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A moi

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Klara Eilhart
La Désillusion

♦ Localisation : Dead End

Feuille de personnage
Dorikis: 2507
Popularité: 44
Intégrité: 42

Mer 11 Mai 2016 - 22:15



– Bon, les gars, on va se poser par ici, fit celui qui semblait être le leader de la troupe.

Il s'agissait d'un type dégarni, presque chauve excepté quelques mèches grasses ici et là. Il portait une tenue de cuir de fortune qui se voulait visiblement ostentatoire mais dont l'effet final laissait à désirer. La seule chose qui pouvait attirer l’œil était le petit blason grossièrement collé sur le torse, sur lequel était représenté une tête de renard barrée d'une flèche. Le reste de la troupe était sensiblement similaire ; des badauds arborant le même genre de tenue. Certains, cependant, sortaient du lot.

Un peu à l'écart du groupe, se trouvait un homme d'âge mûr, quelque peu bourru, et qui s'était assis sur une pierre dès que la pause avait été annoncé. Après avoir repoussé sa longue chevelure grisonnante en arrière, Il examina son arc, d'un bois rare et souple, dont il se servait habituellement pour chasser dans le principal village de l'île. Son regard trahissait l'expérience.

Plus loin encore, semblait être allé se soulager la vessie le plus imposant de toute la troupe. Une montagne de muscle, qui se gratta la barbe avant d'aller s'asseoir à côté de son immense hache posé contre un tronc d'arbre. Bûcheron attitré de la bourgade, il savait manier son outil de travail comme personne, et n'hésitait pas à défendre sa peau avec.

Enfin, Roland -le dirigeant de la troupe- semblait avoir une discussion agité avec un homme qui, non content de le dépasser de par sa taille, semblait le surpasser complètement en terme de charisme. La moustache bien taillée, le cheveu mi-long repoussé en arrière, Anton était celui qui ressemblait le plus à un soldat parmi les simplets qui constituait le reste du cortège.

– Écoute moi bien, je suis en charge de l’expédition, c'est tout ce qu'il y a à savoir, fit Roland d'un air menaçant.
– Un glandu de la garde, un gosse qui s'est jamais battu de sa vie. Vous parlez d'un leader ! Vous allez nous envoyer au casse-pipe, c'est là votre seule compétence.
– Assez. Tu me fais déjà assez chier comme ça en ville, tu parades et tu nous regardes de haut. Ici, t'es sous mes ordres. Et voilà mon premier ordre pour toi : ferme là et fous moi la paix. Là-bas, t'exécute les ordres du patron sans te soucier du reste. Je vois pas pourquoi ça serait différent ici.
– Hm, fut la seule réponse d'Anton.
– Écoutez moi, tous, nous ne devrions plus être très loin. Alors on va attendre sagement le retour de l'éclaireur, puis aviser.
– J'comprends toujours pas pourquoi c'est pas moi qui y est allé, marmonna le chasseur. J'connais ces forêts par cœur. Tandis qu'lui…
– Tandis que lui est un soldat de la milice, répliqua lentement Roland. Je lui fais donc plus confiance qu'à toi. Cessez de nous prendre pour des incapables.

Par pure hasard, ou bien par ironie divine, c'est à ce moment là que décida de sortir du bois environnent, sous un hennissement qui fit se retourner toute la troupe, un cheval brun, sellé.

– Et voilà notre éclai-

La cavalière n'était en rien similaire aux hommes du cortège. Ses yeux vert perçaient l'assemblée en toisant un par un les soldats, jusqu'à se fixer sur Roland. Quelques mèches blanches dépassaient de sa large capuche de voyage. Le pommeau de l'épée qu'elle portait dans le dos reflétait les quelques derniers rayons du soleil. Elle retira sa capuche.

– Bordel, encore toi ?! S'exclama le chef de troupe.

Klara avait en effet déjà rencontré, pas plus tard que le matin même, Roland, ainsi qu'une bonne partie du groupe qu'il dirigeait. Arrivée un peu plus tôt, elle était depuis quelque temps à la recherche d'un criminel recherché par le Gouvernement Mondial, qui offrait une prime pour sa capture, ou sa mort. L'individu répondait au nom de Harry Lorentz, et s'était également vu attribuer le surnom d'Anguille, pour une raison que Klara ne voulait pas vraiment découvrir. Lorentz et sa bande avaient trouvé refuge sur une petite île de South Blue, non affilié au Gouvernement. Une île sans intérêt, constitué seulement d'une bourgade de taille respectable timidement défendu par une milice remplie d'incapables. Ce n'était d'habitude pas un problème, étant donné le peu de danger que courrait les habitants. Seulement, Lorentz avait établis un campement un peu en retrait, et des disparitions ainsi que des attaques et des vols étaient depuis lors monnaie courante.

En réponse fut organisé un cortège composé de miliciens et de quelques volontaires, le tout pour mettre un terme aux agissements de Lorentz. Et c'est peu avant le grand départ que Klara arriva au village. Elle fit l'erreur de décliner son identité et son but, et fut rapidement mise à l'écart. Les gens n'aimait pas les étrangers -encore moins depuis la venue incongrue des bandits-, et il était hors de question pour eux de laisser le chien d'un gouvernement dont ils n'avaient que faire repartir avec la tête de leur cible. Lorentz était à eux.

Ne comptant pas abandonner son gagne-pain ainsi, Klara décida tout de même de partir afin d'atteindre le campement ennemi, en profitant de l'attaque du cortège.

– Bonjour, fit-elle simplement d'un air parfaitement neutre. Vous attendez quelqu'un ?
– En effet, et ce n'est pas toi. Qu'est-ce que tu fous ici, étrangère ?
– Je crois que la personne que vous attendez ne viendra pas. J'ai vu quelqu'un portant vos couleurs être emmené de force au camp.
– Bordel.

Roland fit un léger signe aux hommes qui le précédaient, et qui tirèrent instantanément leurs épées de piètre qualité de leurs fourreaux.

– Descend de là, étrangère. Pas de geste brusque.
– Comme vous voulez.
– Comment as-tu eu le cheval de ce pauvre milicien ? J'ai un début de réponse qui me vient à l'esprit. Les gars !

Les gars, comme il les appelait, entourèrent la jeune femme, l'arme à la main, l'air inutilement menaçant.

– Elle les a sûrement prévenu, chef ! Et par sa faute, ils ont pendu ce pauvre Berhold !
– Je n'ai prévenu personne, et votre Berhold s'est pendu par lui-même, en s'avançant trop près. Un aveugle l'aurait vu venir.

Les soldats s'approchaient d'elle à pas mesurés. La jeune voyageuse eu pendant un instant l'envie de se défendre, mais se ravisa. C'était mieux ainsi.


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Klara Eilhart
La Désillusion

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Popularité: 44
Intégrité: 42

Jeu 12 Mai 2016 - 2:24



Le cortège avait repris la route, peu de temps après le retour du chasseur, que Roland avait enfin accepté d'envoyer comme éclaireur. Kedzal s'était d'abord entretenue rapidement avec Klara, malgré la réticence des soldats. Elle lui avait indiqué de manière concise ce qu'elle avait pu observer plus tôt et il fut agréablement surpris de voir en elle une véritable connaisseuse. Leur discussion fut malheureusement écourtée par les remontrances de Roland qui tentait tant bien que mal d'asseoir son autorité et de faire respecter ses décisions. Sa décision important du moment étant celle de ne pas adresser la parole à la prisonnière.

En effet, positionné vers l'arrière de la troupe, Klara s'était vu être entravée par des menottes de fortunes, qui, sans être particulièrement douloureuses, s'avéraient être plutôt gênantes. Ses affaires lui avaient également était confisqué : sa cape de voyage, son couteau de chasse, l'avis de recherche de Lorentz, et bien entendu sa fidèle épée. Ils étaient accroché à la selle du cheval de Roland qui menait la marche accompagné d'Anton. Il n'avait pas manqué de cracher au sol à la vue de l'avis, sans doute pour prouver quelque chose à ses hommes.

Lorsque Kedzal revint de sa petite expédition, Klara ne put s'empêcher le léger sourire narquois se dessiner sur son visage lorsque celui-ci annonça que ses indications étaient bonnes ; le campement ennemi se trouvait un peu plus loin, à la sortie de la forêt. Une pente séparait ce bois d'une grande clairière dans laquelle s'étaient installé Lorentz et ses sbires. Ils s'étaient bâti une jolie base de bois et s'étaient confortablement établis.

– Ça ne va pas être facile d'y pénétrer, fit le chasseur en se posant, comme à son habitude, sur un rocher.
– Oui. Foncer dans le tas ser-
– Silence, prisonnière.

Elle inclina la tête sur le côté, puis décida de ne pas répliquer, et ne fit que feinter une moue. Roland se frotta les mains, grimpa sur le rocher sur lequel s'était installé Kedzal, avant de tenter un petit discours qui n'aboutit malheureusement à rien, si ce n'est quelques ricanement de la part du bûcheron et d'Anton. Ce dernier semblait avoir abandonné l'idée de conseiller le chef de l'expédition, et avait décidé de le suivre sans -trop- bronché, en se contentant de commenter régulièrement ses décisions et idées, sans doute pour le faire sortir de ses gongs, ce qui arrivait souvent. Ils étaient, selon lui, plus nombreux, plus entraîné, plus compétent, mieux équipé.

Le chasseur ne confirma que la première affirmation.


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