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[Début 1626] L6R : Cassu Belli

Nar'hateur
Nar'hateur
Brigade Scientifique
• Médecin Principal •

♦ Localisation : Sur un divan confortable

Feuille de personnage
Dorikis: 790
Popularité: 0
Intégrité: 0

Mer 1 Juil 2015 - 10:02

Bonsoir mes amis, heureux de vous voir. Je présume que vous venez pour l'initiation au jeu de rôle dont je parle depuis des semaines. Parfait. Il est bon de voir autant de gens intéressés par ce noble art malheureusement trop incompris.

Meurtre, racisme, sectarisme, débauche, voir, dans les cas les plus extrêmes, amour conjugal, la communauté des rôlistes s'est vue, dans notre Histoire, accusée de tous les mots.

C'est aussi un peu pour cela que nous sommes ici. Pour vous montrer qu'avant tout, le jeu de rôle est un instrument de joie. Il peut même être un outils de thérapie. Il me vient d'ailleurs une petite histoire à ce sujet.

Vous vous souvenez de Nar'hateur, ambassadeur de Sa Grandiloquente et Spectaculaire Majesté ? Oui, bien sûr, quelle question... Il se trouve qu'au début de sa carrière de marine, il entreprit une quête longue et périlleuse, au cours de laquelle le jeu de rôle eu un importance toute particulière.

Comme de nombreuse quêtes, elle commença de manière banale, alors qu'il exerçait son métier de psychologue, dans la base G4, QG de la marine à South Blue.

****

Et vous me dites que ce mal-être dur depuis combien de temps ?

Depuis ce massacre dans le cimetière d'épave... Nous étions déployés pour une mission de capture de routine, mais...

Je note machinalement les grandes lignes de ce que me raconte le première classe Ryan. Mon écoute en elle-même n'est pas indispensable. Il a juste besoin d'identifier son propre problème. L'histoire, je la connais...

Son dossier parle de la perte de deux de ses frères, d'un massacre au cours duquel 15 soldats se sont sacrifiés pour lui sauver la vie.Traditionnel syndrome du survivant, incapacité à travailler en équipe sans ressentir un sentiment de culpabilité intense, auto-limitation, le fléau du soldat que j'ai à traiter tous les jours en somme.

Cependant, il a de la chance. Je vais avoir besoin de lui pour un projet plus ambitieux.

Je tourne la tête vers le dossier relié qui trône sur mon bureau. Trois lettres d'or sont cousue sur sa doublure en velours bleu. M. A. D. Je vais peut être enfin pouvoir offrir du concret au vieux Renard, l'ingénieur général du QG. Le petit Ryan va être le moteur de l'avènement de mon projet de psychothérapie le plus ambitieux.

Je lève les yeux. Il se tait. L'étape précise où mon métier prend son sens arrive. Il vient de me redire ce que son dossier contient déjà. Il attend. Il m'a expliqué qu'il était perdu, qu'il ne savait pas comment retrouver son efficacité. Pauvre garçon... Passer sa vie dans l'ombre de ses frères, et se retrouver privé de cette ombre de la manière la plus brutale qui soit. Vivre avec une telle banalité, et croire que c'est un phénomène unique. L'être humain est décidément peu original.

Ta culpabilité est normale. Une dette pèse sur tes épaules, une dette que tu ne peux pas rembourser. Tu as toujours été sauvé. Je peux t'aider. Mais le soldat Ryan est-il prêt à devenir le sauveur ?

Il acquiesce. Parfait. Je me lève du fauteuil en cuir, contourne mon bureau et me place devant la fenêtre. La vue est magnifique. De là où je suis, je peux voir la totalité de l'île. La ville cotière, la plage, la base de la marine d'élite ; un trio qui domine une simple plage, théâtre aujourd'hui paisible de tant d'évènements chaotiques...

Un théâtre qui sera idéal pour la pièce que je compte faire jouer aux "Rats des Villes", l'escouade à laquelle on m'a demander de m'intéresser.

Je remercie le jeune homme et l'informe rapidement de la suite des évènements. Bientôt, il recevra des ordres de la direction de la marine scientifique de la base. Il peut être fier. Il va servir un grand projet. Enfin, si moi j'arrive à passer l'épreuve du tas de barbe et de sourcil qui me sert de supérieur hiérarchique.

Le soldat sort. La porte se referme derrière moi. Je ferme les yeux. Il ne me faut que quelques secondes pour sentir le flot de mon énergie parcourir mon corps. Du bout de mes orteils à la pointe de mes cheveux, je sens le moindre centimètre de mon corps. Un mot simple prononcé à haute voix me suffit pour restaurer la sérénité perdue à l'idée de rencontrer l'horrible croisement entre le père noël et Bigfoot. J'ouvre les yeux. Je me retourne. Je prend le dossier.

Je sors.

****

C'est par cette petite introduction que commencera notre petite initiation. Maintenant j'aurais besoin de 5 volontaires pour mener la partie, et vous faire découvrir ce monde merveilleux du jeu de rôle. Monsieur ? Bien sûr votre frère peut venir. Oh, Madame est intéressée. Je vous en prit venez, il est rare d'avoir des figures féminines dans les équipes de jeu de rôle . Viens jeune homme, tu es le bienvenue. Oui Monsieur, très bien, vous serez le dernier.

Installez-vous.

Prenez ces quelques feuilles. Elles seront vos feuilles de personnage, ce sont elles qui définiront ce qu'ils savent faire et quelles sont leur possibilité de réussite.

Je passe sur les détails qui sont inscrit sur les feuilles, mais n'hésitez pas à les étudier afin de vous mettre au mieux dans la peau de vos personnages. Pour le public, je vais profiter de ce temps pour planter le décor.

En résumé, notre équipe incarne un commando spécialisé dans le combat urbain. Suite à un affrontement violent contre un équipage pirate, les soldats ont perdu leur sergent, sergent qu'ils admiraient plus que tout, et qui est mort de façon horrible. Ce traumatisme les a rendu inapte au combat, en générant une forme de démence qui nuit à leur travail d'équipe, comme vous pourrez le voir.
Afin de remédier à ceci, la marine d'élite a fait appel au psychologue récemment recruté de la marine scientifique pour les remettre en état de combattre le plus tôt possible, la pression constante de la piraterie et de la révolution poussant les état-majors à préférer un regain d'efficacité rapide à une guérison durable.

Le psychologue, que mes fan reconnaitront aisément, a réussit à négocier un accord avec son supérieur hiérarchique un accord. S'il arrive à redonner à l'équipe son efficacité martiale, il aura l'autorisation de lancer un projet de réinsertion qui lui tient à cœur : le projet M.A.D.

Des questions ?

Et du côté des joueurs ?

Parfait.

Notre scène commence donc en plein midi. Le soleil tape sur la plage du QG de South Blue. Il fait très chaud aujourd'hui. Une petite arène de fortune a été installée. En son centre, ils y a vous, messieurs/dames, l'escouade des rats des villes. Assis sur un banc légèrement surélevé, à l'ombre d'un parasol, trois homme vous toise et discutent entre eux. Le premier, vous le connaissez bien, il s'agit du Sergent-chef d'élite Fureur, qui s'occupe de la logistique et de l'affectation des régiments de la marine d'élite sur South Blue. A côté de lui, un vieil homme à la barbe abondante, au regard curieux discute avec le psychologue qu'on vous a attribué, un bel homme au cheveux bleus qui porte un turban sur la tête. C'est d'ailleurs cet homme qui vous a sommez de venir ici.

Un peu plus en retrait, vous voyez un jeune garçon, au garde à vous sous un soleil de plomb, qui semble très mal à son aise.

****

Ne vous inquiétez pas monsieur, le soldat Ryan est tout à fait volontaire, et suit actuellement une thérapie parfaitement intégrée à mon processus de soin des rats des villes. Comme vous le verrez, en poussant son esprit et son corps dans les extrêmes, je pourrais parvenir très rapidement obtenir une amélioration visible de sa situation psychologique.

Léo Da Vinsky reste dubitatif. Le vieil homme n'apprécie pas mes traitements, mais a l'air de savoir que la pression des deux autres groupes de la marine ne pourront pas m'empêcher de mener ma thérapie à bien.

Ils veulent des résultats, peut importe le prix. Les rats des villes sont une des rares équipes capables de tenir tête aux troupe de guérilla les mieux entrainées de la révolution dans des îles urbaines.

Le sergent-chef à nos côté acquiesce. Et me fait signe de procéder. Le vieux renard également. Il s'assoit et sort de son immense barbe un verre qu'il remplit d'eau.

Je me retourne vers le première classe Ryan et lui fait signe d'approcher, sans entrer bien sur dans la zone d'ombre. Ce soleil de midi commence déjà à faire chauffer son corps, et son cerveau. Bientôt, il devrait commencer à avoir l'esprit fragilisé. Aux grands maux, les grand remèdes.

Soldats, je vais faire simple. Vous aller avoir une mission simple. Votre devoir sera d'écouter attentivement l'histoire que je vais raconter avec les soldats que vous voyez un peu plus bas. Vous pouvez vous affranchir de la souffrance du sacrifice de vos proche et de vos frère. Il vous suffira juste d'écouter ce que vous laisser aller. Et bien sur, vous avez ordre de ne pas bouger d'ici.

Il se raidit et ne bouge plus. Je me retourne en souriant. Son conflit de loyauté va aller en s'accentuant. Je m'avance vers les cinq combattants qui attendent au centre de la petite arène de fortune qui a été montée pour l'occasion. Je descends les marches de notre promontoire. En avançant, je ferme les yeux et fait le vide dans mon corps. Je murmure une simple phrase.

Tu viens me déranger pendant le mariage de ma fille et tu ne m'amène même pas un présent ?

Ce murmure fait écho dans mon esprit. Pendant qu'il résonne, je sens se réveiller en moi cette partie conditionnée et enfouie par mes séances d'auto-hypnose. Quand je rouvre les yeux, ce n'est plus cinq malades de la marine d'élite que je vois. Face à moi, 4 hommes et une femmes en uniforme. Il s’agitent comme des vaches attendant sans rien faire qu'on les amène à l’abattoir.

Mon visage bienveillant à fait place à un regard méprisant.

Privé de leur chef, ces cinq militaires ne valent pas mieux qu'un poulet sans tête, courant dans tous les sens.

Je parle calmement, ma voix, un peu cassée par la chaleur est juste assez forte pour le gamin au garde-à-vous. Il est faible. L'histoire ne pourra que le formater...

Il était un homme, au regard de braise. Un homme qui gagnait de quoi se nourrir en profitant de la mort d'autrui, sans pour autant être croque-mort. Un tueur à gage, du nom de Death.

Les poulets me regardent. L'un d'eux lève les yeux au ciel. Un rouquin avec un bandana, qui manifestement a peur d'arriver à cour de munitions.

Et il y a autre chose dans l'arène ? Les caisses ou des tonneaux où l'on pourrait ce cacher ?



Ah, Ok...


Tel est la folie des cinq volailles. Ils sont persuadés de n'être que des personnages sous les ordres d'une entité supérieure. Je n'éprouve que mépris pour eux. Seul l'argent dirige le monde. La seule raison qu'il ont eut de développer cette démence est leur lâcheté. Plutôt que faire face à la mort de leur sergent, ils préfèrent s'adresser à lui comme s'il vivaient toujours. Quels idiots. personne ne pourra leur ramener le sergent Ji.

Mais du coup, les officiers ne font rien ?

Tu fais exprès ou quoi ? Il l'a dit au début, ils sont là pour observer. Je te rappelle que dans notre background, on est des fou !

C'est un homme d'âge mur arborant une écharpe violette du plus mauvais goût qui vient d'interrompre son comparse. Il ne semblent prêter absolument aucune attention à ma présence, occupés qu'il sont à débattre avec cet être imaginaire. Qui sont-ils pour m'ignorer, moi, Nar'hateur ?

J'emmène ma main jusqu'à mes cheveux et détache ma queue de cheval. Je sent chaque mèche reprendre sa place naturelle. Doucement, sous mon autorité, ma chevelure vient se placer autour de mes épaules et de mon torse. Nul besoin de dégainer mon arme pour l'instant. Je ne suis pas en danger.

Bien sur, Death n'était pas son vrai nom. On l'avait nommé ainsi à cause de la cicatrice semblable à un crâne qu'il avait sur le visage. On disait qu'il l'avait obtenue dans son enfance, alors qu'un gang avait fait subir les pires outrages à sa mère, et qu'il avait essayé de la défendre.

Le grassouillet de l'escouade de poules s'approche de moi avec un sourire. Son visage bouffie est rouge sous l'effet de la chaleur. Comment un poulailler peut accueillir un tel porc ?

Ben moi, j'ignore mes camarade et m'approche en souriant de l'homme. Je lui demande s'il est bien notre psychologue et comment il compte nous soigner. Mais je reste méfiant. C'est pas normal ce qu'il fait avec ses cheveux.

Ben moi je profite que Jackson détourne l'attention du mec aux cheveux bleus et je me jette sur lui avec mon marteau.

Mais on va avoir des ennuis arrête !

Je n'ai pas le temps de répondre au porc qu'un soldat aux gants vert se jette sur moi, un grand marteau à la main. On m'avait prévenu, ils étaient parfaitement imprévisibles et n'avaient aucune cohérence. On aura juré un groupe de rôlistes.

Le soldats concerné n'est cependant pas du tout assez puissant tout seul pour me vaincre. Une poule, même avec des dents reste une vulgaire poule. Je lève la main et attrape le manche de son marteau. Il a beau forcer, son arme ne bouge plus d'un centimètre. Je le repousse en arrière avec un mépris non dissimulé.

Dans sa fureur, le garçon avait juré d'anéantir tout ceux qui avait fait souffrir sa génitrice. Il avait consacré des années à entrainer ses capacité afin de devenir le meilleur tueur au monde. On prétend même qu'il avait essayé la magie pour cela. Toujours est-il que lorsqu'il retourna dans sa ville natale. Il n'avait qu'un seul but : Tuer.

En prononçant ce dernier mot, je regarde l'escouade qui m'entoure. Ils lèvent tous les cinq les yeux au ciel, attendent quelques secondes et me regarde à nouveau. Seule la femme à la peau mat qui s'est tue jusqu'à présent garde les yeux levés.

Du coup, moi j'ai fait 10, ça veut dire que je joue en premier, c'est ça ?

La thérapie va commencer...

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