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Trop d'monde pour une si p'tite Île.

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Toji Arashibourei
Thunder F.

♦ Localisation : GL
♦ Équipage : Ex-Sea Wolf

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Dorikis: 11 400
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Mer 10 Aoû 2016 - 15:25


Ile N° 2547-X
Quelque part loin de tout sur Grand Line


Heinrich Von Blutz regardait fixement au travers la grand baie vitrée de son bureau, dominant du regard l'ensemble de la station N° 2547-X seulement éclairée dans la nuit noire par les innombrables spots de surveillance de l'installation. Heinrich ne regardait pas vers l'extérieur, plus depuis longtemps, car c'est de l'intérieur que venait pour lui le danger.


Derrière lui, le jeune caporal toujours au garde à vous essayait tant bien que mal d'accrocher son attention au travers du reflet que lui renvoyait l’immense vitre. Un reflet au visage marqué par l'âge, la tension et la fatigue. Mais un visage battu ? Ça non, jamais. Finalement, face au silence pesant...

-Vice amiral ?
-Hum ? Oh oui. Je prendrai les mesures qui s'imposent.
-Aye aye monsieur !
-Merci soldat, vous pouvez disposer.


Le sous officier s'éclipsa en silence, laissant son commandant repartir dans ses sombres pensées.

Maudits  soient ces Berry-souls et leurs méthodes, et maudit soit le jour où on l'avait affilié aux services de L'étoile Ike Basara et ses implacables consignes. Trop de choses se passaient sous ses yeux sans qu'il ne puisse agir. Trop de choses qu'il reprouvait. Trop de choses contre lesquels il avait lutté toute sa vie et que maintenant on lui demandait de cautionner sous prétexte de la sécurité du plus grand nombre.

Le plus grand nombre... Cela valait il de souiller son âme du sang des minorités ?


Déjà son œil se raccrochait à un bref flash lumineux tandis que venait des zones de travaux un cri plaintif. Et bien que trop loin pour discerner les détails, Heinrich ne savait que trop bien ce qui était en train de se dérouler à seulement quelques dizaines de mètres de son autorité.


Le vrai danger était à l'intérieur de l'enceinte, cela ne faisait aucun doute pour lui.



...



Face au large, Oro Kirochi regardait fixement la mer, véritable nappe d'encre où se reflétait avec peine les étoiles de cette nuit sans lune. En haut du phare pour le moment éteint, la vue était imprenable de nuit comme de jour, et le calme de l'isolation avait quelque chose de reposant pour le vieux mercenaire. L'agitation des baraquements et des zone de chantiers sous ses ordres était des nécessité, mais dont il ne saurait goutter les plaisirs. Pas comme ses hommes dont il s'était fait maître quelques mois plus tôt seulement.

Un cri s'éleva dans la nuit, vite étouffé  par les bottes des Berry-Souls en faction et de leurs rires gutturaux. L'homme ne sourcilla pas. Peu lui importait la vie de ces esclaves, où bien les manières de ses hommes. Seule l'efficacité comptait, même si cela devait lui imposer de longs mois d'inactivité comme ceux qu'il venait de passer.
Car s'il se montrait à la hauteur, Basara ferait peut être de lui un de ses principaux agents. Il retournerait alors au combat, plus riche et puissant que jamais.


En attentant, le samouraï profitait de la fraîcheur de la nuit et aiguisait les lames de son bras mécanique avec patience, les yeux fixés vers l'extérieur.


Car c'est de la mer que pourrait venir le danger. Cela ne faisait aucun doute pour lui.



...



Sur le pont du bateaux, le petit commando de la révolution s'affaire, préparant équipement et répétant sans fin les consignes et les étapes de l'opération délicate à laquelle ils vont se livrer. car il s'agira de faire vite et bien, les deux garnisons locale ne leur laissant pas des marges de manœuvre des plus sûres.

Le Valet de la révolution Mary "Iron Granny" et le Cavalier Francky regardent en silence au loin, droit dans la direction de leur cible pour le moment invisible. Ils sentent la tension monter, la laissant peu à peu envahir leurs hommes afin d'aiguiser leurs sens. Chacun sait ce qu'il a à faire... tout à été répété maintes et maintes fois par le passé et même encore récemment. Seuls quelques facteurs aléatoires substituent. Des impondérables hélas nécessaires et sans qui rien ne serait possible, du moins pour au moins un des deux. Quant à l'autre...


Mary finit par se pencher par dessus le bastingage, vite rejoins par son homologue masculin, lançant alors tous deux des  regards sévères à l'agitation d'une querelle tout ce qu'il y a de moins professionnel et qui ne désemplit pas.


Car pour eux le danger viens de là. A n'en pas douter.



...



Les deux pieds dans la petite barque qu'on a bien voulu me prêter, je regarde fixement Pénélope, qui pour une fois à bien du mal à soutenir son poids. Mais elle essaye quand même, et pour tout dire j'dois faire des efforts pour n'pas lâcher.

-C'est à prendre ou à laisser.
-Il est nul votre choix !
-Choisis.
-Brumph...

Et la voilà qui croise les bras en faisant la moue, le visage bien coincé entre ses épaules, mais sans pour autant vouloir faire mine de remonter à bord du navire de la révolution contre lequel notre barque est secouée par les vagues.

J'en déduis donc sa réponse, et d'un signe de doigt je fais remonter l'échelle de corde avant qu'une voix sèche ne perce les ténèbres au dessus de nous.

-Vous êtes sûr de vouloir la faire venir avec vous ? Elle ne risque rien ?
-Sûr. La connaissant elle va se démerder pour que vous l'autorisiez à aller à terre, alors je préfère autant la savoir avec moi.
-Gnahgnahgnah je suis trop petite et gnah gnahgnah... genre !
-Et puis honnêtement, sans vouloir être vexant, vu mon expérience dans  c'qui est des révo pour rester en vie, j'l'a trouve plus en sur'té avec moi qu'avec vous.
-Connard.
-C'est ça, faites le malin. Ne vous avisez pas à lui faire le moindre mal sinon vous aurez affaire à moi.
-Oui oui. T'as entendu la dame pénélope, ne me fais pas de mal ou bien tu auras affaire à elle.
-Baka
-Connard.
-Tssss !...
-Huhuhu.


Alors je commence à ramer, propulsant la coquille de noix dans la nuit vers l’île N° 2547-X, encore cachée dans la nuit noire.


Mon regard ne décrochera pas un seul instant de Pénélope, car pour tout dire je ne me sens en danger nul part alors j'ai pas mieux à zieutter, mais aussi parc'que mieux vaut garder cette chipie à l’œil, croyez moi.


Elle boude, et moi j'ricane dans la nuit.
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Toji Arashibourei
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Jeu 11 Aoû 2016 - 12:27


Pour une fois on moufte pas. Ni elle ni moi, juste on reste là assis en silence, le cul bercé par les vagues et l'clapotais d'l'eau sur les rochers environnants.

Car bon, faut bien avouer que la vue se pose là. Semblant sortir des ténèbres, l’immense cercle de falaise parait surréaliste, surface lunaire, qui tel un mur infranchissable  semble vouloir bloquer la route de quiconque a eu assez de malchance pour tomber dessus. J'refreine l'envie d'm'allumer un cigare pour éviter qu'sa braise ne nous fasse remarquer, car tout semblant désert qu'elle puisse paraître l'île ne doit pas manquer d'yeux.  Normal'ment j'me s'rai approché sous la surface des flots pour maximiser l'infiltration, mais là j'ai avec moi une perméable qui est déjà pas jouasse quand elle est sèche, alors j'imagine assez bien une fois qu'elle a bu la tasse. Du coup non, on y  va à la rame et en silence, se rapprochant prudemment des récifs abruptes dans l'espoir de trouver un relief qui fasse écho au plan que j'ai dans la poche et qui devrait nous aider à trouver notre cible. Enfin, MA cible plutôt.

Spoiler:
 


J'sors du coup le bout d'papier, croque un peu d'mon tabac à chiquer, glaviote dans les flots... réfléchis... regarde la falaise... le papier... encore la falaise... Bordel. Puis final'ment je reprends les rames en mains et nous voilà reparti en douceur, sans éclaboussure, contournant d'aussi prêt que possible le flanc de l'île dans l'espoir de tomber assez vite sur la station de rejet d'eau qui devrait être notre porte d'entrée dans ce chaudron du diable. Même pas peur, j'ai déjà souvent dîné chez lui , plus qu'il ne l'voulait d'ailleurs. Quand à Péné... boarf, l'a jamais peur la pisseuse.


...


-Nan mais vous êtes sérieux ?
-Chut ! Tu vas la boucler oui ou merde.
-Merde !
-Merde d'accord, mais merde en silence alors.



J'attends, les deux jambes dans la flotte jusqu'aux g'noux, les bras tendus et le visage sévère. Derrière moi à un angle de récif prés, un imposant bloc de béton accroché à la falaise et au rivage, surplombé par d'immenses tubes de métal d'où on peut d'ici entendre un grondement sourd bourdonner. Pas une lumière visible depuis l'exterieur... mais des guetteurs à n'en pas douter, l'île est bien trop protégée pour qu'on n'y laisse pas un poste d'observation. Le plan fuité par mes sources est assez catégorique là dessus.

-Bon !
-Oui ben ça va j'arrive !


Pénélope enjambe le rebord de la barque, avant de se laisser prendre de mes grosses mains sous les aisselles. Une seconde et d'mi plus tard, là voilà bien calée sur une de mes épaules, les pieds ballant sur mon torse et son cul d'souris se faisant une place dans mon trapèze.

-Sans rire vous allez pas m'porter tout l'temps quand même ?
-C'était à prendre ou à laisser, t'avais le choix et tu l'as fait. Alors assumes et tais toi.
-Nan mais ça rime à quoi là, j'suis pas si p'tite, je peux marcher sans me fouler une cheville hein.
-C'est pas ça.
-C'est quoi alors ?
-Je...
-Vous ?...
-J'me suis juré qu'tu poserais pas un pied sur cette île, alors ce sera l'cas ! Voilà t'es contente !
-...
-...
-Sans rire c'est ça le délire ?
-Oui.


On s'tait... Moi j'regarde droit devant l'air de dire que j'ai plus sérieux à faire que d'm'expliquer avec elle.
Elle me regarde l'air de dire qu'elle sait bien qu'c'est faux...

M'en fous j'lai juré alors ce s'ra l'cas.
-Oui, surtout que tu as dit que tu t'en mangerais une si ça arrivait hein.
-Oh toi ça va.
-Hihihi.



Putain j'sens qu'ça va pas être simple cette histoire.


Dernière édition par Toji Arashibourei le Ven 12 Aoû 2016 - 10:09, édité 2 fois
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Jeu 11 Aoû 2016 - 16:58



Dans le bloc de surveillance règne une étouffante torpeur, que ni la clim ni les bips réguliers des instruments de mesure et de surveillance ne parviennent à dissiper. Bien enfoncé dans leurs fauteuils respectifs, les hommes de garde ne peuvent que compter les minutes qu'égrène avec une lenteur insupportable l'horloge murale, rythmant comme chaque soir depuis maintenant plusieurs mois leurs rondes et leurs opérations de surveillance des innombrables consoles dans lesquels on les a plongés.


Les lumières clignotent en cadence...


Un bip bien connu retentit timidement...



Tout se passe bien, une fois encore...



Puis soudainement une image fugace traverse l'écran de contrôle d'un escargocaméra-caché, vague masse imposante floutée par la vitesse et les ténèbres qui règnent dehors en cette heure tardive. Floutée, mais pas assez pour ne pas accrocher une rétine certes imprégnée de fatigue mais malgré tout de zèle, celle de l'officier en charge.


-Michel.
-Hum... ronfle...
-Michel !
-Humph ! Quoi...
-Caméra 3.


L'homme affalé devant l'écran correspondant et qu'on vient de tirer d'un semi sommeil y jette un regard encore embrumé de fatigue...


-Oui et bien ?
-J'ai vu du mouvement.
-Tu es sûr ? Peut être un coyote, y en a encore quelques uns qui traînent la nuit.
-Non, l'équipe d'assainissement en a fini avec eux avant hier.
-Un nuage devant la lune alors...
-Impossible, il n'y a pas de lune prévue ce soir.
-Qu'est-c'que tu veux que je te dise... tu veux sortir voir ?


Les consignes ont été claires : en cas de doute, sonner l'alarme. Ne surtout pas sortir. Ne surtout pas ouvrir l'unique accès du poste de surveillance et de rejet des eaux de l'île. Alerter le central, mettre le branle bas de combat, lancer le protocole de sécurité 412 et passer l'île au crible fin.

Mais le lieutenant Carl hésite. L'ombre a été si rapide, presque invisible, juste une impression qui a glissé sur le font de son subconscient. Il regarde l'heure... plus qu'une heure avant la relève... La pire heure possible, celle où les quarts sont à la limite de la rupture de fatigue. Lui aussi est fatigué malgré l’énergie dont il fait preuve à donner l'exemple aux soldats las présents. Peut être a t'il seulement rêvé, à demi éveillé ?

Devant son hésitation l'homme assis au poste de commande se redresse, décroisant les jambes et le regardant fixement, l'esprit déjà un peu plus alerte malgré un bâillement à se décrocher la mâchoire.


-Bouaaaaah !... Je fais quoi alors ?


Longues secondes d'hésitation. Réveiller toute la base... Réveiller le Vice-Amiral pour rien... Subir une fois de plus les moqueries de ces maudits mercenaires des Berry-Souls... Pour peut être rien ?


-Déclanche l'alarme.
-J'crois pas non.
-Bien sur que si Michel, c'est les consignes et je t'ai donné un ordre.
-Mais j'ai rien dit moi.
-Comment ca ?
-Huhuhu.


Une lueur de doute passe alors sur le visage de l'officier, chez qui son subalterne encore à moitié affaissé ne trouvera pas de réponse. Le marine veut tenter de dire quelques chose, mais il est coupé net dans son élan par son officier d'un geste de la main, avant que celui-ci ne se rapproche avec hésitation de l'épaisse paroi de béton armé. Quatre bons mètres d'épaisseur, renforcé par plusieurs plaques d'acier renforcées. Rien ne passe au travers. A part peut être le doute. L'officier colle son oreille à la paroi...
-Coucou là d'dans.


... avant de tourner la tête brusquement vers ses hommes noyés dans l'incompréhension, le visage crispé ! Et c'est les veines du cou tendues à l’extrême qu'il s'époumone d'un hurlement paniqué :

-DECLANCHE L'ALARME !!


Mais à peine les dernières syllabes quittent elles ses lèvres que le mur derrière lui éclate violemment en une multitude de fragments poussiéreux, le faisant voler lui et la plupart de ses hommes présents de l'autre côté de la petite pièce ! Les débris ricochent en tous sens, fissurant les écrans et claviers, balayant les mugs de café vides, noyant l'ensemble des lieux dans la poussière de béton ! Les marines n'y voient plus rien, leurs poumons crachent avec peine d'épais traits d'une salive blanchâtre, reprenant tant bien que mal leurs esprits tandis que la lumière peine à leur parvenir. Juste à temps cependant pour que leurs yeux se posent sur une silhouette massive qui avance vers eux à pas lents au travers du brouillard, seul une de ses pupilles brillant horriblement, comme une étoile funeste dans le néant. Puis, la lame d'un gigantesque poignard apparaît à son tour en un chuintement terrifiant... Et une voix :

-Salut bande de moules.


Et une autre, perdue juste à côté :
-Keuf keuf !

Il n'y aura pas d'alarme de déclenchée par le poste de surveillance principal ce soir. Ni ce soir, ni plus jamais.

Il n'y a même plus de poste de surveillance principal.



...



-Non !
-Mais...
-J'ai dit non !


Raaah c'est pas vrai ça ! De mauvais grès je rengaine mon poignard à la lame encore immaculée, non sans un ronchonnement de circonstance. F'sait longtemps qu'il s'était pas amusé quoi... et là... ben y avait l'occaz'... et je/... la miss lit mes pensées dans mon regard malgré sa position sur mon épaule et le fait que je tourne la tête, et appuie encore un peu plus sa décision :

-J'ai dit : non.
-Bon ben ça va !

Vous avez du bol mes loupoups, si ça n'tenait qu'à moi j'vous aurait bien abîmé un peu, juste comme ça pour le fun et la légende. Mais non. Voilà qu'l'autre chieuse s'décide à jouer les révo jusqu'au bout, genre j'ai pas assez d'emmerde comme ça dans la vie. La demi douzaine de gars encore le cul par terre nous zieutent ainsi avec des yeux pleins de crainte mais où perce aussi maintenant une p'tite lueur d'espoir, ce qui j'avoue va un peu à l'encontre de mes habitudes. Pas un n'ose pour le moment se relever, ni même tendre une main vers les boutons d'alarme qui parsèment le local, ma Terreur Abyssale y veillera malgré l'air ô combien peu professionnel que prennent les choses.

-Nan mais faut bien que j'les mette hors de combat quoi !
-...
-C'est ça où on prend le risque qu'ils sonnent l'alarme ! C'est ce que tu veux ?
-Non.
-Ah !
-D'accord. Mais pas le gros couteau !
-Pffff, ok.
-Et pas trop méchant hein.

Putain mais t'as bien vu ma gueule ?! J'ai une tronche de majorette ou bien ?!

-Ok pas trop méchant...
Hihihi
Quoi ?
Décidément je l'aime bien elle.
Oui bah ça va j'l'ai bien compris.
Hihihi.
Bordel !...


On s'rapproche donc de toute la clique, qui ne peut faire un geste malgré l'avancé de la menace, l'une souriante de milles dents pointues, l'autre l'air un peu peinée mais néanmoins résolue.

-Désolés.
-Ouaisouais c'est ça, on est "désolés".


Les mandales pleuvent avec vitesse et précision, éteignant les lumières de l'escouade du lieutenant Carl en une poignée de secondes avant même que celui-ci ne réalise réellement la chance qui venait de s'abattre sur eux en même temps que les ecchymoses.
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Ven 12 Aoû 2016 - 11:48



-Et comment on va passer de l'autre côté maintenant ?

Pertinente question Péné, j'suis content qu'tu m'la poses. Bon maint'nant si tu pouvais juste la fermer ça s'rait bien aussi. Juste comme ça, le temps qu'j'analyse.

-Vous y avez pensé j'espère ?

*Soupire*... Déjà qu'avoir une nouvelle conscience qui t'murmure à l'oreille des leçons d'morales c'est nouveau et pas forcement facile pour moi, alors si à ça vous rajoutez la voix ô combien irritante d'une miss-je-sais-tout direct dans l'lobe de l'oreille... J'vous jure moi des fois j'regrette le temps où j'avais juste un p'tit démon de chaque côté qui m'susurraient des pensées perfides. Au moins eux ils s'mettaient d'accord avant d'me faire chier. Et puis eux ils posaient pas sans cesse des questions. Un an d'vacance à faire le point sur moi même, m'ressourcer, faire le tri et profiter un peu du soleil... Et déjà j'sens qu'la première journée d'turbin va m'poncer les nerfs.

-Péné.
-Hum ?

La p'tiote se méfie. Et à raison.

-Je t'aime bien tu sais.
-Ouaiiiiis ?...
-Mais t'es pire qu'un Lundi.


Ceci étant dit, ses questions ont du sens, ce qui quelque part les rend d'autant plus énervantes. Car va falloir passer de l'autre côté de la ligne de crête maintenant, et le tout sans réveiller toute la smala qui doit encore dormir à poings fermés à l'heure actuelle. Sauf que visiblement si j'peux en juger de tout l'matos qui est autour de nous, on a sérieusement sous-estimé les moyens de surveillance locaux. Basara a fait les choses bien, et passer entre les mailles du filet sans c'coincer un poil de cul d'dans va être une gageure.


Passer par le chemin de garde qui relie le poste de surveillance à la garnison ?
fausse bonne idée, la plus facile mais sur'ment ultra protégée et remplie de cam' et d'détecteurs en tous genres.

Remonter les tubes d'évacuation à la force des palmures ?
Ouais, faisable sans mal pour qui a mes mollets. Sauf avec une gamine de quatorze piges accrochée comme une vilaine tique au cou, sans offense pour les tiques.

Débouler par la grande porte et faire péter l'barrage à coups d'pompes comme on entrerait dans un bordel ? Ouais, facile ça aussi quand on a mes mollets. Mais non, faudrait ensuite  sauver toute la clique de la noyade, puis c'est pas dit que la foule d'esclave survive à la réaction de leurs matons pris dans l'urgence. Ma promesse à Hanbanama et à l'autre vioque en prendrait un coup, alors du coup... non.

Ne reste que la crapahute j'crois... Bon ben quand faut y aller. Une veste de marine déchirée plus tard, me voilà qui loge la p'tiote dedans avant d'me la caler bien confort dans le dos comme une matère faudrait son niard avant d'piler son mil. La péné hein, par autre chose, bande de dégoûtants.
On ressort dans la fraîcheur nocturne, essaye tant bien que mal de déceler dans la pénombre une voie d'accès plus facile dans la falaise ... Puis je tends mes mains par dessus une épaule, Péné crache dedans, on s'les frotte et c'est parti !



[...]



Roh putain.

C'est là que j'comprends pourquoi il existe des bataillons d'soldats d'montagne. Fuck la montagne, moi c'est la mer mon terrain d'jeu ! J'galère, perds mes prises malgré des doigts à même de s'planter dans la roche la plus dure plus facilement qu'une armée entière de piolets ! Ca fait travailler les abdos, c'est bien. Par contre les Tongs, moyen pratique j'avoue. Puis cette merde manque de peu d'déchirer ma belle chemise souvenir de vacance ; et ça j'tolèrerais pas. Du coup on joue comme on peut pour sauver tout ça, sans non plus trop malmener  la miss, la discrétion et le flot d'jurons qui s'bousculent dans ma gorge mais que j'tiens pour le moment en respect.

-Putain !

Bon ok celui là il compte pas.


Déjà une demi heure qu'on est là entre ciel et terre, s'collant autant que faire se peut pour éviter d'offrir une trop belle silhouette aux probables caméras de surveillance qui doivent avoir été disséminées sur toutes les arêtes rocheuses. Alors on joue les mille-pattes et on glisse dans tous les creux les failles et les ombres possibles, c'qui est pas évidant quand vous faites vos deux mètres de haut pour 350kg d'barabaque. Sans compter la zone impaire qui dépasse et qui voudrait bien l'rester si vous voyez c'que j'veux dire, impaire.

On grimpe encore.



[...]



-Dites.
-Putain-d'bordel-de-chiure-de-merde-d'enculé-d'fils-de-pute-de-falaise-à-la-con !
-Dites !
-Quoi encore ?
-Ils ont pas l'air bizarre les piafs par ici ?
-Il n'y a  plus d'piaf ici. Ces cons ont buté tout signe de vie dans la région pour faciliter la surveillance.Putain d'rocher de merde !
-Ben justement, ça les rend pas encore plus bizarres ?


Hum ? Finalement intrigué, je me détourne de ma recherche de prise pour jeter un œil tout au bout du doigt tendu d'la p'tiote, tachant de discerner dans le noir de quoi elle peut bien vouloir parler. Y a pas d'oiseau ici que j'lui dis, mais elle non elle croit que... tiens, un oiseau. Oh merde !!

J'ai tout juste le temps de me jeter sur le côté d'une vive impulsion qu'une masse grande comme deux fois ma taille  vient s'encastrer à l'emplacement exact qu'on occupait juste avant !! On chute le temps d'une fraction d'seconde avant qu'un d'mes poings ne vienne se planter dans la roche et ne nous retienne à la force du poignet, l'autre stabilisant in extremis mon ballot pestant avant qu'il ne finisse en crêpe 100 mètres plus bas !

Et là où on était, la masse immense de deux ailes qui se redéploient, dévoilant alors les reflets métalliques d'un gigantesque oiseau cyborg, machine de chasse et de mort qui visiblement nous a pas à la bonne. Son œil unique se darde alors sur nous, tandis que ses serres taillées comme des machettes se détachent de la falaise qui s'effrite sans mal sous cette peine.


-Pas copain ?
-Pas copain non...
-Glups...
-J'peux l'dézinguer celui là ?
-Oui-oui vous pouvez !


L'oiseau se décolle juste assez de la falaise pour étendre son envergure au maximum, bat deux fois des ailes pour reprendre de la portance avant de s'élancer vers nous, prêt à nous arracher à la roche comme à la vie. Le truc à une vitesse de dingue, dopée au réacteur dorsaux, du genre qui laisse peu d'marge de manœuvre à un type comme moi, alors j'vous parle pas des pauvres coyotes du coin quand la rencontre des espèces à eu lieu.

Du coup je m'écarte à mon tour de la falaise d'une vive impulsion des deux pieds, nous projetant Péné et moi dans l'vide sans la moindre hésitation tandis que tout un pan de la falaise disparaît dans un raclement de gravât et de poussière, soufflée par le cyborg ailé qui continue sur sa lancée ! Sauf que moi déjà j'pivote sur moi même dans les air afin de suivre la trajectoire de la bestiasse, les jambes bien repliée en d'ssous d'moi, et les pognes proches des hanches. L'index et l'majeur se tendent alors tandis que l'oiseau d'proie nous dépasse, comme au ralentit. Le pouce de la même main s'arme en arrière comme un percuteur... Le cyborg en est encore à finir de labourer le granit, commençant à peine sa courbe pour s'en éloigner et poursuivre sa trajectoire. Mon autre main se cale alors au dessus de la première tandis que la gravité commence à me rappeler à elle... Puis :

-Death clap : double shots !


Mes doigts claquent deux fois tandis que l'autre main mime un revolver qu'on ventile, projetant deux mini ondes de choc qui viennent frapper avec précision notre ennemi volant de plein dos, cisaillant les articulations bien exposées des deux ailes et les broyant sans mal malgré l'acier qui les compose !

Un Geppou plus tard, nous voilà de nouveau accrochés à la falaise à la force des doigts , sans un regard pour la pauvre bestiole qui quant à elle poursuit sa route dans son élan, virevoltant hors de contrôle dans les airs avant de s'écraser comme une masse dans les eaux noire et les rochers du contrebas.

Pénélope ne dit rien, c'qui est déjà bien, se remettant d'ses émotions. Moi j'gaviotte mon bout d'tabac à chiquer dans l'vide, avant d'reprendre mon ascension.



Y a plus qu'à espérer qu'le p'tit porte bonheur caustique que j'ai dans l'dos suffise à c'que cette sale bestiole ne soit pas reliée à une caméra de surveillance ou un module d'alarme. Une chance sur deux j'dirais d'expérience, c'qui vu mon karma tenait à dire neuf chances sur dix que ça soit l'cas. Sauf que mon karma est à la hausse en c'moment, alors je jure de rien et on continue.



[...]



-Mais... comment ?
-Je... sais pas.

Faut bien avouer, je sais pas. Alors on reste là tous les deux, immobiles et perplexes sur notre p'tit contrefort rocailleux, les yeux baissés vers le gigantesque nid  de branchages sur lequel on est tombé au court de notre aventure d'escalade. Et au fond du nid, trois parodies d'oisillons, boules nues métallique d'où sortent de ça et là des embryons difformes de début de fines plumes d'acier. Et un long cou qui ressemble à rien, surmonté d'une tête composée pour l’essentiel d'un œil mauvais qui ne nous lâche plus et d'un immense bec aiguisé comme un rasoir. Et qui gueule en plus le bec, sans discontinuité, réclamant une bouffe qui ne viendra pas. Trois p'tites horreurs de la nature qui nous réclame de la bouffe avec l'obstination d'une mère célibataire et vénale en fin d'mois.

-Mais c'était un robot... il devrait pas...
-Je sais pas...
-Et puis comment le métal il fait pour grand*/...
-Je sais pas...
-...


On s'tait, ne pouvait nous détacher de ce spectacle... Puis, un doute. Je regarde pénélope. Elle, ne peut détacher son regard des trois poussins d'la mort. Le doute grandit. Enfle. Se meut en certitude.

-Non.
-Quoi ?!
-J'ai dit non.
-Mais j'ai rien dit !
-J'te le dis tout de suite c'est non.
-Oh aller on peut les prendre avec nous ?! SteuplaitSteuplaitSteuplait !
-Non.
-J'serai sage promis ! Je dirai plus rien !  C'est moi qui m'en occuperai !
-Non !
-Sans leur maman ils vont mourir !
-Bas les couilles c'est des robots.
-Steuplaiiiiiiiiiiiiit !...
-J'ai dit : NON !



[...]



-Piou piou-Bip piou
-Piou Bip-piou piou
-Piou piou piou-Bip

-... *sourire*


Ooooh la ferme !...
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Toji Arashibourei
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Ven 12 Aoû 2016 - 17:04


Jolie vue, pour sûr.

Le cul posé sur la crête rocheuse, je prends deux minutes pour me remettre de notre p'tite escapade verticale, bien contant d'trouver un peu d'horizontalité même si niveau confort on trouvera toujours mieux que d'la caillasse taillée en pointe.  Je chique donc encore un peu, le regard perdu dans la vision qui s'étend maintenant devant nous : Une gigantesque structure tentaculaire, tout en son et lumière même si d'l'extérieur on n'pouvait rien en voir. Tout un réseau de mines, de baraquement et de forts en fin d'construction, parsemé tous les dix mètres de puissants projecteurs qui vous f'rez passer un midi d'été pour un crépuscule de fin d'hiver. Ouais, faudra pas qu'la cadence diminue la nuit, et encore moins qu'des emmerdeurs dans notre genre y foutent leurs vilains pieds. Sauf que mes pieds j'les mets où j'veux ; et c'est souvent dans la... enfin bref. Puis y a pas d'alarme. Et ça c'est rud'ment chouette, merci mon p'tit porte bonheur caustique.


Le plan en pogne, je m'affaire donc à vérifier qu'il est fiable, puis à inscrire dans mon esprit les différents points importants qui s'ront liés au plan mis en place par la vioque et ce bon vieux Francky-kun.

La garnison de la marine. Ça c'est pour moi. Couper la tête, désorganiser, faire diversion loin de l'objectif principal : la barrack aux esclaves.

Les esclaves donc. Ça c'est le taff de Francky et d'son commando qui devrait profiter d'la panique pour rentrer pépère à leur manière. C'est à dire mal de mon point d'vue, mais bon j'ai rien dit j'laisse faire, faudrait pas vexer les nouveaux copains d'classe en jouant les intellos.

Les baraquements des ingénieurs. Négligeable. On y fera un tour si on a l'temps pour du shopping, mais j'en doute.

Les mines et les stations de pompage de la partie encore immergée de la cuvette. Pleines d'esclaves en plein turbin, là aussi c'est le taff de Francky. Le social c'est pour lui, moi j'touche pas d'ce pain là l'est plein d'vers.

Les baraquements des mercenaires de Basara. Ouais ! Ça c'est pour bibi ! Là on va pouvoir s'amuser ! Objectif secondaire une fois la diversion lancée et francky dans la place, foutre le bordel et couper les lignes de renforts ennemies pour lui faire gagner en ligne de vie. Mon taff, mon plaisir.

Et puis le barrage et les navires qui doivent être à quai derrière.... Aaaaah ça... Huhuhu.



-C'est joli vue d'ici hein ?
-...
-Faut juste oublier qu'y en a qui crèvent au fond, mais sinon ça reste joli comme ça de nuit sous les étoiles.
-...


Pas d'réponse ? La p'tiote est en train de regarder le ciel et la voie lactée qui nous domine de toute sa splendeur, le regard vague et muet des mômes en fin d'vie le soir. Vrai qu'il est tard, l'horaire a été choisi par moi avec soin pour taper là où les hommes sont le plus fatigués ; mais c'est sûr que sur une môme ça aide pas. Elle tient déjà bien, surtout pour sa première sortie.
Alors je résiste à l'envie de chambrer et je la boucle pareil. J'me lève en douceur, et j'me dirige avec précaution vers un passage fraîchement repéré et qui devrait nous permettre de rentrer sans trop d'mal au sein de plus gros bâtiment du complexe : la base de la marine.



...



-Comment vous êtes sûr qu'il n'y a personne derrière pour donner l'alerte ?

J'la regarde en souriant de toutes mes dents, avant d'me tapotter l'arrete du nez du l'index, l'air complice. Haki ma p'tite,  Haki. Alors comme elle connait pas elle peut pas comprendre, mais l'idée est là et  elle se mure à nouveau dans son  silence, trop fatiguée pour répliquer, argumenter ou encore simplement poursuivre sur ses questions. Vive les missions nocturnes, j'devrais faire ça plus souvent !

Bien cachés dans un angle mort des caméras coincé entre le flanc de la falaise et le bâtiment, nous voilà dos au mur comme qui dirait, mais pas sans ressource. Car c'est bien gentil l'béton et autres moyens conventionnels pour garder ses affaires ou sa vie loin des autres, mais face à des mecs comme moi qui déplaçons des montagnes juste en r'niflant... ben c'est un poil obsolète. Et comme j'aime prouver mes dires, je dégaine alors mon poignard fétiche avant de le nimber d'un noir absolu, celui du Haki du renforcement. La lame s'enfonce alors dans le mur épais comme dans du beurre fondu, découpant sans mal une ouverture à même de m'laisser passer sans toucher les bords. Une pichenette plus tard, et c'est tout un pan d'mur ayant la forme de la silhouette d'un homme debout qui s'effondre.
Brouuum !...
Ah merde. Ça c'était d'trop.

-Ah bravo.

Roooh ca va, j'suis sur que personne à rien entendu avec tout c'boucan qu'font les mines !

-Y a quelqu'un ? Qui va là ?


Bon ok j'ai rien dit. Par contre j'agis. Ni une ni deux me voilà qui m'jette dans un angle de la pièce où nous venons de pénétrer, me calant aussi discrètement que possible en attendant le garde que je sens venir à nous. Et à peine le pauvre bougre laisse  dépasser le bout d'son nez que j'le chope par le  foulard avant d'lui écraser le pif d'un bon coup d'coude. Bonne nuit gamin ; et t’oublieras pas à ton réveil la règle de base : dans l'doute, cours vers tes potes. Des potes d'ailleurs ? Non, pas a priori, on est peinard, la bourde évitée de justesse.



...



-Non c'est non !

Le 1ère classe Julius avait mal à la tête. Du genre de ces migraines qui vous tiennent des semaines et qui vous paralysent complètement. Il avait du mal à respirer par le nez aussi... et sa tête était comme dans du coton... Et ces voix étranges qui traversaient un peu plus la brume de ses sens à chaque seconde.

-Faut bien que j'lui demande où aller, le plan qu'on a montre pas l'intérieur des bâtiments !
-Oui, mais pas de torture.
-Tu vas pas m'apprendre mon métier quand même oh !
-Peut etre, mais pas de torture j'ai dis.


Sans trop savoir ce qui lui arrivait, le soldat Julius ne pouvait qu'instinctivement être d'accord avec la première voix, celle qui semblait infiniment plus sympa. Il essaye donc de reprendre un peu plus ses esprits, secouant la tête et portant la main à son visage.

-Et  je fais comment alors ?!
-Ben je sais pas moi.... Demandez lui gentiment.
-Demandez lui gentim*/ !... Put.... ain ! *soupire*


On le secoue, et c'est un visage patibulaire et ô combien connu qui le sort des bras de morphée. Ah ! Arashibourei !! Julius défaille.

-Tin' le con.

On le secoue à nouveau, et c'est un visage patibulaire et ô combien connu qui le ressort des bras de morphée. Ah ! Arashibourei !!... Julius def*/
Baf !
-Oh ducon, reste avec nous.
-Gentiment on a dit.
-Tu as dit.
-Oui ben gentiment quand même.

Je soupire... Elle va m'rendre dingue j'vous jure. J'suis à deux doigts d'passer chez les civils c'est moi qui vous l'dis. Mais bon, nouveau Toji nouvelles règles, je hoche la tête comme pour dire que j'abdique, avant d'retourner mon attention vers le loustic que j'ai pas lâché à son grand damn. Toi mon grand, tu vas nous dire tout c'que tu sais sur les plans du bâtiment où on s'trouve et sur tous les systèmes d'alarme qu'on devra éviter. Sois sympa et je l'resterais. Fais moi chier et... ben je sais plus en fait.

-Salut mon bon, pourrais tu avoir l’obligeance de nous indiquer notre chemin ?
-N'en faites pas trop hein...
-Que ?...
-Mon amie et moi sommes égarés, et nous voudrions parler au plus vite à votre supérieur.
-Quoi ?...
-Il est où ton boss ?
-Comment ?...
-Le vice amiral ! Où qu'il crèche ?! Réponds ou bien !
-Attention, on s'égare là.
-Je...

La pression monte et la cocotte commence à siffler. Putain j'vous jure faudrait pas pousser là !

-Heinrich ! Où qu'il... Attends.
-Que ?...
-Deux s'condes j'te dis ! Péné ?
-Hum ?
-Ferme les yeux.
-Pourquoi ?
-Ferme les yeux et réfléchis pas !
-Roh ça va, pas b'soin de crier non plus. Voilà, contant ?
-CRACK ! Aaaaaaaargl !!!
-Mais que */ !... Vous lui avez pété l'bras ?!
-Moi ?! Non j'te jure il a glissé !
-Foutez vous d'ma gueule en plus !
-J'ai maaaaaal !
-Mais si j'te jure ! A peine t'as fermé les yeux que c'con a glissé sur une moule [...]
-J'ai super maaaaal !
-[...]et heureusement que j'le tenais sinon il aurait vraiment pu s'faire bobo.
-Baka !!
-J'vais vous dire où il est ! J'vais tout vous dire !
-Ah ! Cool, merci mec.


Le mec se met à table, moi l'écoutant d'une oreille attentive et la pisseuse faisant la gueule, vexée, nous tournant l'dos perchée sur mon épaule. Dans l'doute je note tout sur un bout d'papier, que je tends ensuite à Péné avec un grand sourire.


-T'avais raison, c'est vrai qu'on obtient vach'ment plus de truc quand on est serviable avec les gens.


Lui a parlé ; elle va la boucler pendant un bon moment tant elle fait la tronche. D'une pierre deux coups l'Toji huhuhu !
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Dim 14 Aoû 2016 - 11:53



Bon ben pour l'moment ça s'déroule pas si mal notre p'tite affaire hein ? Pas d'réponse ? Boah, elle doit encore bouder. J'avance donc, telle une ombre, glissant de corridor en corridor, effaçant les sentinelles sur mon passage avec autant d'efficacité et d'tact que possible. Jusque là rien d'bien méchant, les installations ayant surtout été faîtes pour rendre l'île invisible, mais pour ce qui est de l'intérieur on a l'droit a du assez classique. Et c'est là qu'on r'merciera Davy Jones de m'avoir fait mouette au moins une fois dans ma vie, rien qu'pour y gagner l'réseau d'informateur et d'connaissance qui permettent justement de voir l'invisible et de deviner l'indevinable.

Donc là si j'dis pas d'connerie, il devrait y avoir un coude sur la gauche, avec un poste de garde. Bingo, merci mon gars pour tes infos, même avec un bras en moins t'as su être lucide et précis. Surtout avec un bras en moins en fait. Et puis le Haki aussi, faudrait pas l'oublier, ça aide dans c'genre de cas. Attentif, je patiente en silence... jusqu'à ce que je sente un relâchement dans la garde, un mouvement fugace des auras du poste de surveillance... Soru ! Me v'là de l'autre côté ; et j'continue à avancer sans un bruit.


...


OK, on devrait toucher au but. Oh la môme, tu pionces ou quoi, j't'entends même plus bougonner ? Ah ben ouais elle pionce, la môme. Tu m'étonnes, rude nuit, puis bouder ça crève. Du coup j'dis rien ,j'la laisse à son repos et à ses rêves que j'espère pas trop dégueux, et d'un main j'la remonte un peu plus dans son balluchon pour qu'elle y soit plus confort. Bien sanglée dans mon dos, elle se laissera ainsi bercer un peu plus par les roulement des dorsaux à même de faire passer les mains d'un masseur pour celles d'un bébé.


Puis j'continue, ouvrant d'un suintement feutré les grandes portes qui me font face, avant de me glisser dans la pièce sombre en silence. Tout est noir ou presque... Progressivement mon œil s'habitue, commence à distinguer ce que mes cellules de Lorenzinis savent depuis un moment...  Une salle gigantesque de presque cent mètres de long pour une bonne vingtaine de large, parcemée par d'innombrable lit superposés disposés en rangs serrés . Et dans chaque lit, un p'tit marine qui dort gentiment. Les ronflements disparates donneront à la pièce des allures de scierie, mais au final on s'y fait. J'en sais quelque chose.

Pas un bruit qui n'dépasse des autres ? Non. Pas d'maton en vue qui vérifie qu'il n'y ai pas un conscrit qui joue les zouaves ? Non, on doit etre entre deux tours de ronde. Alors j'desserre du cul un moment, profitant de cette petite zone de calme malgré la présence de pas moins de quatre cents homme du régiment local à moins d'cent pas.  Les autres doivent être de quart ou bien dans l'deuxième dortoir, celui qui est de l'autre côté du bâtiment.


P'tit tout d'horizon, et une pensée nostalgique pour ces années où j'vivais dans un truc du genre. Sauf que mon lit à moi il était au milieu d'un grand vide désert... Connards d'humains. Pas si bons qu'ça en fait les moments, même si déjà à l'époque ça m'passait au d'ssus comme d'la pisse au d'ssus d'un terrier d'lapin. Passait au d'ssus... ou p't'etre pas tant qu'ça en fait quand j'y r'pense honnetement. F'in bref.



J'trouve un lit vide, vers lequel je me déplace à pas de loup, avant d'y caler bien confortablement la p'tiote quant à elle toujours perdue dans les bras d'morphée. Elle bougonne inconsciemment lorsque je la borde, mais comme tous les mômes de son âge et de son état de fatigue elle captera rien. La voilà donc qui se renfonce dans les draps et l'oreiller. J'la regarde un moment sans moufter... C'est pas si moche en fait un gniard...

Puis je dépose à ses côtés le sac de toile dans lequel pioncent également les trois boules de métal à plumes, qui pour leur part se remettront timidement sur ON tandis que je les calle bien au chaud contre le p'tiote. Piou-Bip ? Que m'fait faiblement  une des trois merdouilles. Oui oui c'est ça, Piou-piou. J'leur file les restes de mon tabac à chiquer comme on filerait des morceaux d'mulot. Les bestioles rotent alors un rond d'fumée, émettent un Bip satisfait, puis se remettent en veille comme des amours.

-Hum.... Henri... t'es deja rentré d'ta garde ?


Ça c'est la voix qui vient du lit du d'ssous. L'genre de voix qu'on a lorsqu'on est sorti d'un somme bien mérité à trois heures du mat par un bruit dont on n'saura heureusement pas déterminer la nature. J'me penche, fais un grand sourire. Le gars ouvre difficilement un œil encroûté de sommeil... l'deuxième.... se frotte le visage des deux mains. Puis découvre le mien.

-Nan, c'est pas Henri. C'est l'marchand d'sable huhuhu.

Un marron plus tard, le brave type retrouve son sommeil mérité, la trogne enfoncée jusqu'au cou dans son oreiller et les membres agités de spasmes maladroits.



Bon, c'est pas tout ça mais faudrait penser à turbiner un peu. La môme plus dans les pattes, on va pouvoir commencer à avoir les coudées franches, et ça j'peux vous dire que c'est pas dommage. Enfin, pour moi ; parce que pour les autres... huhuhu.

Me voilà donc qui me dirige vers le lit suivant, tapottant délicatement de l'index le type qui y ronfle à poings fermés. Le gars ouvre un oeil en ronchonnant. Et j'lui y mets le mien, de poing fermé.

-Bonne nuit.

En d'ssous, même scénario. Une manchette dans la gorge plus tard me voilà donc qui me décale de quelques pas pour passer aux lits suivants. Ça risque d'être long, mais j'voudrais pas réveiller la pisseuse.

Pardon-bam ! Bonne nuit-Pif ! 'Scuze-aaargl ! Chuuut-heurgl ! Fais dodo-Sbarf !


On avance comme ça l'air de rien et non sans une pointe d'amusement peinte sur la gueule, jouant les somnifères là où y en avait pas forcement besoin sur l'moment, mais bon vu la tournure que vont prendre les choses j'préfère leur assurer une bonne nuit d'repos histoire de pas les déranger pour rien quand l'alarme se mettra à beugler de partout. Sympa non ? Je sais me r'merciez pas j'fais ça d'bon cœur. Mais non c'est pas maman et il n'est pas l'heure d'aller à l'école, dors, SBAF !

On continue comme ça un moment, essayant d'varier les coups autant qu'les répliques, juste pour le fun et pour le style. Car c'est important d'savoir varier dans son travail, c'est bon pour la carafe et l'moral. J' mandale, j'étrangle, j'avoine, j'manchette... bref, j'allie l'agréable à l'utile.



-HEY !!


Grand flash de lumière lorsque subit'ment un corniaux d'éclanche l'interrupteur de la lumière, plongeant tout la pièce dans un blanc éclatant et une multitude de cris indignés ! Enfin, du moins des cris indignés depuis la moitié d'la salle où je n'ai pas encore eu l'temps d'passer donner mes cach'tons perso.

-Lumière bordel !
-La lumièèèère !
-On veut dormir !
-Ouais la lumière...
-Aziz ! Lumière !
-Bip-Piou !
-Piou Bip !
-Bip-Piou-Bip !

-On veut dormir bordel !


Sauf que avalanche de reproche ou pas, le gars de la MP -la police militaire du coin- ben il semble pas décidé à lâcher l'affaire ni même sa belle matraque blanche, bien décidé à pourrir l'ambiance tout ça parce qu'il m'a surpris en train d'avoiner ses potes. Relou le gars, j'pense que vous situez l'genre.

-Mais levez vous! ALERTE !!!


Et le voilà qui beugle en plus, le con ! Mais tu vas m'réveiller pour de bon la pisseuse, tu peux pas la boucler deux minutes corniaud ! Ton alarme tu la déclencheras après si tu veux, mais là en l’occurrence tu la boucles ! Et hop, une matraque blanche arrachée sans mal de ses petites mimines subitement terrifiées, un casque blanc soulevé plus tard, et le gars s'effondre comme un sac, une belle bosse sur le crâne.


Autour de moi toute la clique finit alors  par sortir de son sommeil, cause au cri à la lumière et à la sensation de panique ressentit juste avant dans la voix de la sentinelle. Bref, même si la nuit est encore là ils sentent qu'un truc couille ; et en marines bien entraînés ils réagissent comme ils devraient : les pieds illico dans leurs rangers et le fusil dans les mains. Deux cents mecs pèle mêle qui s'démandent c'qui s'passe, sauf pour les plus proches qui ont une vue direct sur moi et sur ma gueule pas si inconnue qu'ça. Mon nom passe en une vague de murmure dans la salle. Tous resserrent leurs mains sur leurs armes. Silence de plomb où nul n'ose faire le premier geste faute d'ordre et de burnes adéquates.

Moi, j'm'allume enfin mon premier cigare d'la soirée... Je tire dessus... savoure un moment la fumée dans ma bouche... avant d'la recracher en épais geyser vaporeux. Une vraie machine  à vapeur que j'suis. Une vraie machine de guerre. Puis d'une voix faible mais que tous entendront :

-Bon les loulouttes, j'ai là bas une môme qui a eu une longue journée...
-...
-... alors si vous pouviez faire ça en silence ça s'rait sympa.


J'tire à nouveau sur mon barreau d'chaise tandis que tous se demandent s'ils ne font pas un rêves collectif ou autre conn'rie du genre. Puis  un caporal plus hardis que les autres ouvre grand la bouche pour beugler une charge ou je n'sais qu'elle débilité du genre. Coup d'genou dans les burnes, le mec décole juste à hauteur de mes épaules, pour se voir manger une reprise de volley qui l'enverra à l'autre bout d'la pièce. Brack !!


-Vous pouvez crier, implorer, pleurer... mais en silence. Ok ?


Puis j'me jette dans la melée sans plus attendre, tout content d'pouvoir enfin avoiner sans retenue sur des gars qui n'ont rien fait d'mal, c'qui quelque part n'ote en rien l'plaisir. Ca mandale donc, ca ventile, ça balaye allègrement ! Soru sur soru je virvolte dans la pièce à une vitesse vertigineuse afin de couper court à toute réaction toute fuite ou toute tentative d'alarme, véritable typhon vivant contre lequel les pauvres soldtas ne pourront rien. Pour une majeur partie d'entre eux, ils n'auront même pas vu ce qui s'est passé, seulement une masse floue et entourée de goutellettes de sang en projection, de lits qui virvoltent et de cris étouffés. Et juste avant que leur conscience ne s'effritte, un p'tit mot gentil qui leur parvient snas pour autant leur laisser un bon souvenir. "Désolé." PAm ! "Bonne nuit" PIF ! "Moins fort !" SBARF !


...


-Huuuum... Mais il s'est passé quoi ici ? Où on est ?
-Piou ?

Péné se réveille, se frotte sa p'tite trogne de musaraigne et découvre l'ensemble du carnage. Quatre cents pauvre types étalés ci et là, dans des états plus où moins bons mais tous entiers, seule leur conscience s'étant fait la mal à défaut d'leur vie. Et moi dans tout ça, les deux pieds au milieu d'la chair inanimée, tout sourire, et l'dernier des quatre cents dans la main, l'autre en suspension au dessus d'ma tête, coupée dans son élan d'avoinage.


-Oh, t'es réveillée. Bien pioncé ?
-Mouais... C'est qui tout ces gens ?
-Je sais pas, des gens. Tu t'appelles comment toi ?

Le marine décrispe un peu son visage tout bloqué par l'attente d'un gion qui ne vient pas, ouvre un œil timide.

-Kobby m'sieur ?
-Lui s'est Kobby Péné. Dis bonjour à Péné Kobby.
-Bonjour m'zelle ?
-Dis bonjour à Kobby Péné.
-C'est quoi la suite ?
-Tu vas voir. Kobby ?
-Oui ?

Le visage se recrispe et l'type serre du fion à s'en faire péter une rustine.

-Tu veux être un héros Kobby ?

L’œil se rouvre, mais le fion ne s'desserre pas pour autant.

-Euh, non m'sieur ?
-Mais si tu vas voir c'est facile.

Je le repose sur ses deux pattes, le soutient tandis qu'elles flageolent, le remets une nouvelle fois dessus... avant de lui montrer le gros bouton rouge situé à l'entrée de la pièce.

-Tu vois ce gros bouton d'alarme.

Le gars hoche de la tête timidement, ne sachant pas trop où cela va le mener si ce n'est vers une fin pas si glorieuse et forcement très douloureuse.

-Appuie dessus.
-Que j'appuie dessus ?
-Oui.
-Sur ce bouton ?
-Humhum.
-Celui de l'alarme ?
-Voilà.


Le gars hésite, flaire le piège. Et mon grand sourire ou encore ma main amicalement  tendue dans sa direction n'aideront pas. Il jette un œil à Pénélope, qui ne lui sera pas d'un grand secours pour le coup, tout soupe au lait qu'elle puisse être au réveil.
Puis le gars se décide, avance à pas de démineur vers le bouton sans me lâcher une seule seconde du regard. Je souris de plus belle... Plus que quelques pas... Sa main se tend.. mon regard s’étrécit... Puis après une ultime seconde d'hésitation,  Kobby appuie d'un coup sec sur le gros bouton rouge, et dans toute la base les sirènes se mettent subit'ment à beugler comme jamais !!


Spoiler:
 


-Bravo champion, t'es un héros !
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Lun 15 Aoû 2016 - 15:03


Heinrich "Justice" Von Blutz dormait. Il dormait du sommeil des justes, aussi droit et figé dans son lit qu'un mort dans son cercueil. Mais ça c'était avant que la puissante sonnerie de l'alarme ne vienne se répandre dans le moindre mètre carré de la base. Et sa chambre ne faisait pas exception, bien au contraire, celui-ci avait fait remplacé son réveil matin par un boitier d'alarme, se réveillant de toutes façons chaque matin une minute avant l'horaire réglementaire.


Spoiler:
 


Le voilà donc qui ouvre instantanément les yeux au moment où les premiers échos stridents se répercutent encore dans le béton du bâtiment, grands ouvert comme s'il était au beau milieu de l’après-midi. Passant alors en une fraction de seconde de la position horizontale à celle d'assis bien droit sur le rebords de son lit, c'est donc tout naturellement qu'il accueille d'un regard des plus acérés l'officier qui pénètre dans la pièce.

-Contre Amiral, l'alarme général vient d'être déclenché en zone B-24 !
-Je veux un rapport complet d'ici que je sois prêt.
-Aye aye sir !


Heinrich se relève alors d'un mouvement sec, agrippant au passage un montant de son lit, qu'il tire alors derrière lui en un claquement du bras. Le lit s'envole, ou plutôt s'enroule autour de lui comme si soudainement les montants en bois et en acier n'étaient pas plus consistant que les draps qui les accompagnent !  Les voilà qui retombent ainsi sur les épaules de l'officier supérieur de l'île N°2547-X, tandis que celui-ci enfile ses bras aux seins de trous que ne devraient pas être. Ou plutôt de manches. Quelques secondes plus tard, Le contre Amiral était en uniforme complet, renforts en bois et métal en prime.

-Je suis pret. Votre rapport officier.
-Heu... Aye aye sir !


Heinrich écoute son officier lui transmettre les informations disparates qui s'accumulent peu à peu, le visage fermé en silencieux. Puis, tandis que son officier de liaison continue à interrogé poste de commande sur poste de commande, le vieux soldat d'expérience réagit, certains d'avoir les donnée s nécessaires à une première phase de réaction.
Il coupe alors dans son élan son subalterne, avant de lancer une série d'ordres précis et sans détour, visant à clarifier la situation si ce n'est à l'endiguer complètement.

-Verrouillez les issus. Doublez la garde devant les réserves et les armureries. Mettez les scientifiques à l'abri. Prevenez tous les chefs de sections. Je veux un rapport complet toutes les deux minutes !
-Aye aye sir !!


La zone B24... et plus de nouvelle depuis des troupes présentes dans le secteur... Comment un ennemi a t'il pu s'infiltrer si loin dans leurs lignes avant que l'alarme ne soit déclenchée ? Une chose était sûr, il ne s'agissait pas là d'une simple tentative d'évasion ou d'une fausse alerte. Son instinct le lui criait, les choses était graves.

Mais peu importe, Heinrich était là pour les choses graves. On l'avait formé pour ça. Il avait dévoué son existence entière pour ça. Il s'était préparé dès ses premiers jours sur place pour ça. Juste au cas où. C'était son devoir, son acte de foi envers la marine et tout ce qu'elle représentait. Et quoi que cela puisse être, il ne comptait pas lui laisser la maîtrise de son île.


-Des contacts dans les secteurs A 12 et A13 !
-Combien ?
-Je ne sais pas monsieur, les choses avancent trop vite.
-Continuez soldat.
-Aye sir !

A12 ? A13 ? Venant de B24 cela n'avait pas vraiment de signification... A moins que. A moins que la cible du commando ennemi ne soit rien d'autre que...

BRAAAAACK !!


La porte de la chambre du Contre Amiral explose subitement en une infinité de coupeaux de bois, ventilant la pièce, dispersant papiers ustensiles du quotidien et lieutenant avec la même facilité !

Et dans l’embrasure de la porte déchirée, une voix qui se répand dans le silence et  la tension de l'attente :

-Vous êtes sûr que vous étiez obligé de faire tout ça ?
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Sam 27 Aoû 2016 - 19:15



-Bon dis donc, t'as pas fini de me plomber mes entrées ?
-Ben quoi ?
-La prochaine fois si tu continues  je te laisse à quai hein.
-Et gnahgnah gnah...


Gromelemeuleuh... Tin' j'vous jure celle là... Autant s'balader avec un nez rouge et des grolles de 6 pieds de long, vous aurez à peine moins d'classe qu'avec son cynisme collé au derch', c'est moi qui vous l'dit.


Bref, je pénètre dans la pièce au travers de la fumée qui se dissipe assez vite, la morveuse sur le dos et le regard peu avenant sur le visage. Devant nous, se tenant stoïquement debout malgré notre apparition des plus diplomatiques, notre cible. MA cible. Heinrich-kun... Mon cher Heinrich... Oui toi qui m'regarde de tes yeux en fente, immobile et pourtant prêt à tout, je le sens, je le vois au moindre mouvement de tes muscles, pourtant infimes. Tu es là, et tu nous regardes comme si tu t'y attendais depuis toujours. Surpris, non. Apeuré ? Encore moins. Non, je vois que tu calcules déjà le moindre geste, la moindre opportunité. Le regard de celui qui se prend au sérieux, de même que la situation passablement merdique où il se trouve. Pas l'mien quoi.


Non moi j'ai l'regard amusé de celui qui a pris du bon temps y a peu, et qui ne compte pas s’arrêter là pour autant. Un moment qu'j'avais pas mandalé. Une sacrée paye que j'avais pas pété du mur et des ratiches. De sacrées bonnes vacances qui ont été autant salutaire à mon entourage qu'à moi même j'vous dirais. Mais elles sont finies, tonton Toji est de retour. Et ça va piquer mon p'tit Heinrich.

Mais forcement, quand on revient des îles avec encore du sable et des petits parasols à cocktails coincés dans l'fond du slip, ben on reprend l'turbin à la cool. On s'modère, on essaye de pas tomber dans le burn-out trop vite ; on fait survivre sa bonne humeur. Et crois moi, vu l'sourire dont j'te gratifie Heinrich, là j'suis encore d'bon poil malgré c'qu'on pourrait croire quand j'parle à la pisseuse. Tu vas m'découvrir de mauvais poil tôt ou tard... mais j'espère pour toi qu'ça s'ra l'plus tard possible.


Un homme en uniforme se relève dans un coin de la pièce, nous voit, blêmit... puis commence un geste idiot qui est celui de porter la main à son arme. Ça l'classe direct dans la catégorie des dossiers à traiter, c'qui est jamais bon j'vous assure.

Et c'est là que j'vois que l'contre amiral que j'ai en face est du genre sympa, car le voilà qui arrête d'un geste de la main son subordonné avant qu'il ne soit trop tard. Pas un regard pour lui, pas un mot, mais malgré tout l'officier s'immobilise dans l'instant, ouvre la bouche pour protester, avant de se raviser. Car il voit lui aussi que son supérieur est des plus sérieux. Il n'a pas détourner le regard une seule fraction de seconde de moi.

Alors comme j'suis un mec assez urbain :

-Salut !


Pas d'réponse ? Tant pis. Mais pas cool mec... C'est parc'que j'suis un traître un connard et un meurtrier qu'il faut pas être poli. Mais bon, à tes yeux faut croire que oui tant j'y lis aussi d'la haine. T'es fier d'ton uniforme j'parie hein ? Brave soldat, c'est comme ça qu' j'les aime le matin huhuhu.


-Lieutenant ?
-Aye aye sir ?
-Veuillez sortir et alerter Monsieur Oro Kiroch que Thunder F. est ici, et que je m'en occupe.
-Mais sir, je ne peux pas vous laisser !
-C'est un ordre soldat. Vous ne feriez que vous mettre en danger.
-A... Aye sir !
-Veuillez... conseiller aux Berry-Souls de lancer des recherches, ceci ne doit être qu'une diversion en vue d'attaquer les points névralgique du complexe. Ces séides ne doivent pas être loin, cachés dans l'ombre du loup.
-Aye sir, j'y vais tout de suite !


Ou pas. Car faut pas croire que votre dialogue m'a ennuyé, grand merci à la perspicacité du Heinrich qui décidément n'est pas en charge du tas d'cailloux pour rien, mais c'est pas pour autant que j'vais vous laisser vous balader serein chez vous. Chez vous c'est chez moi maint'nant. Et personne est serein chez moi, qu'on se le dise. J'suis partout chez moi de toutes façons.


Me voilà donc qui me projette vers le lieutenant alors en train de se diriger vers une sortie secondaire, aussi vite que me permet la Pénélope toujours sur mon dos dans son baluchon ! Le gars a tout juste le temps de me voir, ses yeux s'exorbitent tandis que mon pied file vers ses gencives, puis le voilà qui ouvre grand la bouche dans un début de cri de terreur.

Vlan !

Mon pied pulvérise tout un pan de mur juste à côté du marine encore paralysé par la peur, dévié in extremis par le corps du contre amiral lancé par un Soru parfaitement maîtrisé. Je sors mon pied des décombres, un tantiné irrité, tandis que pour sa part le vieux soldat se concentre encore un peu plus tout en se massant le bras qui lui a servi à bloquer mon attaque.

-Je vous ai donné un ordre soldat. Rompez.
-Aye sir !


Et voilà le lieutenant qui file hors de ma vue, son supérieur bien placé en couverture derrière lui, le feu au fond des yeux.


-Si c'est ça qu'tu veux mon coco...



Ouais, j'ris déjà un peu plus jaune. j'aime pas trop qu'on s'mette en travers de c'que j'veux faire. Alors, j'passe direct au plat principal, commençant à sautiller sur place comme pour m'échauffer. Petit coup d’œil rapide à sa jambe droite placée en avant, suivi d'un rapide mouvement d'épaule... Mais aucun geste, aucune de mes deux feintes, ne fera mouche sur le vieux soldat de métier qui me fait face. Ok, c'est bien ça... un bon point pour toi.

On va voir si t'es aussi rapide et solide que tu as l'air alerte. Je m'rabaisse donc d'un seul coup, avant de foncer sur lui en de grandes enjambées qui font crier le plancher sous mes pieds ! Petits mouvements rapides de bustes pour me désaxer tandis que lui sort soudainement une grande lame de je ne sais où, puis je fonds sur lui ! je dévie sa lame d'un mouvement de poignet rapide, avant d'enfoncer sur son flanc mon tibia par deux fois, le faisant reculer dans une grimace de douleur et ce malgré une résistance étonnante. Un peu comme si j'avais tapé dans une vieille bûche de bois, voir un lingot de métal...  Pas l'temps d'réfléchir, j’enchaîne et glisse sous la lame qu'il tend en direction de mon œil pour mieux lui impacter le sternum !
Mais le voilà qui dévie à son tour mon attaque d'un pan de son manteau avant de tourner sur lui même, lame bien tendue vers un cou qui heureusement disparaîtra à temps. Il est rapide huhuhu, alors j'ai encore envie de m'amuser un peu.


On enchaîne ainsi les attaques, feintes et défenses, virevoltant dans une dance compacte et mortelle, faite de fracas de sa lame sur ma peau noircie et de mes coups sur son uniforme ! On poursuit, soutient sans faiblir, mais déjà je peux voir que le contre amiral a de plus en plus de mal à tenir la distance, son seul sabre et son endurance d'humain ne pouvant faire face à mon Haki et ma sauvagerie. Et tandis que mes coups se font plus violents alors que l'amusement croit en moi, lui grimace et redouble d'effort pour me priver de ma tête. En vain.


Surtout que l'vieux marine qu'il est ne semble pas vouloir profiter du poids pas si mort que j'ai sur le dos et qui limite largement ma vitesse et mes mouvements. T'as trop d'principe mec, ça va te tuer si t'y fais pas gaffe, t'auras pas trente-six fois cette chance que j't'offre.

Et comme en réponse à cette réflexion, le voilà qui par un habile mouvement de poignet arrive à pénétrer ma garde, dévie mon buste pourtant énorme d'un coup d'épaule avant de se reculer précipitamment tout en délivrant un surprenant revers de son sabre ! La pointe rate de peu ma carotide, voir l'effleure carrément vu le profond sillon sanglant qu'il vient de m'offrir juste sous le menton.
Main sur la gorge pour endiguer le liquide carmin, je suis tout de suite moins sourire. Il a de la ressource en tous cas, et il faut croire que j'lui offre la motiv' nécessaire aussi... Alors, comme j'suis devenu bon joueur, j'lui offre un hochement de tête respectueux suivi d'un sourire en coin, avant de me reculer de quelques pas. Pas de signe de son côté, on ne pactise pas avec l'ennemi c'est ça hein ?



Me voilà donc qui défait mon balluchon, avant de poser la miss debout sur le grand bureau du contre amiral, les deux pieds loin du sol et un regard suffisamment clair pour le lui faire comprendre. Péné fait la moue comme si ce petit jeu ne l'amusait pas, mais moi je suis déjà tout à mon adversaire, bien que dire que je ne l'ai jamais quitté serait plus juste tant il aurait pu me pourfendre si je lui avait laissé une ouverture suffisante. Car maintenant... on va s'amuser pour de bon.


Obsidian Balista ! Délesté de la pisseuse, je me retrouve sur Heinrich en un clignement d'paupière, mon coude bien enfoncé dans ses côtes ! Le voilà soufflé par la violence du choc, ricochant sur l'épais mur de béton derrière lui tandis que je le reprends à la volée d'un revers de poing ravageur ! Mais le voilà qui en plein vol se solidifie d'un magistral Tekkai digne des écoles, encaissant le choc avant de stabiliser son envol d'un Geppou qui le ramènera à terre. Soru de sa part, imité instantanément par le mien ! je le percute, l'avoine d'un doublé du droit qui lui éclatera à moitié le masque dans une gerbe de sang mal contenue !
Le gars vole avant de se stabiliser, bien décidé à ne pas baisser les bras malgré le fait que visiblement il n'a pas la moindre chance contre moi. Mais toujours ce même regard. Ce regard de celui qui croit encore en sa victoire. De celui qui ne veut pas encore admettre sa défaite. Un putain d'regard que je vais détruire ouais.

Soru donc, et me voilà qui le gratifie d'un high kick capable de couper un bateau en deux, mais qui sera de justesse encaisser par son Tekkai. Le mec tient sur ses pieds malgré le sang qui macule son uniforme, avant de reprendre presque aussitôt un autre coup cette fois-ci de l'autre côté ! Véritable punching-ball-ball, Heinrich n'arrive maintenant plus à suivre alors que j’accélère sans cesse la cadence et la puissance des frappes. Son Tekkai arrive tout juste à tenir, mais ne lui laisse plus la moindre chance de bouger et ainsi se soustraire à ma vindicte. Huhuhu, relâche le et tu ne pourras survivre au prochain choc, tiens le et je t'aurais à l'usure... tu es fait !


Alors, comme prévu, le voilà qui s'effondre finalement sur lui même tandis que je stoppe soudainement mon avalanche d'attaque, son corps soudainement sans force, privé de la solidité du Tekkai qui le tenait comme les fils tiennent la marionnette. En sang, couvert de blessures, le contre amiral Heinrich est vaincu.



Je l’enjambe donc, afin de m'avancer de quelques pas vers Pénélope qui n'aura pas perdu une seconde de la scène et ce malgré tout le dégoût pour la violence qui semble l'habiter.

-Héhé, ça a été rapide, je te l'avais dit.
-Ouais ouais.
-J'ai gagné...



Hein ? Que ? Comment ca gagné ? C'est pourtant ce qu'elle a dit la p'tite voix faiblarde et à moitié noyée dans son sang. Tu viens d'dessous mes g'noux et tu prétends avoir gagné ? Regard dédaigneux pour celui qui ne comprend pas que sa vie ne tient plus qu'à ma gentillesse, c'est à dire à pas grand chose.
Mais c'est alors que je vois  la main nue du contre amiral finir de s'avancer à grandes peines vers moi, avant de poser un doigt tremblotant sur ma cheville. Et un sourire que j'peux lire sur le visage du marine agonisant.

-Hira hira no mi...


Et là, j'ai une p'tite voix qui m'dit que j'suis baisé.


T'es baisé.
Oui merci, j'viens de l'dire.



Le monde tourbillonne soudainement tout autour de moi ! Tout devient flou, tout perd de sa constance ! Plus aucun repaire, plus de haut ni de bas, je ne sais même plus où je suis ni ce que je suis ! J'ai l'impression d’être essoré, malaxé, aplati par mille rouleaux compresseurs et une demi-douzaine de gueules de bois, avant de finalement me retrouver à flotter dans les airs.

Le souffle du vent qui passe au travers des fenêtres brisées me porte, faisant claquer mes extrémités. Je me sens si léger... si faible... comme si je n'étais plus rien... J'ai les idées bien plus claires mais mon corps... c'est comme si je n'en avait plus ou presque ! De la fumée ?... Non de la soie ?... Je ne suis plus que... UN PUTAIN D'CARRE D'TISSU ?!


Grand rectangle de coton en lévitation dans les airs, me voilà avec moins de consistance qu'une promesse de cipher pole et plus de fibre qu'un caca d'révo ! Je m'fait ballotter, redécouvre la pièce par des sensations qui m'étaient jusque là inconnues ; et bordel j'peux vous dire que j'aime pas ça !
Alors je dérive, avant de m'effondrer finalement, à moitié sur le bureau et sur le tapis. Impossible de faire le moindre geste, et pourtant j'peux vous dire que j'essaye ! Je suis juste là... à traîner.


-Toji ?...
-Oui, il s'agit bien de celui qu'on appelait Arashibourei Toji.
-Mais vous lui avez fait quoi ?
-J'ai commencé à lui rendre une infime partie de la justice qu'il mérite.

-Hey, vous m'entendez ?
-Putain ouais je t'entends, pas besoin de gueuler.
-Mais vous êtes un drap, c'est une bonne raison non !?
-Un drap ? Tin ça craint.
-Ou plutôt non... on dirait un drapeau. Y a même les trous pour vous accrocher à la mature.
-Quel genre de drapeau ?
-Ben, blanc pour commencer.
-Ah. J'aurais cru noir et or, un truc classe quoi.
-Non, tout blanc. A non attendez de l'autre côté y a autre chose.


Je sens la péné qui de se sp'tits doigts me saisit. horrible sensation, bien que non douloureuse, que de se faire attraper et surtout plier par endroits dans sa poigne pourtant faible. Elle me déplie avec une impression d'étirement de fin d'vie !


-Y a un motif on dirait...
-Quel genre ?
-Une tête de loup bleue. Et ses poils forment comme... des vagues sous lui.
-...
-Et y a écrit quelque chose aussi...
-...
-...SEA WOLVES.


Logique... J'aurais cru ressembler au logo de "L'hydra corp", mais non... Ma vraie nature. Portée à fleur de peau comme on dit. Tin pour un peu j'en verserai une ch'tite larme si j'pouvais. Bam prends toi ta vague de nostalgie et d'souv'nirs tiens ! Pas un p'tit bout d'tentacule quelque part ? Une tête de mort pirate au moins ? Faut croire que non. Entier que j'suis apparemment.



-Voilà donc ta vraie nature Thunder F. Même si je ne vois de symbole de la marine nulle part.

C'est vrai, le Loup  mais pas la mouette. Comme quoi dans mon cœur c'était vraiment deux trucs à part.

-Tant mieux. Ça aurait été une insulte pour nous tous.



La voix et glaciale. Dure aussi. Trop pour un mec mourant. Et c'est là que j'vois, je n'sais comment mais j'le vois : Heinrich debout. Tenant trop bien sur ses jambes pour un gars sensé être à bout. Le port trop droit pour un mec aux membres brisés. Ce gars... Il a encaissé. Il attendait cette opportunité ! Il s'avait que ni lui ni ses hommes ne pouvaient rien , alors il m'a... piégé. Et comme un putain d'bleu bitte j'ai foncé d'dans ! Raaah toi tu vas..

Je le vois alors se rapprocher de moi et d'une Pénélope en proie à un début de panique légitime. Puis le voilà qui sort un mouchoir de sa poche, s'essuie le sang qui lui macule une arcade... avant de le faire claquer dans l'air... pour le transformer à la force de son fruit du démon en une paire de ciseaux au tranchant inégalable.




-Et maintenant Thunder F. , j'ai le plaisir de pouvoir t'annoncer que ta carrière va subir une fin des plus... décousues.



Qui, que ? AAAAH NON !!!

Pénélope panique, moi j'peux rien faire, c'est la meeeeeeerde !!



La môme se décide à bouger, toute téméraire qu'elle est malgré la peur qui doit lui tirailler les entrailles. La voilà qui se redresse, avec son p'tit regard de moufette vexée, le nez plissé et le regard défiant le contre Amiral qui, s'il a été assez gentil jusque là avec elle, n'aura pas forcement la patience pour la laisser s'interposer entre lui et le criminel que je suis. Complice qu'elle est, tout quatorze ans qu'elle puisse avoir.

Alors, voyant qu'elle n'a pas la lucidité et la clairvoyance des guerriers d'expérience, je lui hurle ce que la peur lui cache. Et tandis que ses jambes tremblotent de plus en plus alors que le marine se rapproche dangereusement en faisant claquer ses ciseaux, elle m'entend enfin.


-Faut bouger Péné ! Barre toi bordel !


Le contre amiral est presque là, à portée... Mes mots percutent la môme et ravivent en elle un pur esprit de contradiction qui jusque là ne lui a jamais fait défaut. Et là gamine, ton premier boulot d'révo va pouvoir commencer: sauve tes miches et les miennes ! Je la sens alors raffermir sa détermination ainsi que sa poigne sur moi, avant qu'elle ne me fasse tourbillonner au dessus de ses épaules sur lesquels je me pose tel une grande cape. De ses doigts tremblant elle me noue à son cou, faisant alors face au contre amiral qui arrive presque à portée.


-Hors de question que j'le laisse vous avoir !
-Bravo la pisseuse, belle résolution !
-Vous avez pas encore fait assez d'bien dans c'monde.
-Si tu veux, mais maintenant décarre avant qu'il ne s'décide à bouger vraiment !


Péné réalise qu'effectivement le semi-immobilise de Heinrich ne va pas durer longtemps, et se décide enfin à commencer à descendre du bureau où nous étions toujours perchés. Et c'est là que j'réalise... J'suis doublement baisé.


T'es doublement baisé...
Raaah !


Un seul de ses pieds sur cette île et j'perds un tiers de ma virilité. J'lai juré. Raaaaaah ! Nooooon que j'lui hurle tout à coup, arrêtant son pied in extremis à un centimètre du sol. J'réflechis à toute berzingue, les idées s’enchaînent et arrivent toute à la sinistre conclusion que j'suis baisé ! Non... par mes trois couilles, non !


C'est alors qu'une troupe de marine en arme fait irruption dans la pièce, fusil au poing, arrivant en masse en renfort pour "sauver" leur supérieur avec tout le zèle qu'on leur connait. Et la sortie qui apparait alors comme une lumière au bout du couloir !

-Les soldats ! Le chariot !


La jeune révo en herbe comprends aussi-sec mes indications précipitées ; et tandis que les hommes en sont encore à analyser la situation, voilà la pisseuse qui bondit dans les airs avec courage, imprégnant la marque de sa semelle sur le visage du soldat de tête avant de partir à nouveau dans les airs, marchant une demi douzaine de fois sur tout autant de visages levés avec incompréhension à sa rencontre ! Et la voilà qui finalement atterrit les deux pieds joints sur un chariot à repas miraculeusement encore sur ses roulettes, qui foncera alors instantanément vers la sortie poussé par l'élan.

Péné surfant en un équilibre précaire sur le chariot, Les marines surpris criant derrière dans un concert d'ordres chaotiques... Et moi battant au vent derrière son cou et hurlant à pleins poumons :


-Floor is lava Péné ! FLOOR IS PUTAIN D'LAVA !!
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Toji Arashibourei
Thunder F.

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Dim 28 Aoû 2016 - 17:55



-AAAAAAaaaaaah !

Ça, c'est l'cri d'une môme qui dévale des escaliers bien trop vite à son goût. Et si son cri est assez fort pour couvrir les hoquets provoqués par les saccades des marches qui défilent, cela ne couvrira pas les coups de feu qui claquent derrière elle.

Bang ! Bang !

-Arrêtez ça soldats ! Ce n'est qu'une enfant !
-Mais Sir !? Elle s'enfuit !
-Vous voulez nous déshonorer !? Capturez la et surtout ramenez moi son drapeau !
-Aye Aye sir !


Et la troupe en arme s'élance à notre poursuite, qui heureusement aura pris assez d'avance pour compenser le fracas de chaque virage et de chaque atterrissage miraculeux. Deux étages plus bas déjà, et les sirènes d'alarme qui ne cessent de nous tambouriner les oreilles et de s'ajouter à la panique générale.
Ohputain ohputain ohputain que j'pense ! Aaaaaaah qu'elle crie ! Nouveau virage contre lequel on s'écrase presque, mais qui je n'sais comment dévie assez le chariot pour l'élancer dans un nouveau couloir non sans manquer de perdre une roue au passage et d'écraser une paire de pieds surpris !

-Aie !
-Aouch !
-Désolée !
-Mais pas du tout !


Blanguiblang !

Ultime cri d'agonie de notre fidèle destrier qui explose au contact d'un marine courageux qui a tenté de nous intercepter en nous plaquant ! Les morceaux volent de parts et d'autres tandis que le brave soldat encaisse tant bien que mal le plateau en plein nez, mais nous sommes pour notre part déjà dans les airs, propulsés par l'élan en une pirouette plus hasardeuse que maîtrisée. Rebond bienheureux sur une table au travers d'une nuée de dossiers volants puis nous voilà repartis, courant le long d'un long tuyau d'évacuation juste assez solide pour supporter le poids de la petite ! On cavale, et ça hurle toujours autant juste derrière nos miches ! Cavale Péné, cavale !



[...]



Bling blang bling !

Toute une batterie de cuisine qui se fait balayer et qui finit dans les tibias de nos poursuivant, rajoutant leurs cris autant énervés que douloureux au tintamarre des cuivres !  On saute par dessus une série de vagues de flammes, surprenant autant les cuisiniers qui visiblement ne semblaient pas génés par les hurlements de sirène, que la meute toujours grandissante que l'on a aux talons. Là, on peut commencer à dire que la diversion prend de l'ampleur... Trop ? Naaaaaan...

Nouveau saut sur un deuxième coursier à roulette, qui prend son départ en cabrant dans une gerbe de soupe de poisson qui finira sur la tête d'un officier sur le point de mettre ses mains sur la pitchounette ! Et une autre escouade qui déboule d'un couloir, nous manquant de peu et se rajoutant à la foule en furie. Trop ? Heuuuuu... peut être ?



[...]



Braaaack !

Le chariot explose en se fracassant sur les premières marches de l'escalier montant qui a eu la bête idée de se trouver sur notre route ! Comme quoi, les dévaler les escaliers c'était pas une si bête idée plutôt que d'essayer de les monter. On s'retrouve une fois de plus en ascension dans les airs, regardant défiler à une vitesse vertigineuse les marches dangereusement anguleuses sous notre nez alors que le vent fait claquer cheveux et cape. On vole, mais toujours plus bas... Aaaaaaah !

Puis la lumière ! Ou plutôt la fraîcheur du dehors et la lumière des étoiles. Notre course finit de nous projeter hors de la cage d'escalier tel un canon géant, éructant notre duo déboussolé sur une terrasse où le sol se rapproche des pieds de la p'tite bien trop vite à mon goût ! Naaan !
Mais heureus'ment la v'là qui me saisit pas les quatres coins, se servant alors de moi comme d'une voile improvisée pour finir de planer sur les quelques mètres qui nous séparent de l'ensemble d'échafaudages de communication où elle finira par s’agripper du bout des doigts. Ouf !...


-Plus un geste !

Ouf, ou pas...



Nous faisant face, plus d'une cinquantaine de soldats exténués, les jambes parfois couvertes de bleus, ou la tête de soupe... Et Heinrich.


-Vous êtes fait. Inutile de risquer plus que ça ta vie petite. Surtout pour lui.


Le contre amiral traverse la foule de ses hommes pour se poster en première ligne, boitant et se tenant les flancs de notre rencontre, mais visiblement encore assez en forme pour vouloir clore le débat sur qui survivra à ce jour. Et si la p'tite s’entête, pas sur qu'il veuille bien l'enlever de l'équation à l'amiable.

Derrière nous ? Le vide. Ou plutôt plusieurs dizaines de mètres de chute pour une réception sur une place bétonnée aussi accueillante aux suicidaires qu'un banc de requin aux baigneurs. Un jeu d'enfant pour qui a le Geppou dans son répertoire... mais pas pour une enfant qui en est justement dépourvue. Bordel ! Elle pourrait sauter avec moi en parachute ? Non, trop risqué... Un faux pas, un relâchement et elle finit en crêpe. Et ça... hors de question que ça arrive, dussé-je m'en bouffer trois plutôt qu'une !


-Aller petite, soit sage et livre moi ce monstre.


Oh alors toi mon coco, ça s'voit qu'tu la connais pas.

Péné renferme sa mine, et à ces simples paroles trouve le courage de reprendre son souffle et de raffermir ses jambes. Là voilà donc qui se redresse de toute sa petite taille, laissant alors une demi-douzaine de projecteurs l'illuminer de tout leurs feux, ainsi que le triple de fusils se braquer dans sa direction.
Mais rien n'y fait, bien qu'aveuglée la voilà qui fait mine de rien et qui me renoue à son cou d'un air déterminé, avant de gonfler le torse  et de caler ses poings sur ses hanche dans un air de défi, avec moi et le symbole du loup qui y est peint claquant au vent sur ses épaules. Et d'une voix forte et claire elle hurle sa réponse à la base toute entière :

-Jamais !


Bravo la Pisseuse ! Un tel esprit d'contradiction, une telle fierté, une telle classe... Putain pour un peu j'en aurais une larme à l’œil tant c'est beau c'que t'es en train d'nous faire là ! J't'adore p'tiote, t'es une vraie de vraie et pas une chiure de pissenlit ! C'est officiel, à partir de c'jour et à jamais t'es nommée membre honoraire des Sea Wolves !



Cependant...

-Emparez vous d'elle.

La réponse lasse et immédiate sera sans appel. Et oui Péné, t'aurais pris l'temps de m'poser la question  j'te l'aurais dit que les grandes poses ça protège de rien. Mais bon, une chose est sûre, t'as aussi c'qui faut pour être révo du coup... Le goût des poses et d'la capture facile.

Concert de cris outragés d'gamine, de jurons infantiles et de coup de bottine sur les visages qui se présentent à elle, puis le silence lorsque finalement les trois soldats venus à notre rencontre arrivent à agripper la révo en herbe et à l'arracher à son îlot de défense.

-Aie ! Elle m'a mordu chef !
-Z'aviez pas qu'à commencer ! Et c'est pas moi d'abord !
-Piou-Bip !
-Bip-Piou !
-Piou-Bip-Piou !




Quelques instants plus tard, la voilà donc bien entravée dans les bras puissants d'un soldat aux relents de poisson et au regard revanchard, tandis qu'un autre s'éloigne de quelques pas en se suçotant son index et que le troisième me dénoue et m'arrache à ma camarade  de galère. Je jure, peste et menace, mais rien n'y fait !

-Amenez le moi, que l'on en finisse.



Impuissant autant que rageur, je me retrouve donc finalement entre les mains d'un Heinrich mal bien mal au point mais visiblement victorieux, le visage aussi sévère et dédaigneux qu'il est possible de l'être et une paire de ciseaux de nouveau dans son autre main.

-Et maintenant sale traître, tu va mourir.

-Excusez-moi. Pardon... Merci.


Hum ? Le Contre-Amiral tout comme moi posons un regard des plus surpris sur l'étrange apparition en tenue de gouvernante et chapeau à fruit qui vient de fendre une foule en arme désemparée. Et là voilà qui se pose devant le contre amiral avec une assurance désarmante. On en reste tous comme des cons...

Spoiler:
 


-Mais que !?
-Mais qui ?!
-Vlan !

La pointe de la bottine s'enfonce dans la surprise la plus totale dans l'entre-jambe de l'officier supérieur, bien trop pris de vitesse pour y opposer un Tekkai salvateur. Le voilà donc qui se plie instantanément en deux dans une grimace de pure douleur alors que tout les spectateurs présents en feront de même par pure empathie masculine. Mais déjà voilà qu'un sac à main décrit une courbe magnifique, cueillant le menton du Contre-amiral en l'envoyant voler bien en arrière sous l'impact que tous pourront clairement entendre raisonner !
L'homme en uniforme s'effondre comme une masse en arrière, relâchant son étreinte sur moi et sur sa conscience déjà bien mal en point depuis notre entrevue, et finalement vaincue par la surprise et une chaussure de cuir au bout ferré.


Cinquante et un mâchoires qui se décrochent à l’unisson, cinquante deux si vous comptez la mienne métaphorique. Heinrich est vaincu, maîtrisé en une fraction de seconde dans l'incompréhension la plus totale... Personne n'ose faire un geste tandis que la vieille femme ouvre son sac à main et en extrait d'un air contrarié plusieurs morceaux d'une brique épaisse.


-Personne ne tuera monsieur Arashibourei ou la petite. Personne.

Cinquante gorge qui déglutissent à l'unisson... ne sachant pas trop sur quel pied danser bien que l'idée de ne pas se laisser faire reste dans tous les esprits.

-J'suis bien d'accord.



Ça c'est ma voix qui apparaît derrière elle tandis que j'me relève. Car, ouais, j'me relève pour de bon, en chair en os et en rancœur, remontant mon fut' et remettant le col de ma chemise hawaïenne tandis que mon regard noir foudroie l'ensemble des marines présents.

Bravo la vioque, ça m'fait mal de l'admettre mais c'est bien joué. Visiblement sans Heinrich au commande son pouvoir se fait la malle. Pari risqué de la part de la vieille révo, mais payant. Et qui va l'payer ? J'vous laisse deviner mes louloups hinhinhin. Fini d'courir, maintenant c'est moi qui prend les commandes. Mais d'abord...


Je me dirige vers Pénélope et le soldat qui la tient toujours, l'arrachant à ses mains qui s'écartent bien vite.

-Merci ducon.

Coup d'tête dans son nez une fois la môme bien calée sur mon dos et les horribles piafs soudainement plus amiables dans mes poches. Le gars vole dans les airs tandis que j'me retourne, foudroyant tous les autres que la peur paralyse.


-Maint'nant, dormez.


Plus qu'un ordre, c'est un impératif de la sélection naturelle elle même qui les foudroie avec mon Haki Royal, balayant les cinquante consciences ainsi que celle de tout le bâtiment militaire  en une fraction de seconde. Y a un moment où faut arrêter d'déconner.



-Merci la vioque.
-...
-Quoi ?
-Ce n'est pas par bonté d'âme que je l'ai fait. Mais pour la petite.
-La petite hein ?...
-Et vous... êtes encore utile.


Pas d'quoi... trop aimable. Mais pourquoi j'ai toujours cette sale impression qu'tu m'caches quelques chose toi ? Y a un truc dans ton regard, dans la façon qu'tas de m'mater qui m'fait bizarre... Un truc pas net et qui m'donnera pas forcement envie d'être plus sympa avec mon entourage. Mais n’empêche que j'lui refourgue la môme dans les bras histoire d'être un peu peinard et libre de ma vindicte, faudra pas qu'là pisseuse soit couverte de sang. La vioque se décide à pas moufter, se contentant de la réceptionner en silence tout en ne me lâchant pas du regard.


Alors j'me détourne finalement d'elle pour la laisser tranquille dans un semblant de statu quo, afin de me diriger vers un Heinrich toujours immobile sur son dos. Arrivé à son niveau, je dégaine la lame de mon poignard de combat, bien décidé à lui ôter quelques bouts pour être bien sûr qu'il ne sera plus jamais une menace. Ce connard a bien faillit me...
Quoi ? ...
QUOI ?...
Vous allez quand même pas m'dire que lui non plus j'ai pas l'droit de ...!

PUTAIN ça va ! Arrêtez de m'regarder toutes les deux avec ces yeux là merde !


Je l'touche pas ! Voilà contente !?


Le gars ouvre un œil difficilement, avant de recevoir un pain de tous les diables en plein visage qui lui éclatera à moitié la face avant de le replonger dans les limbes de l'inconscience, cette fois pour un bon moment ! Nouveaux regards courroucés.

-Roooh ça va hein !


J'viens de m'faire sauver la peau...
Oui.
Par des révos.
Oui.
Une vieille qui plus est...
Oui.
Et une gamine...
Oui.
Bouhouhou !...


J'garde la tête haute et le visage impassible, mais intérieurement, je pleure.



[...]



-Elle dort.

-Ouais. Elle a bien bossé pour une première.

-Vous n'auriez pas dû l'amener.

-...

-...

-J'vous laisse la môme. Mettez la à l'abris avant de poursuivre le plan.


J'fais confiance à Péné pour suivre ma volonté de rester impaire dans mon intimité. Et puis j'pense pas que la vieille la lachera de sitôt.


-Et où vous allez vous ?



Je monte sur le parapet qui domine l'ensemble de l'île en effervescence, faisant face au vide un moment avant de répondre tout en me laissant tomber sans hésitation dans les airs :

-Bottez des culs.
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