AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  


[Event] Pour l'impératrice

avatar
Yukikurai
No-Body
♠ Cavalier de la révolution ♠

♦ Localisation : Clock Work

Feuille de personnage
Dorikis: 5464
Popularité: 465
Intégrité: -280

Mer 19 Avr 2017 - 22:49

Ils avaient à peine quitté la cité rouge depuis quelques minutes qu’il se mit à pleuvoir. Le ciel s’obscurcit, on aurait cru que la nuit était déjà là. De mauvais augure plus les plus superstitieux du groupe. Les augures, les pressentiments et j’en passe avait tous l’air mauvais, mais ils ne pouvaient s’y attarder. Ils avaient une mission à remplir. Mission que Yuki avait eu tellement de mal à accepter que maintenant, il s’était presque auto endoctriné pour y croire. Il ne faiblirait devant aucun obstacle. Ni le vent, ni la pluie ne les arrêteraient.

Alors qu’ils avaient fait un détour par un bosquet pour y trouver un peu répit. Ils découvrirent le spectacle de la place du Dragon, un promontoire naturel vertigineux. Son sommet était caché dans les nuages noires, qui dissimulait un immense palais ? A ses pieds une foule en colère qui faisait le siège. De temps à autre un projectile enflammé était visible. Ceux tirer par la révolution et le peuple soulevé n’atteignait pas le haut de la falaise. Alors que ceux de l’armée de l’impératrice faisait mouche et gardait l’unique accès farouchement. Il leur fallait un plan pour déloger l’impératrice. La confrontation directe était veine apparemment. Ils savaient que la révolution avait un plan, mais le convoi avait échoué. Avaient-ils un plan B, un plan C. Ils devaient mettre au point leur plan pour s’infiltrer.

« Alors qu’est-ce qu’on fait ? »
« Je ne sais pas. J’avoue que je ne pensais pas que la situation serait bloquée à ce point. »
« Le problème, c’est qu’on ne peut pas le canarder d’en bas, alors qu’eux pas de soucis. »
« Oui, c’est pour ça que le convois devait amener des canon capable de les déloger. »
« On devrait se rapprocher discrètement et escalader le mur. Apparemment, les marines l’ont bien fait pour arriver ici. »
« Oui, mais on se fera repérer avant d’avoir atteint le pied du promontoire. »

« Si on pouvait se propulser jusqu’en haut, le tour serait joué ? »
« Oui, mais ce n’est pas possible. »

« C’est possible, mais pas avec les canons dont on dispose. Sur Bulgemore le canon est capable de vous envoyer sur l’ile d’à côté. Malheureusement on n’a rien de ce genre sous la main… »

« Qu’est-ce qu’on fait, je propose de tenter l’infiltration malgré tout. »

« … Cependant, un engin plus ancien permettrait de les atteindre. Si je construis un trébuchet et qu’on a le vent dans le dos on devrait pouvoir atteindre la place du Dragon. »
« Tu es sûr de toi ? »
« Oui. Enfin, je crois. Je te le dirai quand je verrai la tête de notre trébuchet. Seulement il faudrait se rapprocher encore une peu.
Là ! Il y a un bosquet avec des arbres assez gros pour la construction à 500m au Sud-Ouest de la cible. Le gros de troupe semble positionné à l’Est. On sera dans leur angle mort ou presque. »


Dernière édition par Yukikurai le Dim 7 Mai 2017 - 20:54, édité 1 fois
http://www.onepiece-requiem.net/t2519-bakasaru-yukikurai-presentation-termineehttp://www.onepiece-requiem.net/t2613-fiche-de-yukikurai
avatar
Evangeline T. Haylor
Le Boulimique

♦ Localisation : ^ Déconnez pas, vous étiez tous à hurler de rire.
♦ Équipage : Seul et triste

Feuille de personnage
Dorikis: 4450
Popularité: +449
Intégrité: 183

Sam 6 Mai 2017 - 12:36

-Vous êtes sûûûûre de vouloir faire ça ?
-Je… oui.
-Parce que bon, vous n’avez pas du tout besoin d’y aller, vous.

Elle hésitait, maintenant. Elle se sentait complètement débile, en fait.

Pour le coup, Evangeline était sensiblement moins à l’aise – et sensiblement moins digne qu’à ses habitudes. Ma miss avait troqué ses éternelles robes vieille école (qu’elle portait à merveille, hein) pour un ensemble qui lui permettrait de courir et de crapahuter beaucoup plus facilement. Ils en auraient besoin... enfin, pas trop j’espère. Autre point, elle était harnachée à un homme qu’elle ne connaissait pas et ne se sentait pas franchement à l’aise dans cette situation. Littéralement harnachée, je veux dire. Quatre sangles la reliaient au soldat collé dans dos. Il y avait aussi le fait qu’elle était allongée à plat ventre, de biais dans un large tube sombre qui était évidemment une splendide pièce d’artillerie pointant droit vers le nord-ouest de l’île. Un gros canon à bulles du navire de CAPSLOCK, quoi. Jusque-là utilisé par ses forces spéciales – des commandos parachutistes – pour leurs interventions. Aujourd’hui par contre, il était utilisé par notre équipe Luvneel&Co pour balancer des journalistes de terrain sur les quatre coins de l’île, en complément des D.R.O.N.E. aériens qui se baladaient partout au dessus.

Et quand je relis cette phrase, putain mais on déchire, quoi.

Ils devaient être huit. Un journaliste, une cameraman, un technicien, Haylor, ainsi que les quatre ex-militaires qui se chargeraient de leur atterrissage… et de leur sécurité une fois débarqués. Mais comme l’avait dit l’opérateur d’artillerie, Eva n’avait pas la moindre raison de prendre part à cette intervention, elle.

D’ailleurs, plus elle y réfléchissait, surtout maintenant qu’elle était dans le canon… plus elle avait la trouille, mwarharh. Elle ne voulait plus faire ça. Rentrer dans un canon. Elle se sentait débile, et commençait à être convaincue qu’elle allait mourir. Bien sûr que non, sinon je l’aurais pas laissée faire, voyons. On peut faire confiance à CAPSLOCK, quand même. Mais même comme ça, elle cogitait à fond.

-Alleeeez. Nous n’avons pas eu d’accidents depuis… euh, combien de temps, déj... des années, vous savez ? Nous gérons bien notre truc.
-Je n'en doute pas... je crois. Ca va juste exploser, mais tout ira très bien, 'videmment.
-Ouaaaais. Ou alors, si vous voulez descendre, c’est maintenant ou jamais. On ne se moquera pas, hein.
-Pffffrhrhrh…

Ricanement pertinent, qui venait de quelqu’un d’autre. L’ex-soldat harnaché à son dos, un dénommé Shura, était globalement mort de rire face à la déconvenue grandissante qui gangrenait sa protégée. Au début, il avait très professionnellement essayé de la rassurer, en lui expliquant tout ce qu’il y avait à savoir, ce qu’ils allaient faire à chaque étape, et en ponctuant le tout des paroles réconfortantes qu’il avait l’habitude de prodiguer. Mais ensuite ? Voyant que ça ne servait à rien, il s’était rabattu sur sa solution préférée : détendre l’atmosphère et s’amuser à peu de frais en racontant toutes les horreurs qui lui passaient par la tête. Très réglo comme manip’, moi j’aurais rigolé. Manque de bol, l’avait pas le bon public, pour ça.

-Si vous voulez encore descendre… on ne se moquera pas, hein. Chochotte. C’est clair que finir en purée de bouillabaisse c’est pas ce qu’il y a de plus sexy pour une jeune femme comme vous. Je dis pas que y’a un risque au décollage, on a jamais eu personne qui s’est fait carboniser par le canon à bulles. Et en plein vol, ben… y’a bien une fois où on a eu un peu de mal en croisant des saloperies dans les airs – des genres de canards à collerettes rouges – mais globalement pas de problème. A partir ces histoires de pression atmosphériques qui vous démolissent les oreilles, vous donnent envie de gerber, et on a déjà eu des gens qui se sont faits dessus à cause de…
-Shura ?
-Ouuaaaais ?
-Si je décide de descendre, vous descendrez aussi. Et je crois que je vais vous tuer.
-Rhahaha. Naaaaan. Vous tremblez trop pour ça, j’aurais le temps de prendre la fuite, de vous foutre à la mer ou de vous rire à la figure et ça fera l’affaire.
-Mmmmmmnnnnngh…..

Pour preuve qu’elle se sentait vraiment pas bien, moi j’aurais fait une blague de ce genre elle m’aurait ligoté à mi-chemin pour m’étouffer en me faisant avaler mes pompes. ‘Fin elle se permet un peu plus de trucs avec moi qu’avec le reste du monde, haha.

Elle voulait déjà vomir, et avait eu quelques bouffées de nausées presque limites. Une chouette haleine en conséquence. Mais elle irait jusqu’au bout, elle était trop têtue. Ce qui l’avait menée ici, c’était juste sa curiosité. Voir avec nous tout ce qui se passait dans le pays depuis un studio de diffusion et être aux premières loges pour l’annoncer en live au monde entier, c’était vraiment impressionnant et on avait vraiment fait fort, j’étais blindé de fierté sur ce coup. Manque de bol, la miss était sensiblement plus empathique que moi et on avait beau tourner le tableau en dérision, y’avait énormément de trucs franchement horribles, complètement dégueulasses et juste à pleurer qui se passaient sur Nanokutruk. J’avais beau lui avoir dit que non, on ne pouvait rien faire et que jouer aux héros c’était juste vraiment méga dangereux pour nous et franchement inutile pour quoi que ce soit des évènements, elle ruminait ses trucs.

Heureusement, ç’avait pas été dur de la convaincre qu’on ne pouvait rien faire.

Déjà, on pouvait pas vraiment prendre parti pour la marine ou la révo dans cette histoire, parce que la marine en tant qu’institution agissait comme un putain de conquérant qui venait bouffer encore plus fort dans un pays qui était déjà dans le GM (j’ai toujours pas pigé ce qu’une impératrice-CP foutait dans cette histoire mais ça puait le pas net), et ses soldats étaient juste des bourrins en mode bloodlust fanatisée qui cherchaient à accumuler les frags sur les révos en mode croisé de l’idéologie GM.

Et en face de ça, forcément, z’aviez les révos qui venaient de faire une merde telle que j’étais vraiment dégouté d’en avoir aussi par chez nous. Parce que pour foutre en l’air toute la stabilité d’un pays pro-GM et faire en sorte par je sais quelle manip’ qu’une énorme portion de la population se soulève avec les fourches et les flambeaux pour forcer la main à la marine pour qu’ensuite eux puissent se pointer…
Le tout servi par des agents et toute une ribambelle de combattants qui n’étaient vraiment qu’une putain de bande de blaireaux lobotomisés à qui on assignait des tâches et qui les accomplissaient avec un gros « révooooooooooo » en lettres kikoolol néon flash dans le cerveau. S’ils avaient vraiment la moindre conscience de ce qui était bien ou pas bien pour les gens, ils auraient jamais rien fait de tout ça. En tant qu’individus ou que méga-orga-de-la-mort. Ce sont juste des baltringues complètement paumés qui pigent même pas ce qu’on leur fait faire.

Parfois, j’m’amuse à dire qu’on devrait remplacer le monde par une arène PvP où les révos et la marine se taperaient dessus, ça reviendrait au même sauf qu’ils feraient chier personne d’autre dans la foulée. Ben là c’est un peu ça, parce qu’à part venir se taper dessus je vois pas trop ce qu’ils viennent faire dans leur logique. Libérer un peuple… qui était déjà libre. Chapeau les mecs, /applause.

Enfin je dis ça mais même les habitants de Nanokutruk eux-mêmes ont fait des machins tellement lourdingues dans cette affaire que j’en suis presque à me dire qu’ils méritent leur bordel. Quand toute l’histoire commence avec une guerre civile on peut pas faire autre chose d’autre que se caler un gros facepalm en attendant de voir jusqu’à quel point ça va être désolant.

Perso, heureusement que je rigole beaucoup et que j’arrive à faire rire beaucoup de monde et que j’adore faire ça, parce que sinon je serai déprimé devant ce truc à me dire que ça va forcément se reproduire ailleurs parce que c’était forcément pas la première fois que ça arrivait.

Mais Haylor, par contre… mettons qu’elle tenait plus en place et qu’elle avait envie de voir d’elle-même ce qui allait se passer. Ou qu’elle voulait se rendre utile, d’une manière ou d’une autre. Reste juste que je pige pas pourquoi de tous les endroits où elle pouvait vouloir être, c’était la place du dragon qu’elle avait choisi de rejoindre. Le siège de l’impératrice. Ce qui devait typiquement être le coin où y’avait zéro marge de manœuvre pour… rien faire du tout, quoi. Des milliers de personnes.

M’enfin. Pourquoi pas, hein ? Même pas peur, c’est ma super sorcière et elle prendra soin d'elle. Comme moi, elle a pas spécialement envie d'une mort prématurée, ça serait franchement dommage vu comment on est biens.

Elle avait été chouette, en plus. Elle m’avait consulté. Ce à quoi je n’avais pas pu m’empêcher de répondre avec mon degré de pertinence habituel :

« Beeeen… j’arrive toujours pas à décider si je vous préfère en robe ou en pantalon, vous. D’un côté les robes ça vous va toujours super bien, vous avez trop la classe et puis c’est vraiment vous et votre genre, donc forcément chuis méga fan et j'applaudis. De l’autre le fait de vous voir jamais en pantalon et comme j’adore vos jambes et le reste c’est vachement agréable aussi. Du coup euh… »

C’était de sa faute, elle était déjà en tenue quand elle est venue me voir, eh. Et puis j’adore quand elle me jette des regards noirs en s’efforçant de ne pas sourire. Et puis…



Et puis…



Et puis…



Putain, j’espère vraiment qu’elle fera pas de conneries.
http://www.onepiece-requiem.net/t9504-sighttp://www.onepiece-requiem.net/t9650-sig-peluche
avatar
Evangeline T. Haylor
Le Boulimique

♦ Localisation : ^ Déconnez pas, vous étiez tous à hurler de rire.
♦ Équipage : Seul et triste

Feuille de personnage
Dorikis: 4450
Popularité: +449
Intégrité: 183

Lun 5 Juin 2017 - 17:44

« Voyage en homme-canon ».

Peut-être un brin cheaté mais eh, de une CAPSLOCK avait déjà montré ce que ça valait sur Panpeeter (et c’était dans Santamarines Assemble pour ceux qui… aaaaaw, aucune idée de pourquoi j’essaie encore de vendre ça depuis le temps), de deux au moins on traverse pas la map en trente minutes et quelques paragraphes par que c’est trop indigne. Enfin si mais… justement… euh… oubliez, j’ai rien dit ça comptera pour du beurre.

Dans tous les cas, je crois qu’Haylor voudra plus jamais voyager en canon de toute manière. Ca a dû durer une bonne dizaine de minutes, pendant lesquelles elle s’est tour à tour mise à hurler, vomir, pleurer et faire une dépression. Genre huit fois d’affilées.

Non pas que j’aie spécialement envie de me moquer. La seule fois où moi j’ai fait un truc du genre, c’était pendant notre balade sur un tapis volant pour aller sur Weatheria. J’avais tellement la flippe –on était à un truc genre deux cent cinquante mètres au-dessus de la mer sur le finish- que j’étais en PLS à me planquer sous sa robe tellement j’avais la trouille.

Pour elle, ç’a été beaucoup mieux quand le parachute s’est ouvert. Fini de se faire secouer comme un sac de patates perdu dans une machine à laver, même si le vent restait sacrément violent à une hauteur pareille. Ne restait plus qu’à attendre jusqu’à rejoindre le sol. Maintenant, elle pouvait observer tout autour le panorama dantesque qui s’offrait à elle. Toute l’île sur une vue aérienne. La muraille de Jing qui en faisait le tour, et chacune des villes et villages déjà vus sur la carte. En dessous d’eux, la Place du Dragon, le palais impérial qui l’encadrait, et les dizaines de milliers de contestataires qui en faisaient le siège. Rien ne lui échappait. Même si c’était pas bon signe.

Elle reprit des couleurs en silence, pendant que son binôme était lui-même occupé à détailler du regard le spectacle… et la situation ci-dessous.

Et puis, ensuite, Shura lui a fait plusieurs signes. Il essaya de crier, mais elle n’entendit rien. Elle comprit tout de même ce qu’il lui demandait. C’était l’heure de se poser… dans les airs.

Ils avaient prévu ce coup avant de partir, pour se laisser des options.

Et le résultat était digne de la team Dogaku, forcément.

Prenez-moi un parachutiste et une sorcière capable de jouer aux lego avec des nuages, et vous finirez avec un grand nuage plat suspendu à deux cent mètres au-dessus du sol capable d’accueillir les huit parachutistes de l’extrême.

L’idée leur était venue sur un coup de tête, pendant qu’ils végétaient dans leur canon un peu plus tôt. Le parachute ralentissait considérablement leur chute, et elle avait ses coquillages. Et même si elle ne l’avait jamais fait à cette altitude, elle s’y connaissait pas mal, en bizarchitecture nuageuse. Milky dials, pour ceux qui ont besoin de la VO. Alors elle s’est coordonnée avec Shura pendant que les autres ralentissaient leur descente au maximum, à plusieurs centaines de mètres au-dessus. Lui manœuvra leur parachute –enfin, plutôt leur parapente vu la forme de l’aile- pour réduire leur vitesse de chute . Et elle diffusa ses nuages pour les agencer en zone pour se poser… pile au-dessus du sol et de la place du Dragon.

-Oh putain de… je sais bien qu’on avait prévu de le faire, mais… ça a VRAIMENT MARCHE ??

Pour sa pomme, Shura était pris d’une terrible sensation de malaise vertigineux depuis son promontoire de coton duveteux. Il était globalement dans le même état qu’Haylor l’était à l’idée de se faire propulser en canon – lui, c’était de marcher sur un nuage. Ce qui le faisait doucement ricaner d’ironie, parce qu’il avait deux ans de commando-parachutisme sous le coude et qu’il avait parfaitement l’habitude de se faire balancer aussi haut aussi loin depuis des lustres. A chaque fois, c’était une manip’ qui mettait son corps à rude épreuve, mais il s’était habitué. Il avait surtout appris à rester concentrer et à conserver tous ses sens même en étant baltringué dans les airs.

Mais là, c’était encore autre chose. Se retrouver sur une énorme plateforme de nuages magiques, qui lui donnaient l’horrible impression de pouvoir céder sous son poids à n’importe quel moment, il ne connaissait pas.

Les autres ne tardèrent pas à les rejoindre. Ils n’avaient rien compris quand Shura leur avait expliquer l’idiotie qu’ils allaient essayer. Leurs cerveaux n’avaient pas vraiment accepté ce qu’on leur disait. Et même les voir s’arrêter complètement au beau milieu de vide alors qu’il restait beaucoup de temps avant de toucher le sol, ça ne passait pas très bien. En tout cas, les trois autres binômes décidèrent et parvinrent à se poser avec eux, même si c’était casse-gueule.

Et maintenant, ils étaient tous les huit. Il faisait super froid, au moins aussi venteux, et tout aussi bruyant. Les journalistes étaient particulièrement ballotés pour le trajet, les parachutistes sacrément déconcertés même s’ils s’adaptaient très vite à leur nouveau point de décollage, et Eva se retenait de vomir le peu qu’elle n’avait pas déjà régurgité pendant son vol plané.

Nous, dans le studio, on avait du mal à croire qu’ils avaient réussi à faire un truc pareil. C’était un peu le même genre de réaction qu’avaient les ingénieurs et techniciens de la NASA quand ils supervisaient une opération d’atterrissage à l’arrache quand… oups, pas la bonne référence, mes excuses.

-Okaaaaay. Vous allez bien ?, demandais-je aux parachutistes de l’extrême au travers d’un Denden.
-A*S*L*M*N* P*S.
-Euh… on vous entend super mal.
-C’*S* H*R*I*L* L* H*U* !!!
-Putain, ça va vraiment pas le faire en fait. Gravelor ?

Gravelor Boboriboum, à qui je m’adressais. Le gars qui, parmi les organisateurs de l’opération couverture médiatique de Nanokutruk, s’y connaissait le plus en matière de matériel de diffusion. Le gars à la tête de Boboriboum Business, la chaîne d’informations qu’on utilisait pour l’event. Il était avec moi dans le studio, avec beaucoup d’autres déjà mentionnés dans l’autre sujet.

-Vu la hauteur à laquelle ils sont, on ne les entend pas à cause du vent, expliqua-t-il. Mais eux nous entendent.
-Z’en êtes sûr ?
-Si les D.R.O.N.E. fonctionnent d’aussi haut, les Denden marchent aussi. Ils ont des oreillettes et ils peuvent nous entendre. C’est leurs voix qui ne passent pas.
-JE CONFIRME, renchéri CAPSLOCK. SANS MATERIEL DE POINTE, ILS N’ONT PAS MOYEN DE SE FAIRE ENTENDRE, ET ILS N’EN N’ONT PAS PRIT.

CAPSLOCK. Le gars à partir de qui on a lancé tout ça. Les canons à bulles, les D.R.O.N.E., les parachutistes, c’était essentiellement de lui. Et de moi, mais c’est une autre histoire. Aussi je repris à l’adresse de nos parachutistes :

-Euh… ouais. Bon. Bah je préviens, je fais comme on a prévu et j’espère que comme on a prévu, vous pouvez nous entendre. Donc je fais notre annonce et… on verra ce qui se passe. Attendez le signal.

http://www.onepiece-requiem.net/t9504-sighttp://www.onepiece-requiem.net/t9650-sig-peluche
avatar
Evangeline T. Haylor
Le Boulimique

♦ Localisation : ^ Déconnez pas, vous étiez tous à hurler de rire.
♦ Équipage : Seul et triste

Feuille de personnage
Dorikis: 4450
Popularité: +449
Intégrité: 183

Mar 6 Juin 2017 - 2:55

Sur Boboriboum TV, l’épisode du moment était consacré à Rita Rentowel, fer de lance de notre team reporters sur Nanokutruk, aux premières loges pour faire le bilan de ce que la situation de l’île avait pu causer au sein de la Baie de Jing, plus grande cité de l’Empire. Avec le blocus de l’île, les brutalités exercées par l’armée dans la recherche de l’empereur, la bataille qui avait opposé la marine et la révolution depuis le large jusqu’au littoral du pays, le soulèvement populaire et l'interruption brutale des activités civiles et administratives, ils avaient pris très cher et s'en infligeaient encore pire. Ca valait largement le coup de mettre quelqu’un sur l’affaire –et pas n’importe qui, Rita était très forte- et de lui donner un créneau conséquent pour traiter son sujet.

Manque de bol… eh ben j’allais lui piquer sa place le temps de quelques minutes. J’avais un truc à faire, et ça devait se faire et en live et tout de suite.

Dogaku, de retour à l'antenne.


-Eeeeeeet… rebonjour à tous ! A nouveau,  nous interrompons notre programme pour une annonce spéciale directement adressée… à madame Wu Quang ! Que pas grand monde hors Nanokutruk doit pouvoir reconnaître sous ce nom, paradoxalement. Donc je vais préciser : cette annonce est destinée à madame Wu Quang, IMPERATRICE DE KANOKUNI. Et j’le prononce bien pour cette fois seulement, ‘ttention. Je tente cette annonce en espérant vraiment que vous nous faîtes le plaisir de nous écouter, mais vu qu’on doit être la meilleure source d’info omnisciente au sujet de tout ce qui se passe sur l’île et qu’on a dépassé les 50% de parts d’audience au niveau mondial, ça doit être raisonnable de penser que vous êtes là.

Et encore, ce que je disais là, c’était aux dernières stats de Gravelor qui dataient d’un moment. Il les gardait pour lui en se contentant de nous montrer les pépites de joie qui étincelaient dans ses yeux quand on lui demandait des détails. En sachant que la retransmission en direct par Rita du combat Fenyang-Auditore avait bumpé les stats d’un gros coup de sursaut. Les replays et le commentaire par derrière aidaient bien, forcément. Ca le faisait, pas de soucis.

-Dans le cas contraire, je vais attendre deux-trois minutes pour qu’un de vos hommes vous avertisse ou que quelqu’un ait la bonne idée d’ENREGISTRER CE MESSAGE des fois que vous soyez occupée à autre chose. Nan, c'est pas une suggestion, voyons. Tentative d’assassinat en avance que vous êtes occupée à déjouer, passage aux toilettes impromptu et j’m’y prends vraiment mal en timing, plan génial à finaliser auprès de vos ministres pour que tout redevienne pour le mieux dans le meilleur des empires, que sais-je.

Pourquoi j’raconte toutes ces conneries ? Avouez que ça serait énorme d’avoir une impératrice assise sur un trône de céramique (les toilettes, je veux dire) et toute son attention rivée sur un Denden pendant que je parle, serviteurs à l'appui. Rien que pour ça, je fais le gag.

-Et doooonc… eh bah… bonjour. J’imagine que vous avez un petit peu entendu parler de nous… z’avez dû nous entendre et nous voir en tout cas, ou alors ch’rais vexé… en tout cas, nous on a beaucoup entendu parler de vous, tout le monde vous court après. Mais par contre, on se disait que ce qui était vraiment bizarre, c’était que nous et tout le monde, on ne vous voyait et ne vous entendait pas. Et c’est n’importe quoi, j’trouve. Les marines et les révos se gênent pas pour s’afficher, étaler leur puissance, se présenter comme la solution à une crise qu’ils ont contribué à enflammer mutuellement pour se foutre joyeusement sur la gueule et aussi pour se foutre de la gueule de tout le monde… pour changer. Mais et vous, dans c’t’histoire ? Et l’empereur ? Les régents réguliers du pays ? Et les gens du pays, d’ailleurs. Tout le monde vous ignore ? J’ai trouvé vachement bizarre tout du long qu’absolument aucun membre du gouvernement de l’empire n’ait le moindre rôle actif dans le dénouement de la crise.

C’est vrai, quoi. Normalement, Des gens du coin devraient réagir et monter au créneau et calmer tout ce bordel. Ils feraient ça sur Luvneel… enfin, ils oseraient essayer de faire ça sur Luvneel… mais on serait des centaines à exhorter tout le monde à nous foutre la paix et à la jouer mollo et à botter des culs pour pas avoir de prob’, quoi ! L’truc ici, c’est trop dingue. Mais d’un autre côté, le bordel avait été bien préparé.

-Parce que bon, si je réfléchis à voix haute. En très gros, l’empereur qui a été mis complètement hors concours d’entrée de jeu, ça schlingue fort le complot. Vous qui vous retrouvez calfeutrée dans une tour d’ivoire assiégée, et pas un seul de vos ministres se retrouve en position de parler, c’est pas vraiment plus clean. Vous êtes que des objectifs à capper, pas des acteurs de quoi que ce soit. D’un regard extérieur, on pourrait penser que tout ça c’est votre faute et qu’il faut donc s’attendre à ce que vous soyez complètement dépassés, que vous faîtes que de la merde et que faudrait plutôt se tourner vers une autre figure politique du pays, genre le haut prêtre des Zenhilistes pour avoir un avis raisonnable sur le pays mais… d’un côté s’pas une mauvaise idée et on devrait probablement lui demander de s‘exprimer aussi, ouais.

Mémo perso : faire canonner une autre équipe de journalistes sur le temple du Petit Pétale de Rose. Titre du plus grand leader culturel et religieux de l’île. Petit Pétale de Rose. Mwarharharh, crô mignon. Me demande s’il nous reste des équipes de reporters de dispos, tiens.

-De l’autre, on aimerait quand même avoir votre point de vue sur tout ça vu que vous êtes les incontournables qui avez été violemment mis à l’écart de la scène au prix de gros efforts. Pis vu que le prêtre a mis le feu aux poudres en incitant tout le monde à paver le chemin pour la révo, j’peux pas commencer là, ça serait trop violent. Après, vous avez aussi bien lancé les choses en mettant l’armée en mode brutalozord à retourner le pays pour retrouver l’empereur, mais… allez hop, je suis convaincu que ça vaut le coup de vous offrir une tribune avec des gens installés bien en face pour que vous expliquiez. Ca m’intéresse vraiment, ça intéresse tout le monde, et ça pourrait même être très bien pour vous. Alors voilà ce que je vous propose de faire. Notre équipe de journalistes se trouve… juste au-dessus de vous. Sur un nuage. Ils volent pas comme nos drones, mais pour l’coup c’est pas loin. Vous voyez le grand ballon de baudruche vert qui flotte dans le vent ?

Heureusement que des commandos parachutistes c'est pas inaperçu de base, et que des commandos parachutistes qui se posent en plein air et laissent pendouiller leurs parapentes le temps de la pause-négo, ça devient franchement suspect dans un champ de vision habituel.

Heureusement aussi que c'était pas le premier truc complètement impossible qu'on faisait et que les vingt précédents aidaient à faire passer celui là, forcément.

-Ils sont sur l’nuage à côté. Et ils attendent que votre autorisation pour descendre en parachute jusqu’à la place du dragon. Du coup, pour la proposition, eh ben… je dirais que si vous acceptez de les rencontrer, vous pouvez enoyer un signal très voyant genre tirer des feux d’artifices –pas sur eux de préférence- ou dérouler un énorme tapis rouge dans la cour centrale, ça peut être chouette. Au contraire si ça vous intéresse pas, ça serait très sympa d’envoyer une réponse négative pour qu’ils aient pas à poireauter trop longtemps dans le vide. Dans ce cas, ils sauteront là aussi de leur nuage mais pour atterir à l’écart de tout ça. Je propose de tendre un énorme drap noir ou… nan, s’trop cliché le noir, faîtes ça avec du vert si z’avez. Ou dans l’genre.

Ouais, on pourrait me reprocher d’avoir l’éloquence d’un sac poubelle et de faire autant d’efforts qu’un pochtron pour relever le niveau. D’un autre côté, à force de, j’ai remarqué que faire les choses franco, ça me convenait très bien.

-Donc voilà. Faîtes vraiment à votre sauce, on comprendrait très bien que vous ne souhaitiez pas introduire de parfaits inconnus trop bizarres auprès de vous, encore moins vous plier à des exercices de style vu la merde alentour, et ça serait tout à fait normal que l’on soit beaucoup trop pas sérieux pour que vous nous suiviez. Et... mes excuses pour le manque de cérémonial dans mon discours compte tenu de ce qu'on pourrait attendre quand on s'adresse à une impératrice, mais j'ai jamais été bon pour ces trucs et... c'est vraiment trop pompeux, zut. Donc du coup… j’dirais bien bonne soirée mais ç’a l’air mal parti. J’rends l’antenne en tout cas. A… tout de suite, tiens.

Pas besoin de faux suspense à deux balles. Je lui ai dit à tout de suite parce qu’une grosse palanquée de draps rouges avaient été suspendus à une bonne frange des façades des fenêtres de la façade principale. C’était pas le tapis rouge, mais ça ferait l’affaire…en tout cas, visuellement ça le faisait super bien, vu des mouettes.

Mwarharharh. Si j’m’attendais à ça…

Ca se passe encore mieux que prévu, putain.

-Okaaaaaay, adressais-je cette fois-ci à nos parachutistes. Autorisation d’atterrir accordée, vous pouvez y aller. A vous de jouer, c’est fini pour ma pomme.
-V*U* E*E* S*R ?
-Euh… rien compris.
-B*N O*B*I*Z.
-Aw.
http://www.onepiece-requiem.net/t9504-sighttp://www.onepiece-requiem.net/t9650-sig-peluche
avatar
Ragnar Etzmurt
♠ Cavalier de la révolution ♠

♦ Localisation : West Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 5250
Popularité: +494
Intégrité: -205

Jeu 22 Juin 2017 - 14:37

    Bon, c’est pas fameux, hein. Le temple, c’est bon. Le convoi, c’est pas bon. Rafaelo, j’sais pas où il est, c’est pas bon non plus. Hua Wei est en place, le temps est à « nous », Alejandro reste sur place encore quelques temps pour veiller à ce que tout se passe pour le mieux. De mon côté, plus rien me retient ici, je sens que le vent souhaite m’emmener ailleurs, vers un autre front : la Place du Dragon.

    Le couplet final se jouera certainement là-bas. Bizarrement, ça me donne envie de jouer quelques morceaux, de réaliser un concert de violonistes. Que dis-je ? C’est certainement la guerre totale là-bas. Est-ce qu’il existe une parcelle de cette foutue île épargnée par les sanglantes batailles ? Mettons-y un terme le plus rapidement possible. Les dommages collatéraux deviennent bien trop importants. La bataille pour la protection du convoi fut déjà bien trop violente.

    D’après les plans de l’île, un chemin nous mène direction sur cette prestigieuse place, en passant non loin des dunes de Yang. Ça fait un peu de route pour le peu de temps qu’il nous reste. Je demande à mes deux touristes de ne prendre que ce dont ils ont besoin, mais il semblerait que ça ne se limite qu’à son fusil pour l’un, et pour son épée pour l’autre. De sacrés phénomènes que je me coltine.

    « Attends, Ragnar ! À l’arrière du temple se trouve une écurie, prenez-y un cheval chacun. C’est ma manière de te remercier pour le travail effectué. » Dit Hua Wei, sortit de nul part.

    « Bien généreux de ta part, le moine. Nous te les ramènerons en vie. »

    « Ne me fais pas de promesse que tu ne tiendras pas. Tu es un homme dangereux, Ragnar, même pour tes propres coéquipiers. »

    Sur ces paroles, nous marchons en direction de cette écurie. Je pense aux dernières paroles du moine qui, de toute évidence, ne sont absolument pas fausses. Il n’y a qu’à voir comment est mort Stanislas, mon plus fidèle compagnon, mon meilleur ami disparu pour toujours. Une pointe de nostalgie s’empare de moi. La marche devient soudainement silencieuse, presque funèbre. Même Suelto ne dit pas un mot.

    Le temps se gâte. Des nuages se forment, les brises deviennent des bourrasques, les feuilles, la poussière livrent une bataille dans les airs, les cheveux hurlent…. Au moins, nous-y sommes enfin, à cette modeste écurie. Chacun s’empare d’un cheval, toujours dans un silence morbide, puis les deux soldats attendent mon signal avant de démarrer.

    « Accrochez-vous. » Dis-je d’un ton solennel.

    Je saisis le violon accroché à mon dos, puis je joue un morceau. Le début est lent, puis le rythme s’accélère au point d’être presque agressif. J’ai découvert il y a peu que la musique me permettait de communiquer avec les animaux en leur transmettant des émotions. Les trois chevaux partent sur les chapeaux de roue. Je me maintiens en m’accrochant intensément avec mes membres inférieurs, tandis que les deux autres esquissent des sourires plutôt excités par l’aventure.

    Le morceau que je joue est normalement accompagné d’un piano, c’est celui que je jouais avec Stanislas avant sa mort. C’était un excellent pianiste. L’interpréter au violon seulement n’est pas aussi joli. Ça a le don de me rappeler quelques doux souvenirs, et des moins doux, naturellement. Le rythme s’intensifie, se saccade. Il n’exprime plus la même chose. Le temps se dégrade autant que le morceau. N’est-ce pas magnifique, Stanislas ?

    Du sable commence à se mêler à la pluie, aux feuilles et à la poussière, c’est là que nous apercevons les dune de Yang. Très bon boulot des chevaux. Plus on avance et plus on entend un bruit de foule, des projections, des explosions… La fête aurait déjà commencé ? J’en ai marre d’être sans arrêt en retard. Allez, mes amis, dernière ligne droite.

    Et le spectacle devient exceptionnel lorsqu’on s’en rapproche. En effet, après avoir monté ce promontoire rocheux, nous tombons sur une foule d’individus, d’alliés, en train de se battre désespérément et avec rage pour… faire tomber cette porte ? Mais comment compte-t-ils faire sans l’équipement du convoi ? Ça sent pas bon. Encore des morts inutiles.

    Je propose à mes compagnons de me suivre faire un tour des environs, afin de trouver un possible accès moins suicidaire. Sur nos fidèles destriers, le tour devrait se faire relativement vite. Mais là encore, sur le chemin, quelque chose vient attirer mon attention. Des types qui coupent du bois, derrière un bosquet, supervisé par un petit homme aux cheveux bleus… Des cheveux bleus. Pourquoi est-ce que ça me rappelle une conversation téléphonique ? Nous allons à leur rencontre. Le temps se dégrade davantage, il faut faire vite.

    « Oy ! Pardonnez mon intrusion, mais pouvez-vous me dire ce que vous faites ? Je m’appelle Ragnar, et vous ? » Dis-je avec un grand sourire.
http://www.onepiece-requiem.net/t14066-ragnar-etzmurthttp://www.onepiece-requiem.net/t14120-ragnar
avatar
Loth Reich
Administrateur
Moine Hérétique

♦ Localisation : Blues
♦ Équipage : Aucun

Feuille de personnage
Dorikis: 5227
Popularité: +728
Intégrité: 710

Sam 24 Juin 2017 - 17:13

A travers les plaines de Yi, les hommes de Loth et de la Marine tracèrent leur chemin. Après une petite heure à se reposer et à panser les diverses horribles blessures reçues lors de la bataille sur les rives du YangTse, en bordure de la Forêt Jaune, la petite troupe maintenant composée d'à peine une centaine individus valides a pour objectif la Place du Dragon. Pour l'atteindre, il leur fallut contourner les montagnes Xiuhua par le nord. Bandé de partout telle une momie, le Moine Hérétique toussote et sent son corps le fulgurer à chaque pas. La majeure partie du trajet, il le fit à dos d'un colosse de deux mètres, tel un bébé. Maintenant que la Place est proche, il a souhaité entrainer de nouveau ses membres, en prévision des futurs combats à venir. Il le sait, ce ne sera pas de la tarte.

- Stop, marmonne-t-il d'une voix faible. Vous entendez ?

La clameur d'une foule en délire, des petits bruits de pétarades, et encore la clameur. Nimbée dans un voile de brouillard et de fumée, assombrie par le temps qui s'est rapidement dégradé, la Place est dérobée à leur vue. Machinalement, ils portent leur regard vers la colossale structure juchée au sommet d'un promontoire se perdant dans les lourds nuages de pluie. C'est une étrange construction se dit Loth, faite pour être imprenable. La foule qu'ils entendent huer se trouve en bas du promontoire clôturé par un mur démesuré. Une immense porte en fer et béton usinés de plusieurs tonnes en scelle l'entrée. Du moins, telles sont les informations que lui a donné le sous-amiral Niromoto avant de lui confier sa seule mission : exfiltrer l'Impératrice saine et sauve. Pour se faire, il faudrait tailler un chemin dans la masse, passer les portes que ses milliers de personnes n'ont pas encore réussi à ouvrir, investir la cour intérieure qui donne sur le promontoire puis...

La Place du Dragon et le promontoire rocheux


La Porte


Comment font-ils déjà pour monter là-haut ? Loth fouille dans son crane douloureusement concassé à la recherche d'un élément de réponse que lui aurait donné l'amiral. Sans succès. Vrai qu'il se remettait d'un empoisonnement au gaz quand la mission lui fut confiée. Tous ce qu'il entendit durant les échanges, ce furent les cent millions que l'officier lui promit en cas de succès. Le reste ne fut que bourdonnements indicibles à ses oreilles. Qui plus est, il y était allé seul, sans assistante. Émeline aurait méthodiquement tout noté et il ne serait pas en train de se triturer la mémoire pour s'en souvenir. D'ailleurs, elle était repartie, Émeline, laissant Loth bien seul. Les impératifs de leur vie, une autre guerre -de mafia- à gérer sur North Blue, celle qui lui valut son empoisonnement. Bon, soit, se dit-il de guerre lasse. Il devait y avoir un système mécanisé, des ascenseurs ou des treuils, voir même les plus longs escaliers du monde pour accéder au sommet et au palais. Ils verront quand ils y seront. Le plus important, c'est comment parvenir dans la cour intérieure.

- Les affronter serait pure folie, dit Abigail Summers, la rousse incendiaire toubib de Loth. Trop de gens lynchés par la vindicte populaire, je tiens pas être une statistique.
- Ils sont instrumentalisés par la Révolution qui a pris le contrôle des autorités religieuses. Ils ne se rendent pas compte qu'ils ne sont que marionnettes sur un échiquier dont les dimensions leur échappe.
- Je dirais que ça nous échappe aussi.
- Mais au moins, nous savons qu'il existe, cet échiquier. Nous choisissons d'y jouer volontairement.
- M'sieur. Ça marche pas, lui dit Slug, son opérateur escargophonique. J'arrive pas à contacter l'Impératrice.
- Sommes-nous brouillés ?
- Possible. C'est ça où les orages électriques détraquent tout.

Comme pour confirmer ses dires, un éclair zèbre le ciel du levant au couchant. Les nuages s'amoncellent de plus belle transformant définitivement le jour en nuit. Le vent souffle et soulève la poussière. La liberté de parole de Loth est limitée à cause des Marines qui le secondent mais il sait que le climat n'est pas naturel. Malgré son soutien à la Marine, son organisation Shadow Law reçut une forte commande de Dance Powder qui fut déjà livrée en marge de la bataille sur les rives. Peu après, le temps tourna. Ce que la Révolution compte faire d'une telle quantité de Dance, il l'ignore mais redoute le pire. La poudre est l'arme climatique par excellence et après que la Marine fit échec à leur plan visant à prendre la Place grâce à des canons géants, la Révolution va sûrement s'adonner à des moyens de plus en plus extrême. Ce pays est sur le point de tomber entre leurs griffes, ils n'ont jamais été aussi prêts d'une victoire de cette importance sur les Blues depuis la débâcle de Rafaelo Di Auditore à Goa. Ils feront tous pour éviter une nouvelle humiliation. Et lui, Loth, leur aura donné les armes pour ça. Et comble de la stupidité, il s'apprête maintenant à affronter le fruit de son commerce. Mais ce genre de risque l'amuse et il considère cela comme les aléas de son métier. Il n'est pas extraordinaire qu'un marchand d'armes se fasse descendre par l'arme qu'il a assemblé de ses mains et vendu. Tant qu'il profite de l'argent avant, c'est l'essentiel...

- De toute façon, tu pensais faire quoi en réussissant à la contacter ? s'enquiert Abi. Lui demander de nous ouvrir la porte sans laisser passer la meute ?
- Aucune idée. M'assurer qu'elle va bien, déjà.
- Elle l'est. Sinon, pourquoi se retrancher dans sa tour ? Si elle était morte, ses soldats auraient déguerpi. D'ailleurs, de quoi elle dispose comme force de frappe ?
- Comment veux-tu que je le sache, la guerre a commencé depuis plusieurs heures. Dieu sait combien des siens ont été trucidés, rétorque Loth.
- Comment on sort après l'avoir trouvé ?
- Tu veux bien arrêter les questions ? Chaque chose en son temps. Nous entrons, montons et ensuite, nous relativiserons. Chapitre Un. Comment entrons-nous ?
- Booooss ! Venez regarder ! que lui crie Slug.
- Oh mais ça alors ! s'exclame Abi, bouche-bée.
- Qu'est-ce qu'ils font encore, ces crétins ?!

L'injure de Loth est destiné à la troupe d’hurluberlus dont le projeto-den den retransmet l’émission. A l'antenne, Sigurd Dogaku s'adresse directement à l'Impératrice. Une demande d'interview ? Dans ce chaos ? Des journalistes parachutés au dessus du palais ? Loth grince des dents, ces imbéciles avec leur artifices issus de leur trou paumé de Luvneel vont leur couper l'herbe sous le pied ! Qui plus est, la dernière fois qu'il avait "travaillé" avec Dogaku et sa sorcière à Hinu Town, ils furent la cible d'assassins de l'Umbra alors qu'ils se pensaient en "sécurité". Ils sont tellement torchés et peace and love que Loth estime à très hautes les chances qu'ils aient été infiltrés par des assassins. Et si c'est le cas, avec leur moyen innovant d'atteindre le palais, la Révolution aurait un tueur dans le saint des saints. Et comble du malheur, il n'a aucun moyen d'alerter l'Impératrice. Il lui aurait dit de mettre ces clowns aux arrêts puis de les jeter du sommet. Si elle meurt, c'est cent millions envolés. Pas moyens qu'il laisse cette infamie se dérouler sous ses yeux ! Mais comment atteindre la cour ? A peine a-t-il fini de se poser cette question qu'il ressent une chair de poule inhabituelle, directement suivie d'une tachycardie. Le genre de réaction physiologique que seule sa Némésis, Ombeline Santana lui procure. Il est carrément allergique à cette femme. Elle déboule de nulle part, encore plus habillée qu'à l'accoutumée, son chapeau conique orné de clochettes chantant au vent.

- Je t'ai manqué mon amour ? chantonne-t-elle alors que derrière elle émergent tour à tour les membres de son équipage. Les Bêtes de l'Ombre.

Lady Ombeline "L'épée du Matin"

- Tu sais bien que moins je te vois, et mieux je me porte. C'est quoi ce trou ? demande-t-il en remarquant que l'équipage sortait de sous-terre.
Il y a un tunnel ici et je ne suis pas au courant ?
- Tu sais ce qu'on dit chéri ? Quand on adversaire ne possède aucune faiblesse, tu dois en créer une, répond Ombeline avec un large sourire. J'ai été retenue, désolée du retard.
- Je crois surtout que personne ne t'a invitée.
- Oh tu me fais mal là, mon chou. Il y a des révos à dératiser, je ne manquerais pour rien au monde une party aussi orgasmique. Ce gang bang va être énorme !
- Elle est toujours aussi...
- Ouais, c'est une perverse, répond Loth à Abi.
- Je prends le commandement ! lance-t-elle aux Marines qui accompagnent Loth.
- Oh, ils n'ont pas l'air ravis ! susurre Abi.
- Normal, le taux de mortalité des Bêtes de l'Ombre est le plus fort de tous les équipages des Blues. Il se dit qu'elle renouvelle les trois quarts de ses gars chaque mois. Mais ils sont diablement efficaces. A leur façon, reconnait le Moine.
- Bon si tu arrêtais d'utiliser ta langue pour colporter des ragots, je te montrerai comment l'utiliser à bon escient, mon cœur. Pour lécher...
- Ta gueule putain, Ombeline ! crache une femme à béret que Loth reconnait comme Darlessa Simons, le sniper de l'équipage. Le respect de la hiérarchie, n'est pas non plus le fort des Bêtes.
C'est pas en débitant des obscénités qu'on trucidera du révo ! Prends une chambre avec lui bordel et laisse-nous faire notre job !
- Hein ? Quoi tu me cherches ? Attends, que je t'en colle une !
- Ils se battent aussi entre eux et la rumeur prétend que la moitié des morts de l'équipage sont de la main d'Ombeline elle-même mais comme c'est elle qui écrit les rapports... marmonne le Moine.
- Non mais la ferme Lothy, mauvaise langue ! éructe-t-elle.
- Mettons-nous au travail, déclare posément Euron Bear, le second d'Ombeline, un homme de haute stature entouré d'une meute de chiens et de lycaons.
- D'accord, d'accord. Je crois que tu te demandais comment entrer non ?
- Tu veux foncer dans le tas comme vous savez si bien le faire ? satire Loth.
- Pas aujourd'hui. On va faire dans la discrétion.
- Oh ?! Ah c'est pour ça qu'il y a cet orage ! Enfin les Bêtes de l'Ombre ne vont pas bourriner ! Le ciel lui-même en est si surpris qu'il se met à gronder ! Bougre !
- Vous voyez ? Quand je suis sérieuse, il me tend la perche pour déconner. D'ailleurs, concernant ta perche... elle va bien vu comment t'es bandé là ? D'ailleurs, est-ce que tu peux band...
- LA FERME ! tonne son équipage.
- Ce que veux dire la capicheffesse, c'est qu'on va passer en dessous, conclut Euron pour abréger l'interminable conversation. On a une arme toute nouvelle à notre disposition. Vas-y Môle, creuse !

Sergent d’Élite "Le Mole"


HRP:
 
http://www.onepiece-requiem.net/t10961-loth-reich-le-marchand-heretiquehttp://www.onepiece-requiem.net/t12978-fiche-technique-de-loth
avatar
Ragnar Etzmurt
♠ Cavalier de la révolution ♠

♦ Localisation : West Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 5250
Popularité: +494
Intégrité: -205

Jeu 6 Juil 2017 - 12:33

    Le type aux cheveux bleus se présentent comme étant « No-body ». Attends deux secondes… « No-body ». Ce n’est pas le type assez réservé qui était présent lors de la conférence à plusieurs avec Clotho et les autres ? D’ailleurs, je suis quasiment certain que Rafaelo en faisant partit ce jour-là, sa voix m’était franchement familière et je sais pourquoi maintenant.

    « Quel est le plan pour passer cette foule, mais surtout cette porte ? » Demandé-je innocemment.

    « Là, nous sommes à peu près dans l’angle mort, le gros de la troupe se trouve à l’Est et nous au Sud-Ouest. Il nous faut du bois, pas mal de bois. »

    Ça tombe bien, on se trouve dans un bosquet. Je tournoie ma lame en esquissant un léger sourire. Un lame de vent par-ci, une lame de vent par-là, les arbres tombent comme des mouches. Le petit bonhomme réfléchit. Le plus rapide à construire ne pourra envoyer qu’une seule personne à la fois, deux pour les plus légers… Je me propose d’y aller le premier, chose extrêmement risqué étant donné qu’on ne connait ni la fiabilité de l’engin, ni ce qu’il m’attend de l’autre côté.

    Mais avant tout cela, nous devons monter l’artillerie à contrepoids. Deux planches de bois, d’environ un mètre et cinquante centimètres, parallèles l’une d’entre elles, à plats au sol. Ça sera le support de base. Je ne m’y connais absolument pas pour tout vous avouer. Ensuite, deux autres planches latérales faisant toutes deux cinq/six fois la longueur des planches de bases. Il faut assembler le cadre du trébuchet, percer des trous, fixer des goupilles, placer le crochet du contrepoids…

    Le p’tit machin, qui n’est autre qu’un cavalier de la révolution, nous donne beaucoup de consignes très précises. La moindre erreur peut tout simplement nous coûter la vie. Nous sommes six environ, tous en plein travail, rendant la conception de l’engin plus rapide que je ne l’imaginais. Puis le coordinateur fait bien son travail. Le trébuchet commence enfin à avoir une bonne gueule.

    « Il nous faut contre poids faisant au moins cent fois votre poids, à placer sur la partie courte de la verge… » Dit l’ingénieur.

    Cent fois… Rien que ça. Je regarde autour de nous, dans ce petit bosquet, et si ce n’est des rochers, je ne vois rien. Bon, j’imagine que ça devrait faire l’affaire. Je ressors mon outil de travail, ma belle et fidèle Divinité, avec laquelle j’ai tranché tant de choses… Je m’enfonce dans ce petit bosquet vers ces rochers, et d’un simple mouvement vertical, une coupure nette est visible, le rocher est maintenant coupé en deux.

    Je reviens après quelques minutes, un sourire affiché sur mon visage, soulevant deux blocs de pierre sur chaque main. Je marche difficilement, mes bras tremblent, j’ai surestimé ma force sur ce coup. Par fierté, je garde ce sourire hautain que j’affiche si régulièrement, mais je suis très peu fier de ma connerie intérieurement. Très peu fier car je vais devoir assumer ma connerie jusqu’au bout, et ce uniquement par fierté.

    « Ça suffira, no-body ? » Demandé-je en serrant les deux.

    L’homme tout frêle me fait un signe du pouce. À l’aide du reste des hommes, nous plaçons le contrepoids que nous attachons en un seul bloc de pierre. Ceci étant fait, je me place dans la fronde, prêt à être envoyé dans l’espace. Vous n’imaginez même pas mon appréhension là. Mourir écrasé contre le mur parce que le contrepoids a été mal ajusté, ou que la fronde ma lâche trop tard. Quelle plaie cette mission !

    « 3… 2… »

    Huh ? Au « 2 », je sens le mécanisme se lancer. Je regarde partout, je vois les sourires machiavéliques de Suelto et Maria, qui ont pris un malin plaisir de me lancer avant la fin du décompte. Merde ! C’est le moment de voir si les destin a d’autres projets pour moi ou si tout cela se termine maintenant. Ô misérables avortons, je promets de vous faire la peau si je survis à cet enfer.

    Si j’ai bien compris ce qu’il disait un peu plus tôt, il est important de gérer l’amplitude du contrepoids, ce qui détermine si je m’envol suffisamment haut ou pas. Si le contrepoids va trop loin, je serais lâché trop tard et je boufferais le sol. Trop tôt, je serais envoyé trop haut mais pas assez loin. Misère, misère. Qui a décidé de ce plan de merde ?

    C’est de toute manière trop tard. J’en prends conscience lorsque mon corps n’est en contact avec rien d’autre que l’air. Ça va vite. Je suis propulsé à une telle vitesse que je sens la peau de mon visage se déformer, bouger dans tous les sens. Et ne parlons même pas de mes cheveux. Les premiers instants sont définitivement les plus intenses, mon coeur palpite à fond, j’ai une énorme montée d’adrénaline.

    Mais ces quelques secondes passent, j’y vois un peu plus clair et je peux apprécier le moment. En-dessous de moi, toute cette foule qui se bat pour franchir cette porte infranchissable. Mon dieu qu’elle est imposante cette porte ! N’épuisez pas vos forces inutilement, couillons, vous n’y parviendrais pas. À l’horizon, j’aperçois le promontoire, la palais, avec de plus extraordinaire encore, cette météo qui s’abat sur nous. Ne s’arrangeant pas avec le temps.


    Mais retour à la réalité, ma attention se focalise sur ce foutu mur. Vais-je pouvoir passer par-dessus ? À vue d’oeil, comme ça, honnêtement, je suis plutôt rassuré. J’ai une vitesse constante, qui ralentit de manière toute aussi constante, et à moins d’un arrêt brutal, je ne vois pas pourquoi ça ne passerait pas. De plus, du moins pour l’instant, le vent va plutôt dans mon sens.

    Mais trêve de pensées inutiles, puisque je franchis ce foutu mur, et là me vient une question à laquelle je n’avais pas du tout pensée jusqu’à présent. Je perds de la vitesse, passant d’une trajectoire ascendante à descendante. Et comment est-ce que j’atterris sans m’écraser, maintenant ? Une idée, monsieur no-body ? Une nouvelle fois, mon coeur s’emballe mais je m’efforce de garder mon sang-froid, sinon c’est la mort assurée.

    M’accrocher à une branche serait inutile à cette vitesse, elle se briserait. Cependant, ça pourrait m’aider à ralentir. C’est dans cet optique j’entame ma descente aux enfers. La première branche s’éclate instantanément, la seconde aussi, puis toutes les autres. De moins facilement, puisque je ralentis forcément un peu, mais c’est loin d’être suffisant pour atterrir en douceur. Je commence à imaginer ma face écrasée contre le sol.

    À une dizaine du mètre du sol, et ce de manière instinctive, je me mets parallèlement au sol, dégainant ma lame et tournoyant à très haute vitesse sur moi-même. Cela me demande une très grande concentration musculaire, notamment au niveau de la ceinture abdominale. De là, de nombreuses lames de vent s’écrasent contre le sol, créant un de poussière qui me masque totalement.

    Cet enchaînement de lames de vent provoque un son de tambour assez retentissant, ce qui peut attirer l’attention de l’ennemi, naturellement. Des craquelures, puis un cratère se forme à force de taper dans la même cible. Ma vitesse ralentit de manière assez signification, pour ma plus grande satisfaction, me permettant maintenant de me poser en douceur.

    Sans perdre un instant, je bondis sur un arbre pour prendre de la hauteur, me cacher de l’ennemi et observer ma position. Normalement, je devrais peut-être attendre que mes collègues me rejoignent, sauf que je ne sais absolument pas où est-ce qu’ils vont atterrir. À la limite, la seule chose que je peux est de nettoyer la zone avant de partir devant.

    Le nuage disparait. Des fidèles de l’impératrice, je crois, s’approche du lieu où les « détonations » ont eu lieu. Furtivement, je me laisse tomber dans le vide, en prenant soin d’amortir ma chute sur le cadavre du type que je perfore par le sommet de son crâne, à l’instant. La lame ressortit de la dépouille, je lèche le sang stocké dessus, provoquant de le dégoût et la peur de ses camarades.

    Ils me sautent tous dessus en même temps, logiquement en pensant avoir le dessus grâce au nombre, mais grâce à mon « tourbillon divin » je ne dispose quasiment pas d’angle mort. Je les repousse tous jusqu’au dernier. Certains s’écrasent contre les arbres environnants, d’autres s’écrasent lamentablement au sol. Je me déplace rapidement vers les uns et les autres, prenant de les achever sans la moindre hésitation.

    Le travail maintenant bouclé, j’essuie le sang accumulé sur ma lame avec ma chemise blanche, du moins plus grise que blanche avec toutes ces batailles. Je vais devoir me racheter des fringues après tout ce merdier, car me sentir ainsi me ramène à ce temps où je n’étais qu’un pauvre clochard, errant les rues les plus sombres des blues.

    À présent, je continue ma marche en direction du palais, toujours dans la crainte - ou le plaisir - de rencontrer des adversaires empêchant mon ascension. C’est la dernière ligne droite. Tuer l’impératrice est l’objectif ultime, la mission qui permettra de mettre un terme à cette foutue, et nous permettra une victoire de haute importance.
http://www.onepiece-requiem.net/t14066-ragnar-etzmurthttp://www.onepiece-requiem.net/t14120-ragnar
Contenu sponsorisé



Page 1 sur 1