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L'affaire de l'île sans histoires

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Yamamoto Kogaku
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Mar 29 Aoû 2017 - 8:00


La reconstruction suite à notre affrontement avait pris plus de temps que prévu. Temps que nous avons fini par utiliser habilement. Tout a commencé lorsque l'on nous as apporté quelques caisses comportant ce qui se trouvait dans le bureau du leader de syrthe. La première boite contenait une pile de documents, de la simple comptabilité, mais avec une entrée régulière et curieuse. Une entrée qui ne renvoyait à aucun document ou compagnie. Ce n'est qu'après avoir ouvert le second carton que l'on a compris, c'était du blanchissement d'argent, liée à de la contrebande. On ensuite découvert une clé qui menait à une banque de dépôt, le coffre contenait toutes les informations liées à sa caisse noire. Qui étonnamment était assez réduite, à croire que son activité légale était bien plus profitable. Néanmoins en grattant un peu et en utilisant les connaissances d'Ethan, on a fini par découvrir que notre brave homme était lié à Raggefield senior grâce à la pègre d'une île avoisinante.

Alors on a pris la mer, on avait de la chance le log pose nous y conduisait directement. Encore une fois, la route ne fut pas une partie de plaisir, mais elle dura nettement moins longtemps que lorsqu'on est arrivé à Jazeda. C'est en matinée qu'on est arrivé sur l'île nimbée de brouillard et de mystère. Le navire s'est amarré au ponton de la marine et on a continué en chaloupe, glissant entre les racines noueuses qui s'enfoncent dans la mer. Après une série de détours, on est arrivé à la base, elle était un peu dur à louper à vrai dire. Ce sont eux qui gèrent la navigation locale. Il s'agit d'un atoll tortueux couvert de mangroves, ceux qui connaissent le coin savent se faufiler, les autres moins. On est passé sous les hyper structures qui mentionnent la terre à flot avant d'arriver à la base. Privilège d'officier on a directement reçus des quartiers confortable. On a ensuite retrouvé le mec qui gérait le coin au mess. Bien qu'il sache qu'il existe une pègre dans le coin, il était incapable de trouver des preuves ou de savoir qui en faisait partie... Ainsi donc pour tenter de découvrir une plus large image. Comme les liens qu'entretiennent la famille Raggelfield, l'ex-gouvernement de Jazeda et tout autres instances criminelles. Il faudra analyser à la loupe une branche de criminel locaux, le monde est étrange parfois. C'est dans le petit qu'on trouver l'infiniment grand, ou alors on fait fausse route, c'est aussi possible.
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Ethan R. Levi
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Jeu 31 Aoû 2017 - 12:31

    Les récents événements ont quelques peu bousculés notre fin de séjour sur El Jezada. Entre l’affrontement face aux Sunsets et le « fils vengeur » d’une des victimes de mon frère qui a tué un certain nombre des notre, c’est pas de tout repos. D’ailleurs, mon corps a subi d’importants dégâts à chaque fois, on ne m’a pas vraiment épargné. Je souffre encore de mon dernier combat face à Bikhar, bien que je m’en remette un peu plus chaque jour.

    Nous sommes donc en route vers Alaomin, là où les documentations plus que suspectes semblent nous mener. Et comme je le soupçonnais, mon père a bien les mains sales, voire très sales… Quoiqu’il en soit, malgré le fait qu’il soit trempé là-dedans, ce n’est pas encore lui que l’on recherche. Pour commencer, il nous faudra rencontrer celui qui gère cette fameuse compagnie de construction navale. Les rentrées d’argent viennent de cette boîte.

    Chose qui m’impressionne également, c’est d’enfin pouvoir mettre le pied sur une île du « cercle d’or ». El Jezada en fera certainement partie, mais pour l’heure nous avons la chance de voir une civilisation qui en fait partie depuis tant d’années. Avant de voir tout cela, nous passons une espèce de douane, gratuite pour nous, mais il semblerait qu’elle taxe les navires marchands ou autres.

    Paraît-il que cette douane est là pour filtrer les pirates ou autres criminels en tout genre voulant accéder à l’île. Pourquoi pas. Quelque part, je suis relativement surpris que les relevés suspectés nous mènent vers un archipel aussi protégé, mais quelque part il n’y a rien d’anormal à cela. Le site est tellement protégé, du moins sur le papier, qu’on finit par faire son boulot moins bien, bercé par la tranquillité du lieu et l’oisiveté environnante.

    Donc je disais, après avoir franchis cette douane, nous arrivons vers l’un de ces fameux quai, à l’instar de l’archipel Shabondy, où nous stationnons tranquillement. Ces arbres sont vraiment impressionnants, je reste scotché face à leur beauté pendant de nombreuses secondes. C’est le cas du moins jusqu’à ce que Ketsuno vienne me taper les fesses du pied pour me réveiller. Ce qu’elle peut me faire chier.

    La chaleur est telle que je retire ma veste de costume, tout de gris, ne l ? aissant apparaître que mes chaussures cirées, mon pantalon gris et ma chemise blanche. Mes cheveux sont parfaitement bien coiffés, je sens bon la parfum de cologne, ma démarche est parfaite, ma silhouette esthétiquement radieuse… En bref, je me sens plutôt bien aujourd’hui.

    « Marsh Family », c’est l’une des compagnies la plus prestigieuse de tout l’archipel, mais c’est aussi la compagnie que l’on soupçonne de manigances. Yamamoto m’accompagnera dans cette entreprise. Mon nom de famille me sera utile pour une fois. L’idée est de se rendre sur place, rencontrer le chef de famille et… Qu’est-ce qu’on fait après ?

    « Dis-moi, Yam’, qu’est-ce qu’on fait une fois sur place ? Notre seule information tient de malheureux documents d’un type mort. C’est un peu juste pour porter des accusations. À la limite, j’attire l’attention en prenant une fausse énormissime commande, tandis que de ton côté, tu infiltres les locaux à la recherche de tout et n’importe quoi ? »

    C’est un plan sortit de nulle part, réfléchit à l’instant. J’agis toujours dans la précipitation, c’est là que j’excelle le plus.
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Yamamoto Kogaku
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Ven 1 Sep 2017 - 22:49

On s'engage probablement dans une bataille contre des fantômes, l'ironie étant que j'en avais été un à une époque. Si l'on en croit les histoires, les grandes pègres sont suffisamment puissante pour agir au grand jour ou presque, sans que personne n'agisse. Sauf que dans notre cas, elle n'agit pas. Je me suis entretenu avec l'un des officiers du coin, il se doute qu'il y a quelque chose à l’œuvre, mais il ne sait pas quoi. Ils attrapent bien de temps en temps des fraudeurs, mais aucun n'a laissé filtrer la moindre information, ils se présentent comme leur seul et unique patron. Sauf que petit bémol, ils trafiquent plus qu'il ne devrait pouvoir posséder. Comment Joe le clodo peut il du jour au lendemain avoir une barque remplie de bouteilles de vins hors de prix. Quand on lui pose la question comment ça se fait qu'on la trouvé au près des docks sans être passé par la douane. Il répond qu'il ne voulait juste ne pas payer de taxe sur l'import de spiritueux. Joe le clodo, qui il n'y a pas deux semaines avait pissé devant la caserne car il en avait marre de dormir dehors. Bien sûr ce n'est pas un cas isolé, mais manque de preuve il est dur de relier les quelques exemples à quelque chose d'autre. En fait, l'idée du grand tout n'est qu'une supposition selon le boss local.

A priori, nous possédons les seuls résidu de preuve. En fouillant la comptabilité à Sirthe, nous avions la ligne A.M. Ligne que nous avions ensuite pu relier à des enveloppes dans un carton portant les mêmes initiales, excusant une erreurs de livraison, un retard ou une proposition pour un nouveau catalogue. Toutes ces lettres provenant d'un île, Aolamin. Enfin une clé, nous conduisit à une banque de dépôt. Remplies de bons et d'obligation de valeur diverse dont la valeur et la date coïncidaient avec les entrées. Il y avait aussi un contrat au nom de monsieur A.M, qui contre un financement et un vœu de silence donnait l'accès à des services en blanchissement et contrebande.
En croisant quelques sources, on a découvert qu'il existe un homme à la tête de deux grosses entreprise sur Aloamin ; Adam Marsh.
On se retrouvait donc avec un semblant de preuve qui pouvait peut être répondre à l'une de nos grandes questions, comment les sunsets sont rentrés en contact avec Mohan, ex-leader de Sirthe. En interrogeant les pirates, on a fini par découvrir que leur précédente escale était Aloamin.
Donc il y a de fortes chance, qu'il existe quelque chose la bas, qui agit dans l'ombre et organise notamment de la contrebande. Mais on en sait pas plus. Alors il faut enquêter.

J'ai donc commencé à élaborer un plan tortueux. Il faut prouver l'existence d'une pègre locale et savoir suffisamment bien comment elle fonctionne et qui sont ses membres pour les choper d'un grand coup de filet. Une fois entre nos mailles, il ne restera plus qu'à jouer au dilemme du prisonniers pour tirer le plus d'infos possible. Ainsi, dans le meilleurs des cas, on se trouve une proie juteuse et dans le pire soit on rentre bredouille soit on coule un groupe de criminels.
Nous n'avons actuellement qu'une unique piste, Adam Marsh. Nous pouvons aussi déduire d'autre pistes, si personne n'a vent de ses possibles crimes, c'est que il se débrouille pour que personne n'en parle. Donc si on a affaire au vrai chef des opérations, en furetant un peu on risque de découvrir comment il réduit les gens au silence. Ethan m'a proposé un plan, mais je ne pense pas que fureter comme ça serve à quelque chose. J'avais cru comprendre qu'outre sa fratrie au cipher pol, Ethan avait une crapule fiscale comme paternel. Donc on allait utiliser ça. Mais comment ?
Soit on organise une rencontre comme un chef de pègre lui demandant ses services... ce qui ne colle pas à ma réputation. Soit, on on lui fait comprendre plus ou moins subtilement ce que l'on sait pour voir comment il se débrouillera pour nous prouver que l'on se trompe. Comment faire pour utiliser au maximum les capacité de notre duo. J'ai déja dispatché mes officiers et hommes en villes pour écouter ce qui se dit, ça peut nous ouvrir quelques réponses ou questions.

-Ethan, je te laisse gérer ta rencontre avec Marsh, fais lui comprendre que tu es la pour faire un marché avec sa part sombre. Pendant ce temps, je vais utiliser mes talents divers pour tenter de découvrir ce qui se dit et trame pendant ta rencontre.

Il ne me restera plus qu'à tenter de jouer avec mes sens amplifiés et ce que j'ai appris du roku et des ghost dogs pour me gaver d'informations sans me faire repérer.
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Ethan R. Levi
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Dim 3 Sep 2017 - 14:02

    « - Assez perdu de temps, allons-y dès maintenant tant que je suis encore à peu près chaud pour bosser. dis-je en saisissant ma veste et me dirigeant vers la sortie.
    - Tu es sûre que ça va aller, Ethan ?
    - Ne me materne pas, Daniel, s’il te plaît. Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais eu de père. Cela dit, je te confie ma lame pour le reste de la journée, peu probable que je m’en serve.
    - Je reste sceptique quant à ta manière d’approcher les choses.
    - Lâche-lui les bottes, Mattlefield, tu sais bien qu’il n’écoutera pas. Déjà qu’il a du mal à m’écouter… dit Ketsuno en s’incrustant dans la conversation.
    - Parce qu’il est selon toi plus légitime que je t’écoute, toi, que je connais depuis quelques mois, plus que mon pl us fidèle ami avec qui j’ai toujours grandis ? Drôle de perspective. Va t’acheter des fringues. dis-je en esquissant un sourire moqueur.
    - Répète un peu ça pour voir, s’pèse de connard ! Tu fais moins l’malin quand Salem est là, tafiole ! »

    La connasse a bien raison. Fait chier ! Il me terrorise ce Salem. L’écart de puissance est trop grand entre nous, je suis impuissant encore. Elle fait chier à toujours me menacer avec son oncle. Qu’est-ce que je peux y faire ? Excepté prendre sur moi, fermer mon clapet et continuer ma route comme un enfant qui vient de se faire réprimander, pas grand chose.

    Le dos courbé, l’air boudeur, la veste sur mon épaule et l’autre main dans ma poche, j’avance silencieusement. Yamamoto me rejoint rapidement. Je sens qu’il a envie de se marrer comme un enfant après la soufflante que je viens de me prendre. Par respect, ou simplement pour ne pas perturber ma concentrer, il tente de se maintenir tant bien que mal.

    « - Allez, p’tit gars, c’est rien du tout.
    - Dit-il avec ses grands airs. Un jour, je vous briserais tous en deux, et seulement là vous comprendrez que je ne suis pas le genre de type avec lequel on rigole.
    - C’est qu’il est vraiment remonté le p’tit gars.
    - Tout va très bien. Ça ira nettement quand j’aurais purgé cette île des pourritures qui l’habitent.
    - Molo, p’tit gars, on en sait absolument rien encore.
    - Que mon père fasse affaire avec un type aussi douteux que Mohan en dit long. On ne l’aurait jamais su sans cet heureux hasard. Un type aussi connu que Prometheus Ragglefield ne cache pas ses affaires commerciales, le monde entier est au courant. Or, ce Mohan d’El Jezada m’était totalement inconnu jusqu’à présent.
    - P’tre bien. Mais sans preuve, on agit pas. Après tout t’es un officier à présent, tu sais ce qu’il en est. dit-il avec un grand sourire. »

    Je sais pertinemment ce qu’il en est. Sans preuve d’une quelconque activité, nous sommes impuissants. J’aime régler les soucis de manière simple et efficace, le plus souvent en cassant la tronche de celui qui me tient tête. Le problème des mafias, c’est qu’on ne peut pas débarquer et tout défoncer, le plus souvent elles sont très bien gérées et se cachent derrière des entreprises totalement légales. Blanchissement d’argent, passages d’objets de contrebande dissimulés avec des objets légaux….

    En bref, c’est un vrai merdier. Je reprends une démarche assurante, sûr de moi, sauf qu’intérieurement je ne le suis absolument pas. Des doutes prennent le dessus sur ma pensée, je suis légèrement troublé. À la fois animé par l’envie de pouvoir enfin mettre la main sur les affaires de mon père, mais sceptique quant à l’idée d’y parvenir en achevant la mission actuelle. Car en effet, pour l’instant, mon père n’est pas réellement mêlé à cette histoire.

    « Marsh Family, nous y sommes. »

    Le commandant d’élite s’en va. C’est une immense bâtisse, au bord d’un immense quai, où se trouvent d’immense navires. Trafiquant ou pas, le travail réalisé ici est tout à fait louable et respectable. En fait, c’est carrément un parc naval. Il y a plusieurs grands entrepôts où sont sensés être stockés les matières premières, les matériaux et les navires. Va savoir s’il n’y a pas autre chose, mais il me faut certainement un mandat pour fouiller. Puis je ne viens pas en tant que marine. Heureusement que Yamamoto est là.

    « - Bonjour, je recherche monsieur Adam Marsh, s’il vous plaît. demandé-je à un charpentier qui passe devant moi.
    - Continuez tout droit, vous tomberez sur le domicile familial où se trouve monsieur Marsh.
    - Merci. Bonne journée. »

    Donc en gros, si j’ai bien saisi le truc, son jardin est tout cet énorme bordel. Il y a pire comme vie. Je continue d’avancer tranquillement, et effectivement quand je regarde au loin, s’affiche une villa, qui devient un château au fur et à mesure des mètres que je parcours. C’est en arrivant face à ce domaine que je réalise la grandeur de cette architecture. Je ne saurais décrire le style de construction, c’est juste grand et splendide.

    Bon, c’est pas encore au niveau du domaine de ma famille, mais faut dire qu’on brasse tellement plus. Enfin mon paternel brasse tellement plus, ma mère gère seulement les comptes, elle se touche au plus haut point à côté de ça. Salons de coiffure, salons de massage, salons de thé, sports mondains, activités bourgeoises avec ses copines… Bref, l’oisiveté habite cette femme.

    Je frappe à la porte, toute aussi majestueuse que le reste du château, un majordome ouvre et me demande mon identité. Paraît-il que seuls ceux ayant pris rendez-vous peuvent entrer, mais bizarrement le ton change dès lors où je me présente. « Ragglefield » semble faire la différence partout où je passe. Je détestais utiliser mon nom autre fois, faut croire que je me suis laissé avoir par les avantages de ce dernier.

    Le majordome me fait patienter dans une énorme salle, certainement le salon, le temps d’informer son supérieur de ma présence. Je ne comprends pas l’intérêt d’avoir une si grande maison si personne ne vit dedans. C’est tellement vide et sans vie. Ma foi, je remercie Dieu car je n’attends pas longtemps avant que l’on vienne me chercher. Nous montons les marches jusqu’à accéder à une grande porte, certainement le bureau d’Adam, que le majordome m’ouvre en m’invitant à entrer.

    « - Monsieur Ragglefield ! Approchez, je vous en prie !
    - J’espérais que vous viendriez m’accueillir vous-même, monsieur Marsh.
    - Je reconnais bien le sang de votre…
    - Père, oui.
    - Oui, de votre père quoi coule dans vos veines, héhé. Vous m’envoyez désolé, comme vous pouvez le constater, je croule sous la paperasse. Que puis-je faire pour vous ? Besoin d’un navire ?
    - Un navire ? Bien plus que ça ! Et remplis !
    - De combien de navires parle-t-on ? demande-t-il inquiet. Et remplis ?
    - Cinq navires. Et je collabore avec mon père, je suis son successeur, alors jouez franc-jeu et cessez ces enfantillages. Vous savez pertinemment de quoi je parle.
    - Qui me dit que vous êtes réellement un Ragglefield ? »

    Oucth ! Je ne ressemble pas suffisamment à mon père ? Je me suis douté qu’une telle situation arriverait. C’est pourquoi j’ai pris soin de ramener une vieille photo de famille où mon père à sa vieille main de pourri posée sur mon crâne. Je n’étais qu’un gosse à cette époque, mais je pense rester reconnaissable tout de même. Adam scrute la photo, me regarde attentivement, puis scrute à nouveau la photo pour être sûr.

    « Bien. Permettez-moi d’appeler votre père pour être certain. »

    Il saisit le téléphone et commence à composer le numéro. Je dois agir au plus vite. Mon père sait pertinemment que je ne le porte pas dans son coeur, alors s’il apprend que je tente de commercer avec ses partenaires, il va sans nul doute que ma couverture sera démasquée. Je tape violemment le téléphone pour raccrocher et regarde mon interlocuteur d’un regard noir.

    « Monsieur Marsh, sachez une chose : je ne fais pas affaire avec des personnes incapables de me faire confiance. De plus, si vous appelez mon père, d’une part, je repartirais sans avoir fait la moindre affaire avec vous. D’autre part, vous mettrez ainsi en péril la longue collaboration avec mon père, Prometheus Ragglefield-Levi. »

    Il hésite un instant.

    « Très bien. Avant ça, buvons un verre pour célébrer cet accord. Quel est ce vin que votre père aime tant boire déjà ? »

    Encore un test. Ce petit malin n'en rate pas une pour vérifier mon authenticité sans pour autant prendre le risque que je m’en aille. Qu’est-ce qu’il boit déjà ce salopard ?…

    « - N’est-ce pas ce vin exquis fabriqué par les esclaves de l’île aux esclaves sur West Blue ? Il est directement envoyé sur Saint-Uréa où loge mon père, avant même d’être expédié partout dans le monde. Je ne m’y connais pas vraiment en vin, mais mon père accorde un intérêt particulier à ce vin. 
    - C’est donc bien celui-ci ! Je vous sers un verre ?
    - Volontiers. »

    Il n’a donc pas changé sa boisson avec le temps.
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Yamamoto Kogaku
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Mer 6 Sep 2017 - 10:26

Je laisse Ethan s'avancer dans l'allée et profitant que personne ne regarde pour monter des les cimes. J'avance rapidement alternant one step by hound et geppou pour me déplacer discrètement. J'ai une vue d'ensemble sur le complexe et au fond, probablement la villa du boss. D'ici, je vois pas grand chose de suspect, les travailleurs suivent leur routine fabriquant quelques navires. Si ce n'est un hangar, il semblerait que tout le complexe soit utilisé. Ensuite, j'y connais pas grand chose, des charpentiers qui font des allés retours entre des chantiers et des hangars et des dockers qui déplacent des marchandises. Rien d'illégal, même si une visite guidée au sein du complexe pourrait être pas mal, je glisse l'idée à Ethan à l'aide de notre mini mushi. Je ne perd pas trop mon temps et devance l'arrivée d'Ethan au manoir. Je me pose sur le toit et m'adosse à la cheminée pour ne pas être trop visible. Même si je dois bien avouer que je n'ai pas vu beaucoup de gros bras. Il ne cherche pas à étaler sa puissance, c'est déjà ça. Dommage que je ne possède pas les faculté de Salem, mais tant pis.

Je crée une ouverture dans une brique à l'aide d'une dague avant de coller mon oreille au trou nouvellement formé et d'amplifier mon ouïe. Un tour bien utile que j'avais développé il y a quelques années. Je met quelques secondes à m'habituer aux sons et à les différencier. J’entends deux hommes parler distinctement, une pièce avec une cheminée. Je perçois aussi, plusieurs autres voix, à priori, le lieu est assez vide. Un vieil homme qui s'entretient de comptabilité avec un plus jeune et des cancans de service. Après quelques minutes, Ethan se présente, la réponse arrive peu après.
Le majordome parle, le jeune part et le vieux répond.

-Ragglefield junior ? Ce vieux renard ne m'a jamais parlé d'un envoyé.

-Selon nos indicateurs, l'homme est arrivé avec un navire de la marine ce matin.
-Je vois.
-Dois je appeler monsieur Caravel ?
-Pas encore, je suis curieux de ce qu'il me veut... faites le entrer.

Ethan pénètre dans la pièce, j'espère qu'il parviendra à y glisser un mouchard. Les négociations ne semblent pas aller très bien, même si je remarque que le ton de Marsh varie très peu. Malgré quelques fluctuations, il retourne toujours à un voix très calme, presque douce. Dans la pièce d’à coté, le majordome et le jeune s’entretiennent sur les motivations d'Ethan. Marsh rejoint pendant quelques secondes pour demander une bouteille de vin. Néanmoins, peu après, le majordome semble contacter quelqu'un, mais j'ai du mal à percevoir de quoi il parle. Soit Ethan est grillé soit c'est sans lien. Mon ouïe commence à faiblir et j'ai suffisamment écouté pour avoir une idée relativement précise de ce qui vit dans le manoir.

Je force la lucarne du grenier et m'infiltre dans le bâtiment avant de la refermer précautionneusement. Je fais quelque pas sur un vieux parquet qui aurait craqué sans le One step et attends quelques secondes pour m'habituer à l'obscurité. Dans cette pièce rien qui ne sorte de l'ordinaire, à première vue, c'est un débarras quelconque. Je décide d'attendre quelques minutes le temps de récupérer mes sens pour continuer à écouter.  


*
*   *

Au même moment, les membres de l'équipage se sont répandu dans la ville, déguisé en civil. Ils s'installent dans les bar, les restaurants, les rues et tendent l'oreille. L'un d'eux a plus de chance que les autres. Steve Baker, marin d'élite sans histoire est accoudé au comptoir d'un bar médiocre. Il commande un bourbon et deux personnes rentrent, des gorilles. Visiblement, le barman n'est pas à l'aise.

-Il est temps de payer la créance.
-Donnez moi un mois, s'il vous plait !
-Le patron est magnanime, tu fermes ton bar et tu nous suis.
-Mais je n'ai pas de...
-Si tu ne sais pas payer, tu vas travailler, c'est simple... mais si tu préfères le boss ne dira pas non à quelques nuits avec ta fille...
-Je vous suit.

Le plus aimable des deux pitbull se rapproche du marin.

-Veuillez m'excuser pour cet incident, je vous conseille « la corne noire », il s'agit d'un débit de boisson plus convenable que ce lieu. Voici un petit quelque chose pour y couvrir vos dépenses, sur ce je vous souhaite une bonne fin de soirée.

Steve est amicalement amené dehors et on lui donne même les directions. C'est ainsi que la famille opère avec calme et délicatesse. Toutes vagues est évitée et des grosses sommes sont utilisées pour sceller les langues. Steve fait semblant d'obtempérer avant de revenir sur ses pas, il attrape un chapeau de paille qui traine sur un appui de fenêtre, glisse sa veste dans les fondations d'une maison. Son apparence changée, il emboite le pas des molosses et du pauvre tenancier. Ils sont loin, mais la filature est l'une des nombreuses compétence que l'on apprend au sein des swifts. Le soleil se couche peu à peu et il s'approche de plus en plus du trio pour ne pas les perdre. Ils finissent par arriver devant une maison proche de l'entrée du domaine Marsh, le tenancier n'en sort pas, contrairement aux sbires.

Une personne lui touche l'épaule, il tente de rester calme, il se retourne. C'est un petit vieux, il regarde autour de lui, il n'est pas rassuré.

-Je ne sais pas qui vous êtes, mais partez, vous ne pouvez pas sauver mon fils. Ne prenez aucun risque. Ne posez aucune question non plus, sinon il vous retrouveront. Repartez d'où vous venez.

Steve hésite quelques instants, il est sans doute compromis, mais il se doute qu'il y a quelque chose de pas net dans l'air. Sa main se glisse sur la crosse de son arme et se dirige vers le bar où se trouve l'un de ses officiers, malgré ses sens aux aguets, il ne remarque pas l'homme qui le file.
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Ethan R. Levi
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Dim 10 Sep 2017 - 16:41

    Marsh me sert un verre de ce fameux vin que je ne me souviens pas avoir déjà goûté. Je m’assieds sur un coin du bureau alors que le chef de cette entreprise, lui, s’accoude sur son mini bar en me fixant. Je profite d’un instant où il jette un coup d’oeil sur le comptoir afin d’y déposer délicatement la bouteille, pour fixer rapidement un mouchard sous le bureau, du bout des doigts, sans changer ma position initiale.

    « Bien, monsieur Levi, et si vous me disiez ce que fait un commodore dans mon bureau ? Suis-je soupçonné d’un quelconque commerce illégal ? »

    Pas de quoi perdre son sang-froid. Il fallait s’y attendre venant d’un homme pareil, entouré de bons informateurs et certainement avec des pions dans la marine. Mon visage reste complètement stoïque. Je sentais qu’il avait envie de me sortir une bombe depuis toute à l’heure, ça le démangeait. L’absence de réaction de ma part semble presque le décevoir.

    « Et quoi ? Vous pensez que je venais sous couverture ? Je crois bien m’être présenté sous mon vrai nom. Je suis effectivement commodore de la marine, mais je ne viens pas en tant que tel, les liens familiaux passent avant toute chose. Dans le cas d’une visite de contrôle, je serais venu accompagné de mes hommes et avec mes armes, puis sans doute avec une autorisation de perquisition. »

    Il réfléchit quelques instants avant de reprendre la parole.

    « - Qu’est-ce qui me prouve que vous n’êtes pas ici pour me piéger ?
    - Il est fort regrettable que que vous ne me fassiez pas confiance. J’imagine que vous n’êtes pas sans savoir qu’El Jezeda est sous contrôle du gouvernement ?
    - Depuis quand !?
    - Depuis peu. »

    Il ne s’en rend peut-être pas compte, mais son visage vient littéralement de se transformer, à l’instant.

    « Rassurez-vous, mon père m’a prévenu de vos affaires avec le chef de Syrthe, je me suis donc chargé de la fouille des navires entrant sur El Jezada, laissant volontairement vos navires. Il vous avait déjà payé, j’imagine que sans mon intervention vous auriez eu quelques soucis. Vous vouliez une preuve, vous l’avez. Demandez à vos informateurs de vérifier ce que je vous dis concernant la situation d’El Jezada. »

    Il appuie sur un bouton, le Majordome débarque aussitôt. Il murmure des choses à son oreille, ce dernier repart sans un mot en me lançant un regard. Je ne sais pas comment exprimer le regard de sous-fifre. Et maintenant, je pense devoir attendre qu’il revienne avec de bonnes nouvelles, puisqu’il est sans doute parti envoyer quelques coups de fil. Pour l’instant, je pense plutôt bien m’en sortir.

    Qu’en est-il du côté de Yamamoto ?

    [•••]

    Pendant ce temps, Ketsuno et Daniel, habillés en civil, surveillent le bon fonctionnement de l’opération proposée par Yamamoto. Ce ne sont d’ailleurs que ses hommes qui participent à cette mission, exceptés les deux officiers cités. Ce n’est pas la première fois que ces deux-là bossent ensemble. En terme de combat en groupe, c’est certainement le meilleur duo. Ketsuno est une brute épaisse et agile, tandis que Daniel est polyvalent, réfléchi, très fort en adaptation et assure les arrières.

    « - Ketsu’, tu vois ce type qui suit Steve ? Au début, je ne voulais pas le suspecter, mais voilà quinze minutes que Steve, et quinze minutes que ce type le suit, et ce depuis la sortie du bar.
    - Ce mec louche avec sa capuche, là ?
    - Celui-ci.
    - Tu m’suis ?
    - Légèrement derrière, comme toujours, tu sais bien.
    - Ne profite pas trop de la vue, pervers…
    - Je ne touche au gibier d’Ethan.
    - Redis ça encore une fois et… »

    Avant même que cette dernière puisse finir sa phrase, Daniel part comme un boeuf. Il entre dans une ruelle, saute d’un mur à l’autre pour atteindre le toit et continue son avancée en hauteur. Ketsuno, de son côté, continue l’ascension vers l’individu en se faufilant à travers la foule. Le type l’a sent approcher, mais elle saisit sa capuche pour lui obstruer la vue et lui fout une puissante droite qui l’envoie dans une ruelle où Daniel le saisit de ses gros bras.

    « - Je sais que tu ne vois rien, mais je te déconseille de faire le moindre mouvement. Nous allons simplement nous poser dans un coin et discuter tranquillement. Qu’en penses-tu ?
    - J’imagine que je n’ai pas réellement le choix.
    - Plutôt perspicace le type. »

    Ketsuno mène l’interrogatoire. À sa manière de s’exprimer et à son regard, elle semble bien plus effrayante que Daniel. Daniel, lui, légèrement en retrait, observe et analyse les réactions et réponses de l’individu. Il est également prêt à intervenir en cas de nécessité. Comme je vous le disais, c’est une fine équipe, rodée et efficace.

    « - J’me fiche de savoir qui tu es, dis-nous seulement pour qui tu travailles et la raison pour laquelle tu suivais le type de la marine.
    - …
    - J’ai pas l’intention de te casser la gueule mais si tu me fais le silencieux, je vais devoir te faire parler d’une manière ou d’une autre. »

    Tout se passe le temps d’une fraction de seconde. L’inconnu saisit rapidement un objet de sa poche, cet objet s’avère être un pistolet, mais avant même qu’il ne puisse le pointer sur Ketsuno, une dague vient perforer son poignet. La demoiselle n’a même pas eu besoin de bouger, elle n’a même pas été effrayé un instant, Daniel assure toujours ses arrières.

    « - Je ne te savais pas aussi bien habile avec les dagues qu’avec des armes à feu.
    - On y jouait pas mal avec Ethan, enfin un jeu que son frère nous imposait, nous étions ses cibles…
    - Je n’sais pas quel genre d’enfance vous avez eu tous les deux, mais c’est très glauque.
    - Et encore, j’avais la chance de ne pas vivre chez eux. Bon, et toi, c’est la dernière qu’on te reprendre à faire ce genre d’ânerie, c’est clair ? La prochaine, je vise l’oeil.
    - Vous ignorez réellement à qui vous avez à faire. Marines ou pas, continuez de fouiner, vous allez tout simplement mourir et votre travail aura été vain. Pourquoi êtes-vous les seuls à enquêter ? Pensez-vous réellement être les seuls à vous douter de quelque chose ? Le commodore Levi et le commandant d’élite Kogaku, comme si nous n’avions pas compris la raison de votre venue…
    - Je réitère ma question : pour qui travailles-tu ?
    - Si vous êtes là, c’est probablement que vous connaissez la réponse. »

    Du cyanure caché sous une dent, il meurt en quelques secondes, bavant comme un nouveau né. Daniel s’empresse de saisir le corps et le foutre dans une poubelle. C’est pas cool, c’est pas classe non plus, mais vaut mieux ça plutôt que l’un de ses camarades retrouve le cadavre et alerte leur boss. Cela pourrait mettre la vie d’Ethan en jeu, et ça Daniel comme Ketsuno ne se le pardonneraient jamais.
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Yamamoto Kogaku
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Jeu 14 Sep 2017 - 15:00

Bien, mes sens sont revenu à la normale. J'ai pris un risque calculé en me glissant dans le grenier avec des sens diminué, mais bon, personne ne va jamais dans son grenier. Je me remet en marche dans la pénombre pour tenter de déceler la trappe ou la porte qui me conduira à l'étage du dessous.
Je la décèle après quelques minutes, une trappe coulissante qui découvre une échelle, ça à le mérite de rendre le lieu plus ou moins sûr. Même s'il y a quelque chose qui me dérange, le grenier est « propre » légèrement poussiéreux mais propre. Tout semble être parfaitement rangé et organisé selon un ordre précis. Il ne s'agit visiblement que d'un débarras, mais on dirait qu'il est passé entre les griffes d'un maniaque de l'ordre. Le genre de gars qui te fait de l'hyperventilation si le vase gris à rayures en quinconce inversée de 1235 se trouve à 13,48 centimètre du cendrier en cristal et non pas 12,67 centimètres.

Donc un gars de la maisonnée risque de trouver le mouchard à cause de sa trop grande minutie, mais il est trop risqué de contacter Ethan. J'enfile un cadenas, précédemment classé par ordre de taille, dans la rainure de la trappe, je serai plus tranquille ainsi. Je me glisse jusqu'à la cheminée et répète l'opération. Je n'entend que la fin d'un appel fait par le majordome, je n'ai pas assez d'information pour en tirer une conclusion, sinon qu'il semblait avoir donné des ordres. Je suis arrivé trop tard sans doute. Ethan continue à s'entretenir avec le maître des lieux, mais il semblerait que le ton monte. Je ne sais pas faire grand chose dans l'état actuel des choses, sinon fouiller le manoir. Bon, si je me fais choper on me dirait que j'ai pas de mandat et je leur répondrai que selon la révision de loi de 1624, je pourrai les pendre dans leur manoir en feu si je l'estimais nécessaire pour le bien du gouvernement... Mais étonnamment, j'ai pas envie de le faire. 'fin je dis ça, mais j'en sais rien, je sais plus si la loi martiale est toujours de vigueur. Quoi qu'il en soit, il faut que les gars soient suffisamment agité pour faire une erreur mais pas assez pour devenir insaisissable. Attendons donc de voir où en arrive Ethan. Mais il semblerait que mon comparse soit parvenu à faire cracher à Marsh des demi-aveux, c'est bien plus facile que je n'aurai pu en rêver.

*
* *
Le duo a fini par rejoindre Cole et Steve, une fois passées les chamailleries intempestive du vieux couple, le briefing reprend. La conclusion est simple, l'île est un nid d'espion, où d'indic tout au plus. Aucun local n'est digne de confiance et les membres de l'équipage ne sont pas incorruptible. Mais quel est le but ? Quel est le secret derrière le voile ? Pourquoi un tel réseau existe brassant tellement de berrys. Ou alors ne serait ce qu'une apparence ? Il est dur de définir qui est impliqué et qui ne l'est pas. Par contre, l'on sait que le contexte de l'île se prête à l'apparition d'une élite criminelle. Mais quel est le but, quels sont ses liens. A t'on affaire à une pègre qui tire bien son épingle du jeu ou quelque chose de plus vaste ? Il faudra mener une guerre invisible pour le découvrir, un soldat rajoute du crédit à cette supposition peu après... le macchabée à déjà disparu.
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Dim 17 Sep 2017 - 15:13

Le Majordome revient quelques minutes plus tard, ne laissant absolument rien paraître sur son visage. Le motif de sa disparition soudaine, on ne sait point, même si j’imagine qu’il est allé vérifier mes dires concernant la situation sur El Jezada. Et comme toute à l’heure, il se rapproche son chef adore et lui susurre des mots à l’oreille. Va savoir de quoi il s’agit, l’un comme l’autre restent transparents sur la question.

« Il se trouve que mes doues soient infondés, vos informations concernant El Jezada semblent justes. D’autant qu’en éliminant Bikhar, l’ancien bras-droit du leader de Syrthe, vous nous avez enlevé une énorme épine du pied. Ce petit malfrat n’était qu’un débile qui nuisait à nos affaires, je l’aurais fait tuer de toute manière. »

Les êtres humains ne représentent absolument rien à ses yeux. Seulement des valeurs numériques qui sont profitables ou non à ses affaires. J’ai envie de serrer les poings, de serrer mes dents tellement que la colère monte en moi, mais je ne suis réduit qu’à sourire naïvement et acquiescer comme un gentil soldat. C’est ainsi que l’on m’a formé après tout…

« Si j’ai pu vous être utile, c’est naturellement que j’en suis heureux, monsieur Marsh. »

Puis je réfléchis à un éventuel moyen de pouvoir prendre le dessus sur lui, si besoin en est. La famille ? Avec une telle demeure, c’est obligatoire d’avoir de la famille, non ? Ce genre de malades sont obsédés pour perdurer infiniment leurs affaires, et ce même après leur mort, alors j’imagine qu’il a un digne héritier quelque part.

« - Et sinon, de la famille ? Je ne crois pas avoir vu de photos. Pardonnez-moi, ma profession qui est un peu trop encrée dans ma peau.
- Haha. Aucun problème. J’ai une merveilleuse femme, Chloé, quinze ans plus jeune que moi. Nous avons eu ensemble trois magnifiques enfants, deux fils, l’un du même âge que vous, l’autre dix ans de moins, puis ma chère Éléanor qui âgée de vingt-sept ans. J’ai pourtant proposé d’arranger un mariage entre celle-ci et votre frère, mais il m’a fait comprendre qui n’était pas intéressé par ce genre de choses.
- Je vous confirme bien cela : le mariage ne fait absolument pas partit de ses projets. dis-je en détournant le regard.
- Je ne comprends pas pourquoi votre père ne m’a jamais parlé de vous. »

C’est le moment de rebondir.

« - J’ai été longtemps fiancé à une fille.
-  Ah, pourquoi l’emploi du passé ?
- Décédée. Tuée par des abominables pirates que je traque depuis tout ce temps, en vain. simulant un regard empli de rage.
- Mes excuses…
- Vous ne pouviez pas le savoir. Je serais ravi de rencontrer votre famille. Après tout, nous allons nous revoir régulièrement à présent.
- Il est vrai. Malheureusement, ils sont actuellement en vacances, sur les mers bleues, au sud.
- Comme c’est regrettable. Une prochaine fois. Vous me faites visiter votre chantier ?
- Volontiers ! »

C’est ainsi que nous descendons ces magnifiques escaliers en pierres magnifiquement taillées, avec des rambardes décoratifs, dorées, amenant à la grande salle principale toute aussi impressionnante. Ça pue la richesse. Je fais l’étonné, comme si je connaissais pas ce monde, mais j’oublis rapidement que j’ai été bercé dans ce milieu rempli d’or.

Nous quittons démesurée d’un homme, qui l’est tout autant, pour nous rendre vers son chantier. Honnêtement, son foutu chantier de merde, je n’en ai strictement rien à faire. Pourvu que cela suffise à Yamamoto de trouver des documents qui nous permettraient d’inculper ce chien finit à l’eau de pisse.

« - Vos hommes seront-ils un problème lors du chargement des navires ?
- En aucun cas. Ils m’obéissent au doigt et à l’oeil, c’est plutôt conseillé pour eux. Certains ont miraculeusement trouvé la mort en voulant fouine.
- Vos supérieurs ne se doutent de rien ?
- Que voulez-vous qu’ils disent ? Je remplis mes missions avec brio, je suis commodore, on me respecte tant que le boulot est fait.
- Vous êtes presque plus effrayant que moi. »

Je ne sais pas réellement comment le prendre pour l’instant. Pour l’heure, je ne préfère pas trop y penser, du moment qu’il gobe ce que je lui raconte, je m’en contente. Nous faisons un tour rapide des différents quais, il me présente ses meilleurs éléments, les constructions en cours… Il faut avouer qu’il connaît assez bien son chantier, ce n’est pas seulement là pour le couvrir de ses affaires externes.

Et finalement, nous finissons dans l’un des fameux hangars dans lesquels je voulais tant enter en arrivant ici. Sauf qu’à l’intérieur, il n’y a que des longues planches de bois, de fers, de la voila, enfin tous les outils pour concevoir un navire, j’imagine. Bon, très bien, mais en quoi cela m’intéresse ? Je comprends très rapidement, lorsque d’un seul clic, une trappe s’ouvre au sol, donnant accès à un souterrain.

L’excitation me parcourt le corps dans son intégralité. Nous descendons tous les deux, lui devant, une torche allumée le temps d’accéder au courant un peu plus bas. Des lumières assez faibles, une ambiance tamisée, juste de quoi voir ce qu’il y a tout autour, me laissant sans voix. À ma gauche, un nombre incalculable de bouteilles d’alcool en tout genre, triées. À ma droite, exactement la même tambouille mais avec des cigares. L’enceinte de cette pièce est énorme.

« - Haha. Permets-moi de te tutoyer à présent. Ton père tirait la même tronche la première fois qu’il est venu ici.
- Ahem. Il y a effectivement de quoi rester ébahi par tant de produits de qualités.
- Un cigare ?
- Volontiers. »

Il me tend un boîtier ouvert au préalable, remplit de cigares de différents genres, que je n’ai plus qu’à choisir et fumer. Parallèlement, j’observe rapidement les alentours, mais je suis de nouveau débordé par la quantité de biens provenant de la contrebande. C’est réellement énorme. En face de moi, il y a une porte blindée et très bien fermée. Je veux dire par là qu’on y voit des chaînes, de nombreux cadenas…

« - Qu’est-ce qu’il y a derrière cette porte ?
- Théoriquement, si tu bosses pour le gouvernement, cela ne devrait pas tant te choquer.
- Très peu de choses peuvent me choquer à présent, j’ai à peu près tout vu dans ma courte carrière.
- Nous verrons cela. conclu-t-il en rigolant farouchement. »

Il sort un trousseau de clefs, il retire un à un les cadenas, puis les chaînes, et enfin, il ouvre la porte. Quand je vous dis que de toute ma vie, j’ai rarement été submergé par tant d’émotions, c’est peu dire. En ouvrant cette porte, il m’a ouvert la porte menant aux enfers de ce bas monde, puis donné une raison de le tuer sur le champ.

Ce que je vois n’a absolument rien d’humain. Des femmes, des hommes, des enfants, des dépouilles, du sang… C’est-à-dire qu’enfermés dans cette grande salle, des hommes de Marsh sont chargés d’effectuer les pires sévices à ces pauvres personnes. Viols, des hommes et femmes tabassés, tués, traités comme du simple bétail. Les mieux bâtis sont attachés pour être vendu en tant qu’esclaves.

Des pleurs mais aucun hurlement. C’est comme si tout cela est devenu normal, acceptable. Si cela ne tenait qu’à moi, je les tuerai tous jusqu’au dernier. Il est impossible de se remettre de tels traumatismes. Dans leurs yeux, je ne vois rien que l’envie de mourir. Leurs vies ne riment plus à rien maintenant. Faire durer le supplice est aussi inhumain que leur font subir les hommes de Marsh.

« - Ethan !
- Pardon. J’étais tellement admiratif par ce chef-d’oeuvre. Il faut être un génie pour réaliser une telle chose…
- Monsieur Marsh ! Un incident dans la ville ! dit un homme, essoufflé.
- Fait chier ! On ne peut jamais être tranquille ici… Viens me fermer ça. »

L’homme d’affaire m’invite à le suivre. Je jette un dernier regard aux abominations derrière moi, avant d’accepter mon échec temporaire. Le sous-fifre se dépêche de tout fermer avant de se prendre une soufflante par son boss. Nous montons les marches descendues auparavant, puis une fois sorti, mon denden sonne. Le réseau ne passe donc pas en bas. Des hommes viennent également expliquer le problème à Marsh.

« - Oui ?
- Qu’est-ce que tu fous, bon sang !? Au moins une dizaine de minutes qu’on essaye de te joindre ! hurle Ketsuno.
- Ça n’a pas l’air très grave si tu prends le temps de m’engueuler…
- …
- Salut Ethan, c’est Daniel à l’appareil. Ketsuno semble soudainement très remontée… Bref. La situation est critique par ici. Nous tentions de mener une enquête, qui a d’ailleurs aboutit à des choses intéressantes, mais là nous sommes cernés, à croire que la discrétion n’est pas notre fort. Pourrais-tu nous aider ?
- Où êtes-vous ?
- Retranchés dans une ruelle où l’ennemi nous a enfermé. On a perdu quelques-uns des notre, kidnappés et probablement massacrés par des exécutants.
- Ne bougez pas. »

Marsh semble avoir fini ses discussions avant moi et semble par la même occasion m’attendre.

« - Tu peux y aller, Ethan. Je connais les raisons de ton appel.
- Vos hommes ont vraisemblablement tués quelques-uns des miens, certes un peu trop curieux, mais c’est en même temps ce pourquoi on les paye.
- Je te laisse régler cette affaire. me dit-il en tournant ses talons vers la sortie. »

Dois-je me rendre sur place de suite ou appeler Yamamoto avant ? Daniel et Ketsuno peuvent s’en sortir deux-mêmes, je ne m’inquiète pas spécialement pour eux. Je suis tout de même encore sous le choc par ce que je viens de voir en-dessous, c’est hors du commun. Je dois appeler le commandant d’élite et tout lui raconter, car après tout, c’est lui qui est chargé de tout raser. Je ne me charge que de récupérer les preuves.
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Aujourd'hui à 18:17


Voilà, enfin partis il est temps de préserver la fragile illusion que l’on n’est pas là pour découvrir leur secret mesquin. Je fais une erreur et leur doute se transformeront en certitudes, donc l’échec du plan A. Ce qui nous amènera au plan B, l’abus de position sans la moindre once de subtilité. Je me laisse tomber par l’ouverture et amortis ma chute sans le moindre son. Bien que ça ne serve sans doute pas à grand-chose, j’ai retourné ma veste d’officier pour en faire une longue veste en cuir noir. Une petite dépense que j’avais réalisé il y a quelques années pour ce type de missions. J’ai même trouvé un bonnet dans un coin pour masquer une partie de mon visage. La nuit n’est pas vraiment tombée certes, mais c’est plus discret.

C’est un grand manoir et assez vide, mon nez m’apprend d’ailleurs qu’il n’est pas trop occupé. Il y a tout au plus dix odeurs d’humains différents qui colle aux tapisseries. Je suis au dernier étage qui semble être réservé aux chambres, je note toutefois qu’une série de pièces qui bien que visiblement aménagée n’ont pas été occupées depuis pas mal de temps, même mon odorat amplifié n’arrive pas à percevoir une odeur nouvelle. Je suppose donc que ces odeurs n’appartiennent qu’au personnel et aux résidents du manoir. En fait, j’ai l’impression que pour la plupart, il s’agit d’odeur de femmes. Si ce n’est une vielle en tenue de bonne qui est passée à l’angle d’un mur sans me repérer, je n’ai croisé personne. Pas plus que je n’ai trouvé grand-chose d’intéressant sans prendre le risque de trop déranger les chambres. Il est temps de corser le jeu, l’étage inférieur qui semble quelque peu plus vivant. Première complication, y’a deux types en costars qui occupent l’escalier principal. Je suppose que cet étage est « Personae non grata », il faut montrer patte blanche pour monter. Je ne pense pas qu’on me laissera descendre sans encombre. Par contre, je ne sais pas si les résidents veulent protéger leur intimité ou leurs magouilles. Il me faudra trouver une autre voie. Bon il me reste l’option bordel intégral, mais je préfère que cela reste une option. Je vais donc descendre par la façade, pas trop le choix. Je me dirige vers une chambre inoccupée de la façade extérieure, moins de risque d’attirer l’attention. Par contre, y’a un gus qui surveille l’entrée de service, je n’ai pas le droit à faire trop de bruit.

J’ouvre la fenêtre et m’agrippe à la paroi, le geppou n’est pas assez fin pour ce type d’opération. Je tente tant bien que mal de la refermer ou du moins, qu’elle ne reste pas béante sans raison. Je descends avec la grâce d’un cloporte avec un chromosome en trop et arrive enfin à l’étage inférieur. Par contre, pour rentrer, la subtilité devra se mettre en pause. D’un passage rapide de mon poignard, je sectionne le loquet et m’infiltre dans la nouvelle pièce. Je tente tant bien que mal d’éviter que la fenêtre s’ouvre démontrant mon manque de jugement, mais je me fais interrompre par une voix de femme dans mon dos.

-Que faites-vous ici ?

Je fais volte-face et lui assène un crochet du droit, désolé madame la bonne. Mais il semble qu’il va falloir que je me barre avec l’argenterie. Je viens d’activer l’option cambriolage mal déguisé. Soyons positif, la madame vient de m’octroyer le droit de déranger les affaires du manoir plus que de raison. Je me trouve dans ce qui semble être un salon, je rassemble rapidement les quelques trucs qui me semblent avoir de la valeur dans un napperon en dentelle et le claque derrière un canapé. Avec un peu de chance cela fera illusion, j’espérais que mon passage restera inaperçu pour au moins quelques jours, ce ne sera pas le cas. Une grossière erreur de ma part, ignorer le fait que mes sens subissent le contre-coup de leur amplification car je risque de manquer de temps. Je pointe ma tête hors du salon vandalisé, personne. Je teste une série de pièce avant de tomber sur une porte verrouillée, qui ne le restera plus très longtemps. A nouveau, je glisse mon arme entre les deux battants et sectionne le loquet. J’arrive alors dans ce qui me semble être un bureau et à en voir les deux coupes de vin, le bureau de notre ami. Je regarde rapidement les documents sur son bureau, à priori rien d’illégal. Si les romans de fictions se basent sur un fond de vérité alors ce portait de très mauvais goût planque un coffre-fort, ah non raté, c’est un ramassis de conneries. Je dois avouer que j’en suis presque déçus. Par contre il y a un coffre juste sous le bureau, où est le romantisme. Je l’ouvre avec la même méthode, assez efficace et dire que certaines personnes se font chier à crocheter les serrures. Ah… merde… je suis complètement con, y’a pas grand monde qui est capable d’accomplir ce genre d’exploits. Voilà que j’ai besoin d’un alibi… J’embarque tout le contenu du coffre dans un rideau que je jette sur mon épaule. Je vais vérifier la bibliothèque à présent. Mon den den s’agite, je réponds à voix basse, Cole m’explique qu’il y a du grabuge en ville… bon j’ai mon alibi, j’étais dehors en train de calmer la situation… Bon j’ai plus trop de temps à perdre et j’ai fait suffisamment de conneries pour la journée, je retourne sur mes pas et prend mon envol pour retourner en ville…. Merde j’ai oublié l’argenterie… tant pis, j’ai bien fait de devenir marin et pas truand !

Je retrouve Cole à l’angle d’une ruelle et il me fait part de la situation, pour le moins étonnante. On a trouvé quelques-uns des autres morts dans la rue avant d’avoir vent d’une attaque de la révolution pour prendre la ville et ce en faisant tomber les chaines de commandement de la marine par guérilla urbaine. Le type au pied de Cole qui fut étonnamment prolixe pour expliquer les actions de sa cellule. Ensuite bon, le mec a épousé la cause révolutionnaire, un thon difforme et simplet, y’a pas grand-chose à attendre de ce genre de gus. Sans doute qu’il se croit grand idéologue qui dévoile ses intentions pour le bien commun. Mais c’est curieux, une attaque de la révolution quand on est sur place, à croire qu’on les attirent.

-Sinon, c’est qui votre clampin de chef.

-C’est …. Euh… Mandragore, oui voilà Mandragore ! Même que c’est lui qui m’a appelé.
-Mandraqui ?
-Mais si le mec hyper connu là, Mandragore les journaux parlent tout le temps de lui !
-Mandrake ?
-Merde…. Euh… je suis un peu dyslexique.
-Et t’as mal lu son nom quand il t’a appelé ?
-Oaui… euh beh… euh… c’est un cas très rare de dyslexie, qui trouble l’audition dans le cerveau.
-Le daltonisme ?
-Oui ! c’est ça !

J’échange un regard complice avec Cole, on a sans doute chopé le roi des couillons. Je ne sais pas si les révos sont vraiment attardés ou si on tente de se foutre de moi là. On allonge le mec d’une tatane dans la tempe et on se dirige vers la zone de conflit. On finit par arriver devant une série de gars qui tiennent leur pétoire comme des manches et qui crient à qui veut les entendre « nous sommes des révolutionnaires ! », mais que fait la police ? Selon Cole ça fait bien une bonne demi-heure qu’il tente d’aligner nos gars pris dans leur « piège ». Je veux bien que mes gars ne fassent rien compte-tenu que je leur avais ordonné de ne pas dévoiler leur appartenance à la marine qu’elle qu’en soit la raison. Mais les locaux, ils glandent quoi ? Bon vu comme ça, ils ne sont pas trop dangereux, mais y’a des limites. Je lance même un regard accusateur à Cole pour son manque d’initiative.

-Je me disais que tu voudrais voir ces cons à l’œuvre, on les descend ?
-C’est vrai que c’est spectaculaire, j’y vais seul t’inquiète. Va ramener son altesse de la couillonerie à bord, j’aimerai poser des questions à ces gusses.

Je couvre mon corps de l’haki de l’armement et quitte le recoin d’ombre dans lequel on était tapis. Je progresse lentement vers eux, après quelques secondes le plus dégourdi du lot fini par me remarquer.

-Ah chien de marine ! je vais te tuer pour la cause !

Non mais c’est bon les mec… vous êtes cramé, j’ai connu des enfants plus convaincants. J’essuyes leur tir sans trop de soucis et arrivé à leur hauteur, les envoye dormir de quelques bonnes claques. J’ai vu beaucoup de révolutionnaire, par contre, ce sont les premiers que je vois tant coller à la caricature que l’on fait d’eux. Une fois nos amis cloitrés dans une chambre d’hôtel confortable, j’apprends que les marins locaux étaient tous occupé à faire l’inventaire des stock et qu’il leur avait été dit qu’on s’occupait de la situation. On dirait que je ne suis pas le seul qui tente de plus ou moins duper l’autre…Ô joie.
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