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Retrouvailles familiales [solo]

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Alheïri S. Fenyang

••• Vice Amiral •••

♦ Localisation : Un peu partout.
♦ Équipage : Jaegers.

Feuille de personnage
Dorikis: 11945
Popularité: +1200
Intégrité: 1170

Dim 19 Juin 2016 - 1:11


- « Magnifique… »

J’étais là, mains dans les poches dans le quai qui abritait le fameux Léviathan et je ne pus m’empêcher d’avoir un sourire aux lèvres. Il était toujours aussi majestueux et il était enfin terminé. Avec tous les plans que l’ex amiral en chef avait initialement prévu. Pas étonnant que Kenora ne voulait pas me le confier. Risible quand on savait qu’elle n’avait rien fait pour un tel navire. J’eus un soupir, avant de me gratter la nuque. J’aurai aimé converser avec ce bateau, mais je n’avais même pas ce « droit ». Toujours était-il qu’il me faisait rêver comme jamais auparavant. Toute l’histoire avait commencé avec Satoshi et Toji lorsque leur combat avait endommagé le navire. Alors que le projet était sur le point d’être abandonné, je l’avais repris avec l’aval de Sentomaru et l’avait patiemment rebâti. Intérieurement, je revivais toutes les étapes de sa construction et tous les combats que j’ai dû mener pour le protéger des forbans qui le convoitaient ou des jaloux qui voulaient tout bonnement le saboter parmi les factions ennemies de la marine. Un moment qui avait marqué ma carrière d’officier dans les rangs, pour sûr. Deuxième soupir. Si tout ce qui s’était passé à Alabasta n’était pas arrivé, peut-être aurais-je eu le droit exclusif de le manœuvrer…

- « Salem… ? »

Alors que j’étais profondément ancré dans mes pensées, les yeux rivés sur le mastodonte devant moi, une voix tout près m’interpella. Et là, mon cœur ne fit qu’un bond. Cette voix-là, je la reconnaitrais entre mille. Et cette présence que mon haki me signalait, m’était plus que familière. Je restai immobile pendant un long moment, avant que la voix ne prononce une deuxième fois ma voix. Là, plus question de me défiler. C’était plus la peine. D’ailleurs, j’aurai dû y penser, à cette rencontre. Dans ma tête, je l’avais craint. Dans mon esprit, je l’avais tout bêtement ignoré, effacé. Mais au final, elle fut inévitable. Et j’étais là, face à mes responsabilités. Je finis par me retourner, avant de voir à quelques mètres de moi, une silhouette svelte et pulpeuse à seulement deux petits mètres de moi. Une femme. Une belle femme que le temps avait finir par bonifier : Ketsuno. Ma cousine. J’eus un sourire et la détaillai longuement du regard sans rien dire. Elle était définitivement devenue bien plus belle qu’auparavant. Le côté pervers en moi nota même qu’elle avait des formes plus enrobées que la dernière fois que je l’avais vu. La dernière fois… Ça remontait mine de rien. M’enfin, là n’était pas le plus important, loin de là, vu que l’atmosphère devenait un peu bizarre…

- « Yo Ketsu. Ça fait un bail ! »

- « Ça fait un bail… ? »

- « Hein ? Qu’est-ce que t- »

- « Ça fait un bail… ? C’est tout ce que tu trouves à dire ? »


Silence. Je n’arrivais plus à répondre. Mon sourire s’effaça au profit d’une mine complètement désolée. Parce que désolé, je l’étais réellement. J’aurai pu lui expliquer, lui sortir toutes les excuses du monde, mais je savais que ça n’allait pas suffire sur l’instant. Ça ne pouvait clairement pas suffire. C’est donc la bouche close que je l’observais, attendant la suite des évènements. Ketsuno pour sa part se mit à trembler. Son regard devenait de plus en plus larmoyant, avant qu’une larme ne coule et ne roule le long de sa joue gauche. C’était un florilège de sentiments qui devaient la secouer : La joie, la rage, la déception… Tout ça quoi. Et je ne le comprenais que trop bien. D’ailleurs, je le sentais. Grâce à mon empathie. Les liens du sang prédominaient et exacerbaient mon haki assez effectif et puissant. Et puis je la connaissais bien. On avait plus ou moins grandi ensemble. Je savais qu’elle pétait un câble pour un ou pour un non, même si cette fois-ci, elle aurait raison de le faire. Elle se mit à sangloter pendant quelques secondes qui me parurent une éternité, avant que je prenne sur moi d’avancer vers elle, tout en tendant les bras. L’idée était effectivement de la prendre dans ses bras. De la réconforter. Sauf que voilà, madame n’était pas de cet avis.

- « NE T’APPROCHE PAS DE MOI ! »

Son cri retentit dans tout l’entrepôt. Heureusement qu’il n’y avait personne autour de nous, sans quoi je me serai très certainement tapé la honte de ma vie. C’était peut-être pas le moment de penser à ça, ni de penser comme ça d’ailleurs, mais cette idée me frôla l’esprit et m’arracha un frisson. Je finis par baisser m’immobiliser une seconde fois tout en baissant les bras. Quand elle était comme ça, inutile de la raisonner, ça ne marcherait pas. Aussi avais-je eu un soupir las. J’aurai dû appeler le vieux ou même la vieille pour qu’elle explique tout ce qui s’était passé à Ketsuno, histoire d’éviter ce qui arrivait là. Peut-être l’avaient-ils fait… Va savoir… Mais toujours était-il que j’étais dans la mouise et que je sentais clairement sa colère monter encore et encore. « Tu oses soupirer devant moi en plus ? » Oups. L’erreur. Rien n’échappait à l’œil avisé de ma cousine. Un rien pouvait aggraver ma situation. Et c’était bien mon cas, là… « T’es gonflé Salem ! T’es vraiment gonflé ! Je te déteste !!! » J’avais beau avoir connu plusieurs femmes que certains de leurs aspects m’échappaient toujours, leur susceptibilité entre autres. C’est suite à cette pensée qu’elle dégaina sa lame. Mon ancienne lame. Le kashuu. L’un des 50 meitous supérieurs.

- « Je vais te passer l’envie de simuler une mort… »

Ok… Là, j'étais vraiment dans la merde…


Dernière édition par Alheïri S. Fenyang le Dim 19 Juin 2016 - 1:19, édité 1 fois
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Alheïri S. Fenyang

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Dim 19 Juin 2016 - 1:15


- « Ketsuno… Attends. On peut p- »

Rien à faire. La jeune femme me chargea aussitôt. Même si je la connaissais bien et que je me doutais que notre rencontre allait finir comme ça, je trouvais sa réaction disproportionnée, exagérée. Mais je n’avais pas d’autre choix que d’esquiver ses attaques pour le moment. Je regrettais ce qui s’était passé, mais pas au point d’essuyer gratuitement des blessures, même si quelque part, ça réglerait certainement l’affaire. Sans trop d’efforts, j’esquivai son premier coup d’estoc suite à un pas sur le côté, mais la jeune femme n’en démordit pas et continua de me charger en multipliant cette fois-ci ses attaques. Malheureusement pour elle, j’étais non seulement plus fort, plus rapide, mais j’avais aussi le mantra qui m’annonçait les couleurs. Elle n’avait aucune de chance de m’atteindre. Elle devait le savoir d’ailleurs. C’est presque nonchalamment que j’esquivai la pointe de sa lame qui menaçait de me transpercer à plusieurs reprises. J’aurai pu pousser la foutaise jusqu’à foutre mes paluches dans les poches de mon pantalon, ou même fermer mes yeux, mais je préférai éviter tout autre chose qui pourrait l’énerver plus qu’elle ne l’était déjà.

- « Pitié, Ketsuno ! Laisse-moi au moins t’expliquer ! »

- « TA GUEULE ! »


La voilà qui recommençait à pleurer, tout en continuant de m’attaquer inlassablement. Ça en devenait presque risible, pitoyable. L’écart de puissance était flagrant. Le fossé s’était creusé depuis. Plus qu’une revanche, elle avait l’impression qu’il s’agissait d’un entrainement, quelque chose comme ça. N’importe qui penserait pareil. Je n’avais même pas dégainé ma lame, pour dire. Je jouais de ma vitesse et parfois même de ma technique nouvelle acquise, le soru, pour éviter ses différentes offensives. Cette mascarade dura une bonne demi-heure, jusqu’à ce que je décide d’en finir. Ce n’était vraiment pas le lieu pour se chamailler et des gens ne tarderaient pas à passer par là, sans aucun doute. Lors d’un énième coup d’estoc de sa part, je fis usage du soru pour me retrouver tout simplement derrière elle. Sans attendre, je lui fis une clé de bras pour bien l’immobiliser contre moi. « Ketsuno ! Ça suffit ! Maintenant éc- » Je n’avais même pas terminé ma phrase que la meuf m’enflamma les couilles à l’aide d’un de ses talons, avant de se retourner rapidement et de conclure par un coup de boule lorsque je m’étais penché pour me tenir les couilles. Son deuxième coup limite, me brisa le nez et faillit limite me péter les lèvres. Il n’empêche que j’avais la gueule ensanglantée…

- « Alors là, t’as fait fort… »

Pour la première fois dans cette rencontre, ma mine s’assombrit. Fermement même. Ketsuno commençait à dépasser les bornes. Je lâchai mes bijoux de familles, pour porter ma main à mon nez et le tâter. Elle m’avait bien niqué le nez, la petite. Je la fixai méchamment pendant quelques secondes, avant de me mettre à rire, ce qui l’interpella alors qu’elle reprenait une position de combat. Je devais avouer qu’elle m’avait eu. La fourbe ! Ça lui ressemblait bien, hé. Même mon mantra ne m’avait pas aidé à anticiper ses puteries. Chienne de vie ! Comme quoi, même les fluides avaient des limites. Cette petite baston m’aura confirmé le truc. Ceci étant dit, il peut-être temps de répliquer, ce pourquoi je dégainai mon épée. Si elle voulait de la baston, elle allait en avoir. Tout bonnement. Ma décision l’étonna l’espace d’un moment. Faut dire qu’elle ne s’y attendait pas. Elle savait pertinemment que j’avais du mal à taper sur une femme. Mais puisqu’elle ne voulait pas entendre raison et qu’elle voulait se battre, je n’avais pas le choix. Même si se battre était un grand mot. L’idée était juste de la déstabiliser et si possible de la neutraliser comme il faut. Je n’avais pas pour objectif de lui rendre ses coups. C’était même pas envisageable une seule seconde.

- « Quoi ? Maintenant, il veut se venger, le vice-amiral, c’est ça ? »

Son ton était acerbe, presque amer. Comme si elle regrettait légèrement l’option de la violence. Mais elle était comme n’importe quel Fenyang : Têtue jusqu’au bout ! De ce fait, elle se lança à corps perdu dans le combat et nos lames s’entrechoquèrent. Le style atypique de notre famille ressortit grandement dans cette confrontation où nous effectuâmes les mêmes gestes, comme s’il s’agissait d’un entrainement. Mais très vite, je commençai à la dominer malgré le fait que je m’étais calqué à son niveau. Plus les secondes s’égrenaient et plus elle perdait pied. Puis, lors d’une énième croisade, je haussai mon niveau pour lui assener un coup puissant qui la désarma automatiquement. Puis, comme n’importe quel vainqueur, je positionnai ma lame sous sa gorge, l’air plus ou moins sérieux. Stoïque pendant les premiers instants, Ketsuno finit définitivement par fondre en larmes. Complètement. Comme un bébé. Je l’observai pendant quelques temps, avant de craquer et de retirer mon arme de sa gorge. Elle se précipita alors sur moi, avant d’abattre ses maigres poings contre mon torse, tout en pleurant et se plaignant. Je fermai mes yeux l’espace d’un instant, avant de laisser tomber ma propre lame pour l’enlacer chaleureusement, tout en lui murmurant à chaque fois un…

- « Je suis désolé… »
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Dim 19 Juin 2016 - 1:19


- « Ta mère m’a tout raconté par den-den… »

- « Ah… »


Je m’en étais douté. Quelqu’un dans la famille avait forcément dû tout lui expliquer. Toute l’histoire. Du coup, sa colère précédente ne s’expliquait pas trop. Mais peu importe. Maintenant qu’elle s’était calmée, tout allait dans le meilleur des mondes. Elle renifla plusieurs fois et nicha sa tête vers une partie de mon cou, tandis que je lui caressai tendrement la chevelure, presque pensif. C’est vrai que je n’avais pas beaucoup pensé à elle, alors qu’on avait vécu pas mal de choses ensemble. Bah après, je n’avais pas eu le loisir de penser longtemps à tous ceux qui m’étaient cher avec tout ce qui m’était arrivé… M’enfin bref. Nous restâmes comme ça, l’un dans les bras de l’autre, pendant un bon moment. Jusqu’à ce que je décide de la lâcher pour m’occuper de mon nez qu’elle avait bousillé. Elle eut un petit rire moqueur, avant de se confondre en excuses, même si c’était trop tard pour. Et puis, elle ramassa nos armes avant de me tendre les deux. J’observai le kashuu pendant un long moment, avant de décliner. Ce meitou ne m’appartenait plus. Et puis, je visais mieux. L’un des 12, carrément. Mais encore fallait-il que je tombe sur une rumeur de localisation, quelque chose comme ça. Le monde était si vaste que l’affaire n’allait pas se conclure avant longtemps…

- « Je connais une infirmerie pas loin d’ici. »

Et puis, sans attendre ma réponse, la jeune femme tira l’une de mes manches pour m’emmener à l’infirmerie qu’elle avait mentionnée. Je me laissai faire non sans soupirer, bien avant que mes yeux ne tombent sur sa croupe qui dandinait devant moi. Il faut dire que j’étais vacciné de ces choses. Je n’étais plus aussi ému ou chaud qu’auparavant. Par contre, je devais bien avouer que ses formes avaient pris du volume. Une croissance assez étonnante. Je relevai mes yeux pour regarder les endroits que l’on traversait, histoire de me faire plus de repères. Cette ville, contrairement à ce qu’on pouvait penser, était tout de même assez grande. Un endroit où on pouvait facilement se perdre, quoique le gigantesque château qui faisait office de bâtisse pour les dragons célestes et de QG pour le gouvernement et la marine était un repère immanquable à partir duquel on pouvait se retrouver tout aussi aisément. Après cinq minutes de marche ici et là, nous arrivâmes enfin à une infirmerie où de jolies infirmières prirent automatiquement soin de moi. Au final, il s’est avéré que la casse n’a pas été si grave que ça. Un nettoyage en bonne et due forme et un pansement avait suffi à soulager ma peine. Peine assez futile, quand on savait que j’avais essuyé des blessures plus graves.

- « J’ai entendu dire que tu reformais un équipage… »

- « Ouais. Je pense m’en aller d'ici très prochainement. D’ailleurs, où sont Marone et Sark’ ? »


La mine de la jeune femme s’était assombrie. Puis elle s’assit à côté de moi avant de me raconter dans les grandes lignes ce qui s’était passé pour le Léviathan après mon départ. Des choses que je savais déjà et d’autres que j’ignorais mais pas trop importantes. Elle finit par me faire comprendre que la plupart de mes hommes avaient été muté un peu partout dont Marone qui était dans une base lointaine et Sark’, qui lui avait démissionné avant de partir elle ne sait où. J’eus un pincement au cœur, mais je continuai de l’écouter en silence me parler de son cas, de ses doutes, de ses envies de démissions, de désertions voire même de ses nombreuses soirées où elle avait passé la plupart de son temps à pleurer ma mort. A la fin de son récit, Ketsuno s’était remise à chialer comme une madeleine, mais j’avais vite fait de la prendre dans mes bras forts pour la consoler. Je savais aussi qu’elle avait des sentiments pour moi, mais je préférais garder notre relation telle quelle. Elle était encore jeune et elle avait le loisir de rencontrer quelqu’un, même si son caractère vache avait toujours dissuadé ses prétendants à passer à l’action. Les rares gars qui avaient parfois osé, avaient essuyé des échecs plus que cuisants. C’est vous dire…

- « Je viendrai avec toi. Si tu veux toujours de moi, bien sûr… »

J’eus un soupir. Si je voulais d’elle ? Bien entendu. Malgré son sale caractère, elle était forte et de bon conseil. En plus, elle cuisinait comme personne et je dus bien avouer que ses plats me manquaient terriblement. Je passai une main dans sa chevelure pour l’ébouriffer, un peu comme un grand frère et sa petite sœur. La rousse eut un sourire, puis se mit à rougir. Elle finit par essuyer ses larmes, avant de se blottir contre moi comme une gamine. On aurait pas dit qu’elle m’avait foutu un coup de boule tout à l’heure. Par la suite, nous discutâmes de choses plus gaies. Elle me fit visiter certains endroits de Marijoa et je pus même rencontrer quelques soldats du Léviathan qui étaient restés avec elle. Une journée riche en émotions. Le soir même, nous nous séparâmes parce que j’avais besoin de repos, surtout après ce qu’elle m’avait foutu comme coups. Elle voulut pousser le vice jusqu’à dormir avec moi, mais je refusai. Pour notre bien à tous les deux. Et comme je le pressentis, en rentrant, je tombai sur Missa. Elle avait un sourire plus que ravie et une nuisette qui voilait à peine ses formes opulentes. Encore une autre qui ne démordait pas. Il me fallait très sérieusement songer à me caser. Mais celle que je convoitais avait tout simplement disparue…

Drôle de destin, hein ?
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