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Amitié fraternelle

John Henry Holliday
John Henry Holliday

♦ Localisation : Armada
♦ Équipage : Civils de la Dépouille - Armada

Feuille de personnage
Dorikis: 3480
Popularité: -116
Intégrité: -80

Mar 4 Oct 2016 - 19:40

- Ce confit de poularde est un puits de félicité gustative.

Verbe haut, moustache fine, air de grand seigneur, rapière flamboyante au côté ; nul doute, il s’agissait bel et bien de Don lope, le plus célèbre bretteur du monde connu. Et voilà qu’il festoyait dans cette modeste auberge d’Alabasta où se trouvait justement John Henry Holliday. Attablé au centre de l’établissement, le célèbre sabreur faisait honneur à tous les plats.

- La recette barbare aux denrées improbables,
Née de la sombre sylve ou des torrides sables,
Intrigue le gourmet qui brûle de savoir
En quoi varie ce plat de ceux de son terroir !

Aux marches du palais hésite sa cuillère.
Mais cet émoi passé, l’instrument réitère.
De bol en bouche bée son aller, ses retours,
Car le mets était bon sous ses louches atours !

On peut à ce gourmet comparer l’honnête homme.
Qui face à l’étranger agit en gastronome. *


La salle toute entière écoutait avec une forme d’émerveillement ce personnage haut en couleur.

John amusé alluma une cigarette et prit la parole à son tour.


- Allant vers son prochain pour goûter la saveur
Du sel, d’un bel esprit, du sucre, d’un bon cœur
Il fait fi du faciès, du comment-on-s’habille
Et franchit le limes dont se rient les papilles !*


- Mais je vous sens lassés, cessons là ce laïus d’Erasme de comptoir, de grossier Lucullus… Pour savourer la joie d’un repas entre amis.

Don Lope se retourna vers John avec surprise. Il se leva et fit mouvoir son large chapeau dans une révérence digne des plus grands gentilshommes.

- Don Lope de villalobos y sangrin. A votre service monsieur.
- John Henry Holliday. Vous êtes un homme charmant.
- Mon plaisir.
- Mais je vous reconnais pour être surtout une lame célèbre. Oserai-je ?
- Mais quoi donc mon ami, votre politesse m’étouffe ?
- Mais croisez le fer avec vous !
- Votre allure sent pourtant son pistolero à trente lieux !
- Baste ! J’ai reçu quelques rudiments d’escrime dans ma jeunesse. Je serai fort aise de m’essayer contre vous. Si ce n’est point vous insultez…
- Tout au contraire, rien ne m’éveille plus que la perspective d’un duel !

Et il dégaina sa rapière avec une rapidité et une majesté incroyable.

_________
*De Capes et de crocs, de Ayrolles et Masbou, Acte I. (L'une des meilleurs bande dessinée qui m'ait été donné de lire. Et dont le personnage de Don Lope est tiré, ce qui explique ce plagiat pour nourrir le PNJ).
http://www.onepiece-requiem.net/t18379-john-henry-holliday#205853http://www.onepiece-requiem.net/t18382-john-henry-holliday
John Henry Holliday
John Henry Holliday

♦ Localisation : Armada
♦ Équipage : Civils de la Dépouille - Armada

Feuille de personnage
Dorikis: 3480
Popularité: -116
Intégrité: -80

Mar 4 Oct 2016 - 19:43

John se leva, il n’avait pas d’épée. Don Lope voyant cette réalité se tourna vers le tenancier qui, sans parler, en dégagea une de sous son comptoir et la lança. John l’attrapa au vol et se plaça dans une posture qui démontrait qu’il n’était pas un néophyte. L’œil de Lope brilla et il fut sur John en un éclair. Les deux épées s’engagèrent jusqu’à la garde, les deux hommes souriaient.

Les premiers échanges furent plutôt convaincants, à sa propre surprise, John parvenait à tenir tête au plus grand de tout les bretteurs. Mais il comprit bien vite que cet échange était courtois et que Don Lope le testait. Ainsi, après quelques passes, il rompit et baissa l’épée.

- Volte ! Contre ! Changez-froissez ! Passata sotto ! Vous êtes fine lame monsieur Holliday.
- Vous vous moquez et cela est bien mal.
- Non pas, non pas ! Mais il est vrai que je suis d’une toute autre classe. Mais ne rougissez pas, votre arme de métier est ce revolver que je vois briller à votre ceinture. Dans ce duel vous gagneriez, nous sommes quittes.
- Aucun moyen de nous départager dans un duel d’honneur alors… C’est bien dommage.
- En effet… Souffla Don Lope qui pensait pouvoir s’amuser encore un peu dans cette auberge.
- Encore que ! S’exclama John.
- Oui !? Questionna Don Lope du regard, presqu’implorant.
- Seriez-vous doué en danse !
- ¿por qué
- Mais je me défends assez bien également !
- AH ! UN DUEL ! PLACE MESSIEURS PLACE !

Et Don lope commença à pousser de sa botte les tables pour faire de la place tant et si bien qu’au bout d’une trentaine de secondes une vaste place était dégagée. Toute l’assistance était pour ainsi dire collée aux murs, se demandant bien qu’elle était cette forfanterie.

- Musique ! Clama Don Lope.

Et, surgissant de nulle part, des guitaristes et autres musiciens en costumes chamarrés firent leur apparition. Une musique endiablée commença à emplir la salle.