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Un drame de plus -

Ragnar Etzmurt
Ragnar Etzmurt
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : West Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 7920
Popularité: +877
Intégrité: -481

Ven 15 Mai 2015 - 23:15

    Saint-Urea ? Hm, oui. En effet, j’y avais passé quelques temps, mais ce fut bref et malheureux. Je regrettais presque d’y avoir mit les pieds.

    Saint-Uréa, février 1625.

    Je voguais en mer sur un bateau de marchandise, sur lequel un gentil capitaine, m’avait laissé monter. J’étais nourri et logé, vraiment très sympathique de leur part. Sur le chemin, il n’y avait pas eu une quelconque complication, les conditions étaient idéales à la navigation. Rien à redire. Nous pouvions enfin voir le rivage. Une immense terre et pas le moindre espace libre. Je m’explique. De là où j’étais, on ne voyait ni forêt, ni terrain, ni un signe de nature, seulement des murs, d’après le guetteur qui me décrivait ce qu’il voyait. On m’avait déjà averti de l’immensité de la ville, mais au point que tous les espaces étaient exploités pour la construction, je n’y aurais jamais cru. Impressionnant. Il me semblait que la ville était coupée en plusieurs tranches, et anticipant déjà la chose, je sentais que ça n’allait pas m’plaire du tout. Bref, nous stationnons et chacun partait à ses occupations. Je remerciais le chef et tout l’équipage pour leur hospitalité.

    Surprise. Bof, pas tellement.

    En entrant dans la cité, je constatais d’office que la misère était belle et bien présente. Bien entendu, dans une aussi grande cité, mondialement reconnue, j’osais imaginer qu’un peu plus loin, il existait des personnes fortunés. Je me grattais l’arrière du crâne, légèrement désespéré de la situation de cette grande ville, qui a vu d’oeil, séparait encore une fois les riches d’un côté et les pauvres de l’autre. Rien d’inhabituel pour le coup. Je visitais la ville tranquillement, discutais avec les gens, toujours souriant malgré les difficultés de leur vie. Pourquoi ces personnes devaient-elles sourires, alors qu’elle vivaient dans la misère, pendant que s’enrichissaient l’élite, continuant de se plaindre. Allez m’expliquer. J’étais consterné et j’éprouvais beaucoup de respect pour ces braves personnes. Puis, le manque de moyen touchait aussi les animaux du coin, qui étaient très mal nourris.

    Les heures passaient, j’devenais furax et admiratif.

    Au bout d’un long moment de marche, j’atteignais un mur, moins long que celui qui arborait la première partie du royaume. J’en déduisais rapidement que l’élite habitait de l’autre côté. Je me trouvais face à la porte d’entrée, naturellement très surveillée et très à cheval sur les conditions d’entrées et de sorties. D’ailleurs, j’étais rapidement bousculé, une foule se créée, laissant apparaître une haie d’honneur. Pour qui tant de mouvements ? Des coups de trompettes étaient lancés à foison, semblant annoncer l’arrivée d’une ou plusieurs personnalités. Je n’aimais beaucoup cet instruments, mais quand ils étaient mal utilisés, j’vous raconte pas. Et c’était le cas, ici.

    « - Pouvez-vous me dire qui sont ces personnes, s’il vous plaît ? Je ne peux les identifier.
    - Bien sur, il s’agit des dragons célestes.
    - … Je vous remercie. »


    Je coupais court à la conversation, ça me dégoutait de savoir qu’ils se trouvaient juste en face de moi. J’aurais dû m’en douter, Saint-Uréa étaient remplie de grandes personnalités et de nobles, il était naturel que les tenryuubitos s’y présentent de temps à autre. J’essayais de garder mon calme, mais je leur vouais une haine incommensurable. Les poings étaient serrés, mes yeux habituellement clairs, viraient au rouge, mon corps frissonnait. A cet instant, il ne me fallait rien pour que je devienne hors de contrôle. La foule commençait à s’agiter. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait.

    « Que se passe-t-il ?? »

    On me soufflait à l’oreille qu’un vieil homme, s’était agenouillé devant les dragons célestes, suppliant d’arranger la situation de toutes les pauvres personnes, de ce côté-ci du royaume. La foule devenait vraiment bruyante. Quelque chose d’anormal se produisait.

    Bang.

    Le vieillard était mort d’une balle à la tête. Le tireur ? Un dragon céleste qui s’était senti souillé d’avoir un insecte en face de lui. Là, c’était trop pour moi. J’allais sans doute mourir, mais je ne pouvais plus me contrôler, j’étais hors de moi et je ne pouvais pardonner cet acte. J’avançais lentement en me frayant un chemin, bousculant la foule, qui ne comprenait mes intentions. J’atteignais bientôt la limite de cette haie d’honneur et me retrouver face à ces sales ordures.
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Dimitri Pokochiev
Dimitri Pokochiev


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Intégrité: -15

Sam 16 Mai 2015 - 23:42

Après deux jours de cheval, j'arrive finalement à Saint-Uréa, une ville banale comme toutes les autres. Les pauvres s'entraide pour survivre, alors que les fortunés s'entretuent pour gagner en pouvoir. Une femme m'avait offert un contrat de 200 000 Berry pour m'assurer de la sureté de son père. Apparemment, des marchands d'esclaves qui portent le nom de dragons célestes allaient venir dans la semaine pour capturer de nouvelles marchandises.

Je me dirige vers l'adresse que m'a donné la jeune femme. La ville est plutôt calme, les gens jouent aux cartes et dansent dans les rues. Cependant, plus j'avance et moins j'aperçois d'individus. J'arrive finalement au 658 de la rue de la Morue. La maison est vide et il n'y a aucun signe du père de la demoiselle. Je cherche aux alentours, mais ne trouve personne à qui m'informer.

J'entends des coups de trompettes à l'entrée de la ville. Ça signifie que des gens importants viennent d'arriver. C'est probablement la raison pourquoi il n'y a plus personnes dans ce coin. Les habitants s'étaient déjà tous rassemblés aux portes pour les accueillir. Le vieil homme doit s'y trouver lui aussi. Je me presse de rejoindre la population.

Arrivé à destination, j'aperçois plusieurs individus armés qui menacent la foule. Devant eux se trouve un homme à l'air supérieur dans un étrange costume. Il est vulgaire, trapu et ne semble pas s'être douché depuis des semaines. L'obèse, dégustant sa grasse cuisse de poulet, se déplace sur le dos d'une frêle femme enchainée. Il pointe son révolver vers un vieillard lui demandant pitié à ses genoux.

À ma gauche, un homme s'informe sur la situation et on lui dit que ce sont des dragons célestes. C'est donc de ses crapules que je dois protéger mon client. Il serre les poings et commence à s'agiter. Je peux percevoir de la rage à travers ses yeux. On croyait presque voir l'homme incontrôlable que j'étais quelques années auparavant.

La foule pousse des hurlements. J'observe la scène et voit une balle traverser de long en large la tête du pauvre vieil homme. Il s'écroule et une flaque de sang se forme autour de son corps. J'aurais voulu intervenir, mais je me serais fait tuer avant de l'atteindre. Leur nombre est bien trop grand et leur arsenal les avantage. L'assassin et ses subordonnés poursuivent leur route en piétinant le corps du vieillard. Ce gros lard allait payer, il ne mérite pas de vivre un jour de plus.

L'homme à ma gauche pousse la foule et se faufile à travers celle-ci. Je le suis de peur qu'il ne soit assez stupide pour engager un combat contre tous ces gardes du corps. Il dégaine son katana et le tient près de sa cuisse. Il est sur le point de charger lorsque je l'attrape par le collet et neutralise son bras qui tient l'arme. Je lui chuchote à l'oreille :

- Contrôle-toi et sois patient! Il va payer ce soir.

Il me regarde furieux et tente de se libérer. Après quelques secondes, il semble reprendre ses esprits et rengaine épée. Je le libère de ma prise et lâche un dernier regard vers l'homme au sol avant de m'écarter de l'attroupement. Je me dirige vers une ruelle en espérant que le mort n'est pas la personne que j'étais supposé protéger.


Dernière édition par Dimitri Pokochiev le Dim 17 Mai 2015 - 16:35, édité 2 fois
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Ragnar Etzmurt
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Dim 17 Mai 2015 - 23:32

    Lorsque j’étais à deux doigts de commettre l’irréparable, une main m’attrapait et me retenait avec force. Impossible de faire un pas de plus. Je me retournais vivement, fou de rage, afin de savoir qui est l’individu coupable de ça. Il s’agissait d’un homme, me semblait-il, mais je ne pouvais pas savoir à quoi il ressemblait. J’avais eu le droit à un petit sermon. J’avais presque envie de lui répondre « oui, mon père », mais ça aurait été trop insolent, qui plus est envers la personne qui m’a épargné un malheur sans précédent. Le plus important n’était pas là, car il rajoutait que ces personnes le payeront, et ce, à la tombée de nuit, je présumais. J’pigeais pas. Il n’avait pourtant pas l’air impressionnant, du moins, pas au point de se battre contre une armée. Honnêtement, venant d’une personne qui m’avait évité le pire, je devais avouer que c’était assez intrigant. Pendant que je réfléchissais, je le sentais partir, zut ! Je n’avais pas eu le temps de le remercier. Puis, son histoire de leur faire payer m’intriguait, alors autant le suivre pour en savoir davantage.

    Je tentais de le suivre à la trace. Dans un premier temps, grâce à son rythme cardiaque, puis à son odeur corporelle. Ce n’était pas évident du tout, j’avais perdu sa trace à plusieurs reprise, je pensais même qu’il ralentissait à certain moment, afin que je ne puisse le perdre complètement. En effet, mes sens n’étaient pas très développé à cette époque, je ne disposais d’autant de facilités que maintenant. J’évitais les combats à tout prix, sauf en cas d’entraînement, mais je me faisais discret en temps normal.

    Les minutes s’écoulaient, quand l’homme s’arrêtait enfin.

    « Tu as certainement dû remarquer ma présence. Ne t’en fais pas, je souhaitais simplement te remercier pour tout à l’heure, je serais certainement mort sans ton intervention. Je m’appelle Ragnar. Et toi ? »

    Bon, ma bonté allait sans doute causer ma perte, un d’ces jours. Me présenter à un inconnu, comme ça, n’importe quoi. Enfin bref, plus important encore, je devais me renseigner sur certaines choses.

    « Hm… Quand tu disais qu’ils le payeront, à quoi pensais-tu ? »
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