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 [ FB 1622 ] Un trophée inestimable
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Joe Biutag
Le Cafard

♦ Localisation : Juicy Berry
♦ Équipage : Les Blattards

Feuille de personnage
Dorikis: 8855
Popularité: -875
Intégrité: -10

Lun 28 Déc 2015 - 11:30

Ce fut une hécatombe comme Joe en avait rarement connu. Le croiseur de la marine n'avait pas lâché sa proie une seule seconde. Durant trois jours et deux nuits, le vaisseau que Joe avait rejoint il y a plus de trois ans avait été traqué et n'avait pas tardé à sombrer dès que les premiers boulets de canon s'étaient écrasés contre la coque.
Le capitaine avait été tué bien assez tôt, et la panique régnait à bord. Certains voulaient combattre jusqu'au bout et venger la mort du capitaine.

- Quand les pirates font dans le romantisme, c'est qu'il est grand temps de foutre le camp.

Le cafard appréciait son capitaine, mais il tenait plus à sa propre vie qu'à l'honneur d'un pirate pulvérisé par un boulet de canon. Et il n'était d'ailleurs pas le seul.
Tandis qu'une vingtaine de fous furieux attendaient la marine sur le pont du navire à moitié immergé afin d'en découdre, le reste s'était entassé sur des petites barques, la plupart sans rames, partant à la dérive, espérant échapper aux coups de bec de la mouette.

Nombreuses furent les embarcation de fortune qui furent détruites par les tirs issus du croiseur de la marine. Joe, et la quinzaine de camarades avec lesquels il voguait, avaient fini par s'échouer sur les côtes d'une île peu accueillante. La végétation était menaçante, l'atmosphère des marais, absolument lugubre ; on pouvait entendre les cris d'une multitude d'animaux affamés. Il ne faisait pas bon se hasarder dans un tel lieu. Seulement, une chaloupe de la marine les avait tous prit en chasse, ce n'était qu'une question de minutes avant qu'ils ne les atteignent sur l'île.

- Évidemment, la poudre est trempée...

Que ce soit son mousquet amélioré, ou son lance grenade, les deux armes étaient inopérantes. Il les rangea alors dans les compartiments qu'il avait lui même cousu à l'intérieur de son tout nouvel anorak.
Puisque les marines qui allaient arriver sur l'île n'étaient qu'une dizaine, les boucaniers qui avaient survécu à l'attaque décidèrent de se séparer et se disperser sur l'île. Peut-être ainsi, certains parviendraient à passer entre les mailles du filet.
Alors que tous s'enfonçaient chacun de leur côté dans cet enfer luxuriant qu'était le marais d'Amerzone, Joe fut moins audacieux et, longeant la côte, finit par trouver un chemin aménagé par l'homme. Ce serait la première destination que les marines iraient emprunter, seulement, le cafard avait fait son choix entre l'éventualité d'être jeté en prison, et la perspective d'être dévoré par un des innombrables bestiaux qui, tranquillement tapis dans les profondeurs d'un étang, attendaient qu'un tas de viande ne leur tombe à portée de mâchoire. Déjà, Joe avait entendu plusieurs cris issus du marais, il savait à quoi s'en tenir et s'engagea sur le chemin de terre tandis que les marines débarquaient à leur tour sur l'île.


Dernière édition par Joe Biutag le Lun 28 Déc 2015 - 16:18, édité 1 fois
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Joe Biutag
Le Cafard

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Lun 28 Déc 2015 - 15:30

Sans se presser, Joe marchait paisiblement sur le long chemin sinueux. Pour le moment, aucune bête sauvage n'était à répertorier, et il continuait sa route, semblant presque oublier qu'il était poursuivi. Le cafard pouvait, du fait de son insouciance, transformer une fuite effrénée au milieu de marais hostiles en une balade champêtre.
Mais il avait beau être détendu, sa nature de nerveux reprenait vite le dessus, en particulier lorsqu'il vit qu'un pont de singe avait été détruit face à lui. De l'eau côté, il lui semblait apercevoir au loin des habitations. Joe était si proche du but. Se penchant avec prudence au dessus du cour d'eau, il n'y avait rien d'insurmontable à traverser, si ce n'est une modeste rivière.

- Bah, je serai pas plus mouillé que je le suis déjà.

Les tracas en mer l'avaient contraint lui, et beaucoup d'autres, à sauter à l'eau pour monter à bord des barques qui s'étaient détachées du vaisseau.
Mais avant de traverser cette rivière d'apparence si paisible, il s'empara d'un morceau de bois mort et le jeta à la surface. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'une dizaine de piraniacs, poissons voraces et affamés sautèrent sur le bout de bois pour le déchiqueter en un instant.

- Nom de.. ! Mais c'est quoi cette île de fou ?!

Il avait été seulement éclaboussé par les remous occasionnés par la scène, mais, craintif, se protégeait le visage en mettant maladroitement les bras devant. Il allait falloir trouver un autre chemin.

- Vous avez entendu tout ce boucan ? Il doit en rester quelques uns par là ! Vous deux, allez y, nous on remet le cadavre de ces bons à rien dans la chaloupe.

Les marines le talonnaient. Apparemment, les camarades de Joe avaient été appréhendés, ou bien retrouvés mort. Il n'aura pas fallu longtemps pour que ton son équipage soit réduit en miettes, à présent, Joe était la seule relique de ce navire pirate qui avait sombré.

- Tch ! Trop tard pour effacer mes traces de pas... Tant pis, je ferai pas demi tour !

Longeant la rivière, scrutant partout, il se doutait bien que si il y avait des habitants sur l'île, ceux-ci devaient bien être contraints de rejoindre la mer de temps à autre, et devaient avoir aménagé un autre pont quelque par. Son pas se faisait de plus en plus pressé, il ne savait si les bruissements qui l'entouraient étaient celui des bottes de la marine ou bien de monstres affamés qui rodaient.

- Sauvé !

Il y avait un autre pont. Si l'on pouvait appeler ça ainsi. Un amas de pierre, faisant à la fois office de pont et de barrage se profilait. Le cafard le traversa trop pressé d'échapper à ses poursuivants, et continua sa route sur le chemin de terre qui menait jusqu'au village.
Arrivé sur place, il eut l'impression de pouvoir enfin respirer. Devant lui, un ponton aménagé sur l'eau, entouré d'habitations sur pilotis, le tout, libéré de la présence de ces arbres sinistres qui avaient été omniprésents sur son chemin.

- Ce ponton... Mais, il se situe sur un accès vers la mer !

C'est pour cela qu'il n'y avait aucun quai sur les côtes, l'accès à la mer se faisait depuis un étroit couloir d'eau allant profondément à l'intérieur de l'île, et qui menait à la mer. Aucun bateau sur l'embarcadère de fortune, juste quelques barques délabrées, des cercueils flottants. Cependant, dans la situation où se trouvait le forban, il ne pouvait se permettre de faire le difficile et devait voler une embarcation au plus vite.
Mais il n'eut pas le temps de monter à bord du moindre rafiot qu'un habitant se présenta à lui.

- Allons bon, voilà l'aîné du village venu me souhaiter un bon accueil...

L'homme était vieux, les rares cheveux qui lui restaient partaient dans tous les sens, et sa barbe d'un blanc sali s'étendait jusqu'à sa poitrine. Après une constatation plus approfondie, il n'avait pas des airs de vénérable ancien, mais plutôt d'alcoolique hargneux, le couteau qu'il tenait à la main laissait présager de mauvaises augures pour le cafard.

- 'ttention avec ce truc tu pourrais blesser quelqu'un.

Et le vieux y comptait bien. Tentant de lacérer le nouveau venu, ce dernier évita le coup de justesse, se faisant néanmoins entailler de la joue droite jusqu'au nez.
En reculant pour ne pas se prendre le coup, Joe venait de chuter, il était dans une position vulnérable, et sa poudre n'allait pas sécher de si tôt. Aucun moyen de se défendre.

Bien que s'apprêtant à achever le forban, le vieillard parti en courant, retournant dans la bicoque d'où il était sorti. Craignant le pire, le cafard, assit à même le ponton tourna fébrilement la tête. Derrière lui, deux marines pointaient leur fusil dans sa direction.

- Chiiiiiiiiasse... Bah au moins eux ils me boufferont pas.

Les indigènes avaient beau être hostiles à toute forme d'intrusion dans leur village, ils craignaient tout de même les marines. C'était la preuve que la civilisation était parvenue jusqu'à eux.


Dernière édition par Joe Biutag le Lun 28 Déc 2015 - 19:13, édité 2 fois
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Joe Biutag
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Lun 28 Déc 2015 - 16:12

Menotté les mains dans le dos, le cafard était à présent maintenu en joug par deux mouettes. Aucun des deux marines n'avait eu l'idée de fouiller le forban qu'ils venaient de capturer, mais cela n'aurait servi à rien, de toutes manières, la poudre des armes de Joe était encore humide, il n'aurait pu s'en servir.

- Où est-ce que tu vas comme ça mon con ? Je t'ai pas dis de tourner à droite après le pont.

Levant un sourcil sceptique, Joe se permit de leur répondre, sachant pertinemment que ses ravisseurs pouvaient très bien le tuer sans procès et faire passer cela comme une nécessité auprès de leur hiérarchie.

- C'est pourtant par là qu'on est venu, c'est pas dangereux de couper à travers le marais ?

Les deux marines se regardèrent, puis pouffèrent ensemble.

- T'inquiète pas pour nous. Si on veut éviter le danger, on se sert d'un appât vivant qui marche devant nous.

A cet instant, Joe se donnait assez peu de chances de survie. Si ses camarades avaient périt peu de temps après avoir pénétré cette forêt hostile, il ne donnait pas cher de sa peau. Les mains dans le dos, il essayait de détacher un bouton de la poche arrière de son jean. Ce n'était pas avec ça qu'il pourrait abattre deux marines, mais cela l'aiderait bien dans son entreprise.
Prenant soin de contourner une vaste mare noirâtre suivi de ses nouveaux amis, il s'arrêta.

- Je vais y passer n'est-ce pas ?

Sans montrer la moindre forme de compassion pour le pirate qu'ils maintenaient captifs, tous deux confirmèrent que sa mort ne tarderait pas. Leur but était de se promener dans cette forêt jusqu'à ce qu'il se fasse dévorer par une bestiole. C'était un passe temps pour eux, en attendant de retourner à leur poste.
Le cafard, retenant ses larmes osa une requête.

- Détachez moi les mains et laissez moi jeter une pièce dans cette mare. La coutume de mon pays veut qu'un condamné à mort puisse faire un voeu lorsque approche l'heure de son dernier souffle.

Bien évidemment, nulle part sur cette terre n'existait une telle coutume. Sa demande essuya un refus catégorique de la part des marines, mais Joe campa sur sa position. Si il n'avançait plus, les marines ne pourraient goûter à la joie de le voir se faire dévorer. Puisque le cafard contrariait leur distraction, ils tentèrent de l'amadouer.

- Je vais enlever tes liens pendant que mon collègue te maintient en joug prêt à faire feu. Après ça, tu reprends ta marche de gibier de potence ambulant !

Affichant une mine résignée, il acquieça. Accepter un contrat avec un démon, c'était lui permettre de s'emparer des âmes de ses co-contractants.
Jetant dans la mare le bouton de son jean qu'il avait fait passer pour une pièce, sa fausse expression faciale de condamné laissa place à celle de la vermine qu'il était, se manifestant par un sourire sinistre à glacer le sang.

- Je souhaite survivre à ce qui va suivre hinhin.

"Sploush" fit le bouton qui s'enfonça dans la mare. "Argh" et "Au secours" firent les marines lorsqu'un gigantesque crocodrille sortit de la flotte. La bête avait surgit en voyant onduler l'eau à la surface de là où il était tapis, persuadé qu'une proie était à portée de mâchoire.
Joe était le plus en retrait et, paralysé devant le spectacle qu'il venait pourtant de mettre en scène, observait le massacre qui se déroulait sous ses yeux.

Chacun des marines avait vidé le barillet de son fusil pour tenter d'arrêter l'horrible reptile. En vain. Celui-ci fendit en deux l'un des pauvres bougres d'un simple coup de queue, et, de sa mâchoire, se saisit au niveau de la taille celui qui lui servirait de repas, le traînant sous l'eau.
Cela s'était passé en un instant, le cafard en avait encore des sueurs froides. Lui qui s'était imaginé que seuls quelques piraniacs sortiraient de l'eau pour faire diversion, il ne s'attendait pas à ça.
Son coeur battait à lui en briser la cage thoracique, et il demeurait bouche bée, les genoux flageolant.

- J....Je vais contourner cette mare sur le chemin du retour.

Il allait se remettre en route, histoire de ne pas être dévoré par un autre animal avant de retourner au village, quand il vit à ses pieds quelque chose de bien singulier. Se penchant pour ramasser l'artefact, il s'agissait de la casquette d'un des marines. Machinalement, il se sentit obligé de l'enfiler, après tout, c'était la première fois qu'il mettait un terme à la vie de marines, cela constituerait son trophée.
C'était le début de sa réputation de casseur de mouettes.
S'emparant d'un des fusils projeté au loin, il le chargea profitant qu'il reste un peu de poudre à l'intérieur. Ainsi, le forban se dirigea vers l'embarcadère pour s'évader discrètement de cette île de malheur.
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