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Venez comme vous êtes

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Lawrence Gargalen

♦ Localisation : North Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 1658
Popularité: -8
Intégrité: -8

Mar 19 Jan 2016 - 14:39

Rappel du premier message :

Cette sale histoire avec la pègre a calmé le frangin comme il le fallait, même pas eu besoin de me retrousser les manches pour lui faire comprendre que ses agissements était tout bonnement merdique. Sa salle a fermée définitivement et ce n’est pas plus mal. Dans l’affaire, les deux camps étaient en tort et les conséquences servent de leçon. Pour ce qui s’est passé là-bas, je garde ça pour moi. Il n’y aura pas lieu à de la vantardise ou de quelconques remords. Bien que Clarence était incapable de faire ou comprendre quoi que ce soit à ce moment, l’histoire est quand même remontée jusqu’à ses petites oreilles curieuses.

Le principal dans tout ça est que mon frère n’a rien et qu’à part nous deux, personne n’est au courant dans l’entourage. Il n’y a eu aucune retombées sur la famille et tout le monde se porte bien. Pour ce qui est de Hans et des sœurettes, ils n’en savent absolument rien et l’absence momentanée de l’ainé a été bidonnée. Depuis, Clar est d’aplomb et n’a pas arrêté de me mettre à l’épreuve, comme quoi je suis un homme maintenant, que je l’ai rattrapé et qu’il a trop de retard par rapport à moi, qu’il s’est ramolli et blablabla… Au départ je pensais que ce n’était que de la rigolade, mais non, ce golgote n’a jamais été aussi motivé pour se refaire une bonne condition. Et forcément, il a voulu qu’on s’entraine ensemble.

La remise en forme m’a rappelé le bon vieux temps à l’époque où je me suis entrainé comme un fou après l’Académie pour rentrer en confiance dans la Marine. Ma foi, ce qu’il enseigne est très efficace. Après, j’estime l’avoir rattrapé en terme de force, vitesse et tout ce qui s’ensuit – ceci dit sans me vanter bien évidemment – mais ses conseils restent toujours très bon. Et ce n’était qu’une question de temps pour qu’il reprenne rapidement du poil de la bête. Un circuit à l’ancienne et bien corsé, comme dans le temps quoi.

Au plus l’endurcissement avançait et au plus le frérot voyait grand. En effet, un tournoi été en train de s’organiser sur l’Ile du Karaté et je le sentais de plus en plus déterminé à y aller. Pas de problèmes, c’est toujours un plaisir de se tester face à d’autres adversaires, c’est dans ce genre de situations que j’apprends le mieux. Le problème maintenant est de devoir assumer seul l’inscription et les combats là-bas. Monsieur est tombé malade deux jours avant le départ et, forcément, il est trop faible et ne peut pas assumer le voyage dans son état. Pfff, quel dégonflé celui-là.

Me voilà à l’entrée de l’arène, encore à l’extérieur et presque noyé dans la foule qui ne fait que hurler et se débattre dans tous les sens.

[…]

Enfin, me voilà devant le personnel chargé d’enregistrer ceux qui désirent se battre. Je pense bien que passer la foule est une épreuve de sélection.

Bonjour, je me prénomme Lawrence Gargalen et je désire participer au tournoi.
Très bien, donc les règles sont simples : vous déposez vos armes ici donc interdite en combat. Si vous tombez hors de l’arène, vous êtes disqualifié. Pouvez-vous signer en bas de la feuille je vous prie ? Et noter votre nom en haut, aussi.
Et voilà, et je suis venu sans armes.
C’est parfait, donc vous entrez juste par ici et prenez à droite vers les vestiaires. Une fois tous les combattants enregistrés et réunis, quelqu’un viendra pour le tirage au sort.

C’est rapide et efficace dit donc. Alors l’homme m’a dit d’aller à droite et en jetant un dernier regard en arrière, voilà qu’un immense…homme-poisson emprunte la file ? Qu’est-ce que c’est que ce délire ? Clarence ne m’a pas prévenu que des gens comme ça allaient se pointer. Mince alors, en espérant que je ne sois pas le seul microbe ici.

Ah, voilà le bon endroit. Verre d’eau à disposition et sièges, c’est parfait.

« COMBATTANTS, ATTENDEZ ICI. MERCI »
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Daemon Wall
Modérateur à l'essai

♦ Localisation : Manshon
♦ Équipage : Les Pirates du Prince

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Lun 11 Avr 2016 - 18:55

Juste avant mon départ sur Grand Line et d’être naufragé, puis encore bien avant de crée pour la première fois mon équipage j’étais allé sur South Blue, l’Île du Karaté plus exactement, une île qui porte bien son nom.

Là-bas j’avais fini par m’inscrire à un tournoi de combattant qui utilisait essentiellement comme arme leur corps, ça tombait bien, une petite remise à niveau ne me faisait pas de mal ! Du moins c’est ce que je me disais.

Je me sentais à vrai dire dans mon élément, toujours vêtu de mon kimono et d’un poncho je me trouvais moins seul ! Tous étaient habillés de kimono blanc bon… le mien était noir mais il allait l’affaire.

J’ai signé un paquet de paperasse avant de pouvoir être affiché sur les listes du tournoi. Je voyais plusieurs prénoms affichés, certains me disaient quelques-choses, des prénoms qu’on entend grâce à la renommée de certains dans les tavernes et d’autres qui étaient complètement anonymes.

A la fin de mon inscription une dame m’avait dit que lorsque le tournoi débutera ils me feront signe.

Pendant ce temps je décidais de patienter en me grillant une clope juste à l’entrée du bâtiment.

Je m’interrogeais sur le nom de mon adversaire, prénommé Sigurd, ce prénom ne me disait rien, est-ce que le mien allait dire quelque chose à quelqu’un ? Cela m’étonnerait sauf si d’autres personnes d’East Blue étaient venus ce qui était rare et quasiment impossible.

Une personne me tapa à l’œil, alors que je fumais, en regardant à l’intérieur de la bâtisse une bombe aux cheveux blancs passa au loin. Je restais immobile, mes yeux qui la suivaient, la bouche grande ouverte.

J’en fis tomber ma clope même ! Le temps se figea, mon esprit était troublé à la vue de cette magnifique jeune femme.

Alors que je voulus faire un pas vers elle pour la rejoindre je sentis quelqu’un s’écraser contre mon torse, je finis par baisser la tête et je vis la dame qui s’occupait des inscriptions, elle grimaçait sans doute à cause de sa chute.

- Ohhh… désolé ! Je ne vous avais pas vu !

Je lui tendis l’aida à se relever puis elle me grogna.

- Je venais vous dire que c’était à vous ! Allez combattre !

Déjà à moi ? Soit. D’un pas assuré accompagner d’un grand sourire je me rendais sur le ring. Espérons que je gagne ce combat !

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Sigurd Dogaku
Le Boulimique

♦ Localisation : ^ Déconnez pas, vous étiez tous à hurler de rire.
♦ Équipage : Seul et triste

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Jeu 21 Avr 2016 - 18:19

Un pirate qui ne nous connait pas…

Je devrais m’en moquer. Mais je trouve ça vexant.

Vous vous êtes trompé, Daemon Wall. Sigurd ne combattra pas, aujourd’hui. Je pourrais développer, mais nous allons faire bref. Référez-vous à ça ; cliquez sur le symbole >!<. Seulement après, nous pourrons continuer.

-Pour le combat à venir… Daemon Wall en face d’Evangeline Haylor !

Nous étions sur l’une des plateformes de combat, faîte de dalles carrées disposées comme un cercle. J’étais déjà dessus, installée sur le centre. Il enjamba bien vite l’espace alentour pour l’atteindre lui aussi. Je l’accueilli tout de suite.

-Monsieur Wall ? Enchantée. J’espère que ce combat se passera bien.

Le sourire qu’il affichait en arrivant sur l’estrade se renouvela aussitôt ; la formule de politesse qu’il me renvoyait en fut agréablement surprenante. Je continuai :

-J’ai une très bonne nouvelle pour vous. Je vais être éliminée d’office et vous allez gagner. Je compte me battre avec des armes.

Ce faisant, je lui dévoilais progressivement l’étendue de mon attirail. Des chaînes, des chaînes, des chaînes. Pour le moment, une trentaine de sorties, s’échappant par ma nuque, mes manches, ma ceinture, les jambes de mon pantalon. Toutes animées comme des serpents d’acier, à se répandre sur le sol ou dans les airs en dardant alentours pour occuper l’espace. Chacune d’entre elle pouvait se dérouler jusqu’à quatorze mètres par elle-même ; bien davantage si on tirait dessus. Voilà pour les règles du jeu.

-Je suis simplement là pour… assurer le spectacle. J’espère que vous ne m’en voudrez pas. L’objectif sera d’épater la galerie. Essayez de me battre.

Et sur ce, j’armais mes coquillages glissés dans mes manches, dressais l’ensemble de mes chaînes, pour enfin m’adresser au public. Nous allions commencer.

-Bonjour à toutes et à tous…

Je tendis une paume vers les cieux, dégageant un large geyser de flammes fanfaronnes dans l’action.

-… le spectacle commence !

Mes serpents se dressèrent en direction de Wall, prêtes à l’intercepter s’il tentait quelque chose. Et quand à moi, je brandis un bras dans son sens, boule de feu prête à sortir de mon dial.

Pas trop fort, pas trop vite, pour l’instant. Je ne veux pas l’abîmer. Encore moins aussi vite. Nous irons crescendo.
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Raphaël Andersen
Administrateur
L'Anderswag

♦ Équipage : Gambling Blue

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Lun 8 Mai 2017 - 0:32

"Monsieur Anderswag ! Monsieur Anderswag ! Allons, reprenez-vous ! "

Paupières stroboscopiques, mâchoire hurlante et une vague impression de s’être mangé à lui tout seul un buffet gastronomique à base de sciure de bois, Raphaël Andersen -c’était bien là son vrai nom- reprit connaissance en esquissant sa plus belle grimace. Sa tête sonnait les matines et, même si ce devait probablement être son imagination, il aurait pu jurer qu’une horde hétéroclite de personnes masquées, encapuchonnées et déguisées était venue fêter carnaval dans son cabinet de toilettes pour mieux le piétiner. Trop de sensations désagréables pour se réveiller du bon pied.

"Comment allez-vous ? Vous êtes conscient ? Capable de bouger votre pied ? Vos doigts ? Votre oreille ?... Bon j’avoue que même moi je ne sais pas comment faire ~ " plaisanta l'inconnu avec  son air le plus bête "Vous pouvez parler ?
- Oui, oui, est-ce que je pourrais juste avoir un peu d’espace pour respirer.
- Pas facile, pas facile, attendez que je vous dégage cette porte enfin…  ces morceaux de porte, vous m'aurez compris ~ "

Tenant encore sur ses gonds par endroits, le morceau de bois qui, des générations durant, avait accordé un peu d’intimité aux artistes martiaux venus chercher la plénitude sur une cuvette de toilettes, était dans un bien triste état. Déformée, éclatée, désaxée, la porte n’était plus qu’une vieille planche pourrie et pleine d’échardes que le petit homme à la voix fluette tenta tant bien que mal de coller contre un des murs pour que l’espace vital du croupier soit dégagé. Si l’impression du crâne de ce dernier sur une face de la porte ne donnait pas trop à réfléchir quant à son état , l’espèce de cratère en forme de pied qui avait défoncé l’autre face soulevait quelques questions quant à son agresseur.

"Vous savez qui a fait ça ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Je… hum… pas vraiment."

Une main toujours en train de masser son crâne douloureux, à califourchon sur la cuvette presque aussi amoché que lui, il chercha à rassembler ses esprits pour faire récit de ce qui lui était arrivé depuis son passage aux inscriptions. Enervé et pas du tout volontaire pour faire la causette avec ses nombreux concurrents dans les vestiaires, il s’était décidé à faire passer son caca nerveux dans l’endroit le plus approprié pour ça : les toilettes. Manque de bol les équipes  d’entretien de l’événement maîtrisant aussi bien l’incompétence que le karaté, avaient visiblement oublier de graisser les serrures de certaines portes, dont la sienne. Appelant dans un premier temps à l’aide, il avait d’abord essuyé l’indifférence d’un bon gros con qui s’était payé le luxe de faire sa vidange sans lui prêter attention avant d’entendre d’autres pas venir vers lui et tenter de l’aider en…fracassant la porte. Il avait tout juste eu le temps de la voir se déchirer qu’il se l’était probablement prise en pleine tronche et évanoui.

"D’ailleurs… ça fait combien de temps que je suis dans les vapes ?
- Je ne sais pas exactement monsieur, mais tous les combats du premier tour sont terminés. Vous avez été déclaré forfait contre votre adversaire Lawrence Gargamel.
- Gargaa… ?
- Gargalen, excusez-moi. Je me suis emmêlé les pinceaux, j’ai un oncle du côté de ma mère qui s’appelle comme ça, j’ai toujours eu un peu peur de lui, il était obsédé par un soi-disant petit peuple d’êtres bleus. Curieux hein. Bizarre même. La dernière fois qu’il a commencé une de ses histoires à table, ma mère s’est levée violemment de sa chaise et lui a-
- Hmpf vous être en train de vous perdre…
- Oh excusez-moi, excusez-moi, j’ai cette vilaine tendance à disgresser. Je me présente Roger Groove, employé de Selfmidge, les magasins. Moi et mon équipe avons été détachés par Monsieur Selfmidge en personne pour superviser la participation de notre entreprise à cet événement, c’est pas mal de boulot vous savez… et mon manager est pas super compréhensif. " commença-t-il à expliquer en reculant pour laisser Raphaël se relever, enchaînant aussitôt en faisant les cent pas tandis que ce dernier s’époussetait "   Bref, je vous cherchais pour qu’on revoit ensemble quelques détails avant que vous n’entriez en scène, nerveusement, puis désespérément  comme vous aviez disparu et c’est là que je vous ai trouvé en tête à tête avec l’encadrement de porte.
- Je suppose que mon entrée en scène est légèrement compromise, je suis bien désolé pour v-
- Oh non, ne vous inquiétez pas, ce n’est qu’un petit accident. " lâcha-t-il tout sourire, non sans jeter un coup d’œil au croupier pour s’assurer que la campagne publicitaire qu’il avait en guise de tenue était encore en bon état " Nous avions prévus des tas de plan de secours avec Mesdames Pourpre et Pervenche.  
- Forcément.
- Elles sont vraiment exquises, j’ai eu la chance de les croiser quand elles s'entretenaient avec mon manager, je vous envie de travailler à leurs côtés. Le Gambling Blue est vraiment un établissement d’excellence.
- Mouais, et donc c’est quoi le plan ? "

***

Le temps ensoleillé du début de journée avait fui avec la fin des premiers affrontements, et si la trainée noire des nuages d’orage avait jusque-là pris son temps pour envahir le ciel, les premières gouttes de pluie n’avaient pas jouées les timides bien plus longtemps. Chance pour les spectateurs, l’organisation était bien préparée et en quelques minutes, un toit avait été déployé au-dessus de la plupart des gradins. Les places les plus proches de l’arène étaient à présent inoccupées.

Bien à l’abri dans leur petit local, les deux commentateurs du tournoi s’afféraient à faire un premier bilan de l’événement retransmis en direct par Denden-vision sur les écrans géants.

"Quel premier tour, je n’en reviens encore pas ! Ce tournoi d’arts martiaux promettait d’être riche en rebondissements mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point ! Qu’en avez-vous pensé ma chère Lin ?
- Rebondissements ? Vous rigolez, c’était démentiel ! La dernière fois que je me suis autant amusé je faisais encore partie des Sea Wolves, c’est pour dire. Affronter Evangeline m’aurait bien botté, c’est un vrai monstre !
- Son entrée était en effet impressionnante… tout autant que sa sortie. Rappelons à ceux qui nous écoutent  que l’utilisation de tout accessoires, armes ou pouvoir issu d’un fruit du démon est passible de disqualification.
- J’en ai fait l’expérience héhéhé.
- Et c’est toujours agréable de se faire surprendre par des outsiders venus faire démonstrations de leurs capacités au monde, mais les règles sont les règles ! Qu’avez-vous penser des autres combats sinon, partagez donc votre expérience de combattante avec nos spectateurs.
- J’ai de la peine pour la pauvre Yaya-chan qui est tombée aux termes d’un dur combat contre Groot, elle aura du mal à s’en remettre mais son adversaire ne fera pas long feu non plus. Beaucoup de bonnes choses, beaucoup de costumes,  mais aussi beaucoup d’abandons !
- C’est vrai, malheureusement cela arrive chaque année, certains participants se rendent compte qu’ils n’ont pas le niveau et que-
- MAIS BORDEL, ILS N’AVAIENT QU’A PAS S’INSCRIRE !
- Haha, je suis sûr que vous faites-là référence à la petite Fantine qui nous a fait cadeau d’un drôle de spectacle quelques minutes plus tôt.
- Elle m’a insulté surtout, cette petite merdeuse.
- Hahaha, restons bons enfants. Le caprice de la candidate restera probablement dans les annales, c’est vous aussi qui lui avez fait comprendre qu’elle n’allait pas remporter de pierre précieuse si elle gagnait ce tournoi.
- Mouais…
- Hahaha, et l’affrontement entre GM et la jeune Liza de Locksley, un vrai prodige cette gamine vous ne trouvez pas ?
- Ouais, j’aurais pas aimé être le panda…
- Ne vous inquiétez pas pour lui, notre équipe médicale s’occupe de tout. La moindre petite blessure est prise en charge en un clin d’œil, regardez vous-même la coupure que je me suis faite pendant le premier match ! Guérie !
- Mouais.
- Certains médecins se sont même pris au jeu des déguisements, ils ne sont pas tous très causants mais soyez sans crainte pour vos proches si vous êtes là pour les soutenir, ils sont là pour prendre soin d’eux !
-
- Nous allons à présent marquer une pause avant la fin de l’entracte et l’annonce des combats du second tour. L’orage n’est pas prêt de s’arrêter et les prochains combats risquent de s’annoncer tumultueux, profitez donc de ce moment pour prendre une collation ou visiter les stands des différents dojos de l’île ou de nos partenaires HSBC et Selfmidge pour ramener un souvenir de cet événement hors du commun. J’ai moi-même été séduit par leur gamme de parapluie de la plus haute qualité qui vous permettront de profiter au plus près, et dans le plus grand confort, de la suite des événements.  Un dernier commentaire ma très chère Lin ?
- Bordel, qu’est-ce qu’il est en train de faire ce putain d’abruti ?! "



Bondissant de nulle part, une silhouette énigmatique atterrit au milieu du stade avec une élégance mondaine. Vêtus des plus beaux velours, ornés des plus belles broderies, on aurait dit un noble venu masqué à un de ces grands bals des siècles passées.  Dans une de ses mains un mousquet, dans l’autre un énorme balluchon balancée par-dessus son épaule et qui selon toute vraisemblance devait contenir un objet d’intérêt. L’individu ne parla pas, les gouttes de pluie ruisselaient silencieuses sur les tissus précieux de son onéreuse tenue, mais pris de cible par les Denden-caméras toute l’assemblée crut, durant un instant fugace, voir transparaître un sourire sous son masque.

L’individu venait signer son crime.

"OH BON SANG ! C’est Mask DeMask, le célèbre gentleman cambrioleur !
- Hein ?
- Le célèbre gentleman cambrioleur." appuya le présentateur loin de son micro pour faire comprendre à Lin qu’il évoquait un sujet dont ils avaient déjà discuté "Tristement connu pour narguer ceux qu’il s’apprête à voler en les prévenant à l’avance !
- OH ! NE ME DITES PAS QUE…. " exagéra Lin, enfin dans son personnage
"Si, il vient s’en prendre à la récompense du tournoi ! Et malgré son avis de visite, l’équipe organisatrice n’a visiblement rien pu faire pour l’arrêter.
- OH MISERE, ET PERSONNE POUR L’ARRETER ! MAIS QUE VA-T-ON FAIRE ? " se lamenta Lin, un peu trop dans son personnage.

Les combattants partis récupérer pour leur prochain affrontement, la foule en désordre une grande partie arrêtée dans les escaliers alors que suivant l’invitation des présentateurs elle s’apprêtait à profiter de l’envers de l’événement, le reste de  sécurité encadrant le tournoi mis à mal par les fourberies de Mask DeMask -les autres étant en pause clope pour la plupart- personne ne semblait en effet susceptible d’empêcher le bandit, chargé comme il était,  de s’échapper par une des nombreuses, mais pas pour autant  fermées ou encombrées, portes de sortie qui s’offraient à lui.

Personne,  sauf cette silhouette sombre, perchée sur les hauteurs de l’arène -travelling des Denden-caméras- qui apparut à la lueur d’un éclair aux yeux de tous – et c’était surtout parce que le cadrage et le zoom  avaient été étudiées que la mise en scène fonctionna. Le flash de lumière laissa place à l’obscurité et avant que le terrible déchirement de l’air ionisé ne se fasse entendre sur cette partie de l’île du Karaté, la silhouette avait plongé, déployant ses ailes de ténèbres pour ralentir sa chute et flotter jusqu’à son viscéral adversaire.

Chevelure verte, barbichette en mauvaises herbes et habillé d’une drôle de combinaison estampillée Selfmidge qui lui avait visiblement permis de planer jusque-là, l’individu n’en dit pas plus que le voleur mais l’intention y était : il ne s’échapperait pas.

"JE N’Y CROIS PAS ! C’est Rafton Anderswag, le combattant venu représenter les magasins Selfmidge !
- Mais n’avait-il pas déclaré forfait ? Se pourrait-il que…
- Oui, je le crois bien, il a sacrifié sa place dans le tournoi pour être à même d’arrêter Mask Demask !
- OH JE NE PEUX Y CROIRE ! " insista Lin, éprouvant quelques difficultés à faire passer sobrement des répliques en lesquelles elle ne croyait pas.
"Quel coup ! Il a moins de charisme que son prédécesseur, mais il  sait y faire avec ses poings, je ne pense pas que Mask DeMask arrivera à se relever après ça !
- Outch…
- Il ne l’a pas démérité ! Ah tiens, je crois qu’il a eu son compte. Les services de sécurité vont se charger de remettre le trésor en lieu sûr et mettre le bandit derrière les verrous.
- Ouf, me voilà rassurée. " souffla Lin, qui l’était surtout d’enfin pouvoir prendre sa pause.
- Le tournoi va pouvoir reprendre comme si rien ne s’était passé grâce à lui. Mais cette intervention impressionnante n’aurait pas été possible sans la combinaison qu’il porte, j’en ai entendu parler c’est le prototype qui a permis à Thomas Croisière de réaliser son impressionnant documentaire aérien sur la faune et la flore de Torino : Mission Impossible 3. Encore un partenariat réussi par les magasins Selfmidge !... "

***

Pervenche et Pourpre. Il devait se promettre de ne plus jamais accepté la moindre de leur combine, puisse-t-elle sembler anodine aux premiers abords. Dans quoi est-ce qu’il s’était embarqué franchement ? On avait commencé par lui dire qu’il devait combattre, puis il s’était retrouvé homme-sandwich, et maintenant voilà qu’il venait de se ridiculiser en jouant les mauvais héros d’une scénette publicitaire qui aurait pu lui être fatale. Encore que la chute était peut être bien ce qu’il y avait eu de plus excitant dans toute cette affaire. Selfmidge l’aventure de votre vie qu’ils disaient.

C’était d’ailleurs toujours écrit, plus rayonnant qu’un panneau à LED clignotante, sur la moindre parcelle de sa tenue hautement promotionnelle, et sur un peu près tous les morceaux de papiers qu’on était en train de lui tendre.

Le pire c’est que ce numéro avait marché. Les plus impressionnables étaient convaincus, les autres amusés et leurs enfants ravis d’avoir trouvé un nouveau personnage héroïque.

C’était sans doute lui au final le plus à plaindre.

"Encore beaucoup de dédicaces à faire ? "

La file ne cessait pas de désemplir, à croire qu’il avait un peu trop bien joué son numéro.

_________________
Spoiler:
 


Dernière édition par Raphaël Andersen le Mer 19 Juil 2017 - 18:24, édité 4 fois
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Sigurd Dogaku
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Lun 8 Mai 2017 - 5:31

-Alors ? C’était worth ?
-Hihi. Ca en valait complètement la peine, oui.
-Mwouais. Ben vu d'en haut, les gars ont eu l’air d’apprécier… même parmi les locaux, et même parmi les gars qui se la jouent gros bras d’arts martiaux. Bon, y’a bien eu les pontes des écoles et la frange traditionaliste en costumes de folklore qui se la sont joués indignés et qui criaient au sabotage des occidentaux venus faire leur satanée marketing hollywoodien, mais chuis sûr que y’en a au moins une partie d’entre eux qui faisaient ça juste pour la forme. Jax m’a fait la gueule par contre, je crois que va falloir que je joue pour lui faire avaler ça comme une petite lubie de ma miss plutôt que comme une trahison des traditions qu’il cherche à diffuser… m’enfin j’devrais gérer. Tout ça pour dire : chapeau sorcière, votre petit spectacle a bien fait son effet. Oh, et apparemment l’assurance du tournoi couvre tous les dommages qui peuvent être causés à l’arène, y compris incendie de bagarre, donc on aura rien à débourser en prime et… haha j’adore la tête que vous avez.

Il était complètement hilare. Devant lui, Evangeline, complètement en nage, qui venait tout juste de s’extirper de sa combinaison de mort maintenant que son combat avec Daemon Wall était terminé. La jeune femme était en piètre état au point d’en devenir méconnaissable. Le tissu utilisé pour les protections de pompier était une horreur à porter, et c’était encore pire pour son masque à gaz, pourtant impératif pour la prémunir des fumées toxiques qui émanaient de ses incendies. Rajoutez par-dessus une cape faîte dans le même matériau,  en guise de protection supplémentaire et pour lui permettre d’en imposer plus que ce que sa silhouette féminine autorisait, et vous aurez peut-être une idée de ce que c’était. Sa peau luisait de sueur, ses cheveux n’étaient qu’une charpie ébouriffée, et un mince filet de morve coulait depuis ses narines jusqu’à ses lèvres et ses pommettes. On ne pouvait pas vraiment garder son maquillage intact sous un masque de fer… ni même prendre soin de soi d’une quelconque manière. Elle avait prit quelques coups, aussi, même si rien de méchant. Et puis, elle était lasse. Mourrait d'envie de se prélasser après son magnifique combat. Elle avait vraiment mis tout ce qu'elle pouvait, et se sentait complètement épuisée.

Et même comme ça, elle rayonnait de satisfaction.

Aussi Sigurd lui passa un rapide coup de mouchoir sur le visage avant de l’embrasser gentiment. Ils étaient assis comme ils pouvaient sur des coussins exotiques posés à même le sol, dans une des quelques loges de l’arène. Elles étaient habituellement réservées aux invités d’honneurs ou aux combattants ayant réussi à atteindre les hautes sphères des tournois - surtout lorsque ceux-ci se déroulaient sur plusieurs jours. Normalement, les combattants n’avaient accès qu’aux vestiaires de l’arène, qui offraient sensiblement moins de confort et encore moins d’intimité. Mais la sorcière portait également les casquettes d’organisatrice et de sponsor de l’évènement, ce qui lui offrait beaucoup plus de libertés.

-Booon. Pas de casse, tout va bien ?, fit-il en tatonnant un bleu présent sur l'épaule de la miss.
-Je me porte comme un charme. Enfin… presque.
-Ouais, clair que là z’allez avoir du mal à charmer qui que ce soit vu la tête que vous tirez, haha.
-…
-Euh…
-…
-Rhooo allez, z’allez pas me faire croire que vous êtes susceptible pour une fois que je fais une blague de ce genre, hein.
-Bon… effectivement pas.
-Coool.
Pour info, je suis tombé sur les représentantes d’Henry Selfmidge, au petit banquet. Z’avaient l’air chouette. Je crois qu’on devrait peut-être un aller faire un tour sur la capitale, quand on rentrera sur Luvneel. Y’a des galeries Selfmidge et j’ai vu la gueule des robes qu’elles portaient et chuis sûr que z’en trouverez au moins une qui vous ira comme un gant. Oh, elles seront dans les gradins avec nous, aussi, dans les rangs réservées. Notons également que les Mille Fois Sérénissimes Grands Maîtres des Arts Martiaux ont adoré les petits fours made in Luvneel, sans surprise... même s’ils ont beaucoup de mal à décrocher de leurs algues locales et que...
-Et je m’en fiche éperdument.

Elle le fit taire d’une tapote sur ses lèvres, puis se dirigea jeter un œil à la salle d’eau. Entièrement faite de bois et de toiles pour égayer les murs. A l’intérieur, une grande baignoire circulaire en cèdre nippon, déjà remplie d’une eau bouillante qui ne demandait qu’à l’accueillir.

-Un bon bain chaud et je vous rejoins dans… je n'en ai pas la moindre idée et m'en fiche complètement.
-Pad’prob, faîtes-vous plaisir, je gère comme un chef de mon coté.

Haylor passa la porte de la salle, puis hésita un instant. Sigurd qui gérait comme un chef…

Mmh…

Bah, c’était probablement vrai.




__________________________________________________




-VOUS !
-Mmmh ?
-VOUS ETES UN PUTAIN DE HEROS ET JE VEUX VRAIMENT VRAIMENT VRAIMENT VOUS DIRE MERCI ! ALORS VRAIMENT, MERCI BEAUCOUP POUR CE QUE VOUS AVEZ FAIT !

Sigurd était en train de remonter comme une flèche la file d’attente qui menait jusqu’à Rafton Anderswag, héros de l’heure de l’évènement. En la longeant, pas en passant à travers. Mais étrangement, peut-être parce qu’il s’excusait sincèrement aux gens de les doubler comme ça, peut-être aussi parce qu’il annonçait clairement « être un connard mais j’vous jure que j’fais vite c’est juste que ce mec vient de faire un truc extra et que je veux qu’il ait des remerciements officiels en public et que putain on aurait tellement été dans la merde sinon », ou peut-être, tout simplement, parce qu’il avait excellente réputation, il n’y eu pas grand monde pour lui lancer longtemps des regards courroucés.

-Sigurd Dogaku, je fais partie des gars qui ont été engagés pour organiser le tournoi et faire la pub de l’évènement et tout ce qu’il y a autour et… putain j’ai eu la mégatrouille quand j’ai pigé qu’un voleur était venu faire ses courses dans les récompenses de la finale, ç’aurait été tellement trop la loose qu’il se tire avec ça alors franchement merci vraiment beaucoup pour ce que z’avez fait ! C’a l’aurait fait trop mal dans le cas contraire. Ce que vous avez fait était extra !

Tout en se présentant, il tendit une main pleine de gratitude que l’autre empoigna sans trop savoir qu’en faire. Oui, il avait déjà vu plusieurs impressionnables se succéder. Aucune charmante jeune demoiselle dans le lot, malheureusement. La vie n’était pas généreuse, et encore moind à ce point. Encore que si, quelques-unes, mais elles étaient en couple… ou alors, pas du tout à son goût. Mais forcément, aucune ne l’avait remercié de la sorte, vu comment Dogaku était concerné. Alors, Raphael, Rafton se laissa simplement entraîner dans le mouvement.

-Vous m’auriez vu pendant le truc… j’étais tellement dégouté que j’avais commencé à enjamber la barrière et que je crevais d’envie de faire feu sur ce connard. Sauf que faire feu dans un stade c’est tellement une bonne idée que j’allais sûrement pas le faire mais… heureusement que z’étiez là purée. Enfin… euh… j’pas trop autographes par contre, rajouta-t-il en jetant un coup d’œil au stylo que l’autre tenait. Rien contre vous mais j’ai toujours trouvé ça zarb’.
-Pas de problème. C’est… enchanté.

Le plan d’Andersen était très simple. S’il se contentait de donner des réponses minimalistes à l’autre, qui faisait visiblement très bien la discussion pour deux, celle-ci se dénouerait d’elle-même et il pourrait alors être libre de… se retrouver à la merci de…

Raphael se souleva légèrement de sa chaise, pour jeter un coup d’œil à la file d’attente toujours formée derrière Dogaku. Il en voyait le bout, oui. Mais ce bout de file était beaucoup plus éloigné que ce qu’il aurait souhaité.

Il n’y échapperait pas. Quoi qu’il arrive, il resterait coincé pour un bout de temps.

-Et il parait que c’est pas la première fois que vous avez affaire à ce type ? , l’interrompit Sigurd dans ses pensées.
-Qui ça ?
-Le voleur fanfaron au masque d’opéra, là.
-Aaaaah, oui. Boah, vous savez. Mask DeMask est un superméchant récurrent qui revient dans certaines campagnes publicitaires de chez Selfmidge.
-Hein ?
-Euh… oh, vous êtes pas au courant ?
-De ?

-Je veux dire… Mask DeMask est un criminel qui s’est juré de mettre à mal la réputation des magasins Selfmidge et… tout a commencé quand… euh… c’est une très longue histoire… que je suis sûr que Pourpre et Pervenche expliqueront bien mieux que moi, elles ont plus d’historique sur le sujet. Vous les avez peut-être déjà rencontrées ?
-Les deux miss, oui oui bien sûr.
-Voilà.
-Jeeeee… vois. Eh ben… ouch. Ca doit faire mal d’avoir un mec qui se donne du mal pour vous pourrir. Déjà que les pirates random qui vont faire leurs courses dans vos transporteurs ou vos entrepôts c’est clairement pas la joie, mais si en plus un gars se met activement à vous prendre pour cible… un genre de némésis anti-business… putain c’est tellement sale, haha.
-Vous n’imaginez pas. L’avantage, c’est qu’à force de toujours lutter contre lui, nous savons maintenant très bien comment il fonctionne… et comment l’arrêter. Son sens du spectacle est une de ses plus grandes faiblesses, rajouta Raphael d’un air empli de sagesse qu’il regretta bien vite d’avoir adopté.
-Huhu. Donc vous êtes du genre spécialiste de la sécurité ?
-Je ne…

Il allait démentir. Le problème, c’est que Sigurd était tout sauf discret, et que la file d’attente derrière lui s’était déformée en une masse circulaire compacte qui les observait attentivement. Lui-même tentait de se faire pardonner d’avoir doublé tout le monde en souhaitant « partager » son entrevue. Et maintenant, c’était une bonne centaine d’yeux qui le regardaient avec ce même air admiratif, parfois luisant de l’éclat de quelques pépites d’or réellement convaincues.

Et il ne se voyait sûrement pas dire non à ça.

-Euh… j’imagine qu’on peut dire ça comme ça, oui.
-Mwarharharh. Ben en tout cas, on peut dire que vous avez fait clairement mieux que les marines du coin, haha. En temps normal j’essaie de pas être mesquin avec les responsables de ce genre de trucs parce que je sais la merde que c’est d’organiser des patrouilles, mais… avoir tout un dispositif transformé en gros flan parce que tout le monde prend sa « pose clope » en même temps, je vous jure que si le responsable de la garnison revient me bassiner avec tout la noblesse de sa 132ème division de la marine en poste sur l’île du Karaté, je vais me faire un plaisir de lui caser ça dans le gosier… « ouais ouais, et fumer comme une cheminée c’est aussi dans les traditions martiales du coin, sûrement ? »… dans tes dents, baltringue !

A nouveau, l’égérie de la marque Selfmidge ne pu qu’hocher la tête… en diagonale de gauche à droite, ce qui ne voulait absolument rien dire. Il n’avait pas spécialement envie de lancer la pierre à qui que ce soit, et encore moins de se faire des amis dont il n’avait pas besoin ici. Et à la façon dont les marines présents dans l’assemblée tiquaient en entendant les paroles de Dogaku, il n’allait pas aller dans ce sens. Ce que l’autre remarqua et accueilli d’un petit sourire. Plus surprenant, il ne semblait pour sa part pas y accorder la moindre impression. Ou plutôt, devina bien vite Anderson, il s’amusait à irriter les militaires. Ce type était tordu.

-Du coup, vous êtes avec les miss Pourpre et Pervenche, des magasins Selfmidge ? Une égérie de la maison et un représentant comme elles ?

Pas vraiment, se dit le concerné. Plutôt une mascotte à tout faire, corvéable à merci, faisant souvent office de sbire de bas étage, rarement considéré, et…

-On se retrouvera dans les tribunes dans le coin des orga’, du coup ?

Raphael n’avait pas prévu ça, mais… à priori oui, en effet. Maintenant qu’il était hors-concours, il devrait bien se résumer à ça. Ca n’était pas comme si on allait le forcer à signer quoi que ce soit pendant que des combats auraient lieu, après tout. Pas comme si qui que ce soit aurait envie de faire la queue alors que des combats auraient lieu.

Mais d’ici là…

-Bon, j’abuse pas plus de votre temps et de la patience de tout le monde. Mais à nouveau, merci vraiment beaucoup ! Et puis merci à vous tous, vraiment ! Bonne journée à tout le monde !

Bon. Ce serait fatiguant, mais au moins, l’autre avait l’air assez bavard pour occuper ses deux manipulatrices du Gambling Blue à lui tout seul. Ce qui signifiait qu’elles ne lui trouveraient pas de place dans une autre de leurs machinations étriquées… avec un peu de chance.
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Raphaël Andersen
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Mer 10 Mai 2017 - 17:37

"Et vous avez fait quoi ?
- Trois fois rien, rencontrer des gens, discuter d’avenir… Le tournoi vient à peine de commencer mais la machine commerciale de Selfmidge est lancée depuis un moment déjà.
- Agréable surprise que leur nouveau manager Agnès, un petit brin de jeune femme qui ne demande qu’à éclore mais qui est déjà d’une redoutable efficacité. Tu aurais dû la voir mener son équipe, c’était inspirant ! Elle m’a rappelé mes jeunes années ! "

Confortablement installée dans un immense canapé belle époque aussi cramoisi que la robe dans laquelle elle s’affichait aujourd’hui, Madame Pourpre savourait son verre de vin avec nonchalance. Son homologue et elle avaient trouvé moyen de négocier auprès des organisateurs une des loges d’honneurs, une moindre chose pour remercier l’implication financière des magasins Selfmidge. Et bien que les trois croupiers n’en soient que des représentants temporaires, aucun d’eux n’avait éprouvé la moindre gêne à s’installer dans le confort de ces nouveaux appartements, accommodés au goût de la maison. Raphaël le premier, lui qu’on avait traîné de force aux aurores n’avait pas encore eu le temps de souffler.

Tournant le dos à Madame Pervenche, assise devant sa coiffeuse et en train de remettre en ordre son chignon, le vert se déshabillait sans pudeur. Il était même plutôt content de quitter la combinaison moulante dans laquelle on l’avait emballé pour faire de lui un produit de consommation. La membrane qui lui avait permis de flotter dans les airs pendouillait tristement entre ses jambes et ses bras qui se débattaient pour s’en défaire. La tenue avait été pensée pour donner une certaine allure à celui qui la portait, outrageusement voyante elle resterait probablement dans les esprits de tous les mômes avec lesquels il avait accepté de poser le temps d’une photographie. Lui préférait l’oublier, ou tout au moins s’en débarrasser et la ranger dans le tiroir des histoires drôles.  

" Tu parles de tes classes dans la piraterie ?
- Petit mesquin, Fufufu ~ " s’amusa Pourpre en tirant sur son porte-cigarette, ses pieds dénudés en train de jouer avec le velours de son assise " Non vraiment, très compétente.  Un poil trop timide par contre, je crois qu’elle était ravie de nous laisser les rênes dans le salon VIP et de pouvoir rester avec son équipe.
- C’est sûr, mais il va bien falloir qu’elle se montre pour le dîner de ce soir, Fufufu ~
- Oui et toi aussi d’ailleurs, tu jetteras un œil au costume qu’Agnès a laissé pour toi. Cette gamine est vraiment adorable.
- Un dîner ? Quel dîner ? "

En train d’enfiler son plus simple pantalon, Raphaël se retourna maladroitement vers la blonde la regardant comme si elle venait de le condamner à mort. Il avait bien compris qu’il n’échapperait pas si facilement au rôle de pion que lui avait concocté les sœurs siamoises mais ne pensait pas devoir contribuer à ce point à leur cause. Passe encore à la limite, mais il aurait bien aimé qu’on le mette au courant de ce qui allait encore l’attendre pour la journée à venir.

"Il faut bien qu’on célèbre la première journée du tournoi. Les deux premiers tours servent d’éliminatoires. Demain les combats seront d’une toute autre envergure. Autant prendre le temps, et quoi de mieux qu’un dîner pour parler affaires tant que ne sommes pas encore dans le feu de l’action.
- Oh et ne te l’a-t-on pas encore dit ? Nous sommes invités par HSBC, Sigurd Dogaku a vraiment été impressionné par ta prestation tu sais, il avait hâte de te rencontrer en personne pour te remercier. Je crois que tu as trouvé ton plus grand fan. " s’amusa Pervenche en se retournant vers Raphaël, coude appuyé sur le dossier de son fauteuil.
- Hum… Oui je l’ai déjà croisé au stand d’autographes, sympa, un peu envahissant mais… je crois pas qu’il m’ait parlé d’un quelconque dîner d’affaires.
- Oh, ce n’est juste qu’il n’est pas encore au courant. " répondit la brune d’un clin d’œil complice.

Tout de suite, c’était plus compréhensible. Et une fois de plus le croupier se doutait qu’il allait probablement devoir prendre une part active à ce prochain objectif. Alors que les deux femmes se levaient d’un même mouvement, réajustant leur tenue respective et prête à se remettre au travail, lui se massaient nerveusement la main droite, tirant une grimace qui en disait long sur sa motivation.  Il n’aurait pas su dire si ce fut alors le manque d’envie ou un mal traumatique qui se manifesta mais son poignet commençait à sérieusement le démanger.

"Un jour vous me paierez l’espérance de vie que j’ai perdu dans ces centaines de signature…
- Tu seras payé, ne t’inquiètes pas mon grand. Mais en attendant si ton poignet est douloureux, file tout de suite à l’infirmerie le second tour va bientôt commencer ils doivent être un peu moins chargés qu’au début de la pause. Le but n’est pas de ramener un éclopé à bord du Gambling Blue.
- Mais ne traîne pas trop la patte, on te gardera une place pour suivre avec Sigurd et nous les prochains combats. " prit bien la peine de préciser Pourpre, comme si elle avait lu dans les intentions de son collègue.
"C’est déjà Sigurd pour vous ? Vite intimes dis-donc.
- Fufufu, oui mais pour toi ça restera Monsieur Dogaku.
- Et n’oublie pas ton badge. "

***

Silence gênant. L’espace aménagé pour recevoir les blessés était plus grand qu’une infirmerie classique et les lits de camps alignés en rang d’oignions pour permettre aux patients de se reposer côtoyaient une masse encore plus impressionnants de chaises désorganisées. Certaines accueillaient les proches venus réconforter leur combattant après sa défaite, d’autres servaient à ceux qui n’avaient rien de bien grave de piquer le roupillon qu’on leur avait prescrit, et d’autres encore attendaient patiemment qu’on vienne les chercher pour s’occuper d’eux.

Raphaël faisait partie de ceux-là et il fallait bien le dire, ils n’étaient pas causants. Se mordillant les lèvres, bras croisés sur son torse et les yeux en train de se promener au plafond il tentait tant bien que mal de se divertir mais après toutes les pipelettes qu’il avait croisé ces dernières heures, cela lui faisait tout drôle de s’entendre penser. Quelques ronflements, les grincements des lits et les crépitements de la pluie sur les toits faisaient bien l’effort de créer un bruit d’ambiance mais cela n’était pas suffisant pour lui occuper l’esprit. Les médecins n’avaient pas vraiment de bureau, mais chacun s’était aménagé son petit coin et si certains en bougeaient pas mal pour vérifier l’état de leurs patients, d’autres étaient comme vissés à leur chaise, à peine audible depuis la place du croupier.

"Je pensais avoir choisi le bon moment pour pas attendre, faut croire que ça ne va pas désemplir de sitôt. ‘Sont courageux, ils vont probablement pas beaucoup dormir. " tenta-t-il avec sa voisine de droite pour détendre l’atmosphère et engager une conversation.  
"Pas assez nombreux surtout. "

Il avait connu meilleur début. Mais entre celui qui se reniflait les aisselles toutes les cinq minutes, la gamine qui n’avait pas arrêté de faire des pompes depuis qu’elle était arrivée, le couple occupé à se lécher la glotte et la femme d’affaires pincée, il avait choisi le dernier mal. Sa réponse était un poil cassante, mais ce n’était pas pour autant une invitation à fermer la discussion. Raphaël y vit un peu d’espoir et tenta de capter un regard, mais elle le détourna aussitôt croisant dans le même mouvement ses jambes à l’opposé du vert. Elle n’était pas plus souriante mais ses joues se coloraient.

"J’aurais probablement même pas dû venir, ma consultation va durer quelques secondes à tout casser. Probablement une petite entorse ou un truc encore plus bénin, le pire dans tout ça c’est qu’à la base j’étais censé combattre et que je me suis fait ça assis derrière un bureau… Hahaha, on a l’air bien malin à occuper les places des combattants. Qu’est-ce qui vous amène ici vous ?
- Brûlures, Ecchymoses, peut-être une côte fracturée également mais j’en doute. Une visite de routine qu’on m’a imposé, j’ai également bien mieux à faire. "

Petit malaise chez le vert qui n’avait pas encore reconnu Evangeline T. Haylor derrière son tailleur bien ajusté. Il n’avait de toute façon pas assisté au combat de la sorcière et aurait probablement eu bien du mal à l’imaginer dans son si singulier déguisement de mort. Pesant ses mots pour retrouver un peu d’équilibre sur sa balance du ridicule, il n’eut pas le temps de formuler une phrase intelligible qu’un des docteurs intimait d’un « SUIVANT ! » tonitruant au prochain patient de le rejoindre, lui en l’occurrence.

"Raphaël Anderson, enchanté de vous avoir rencontré peut-être qu’on se recroisera. "

Il n’eut qu’un petit sourire pour réponse mais vit qu’il avait au moins fait retrouvé à la demoiselle sa bonne humeur, il n’en attendit donc pas plus pour aller rejoindre le professionnel de santé, impatient de le voir arriver. Il n’avait d’ailleurs pas atteint sa nouvelle chaise qu’un nouvel appel faisait se lever sa curieuse rencontre. Ils n’auraient de toute façon pas échangé beaucoup plus.

"Nom, Prénom,  vous êtes participant ? " engagea ce dernier sans la moindre considération pour les usages de politesse.
- Euh… j’étais participant mais on peut pas vraiment dire que j’ai combattu du coup je vous donne quoi, mon vrai nom ou celui qu’on m’a collé à l’inscription. J’ai pas vraiment lu ce que j’ai signé à l’entrée, quelqu’un d’autre s’est occupé pour moi de l’aspect administratif je suis pas vraiment au courant de vos clauses –
- Votre nom et votre prénom suffiront. " coupa le praticien.
- Raphaël Anderson.
- Bien, qu’est-ce qui vous arrive Monsieur Anderson ? " continua-t-il sans décrocher les yeux du papier sur lequel il était en train de griffonner.
- Douleur aux poignets, je pense pas que ça soit bien grave mais je suis venu vérifier au cas où. Ça ne m’était encore jamais arrivé d’avoir à signer machinalement autant de morceaux de papiers à la suite. Je savais que les séances d’autographes étaient pénibles pour ceux qui devaient faire la queue, mais c’est rien comparé à ce qu’on endure quand on est de l’autre côté-
- Une inflammation. Rien qui ne vous retienne ici, prenez cette dose d’onguent, un petit massage et ça devrait passer. SUIVANT.
- De mauvais poil hein…
- Ecoutez Monsieur Anderson, je travaille ici depuis ce matin pour un salaire de misère alors que j’étais censé passer la journée avec ma famille dans les gradins. Je me passerai de vos commentaires. "

Pénurie de médecins, c’est un peu le refrain que tout le monde avait en bouche. Alors qu’il patientait encore avec Pervenche et Pourpre dans la file d’attente des inscriptions, le croupier avait entendu un gars se faire recruter pour une demi-journée de travail de la même façon.  Son charmant interlocuteur devait probablement avoir hâte de passer le relai aux recrues du second tour et son empressement lui apparut un peu plus compréhensible.

M’enfin, c’était pas vraiment une raison pour manquer autant de savoir-vivre.

Son remède en poche, Raphaël quitta l’enceinte de l’infirmerie en prenant son temps. Il n’était pas bien sûr d’où il pourrait trouver les tribunes réservées aux membres de l’organisation et n’était de toute façon pas vraiment pressé de jouer à nouveau les mascottes. S’arrêtant à quelques mètres de la porte pour s’allumer une cigarette, le vert l’entendit s’ouvrir brutalement et se faire claquer tout aussi sec par une furie en tailleur.

"QUEL IDIOT ! "

Remontant prestement le couloir jusqu’à le dépasser, sa rencontre d’un peu plus tôt avait l’air bien contrariée. Si elle n’était à la base pas ravie de faire sa visite de routine, elle en sortait visiblement encore plus fâchée. Intrigué et enclin à trouver comment passer le temps, Raphaël se décida à abandonner sa clope à peine consommé et à presser le pas pour suivre la demoiselle.

"’Sont pas très agréables hein… C’est à peine si le mien a écouté ce que je lui racontais. Comme vous disiez, ‘sont pas assez nombreux pour proposer un service correct.
- Ce n’est pas ça. " trancha-t-elle encore une fois cassante " Je peux comprendre qu’ils soient surchargés mais de là embaucher un pareil imbécile !
- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? " commençait à s’essouffler Raphaël alors que l’autre semblait partie pour un sprint enragé, descendant les marches quatre à quatre et écrasant le sol d’un pas de tambour à chacune de ses enjambées.
"  Stupidité ! HUMOUR DOUTEUX ! Elucubration INVRAISEMBABLE ! " s’énerva-t-elle à grand renforts de moulinets dans les air " C’est qu’il était prêt à m’amputer cet IDIOT !
- Quoi ?!
- Et ce costume stupide, COMMENT est-ce que la sécurité a pu le laisser passer habillé comme ça ?! Je vais leur toucher deux mots, attendez que je recroise leur responsable… JE SAVAIS qu’on aurait dû se mêler de ça aussi, mais non, mais NON !  Ca ils ne vont pas y échapper !
- Vous faites partie de l’organisation ?
- OH et cette ODEUR, si sa bêtise ne l’avait pas emporté je serais probablement partie de dégoût avant qu’il ne m’empoisonne ! Quelle infection, et dire que je venais de prendre un bain…
- C’est vrai qu’il y avait une drôle d’odeur de poisson pas frais qui traînait dans l’infirmerie…
- Bon. " stoppant brutalement sa marche olympique, la sorcière se tint toute droite et prit une grande inspiration avant de reprendre son calme " C’était un plaisir d’évacuer tout cela avec vous Raphaël, vous êtes d’une très bonne écoute, mais à présent j’ai du travail qui m’attend. Evangeline Haylor, je représente HSBC pour la durée de ce tournoi, je doute qu’on ait l’occasion de se recroiser ici mais n’hésitez pas à venir nous voir sur Luvneel pour n’importe lequel de vos projets. " conclut-elle en tendant une poignée de main amicale.
" Ah… je crois qu’on va encore devoir s’entraider un petit moment. "

Au croisement de ce qu’il reconnut enfin comme le couloir des tribunes où on lui avait donné rendez-vous, Raphaël sortit de l’encolure de sa chemise le badge qui l’identifiait comme « Rafton Anderswag, représentant Selfmidge&Co ».

D’abord décontenancée, Haylor ne fut pas longue à comprendre ce qui les attendait. Elle pouffa.

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Sigurd Dogaku
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Sam 20 Mai 2017 - 4:20

Et dans les tribunes, les compères respectifs d’Anderswag et Haylor n’avaient guère tardé à sympathiser. Les deux croupières n’avaient même pas à utiliser du moindre de leurs artifices pour faire vivre leur discussion ; Sigurd était un excellent public qui l’entretenait tout seul. D’autant plus qu’il s’était rapidement trouvé des points communs avec les deux femmes. Ca n’était pas un goût prononcé pour les choses de qualité qui se payaient dignement, même si oui, il y avait de ça. Ca n’était pas non plus le plaisir de vilipender les combattants qui triomphaient victorieusement de leurs adversaires, généralement en s’attardant sur quelques mesquneries à leur encontre, même si à nouveau, la mauvaise foi jalousante de Sigurd et l’esprit de commérage des deux autres s’entendaient à merveille.

En l’occurrence, les trois spectateurs étaient simplement partis d’une remarque que Sigurd avait faite sur le pendentif que portait Pervenche, fait d’une roche pourpre qui lui rappelait des minerais précieux qu’il avait déjà vu dans la Flaque… et qui venaient précisément de là, lui annonça l’émissaire de Selfmidge. Elle détailla légèrement l’anecdote, expliquant notamment que c’était elle-même qui avait récupéré le minerai de ses mains à l’occasion d’une expédition au travers de Redline. Une expédition de nature peu avouable, même si ça, elle ne le précisa pas. Son amie le devina, mais n’insista pas sur ce point ; elle posa tout de même quelques questions, par simple curiosité.

Elle n’allait quand même pas annoncer à Sigurd Dogaku que toutes les deux avaient été pirates avant de se ranger dans le casino Gambling Blue, non plus. Juste qu’elles avaient beaucoup vogué sur les mers –ce qu’elles faisaient encore, en vérité- et que Pervenche avait une expérience toute particulière des labyrinthes caverneux de la Flaque. Comme Sigurd.

S’ensuivit plusieurs réminiscences qui les ramenèrent tous les deux plusieurs années en arrière, dans ces grottes incroyablement dangereuses pour qui ne les connaissaient pas… et gorgées de merveilles en abondance pour les rares initiés. Sigurd et Pervenche y avaient vu des choses que même les marins de l’équateur ne pourraient jamais voir ; la curiosité de Pourpre se rassasia de leurs récits tout du long.

En fait, ils s’absorbèrent tellement dans leurs souvenirs qu’aucun d’entre eux ne prêta la moindre attention aux combats qui venaient de reprendre. Ni à quoi que ce soit d’autre, en fait.

Jusqu’au retour de nos deux combattants, que Sigurd accueilli avec d’un énorme sourire.

-Wéééééé ! Alors, euh… tout va bien ?
-J’ai connu mieux, indiqua Andersen.

Il avait l’impression que ses poignets étaient maintenant constitués de plâtre friable ; cela faisait maintenant cinq minutes qu’il ne cessait de les tourner, et ses articulations n’arrêtaient toujours pas de craquer. Signer des autographes, c’était une véritable horreur.

-Et vous miss ?
-Ca ira.

A son ton, Sigurd devina qu’elle avait pris un peu plus de coups que ce qu’elle aurait souhaité dans sa petite opération flamboiement. Mais pas sur le visage, cette fois. Pour une fois.
Il se retint de lui faire la morale en y allant de ses insupportables taquineries habituelles, un geste qu’elle apprécia tout particulièrement… comme en témoignait la lourdeur avec laquelle elle se laissa choir dans le siège adjacent, lasse et… passablement énervée, dieu seul savait pourquoi. Alors, forcément, il chercha à la dérider.

Il pouvait bien attirer leur attention à tous sur cet énorme pirate aux bras plus larges que son torse à lui, ou encore sur le taux inhabituels de borgnes qui participaient au tournoi, sur la quantité hilarante de pirates qui tentaient de se faire passer pour de simples voyageurs et qui multipliaient les occasion de se trahir, ou encore sur l’homme-pelote d’épingle (ou homme-poisson de l’ordre des rascasses pour les puristes) qui tentait laborieusement de se frayer un chemin dans la masse compacte de la foule des gradins… en prenant soin de ne piquer personne, ce qui lui avait déjà valu plusieurs ennemis quelques mètres plus loin.

Et finalement, le son du rire caractéristique de Pourpre, amusée par une des remarques cyniques de Rafton, le ramena à un autre sujet. Le précédent, en fait.

-Dîtes, vous vous souvenez de la fois où on a escorté chais-plus-quel gros bonhomme jusqu’à Marijoa là ?
-Euh… hein ?
-Quand j’vous ai fait visiter les cavernes aux champis et aux algues fluos.
-Aaaah. Oui. L’ambassadeur du royaume invité à Marijoa pour renégocier les droits d’intervention de la marine sur le territoire maritime lors de…
-Naaaan, on s’en foutait et on s’en fout encore à priori. J’vous demandais si vous vous souveniez des champignons géants.
-Hein ?
-Rhooooo. Dé-cep-tion mons-tru-euse. M’enfin… les cavernes, les couleurs, le fluo de partout ?
-Ooooh. Vous avez fait les cavernes aux lucioles mycomiques ?, demanda Pervenche.
-Ouais.
-Superbe ! J’ai toujours eu envie de…
-Aaaaah, c’était de ça que vous parliez ?
-Les quoi ?, demanda Raphael.
-Des champis mutants géants aux spores fluos façon boule disco iridescente qui neigent en flottillant dans une frange de chenal du réseau Marijoan et qui font office de lampadaires pseudos-naturels scientifiquement artificiés du coté de certains postes marines souterrains, résuma Dogaku.
-Ah.

Andersen n’avait rien compris à ce bazar de raccourcis empilés les uns sur les autres, mais préféra ne pas insister. Contrairement à Pervenche, dont les vestiges d’un sens de l’aventure à ce jour disparu commençaient à palpiter de nouveau.

Ca, ou alors…

-ATTENTION !

Sigurd, jusque-là penché vers les trois du Gambling Blue, eut à peine le temps de regarder droit devant lui. Et se retrouver nez à nez avec une forme grotesque qui lui fonçait dessus.

L’arrière train d’un combattant éjecté de biais depuis l’arène jusqu’à leur tribune, par une puissance prodigieuse. Ils beuglèrent tous ensemble, Sigurd emporté vers les rangs arrière, Pourpre et Haylor effrayées par le choc soudain, Raphael balancé ventre à terre par Pervenche qui s’était précipitamment écartée de tout ça.

Etrangement, ou plutôt sans surprise, la commotion ne fut aucunement reprise par les commentateurs.

Eux se contentèrent d’officialiser la victoire du combattant qui venait d’accomplir ce fait d’arme.







LA VICTOIRE APPARTIENT AAAAAAAAAAAAAAA….






















Ludwig Van Ghost














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Ven 9 Juin 2017 - 20:18

"Ma parole c’était expéditif ! Est-ce bien le champion de l’école de Tang Soo Doo qui vient de se faire éliminer d’une simple attaque ?! J’ai du mal à y croire et vous Lin ?
- Moi ce que j’ai toujours du mal à comprendre, c’est POURQUOI. BORDEL. LAISSE T’ON UN LIEUTENANT D’EMP… " s’emporta l’intéressée qui rongeait son frein depuis le début du combat, avant de se reprendre " DE PIRATE EN COMPETITION !
- Ne vous emportez pas ma chère Lin. Et même si le passé douteux de notre concurrent n’est, comme nous avons pu l’expliquer au cours de la première manche, pas méconnu de l’équipe organisatrice…
- Ludwig Van Ghost?…  «Un passé douteux» ?… " s’étrangla la commandante d’élite, loin de son micro.
-  … La situation de Ludwig est un peu particulière. " compléta son coprésentateur pour ne pas avoir à rentrer dans les détails d’une crise d’identité à échelle planétaire, cas d’école pour certains et complètement méconnue des autres. Seule conclusion acceptable : Les Fruits du Démons ça craint "Et sa bonne conduite et son parcours exemplaire dans trois des plus prestigieux dojos de l’île ont su convaincre les autorités locales de son repentir ! Un combattant impressionnant qu’on s’attend donc à aller voir loin dans la compétition !
- Mais si personne n’a les couilles d’aller lui passer les menottes, laissez-moi m’en occuper ! Juste faut réagir là, vous êtes pas en train de réaliser ou quoi ?!
- Lin s’il-vous plait… Rappelons que le sous-amiral Sierra en personne s’est porté garant de sa participation ! On le remercie d’ailleurs d’avoir accepté notre invitation et d’être présent aujourd’hui avec sa garnison. " rajouta le lèche-botte plus pour cirer les pompes de l’intéressé qu’à titre informatif. Changement de cadrage sur l’écran géant et le cornu offrit son plus beau sourire à la caméra, déclenchant l’hystérie de ses groupies.
" Et après quand Teach va se ramener à Marie-joie pour la chandeleur, tout le monde va l’accueillir à bras ouverts ? "

Et tandis que la bonne dynamique du duo poursuivait sur un autre sujet, on gérait dans les gradins l’évacuation du malheureux adversaire en faisant moins de vague. Enfin adversaire… Le titre était peut-être un peu trop gros à porter pour un type qui, au final, n’avait servi que de projectile avant de se retrouver dans un brancard. La vraie victime dans cette histoire c’était Sigurd Dogaku, poche de glace contre sa tempe et occupé à recoller à sa convenance un de ses pansements prescrits à la vite. L’homme d’affaires, qui s’essayait à l’ambidextrie, grimaçait d’application devant un miroir aimablement tenu par Madame Pourpre, ce qui ne l’empêchait pas pour autant de poursuivre la conversation de bonne humeur.

"Eh beh ! J’aurais pas cru recroiser un Ludwig de sitôt, encore moins à visage découvert dans un tournoi d’arts martiaux retransmis en direct Haha ! Il aspirait décidément à bien trop de truc ce mec !
- Un Ludwig ? Qu’est-ce que vous voulez dire par là Sigurd ?
- Ludwig Van Ghost le second de l’équipage de Ravrak l’immortel, un des empereurs du nouveau monde. ‘Fin c’est ce qu’il est à la base, mais il s’est laissé débordé par les pouvoirs de son fruit de la doublure et des centaines, ptet’ même des milliers de ses répliques de lui-même sont partis vivre leur propre aventure.
- Le nom me disait quelque chose, mais dit donc tu es bien renseigné pour quelqu’un qui n’a jamais quitté les Blues.
- J’ai eu l’occasion d’en croiser d’autres. " répondit Raphaël qui bien que content de pouvoir participer à la discussion sans en être la cible, n’avait pas envie de s’étaler sur le sujet de cette rencontre.
" Sérieusement ! C’chouette ça, j’me demande si l’original arrivera à remettre la main sur toutes ses doublures un de ces jours... J'espère pas !
- Oh maintenant que vous le dites, je crois me souvenir de ces drôles d’avis de recherche placardés un peu partout l’année dernière.
- Ouais c’était complètement random, on est d’accord. Si bien qu’à un moment tout le monde pensait avoir mis la main sur son propre Ludwig, ils en ont vite eu marre et l’effet de mode est passé. Les doubles ont tous une personnalité et des aspirations différentes, 'sont vite intégrés à la société.
- Et donc celui-ci a choisi la voie des arts martiaux…
- Probablement.
- Bon après faut pas exagérer, il est encore loin du top des monstres bourrinozords. M’enfin ça reste un bon gros sac à dorikis. L’truc épatant c’est qu’il a vraiment progressé pour un clone, par contre. Mais proba’ ridiculement inférieur à l’orginal… c’qu’est franchement pas rassurant, putain. Me demande jusqu’où il va grimper, tiens. Ca serait fun qu’il gagne la finale, nan ?
- Dorikis ? "

La poche de glace toujours vissée sur la tête, Sigurd était bien trop absorbé par ces nouveaux sujets de conversation pour poursuivre, en l’état, le running-gag des plaintes contre la pauvreté des premiers soins prodigués ici. Se gonflant de fierté à l’intérêt de ses auditeurs, le petit bonhomme commença sa longue explication de la mystérieuse unité de mesure qui, si pour certains n’était synonyme que de la force brute d’une personne, était souvent sujette à débat pour les puristes et les illuminés qui voyaient en elle l’équivalent de la destinée ou du talent d’une personne. Un sujet vaste, passionnant, déroutant, mais que les initiés essayaient d’éviter tant la propension au conflit était importante entre les deux camps.

"Et donc… si j’ai bien compris… Même avec des Dorikis inférieurs on peut quand même battre quelqu’un, le nombre est pas absolu ? Il y a d’autres facteurs qui rentrent en compte : contexte, état mental,… " demanda à un moment Raphaël pour être sûr d’avoir bien compris la logique.
- Ouéééééé… En gros c’ça ! Mais comme dit faut pas trop se prendre la tête avec, c’est plus pour permettre un élément de comparaison entre deux personnes au maximum de leur potentiel qu’autre chose . Moi-même je ne sais pas trop si je dois plutôt m’accorder 10 ou 4450 Dorikis Mwarharharh.
- Sigurd…." le coupa Haylor en roulant des yeux, un escargophone à la main et visiblement exaspérée que sa gestion de l’événement soit perturbée par les non-sens en bruit de fond qui gagnaient en intensité.
- Et est-ce que je vous ai déjà parlé des PP et des PI ? " tenta le blondinet avant de faire rentrer innocemment ses lèvres dans sa bouche quand, entre deux indications téléphonées, sa miss lui décrocha un regard noir.

Et tandis que, sur le ring, la talentueuse combattante aveugle se faisait malmener par un adversaire au point d’en suer à grosses gouttes -chose qui n’avait pas l’air de plaire aux dalles fumantes de l’arène- c’est une dispute dans les gradins populaires, en dessous des leurs, qui finit par détourner l’attention de Raphaël et ses compères. Un homme-poisson d’une taille impressionnante, la tête hérissée d’épine pourpre qui trahissaient son ascendance de rascasse, et qui était jusque-là en train de se contorsionner pour gagner une place libre avait sans le vouloir bousculer un enfant. Furieux et un poil raciste, le père du gamin s’emporta aussitôt et se fit tout aussi vite rembarrer par une gamine impertinente. Haussement de voix, gnons, esquives, mauvaise cible et fuite précipitée plus tard, tout le monde était en train de se taper dessus.

"Fouteur de merde… " pensa Raphaël à voix haute en suivant des yeux les deux individus qui, étrangement, lui rappelait des personnages d’une bande-dessinée de son enfance.

Sigurd en revanche avait plutôt l’air d’attendre que son nouveau héros passe à l’action. Poings serrés, une moue d’excitation et perdu entre l’envie d’agir et celle d’être spectateur. La scène d’action imaginée n’eut toutefois pas le temps de se produire que la sécurité venait interrompre l’émeute. Pourpre s’empara de ce moment pour reprendre la conversation.

"Ce qui me fait penser que j’ai entendu parler d’un restaurant Luvneelois qui se serait installé sur l’île ? Une famille d’homme-poissons entrepreneurs qui se seraient décidés à venir vivre des jours meilleurs sur South Blue, vous connaissez ?
- Oui ! Ils viennent juste d’ouvrir et sont A-DO-RABLES ! " réagit instantanément Sigurd dont la girouette de pensées semblait tout de même pouvoir être contrôlée "Vous vous en doutiez peut-être mais on a aidé à construire leur petite affaire !
- Oui, cela nous tentait, j’espérais que vous puissiez nous conseiller Fufufu ~
- Oooooh ! Totalement, ils sont génialissimes ! Vous vous souvenez toutes les spécialités que je vous ai fait goûter ce matin au buffet, c’est de chez eux !
- Certains n’ont pas eu la chance de s’en souvenir…
- Après si vous chercher un bon restaurant, je me dois de rester objectif… Hmmm qu’est-ce que je pourrais vous conseiller d’autre dans le coin, faut dire que je suis pas venu souvent non plus… Il y avait bien celui-là qui me tentait… et celui qu’on m’a conseillé… et un autre qui tentait CAPSLOCK…" commença à énumérer mentalement Dogaku avant d’être finalement frapper par l’évidence " OH MAIS ! Il faut absolument qu’on dîne ensemble ! "

Moment que choisirent à l’unisson Haylor pour raccrocher sa conversation téléphonique et s’apprêter à rejoindre l’autre, et le ventre de Raphaël pour gargouiller si fort qu’il coupa la première dans son élan.

" Je crois que c’est un « Oui »  Fufufu ~
- Ce serait avec plaisir Sigurd, ce sera d’ailleurs l’occasion pour nous de vous présenter la petite Agnès dont on vous a parlé un peu plus tôt.
- Oh oui sûrement ! Ce sera l’occasion parfaite de parler d’une collaboration entre nos deux entreprises, profitons de l’après-midi pour nous détendre et laissons le travail à ce soir !
- Hum… Je crois que je vais me chercher un snack en attendant, je suis pas sûr de pouvoir tenir jusque-là… "

Mais alors que le vert s’apprêtait à quitter discrètement sa place pour une potentielle promenade de santé, l’associée de Sigurd finit par lâcher ce qu’elle avait à dire.

"Nous n’avons pas la même vision de la détente… Interview dans deux minutes. La télévision arrive. "

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Spoiler:
 
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