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Le nunchaku

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Anya Leonheart

♦ Localisation : Égouts de Shell T.

Feuille de personnage
Dorikis: 1150
Popularité: -25
Intégrité: 0

Lun 10 Juil 2017 - 3:04


En 1627, après la prise d'île de Rokade par Clotho, sur un navire se dirigeant vers l'île.

Prisonnière parmi une dizaine d'esclaves, je me réjouissait d'être en vie. La scène de capture s'était passée bien vite. J'étais assise dans une taverne réservée aux femmes lorsqu'il est entré. Un pistolero avec deux six coups. Les balles fusèrent. La première balle trouva le coeur de la patronne et ainsi de suite. Tout ce qui bougeait d'un millimètre ou ouvrait la bouche fut tranquillement envoyé dans l'au-delà.  En moins d'une minute le calme fut rétabli. Onze corps au coeur mort gisaient au sol et les dix clientes très obéissantes sortirent en file indienne vers un navire. Après nous avoir confiées à ses collègues, l'assassin ne souhaita pas monter à bord. Il n'avait pas prévu un tel massacre féminin, ignorant que des bars de ce genre existaient. Mais fidèle à son équipage il avait fait sa part du travail. Justice fut faite lorsqu'il se réserva la dernière munition.

Lors du massacre, j'étais de dos et je regretta de ne pas avoir vu son visage. Je me demandait comment est-ce possible de ne plus devenir maître de ses gestes. L'habitude l'a rendu momentanément aveugle et il tirait selon son instinct ? Ou est-ce la soif de sang et l'adrénaline des détonations qui paralysait sa conscience ?  Je ne pourrais jamais le savoir, certains sont vraiment bizarres et déréglés. A ce stade c'est presque des machines sans cerveau ou des prédateurs animaux.

J'attendais avec un calme hors du commun et ne pouvait pas beaucoup bouger. Lorsqu'un nain a voulu me toucher pour me mettre les menottes, il a comprit que je n'étais pas une tendre. Et maintenant, alors que les autres ont seulement les mains liées, moi j'ai eu le droit à la sécurité renforcée : quatre paires de menottes. Pieds liés, mains liées, pied droit avec main droite et pareil côté gauche. Mais je pouvais encore, pendant tout le trajet, insulter leur arbre généalogique et leurs inexistants attributs masculins. Le nain est donc revenu avec l'espoir de me bâillonner et face à ma rage dévorante il y perdit les trois doigts du milieu d'une main. Un coup de boule plus tard, associé à un crachat dégueu dans les yeux, je me laissait mettre une corde d'acier dans la gueule et nouée derrière la tête. Une corde d'acier qui prouvait la force brute de ce nain, puisqu'il s'agissait d'un tube métallique. Je ne pouvais plus faire grand chose, et c'est là qu'il se pinca le nez en comprenant que j'étais prête à tout pour le faire chier. Il prépara un tel coup de pied que je m'imaginais traverser la coque et nourrir les poissons. Il me shoota fort dans les côtes, je compris que seuls ses bras avaient une force herculéenne, et je termina sous un hublot qu'il m'ouvrit aimablement.

Je regarda donc dehors et ne pensait à rien. Les pirates allaient fêter notre capture en oubliant certainement le suicidé.

×××

Si leur bateau s'appelait "Zoo & Co'", ce n'était pas anodin. Leur quatre surnoms étaient l'Oursin, la Pie, le Robot et l'Araignée qui, entre autre, maîtrisait le rope action. Les pirates s'étaient spécialisés dans le commerce d'esclaves mais il n'attaquaient que des petites îles méconnues du gouvernement : ils n'étaient donc pas primés.

La Pie était le seul qui ne buvait pas car il fallait au moins un mec sérieux dans l'équipage. Se sentant exclu, il se prit de passion pour le métier de vigie et passait sa vie là haut. Son recrutement remonte à cinq ans et il n'est jamais redescendu du mât. La Pie à l'œil de lynx était en train de pêcher en tournant le dos à ses amis qui finissaient la fête, il rêvassait en scrutant son petit flotteur.

Les trois autres s'étaient enivrés de bière plus que de raison et s'était amusés à tourner autour d'un boulet de canon en le tenant du bout du doigt.

Parmi eux, le surnommé Robot. Dès qu'il buvait il se prenait pour un robot, du moindre geste saccadé au moindre mot prononcé.

 - Capacité. De. Stockage. Maximale. Atteinte. V..
 - ..oh attend-attend ! Maintenant que Bastos n'est plus là, qui tire le plus loin ? Eh l'Oursin tu viens ?
 - Une prochaine, j'vais prendre un bain.
 - Bonne plongée ! Allez viens Robot, entre toi et moi c'te fois.
 - Accumulation. De. Pression. Dans. Les. Jambes. En. Avant. Toute.


Pendant que l'Oursin alla ouvrir un tonneau de rhum et y faire de l'apnée dedans, les deux autres allèrent au bord du navire et montèrent sur la rambarde.

J'étais perdue dans la contemplation de l'extérieur, et oubliait même l'odeur délicieusement insupportable qui émanait de moi. Ce qui n'était pas l'avis des autres qui s'étaient mises à l'extrême opposé de moi, assises en cercle où une bouteille de verre vide tournait au milieu. Elles ne contemplaient pas cette mer vert pastel au soleil qui, dans l'ombre du navire, faisait un dégradé allant jusqu'au bleu foncé. Les légères ondulations du côté ensoleillé brillaient comme une couverture de diamants. Quant au ciel, cette merveilleuse étendue cyan était parsemée de tâches de laine difformes. Soudain, deux coup de pinceau parallèles vinrent gâcher la perfection du tableau. Je fis un roulé-boulé sur le côté si jamais le vent s'associait à ces truies. Moi qui contemple rarement le paysage, ils sont toujours là, ces fous, pour me rappeler leur existence.

 - Vanne. Ouverte. Pression. A. 0,5. Bar.
 - Harharhar ! J'te met un cinq centimètres d'avance !
 - J'ai. 6,974. Litres. En. Stock. Tu. Vas. Perdre.
 - Ah ouais ?  
 - Augmentation. De. La. Pression. A. 2. Bar.

Son jet fit une furieuse avancée en mettant quasiment un mètre d'écart. L'Araignée n'aimait pas être provoqué.

 - Ah ouais tu veux jouer ? J'ai pas chômé ! J'me suis entrainé en privé !

La veine sur le front. Les mains sur le bassin. La concentration à fond. Il hurla son cri ultime en forçant au maximum.

KAAA-MEEE-HAAA-MEEE-HAAAAARHARHARHAR !

Son trait fit une spectaculaire avancée ! Il était à égali- non!- il le dépassa ! Il dépassa d'un petit centimètre son voisin !

 - Ha. Ha. Augmentation.
 - QUOIII ?
 - DE. LA.
 - NOOOON !
 - PRESSION. À.
 - TA GUEUUUULE !!
 - TROIS. PUTAINS. DE. BAAAAARS !
 - IMPOOOSSSIIIIBLE ! EN SIX ANS T'A JAMAIS DÉPASSÉ DEUX AVEC BASTOOOOOS !
 - HA. HA. HA. T'ES. NAZE.

Avec un boucan pareil, la Pie fut déconcentré. Ce n'était absolument pas le moment puisqu'il suivait du regard un poisson moustachu qui tournait autour de l'hameçon. Pour se venger il se prêta, de si haut, au jeu des deux idiots. Et il visa juste.

 - Alerte ! Court. Circuit. Alerte ! Court. Circuit.

Robot fit une succession de gestes imprévisibles et perdit l'équilibre en direction de l'eau. Du fait de l'alcool, le perdant eut un temps de réaction amoindri. Mais fidèle à son surnom, l'Araignée ramena ses bras en une croix au niveau du torse puis les relâcha vers deux directions. Les vives cordes de droite et de gauche attaquèrent l'air en le faisant siffler d'agonie. Au même moment, les serpents attrapaient leurs proies. L'une avait l'ami, l'autre le mât. L'araignée resta planté là, sur la rambarde, bras tendus. Ses forces lui échappaient.

 - Descend Pigeon ! Viens nous aider !

La Pie était à nouveau concentrée sur l'ombre. Quand tout à coup, elle mordit ! Le flotteur coula. Il tira ! Un poisson bleu avec une moustache jaune tel un spaghetti sortit de l'eau. Soudain, surgissant de nulle part à la rescousse du capturé, vint une mouette. D'un coup de bec elle coupa la ligne et repartit vers l'horizon. La Pie leva la tête et allait l'insulter quand il vit...

 - ROKADE EN VUE ! CAPITAINE ! IL EST OÙ LE CAPITAINE !
 - Blp bloup.  

Des bulles.

 - OURSIIIN ! ROKADE EN VUUUE !
 - Glou. Glou-glou. Glouglouglouglouglouglou...

Le... glouglouglou... tonneau... glouglouglou... se vidait... glouglouglou... de l'intérieur... glou ! Soudain il explosa en des milliers d'échardes ! Et sortit un rot si puissant qu'il gonfla la grand voile pour accélérer leur arrivée.

 -BUUUUUUURRRRP !

Le nain se gratta le bide et fit quelques pas lorsqu'une corde lui frôla le sommet du crâne. Une idée lui vint. Il vérifia qu'elle fut bien tendue et se projeta vers le nid-de-pie où il atterrit tranquillement, comme s'il avait fait ça toute sa vie.

 - Parfait la Pie ! Bon boulot ! ALLEZ LES GARS, PRÉPAREZ LA LIVRAISON ! FAITES GAFFE À LA FOLLE ! Hm. Faut que personne sache qu'une esclave m'a résisté, surtout une femme. ATTACHEZ LÀ COMME LES AUTRES MAIS METTEZ LÀ DANS LE VISEUR ! SI ELLE BOUGE MAL VOUS L'ABATTEZ ! Parfait la Pie ! Bon boulot ! Pourquoi tu me regardes comme ça ?  

Il regarda vers le pont.

 - CES QUOI CES GRANDS YEUX ? VOUS ÊTES PAS CONTENT D'ÊTRE DE RETOUR À LA MAISON ?
 - VIIIIEEEENS M'AAIIIIDEEER ENCUUULÉÉÉ !!!
 - Eh la Pie, comment on descend d'ici ? Et bon boulot aussi !
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