes quartiers à chercher une solution. Et puis j'en ai trouvé une. Fuir. Quitter la marine, abandonner tout ce que je connais, tout ce que j'aime. Pour aller où, telle est la question. Et tandis que je me torture, le den den sonne. Étrange. Vraiment étrange. Très peu de personnes ont ce numéro. Et c'est pas Ken. Je décroche avec des doutes, ne sachant pas à quoi m'attendre. La conversation me perturbe. Mais elle me laisse ravi. J'ai désormais un moyen de quitter l'île en sécurité, d'aller où je veux. Plus besoin de m'inquiéter pour ça. Sur l'île, personne n'a le pouvoir de m'arrêter. Hormis le colonel peut-être. S'il a une arme en granit marin ou qu'il maîtrise le haki, je peux m'échapper. J'ai bien basé mon style sur la défensive, donc rien de bien compliqué. Je soupire de soulagement. Quand je pensais ne plus avoir d'option, je découvre une porte dérobée dans le mur qui donne à l'extérieur de ma vie. Chouette tout ça. Je peux être tranquille quelques jours encore je pense. Je rassemble mes affaires. Parce que c'est certain. Avec ce que j'ai appris, je ne peux pas rester dans la marine. Alors je vais faire la chose la plus stupide au monde.


Dernière édition par Clotho le Ven 8 Mai 2015 - 0:06, édité 1 fois
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Sam 2 Mai 2015 - 20:32

Je sors de mes quartiers et me dirige vers la salle des communications pour faire un truc qui va me condamner à mort. Sauf qu'en chemin, je me fais intercepter par le toubib de la caserne. Il veut me voir absolument. Je reporte mes projets à plus tard et décide de le suivre. On va jouer le jeu encore un peu. On arrive dans son bureau, chacun prend place.

" Je vous ai demandé de venir lieutenant, pour faire une évaluation de votre personne.
Excusez moi ?
Le colonel et plusieurs soldats, sont venu me voir pour me parler de vous. Ils vous ont trouvé bizarre.
Vous pouvez définir ?
Au cours de la semaine, vous êtes passé par différentes étapes si j'ai bien compris. Vous avez été heureux, triste, heureux de nouveau, puis triste, au fond du gouffre, joyeux comme pas permis ... Je me trompe ?
Heu ... Non. Mais comme tout le monde, mes humeurs changent en fonction de ce qui arrive.
Oui, certes. Mais pas aussi vite. Je n'ai encore jamais vu quelqu'un capable de passer du rire au larmes, puis à l'énervement, avoir un coup de pression et se calmer en quelques secondes.
Vous pensez que j'ai un soucis ?
Je dis juste que votre cas mérite mon attention. Il existe des tests que j'aimerais vous faire passer, lieutenant, afin de m'assurer de votre santé. J'ai cru comprendre que vous souhaitiez accéder à l'amirauté. Vous devez savoir qu'il faut avoir non seulement des états de service exemplaire pour ce faire, mais qu'il faut aussi être stable. Physiquement, socialement et mentalement.
Vous êtes en train de dire que si je ne passe pas vos tests, je ne pourrais pas atteindre mon rêve de devenir amiral en chef ?
Exact.
Bah vous attendez quoi alors ?
Typique. Bien, commençons."


Il me tend une feuille sur laquelle est notifié mon renvoie définitif de la marine. Je regarde le papier trois fois. Je me frotte les yeux. Je lis plusieurs fois la lettre. "Lieutenant colonel Tas'Natak blablabla désolé blablabla ne pouvons vous garder blablabla." ce foutu morceau de papier m'indique que je suis radié de la marine pour acte de barbarie sur nourrissons. Je me lève d'un seul coup. Mes veines palpitent. Mes poings se serrent après avoir balancé la lettre à travers la pièce. Le docteur ne bouge pas. Ok, calme toi Clotho. Calme toi. C'est un test, c'est tout. Je ne suis pas vraiment radié. C'est juste un test. Un putain de test de rien du tout. Tu peux le réussir, ok ? Alors calme ! Je me rassois doucement sur le canapé pendant qu'il prend des notes. Le médecin, pas le siège, hein. Je me concentre sur ma respiration, la ralentissant. Aussitôt, je me sens déjà plus calme. Une fois revenu à la normale, le toubib sort une araignée de sa poche. Je bondis en arrière, sautant par dessus de le canapé. Je dégaine mes bras et envoie une giclée de terre sur la bestiole. Ma technique détection entre aussitôt en action, localisant tout ce qui touche ma terre. Un peu de concentration me font remarquer que rien ne bouge. Rien n'est vivant. Donc soit l'horreur a échappé à ma technique, soit c'est un monstre en plastique. J'en déduis que ceci est le second test, et que c'est un truc en plastique qui m'a foutu la frousse. Mon interlocuteur continue de gribouiller sur son carnet. Je ramasse ma terre et me rassois, non sans avoir dégagé le faux animal à l'autre bout de la pièce.

" Passons à la suite. Je vais vous dire un mot, vous allez devoir m'en donner un autre. Le premier qui vous vient à l'esprit.
Ok.
Lapin.
Miam.
Araignée.
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
Pirate.
Bam.
Gouvernement.
Tssss.
Cheminée.
Chaud.
Tir.
Cool.
Océan.
Danger.
Logia.
Bah.
Ok, merci lieutenant. Êtes-vous conscient que vous avez principalement répondu par Onomatopées ?
Heu ... Non.
Je pense pouvoir faire votre diagnostic sans me tromper. Êtes-vous prêt à l'entendre ?
Le monde est-il prêt pour le changement ? Pas forcément, mais il doit bien il subir quand même.
A priori, vous souffrez d'une maladie rare qu'on appelle un TBD. Trouble de la personnalité borderline. Une maladie mentale qui */
Woa ! Vous dîtes que je suis fou ?
Non, loin de là. Vous êtes sujet à une impulsivité majeure et une instabilité marquée des émotions, des relations interpersonnelles et de l'image de vous.
Ca veut dire quoi ?
Que vous êtes impulsif, lieutenant. Trop impulsif.
Je suis impulsif ? J'suis dans la marine, je dois prendre des décisions rapidement, j'ai la vie de personnes entre mes mains. Je ne peux pas attendre.
Êtes-vous en train de sauver quelqu'un actuellement ?
Non.
Alors pourquoi réagissez-vous aussi vivement ? Vous êtes prêt à quitter la pièce sur un coup de colère. Trouvez-vous cela normal, alors que j'essaie de vous aider ?
... Non.
Vous ressentez les émotions plus intensément et plus longtemps que la plupart des gens. Lorsque quelqu'un se coupe, vous souffrez de la voir souffrir, n'est-ce pas ? C'est pour ça que vous voulez aider tout le monde. Vous ne supportez pas de voir les gens avoir mal. Ai-je raison ?
Oui. Vous dîtes que c'est à cause de cette maladie que je suis comme ça ? Que si j'aide les gens, c'est pour aller mieux ?
C'est assez simple, mais oui. Si vous n'aviez pas ce trouble, vous seriez sans aucun doute différent.
Et qu'est-ce que ça change dans ma vie ? Je peux toujours atteindre mon rêve, n'est-ce pas ? Ca ne change en rien mes qualités.
Malheureusement, j'ai peur que cela ne vienne entacher votre dossier. Je suis obligé d'en référer au colonel qui lui même devra le notifier. Une telle maladie ne vous empêche pas de travailler dans la marine. Mais en étant tout à fait franc, votre poste actuel est le plus haut auquel vous pourrez prétendre.
A cause de ça ?
Durant une mission, vous privilégierez la vie de vos hommes à la capture des ennemis. Dans un combat, vous chercherez toujours à ne pas blesser votre adversaire. Vous alternerez périodes de grande forme ou tout vous sourit et ou vous serez le plus heureux des hommes, et périodes sombres ou tout vous échappe et où seule la mort semble être une bonne échappatoire. Vous comprenez qu'un tel handicape vous empêche d'obtenir des postes à responsabilité. Vous pourriez mettre en jeu la vie des hommes sous votre commandement, des civils, de vos alliés. Vous pourriez être aussi incapable de bouger qu'un escargot qui essaie de traverser un ouragan à la nage. C'est la triste vérité, lieutenant. Je suis désolé de vous l'apprendre. Ceci dit, il se peut qu'il y ai des gens, des scientifiques, des méthodes que j'ignore, capable de vous aider. Peut-être que quelque part dans le monde se trouve un remède pour votre maladie. Peut-être. Mais je n'y croirais pas trop si j'étais vous. "

Il continue de parler, mais je ne l'écoute plus. Je n'entends plus rien. Je suis dans mon monde. Déçu. Battu. Anéantit. Mon rêve. Inaccessible. Perdu. Inatteignable désormais. Ce toubib vient de briser mon rêve, mon seul et unique rêve, en milliards de morceaux. Une envie de lui sauter à la gorge me prend. De serrer mes mains autour de son petit cou si frêle. Une envie de lui arracher les bras avec mes dents. Et puis je repense à Las Camp. Mon comportement, dans cette maison. Quand j'ai torturé ce criminel, pour retrouver la fillette enlevée. C'est pareil. Une envie irrépressible, inexplicable qui m'avait envahie. C'est la même chose ! C'est cette maladie ? C'est ça ? Je vais perdre pied petit à petit ? Je vais devenir cinglé ? Céder à des crises de folie ? Un flacon apparaît dans mon champ de vision. Je reconnecte la réalité à mes pensées.

" Vous n'avez rien écouté, n'est-ce pas ?
Non. Désolé.
Je vous disais qu'il n'y a probablement aucun moyen d'arrêter la maladie de progresser. Par contre, on peut la combattre, la retarder. Ces médicaments vont relâcher dans votre cerveau des stimulants. Non, ça ne va pas vous rendre plus intelligents. Ca va par contre réguler vos humeurs. En en prenant régulièrement, à dose normales, vous ne devriez souffrir que très peu de votre état. Par contre, s'il n'y aura plus de bas, il n'y aura plus de haut non plus. Vous devez être conscient que si vous ratez une prise, vous redeviendrez comme avant. Et il se peut qu'à force d'en prendre votre corps s'y accoutume. C'est à dire que les médicaments ne fassent plus effet, qu'il faille augmenter la dose ou changer de solution. Comprenez-vous ?
Oui.
Bien. Alors prenez ceci. Une boite de cent gélules. Une le matin en vous levant devrait suffire. Surtout pas plus de deux dans la journée. "

Il continue à m'expliquer ses trucs, mais je décroche rapidement. Je retourne dans ma chambre. J'ai besoin de repos. J'ai besoin de réfléchir. De comprendre.


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Dim 3 Mai 2015 - 17:00

J'ai passé quelques heures à réfléchir, à peser le pour et le contre. J'ai rien fait d'autre pendant ce temps là. Maintenant, je sors de ma chambre et j'avance droit devant. Un pas déterminé. Ma résolution est sans faille. Je me dirige droit dans la salle des communications, mon endroit préféré dans toute la caserne. Je demande aux soldats s'il y a des navires en arrivée. Visiblement, pas pour l'instant. Aucun bateau n'est prévu de venir. Donc soit la marine a envoyé du monde pour m'arrêter mais n'a pas voulu ébruiter l'affaire, soit l'affaire n'est pas encore remonté à eux et aucun bateau ne va venir m'emmener en prison pour trahison. Bien. Bien. Pendant que les soldats regardent ailleurs, je pose mon normal den den sur le côté du meuble, de façon à ce que personne ne le voit, le branche dans la prise pour qu'il passe en haut parleur. Puis je quitte la salle comme si de rien n'était. Je passe prendre mes affaires et je quitte la caserne pour ne jamais y revenir. Je me dirige dans mon endroit à moi. J'ai des vivres dans mon sac, histoire de survivre deux ou trois jours, si jamais le bateau a du retard. J'suis pas cinglé non plus. Quoi que vu ce que je vais faire …

Je récapitule ce qui va arriver. Le Matador va passer me chercher pour m'emmener en sécurité, sûrement dans une des planques de Shaïness ou de ses contacts. Personne n'arrive pour m'arrêter. Je pourrais attendre le dernier moment, mais je ne peux pas. Je sens que je dois le faire maintenant, sinon je vais me défiler. Je prends mon den den dans ma main, le branche aux haut parleurs. Et paf. J'ai le trac. Je suis stressé. Mes mains tremblent. Mes jambes flageolent. Je transpire. J'ai peur. Je repense à ma vie. Ce qui va suivre va la changer à jamais. Aucun retour en arrière possible après. Mais de toute façon, je ne peux déjà plus faire marche arrière. C'est trop tard. J'en ai trop dit à Ivan. Je suis baisé. Alors autant utiliser mes talents pour faire passer la pilule comme je peux et éviter qu'on m'en veuille de trop. Je calibre ça pour que ça reste sur l'île. Je suis prêt à émettre. Mon nomal den den, je l'abandonne, je ne reviendrais pas le chercher. Je transfert mon introuvo den den, que je vais utiliser, de manière à transmettre en temps réel ce que je dis dans mon introuvo den den au normal den den, branché sur les hauts parleurs de l'île. Toute la caserne entendra. Peut-être une partie du château. J'ai pas calculé, et je m'en fou un peu à vrai dire. Je respire une dernière fois, et je me jette dans le vide.


" Ici le lieutenant-colonel Tas'Natak. J'ai une annonce importante à faire. Certains le savent déjà. Il y a quelques mois, ma première mission officielle après ma sortie de l'académie a été d'aller à Las Camp. Sous les ordres du lieutenant d'élite Sovereign. Nous avons affronté nos frères marines, tombés sous le joug du sergent Mogaba, traître à la marine. Mogaba utilisait son pouvoir pour unifier les gangs de l'île sous sa botte. Il a trahit nos valeurs, son serment d'aider les gens, de faire passer le peuple avant lui. Là bas, j'ai rencontré quelqu'un que je pensais être un civil. Il nous a aidé à dévoiler la supercherie de Mogaba. L'arrivée de la commandante d'élite a chassé le traître hors de l'île et l'a mis en fuite. Par la suite, j'ai aidé cet homme a retrouvé son oncle, retenu prisonnier dans la ville par un gang. J'ai fait le devoir de tout bon soldat. J'ai porté secours à un otage en situation précaire. Nous l'avons sauvé. J'ai été blessé. Assez pour me forcer au repos pendant des jours. L'homme m'a révélé son nom, que je ne connaissais alors pas, tout en me disant être un révolutionnaire. Son nom est Ivan de Cimitiero.

Avant que vous ne pensiez quoi que ce soit, laissez moi continuer s'il vous plaît. Je n'étais physiquement pas en état de l'arrêter. Les hommes placés sous mon commandement n'étaient guère mieux. Mais surtout, on se voyait mal arrêter cet homme. Pourquoi ? Parce qu'il a été à l'origine de notre venue sur l'île. Il a été la cause qui nous a fait venir. Il s'est battu à nos côtés contre les soldats manipulés par Mogaba et contre ce même monstre. Il a fait preuve de clémence et de pitié face aux hommes. Il a tout fait pour soigner le lieutenant colonel empoisonné. Il nous a aidé à rendre l'île un peu plus sûre. Il a affronté le mal de l'île. Il a presque donné sa vie pour aider des gens qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Il s'est sacrifié pour que les habitants aient une meilleure vie, de meilleures conditions de vie. Sans lui, l'île serait toujours sous le joug du tyran. Des mères perdraient leurs enfant simplement parce qu'ils traversaient la mauvaise rue. Des femmes pleureraient leur mari mort durant les représailles d'un gang rival. Des enfants grandiraient sans parents ni endroit où vivre. Des choses que je ne puis tolérer.

Ivan a fait plus de bien que de mal à l'île. Il a risqué sa vie plusieurs fois, sans rien attendre d'autre en retour qu'un peu d'aide de la marine. Il savait qu'on allait l'arrêter si quelqu'un le reconnaissait. Mais il est resté jusqu'au bout, malgré tout. Sans lui, rien n'aurait été possible. Je me suis engagé dans la marine pour protéger les gens, pour servir le peuple, et pour travailler avec des personnes comme ça. Considérant les actions qu'il avait accomplis sur cette île, j'ai compris qu'il avait fait beaucoup plus de bien que de mal. L'arrêter, l'envoyer en prison, priver de futures îles de son aide, j'ai trouvé ça barbare, inadmissible. Quelqu'un qui met sa vie en jeu pour aider les autres et qui se retrouve en prison parce que ses idées divergent de celles du gouvernement, je trouve ça inacceptable. Qu'on le prive de la possibilité d'aider d'autres personnes, que d'autres gens souffrent de son absence m'a parut la pire chose à faire. Alors je l'ai volontairement laissé partir. Et je n'ai jamais regretté cette action. Il m'a prouvé que j'ai eut raison plusieurs fois. Même lorsqu'il a trahit la révolution pour rejoindre la marine, il l'a fait non pas pour lui, mais pour le peuple, pour pouvoir aider plus de personnes.

Aujourd'hui, ces informations vont devenir publiques. Voilà pourquoi je vous dit tout cela. Je n'ai plus aucune raison de cacher qui je suis. Je suis un homme avec des idées qui dérangent les têtes pensantes de ce monde. Je suis quelqu'un qui ne supporte pas l'injustice, les différences de traitement, la souffrance du peuple et le laxisme de certains dirigeants. Vous l'avez tous vu durant mon séjour sur cette île. J'ai des principes qui ne faibliront pas. Je suis là pour aider un maximum de personnes, pour rendre ce monde meilleur non pas pour moi, mais pour le peuple, pour vous, pour nous, pour tout le monde. J'ai eu la chance de parcourir une partie du monde, d'apprendre et de voir des choses, de rencontrer des personnes extraordinaires. J'ai appris des choses durant mon voyage. Notamment des choses que le Gouvernement Mondial nous cache. Et ces choses, je vais vous les dire.

Il y a peu, pour répondre à l'attaque de Niklas Aldo sur le regretté White Basara, membre du Gorosei, ce même conseil des cinq étoiles a décidé de priver les gens de leur liberté. Les marins, les agents du Cipher Pol, les marins d'élite peuvent appliquer les dispositions suivantes :  possibilité de saisi ou de fouille de propriétés civiles. Possibilité d'arrestation de quiconque par les forces de l'ordre. Application arbitraire et expéditive de la Peine de Mort contre tout intervenant à la loi. Sans motif préalable et justifiable par les forces de l'ordre, bien évidemment. Le Gorosei s'est servit de ce motif pour retirer aux gens le droit de se réunir en un lieu donné, de remettre en cause les décisions prises par le gouvernement. Il suffit que l'on chuchote pour être considéré comme un traître. Les libertés individuelles sont mortes quand est née cette charte. Tout ce que l'on fait, tout ce que l'on dit peut être interprété de manière à faire croire que vous êtes un révolutionnaire ou un pirate, et que vous méritez la peine de mort. Si vous n'aimez pas votre voisin, s'il fait trop de bruit le soir et que même après le lui avoir signalé il ne change rien, il suffit de dire qu'il a insulté la marine pour qu'il se fasse emmener en prison avant de se faire exécuter. Ceci va à l'encontre même de la marine. Ça va à l'encontre de ce que j'ai juré de protéger et servir, le Monde, les Gens, le peuple. Je ne suis pas entré dans la marine pour être un bourrin qui fait ce qu'on lui dit. Je ne me suis pas engagé pour tuer des gens, pour les emmener en prison sur une simple supposition, sur une accusation. Je ne suis ni juge, ni bourreau. Simplement un homme qui refuse de travailler pour un gouvernement avec de telles méthodes. On nous rabâche que la marine est là pour aider les gens, que ces mesures sont pour notre bien, que ça aide à réduire le nombre de crimes.

On vous ment. On nous ment. Si la marine voulait vraiment arrêter la piraterie, ne pensez-vous pas qu'il suffirait de bloquer Reverse Mountain entièrement pour y remédier en partie ? Ne pensez-vous pas qu'installer un QG sur cette île réduirait le nombre de criminels passant Reverse et allant sur Grand Line ? Le gouvernement dispose de moyens illimités fournis par les dragons célestes. Dépenser quelques centaines de millions pour construire une base de la marine n'est qu'une formalité. Alors pourquoi cela n'a-t-il pas encore été fait ? Pourquoi ne pas nommer plus de gardés ? Pourquoi ne pas poster des hommes sur chaque île afin d'intercepter les criminels ? Pourquoi, je vous le demande. Et la réponse va vous surprendre. Parce que oui, j'ai la réponse. Sans criminel à surveiller, à arrêter, à chasser, que ferait la marine ? Qu'est-ce qui justifierai l'existence du GM ? Rien. Le GM n'aurait plus de raison d'être. La majorité des Cipher Pol non plus. La marine d'élite non plus d'ailleurs. Seule la régulière pourrait persister. Pourquoi ? Parce qu'on pourrait toujours aider les gens. On pourrait, par exemple, assurer la sécurité dans les lieux se réunion, aider les petites mémés à trimballer leurs courses, aider les aveugles à traverser sans danger. Toutes ces petites choses du quotidien qui font la différence. Parce que n'allez pas me dire que depuis que vous êtes ici, vous avez l'impression d'être utile. Que faîtes-vous de vos journées ? Vous entraîner, procrastiner. C'est sûr que ça aide le monde ça. Ne pensez-vous pas que le monde a plus besoin de personnes les aidant pour les petites choses ?

Parlons un peu de l'esclavage, à présent. Une pratique barbare qui consiste à acheter un être vivant, que ce soit un humain, un ange, un géant ou un homme poisson. On en dispose pour faire ce qu'on en veut. On peut le brûler le torturer, lui arracher les deux bras et les coudre à ses pieds, s'en servir comme distraction pour ses chiens d'attaque, pour faire ses courses en s'en servant comme cadis ... Vous l'aurez compris, les utilisations sont infinies. Cette pratique barbare est condamnée par le Gouvernement Mondial. Et encore une chance me direz-vous. Quel gouvernement pourrait laisser de telles pratiques exister ? Des pratiques allant à l'encontre même des droits de chacun à disposer de son corps. Et bien figurez-vous que le gouvernement pour lequel on travaille tous autorise quand même ce genre de choses. Dans les Royaume de Goa et de Saint Urea, l'esclavage est autorisé et légal. A Lunveel l'esclavage est autorisé mais uniquement en punition des crimes les plus graves. Sur Grand Line, les îles d'Alabasta, d'Hungeria, de Myriapolis, d'Innocent island et de Citadelle autorisent l'esclavage également. Et n'oublions ni MarieJoa ni Shabondy. Les îles où les dragons célestes règnent en maîtres absolus. L'esclavage est donc une pratique interdite partout, sauf là où ça arrange le Gouvernement Mondial. Différences de traitements, les îles sont jugées sur ce qu'elles peuvent apporter au Gorosei, c'est fait à la tête du client.

Et en parlant de tête du client, une chose qui me révulse, c'est que cinq hommes dirigent le monde. Le conseil des cinq monopolise tout le pouvoir. Cinq personnes disposent des pouvoirs entiers de la marine, du Cipher Pol, de la marine d'élite, des juges d'Enies Loby. Ils disposent du pouvoir législatif et exécutif comme bon leur semble. Ils font ce qu'ils veulent, et personne ne peut les arrêter. Ceux qui essaient sont pourchassés et tués par les escouades de tueurs qu'ils leur envoient. Dès qu'ils ne sont pas d'accord avec quelque chose, ils éliminent ce qui gêne. Rappelez-vous l'incident d'Ohara, avec le bustercall. Parce que des chercheurs voulaient trouver l'histoire perdue, parce qu'ils voulaient savoir ce qui s'est passé, une île entière a été rasé. Des villageois ont été massacrés. Des innocents ont été exterminés sous prétexte qu'ils auraient pu révéler au monde ce que les chercheurs avaient ou non trouvé. Des centaines de vies de perdues. Tout ça pour garder le secret sur le fondement même du gouvernement mondial. Simplement chercher à savoir constitue un crime grave punissable uniquement par la peine de mort. A part ça, ça ne gêne pas d'employer des tueurs de sang froid, des psychopathes, des assassins des meurtriers, de les payer pour tuer. Ça ne gêne pas d'employer des pirates en les absolvant de tous leurs crimes et de les laisser vagabonder, de monter des organisations criminelles réduisant le peuple en esclave, conduisant des pays à la guerre civile. Ces mêmes tueurs qui se voient confiés des missions secrètes où ils ont le droit de tuer sans rendre de compte. Je parle bien entendu du CP9 dont l'existence a été révélée il y a cent ans par Monkey D Luffy. Le gouvernement juge vraiment les gens à leur tête.

J'ai été un marine pendant des années. J'ai sauvé des gens. J'ai aidé des îles. J'ai arrêté de dangereux criminels primés. J'ai affronté des pirates pour protéger des villes. J'ai été un marine ordinaire. J'ai fait mon travail. Mes idées n'ont jamais gênées mon travail pour la marine. En aucun cas. Pourtant, aujourd'hui, on va me chasser. On va me faire disparaître de la marine pour mes idéaux. Parce que je refuse les inégalités, les traitements de faveurs. Parce que je veux savoir ce qui s'est passé durant les siècles perdus. Parce que je veux abolir les privilèges des dragons célestes. Ils ont construit le Gouvernement Mondial il y a des siècles. Et depuis, ils règnent en maître absolus du monde. Même la marine se plie à leurs exigences. Ils peuvent punir qui bon leur semble, qu'il soit civil, lieutenant ou sous amiral. Ils disposent de fortune inimaginable dont 1/100 suffirait à régler les problèmes de famine dans le monde. Ils peuvent faire appel à un amiral en un coup de den den. Le monde subit leurs caprices sans rien pouvoir y faire. Et ça, ça me révulse complètement. C'est l'opposé de ce en quoi je crois. De ce pourquoi je me bats jour après jour. Vous comprendrez qu'un gouvernement qui accepte ça, qui agit ainsi, qui fait tout ça, ce ne soit pas ce que je recherche à construire. Par chance, il y a des gens qui pensent de la même façon que moi, à travers le monde. Ces êtres qu'on appelle révolutionnaires et qui sont traqués comme des bêtes parce que leurs idées dérangent le conseil des cinq étoiles. Avant qu'on ne vienne m'arrêter, je vais disparaître. Je vais rejoindre les rangs de la révolution. Parce que ce monde doit changer. Il doit être épuré. Alors voilà, ceci seront les derniers que je vous dirai. Servir avec vous a été un plaisir, et mon honneur. Mais je dois me battre pour ce en quoi je crois, pour le monde que je veux construire. Prenez soin de vous, tous autant que vous êtes. Et continuer de protéger le Peuple avant tout.

Voilà, c'était la vie du désormais ex-lieutenant-colonel Tas'Natak, merci d'avoir écouté.
"

A mon dernier mot, je pousse un soupir de soulagement. J'ai enfin finit de parler. J'ai dit ce que j'avais à dire. Dès que j'ai terminé, je range mon Introuvo den den et en active un autre. Et c'est à cet instant que je me rend compte que je n'avais pas éteint le den den dont je me suis servi pour discuter avec le contact de Shaïness. Il a donc pu entendre mon discours. Pas grave, ça change rien pour moi. Un bien particulier que j'ai reçu il y a quelques jours seulement. Un Pirato den den. Il coupe instantanément toutes les communications de la caserne, qu'elles soient entrantes ou sortantes. Une chance que la caserne soit petite. Pour un QG, un seul de cette taille ne fonctionnera pas. Mais là, ça ira bien pour quelques heures, tant que j'ai de la verdure. Je suis dans mon endroit, où personne ne pourra me trouver. Sauf que je vois un homme qui arrive. Merde. Il se tourne vers moi. C'est Franck. Ô putain, je l'avais oublié.
Sources

Pirato den den:
 


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Dim 3 Mai 2015 - 18:01

Quand je vois mon grand brun s'avancer vers moi, je ne sais pas comment réagir. Je suis content de le voir ? Je suis triste ? Agacé ? Énervé ? Une chose est sûre, je suis stressé. J'aime cet homme, c'est clair. Mais il est marine, et je suis désormais révolutionnaire. Il est fidèle à sa cause, à ses valeurs. Et moi aussi. Il avance au même rythme que d'habitude. Son visage, quant à lui, est comme ses poings, fermés. Il semble en colère. Et il a tous les droits du monde. Je lui ai menti. Enfin, non. Je ne lui ai pas dit la vérité, c'est différent. Quand il est assez près de moi pour me toucher, il élance son poing droit. Il rencontre mon visage et en fait exploser la moitié. Une gerbe de terre est expulsée dans les airs avant de retomber sur le sol.

" Ca, c'est pour m'avoir menti. "

Je reconstruis ma tête normalement. Il me frappe dans le ventre. Cette fois, je n'utilise pas mon logia. Je prends le coup et l'encaisse, comme un homme. Il semble surpris. Mais il ne s'arrête pas. Il balance un crochet, un uppercut, et il enchaîne. Quand ça commence à me faire mal, que j'ai du mal à supporter la douleur, je riposte. Je frappe mon poing contre le sien. Sauf qu'au lieu de lui exploser les phalanges, mon bras englobe le sien avec la terre. Mon bras remonte jusqu'à son épaule, et ma main se reforme en serrant. D'un seul coup, je transferts ma force pour soulever légèrement l'homme puis le plaquer sur le sol. Je me place au dessus de lui, les genoux de chaque côtés de son corps, mes bras bloquant les siens, au dessus de sa tête.

" Lâche moi !
T'es en colère, je comprends.
Tu ne comprends rien !
PARCE QUE TU CROIS QUE JE NE SUIS PAS EN COLÈRE MOI PEUT-ÊTRE ? C'est pas toi qui va devoir vivre sans toi. C'est pas toi qui doit renoncer à ta vie, à ta carrière, à l'homme que tu aimes. Tout ça parce qu'un type a trahit ses amis. Maintenant je suis dans la merde. Mais je dois faire le meilleur choix. Pour moi et moi le monde. Et c'est ça le meilleur choix. Je ne te demande pas de comprendre, simplement d'accepter. Si tu ne peux pas, libre à toi de dire tout ce que tu sais sur moi et mes activités. Ca voudra simplement dire qu'on ne tiens pas autant l'un à l'autre. "

Je le libers en roulant sur le côté. Il ne bouge pas. On reste couché l'un à côté de l'autre, pendant plusieurs minutes, sans qu'aucun son ne vienne nous perturber. Puis le son de sa voix brise enfin le silence.

" Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
Parce que je n'étais pas révolutionnaire. J'étais marin. Un marin avec des idées de révo, certes. mais un marin avant tout. J'ai déjà arrêter des révolutionnaires avant. J'aurais continué. Et puis c'est pas une part importante de moi.
Pas importante ? Tu renonces à tout ce que tu connais pour respecter tes principes. Tu abandonnes ta vie dans la marine, ton rêve. C'est tout sauf pas important.
Je ne voulais pas être définit comme révo. Et puis tu me vois dire à tout le monde que j'aime pas le Gorosei, que je suis contre, de même pour l'esclavage et les dragons célestes ? Ce sont les bases du gouvernement mondial auxquelles je m'oppose. Si quelqu'un en avait entendu parler, j'aurais pu finir en prison pour le reste de mes jours, ou décapité à l’échafaud. Si je l'ai révélé, c'est parce que j'ai un plan pour m'échapper de l'île, et que personne ne peut m'arrêter avant qu'il n'ait été appliqué. Je ne vais pas risquer la peine de mort sans avoir au moins un moyen de m'en sortir en vie. Je suis pas fou.

Tu as donc tout prévu ?
Oui. Mais je ne peux t'en dire plus. Ca pourrait compromettre l'opération.
Tu aurais du m'en parler quand même.
Et comment je suis censé annoncer ça ? Entre passe moi le sel et touche ta cible bordel d'un couillu unijambiste ?
Je t'accorde ça. C'est pas un truc facile à annoncer. Surtout dans la marine. C'est donc un adieu ?
C'est donc un adieu. Ta vie, c'est la marine. La mienne, c'est le Monde, le Peuple qui souffre jour après jour et qui supplie pour qu'on l'aide.
Et si ta vie c'était ma vie ?
Expliques toi ? "

Il se relève, pose un genou au sol et sort un truc de sa poche. Nooooooooooooooooooooooooooooooon. J'y crois pas. Il me sort un putain d'écrou de sa poche. Va savoir pourquoi il a ça.

" On se connait que depuis quelques jours. Pourtant, on sent tous les deux qu'il y a plus. Nous avons un véritable connexion.
Non, arrête. Ne fais pas ça. Tu ne peux pas.
J'ai l'impression de te connaître depuis des années. On s'est vu ici, la première fois. On s'est regardé rapidement. Tu descendais du croiseur qui t'a amené sur l'île. J'ai ressenti quelque chose. Je crois que mon âme savait quelque chose que mon corps et mon esprit ne savaient pas encore. Je savais que nos mains étaient faites pour se tenir l'une l'autre sans peur et pour toujours. C'est pourquoi tout ce temps, ce n'est pas comme si j'avais l'impression d'apprendre à te connaître. Mais plutôt comme si je me souvenais de toi quelque part. Comme si dans toutes les vies qu'on a vécu, toi et moi, on avait choisis de revenir et de se retrouver et de tomber amoureux une nouvelle fois. Encore et encore, pour toute l'éternité. Et je me sens si chanceux de t'avoir trouvé si rapidement au cours de cette vie, parce que tout ce que je veux faire, tout ce que j'ai toujours voulu faire, c'est passer ma vie à t'aimer. Donc, Clotho Tas'natak, veux-tu me faire l'honneur de m'épouser ?
Tu te fou de moi ? Tu me sors un discours qui me fou les larmes aux yeux et t'as qu'un putain de vulgaire écrou ? Je vaux pas mieux que ça ?!
Mais si, mais ... heu ... J'ai pas e*/
Oui.
Pas eut le temps de*/ Oui ?
Oui. "

Il me passe l'écrou au doigt. Bien évidemment, le trou étant trop gros, le morceau de métal passe sans soucis. On se regarde dans les yeux, puis on s'embrasse.

" Tu sais que ça ne fait que compliquer la situation ? Je ne peux pas rester.
Je te l'ai dit. ma vie, c'est toi, désormais. Si tu pars, je pars.
Quoi ? T'es fou. Tu ne peux pas quitter la marine comme ça. Tu seras considéré comme un traître. Tu seras poursuivis, comme moi. C'est pas une vie pour toi. Ce n'est pas la vie que je veux pour toi. Tu vaux mieux que ça. Tu mérites mieux que ça.
Ce n'est pas à toi de décider de la vie que je mérite, ni celle que je veux suivre.
Mais tu ne te rends pas compte des conséquences que ça va avoir sur ta vie. Tu as pensé à ta famille ? Ils vont en penser quoi ? Ils risquent de se faire interroger par le Cipher Pol pour savoir ce que tu sais de moi, si tu as des liens avec la révolution ... Ton nom sera entaché.
Ca tombe bien, je comprends prendre le tien.
Pardon ?
Bah oui. Un époux à le droit de prendre le nom de l'autre époux. Comme ça, on aura le même nom.
Tu voudrais renoncer à ton nom ? Pour moi ? Je ne sais pas quoi dire. C'est ... Mais je pense quand même que tu sous-estime la situation. On sera pourchassé par le gouvernement, les marines, nos amis, nos frères, les agents du gouvernements, les chasseurs de prime, la plupart des civils. On devra regarder derrière nous tout le temps, surveiller nos arrières, se méfier des gens avec qui l'on vit, parle, interagit. Chacun pourra être un espion.
Si je suis avec toi, ça ne me fait pas peur.
On peut te déposer sur une île, si tu veux. Tu seras en sécurité.
C'est avec toi que je veux être, bêta.
Mais ... mais ...
Plus de mais. Tu m'as donné tes arguments, je t'ai donné les miens. On peut continuer jusqu'à ce qu'on quitte l'île ensemble. Mais si tu ne veux pas que je vienne, tu devras m'en empêcher. Et tu nous briseras le cœur à tous les deux. C'est ça ce que tu veux ?
Je veux que tu sois en sécurité, c'est tout ce que je désire.
Et où penses-tu que je sois le plus en sécurité ? Dans une caserne où le premier pirate peut nous massacrer, ou auprès d'un homme puissant qui se battra de toutes ses forces pour me protéger ? "

Je n'ai plus rien à dire. Il a plaidé son cas. Sur le plan personnel en tout cas. Mais le débat idéologique reste important quand même. Comment savoir s'il ne veut pas venir avec moi juste pour espionner la révolution ?

" Hormis moi, pourquoi venir ?
Quand j'étais petit, on a eut une attaque de pirates sur l'île. La marine était occupé en mer à repousser une flotte pirates. On les a appelé pour avoir de l'aide. On nous a dit qu'on était pas la priorité. Que le plus important était d'empêcher les autres vaisseau d’appareiller. Une trentaine de personnes sont mortes ce jour là. Mon père en faisait parti. J'ai compris que protéger les civils n'étaient pas important pour la marine. C'est protéger l'île et ses relations avec le roi qui est important. Je me suis engagé pour essayer de faire changer les choses. Mais avec mon grade de matelot, je n'aurais jamais réussit. Et puis tu s apparut, quand j'avais renoncé. Avec ton optimisme, tu nous as appris à nous défendre. Tu as fait en sorte de nous rendre meilleurs combattants. Et j'ai compris. Si tu avais été à la place de l'ancien dirigeant, tu aurais trouvé un moyen de retenir les vaisseaux d'appareiller et d'envoyer du monde pour nous protéger. Parce que tu as le pouvoir en toi, de rendre l'impossible possible. Tu rends meilleure chaque chose que tu touches. Tu me rends meilleur à ton contact. Et c'est une des qualités qui font que je t'aime.
Je t'aime aussi. "

Son discours me parait convainquant. Et si jamais je me trompe, on peut toujours le laisser sur une île au passage.


Dernière édition par Clotho le Ven 8 Mai 2015 - 0:17, édité 1 fois
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Lun 4 Mai 2015 - 14:51

J'espère que le bateau ne va pas tarder quand même. Sinon, je risque de me retrouver avec toute l'île contre moi. Enfin. Toute l'île, moins une personne. J'espère que Bada ne va pas venir me foutre une rouste. Je ne suis clairement pas en état de le repousser. Il est bien trop fort pour moi. Et je suis sûr qu'il maîtrise le haki. Un truc dont je ne sait rien, mis à part que ça permet de me frapper et de me faire mal. Je doute que le colonel soit assez fort pour m'arrêter. Me retarder, sans aucun doute. Mais dans tous las cas, ce fruit est défensif. Donc je peux retarder les gens, m'enfuir sans me faire toucher, masquer mes traces grâce à l'entraînement de chasseur que mon père m'a donné, et dégager d'ici tranquillement. Franck se tourne en arrière et fait un signe. Il m'a trahit ! Le salaud ! L'enflure ! Le traître ... au traître ? Il voulait juste donner le temps aux autres de m'encercler. Il veut me foutre en prison lui aussi. J'le crois pas. J'y crois pas. C'est fou ce que je sais choisir mes mecs moi. Le premier amour de ma vie est mort. Et le second me trahit. Youpi ! Quand le vieux monsieur a distribué la chance le jour de notre naissance, j'ai du renverser le bol par terre ... Je recule de quelques pas et mon visage change.

" Co ... comment ? Tu m'as trahis. Tu m'as vendu ! Alors que tu viens juste de ... Tu as manigancé tout ça !
C'est pas ce qu*/
Tu m'as menti ! Tu veux juste me voir en prison toi aussi. " Sans que je ne m'en rende compte, mon logia prend le dessus sur moi. Mon corps grossit un peu. Puis il semble se décomposer dans le vent. De la terre se met à tourner autour de nous, formant un vortex. Et la terre heurte Franck. Des petits morceaux, au départ. Ca ne fait pas mal, parce qu'ils sont trop petit et pas assez rapides. Mais plus je me sens trahit, plus je sens que je perds pied, et plus la technique prend de l'ampleur. Bon, ça ne va pas non plus devenir un ouragan qui va ravager l'île, soyons d'accord. Mais contre des humains tout ce qu'il y a de plus ordinaire, ça peut faire très mal. Franck ouvre la bouche pour parler, mais la terre qui tourbillonne masque son bruit. Je tombe sur les genoux. Trahit. Il m'a trahit. Abandonné. Menti. Il veut me faire du mal, m'enfermer à jamais, me retenir prisonnier, m'empêche de sauver des vies. Non. Non, je ne le permettrais pas ! Il avance tant bien que mal, ma terre le faisant reculer. Quand il est assez proche, une petite vague de terre atteint ses pieds et monte jusqu'à ses chevilles pour l'emprisonner. Il ne peut plus que bouger, sans se déplacer désormais.

" Clotho, écoute moi. Écoute moi ! Laisse moi t'expliquer. Je ne t'ai pas trahit. Je t'aime ! "

Je t'aime. Ces mots résonnent creux à mes oreilles. Il m'a trahit, menti et ne me voulait que de mauvaises choses. Pourtant, je l'aime. Et c'est bien ça qui fait mal. Se savoir trahit par la personne qu'on aime le plus au monde, après soi, et ne pas l'avoir vu venir avant qu'il ne soit trop tard. Mes pensées s'organisent. Je retrouve le contrôle de mon corps. La tempête de terre diminue d'intensité. On peut voir au travers désormais. La terre qui serre les chevilles de Franck finit par s'effriter. Il avance jusqu'à venir s'accroupir près de moi. Le toubib avait raison. Je passe du coq à l'âne. Un sentiment de trahison qui me donne envie de me faire du mal et de faire du mal autour de moi. J'ai eut envie de le frapper. De lui arracher les bras. Là, c'est comme si je n'avais plus de sentiments. Je ne ressens plus rien. Je suis comme un robot. Je n'entends plus rien non plus, visiblement. Parce que je vois ses lèvres bouger, je sens le vent sur ma peau, mais aucun son ne parvient à mon cerveau. Quelques minutes plus tard, je suis calme, détendu, et je retrouve mon ouïe. Ne me demandez pas comment, je n'en sais rien. J'ai un problème, il semblerait. Et un sérieux. Je dois apprendre à faire avec ça, à ce que ça ne m'influe pas. Sinon, je ne pourrais jamais avoir de haut poste si on ne peut pas me faire confiance. Une dizaine de soldats sort du décor et s'avance là où je peux les voir.

" Je ne t'ai pas trahit, d'accord ? Je ne le ferais jamais.
C'est ce que j'ai dit au colonel.
Écoute, ils ne sont pas là pour t'arrêter, d'accord ? Ils sont là parce qu'ils veulent être là.
Quoi ? Mais il n'a rien de particulier cet endroit.
Ils sont là pour toi. Chacun de nous avait des doutes, auparavant. Ton petit discours les a fait grandir. Tu as révélé les imperfections de la marine, celles-là même qu'on essaie de changer, à notre rythme. Tu as dis que la révolution voulait aider le Peuple et supprimer les privilèges. C'est bien ça ?
Grossièrement, oui. Je crois.
C'est ce qu'on aimerait faire, nous aussi.
Tu es en train de dire que */
Qu'ils aimeraient venir avec nous, oui.
Qui me dit que c'est pas un piège pour essayer de faire tomber la révolution ? Je ne les connais pas.
Mais moi je les connais. Et je peux me porter garant pour chacun d'eux.
Mais je ne les connais pas. Et tu ne savais pas que j'avais une partie révolutionnaire avant que je ne l'avoue publiquement.
C'est vrai.
Donc tu admets qu'ils pourraient te mentir ?
Comment peux-tu être sûr des intentions de chacun ?
J'en sais rien. Je me fie à mon instinct, à ce que je sais d'eux, à leurs actions, leur parole, leur geste. Je les étudie attentivement.
Écoute. Soit on les emmène et tu peux garder un œil sur eux, pendant qu'ils essaient de changer le monde, eux aussi. Ou alors tu peux les laisser là, les priver de la chance qui t'ai donné. "

Il sait que sur ce point, je ne peux rien dire. Si Mosca ne m'avait pas contacté, j'aurais été dans la merde. Si la marine avait envoyé une escouade à Red Line, j'aurais été plus que dans la merde. Mais grâce à lui, je ne crains plus grand chose. Si Franck dit vrai, je vais laisser des marins en proie au doute qui pourraient suivre la révolution être gâché sur cette île. Mais si je les amène avec moi et qu'ils restent des marines, je mettrais en danger la révolution. Cette décision doit être pesée avec un soin particulier. Mais de toute façon, ce n'est pas à moi de choisir. Si Mosca ne veut pas les prendre sur son navire, la question est réglée.


Dernière édition par Clotho le Ven 8 Mai 2015 - 0:21, édité 1 fois
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Jeu 7 Mai 2015 - 16:34

Je réfléchis tranquillement. Calmement. C'est pas comme si un truc menaçant s'approchait, non plus, hein. Il va falloir que je teste les gars. Ouep, pas d'autre choix. Parce que si jamais j'emmène des traîtres là où je dois aller, on me le reprochera. La révolution, c'est tout ce qu'il me reste à présent. Je ne peux pas perdre ça non plus. J'avance vers eux. Une dizaine de mètres nous sépare. D'un seul coup, une voix se fait entendre.

" C'est ici, la réunion des traîtres alors.
Colonel ?!
Ravi de voir que vous ne m'avez pas oublié. Charmant petit discours que vous avez prononcé tout à l'heure. Très inspiré. Rempli d'émotions. Pas mal, pour un prisonnier.
Colonel ! Attendez ! " J'essaie de négocier avec lui. Après tout, je ne connais pas sa puissance. Mais je pars du principe que puisqu'il a un grade plus élevé que le mien, il est plus fort que moi. C'est logique, non ? Les soldats courent pour se mettre derrière moi. Je ne sais pas si je suis de taille face à lui. Mais eux ne le sont clairement pas. Sur ce point là, nous sommes tous d'accord.
" Nous vous faisions confiance. Je vous faisais confiance. Et vous nous avez trahit, profaner des inepties sans noms. Et tout ça pour rejoindre ces traîtres de révolutionnaires. Ces lâches qui attaquent nos bases, font exploser nos maisons. Des pirates promettant une vague illusion de liberté.
Je n'ai jamais voulu trahir la marine. C'est vrai. Je voulais essayer de la faire changer de l'intérieur.
De l'intérieur ? Quelle crédulité. Pensez-vous vraiment que personne n'aurait posé de problème, qu'on vous aurait laissé agir à votre guise ?
Non. Mais j'aurais essayé au moins. Peut-être que vous pouvez rester les bras croisé pendant que le peuple souffre, mais pas moi. Je ne peux pas rester tranquillement à attendre quand je sais que des gens se font encore fouetter parce qu'ils sont esclaves. Je ne peux pas rester sans rien dire quand un dragon céleste tue des gens simplement parce qu'ils ont croisé sa route. Je ne peux pas supporter que le monde soit à leurs pieds. Et je ne supporte pas qu'on me dise quoi savoir ou non. Je veux découvrir l'histoire perdue. Et je veux la transmettre au monde. Que vous n'acceptiez pas ça, je comprends. Mais que vous ne le compreniez pas, ça me dépasse. Je comprends vos positions, pourquoi vous ne pouvez comprendre les miennes ?
Parce que je ne suis pas un traître ! "

Sa légère barbe flottant au vent, il sort son sabre. Son regard haineux plonge dans le mien, désespéré. Je ne veux ni le tuer, ni le blesser. Mais je vais devoir le mettre hors d'état de nuit. Mais puis-je seulement le battre ? J'en sais rien, personne ne connaît son niveau. Je sors mon arme aussi. Si jamais il maîtrise ce haki, je suis mal. Je ne peux pas le laisser me toucher pour cette raison. S'il me tranche avec son haki, je suis dans la merde, aussi dépourvu qu'un nouveau né pas encore accouché. Puis il se jette sur moi. Je contre durant notre passe d'arme. Niveau technique, ça semble ne pas être trop ça pour lui. J'ai presque l'impression de le dominer. Pourtant, il réussis à me mettre en défaut parfois, quand je n'y prends pas garde. Par deux fois il réussit à transpercer mon corps. Heureusement pour moi, pas de haki en vue. Ça demande peut-être un temps de chauffe, des conditions particulières ... Barney était fou de rage, et le combat a duré un peu. C'est ça, les conditions pour utiliser ce haki et me frapper ? Donc je dois faire court, et ne pas l'énerver. Ok, je pense pouvoir faire. " Ta simple présence est une injure à la marine. "

Ou pas en fait. Il semble plutôt remonté le loustic. Il frappe à droite, je pivote à gauche. Il riposte avec une tranche en diagonale, je tranche horizontalement pour le faire reculer. C'est pas tout ça, mais je ne sais pas quand mon transport va arriver. Mais une chose est certaine, mieux vaut éviter qu'on me voit affronter le colonel de l'île. Ça pourrait être gênant je pense.

" Je suis désolé que vous le preniez comme ça, colonel. Mais vous faîtes la même chose ceci dit.
Je ne trahis pas la marine. Jamais je ne le ferais.
En effet. Mais vous m'affrontez au nom de vos convictions, n'est-ce pas ? Et c'est au nom des miennes que je quitte la marine. Je ne peux pas rester dans ce genre de dictature.
Dictature ?
Le mot est faible je trouve. Comment qualifier un régime capable de priver les citoyens de droits sacrés tel que la liberté d'expression, le droit à la sécurité et la justice égalitaire ? Le Gorosei a privé les citoyens de libertés individuelles. On peut se faire arrêter sur un simple soupçon. On peut passer à la guillotine pour des mots trop haut ou interprétés de travers. Ce n'est pas ce pourquoi je me suis engagé. Un gouvernement doit être équitable envers chacun. Et cinq personnes ne devraient jamais avoir tout le pouvoir du monde entre leurs mains.
Tu parles de changement à l'échelle planétaire ?
Oui. Je parle de modifier le Gouvernement Mondial jusque dans ses fondations. Je parle de supprimer la caste des dragons célestes, d'abattre les différences.
De tels projets sont le rêve d'idiots.
Peut-être suis-un idiot, vous avez raison. Mais au moins, je me bats pour ce en quoi je crois et je suis résolu à vivre ainsi. "

Notre échange se termine, on se sépare. Le combat au sabre est serré. Je le domine 80% du temps, mais il trouve quand même le moyen de me frapper. Il rang son sabre. Je fais de même. Il me fonce dessus. Je l'imite. S'il n'a pas utilisé le haki jusqu'ici, peut-être qu'il ne le maîtrise pas du tout. Chacun de nos poings rencontre ceux de l'autre. On entend des phalanges craquer. Les miennes. Je ne me suis pas échauffé avant, donc forcément, mes articulations craquent. Le colonel me frappe, je lui rend son coup. On ne cherche pas vraiment à esquiver, ici. On cherche surtout à encaisser, à être le dernier debout. Un crochet au visage. Je crache du sang. Je lui donne un uppercut au menton. Il recule un peu. Il charge dans mon ventre, me coupant le souffle. Je mets mes mains sur son ventre et utilise ma force pour le soulever, et je nous laisse tomber. Sa tête heurte le sol violemment. Je recule. Il se relève.

" Arrêtez, colonel. Je ne veux pas vous blesser.
Pas me blesser ? Avorton ! Tu crois pouvoir me battre ?
Le fait que vous posiez la question, que vous ne vous soyez pas rendu compte de la différence entre nous, montre que oui. Vous n'avez pas remarqué que vous m'avez touché depuis tout à l'heure, que je n'ai pas esquivé vos coups ? Que je n'ai pas utilisé mon logia ?
...
Parce que je n'en ai pas besoin pour vous battre. Votre puissance s'approche de la mienne, mais ça ne vous suffira pas pour me battre. Et moi, je suis pressé. Un rendez-vous m'attend. Mais avant, dîtes moi comment vous êtes arrivé à savoir que j'étais là. Vous n'auriez pas du entendre depuis le navire.
... J'étais sur l'île pour régler des affaires, et j'ai entendu ton discours. Celui d'un traître. Ayant eut vent de ta ... relation avec Franck, il m'a suffit de le suivre. "

Je jette un coup d’œil au nominé avec un regard qui signifie "fait gaffe la prochaine fois". Mon ennemi me charge. Cette fois, je le laisse me frapper, mais j'utilise mon intangibilité pour que ses attaques ne me fassent rien. Et ça le fait enrager. Il me frappe. Il me touche. Violemment. Méchamment. Mais je ne subis aucun dégât. Il arrête, arme son poing en arrière. Je sens venir le gros coup. Il frappe au moment où j'utilise le tekkaï. Un craquement se fait entendre. Mais cette fois, ce n'est pas de moi qu'il provient. Le colonel vient de se briser les os de la main droite sur mon corps. Il hurle. Il rage. Mais il recommence à frapper avec sa main gauche, ses jambes, son sabre, sa tête. Il donne tout ce qu'il a. Ça dure un petit moment. Une fois qu'il est épuisé, que je n'ai aucun dégât, j'arme mon propre poing. Je fais doubler mon bras droit de volume. Et je l'abats sur le pauvre colonel venu défendre ses idéaux. Il vole sur trois mètres et s'écrase sur le sol. Mon corps reprend sa forme habituelle. Manque de chance pour moi, il parvient à se relever. On dirait qu'il est plus coriace qu'il de à l'air.

" Je ne te laisserai pas partir.
Je n'ai pas besoin de permission.
Mais tu vas devoir me passer sur le corps.
Certes. Mais je n'ai pas besoin de vous tuer. Vous rendre inconscient suffira. Peut-être ne comprenez-vous pas la différence entre le monde et moi. Peut-être même ne parviendrez-vous jamais à saisir cette subtile nuance. Je ne suis pas comme les autres. Je ne suis pas un tueur. Encore moins un de sang froid. Ce n'est pas en tuant qu'on va rendre le monde meilleur. Au contraire. Maintenant, il est temps de nous laisser passer.
Vous devrez enjamber mon cadavre. "

Je soupire. Il n'a pas compris visiblement. Il a du mal à tenir sur ses jambes, mais il essaie quand même d'avancer. J'admire sa ténacité et sa volonté. Mais ça ne suffira pas face à moi. Je lève mon bras droit à la manière pour porter un lariat. Puis j'utilise un tekkaï partiel dessus. Je frappe du pied dix fois pour utiliser un soru. Le colonel me perd de vue. Et il n'a pas le temps de m'apercevoir que mon bras frappe sa cage thoracique. Il fait un vol plané. Je fais demi tour. Il grogne. Je me retourne. Il essaie de se relever tant bien que mal. Son visage saigne. Son corps le fait souffrir. Mais il continue de se relever, encore, et encore, et encore. C'est admirable. Et putain qu'est-ce que c'est chiant. Il réussit à peine à se remettre sur ses pieds que ses jambes l'abandonnent. Apparemment, chez lui, le corps est plus fort que l'esprit. Je m'approche de lui. On dirait qu'il n'a plus la force de relever la tête pour me regarder. Ou peut-être bien que je ne vaux pas le coup. Je lui donne un uppercut dans le menton, l'étalant au sol. J'attends quelques secondes. Plus de mouvements. Je vérifie son pouls, au cas où. Non, c'est bon, il est juste inconscient. Je ramasse son corps et l'emmène plus loin. Je le cache. Il se réveillera plus tard, mais personne ne le trouvera avant que je ne sois parti. Quelques minutes plus tard, un navire arrive. La Translinénne. Heureusement que j'en ai finit, sinon qui sait ce qui se serait passé. Chacun paie son billet, on monte dans le drakkar, et on part. Sans revenir ici. Direction Whisky Peak !
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