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Jeska Kamahlsson

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Sam 13 Fév 2016 - 14:57


Après un long voyage me voilà enfin à Marie Joa. Un sac de voyage comme unique bagage, et comme compagnon de route, Sakazuki, mon nourrisson. Le trajet m'a littéralement lessivée, surtout à cause du fait que mon bébé n'aimait visiblement pas les transports en commun. Il n'a pas arrêté de pleurer. Pourtant, il n'avait pas la couche pleine, ni de température. En fait, il fait juste ses dents. Mais ça, je l'ignorais à ce moment précis.

Ce n'est pas la première fois que je mets les pieds, ici, et je trouve toujours l'endroit aussi grand. J'y ai toutes les peines du monde à me repérer. Je dois demander plusieurs fois mon chemin. Et à chaque fois je finis quand même par me perdre! Je commence à envisager sérieusement un complot local destiné à faire tourner les touristes en bourrique quand mon petit bout de chou se remet à pleurer. Cette fois, il a faim. Ce petit vampire de poitrine me force à m'asseoir sur mon sac de voyage et à lui faire place nette, puis, il s'accroche à mon sein. Il me fait inhabituellement mal, mais je mets ça sur le dos d'une grosse fringale plus que sur une poussée dentaire. Je remets mes habits en ordre et je repart en quête du fameux quartier général de la 102ème division de la Marine.

Après avoir perdu ma matinée et une bonne partie de l'après midi à errer dans Marie Joa, je trouve enfin ce que je cherche. Et là, deux soldats me barrent le passage.

"Halte là, on ne passe pas!"

"Je suis la Lieutenant Jeska Kamahlsson, nouvelle recrue de la 102ème division. Le Colonel Jakku Kattar m'a ordonné de venir ici pour y être formée. Tenez."

Je pose mon sac, je l'ouvre, et j'en sors une lettre signée du Colonel en personne. Les vigiles n'en croient pas leurs yeux. Pendant que le premier croit me tenir en respect avec son arme, son collègue file au poste de garde pour vérifier que ce document n'est pas un faux. Il revient quelques minutes plus tard. Dieu que j'aimerais pouvoir voir sa mine déconfite! Il m'annonce d'une toute petite voix que je peux rentrer, et que quelqu'un va venir me montrer ms quartiers.

Je pénètre donc dans la base. C'est un endroit avec de très grands espaces. Comme si ici, le luxe s'exprimait aussi dans la démesure des bâtiments. Une jeune femme s'approche de moi et entreprend de me faire faire un tour du propriétaire. J'essaie d'imprimer la géographie des lieux, mais c'est trop vaste, je sens que je vais encore me perdre... Tout en faisant le deuil de mon sens de l'orientation, je continue de suivre l'aspirante qui finit par me mener à ma chambre. C'est petit, mais très fonctionnel. Je ne dispose pas cependant de beaucoup de confort, les douches et les sanitaires sont communes à toutes les femmes de l'étage. Avec mon petit Sakazuki, ça promet d'être folklorique!

Enfin, je ne vais pas me plaindre. Je commence à m'installer et à me préparer car il parait que je ne suis pas en avance. Je troque ma robe contre une uniforme standard de la 102ème. Moins confortable du fait de la qualité du tissu, mais plus fonctionnel pour un entrainement. Seulement, il faut bien que je trouve une bonne âme pour s'occuper de mon bébé en mon absence. Je me décide donc à frapper aux portes de mes camarades d'étage. Apparemment, elles sont ravie de s'occuper à tour de rôle de mon petit. Apparemment il serait "trop chou"! A la fois flattée et déchirée d'abandonner encore une fois la chair de ma chair à des inconnues, je file au terrain d'entrainement spécial qu'on m'a assigné.

Seulement, j'arrive avec une bonne demi-heure de retard.

Je me suis encore perdue!

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PNJ Requiem


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Mar 16 Fév 2016 - 0:46

Assis en tailleur l'homme chargé de ta formation attend. Il semble aussi calme qu'une rivière, aussi doux qu'un agneau et pourtant ce que tu apprendras avec ton retard est qu'il déteste les gens qui sont en retard. La ponctualité, l'ordre et la discipline, voilà ce que l'on souhaite à la 1002 ème. Les gens irrespectueux sont très mal vus, pire encore, ils sont souvent refoulés.

Ce qui te donne une chance de plus est que tu es très spécialement recommandé par l'homme qui est à la tête de cette unité, voilà pourquoi en te voyant arriver ton enseignant ne te colle pas un coup de massue sur la tête avant de te renvoyer d'où tu viens. Tu peux remercier ta bonne étoile qui te sauve la mise.

En te voyant fouler le terrain d'entraînement, ton sensei te demande de retirer ton uniforme pour une tenue plus approprié pour l'entraînement et la pratique. Les personnes destinées à un certain de niveau de commandement doivent apprendre certaines choses réservé à l'élite et ton entrainement ne va pas tarder à commencer.



"Bonjour ! Ne perdons pas un instant nous sommes déjà en retard. "

Tu es mit dans le bain sans tarder. Si le boss de la 102ème t'a recommandé, tu vas quand même payer ton manque de ponctualité et tu peux être certaine que ton instructeur s'y connais en la matière.

"Pendant les trois prochains jours, vous allez devoir suivre un programme drastique et je ne veux entendre aucune plainte. Ici, nous formons l'élite de l'élite."

Courir plusieurs heures, marcher avec des poids, entrainement de résistance, gainage, séance intensive d'abdos et de pompes, un entrainement qui sort de l'ordinaire et qui sera destiné à éprouver ta force et ton endurance à leur limite. Voilà l'entrainement de base de la 102ème. Une très bonne mise en bouche avant d'attaquer le gros de l'entrainement.

"L'entrainement commence maintenant ! Mlle veuillez vous mettre à courir je vous dirais quand vous arrêter."


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Jeska Kamahlsson

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Mer 17 Fév 2016 - 14:35


Bon, moi qui avait fait l'effort de troquer ma traditionnelle robe contre un uniforme, me voilà bien déçue. L'homme en face de moi veut que je me change. Je ne suis toujours pas dans une tenue adaptée à l'entraînement qu'il paraît. Je n'ose pas trop demander un vestiaire alors je me dévêtit là, dans cette espèce de cour intérieure. Avec le froid de canard qu'il fait, inutile de préciser que je ne traine pas pour me rhabiller. Cependant, par réflexe, je prends le temps de plier mon ancienne tenue et je la poser délicatement sur le sol. Après une rapide remarque sur le fait que je ne suis pas en avance, on commence l'entraînement proprement dit.

Je ne sais pas trop pourquoi Jakku m'a envoyé à Marie Joa pour faire bêtement des tours de piste. Je veux dire, faire du jogging, je peux le faire n'importe où. Là je perds un temps précieux. Et puis, le colonel m'avais promis un entraînement un peu plus stimulant que ce que je vis actuellement. D'autant plus que ce dernier avait fait grand mystère sur la nature des compétences qu'il souhaitait que je développe. Ça doit bien faire une heure que je trotte en suivant les contours de cette cour. Je commence à la connaître par cœur. Onze mètres sur quinze, un sol irrégulièrement pavé et au centre, mon professeur. Dont j'ignore tout puisque je n'ai même pas pu l'approcher. Je ralentis légèrement l'allure et je lui lance.

"Je suis le lieutenant Jeska kamahlsson. Ravie de vous rencontrer, et vous êtes?"

"Je suis irrité par votre retard et votre irrespect des consignes. Si vous avez assez de souffle pour me parler alors vous pouvez accélérer."

Je force donc l'allure tout en ne pouvant m'empêcher de penser que ce type est un fichu cochon de me parler ainsi, mais je ne proteste pas. J'ai pas très envie qu'il me fasse faire mes tours de piste au triple galop. N'empêche qu'au bout de trois heures, je commence à trouver le temps long. Combien de temps vais-je courir ainsi? Il attend quoi? Que je tombe d'épuisement? C'était rudement mal me connaître. Je suis très endurante. Et puis, j'ai retrouvé un bonne condition physique depuis que j'ai réintégré la Marine. Je peux donc continuer ainsi durant des heures. Il s'en lassera avant moî.

Sauf que voilà, l'entraineur change un peu la consigne. Dorénavant lorsque qu'il frappe dans ses mains, je dois sprinter. Et des qu'il tape deux fois dans ses mains, je dois stopper ma course net. Ce n'est pas bien compliqué. Seulement ces fichus changements de rythme me cassent en deux bien plus que je ne l'aurait cru. Je commence à suer à grosses gouttes et mes jambes deviennent douloureuses. Et puis je crois bien que j'ai sauté un repas. Même deux si on compte la tétée du mon petit ange.

Et soudain, c'est le drame, le crampe arrive sans crier gare, m'arrachant un grognement de douleur. Je force pour tenir mon rythme, mais, très vite la douleur m'en empêche. Je claudique un instant puis je finis par m'arrêter. Et c'est alors que j'ai l'impression qu'on m'essore les boyaux. Un spasme puissant secoue tout mon être et je tombe à genoux. Mon corps bascule en avant et j'évite de me cogner la tête qu'en ayant le réflexe de tendre mes bras devant moi. A quatre pattes, je sens comme des papillons s'agiter dans mon estomac. Je sais ce qui va arriver, mais je n'ai pas le temps d'anticiper mon déplaisir que je vomir.

Le goût horriblement acre de la bile me tapisse la bouche et l'odeur me retourne ce qui me reste d'estomac. Péniblement je me relève et je m'éloigne de la flaque de gerbe que je viens d'expulser. Je bredouille des excuses à mon entraîneur et je tente de reprendre la course. Mais mes jambes refusent de bouger. Et dans quelques instants, je vais de nouveau choir car j'ai la tête qui tourne. J'anticipe et m’assois en tailleur. Ma respiration est trop rapide et trop brève. Et j'ai le palpitant qui joue une partition bien trop nerveuse. Il faut que je reprenne mon calme. Je me force à respirer très lentement, à prendre de grandes et profondes inspirations. Mon cœur finit par retrouver son rythme de croisière.

J'entends un carillon sonner les vingt-trois heures. Sachant que j'ai commencé l'exercice en milieu d'après-midi, je pense avoir tenu pas loin de six heures. Seulement, je ne sais pas ce qu'en pensera mon enseignant. Après tout, je ne cours plus et il ne m'a toujours pas dit d'arrêter.


Dernière édition par Jeska Kamahlsson le Sam 27 Fév 2016 - 16:48, édité 1 fois
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Mar 23 Fév 2016 - 2:22

Devant tous tes efforts, ton instructeur reste impassible et médite. Malgré tout il t'observe et ceux même s'il ne pose pas un seul oeil sur toi. Au sein de l'élite, on ne chouchoute pas les recrues, d'autant plus que le temps nécessaire à ta formation est plus courte que d'ordinaire. Il te faut sortir tes tripes pour y arriver et même si cela semble pour l'instant basique, c'est par cela que tu arriveras à atteindre le niveau adéquat à ta formation.

Il est tard et la cloche sonne, cela signifie la fin de ton entraînement, la fin de sa mission journalière. Pour une première journée tu t'en sors très bien. Beaucoup avant toi ont abandonné avant même la fin de cette journée et bien qu'il semble froid comme du marbre, ton instructeur te félicite et t'encourage à persévérer. Enfin une parole gentille de sa part à ton égard.

Quittant sa position de méditation ton instructeur te rejoint en un claquement de seconde comme s'il venait de se téléporter de sa position.


"En tant normal il faut de nombreuses années avant de pouvoir maîtriser les arts secrets du Rokushiki, j'ai trois mois pour t'inculquer les bases. Pendant trois mois je veux de la discipline, du travail et de la ponctualité."

Trois mois, voilà le temps que tu devras passer ici sur ce terrain d'entraînement à suivre ses ordres et ses exercices. Trois mois et tu viens de finir ta première journée, c'est un début encourageant.


"Bonne soirée Jeska !"



----- ------ ----- -----



Le lendemain arrive à grand pas et aux premières lueurs du soleil ton enseignant se trouve au même endroit dans la même position. Il ne dit pas un mot à ton arrivée et attend que tu commences à courir de toi-même. Aujourd'hui pas de nouveauté, le programme est le même. Tu peux déjà sentir que cette journée sera également très longue pour toi.

"Aujourd'hui on augmente le rythme !"




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Jeska Kamahlsson

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Mar 23 Fév 2016 - 11:58


Les mots d'encouragements de mon coach me mettent du baume au cœur. Et dieu sait que j'en ai besoin. J'ai été un peu trop optimiste en prétendant avoir récupéré ma condition physique d'antan. Je me rends compte que je suis encore loin de mon niveau de Jaya. Je me dois donc de faire de mon mieux. C'est alors que mon instructeur se rapproche de moi bien trop vite pour ne pas me surprendre. Perdue dans mes pensées, je sursaute comme une bleue. J'ai le droit à une piqûre de rappel sur la ponctualité et le temps trop court dont nous disposons. Cependant, j'ai bien remarqué une chose lors de son déplacement supersonique. Mais, là, je suis trop crevée pour lui poser la question. Je l'interrogerai demain.

Je file donc en direction de ma piaule, retrouver mon enfant. Je l'ai laissé toute l'après midi entre les mains de parfaites inconnues, et j'ai l'horrible sentiment d'être une mauvaise mère. Il dort déjà dans un petit landau qui sera retenu sur ma solde. Comme la nounou qui va s'occuper de lui les jours à venir. C'est une de mes camarades qui m'en informe. Apparemment, ce seraient les ordres du chef de cette base. Il y a aussi un plateau repas et une tenue propre pour demain. J'avale donc mon dîner, et, Après une bonne douche, je vais donc chercher le sommeil, un peu dépitée par ma future situation financière. Malheureusement pour moi, Sakazuki se réveille en pleine nuit et se met à pleurer, au plus grand plaisir des mes voisines. Je fais de mon mieux pour qu'il se rendorme, mais ça amputé sévèrement mon temps de repos.

Le lendemain, à six heures du matin, je retourne sur le terrain d'entraînement. avec juste un bol de mueslis avale en quatrième vitesse dans le ventre.  Je dois avoir une mine affreuse aussi. Je n'ai dormi que trois heures et je dois avouer que je sens bien que je n'ai pas assez récupéré de mes efforts d'hier. Mon maître me dit simplement de commencer et je m'élance sur la piste. Le froid hivernal a quelque chose de revigorant, mais très vites, les choses se gâtent. Une fine bruine commence à tomber. Le frimas et le crachin me gèlent jusqu'aux os, mais je continue de courir. Après tout, mon entraîneur, lui, ne bouge pas. Alors je serre les dents et je persévère.

Vers onze heures la fine verse devient une vrai pluie. Je suis détrempée au point que j'ai l'impression que même mes os ont pris l'eau. Heureusement, à midi, un commis des cuisines arrivé avec un sandwich. Que je dois saisir en plein course et avaler sans m'arrêter parce que sinon, ce n'est pas drôle. Heureusement pour moi, vers le milieu de l'après midi le ciel se dégage et le soleil nous arrose avec ses plus beaux rayons. Cette douce chaleur me redonne du courage. Quand arrivent les vingt heures, j'ai le privilège de savourer un second encas. Et trois tours du cadran plus tard, le maître met fin à la séance.

J'ai mal partout et je crains de mourir d'épuisement. Je m'adresse contre un mur, et je reprend mon souffle. Mon entraîneur s'approche de moi de la même façon que la veille. Avec une technique de déplacement assez unique. Il me glisse un petit encouragement, et se prépare à partir quand je l’interrompt.

"Pardonnez moi, monsieur. Mais est ce parce que vous frappez le sol plusieurs fois très vite que vous pouvez vous déplacer aussi vite?"


Dernière édition par Jeska Kamahlsson le Sam 27 Fév 2016 - 16:50, édité 1 fois
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Mar 23 Fév 2016 - 18:00

Tu continues sur ta lancée et c'est une bonne chose, plus tu y seras habitué et plus tu arriveras la ou ton instructeur souhaite te mener. La voie du travail est toujours parsemer d'effort difficile, mais conduit toujours au soulagement et à la récompense. Plus tu seras capable de tenir la longueur et plus tu approcheras de l'art du Soru et du Geppou.

Malgré que cela ne fait que deux jours que tu es sous son aile tu viens de parvenir à sentir la manière dont s'y est prit ton instructeur afin de bouger rapidement, ce qui le laisse quelques peux sans voix à la suite de ta question. Non pas que cela est un secret, mais d'ordinaire il faut arriver à utiliser cette technique pour comprendre son mode de fonctionnement. Devant toi ton instructeur qui semblait jusque là de marbre en perd ses mots.


"Oui, oui effectivement, c'est une partie de la technique."

Devant tant de perspicacité ton instructeur prend pleinement la mesure de ton potentiel. Tu n'es pas une simple recrue choisi au hasard pour la beauté de ses yeux, tu peux devenir le prochain prodige de la 102ème.

"Cette technique ce nome "Soru", je te l'apprendrais également, mais avant nous devons étudier le Geppou."

Le "Pas de Lune" est une technique de déplacement, permettant de "rebondir" en l'air et donc de donner plus de force à un coup, ou se rapprocher plus vite d'un adversaire. Une technique des plus difficile à apprendre, mais au combien crucial pour un agent souhaitant accéder à l'élite. Le but de son entraînement est de fortifier ses jambes ainsi que sa dextérité afin de pouvoir rebondir littéralement sur l'air.

"Demain nous allons courir avec des poids afin d'améliorer ta condition, normalement au bout d'une semaine tu devrais être prête à passer à l'étape suivante."
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Jeska Kamahlsson

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Mer 24 Fév 2016 - 15:39


Je sens la surprise dans sa voix. Et je savoure intérieurement la chose. J'ai pigé le truc. Comment? Par le son, tout simplement. Je l'ai entendu frapper le sol. Normalement, frapper le sol à cette vitesse produit une onde sonore d'une telle fréquence qu'elle est inaudible. Mais pas pour moi. J'ai compensé ma cécité par une ouïe bien plus fine que la moyenne. Ce qui me permet de comprendre le fonctionnement de ce déplacement surréaliste.

Pas peu fière de moi, j'apprends aussi que cette technique se nomme le soru. Mais que c'est le geppou que je vais d'abord devoir assimiler. Et pour ça, demain, je vais devoir courir lestée. Mon enthousiasme retombe. Encore de la course, et en plus dur. Je m'attendais à quelque chose de plus excitant. Mais, bon, ce doit être un passage obligé. Du coup je fais contre mauvaise fortune bon cœur et je souhaite une bonne soirée à mon enseignant, et je file retrouver mon bout de chou.

Une fois dans ma chambre, je tombe nez à nez avec la nounou, madame Arbuckle. Rapidement, elle me fait un résumé la journée de mon petit et surtout, elle m'apprend que s'il ne faisait pas ses nuits, c'était du au fait qu'il fasse ses dents. Je suis rassurée mais très vite je déchante en entendant les honoraires de ma gardienne.

"Dix mille berrys?" Répétais-je incrédule. "Pour la semaine, j'espère?"

Elle étouffe un petit rire nerveux avant de me corriger.

"Non, dix milles berrys, ce sont mes émoluments journaliers."

"Wow, vous n'êtes pas donnée pour une nounou!"

Que n'ai-je pas dit, j'ai maintenant le droit à un sermon d'un bon quart d'heure sur le fait qu'elle est une gouvernante, et pas des moindres. Ensuite, elle me détaille son curriculum vitae histoire de mon convaincre que je ne dépense pas ma maigre solde en pure perte. J'apprends aussi qu'il y aura un supplément pour les week-ends. Super... Après un rapide calcul, je réalise que l'intégralité de ma paie va y passer. C'est donc les épaules basses et la larme à l'œil que je la rémunère. En échange, elle me confie quelque tétines qui ont le pouvoir magique de faire que mon bébé pleure moins. Finalement, cet argent n'est pas dépensé en vain! Après ma toilette, je sombre dans les bras de Morphée.

Les deux jours suivants furent pénibles. Je les passais à courir en portant sur moî cinquante kilos. Soit à peu de choses près, mon propre poids. Les deux d'après mon instructeur doubla la mise. Et enfin, le dimanche matin, il m’annonça qu'on doublait encore le plaisir.

Mais voilà, je cours. Avec quatre fois mon poids sur le dos. Il a gelé cette nuit et le dallage de la cour intérieure est glissant. Il m'est très difficile de maintenir une allure correcte tout en évitant de tomber. Inutile de dire que c'est peine perdue. J'embrasse le sol plusieurs fois avant que la nuit ne tombe et que la séance prenne fin. J'ai alors juste le temps de de débarrasser de mon sac de lest avant de tomber de fatigue. Littéralement. Je sens le dallage froid et humide me caresser la joue alors que je sombre dans l'inconscience. Dans un soubresaut d'orgueil, je tente de me redresser. Je ne vais tout de même pas dormir là!

Et, bien si...
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Jeska Kamahlsson

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Sam 27 Fév 2016 - 17:54


Je me réveille dans mon lit, dans ma tenue d'entrainement. Pendant l'espace d'un instant je me demande comment je suis arrivée là. C'est alors que je me souviens que je me suis effondrée après la séance de la veille. Je fait un câlin à mon petit ange, puis je file me doucher et m'habiller. Après avoir confié mon enfant à sa gouvernante et payé la dame pour sa journée d'hier, je file retrouver mon maître. Il m'attends comme à son habitude, assis en tailleur au milieu de cette cour intérieure.

"Bonjour, maitre, c'est vous qui m'avez ramené dans ma chambre, hier soir? Merci!"

"Aujourd'hui, on va passer à l'étape suivante. Vous allez devoir sauter à la corde, tout en portant ce sac à dos."

Je soupire. Pour deux raisons. La première, c'est que l'entrainement n'est toujours pas très... motivant. Mon entraineur sait sans doute ce qu'il fait, mais comme il ne m'explique pas vraiment le pourquoi du comment de chaque exercice, ça me frustre. Et puis, dans un second temps, j'ai une aversion certaine pour les sacs à dos. Certainement à cause du fait que ça me froisse douloureusement les ailes. Et, enfin, pour finir, j'ai toujours été nulle pour sauter à la corde. Et ça fait trois raisons, au lieu des deux annoncées... bref, je ne suis pas très enthousiaste.

Mais j'y vais, à contre cœur, certes, mais me voilà. J'enfile ce sac sur mes épaules, et je constate avec un certain plaisir qu'il n'est pas aussi lourd que mon lest d'hier. Tant mieux! Je cherche la corde à tâtons mais je ne trouve qu'une lourde chaine.

"C'est avec ça que je vais devoir m'exercer?"

Il confirme et je baisse la tête et les épaules en soupirant. La journée va être longue, et particulièrement pénible. Et ce fut le cas. Le suivantes aussi. A force de ratés avec la "corde", j'ai les tibias en sang et perclus de douleurs. Ça fait quatre jours que je ne fais que sautiller sur place et ma patience commence à décliner. Cependant, plus je m'entraine, plus je me sens en forme. Fini les évanouissements en fin de séance. J'ai récupéré ma condition physique de Jaya. J'ai repris les muscles perdus à cause d'une inactivité de presque un an due principalement à ma grossesse. Je le sens sous la douche quand je me savonne.

Mais là, je ne suis pas sous la douche. Je suis dans cette fichue cour et je viens de me reprendre la chaine dans les tibias. J'étouffe un juron. Et un second quand je me loupe à nouveau quelques secondes après. Et, comme dit le proverbe "jamais deux sans trois". Sauf que cette fois, j'explose.

"J'en ai marre! Marre! Marre de me péter les tibias contre cette chaîne! Marre de sauter dans le froid! Marre de ne pas comprendre à quoi tout ça peut bien mener! On a que trois mois, et là, ça fait presque deux semaines! Quand est-ce que commence le vrai entrainement? Hein?"

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Sam 27 Fév 2016 - 23:10

Ton impatience te pousse à la sottise, si tu voyais le verre se remplir plutôt que de critiquer ce verre qui se remplit goutte à goutte, alors tu verrais les bienfaits de ces deux semaines d'entrainement "basique". Rien ne se donne, tout s'acquiert dans la douleur. Seul le génie arrive à maîtriser les arts secrets du Rokushiki sans forcer, sans suer, sans se blesser et qu'on se le dise, tu n'es pas une personne que l'on peut qualifier de "génie" et quand on n'est pas un "génie", un diamant déjà tailler, déjà prêt à l'emploi on tente de le devenir.

Ton instructeur se lève et se sent presque déçu de ta réaction, lui qui avait placé de bons espoirs en toi. Pourquoi expliquer les choses à une personne qui est dans la bonne voie, pourquoi perdre du temps quand celui-ci est précieux et compter. Bref ce n'est pas sans mécontentement qu'il décide de te montrer ce pourquoi tu te dois de toujours faire la même chose encore et encore.


"Il n'y a pas de vrai et de faux entraînement, il y a simplement différentes méthodes d'apprentissage."

Tout en avançant dans ta direction ton instructeur retire ses vêtements et laisse apparaître une tenue d'entraînement comme s'il savait que ce jour arriverait. Depuis qu'il est instructeur plus d'une centaine de personnes sont passés entre ses mains et tous ont commencé à remettre en question un jour où l'autre ses méthodes et comme pour les autres, il allait te montrer ce pourquoi tu t'entraînes aussi durement et de manière "basique".

"Shigan, Tekkai, Soru, Kami, Ran Kyaku et Geppou. Six techniques secrètes."

Tu voulais savoir à quoi servait cet entraînement, alors il va falloir ouvrir grand les yeux. Sautant simplement comme s'il sautait à la corde à sauter, ton instructeur s'élève dans le ciel comme s'il rebondissait sur l'air.

"Geppou. Pour utiliser cette technique, il faut savoir ressentir l'air, le vide comme étant le sol, comme si tout ne faisait qu'un. En sautant à l'aide de poids tu essaies d'élever ton corps afin d'échapper à l'attraction de la terre, ce n'est qu'en trouvant cet équilibre entre le vide, l'apesanteur et le sol que ton corps sera capable de s'élever et de faire du ciel un terrain où tes pieds pourront aisément circuler."

Quittant sa place, ton instructeur disparait avant de revenir aussi vite avec un mannequin extrêmement lourd, puis un canon ainsi qu'un boulet comme s'il allait faire feu.

"Le Soru où la technique de déplacement instantanée. Il faut savoir être rapide, très rapide, plus rapide que l'air afin de se déplacer sans que personne ne puisse voir tes mouvements. La personne qui maîtrise cela est si rapide qu'elle disparait presque. Sans la courses, il est impossible d'habituer son corps à la pression que cette technique inflige au corps, sans endurance la vitesse n'est rien."

Mettant son index en avant ton instructeur approche le mur d'enceinte et sans forcer l'enfonce dans le béton. Une prouesse qui ne te surprend peut-être pas, mais quand ceui-ci retire son doigt tu peux ressentir que le trou est parfait. Ce n'est pas une vague d'air tranchante, c'est simplement son doigt qui vient de perforer le mur et sans forcer.

"Sans des mains fermes et travaillé tu ne pourras jamais utiliser le Shigan. La puissance d'une balle permettant de transpercer n'importe quoi. Que ce soit pour atteindre le coeur d'un adversaire où simplement le prendre par surprise, rien n'est possible sans un travail titanesque en amont."

Un entraînement basique permettant de se rapprocher de trois techniques secrètes. Que demande le peuple !

"Tu n'as pas à te plaindre. En trois mois je peux te donner les bases afin de pouvoir perfectionner ton art et faire de ces techniques tiennes par la suite, mais ne crois pas qu'il existe de raccourci afin de pouvoir apprendre ce qui nécessite des années d'apprentissage."

Quant au reste des techniques tu devras avancer dans ton apprentissage pour en obtenir les clés te permettant d'y avoir accès.
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Jeska Kamahlsson

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Dim 28 Fév 2016 - 17:25


Sa démonstration m'impressionne. Mais, par pure fierté mal placée, je refuse de le laisser transparaître. Je le laisse me sermonner et je reprends l'entrainement en silence. La corde à sauter n'a jamais été mon fort. Je manque de coordination entre les jambes et les bras. Surtout quand mon corps est alourdi d'une bonne centaine de kilos.

Finalement, la journée s'achève sur une ambiance un peu tendue. Je sens bien que, d'une certaine façon, j'ai déçu les attentes de mon maître. Je pourrais aller m'excuser, mais, je n'en ai pas très envie. Je comprends bien le fait qu'il n'y ait pas de raccourci, mais voilà, je n'ai pas la patience d'attendre que les exercices qu'il me donne portent leurs fruits. Du coup, après avoir retrouvé mon petit dans ma piaule, payé la gouvernante et avalé mon diner, je retourne sur le terrain d'entrainement. Puisqu'il ne veut pas m'apprendre directement ces techniques, et bien, je m'y aguerrirai seule, na!

Me voilà donc en train de faire des heures supplémentaires. Non rémunérées, ça va de soi. Et je dois dire que, sans guidance, j'éprouve les plus grande difficultés du monde à progresser. Le soru, malgré que j'aie pigé le "truc", se refuse à moi. C'est comme essayer d'attraper de la fumée. Mais je ne me décourage pas. Pendant dix jours, je raccourcis mes nuits pour me perfectionner. Tant est si bien qu'au bout de cinq jours, j'arrive à sortir un ersatz de déplacement rapide. Que je perfectionne les cinq suivants. Je commence même à m'essayer au geppou. Mais l'absence de support solide freine ma progression.

C'est donc à la fin de la troisième semaine d'entrainement que je décide d'en mettre plein la vue à mon professeur. Au lieu d'aller mettre le sac lesté et de prendre la chaine à sauter, je me plante devant lui à l'aide de trois soru. Pourquoi trois, pour une raison simple. La portée de ma sphère perceptive se réduit à cause de ma vitesse de déplacement. Du coup, je ne peux pas soruter sur de longues distances. Enfin, si, je peux, mais au delà de trois mètres, je ne suis plus certaine à cent pour cent d'où je mets les pieds. Du coup, j'ai tendance à jouer la sécurité et à ne pas me déplacer trop loin de cette façon. Et comme mon coach se trouvait à dix mètres de moi...

"Bon, maître, on peut passer à l'étape suivante maintenant, non?"

Je me la raconte un peu, mon soru est encore loin d'être parfait. Mais, j'ai une furieuse envie de lui montrer que je vaux mieux que ce que j'ai pu lui montrer jusqu'à présent.
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Mar 1 Mar 2016 - 23:31

Trois semaines d'entraînement dans le cycle d'apprentissage des arts du Rokushiki, ce n'est rien, vraiment rien. Une goutte d'eau dans un flot d'entraînement difficile et pénible et pourtant au bout de trois semaines tu arrives à pratiquer une variante qui se rapproche d'un "Soru". Ton enseignant ne peut être qu'impressionner par de tel avancé, finalement tu es peut-être plus digne d'intérêt qu'il ne l'avait penser.

Contrairement à toi, ce dernier n'a pas de fierté déplacer et te félicite d'avoir si rapidement compris la base. Oui, la base, car le résultat est loin d'être ce que l'on attend d'un "Soru", mais maintenant que tu connais cette base, si tu continues de t'entraîner avec persévérance, si tu continues de peaufiner ta technique, nul doute qu'un jour tu pourras l'appeler "Soru". De toutes les techniques de déplacements existants hors utilisation de fruit du démon, le "Soru" est de loin la plus rapide.


"Tu comprends enfin que l'enseignement que je te procure n'est qu'une base et que ce n'est que par ton travail personnel que tu y arriveras. Continue dans cette voie."

Sans doute que ta progression te force à aller plus vite, mais si tu t'approches du "Soru" tu es encore loin du Geppou, mais comme tu souhaites avancer, ton instructeur ne voit aucun inconvénient à passer à la suite. Maintenant concernant l'acquisition ou non du Geppou tout est entre tes mains.

"Je vais t'apprendre le Shigan."

Ton entraînement à la course et à la corde à saute ont dû porter leur fruit et ton endurance à du s'améliorer, tes muscles des bras ont eux aussi augmenter de volume t'accordant un gain de force, ce qui est idéal pour la suite.

"Pour réaliser un Shigan tu vas devoir concentrer très rapidement la force contenue dans ton bras à l'intérieur de ton doigt. un doigt ferme, rapide et puissant permet d'accomplir un Shigan parfait."

Une fois de plus il te montre comment réaliser cette technique en perforant d'un simple touché de doigt la tête du mannequin de fer qu'il avait placé sur le terrain d'entraînement.

"Tu vas devoir concentrer cette force qui est en toi à l'intérieur de ta main, puis de ton index à grande vitesse afin de pouvoir aisément frapper vite et de manière précise. Le Shigan est l'une des techniques les plus complexes à apprendre."

Te plaçant devant un mur ton instructeur de laisse pratiquer, maintenant c'est ton tour.
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Jeu 3 Mar 2016 - 9:12


J'aurais aimé avoir des yeux pour voir sa tête, mais bon, je ferai avec le son uniquement. Et je dois avouer que l'étonnement dans sa voix, je le savoure comme un grand cru. Je ne peux m'empêcher d'avoir un petit sourire en coin lorsqu'il me félicite. Nom d'une biscotte, que c'est bon! Certes, je sais bien que je ne maitrise pas encore pleinement le soru, et que je bloque encore sur le "comment rebondir sur l'air" qui me permettrait de m'exercer au geppou, mais d'arriver à sortir un semblant de déplacement rapide et pour moi une grande victoire.

Et comme je crois qu'il a bien compris que je faisais des heures supplémentaires pour m'améliorer, il me fait passer à la suite. Après tout, je vais encore m'entrainer un peu pour affiner mon soru et comprendre le geppou. Mais là, je dois apprendre le shigan. Et je dois avouer que j’appréhende un peu. La démonstration de mon maitre était super, mais je me vois mal m'entrainer sur un mannequin en fer. Je vais me péter les doigts plus qu'autre chose. Je crois qu'il a vu mon expression dubitative, alors il rajoute.

"On va se concentrer sur la vitesse d'abord. Voilà des ballon de baudruche remplis d'eau. Tu vas devoir les percer de ton doigt sans les éclater. C'est seulement à cette condition que tu auras la célérité nécessaire pour effectuer un vrai shigan."


Je dois donc frapper de mon doigt ces sacs de flotte. Comme souvent avec mon professeur, la chose semble toute bête, mais en fait, c'est rudement moins évident qu'il n'y paraît. Parce que dès je frappe les ballons de mon doigt, ils éclatent au lieu de se trouer. La vitesse est l'élément clef. Et cinq jours passent, avec leurs lots de sacrifices de malheureuses balles. Le soir, je prends toujours une heure en rab pour affiner mon soru. Au prix de quelques impacts violents avec des murs, ma sphère perceptive n'est presque plus affectée par mes déplacements rapides. Quant au geppou, je commence à sentir un "truc", comme si j'arrivais à rendre l'air sous mes pieds un tantinet solide. Mais pas encore assez pour m'en servir d'appui.

A l'aube du sixième jour, je décide de m'entrainer en m'enroulant la pesante chaine qui me servait de corde à sauter autour du bras. Je me dis que d'alourdir mon membre me permettra de le muscler d'avantage et plus rapidement. Du coup, quand j'enlèverai le lest, je devrais avoir la vitesse nécessaire pour y arriver. Le premier mois se termine et si mes progrès en soru sont convaincants, mon shigan stagne toujours. Alors je décide qu'il est grand temps de voir les effets de ma stratégie de décuplement du poids. Et... bingo! Pas du premier coup, mais je crois que j'ai le truc à présent. J'arrive à percer trois ballons sur quatre. Ce qui est à mes yeux d'aveugle, un très bon ratio. Mais pas encore assez pour mon enseignant. Il m’encourage donc à persévérer sur cette voie, et me félicite pour ma créativité. A la fin de la première semaine du second mois, j'arrive à percer cent pour cent des malheureuses baudruches. Et surtout, je montre à mon maitre mes progrès en déplacement rapide. Mais pas seulement. J'arrive aussi à sortir un geppou. En fait, c'est quand j'ai vraiment été à l'aise en soru, que j'ai compris que l'air était un support comme les autres, après tout, je le sentais bien autour de moi avec ma sphère perceptive, non? C'est juste la peur de tomber qui faisait le gros du blocage.

Seulement, il y a un hic. Autant j'arrive à m'élever, autant me déplacer dans les airs me pose de grands problèmes. A l'instar du soru, c'est ma perception de l'environnement qui ne suit pas. Ma sphère perceptive n'était jusqu'alors qu'une demi sphère en fait. Sur le sol, je n'ai pas à me préoccuper de ce qu'il y a en dessous. Or, là, dans les airs, il faut que je focalise mon acuité sensorielle dans toutes les directions. Et c'était loin d'être évident. Mais, bon, je m'entrainerai le soir là dessus.

Parce que là, les exercices dédiés au shigan prennent une autre tournure. Maintenant que j'ai acquis la vitesse nécessaire. Il faut que je renforce mon doigt. Mon professeur remplace donc les ballons à eau, pas ceux dédiés au basket. Et, c'est pas facile. Malgré tous mes efforts, le caoutchouc refuse de se laisser faire. Au bout de dix jours, le découragement me gagne. Alors je ravale ma fierté, et je demande guidance.

"Maitre? Je bloque là, j'ai besoin de vos lumières!"


Dernière édition par Jeska Kamahlsson le Ven 4 Mar 2016 - 8:10, édité 1 fois
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Ven 4 Mar 2016 - 0:03

Ton instructeur semble bien s'y prendre avec toi en te donnant des exercices qui semblent un peu plus te motiver qu'au début, sans doute aussi parce que tu as compris qu'il agit afin de te parfaire, un peu comme s'il essayait de polir un diamant. Tu éprouves des difficultés dans l'apprentissage du Shigan, alors il décide de te montrer étape par étape. Dans un premier temps les ballons remplies d'eau, une épreuve que tu sembles vite assimilé, puis plus difficile et complexe les ballons solides à base de matières élastiques.

Pour cette seconde épreuve voyant que tu peines à progresser et sous l'impulsion de ta demande ton instructeur vient à t'apporter quelques conseils et exemples concret. Pour lui faire exploser le ballon serait si simple, mais n'apporterait en soit aucun moyen de t'apporter l'aide que tu souhaites, alors il se met à ton niveau en reprenant depuis la base : le ballon remplie d'eau.


"Le ballon remplie d'eau ne possède pas la même résistance que la balle de basket, tu as entraîné ton attaque sur une matière faible et facilement destructible."

Il te montre en plaçant 5 doigts à l'intérieur du ballon sans le faire explosé et tout en ne laissant aucune goutte d'eau sortir.

"Tu as pratiqué de manière à garder un équilibre entre la résistance du ballon pour ne pas qu'il explose et l'eau, pour ne pas qu'elle s'échappe, mais plus ma matière change et plus les paramètres changent. La vitesse à laquelle tu arrives à déplacer ta force de ton bras à ton doigt doit être plus rapide, la force employée doit être ajusté en conséquence, ta position par rapport à ta cible, son poids."

De nouveau il te montre d'une manière simple, mais efficace comment faire. Tu peux remarquer que sa vitesse d'exécution est bien plus rapide qu'avec le premier ballon.

"Bras, main, doigt, c'est à toi de guider ta force, elle est en toi, elle est toi."


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Ven 4 Mar 2016 - 9:23


Aller encore plus vite. Bon sang, que ça peut me miner le moral. Mon professeur, lui, maîtrise ces techniques. Je me dois donc de lui faire confiance. Je retourne donc m'entrainer en m'enroulant la chaine autour du bras. Après tout, pour les ballons à eau, ça à bien marché, alors il n'y a pas de raisons que cette fois, ça capote. J'accélère cependant le rythme. J'ai déjà six semaines d'entrainement dans les pattes et autant mon soru est satisfaisant, autant il me reste de gros progrès à faire sur le geppou. Et je n'ose à peine parler de mon shigan balbutiant. D'ailleurs, mon maitre me conseille de m'entrainer aussi du bras gauche. Ce que je fais, et c'est bien la première fois depuis qu'on se connait, sans rechigner. J'ai fini par faire confiance à cet homme. Il sait de quoi il parle et c'est à moi de bien l'écouter.

Alors je frappe sans succès dans les ballons de basket pendant trois jours. Et finalement, j'y arrive. Du gauche, en plus! Mon bras faible! C'est alors que je réalise une chose simple. Je confonds force et vitesse d'exécution. Je frappe ses balles en y mettant tout mon poids, alors qu'au contraire, je dois concentrer ma force pour rigidifier ma main et mon bras. Et comme pour le soru, une fois que j'ai pigé le truc, les choses s'enchainent enfin plus rapidement. Le lendemain, j'attaque une plaque de verre que je dois percer sans faire de fissure. Réussite au cinquième essai! Du coup, on passe à la brique. Et en fin de soirée, j'arrive à trouer les murs! Je suis super fière de moi! Je me prends pour une perforeuse des Lilas! Seulement, il y a une dernière étape. Comme mon maitre, je dois m'attaquer au boulet de fer.

Et, comment dire, l'échec fut tel que je me brisais le doigt. Et après un passage à l'infirmerie, le me retrouve avec une jolie attelle et l'interdiction formelle de continuer ce genre d'entrainement avant d'être pleinement rétablie. Du coup, je termine la semaine à peaufiner mes soru et mes geppou avec mon professeur. Et si pour le déplacement rapide, il est très satisfait de ma progression, pour les pirouettes aériennes, c'est loin d'être le cas. J'arrive toujours à m'élever, mais pas à bien bouger dans les cieux.

"Mon souci, monsieur, c'est que je n'arrive pas à savoir où je vais."


"Comment vous faites pour vous déplacer habituellement?"

C'est pas facile pour moi de mettre des mots sur quelque chose qui a fini par être naturel au fil du temps.

"Comment dire... je ressens les mouvements de l'air autour de moi, mais c'est seulement quand les choses bougent. Après, j'arrive aussi à percevoir mon environnement lorsque je marche. C'est pas facile à expliquer, mais lorsque mon pied touche le sol, il envoie une onde et avec l'expérience, j'ai appris à analyser cette onde pour savoir ce qui se trouve autour de moi."

"Et quand vous prenez appui sur l'air pour effectuer un geppou, vous ne ressentez pas cette onde?"

"Si, mais c'est diffus, et du coup, je n'ose pas."


"C'est parce que le sol est une surface en deux dimensions, alors que l'air autour de vous est un volume en trois dimensions."

"Je vous demande pardon?" fis-je incrédule? Son truc de dimensions, c'était du chinois pour moi.

"Lorsque vous marchez sur le sol, vous n'analysez que ce qu'il y a sur le sol, pour vous repérer. Mais pas ce qu'il y a dans le sol."

"Dans le sol? Pourquoi je ferai ça?"

"C'est un mauvais exemple. Prenons deux boites, si je pose un objet sur la boite, avec votre capacité, vous allez pouvoir déterminer où il se trouve, c'est exact?"

"En effet."

"Mais si je place l'objet dans la boite, que se passerait-il, selon vous?"

"Je ne saurais même pas qu'il est là?"

"Voilà! Jusqu'à présent, votre capacité vous permet de savoir ce qu'il y a à la surface des choses, mais là, vous allez devoir l'affiner pour réussir à déterminer ce qu'il y a en dedans."

Du coup, en travail supplémentaire, je dois affiner mon Echo Sonar Wave. Avec deux boites et deux objets.

Ce matin, c'est la dernière semaine du second mois. Je galère toujours avec mes boites, mais aujourd'hui, le maitre m'a fait comprendre qu'on passerait à quelque chose de nouveau. J'ai hâte!


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Dim 6 Mar 2016 - 1:52

Au vue de ton entraînement qui se déroulait pour le mieux malgré quelques lacunes apparentes, ton instructeur décida de te récompenser. Tu commences à maîtriser les bases des techniques et grâce à cela il est plus facile de passer à l'apprentissage des autres techniques n'appartenant pas encore à ton répertoire du Rokushiki. Au bout du temps imparti, tu ne maîtriseras sans doute aucune technique à la perfection, mais cela ne dépendra plus que de toi afin de parfaire ta connaissance.

Aujourd'hui ton entraînement du Rokushiki allait prendre une toute autre tournure, tu allais apprendre la technique du Tekkai.


"Le Tekkai où la Masse de fer est une technique de protection permettant de rendre son corps aussi solide que le fer, si ce n'est plus. Tu ne pourras plus bouger, mais fera face au danger à l'aide d'une protection imperméable."

Pour ce faire, ton instructeur te fait faire une séance d'abdominaux de plus de deux heures, alternant des exercices avec des poids et sans poids. Le temps de repos est court, pour 10 minutes d'entraînement, une minute de pause. Contrairement aux autres fois, tu n'as aucune pause repas tant que la séance est en cours.

En pleine séance, trois soldats firent leur apparition, dans leur main des katanas en bois. Pour obtenir la protection ultime, il faut habituer son corps et le rendre aussi du que le fer, rendre la peau aussi imperméable que le fer, voir l'acier. Tu recevras ensuite des coups de bâton pendant une heure avant de recommencer l'exercice d'abdo et de nouveau les coups de bâton tu recevras.


"Le Tekkai est plus facile à maîtriser, mais son apprentissage est douloureux, il te faudra rendre ton corps tout entier aussi dur que possible durant une bonne semaine, peut-être même deux. Ce sera très douloureux et épuisant, mais une fois que tu auras maîtrisé cette technique, très peu seront les coups à pouvoir t'atteindre."
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Mer 9 Mar 2016 - 19:19


J'étais impatiente. Et franchement, si j'avais su que la suite de l'entrainement consisterait à me faire tabasser à longueur de journée, je pense que j'aurais botté en touche. Enfin, je noircis volontairement le tableau, il y a tout de même les séances de musculation intensives qui me paraissent être comme des bouffées d'oxygène. Le but est de m'endurcir. Et bien, comment dire, j'ai des doutes. Mon professeur a toute ma confiance pourtant, mais là, j'ai plus l'impression qu'on essaie de me réduire en miettes plutôt que de me renforcer d'une quelconque façon. Au bout de deux semaines, je n'y arrive toujours pas. Heureusement je travaille aussi mes autres techniques, mon soru commence à avoir de la gueule, et je commence enfin à être à l'aise avec le geppou. Ma maitrise du shigan progresse bien aussi. Mais j'échoue toujours à percer le fer. Je dois m'avouer heureuse de progresser en quelque chose car il y a dans le tekkai quelque chose qui me frustre énormément.

Et puis, le fait de ne pouvoir être avec mon petit Sakazuki me mine le moral aussi. Puis, je me met une pression folle car il ne me reste que deux semaines d'entrainement et je sais qu'il m'en faudrait plus pour maîtriser pleinement les enseignements de mon professeur. En fait, maintenant, je n'ai qu'une hâte, arriver à sortir un tekkai pour avoir un peu de temps pour vraiment peaufiner les autres techniques. Certes, à force de me faire cogner, je sens de moins en moins la douleur, mais on est encore loin de la "masse de fer" que mon corps est sensée devenir.

Alors au début de antépénultième semaine d'entrainement quelle fut pas ma surprise de constater que Madame Arbuckle et mon petit bout de chou étaient là! Et seul mon maitre était présent.

"Je suis très déçu de vos progrès sur le tekkai. Alors je me suis dit que vous aurez besoin d'une motivation supplémentaire. Je vais vous frapper trois fois avec une barre de fer. Si au bout de ces trois coups, vous ne me sortez pas un tekkai satisfaisant, j'attaquerai votre enfant."

"Vous êtes sérieux?!"

Il use d'un soru pour se placer devant moi et m'assène un violent coup au visage. Prise au dépourvu, je fais presque un tour sur moi-même tant le choc est violent. J'entends la gouvernante pousser un cri horrifié. Ses talons claquent sur le pavé tandis qu'elle fuit et hurlant qu'on est des malades. Tant pis pour elle, je ne la paierai pas pour la peine. Enfin, je doute qu'elle revienne de sitôt.

"Plus que deux tentatives, reprenez vous!"


"C'est injuste! Je n'étais pas prête!"

"Vos ennemis n'attendront pas non plus que vous soyez prête!"

Il marque un point. Mais je ne peux m'empêcher de penser que ce n'est pas très réglo. Mais bon, je n'ai pas le choix, il faut que je réussisse! Sinon, il va s'attaquer à mon petit et ça, c'est hors de question. Je bande tous mes muscles et je me prépare à l'impact. Je sais où il va frapper, mon corps anticipe la douleur, et inconsciemment, je me relâche au moment où la barre de fer percute le creux de mes reins. Je pousse un râle de douleur avant de m'effondrer sur le sol. J'ai vraiment super mal! Il a frappe si fort que j'ai l'impression que je ne peux plus bouger. Péniblement, j'essaie de me remettre debout mais mon corps tout entier tremble encore de la violence du coup précédent. Le troisième coup tombe derrière mes épaules alors que je ne suis pas encore tout à fait d'aplomb. Quelle ordure! C'est comme s'il voulait que j'échoue.

Je me retrouve donc à embrasser le sol. Je ne peux que sentir ses pas se rapprocher du landau dans lequel se trouve mon enfant. Il s'apprête à frapper et moi, je me remets à peine sur mes jambes, mais c'est pas encore trop tard! D'un soru, je m'interpose.

"Enfin, on y est."

J'ai une furieuse envie de meurtre, mais étrangement, je n'ai pas senti du tout de douleur. Je reste figée, comme en attente de son prochain mouvement. Je ne sens la barre de fer que lorsqu'il retire son bras. Il m'a frappé à l'épaule, et je n'ai pas mal. Je ne me suis même pas affaissée sous la puissance de son coup. Est-ce ça, le tekkai? J'essaie de me mouvoir, parce que j'ai la furieuse envie de lui en coller une, mais mon corps refuse tout mouvement. Je suis comme tétanisée, mais sans la peur.

"Je suis navré, mais je voyais bien que chez vous le blocage venait du fait que vous anticipiez trop les coups. Et du coup, vous refusiez la douleur. Je vous ai donc mis dans une situation où je vous ai forcé à accepter une certaine douleur physique pour faire sauter ce verrou psychologique qui vous freinait. Gardez cette sensation à l'esprit, elle vous sera précieuse pour maitriser le tekkai."

Je suis toujours terriblement en colère, mais je reprends petit à petit mon calme et je sens mon corps se détendre. Je retrouve vite ma motricité pour aller serrer mon petit contre moi. Sa présence finit de m'apaiser. Je repose délicatement la chair de ma chair dans son landau et je fais signe à mon entraineur que je suis prête pour la suite.


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Ven 18 Mar 2016 - 14:03

Avant de passer à la suite ton instructeur souhaite voir l'étendue de tes améliorations. La date limite de ton séjour ici arrivant à grand pas, il souhaite voir si tu as réussi à mettre en pratique tout ce qu'il t'avait enseigné ou s'il cela avait été une perte de temps complet. Il n'y a pas à s'en faire, car maîtrisé toutes les techniques qu'il t'a enseignées dans un laps de temps aussi court est quasi impossible, mais il devrait y avoir les bases, ces bases qui te permettront d'aller de l'avant et d'un jour maîtrisé toutes les techniques.

Tout le matériel nécessaire est présent, tout ce qu'il te faut pour une démonstration des techniques apprises. Comme il faut commencer par une technique, ton instructeur te demande d'exécuter les techniques par ordre d'apprentissage. L'ordre sera donc: Soru, Geppou, Shigan. Pour le moment il ne te demande pas d'arriver à refaire un Tekkai étant donné que tu viens tout juste de l'apprendre et que pour ce faire il a dû te mettre pas mal de pression.

Assis à l'endroit habituel où il t'observe, ton instructeur te demande de commencer. Si tu parvenais à lui montrer des résultats concluant, il se tenait prêt à t'enseigner les deux dernières techniques du Rokushiki : Kami et Ran Kyaku. Si l'une d'entre elle est simple d'utilisation pour une personne de ton niveau, l'autre s'avèrera une tâche ardu à accomplir.

Une fois la démonstration terminée, ton instructeur te donnera ta journée. Cela doit faire bien longtemps que tu n'as pas eu de temps à toi.


"Nous reprendrons demain à l'aube"
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Jeska Kamahlsson

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Sam 19 Mar 2016 - 12:23


Bon, l'heure de monter que ces presque trois mois d'entrainement intensif n'ont pas servi à rien est enfin arrivé. Rien de bien compliqué, je dois montrer à mon maître que ce que je sais faire. Pas de soucis! Je commence donc par le début. Le Soru. J'ai depuis longtemps pigé le truc du martellement rapide du sol afin de se propulser à grande vitesse. J'ai même affiné ma perception sensorielle afin qu'elle suive mon nouveau niveau de célérité. En somme, aujourd'hui, j'arrive à enchaîner les déplacements rapides sans trop de soucis. Mais il y a deux choses sur lesquelles je pêche encore. L'endurance et les imprévus. En effet, je ne peux soruter à volonté, et puis je n'ai pas encore les réflexes pour esquiver alors que je me meut à fond les ballons. Mon professeur, habile renard sournois, s'en rends bien compte et me fait un croc-en-jambe alors que je passe prés de lui. Je me vautre donc dans un magnifique roulé boulé qui finit contre un mur. Je suis sonnée, mais je l'entends bien me faire la leçon.

"Votre soru est presque parfait techniquement, mais il vous faut aiguiser vos réflexes. Si vous n'etes pas capable de vous adapter à votre adversaire, cette vitesse ne vous servira à rien."

Je ne peux qu'acquiescer, mais, au fond de moi, je suis terriblement frustrée. Moi qui voulais commencer fort pour gagner des points et l'impressionner, c'est raté. D'autant plus que je pensais que le soru était mon point fort. Pas le temps de tergiverser, je dois me montrer à la hauteur! Alors j'enchaine sur un Geppou. Et là, je dois avouer que je m'en sors assez bien. Une fois le "truc" compris, bien entendu. Je rebondis sur l'air, sans trop en faire, je ne voudrais pas tenter mon diable d'enseignant en fanfaronnant. Les sens aux aguets je m'attends à une nouvelle vacherie de sa part, mais rien ne vient. Je me laisse donc retomber au sol.

"C'est correct, essayer cependant de soigner un peu votre style."

J'ai du mal à retenir un petit sourire narquois. Le coquin, il refuse de me dire que c'est parfait, alors il me trouve un petit défaut histoire que je ne me repose pas sur mes lauriers. Confiante, je me prépare au Shigan. Le test du boulet de fer. Je n'y suis encore jamais arrivée, mais là, je sens que j'ai la baraka, je peux le faire! Pleine de confiance, je m'avance et je frappe comme on me l'a appris.

Aie!

Certes, je ne me suis pas brisé le doigt comme la dernière fois, mais l'échec est cruel. Les épaules basses, je m’éloigne. Je sens alors la main de mon professeur sur mon épaule.

"Ne vous en faites pas, c'était plus que correct au vu du temps dont vous avez disposé. Prenez votre journée, retrouvez votre fils, vous l'avez bien mérité. Mon reprendrons demain à l'aube."

Je ne me le fait pas répéter deux fois et je file sans demander mon reste, après avoir salué respectueusement mon entraineur. J'embarque avec moi Sakazuki et je file faire ma toilette. Dieu que ça fait du bien de retrouver sa robe en soie! Ce n'est pas pour dire du mal des frusques qu'on m'a refilé pour m'aguerrir mais, autant le tissu est souple et robuste, autant il est rêche et peu confortable. Ma tenue m'a tellement manquée que j'ai l'impression de la redécouvrir. Un peu comme mon bébé. J'ai passé si peu de temps avec lui que j'ai l'horrible impression d'être une mauvaise mère. L'espace d'un instant, j'ai peu qu'il m'ait oublié, je le sors de son landau et je le serre contre moi. D'habitude, il serre ma poitrine et cherche le sein pour la tétée. Mais là, rien ne se passe. Il tends les bras comme si c'était autre chose qu'il voulait. On avait une relation si fusionnelle avant, je me sens soudain tellement inutile. Même mon bébé n'a pas besoin de moi. Mon moral en prends un sacré coup. Tenant mon fils contre moi d'une main, je cherche son biberon à tâtons. Et alors qu'il boit son lait, je chiale comme une madeleine. J'ai l'impression d'avoir perdu des instants précieux auprès de mon fils, et j'ai peur de ne jamais pouvoir les rattraper.

Cependant, pour la première fois depuis longtemps, je refuse de me laisser aller au spleen. Je prends mou courage à deux main, et je sèche mes larmes. J'embarque mon petit bout de coup avec la ferme intention de l'emmener visiter Marie Joa. Après tout, j'ai déjà assez déprimé comme ça, je ne vais pas passer le peu de temps dont je dispose repliée sur moi-même comme un tube de dentifrice vide. Balades, un bon restaurant à midi, une glace à la fraise pour quatre heures et un peu de shopping, moi aussi, j'ai le droit à des petits plaisirs. Bon Sakazuki a trouvé un nouveau jeu, entortiller mes longs cheveux entre ses petits doigts tout boudinés. Ça me fait mal, et dois ensuite passer des plombes à tout démêler. Mais, il se fait tard, et il est grand temps que j'aille coucher mon petit monstre.

Je change donc sa couche pour la nuit, et je lui donne un bon biberon. Et, alors que j'allais l'allonger dans son petit lit, je l'entends pour la première fois bafouiller quelque chose.

"M... môma...!"

Je sens l'émotion jaillir de mon cœur et faire déborder mes yeux. Je sais pourquoi je me bats. Pourquoi j'endure ces entrainements de folie. Pourquoi je me prive de la présence de mon enfant. Je fais tout ça pour son futur. Pour qu'il vive dans un monde meilleur que celui dans lequel j'ai vécu moi. Pour lui offrir cette utopie que je caresse du bout des doigts. Et pour ça, je ferais tout. Tout ce qui doit être fait. Qu'importe la morale et le qu'en-dira-ton. Alors, je dépose un tendre baiser sur son front si petit, et je m'allonge et je ferme les yeux. Le cœur en paix.

Le lendemain, me voilà aux aurores, avec le landau de mon enfant. Comme je le craignais, la "gouvernante" n'était pas revenue. Je devais donc me débrouiller seule. Mais cet impondérable n'entame pas mon enthousiasme. Je suis gonflée à bloc, et je le fais savoir clairement.

"Je suis prête!"


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Dim 3 Avr 2016 - 2:16



Voilà que ton instructeur ne perd pas une seconde et te met tout de suite dans le bain. Avec cette journée de repos, tu as pu récupérer un peu d'énergie, refaire tes batteries, c'est le moment idéal afin d'avancer, mais plutôt que d'apprendre les deux techniques qui te font encore défaut, il décide de favoriser la maîtrise des techniques déjà acquises.

L'homme s'approche de toi, voit qu'il n'y à personne pour prendre son de ton enfant et utilise un Den Den qu'il sort de sa poche afin de faire venir quelques soldats, à défaut d'avoir un professionnel dans la garde des enfants, tu pourras compter sur une recrue qui aura pour mission de veiller au bien-être de ton enfant.


"Tu vas pouvoir te focaliser sur ton entraînement."

La technique du Ran Kyaku fait partie des meilleures techniques entrant dans la catégorie "vague d'air tranchant", elle permet d'utiliser son pied comme un sabre et de pourfendre l'air d'une vague qui en surprendra plus d'un. Comme pour les autres techniques ton instructeur ouvre le bal et te montre cette technique avant de te donner les conseils afin d'y arriver.

"Contrairement aux autres techniques et au vu de ton niveau, cette technique te sera sans doute très facile à apprendre, voilà pourquoi je ne souhaite pas prendre plus de temps à te l'enseigner."

Les techniques de vague d'air, rien de plus facile pour une personne aguerrie et encore plus pour une personne ayant déjà maîtrisé les bases de plusieurs techniques du Rokushiki, normalement cette technique est la première à être enseigné, mais compte tenu du temps de plus en plus court dont il dispose afin de te former, il décide de laisser cette technique entre tes mains. Pourquoi décider d'un coup de sauter une étape dans le processus de formation? Tout simplement parce que tu ne peux pas voir. Le temps de maîtriser cette technique et lui donner la trajectoire souhaitée et autre variante prendrait bien trop de temps.

"Pour le reste du temps qu'il te reste ici, tu vas devoir approfondir tes connaissances, je veux des résultats significatifs avant mon départ."

[i]Départ ? Hé oui, ton enseignant ne pourra pas finir ta formation comme il le souhaite. En effet un ordre de déplacement de troupes vient d'arriver, ton enseignant doit se tenir prêt à lever l'ancre a tout instant, leur destination la poursuite d'un groupe de dangereux pirates.
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Jeska Kamahlsson

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Dim 10 Avr 2016 - 18:55


"Vous... vous partez?"

Ma question est purement rhétorique et marque surtout mon incrédulité devant la nouvelle. Je ne vois pas comment je pourrais continuer à progresser sans sa présence à mes côtés. Je me sens soudain comme abandonnée. Et c'est un peu comme si l'histoire de ma vie était un éternel recommencement. Je m'attache aux gens, ça prends du temps, je dois faire des efforts, et puis... pouf! Ils s'en vont! Sans aucun égard pour moi, et mes sentiments. Enfin, c'est pas comme si on est proche. je ne connais ni son nom, ni son prénom. Le professeur, c'est "Maître". Mais... cet ersatz de proximité, c'est la meilleure relation humaine que j'ai eu depuis plus d'un an. Depuis que j'ai quitté la Marine et les Rhinos pour vivre en demi-ermite à Saint Urea. je savais pertinemment pourtant que ça ne durerait pas... mais là, c'est juste trop tôt, et je ne suis pas préparée. Je retiens avec peine quelques larmes de chagrin histoire de ne pas passer pour l'idiote hypersensible que je suis.

Très brièvement, il m'explique qu'il a été appelé pour une mission urgente. Donc, on va consolider ce que je sais plutôt que d'étendre mon panel de techniques du Rokushiki. Alors, ce sera entrainement au combat. Et... ça commence maintenant! Au bout de dix minutes, je réalise dans la douleur que je maitrisais moins ces techniques que je pensais. Bien évidemment, l'écart de niveau s'explique aisément par son expérience plus grande que la mienne. A ma décharge, c'est vrai qu'autant j'arrive à présent à me déplacer en soru, autant devoir me battre contre quelqu'un qui utilise aussi des déplacements rapides, c'est loin d'être une sinécure.

Du coup, nos affrontements ne durent pas plus d'un quart d'heure, mais ils sont rudement intenses. User et abuser du soru et du geppou pour jouer au chat et à la souris, et sortir le tekkai au bon moment pour encaisser les coups, tout ça m'épuise assez vite. Surtout que le Maître, il est rudement fort à ce petit jeu. Et endurant. Alors qu'il me faut des pauses pour reprendre mon souffle, lui, il supporte ça comme une fleur, c'est assez rageant. Heureusement, à la fin de la journée, j'arrive à tenir pas loin de trente minutes, mais j'enchaine encore déculottée sur déculottée. Mais, au fond de moi, j'en suis contente. Le combat, le vrai, ça faisait si longtemps que j'avais presque oublié les sensations jouissives que ça procurait. J'aime me battre. J'aime ça sans doute plus que l'idée de protéger la veuve et l'orphelin, ou de participer à quelque chose de plus grand que moi. Je dois être sado-maso au fond pour autant aimer cogner et me faire cogner. Mais je m'en fous, ce sourire qui fend mon visage de part en part ne trompe pas. J'aime ça! J'en veux encore! Si on était au bal, je dirais que je peux danser comme ça toute la nuit! D'autant plus que je sais que le temps qu'il me reste à valser avec mon cavalier m'est compté.

"Allez, on continue!"

Et je repars à l'assaut!
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