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Perdue et inconnue.

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Arya Browneye

♦ Localisation : Sur les Blues
♦ Équipage : XXX

Feuille de personnage
Dorikis: 1059
Popularité: 5
Intégrité: 0

Ven 15 Sep 2017 - 18:19

Partie 1:

Arya entendit les pas des hommes avant qu'ils n'arrivent devant sa chambre. Elle s'assit brusquement dans son lit. Elle savait ce qu'ils étaient capables de lui faire si elle ne se levait pas assez vite, et elle n'avait aucune envie d'y goûter de nouveau. Elle regarda autour d'elle. Juna dormait toujours. Elle la poussa doucement avec son pied. Juna était sa camarade de chambre. Une pièce pas plus grand qu'un cagibi avec deux couchettes et des sacs avec quelques vêtements pour chacune. Arya avait récupéré les vêtements qu'elle avait embarqué durant sa fugue car Irina les avait donner en cadeau en la vendant.

Juna se releva. C'était une jolie fille, plus grande mais pas de beaucoup qu'Arya, elle avait de longs cheveux noirs mais contrairement à la jeune fille, sa peau était  matte et elle avait le visage un peu plus plat. Les deux jeunes filles virent la lucarne s'ouvrir. Elles s'entendaient bien malgré les circonstances peu avantageuses de leur rencontre.

« Habillez-vous et venez. »

Toujours les mêmes paroles depuis plus d'un mois qu'elle était là. Elle enfila rapidement ses vêtements et vérifia que son petit couteau était toujours caché dans son matelas. Elle ne savait pas s'en servir, mais sa simple présence la rassurait, elle avait réussi à cacher le petit couteau à cran dans son soutien gorge avant de se faire ligotée. Elle était devenue une esclave et même son corps s'en souviendrait toute sa vie. Très peu de maîtres allaient jusqu' marquer leurs esclaves au fer rouge mais Monsieur Barcos était du genre extrémiste. Et il ne revendait jamais ses esclaves, si quelques chose lui déplaisait il les torturait jusqu'à ce ça aille mieux, pour lui du moins. Ce personnage collait parfaitement avec l'image qu'Arya s'était faite de l'île pour l'instant. Sombre et dégueulasse. Sa marque était un peu derrière l'oreille juste sous la délimitation des cheveux elle n'était pas très grosse, à peine plus qu'une pièce de monnaie et elle pouvait la cacher avec ses cheveux, mais elle n'avait jamais autant souffert que le jour où elle avait été marquée, et la cicatrisation n'avait pas été une partie de plaisir non plus. D'ailleurs elle lui faisait toujours un peu mal.

On leur ouvrit la porte et leur chambre qui était, comme toutes celles des esclaves, en sous sol dans la roche même. Elles étaient alignées dans un couloir avec une seule issue, qui était gardée par des hommes en armes avec leurs chiens.

Arya avait revu Lucky, mais elle ne préférait pas y penser. Ils en avaient fait une bête abominable qui n'avait plus rien de câlin. Un chien de combat. Ils l'envoyaient se battre dans des arènes contre d'autres chiens à mort. Elle n'avait pas compris au premier abord que son cher Lucky allait être envoyer à la mort chaque foutu jour du reste de sa vie. Rien que d'y penser elle en avait mal au cœur, mais elle ne pouvait rien y faire, ce n'était pas faute d'avoir essayer, mais on l'avait bâillonnée et attachée puis fouettée. Elle avait tellement pleurer la première semaine de sa captivité qu'elle avait épuiser son stock de larmes pour un petit moment. Ils avaient réussi à creuser son visage souriant et juvénile d'un air dur et grave.

Elle aperçu Gahal. Il était arrivé en même temps qu'elle sur l'île, dans le même bateau qu'elle et avait été vendu le même jour, et contre toute attente il s'était montré plutôt bienveillant à son égard, et elle avait compris qu'il s'était tenu dans le mutisme sur le bateau pour préserve ses forces. Elle n'avait pas réussi à en savoir plus sur son passé mais elle ne pouvait pas lui en vouloir, personne ne connaissait son vrai prénom à elle. Myst, c'était sous ce nom qu'elle s'était présentée, et c'était sous ce nom que tout le monde la connaissait, elle était bien loin de sa prestigieuse famille Browneye. Il lui arrivait parfois d'imaginer ce que sa mère ou son père faisait, mais c'était trop douloureux et elle effaçait ces pensées de son esprits presque aussitôt. Elle les avait abandonné et sa mère devait se faire un sang d'encre, et le pire c'est qu'elle ne s'était même pas montrée digne de cette inquiétude, elle avait tout loupé la première nuit de son périple.

Gahal était très grand, vraiment très grand, il devait courber la nuque pour ne pas toucher le plafond qui, bien que relativement bas, se situait au moins à deux mètres, et il était très bien battit, ce qui lui avait valu une place d'homme à tout faire. Parfois il était avec elle le soir quand elle devait danser pour satisfaire les souhaits lubriques dans un des bordel appartenant à son maître, il vérifiait que tout se passait bien, mais parfois il s'occupait de travaux manuels, de réparations ou ce genre de choses.

« Comment vas-tu ? »
« Comme tous les jours et toi ? »
« Tu n'aurais pas maigris ? »
« Je passe mes journées à courir partout et le soir aussi alors si peut-être... »

Elle était amère. Il lui faisait la conversation mais ils n'avaient pas grand choses à se dire en réalité.

« Silence ! Sinon vous savez ce qui vous arrivera »

Les hommes qui s'occupaient de les regrouper, comme un chien de berger avec ses moutons, changeaient presque tous les jours. Mais à force elle commençait à en reconnaître certain, et celui qui leur avait parler, elle l'avait affectueusement surnommé "Tête de Gland". Il avait une calvitie et un air de bouledogue. S'il avait été un loup ça aurait été un suiveur. Elle se tut et continua à marcher. Il n'était pas question qu'elle se fasse de nouveau fouetter, elle avait déjà des plaies qui laisseraient de magnifiques cicatrices dans le dos, elle ne tenait pas à en avoir plus que nécessaire. Ils remontèrent dans la maison de leur maître, on les aligna et on leur donna un repas de pain et d'eau comme tous les jours depuis leur arrivé sur cette île morbide. Elle s'estimait déjà heureuse d'être nourrie tous les jours ça n'avait pas été le cas sur le bateau qui l'avait emmené ici.

On leur donna leurs ordres de la journée. Ils étaient une bonne trentaine à s’affairer jours et nuit au service de Monseigneur Barcos.

Le jour elle travaillait dans la maison. On pouvait entendre les grognements douloureux des chiens de combat enfermés dans un coins de la cours, dans des cages trop petites sans eau autre que la pluie, sans nourritures et sans personne, pendant qu'eux mêmes s'affairaient aux travaux ménagers. Elle les avait vu emporté Lucky une fois, il avait déchiqueté la cuisse d'un homme et ils avaient dû s'y mettre à cinq pour l'empêcher de bouger et le ficeler, depuis il portait une muselière trop serrée. Elle avait éprouver une satisfaction énorme à voir qu'il ne se laissait pas faire. Il était en vie, c'était plus pour elle que n'importe quoi d'autre.

La nuit, elle dansait dans un club, elle n'était pas nue, elle dansait avec Juna qui lui avait appris à se mouvoir et à se contorsionner de façon acrobatique. Elle ne s'en plaignait pas, sa souplesse l'avait aidé à atteindre ce post car sinon elle aurait été proposée comme prostituée directement.

Elle n'était jamais seule il y avait toujours des gens autour des esclaves qui nettoyaient, même s'ils ne prétaient pas vraiment attention à eux. Ce jour là elle était dans la cours à nettoyer autour des cages des chiens. Monsieur Barcos n'était pas connu pour son indulgence ni pour sa compassion, il aimait torturé psychologiquement les gens qui l'entourent, Arya aimait se dire que c'était un petit gros frustré. Et sa manière à lui d'éprouver Arya c'était de lui montrer que son ami à quatre pattes était devenu un monstre sanguinaire qui ne la reconnaissait plus. Elle murmurait des chansons de son enfance pour effacer les râles gutturaux et douloureux de la quinzaine de bêtes qui l'entouraient. Ils était tellement entravés qu'ils ne pouvaient pas étendre leurs pattes. Molosse, chien de bergers, de bouviers, il y en avait pour tous les goûts. Ils étaient tous muselés mais leurs grognements étaient perceptible comme des grosses caisse dans sa cage thoracique.

Quand elle eut finit, elle dû aider à faire à manger, évidemment elle ne fut pas nourri à midi, ensuite, elle fit le ménage dans la maison. Elle gardait toujours la tête basse, on ne s'adressait à elle qu'avec des « toi-là » des « hey » elle en venait à oublier qu'elle était une personne à part entière. Elle fut entraîner avec les autres danseuses dans la salles de bain qui était une salle de décrassage, il y avait des lavabos alignés et des sièges, la pièce était légèrement en pente, au milieu il y avait un trou d'évacuation pour l'eau. Elles posaient leurs affaires et se lavaient, on laissait à leur disposition des produits de beauté, leur travaille était d'attirer les clients et leur argent. Et pour cela on les mettait  à leur avantage, et même elle et Juna qui n'avait que quatre ans de plus qu'elle, étaient courts vêtu. Elles portaient des vêtements exotiques que l'on pourrait comparer a des vêtements de danseuses du ventre. Il y avait un miroir, elle s'entraînait à sourire devant. Elle enfila ses vêtements et une longue cape qui couvrait son corps et qu'on leur avait donner pour ne pas poser de problèmes lorsqu'on les escorterait dans le bordel.

« Hey Myst, tu as vu Lucky aujourd'hui ? »

Arya acquiesça à son amie.

« Oui je l'ai vu. »
« Il allait bien ? »
« Il était vivant, et j'ai vu d'autres chiens dans un état pire que le sien. Mais il ne me reconnaît plus. »

Juna savait qu'Arya avait beaucoup d'affection pour son chien, et elle savait aussi que la jeune fille n'était pas née esclave contrairement à elle. Elles n'avaient pas grand chose à se dire, mais parler ensemble leur faisait du bien à toutes les deux. Elle lui posa une main sur l'épaule.

« Je l'ai vu hier, c'est un costaud, ça se voit. »

Arya n'était pas bien rassurée mais il y avait pire. Elle devait trouver un moyen de s'échapper tout en emportant son chien avec elle mais comment allait-elle faire s'il voulait lui sauter à la gorge en la voyant ? Ça faisait plus d'un mois qu'elle était enchaînée et elle n'avait toujours vu aucune opportunité de s'enfuir et encore moins de libérer Lucky. Juna l'aida à attacher ses cheveux et la regarda.

« N'oublie jamais de sourire. »

Arya sourit et on les guida hors de la maison. Elle eut une pointe au coeur. Cette île était morbide. C'était un rocher immense que les hommes avaient voulu s'approprier et qui avait été façonné de leurs mains. Mais il ne faut jamais laisser l'aspect esthétique aux hommes, c'était sa mère qui le lui avait enseigné. Les piques noir qui dépassaient derrière les constructions humaines lui donnait un air hantée. Personne d'autre que les brigands n'avaient envie de s'aventurer ici. Pourtant Arya avait remarqué un fait étonnant. Malgré la puanteur ; malgré les esclaves, et malgré l'horreur des pavés glissants de substances dont elle préférait ne pas imaginer la provenance ; elle n'avait jamais vu autant de personnes libres. Les pirates n'étaient pas tous de sales ordures, certains même avaient l'air de ne pas apprécier qu'on autorise l'esclavage. Mais il n'était pas de leur ressort de changer quoique ce soit. L'île était un bordel immense et bien organisé.

Lorsqu'elle marchait dans les rues étroites et les couloirs creusés à même la roche, elle voyait des choses qu'elle n'avait jamais vu avant, bien qu'elle trouve cela laid, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être admirative. L'humain avait réussi à s'accorder avec la nature et cela avait donner cette île, peu accueillante au premier abord mais adaptée à la vie humaine, grâce à des miracles d'ingéniosité. C'était un repère de parias, de mal aimés.


Dernière édition par Arya Browneye le Jeu 5 Oct 2017 - 13:32, édité 5 fois
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Sam 16 Sep 2017 - 2:02

Partie 2 :

Si ses nuits étaient courtes, ses journées semblaient s'allonger avec le temps qui s'écoulait. De lourdes cernes se creusaient sous ses yeux et son visage s'émaciait un peu plus chaque jour, son corps avantageux en règle général n'avait jamais laissé transparaître ses os à ce point. Et elle s'était réveiller avec la boule au ventre ce matin là. Elle se préparait avec les autres filles, aucune ne voulaient l'admettre car ce serait donner raison à leur esclavage à leur sens, mais ces moments loin du regard à se préparer entre elles, leur faisaient énormément de bien. Elles ne parlaient pas énormément et jamais de ce qu'il se passait ensuite, mais parfois quelques regards étaient échangés et il n'y avait pas besoin de plus pour sentir la chaleur habiter de nouveau leurs corps. Arya s’estimait très chanceuse car on ne lui avait pas encore demandé de suivre d'homme dans une chambre duveteuse, elle ne savait pas comment elle réagirait, elle n'était pas prête à faire de concession sur ce point là, mais le problème quand on est esclave c'est qu'on n'a pas le choix.

Moins d'une demi heure plus tard on toqua à la porte pour leur dire que c'était l'heure d'y aller. Gahal les accompagnait ce jour là, cela la rassurait. Il lui posa une main sur l'épaule pour lui manifester son soutien. Il serait près de la scène à vérifier qu'il n'y avait pas de mains baladeuse, et bien que ce ne soit pas pour le confort des danseuses, mais bien parce qu'on doit payer plus si on veut toucher, elle se sentait toujours rassurée quand elle le  voyait. On lui avait rasé sa barbe dans un soucis de propreté et elle avait découvert un homme de la trentaine qui avait sans doute passer le plus clair de sa vie à souffrir.

On les fit marcher dans les rues sombres sous bonne escorte et lorsqu'elles arrivèrent, on les plaça très rapidement, pas de répits pour les braves. Arya et Juna furent sur la scène principale, leur numéro était plutôt chaste quand on savait que cet établissement était un bordel. Arya voyait pour la troisième fois ce soir cet homme, de taille moyenne, de corpulence moyenne et de beauté standard, assis non loin de la scène. Tout en portant un doigt contre son menton, il la fixait.  Elle savait ce que ça voulait dire, mais elle s'obstinait à ne pas y croire. Elle pensa alors à s'enfuir, et tout en tournoyant, elle repérait les gardes postés à chaque entrés. A un moment, elle le vit plonger les mains dans sa bourse et en sortir de l'argent. Elle eut une sueur froide. Il acquiesça, tendit son argent à un des gérants et la pointa du doigt.

« C'est elle que je veux »
« Très bon choix, c'est une nouvelle, elle ne vous décevra pas »

Arya se figea, elle s'arrêta de danser. Elle vit Juna la regarder et fermer les yeux par compassion. Un des hommes lui fit signe de s'approcher, elle descendit de scène et l'homme lambda posa une main sur son épaule pour la diriger. Elle n'avait pas le choix. Elle était obligée de donner son corps. Elle lança un regard à Gahal qui avait détourné la tête et fermé les yeux. Il semblait tellement crispé qu'il lui paraissait presque probable qu'il intervienne. Il serrait les poings, la mâchoire aussi, mais ne fit rien. Arya se sentait légère comme si elle avait trop bu, la tête lui tournait, elle ne comprenait rien.

Comment en était-elle arriver à se dire qu'elle n'avait pas le choix ? Quand était-ce arriver ? Quand est-ce que ces enflures avaient réussi à la briser jusqu'à ce qu'elle se contraigne à leur obéir contre vents et marrées ? Quand était-elle passé de faible à lâche ? Elle n'oserait plus jamais se regarder dans un miroir après ça, et pourtant ses pieds la traînaient immanquablement vers un destin trop dense pour elle.

Que penserait sa mère si elle découvrait un jour que sa fille était devenue une pute dans un bordel ? Que penserait son père en apprenant que sa fille était devenue lâche ? Que penseraient ses sœurs de leur benjamine trouillarde ? Et si elle se résolvait à céder jusqu'au tréfonds de son âme à l'homme qui l'avait acheté, qu'adviendrait-il à Lucky ? Elle devait trouver une solution.

Elle se retrouva face à la porte. Le bordel étaient étonnamment chaleureux à l'intérieur, décorés de couleurs chaudes et les porte était en bois massif et sculpté. Elle n'était jamais venu dans une des chambres, et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait arriver.

« Je ne veux pas. »

Il se retourna et éclata de rire en lui attrapant le poignet. Elle ne savait pas ce qu'elle faisait mais elle se battrait autant qu'elle le pouvait pour obtenir son répit.

« Je ne veux pas ! »

Elle cria cette fois-ci. Dieu que ça lui fit du bien. Il l'empoigna plus fermement et elle se débattit toujours plus avec le peu de forces qui lui restaient. Il lui plaqua les mains au mur et elle hurla lorsque son poignet craqua, alertant les gardes, elle se secoua encore et une douleur aigü traversa son crâne lorsqu'elle le cogna contre le mur. Sa vision était brouillée par la douleur et l'anémie. Elle tenait son bras et l'homme expliqua la situation. Les gardes la regardèrent avec dédain et elle se prit un coup de poing.

« T'es plus bonne à rien dans cet état on va t'emmener voir le maître, j'ai entendu dire qu'il t'aimait bien. »

Un rire gras en entraînant un autre ils se mirent tous à rire et elle se dit qu'elle avait gagner un répit pour obtenir un enfer un peu plus tard, le sang coulait de son crâne tâchant ses peau, son visage et ses vêtements. Tout ce qu'elle avait fait était vraiment inutile si elle n'arrivait pas à trouver une solution. On la traîna brusquement jusqu'à la demeure, on traitait son poignet cassé sans ménagement et on la jeta au pied du gros bonhomme. Il portait des vêtements chers et des bijoux en or. Il ricana en la voyant à ses pieds.

« Sale petite garce tu m'as fait fuir un client ce soir, mais tu ne vas pas t'en tirer comme ça ! Oh non crois-moi ! »

Elle n'avait pas été emmenée dans son bureau comme d'habitude mais dans une pièce comme une cave avec beaucoup de choses accrochées aux murs auxquels elle aurait droit dans tous les cas. Arya lui cracha dessus et son sourire obèse céda la place à l'étincelle qui faisait peur à tout le monde. Elle fut attaché à une croix et il commença avec le fouet.

Arya avait toujours su encaisser, à défaut de savoir frapper. Elle avait mis du temps à s'habituer au fouet mais désormais il ne pouvait lui arracher que des grimaces et des râles avec cet instrument. Et ce que Monsieur Barcos aime le plus, en dehors de lui même, c'est entendre les gens hurler pitié. Elle ne pouvait pas dire qu'elle n'avait pas mal ce serait un mensonge. Il la regarda saigner et la laissa bras en l'air accrochée à sa croix. Il ne pouvait pas se permettre d'abîmer trop son corps, il allait donc passer à la torture psychologique, elle le savait.

« Je reviendrai plus tard, profite bien. »

Il ferma la porte en bois derrière lui. Son poignet cassé était enchaîné, comme ses chevilles d'ailleurs, en position debout les bras au-dessus de la tête, elle n'avait aucun répit. Elle avait perdu beaucoup de sang, mais elle sentait que son crâne avait arrêter de saigner

Il ne revînt que plusieurs heures plus tard, la jeune fille s'était évanouie plusieurs fois, elle était trop faible pour voir clair ou se tenir, elle n'avait pas dû arranger son poignet avec tout ça. Il la décrocha et elle était tellement groggy qu'elle se laissa choir. Il y avait d'autre gens autour. On la soigna et on la jeta au trou. Comme pas mal d'endroits dans cette île, c'était une trou dans la roche, une sorte de puis moins profond. Si on la mettait là, elle allait passer une semaine au moins à croupir sans lumière, sans compagnie, avec un bout de pan et une gourde d'eau par jour. Elle avait entendu les autres en parler comme de l'enfer sur terre. Elle avait hâte de voir ce que ça donnait.

« J'imagine que tu m'entends, tu resteras là-dedans tant que tu n'auras pas compris. Bonne nuit »

Nouveau rire gras, puis le silence. Rien que le silence. Elle n'en revenait pas d'être heureuse d'entendre du silence. Elle tâtonna pour délimiter son espace puis elle s'allongea comme elle put pour ne pas faire souffrir son dos ou son poignet et s'endormit presque immédiatement, sa migraine allait enfin être calmée. Sa captivité ne semblait faire que commencer.


Dernière édition par Arya Browneye le Jeu 5 Oct 2017 - 13:33, édité 3 fois
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Arya Browneye

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Sam 16 Sep 2017 - 23:31

Partie 3:

Souvent, elle s'était demandée comment ce serait de vivre libre, sans jamais se douter qu'elle l'était déjà. Elle murmurait ses paroles pour s'habituer à sa propre voix, elle avait passer plusieurs semaines sans parler et elle ne tenait pas à revivre l'horreur de ne pas reconnaître sa propre voix. Elle ne voyait rien, le trou dans lequel on l'avait enfermé était complètement noir. Ce qui n'avait pas été un soucis quand elle avait eu envie de dormir, mais maintenant qu'elle s'était réveillée, elle ne pouvait même pas voir l'état de son poignet qui la faisait souffrir malgré les soins qu'on lui avait apporter.

Arya avait toujours été habituée à un luxe qu'elle n'avait même pas remarqué, et la voici, au fond du trou comme une blatte dégueulasse. Elle ne pouvait que se blâmer. Mais avait-elle été lâche de préférer ce traitement à donner son corps au premier connard venu ? Comment pouvait-on acheter la dignité des gens ? Elle avait envie de hurler mais rien n'avait vraiment d'importance en fait, Elle était seule. Seule au monde. Personne ne viendrait la sauver, personne ne savait qu'elle était là, et elle pouvait s'époumoner et gâcher son énergie à se plaindre autant qu'elle voulait, sa situation n'allait pas s'améliorer de cette façon. Elle touchait la roche sous ses doigts comme elle toucherait son bonheur si on l'a laissé un jour le retrouver. Avec une grande délicatesse.

Elle se souvenait de son première cours de Kendo. Elle s'était montrer tellement mauvaise en karaté que ses parents l'avait mise dans un dojo de Kendo également. Et pour cela aussi elle s'était découverte vraiment mauvaise. Mais jamais personne ne l'avait blâmer d'être mauvaise car elle avait toujours persévéré. Elle n'avait jamais su se battre, mais dans un sens elle avait découvert grâce à son esclavage qu'elle était douée pour la danse. Pourrait-elle en faire un métier ? Elle n'était pas bien sûr de cela, elle n'était pas non plus sûr d'avoir envie de danser si un jour on la sortait de là.

La jeune fille se figea. Pourquoi s'attendait-elle à ce que quelqu'un vienne la sortir de là ? Parce qu'elle était faible et qu'elle ne pouvait rien. Si Angel avait été là elle lui aurait remonté les brettelles. Pourtant son raisonnement lui semblait erroné. Elle ne pouvait rien que si elle décidait qu'elle ne pouvait rien. Personne ne lui avait jamais ordonné de renoncer, même pas son foutu maître. Elle était donc libre de n'écouter qu'elle même. Elle se rendit alors qu'elle qu'elle ne pourrait rien pour Lucky si elle restait esclave et que le pauvre allait mourir comme une bête alors qu'il avait été son compagnon et qu'il l'avait suivit. Elle ne pouvait pas se permettre de mettre la vie de son animal en jeux parce quelle était trop faible pour lever le petit doigt. Il fallait qu'elle trouve une solution.

Sa mère lui avait toujours dit que la nuit porte conseil. Elle en avait de la chance, elle allait être plongée dans la nuit pendant encore un petit moment. Peut-être que son maître l'avait mal jugée, peut être qu'elle pouvait quelques chose. Et il ne lui restait plus qu'à découvrir comment. Et peut être que cette semaine avec elle même allait l'aider à savoir ça, si elle ne devenait pas folle entre temps.

Il fallait qu'elle se concentre sur ce qu'elle était capable de faire et non sur ce qu'elle n'était pas capable de faire, mais cela n'allait pas être si simple car elle ne voyait pas comment s'entendre avec les animaux allait la sortir de là.

Peut être pourrait-elle appâter un des chiens de gardes et le retourner contre son maître ? Sa chambre était en sous-sol, et même si c'était le cas elle aurait encore d'autre protections à passer. La résidence était parfaitement sécurisée. Oui, sécurisée mais pas infranchissable. Elle ne l'avait pas sur elle, parce qu'il était dans son matelas, mais elle avait un couteau. Elle secoua la tête. Qu'allait-elle faire d'un pauvre couteau quand ils avaient des flingues et des sabres ? Mauvaise idée, de toute façon l'affrontement était une mauvaise idée. Elle se ferait manger toute crue.

Les animaux, ce n'était pas une bonne idée. Elle devait trouver un angle mort à l'attention qu'on lui portait et attaquer dans le dos. Comme un serpent, elle devait être vive et frapper juste. Elle était plutôt bonne comédienne, peut-être que pour une fois ça allait lui être utile ?

Il lui fallut trois jours, qu'elle avait estimée grâce à ses repas, pour trouver ce qu'elle cherchait. Cela ne lui avait pas sauter aux yeux au premier abord, mais la folie non plus et pourtant, elle devait être folle pour s'imaginer que c'était une ouverture. Les seule moments où elle n'était pas complètement sous surveillance c'était dans les chambres du bordel. Mais pour cela, elle devait convaincre Monsieur Barcos qu'elle était suffisamment lobotomisée pour faire tout ce qu'il attendait d'elle.

Son plan, elle commença à le mettre à exécution avant même d'avoir fini de le préparer. Elle commença à crier.

« J'ai compris !! Je veux sortir ! »

C'était un début, personne ne viendrait de toute façon, mais si elle faisait ça pendant un petit moment et également quand on viendrait lui apporter son pain, elle pouvait espéré passer à la suite de son plan. Elle allait devenir folle si elle restait assise à ne rien faire, elle se levait et marchait en rond, son dos la faisait affreusement souffrir mais elle devait rester lucide, c'était la condition. Elle devait faire croire qu'on l'avait dressé, et non pas devenir docile pour de vrai. C'était hors de question. Elle avait une vie, des objectifs, et bien qu'ils ne soient pas encore bien définis, elle n'avait pas fugué de chez elle pour terminer sa vie comme une esclave.

Plus le temps passait plus elle poussait des cris hystériques, cela faisait déjà quatre jours qu'elle avait commencer son petit manège et ce jour là, elle savait qu'elle allait sortir. Elle avait même réussi à pleurer sur commande, et lorsqu'elle entendit des pas résonner, elle se força un peu.

« Pitié ! Laissez-moi sortir ! J'ai compris ! Je ne recommencerai plus ! »

Elle se prit quelques choses sur la tête, mais ce n'était pas du pain, elle bondit sur ses pieds en empoigna fermement la corde. C'était aujourd'hui qu'elle allait revoir la lumière. On la remonta et Monsieur Barcos la regardait de son regard de fouine. Elle pleurait déjà mais la lumière lui fit plisser les yeux, elle tomba magistralement aux pieds de son maître. Elle avait perfectionné son jeu, seule dans ce trou.

« Je vous en prie… Je vous en prie... »

Il s'accroupit et lui releva le menton. Son jolie visage était plus creusé, mais ses grand yeux violets brillaient avec ses larmes de crocodiles.

« Aller, tu pues, c'est l'heure de te laver. »


Souvent elle s'était demander pourquoi ses seuls talents étaient vils et bas, mais maintenant elle se disait que c'était pour le plaisir de planter un couteau dans le dos des connards. Personne n'avait le droit de la sous-estimer. Personne. Il allait le regretter. On la traîna dans la salle de bain et elle pu enfin se décrasser. Elle put enfin voir ses blessures, et tout lui semblait tellement réel, qu'elle restait un peu béate. On l'avait rendue aveugle pendant une semaine et avait réussi à ne pas devenir folle. Cette victoire personnelle lui redonnait confiance. Quand on veut on peut.

Arya avait de longues balafres dans le dos qui ne demandaient qu'à cicatriser mais qui commençaient à suppurer. Elle allait devoir mettre son plan en attente. Elle n'aurait pas l'occasion de le mettre à exécution tant que son poignet et son dos n'iraient pas mieux car elle n'aurait pas l'occasion d'aller là où elle avait besoin d'aller. Mais elle ne paniquait pas, elle jubilait. Ce serait une victoire écrasante si elle arrivait à s'enfuir. Elle soupira en se lavant, on lui avait apporter ses vêtements et on la conduisit à sa chambre après avoir soigner ses plaies. Elle vit Juna, qui lui sauta au cou.

« Oh mon Dieu Mon dieu Myst ! »
« Ca va… Je vais bien… Aï... » 

Son amie l’examina avec une grimace.

« Il te faudra au moins deux semaines avant qu'ils ne te renvoient danser. C'est quoi ton plan ? »

Arya resta bouche bée.

« Mon plan ? »
« Ne me prend pas pour une idiote s'il te plaît, je connais les esclaves depuis longtemps, je ne connais que ça, et toi tu n'en seras pas une. Je sais que tu n'en seras jamais une. »

Son amie lui paraissait tellement sérieuse… mais elle ne pouvait rien dire, elle l'a mettrait en danger.

« Je te jure que je n'ai aucun plan Juna. »

Juna secoua la tête et s'affala sur son matelas.

" Ok j'ai compris, tu ne me diras rien. Mais s'il te plaît ne te met pas en danger. »

Arya éclata de rire à voix basse. Si elles faisaient trop de bruits les gardes venaient et elle n'en avait aucune envie.

« On est en danger tous les jours ici, et tu le sais. »

Elles finirent leur discussion ainsi en s'endormant et Arya tâtonna son matelas pour vérifier que son couteau y était toujours caché. Elle ne pouvait vraiment rien lui dire même si ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

Elle s'endormit en profitant de confort d'un matelas. Personne ne lui avait jamais dit comment sauver tout le monde, et elle ne le pouvait pas, mais accepterait-elle finalement de laisser les autres dans cette galères alors qu'elle même allait sans doute s'en échapper ? Elle ne pouvait pas sauver tout le monde, elle le savait mais ce n'était pas un choix facile à faire. Certain comme Juna ne connaissait que cette condition, et elle ne pouvait même pas les aider. Pour l'instant. Elle s'endormit avec cette idée en tête un jour elle reviendrait et elle les sauverait tous. Et Gahal aussi.

Les jours qui suivirent, elle les passa, la tête base mais les idées hautes. Elle ne pouvait pas avoir l'air d'autre chose que d'une parfaite soumise. C'était évident, si elle voulait survivre jusqu'à pouvoir mettre son plan à exécution elle devait faire profil bas.De plus elle ne tenait pas du tout à retourner dans le trou de l'enfer où elle avait déjà suffisamment donner. Pourtant elle avait appris quelques chose d'important dans ce trou, elle avait appris qu'on n'arrive jamais à rien, si on ne s'en donne pas les moyens. Et il était hors de question qu'elle ne s'en donne pas les moyens. Qu'était-ce, quelques jours dans sa vie, à servir servilement un enfoirée, si plus tard elle pouvait lui faire payer la monnaie de sa pièce au centuple ? Rien du tout. Du moins, elle le voyait comme ça. Elle n'avait plus rien à perdre de toute façon puisqu'elle n'avait plus rien. Aucune possession la soulageait du poids des remords.

Elle se surprenait parfois à sourire en imaginant la façon dont elle pourrait rendre l'appareil au gros Barcos. Même si elle savait que ce serait sûrement dans longtemps elle se réjouissait de savoir qu'un jour elle pourrait le faire souffrir comme il avait fait souffrir tant de gens avant ça. Peut être qu'Arya n'était pas devenue hystérique comme il l'avait imaginé, dans ce trou, mais quelques chose avait changer. Elle était plus déterminée que jamais à se venger. Rien ni personne n'avait le droit de lui retirer sa liberté. Même pas un homme avec un fouet. Surtout pas un homme avec un fouet en fait.


Dernière édition par Arya Browneye le Jeu 5 Oct 2017 - 13:35, édité 1 fois
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Jeu 5 Oct 2017 - 13:30

Partie 4 :

L'échéance de son attente se rapprochait à grands pas. Elle n'était pus bien sûre d'être capable de mettre son plan à exécution mais pourtant elle n'avait qu'une envie et c'était de s'échapper. Elle avait réussi à faire profil bas tout ce temps, à tel point, qu'on ne l'avait pas fouetté une seule fois. Ses blessures se remettaient bien, on la soignait, et son poignet était quasiment complètement rétablis. Elle savaient qu'on la renverrait danser bientôt, mais elle ne savait pas encore si elle aurait bientôt l'occasion de mettre son plan à exécution. Elle avait un peu perdue la notion du temps dans cet enfer et ne savait plus très bien si cela faisait deux ou peut-être trois mois qu'elle était là. Elle avait l'impression d'être bloquée dans une boucle temporelle.

Parfois elle voyait l'heure sur une horloge dans la maison et se demandait ce que sa mère était en train de faire, souvent elle l'imaginait à recoudre un rideau, ou peut-être une nappe, ou à se préparer un thé, c'était sa spécialité le thé ! Et bien que l'odeur soit entêtante et désagréable au goût d'Arya, cette dernière lui manquait. Mais ce n'était pas de sitôt qu'elle rentrerait chez elle. Elle était allongée sur son lit les mains derrière la tête.

« Eh Juna… Je sais qu'on n'en parle pas souvent. Mais comment vous faites pour satisfaire les besoins des hommes ? Pour qu'ils apprécient votre compagnie ? »

La jeune femme se releva surprise. Elle réfléchit un instant.

« Ça dépend… De l'homme généralement. Certain aimes voir nos marques, d'autres préfèrent oublier que nous sommes des esclaves,mais en général, ils aiment se sentir désiré… C'est moins douloureux de jouer la comédie que de se faire frapper... »

Arya Acquiesça.

« Ils vont me renvoyer danser, je le sais. Crois-tu que... »
« Oui, sans aucun doute, il faut que tu te prépares mentalement. C'est moins pire que ce qu'on peut imaginer. Si tu veux un bon conseil, pense à autre chose, quelques chose de joyeux.»

Arya n'était pas bien sûre de ça, mais elle n'osa pas contredire son amie. Après tout, elle, ce n'était pas son coup d'essai. Arya ne comptait plus les jours ou elle avait fini de danser toute seule car on avait emmené son amie dans une des chambres. Elle n'était qu'un bébé qui s'indignait et Juna elle, c'était sa réalité. Arya se retourna.

« Bonne nuit Juna... »

L'autre grommela un bonne nuit à peine audible et Arya attendit d'être sûre qu'elle drome pour prendre son couteau, caché dans son matelas et le cacher de nouveau sur elle. Dans son soutien gorge. Elle se félicitait d'avoir une poitrine assez généreuse pour que ça ne se remarque pas et ce bien qu'elle ne soit pas aussi opulente qu'une autre esclave qu'elle avait rencontrer, et ont les courbes, bien qu'amaigris ne faisaient de doutes pour personne.

Le lendemain, après ses corvées de ménage matinales on la traîna chez Barcos.

« Demain, tu retourneras danser, et l'homme que tu as froissé sera là, fait en sorte qu'il te choisisse et surtout, fait en sorte d'être gentille. »

Il ricana et un autre garde s'empêcha de rire. Lorsque ce dernier la prit avec lui pour l'emmener en-dehors il la plaqua contre un mur à un moment, dans un recoin, ce gars l la fixait souvent, elle ne l'aimait pas, mais il faisait partie des gars les moins moches de toute l'armée de Barcos.

« C'est bien mignon de te pavaner toute la journée, avec ce cul qui balance et rebalance, mais moi aussi j'ai envie de goûter à la marchandise ! »

Arya eut une sueur froide, ce n'était pas sensé se passer comme ça ! Il étouffa son cris en plaquant sa main contre sa bouche. Il descendit son propre pantalon et elle ferma les yeux pour appliquer le conseil de son amie. Penser à autre chose.

Elle se retrouva sur une plage, au soleil, avec Lucky. Elle se retrouva face au mur les yeux toujours fermés, la douleur n'était rien car elle n'était plus là. Penser à autre chose ! Le sable sous ses pieds, la brise sur son visage le sang entre ses cuisses ! Penser à autre chose ! Le cris d'un enfant, l'odeur du thé, les coups de fouets. Et ce fut fini. Elle retînt ses larmes et elle se rhabilla rapidement. Les yeux baissés elle bouillonnait, de rage et de honte.

Pourquoi maintenant ?! Elle allait enfin s'enfuir. Tant pis, elle comprit alors que sans ça elle n'aurait jamais compris l'enfer du calvaire d'une esclave. Et elle s'estimait plutôt chanceuse que cet homme lui ait donner la détermination suffisante pour mettre son plan à exécution. Elle fit comme si de rien n'était, et lui aussi. Cela avait été tellement soudain ! Pourquoi personne n'avait rien tenter jusqu'alors ? Peut-être parce que le maître n'avait pas donner son autorisation pour ne pas aggraver ses blessures…. Mais même avant… Ils avaient dû chercher à la dompter avant de la soumettre totalement. On l'envoya nettoyer les cages des chiens et elle s'arrêta sur Lucky. Une large plaît barrait son museau. Elle s'accroupit devant la cage, il grognait toujours, de plus en plus fort mais au moins, il était en vie.

« Je reviendrais… Je te sauverai. »

Elle ne parla à personne de cet événement, elle commença à se douter que c'était normal de se faire prendre entre deux couloirs pour les jeunes femmes ici présentes. Elle se sentait tellement honteuse de s'être plaint de sa situation, alors qu'elles enduraient ça tous les jours ! Elle se sentait comme une gosse de riche. Toucher le fond ça veut dire qu'on ne peux que remonter ! Elle se rassura de la sorte.

Le lendemain, il était l'heure d'aller se préparer. Elle n'avait pas parler à Juna durant ses deux jours, tout simplement parce qu'elle ne s'en sentait pas capable. Et son amis la regardait d'une air anxieux.

« Tu te sens bien… ? Myst…. ? Eh ! »


La jeune fille sursauta, elle était concentré sur son maquillage. Elle avait réussis mettre son couteau dans sa tenu de danse, dans son haut sans que personne ne le remarque, ce qui n'avait pas été une tâche aisée. Elle était tellement angoissée, qu'elle se concentrait sur ce qu'elle pouvait, et actuellement c'était son trait d'eye liner.

« Oui ! Parfaitement bien, pourquoi ça ? »
« Parce que tu ne m'as pas adressé la parole ces deux derniers jours… Ça va aller tu vas voir ! Tu te suviens des pas de danse ? »

Arya acquiesça.

« Bien sûre, comment les oublier. Peut-on faire quelques étirements ? Je me sens un peu rouillée. »
« Bien sûr, attend laisse-moi finir ton maquillage ça ira plus vite. »

Effectivement ça alla plus vite. Elles s’étirèrent et Arya enfila sa cape. On les escorta jusqu'au bordel.

Elle commença à danser, en préférant se concentrer uniquement sur sa danse, mais pourtant, les mots de Monsieur Barcos lui revinrent en mémoire, elle devait aguicher son ancien client. Et d'ailleurs i était là, à la fixer, son regard voilé par un désir et une colère. Elle fit chalouper ses hanches, courba son dos fit ressortir sa poitrine et il se leva. Elle avait peur, c'était indéniable. Il la pointa du doigt et elle descendit. Elle baissa les yeux, et le laissa la guider. Une fois dans la chambre elle remarqua avec soulagement qu'il y avait bel et bien une fenêtre. Qui était cependant barricadée, mais plus pour dissuader que pour vraiment empêcher de s'enfuir.

Elle s'inclina devant le client.

« Je m'excuse pour l'autre jour, j'espère pouvoir me rattraper. »
« N'en parlons plus ce que je veux c'est voir ton cul ! »

Mais bordel qu'est-ce qu'ils avaient tous avec son cul ? Elle se releva et sourit, elle lui afficha son sourire le plus enjôleur.

« Puis-je vous aider à vous déshabiller ? »
« Pas besoin, profites-en pour te déshabiller toi »

L'autre ricana. Elle ne devait pas trop mal jouer son rôle car il retira sa veste sombre et ses vêtements. Elle se mit nue. Son coeur battait la chamade. Il était à peine plus grand qu'elle, il devait peut être faire un mètre soixante dix, sa peau était brunit par le soleil mais par endroits seulement, il n'était pas musclé, pas attrayant et son visage était sale, comme le reste de son corps. Il ressemblait à un marrin en pause. Elle avait la poitrine serrée juste à le regarder. Il était abjecte, non pas seulement physiquement, mais il la dégoûtait. Il se payait le service de femmes esclaves parce qu'il n'arrivait pas satisfaire ses besoins autrement, et si ce n'était pas ça, c'était encore pire, c'est parce qu'il aimait les esclaves. Un gros porc !

Elle ait derrière lui, son couteau dans la paume de sa main droite. Il s'était retourner, pour allumer une bougie, sans doute pour mieux la voir et elle colla son corps au sien. Elle était répugnée par ses propres actes mais cela sembla fonctionner et elle fit glisser sa main gauche sur son poitrail poilus, elle se força à le toucher et préféra fermer les yeux..

Puis elle remonta sa main droite, en laissant glisser le dessus de sa main sur son épaule jusqu'à son cou, pour qui ne sente pas le métal froid contre sa peau et elle lui trancha la gorge en enfonçant tellement fort, pour être sûre qu'il soit mort et qu'il ne puisse plus hurler, lle avait l'impression de mettre à mort un cochon. Il lâcha des râles gutturaux avant de s’effondrer et elle eut un haut le cœur en voyant le sang détallé un peu partout. Elle n'aurait jamais cru tuer quelqu'un. Elle devait agir vite, mais elle observait le cadavre, blafarde. Elle vit ses yeux révulsés fixé un point invisible, ses yeux noir et sans âmes, embrumés par le voile de la mort. Elle avait du sang plein les main. Son corps était couvert de son sang, par miracle, son visage avait été épargné.

Elle avait tuer cet homme. Elle essuya son couteau sur les draps, lui prit ses vêtements et les enfila, ils étaient un peu trop grands pour elle mais pas de suffisamment pour la gêner. Elle fourra sa tenue de danse dans sa poche et retira en s'enfonçant des échardes dans le doigts, et en essayant d'être le plus discrète possible les lattes de bois qui barraient la fenêtre. Elle n'avait jamais eu le vertige mais un étage c'était plus haut que ce qu'elle s'était imaginer. Elle regarda autour d'elle. Elle ne pouvait se retirer l'envie de vomir, elle portait les vêtements d'un être abject, mais ainsi elle était plus discrète.

Vite vite une idée ! Elle se retourna dans tout le sens attrapa des couvertures et s'en fit une corde. Un fois en bas, elle rabattit la capuche sur sa tête. Il fallait maintenant qu'elle s'enfuit sans avoir l'air de s'enfuir. Ellemarcha d'un silencieux en s'obligeant à adopter une démarche plus masculine. Elle ne connaissait pas l'île, elle ne savait même pas où était le port. Elle devait pour l'instant s’éloigner. Les cris ne mirent pas longtemps à apparaître, on était déjà à sa recherche ! Elle se cacha entre deux tas d'immondices pour réfléchir.

Il fallait qu'elle embarque dans la nuit. Le plus vite possible ! Elle décida qu'elle était plus suspecte comme ça qu'à déambuler librement dans les rues. Elle se mit à marcher, rapidement, et tomba sur le port. Il y avait de l'agitation et des rires gars mais rien d'insurmontable ! Elle devait se cacher, plus question de faire confiance  quiconque, et surtout pas sur cette île. Tous des malades ! Elle remarqua un bateau de marchandies qu'on chargeait. Il y avait des tonneaux dans lesquels elle se glisserait facilement après les avoir vider de leur contenu. Il y avait des hommes qui commençaient par charger les caisses qui étais un peu plus loin. Elle S'approcha en s'accroupissant.

Elle vida un tonneau, remplie de farine, dans l'eau, mais pas entièrement pour ne pas être suspecte et s'y glissa en essayant de ne pas éternuer. Sérieux de la farine ? Elle soupira en attendit comme ça. Le coeur battant dans ses oreilles. Elle ne savait même pas où ce bateau allait, par contre elle savait que si elle se faisait prendre elle allait être dans de beaux draps !

Une bonne demi-heure plus tard, enfin elle supposait, on souleva le tonneau dans lequel elle était cachée. Aucun ne fit de commentaire, elle put enfin respirer correctement. Elle ne fit pas le moindre bruit, en se forçant à rester éveiller au cas ou et lorsque e bateau partit, enfin, pour elle ne savait pas où elle lâcha ses larmes de frustration. Elle était libre mais pas Lucky, ni Juna, ni Gahal. Et son calvaire n'était pas fini, pou peu qu'elle tombe sur une île encore pire que celle-là alors là ce serait le pompon, elle ne savait même pas où elle était, mais elle savait au moins qu'elle était vraiment très loin de Marie-Joie, son île natale. Elle n'avait jamais autant pleurer que cette nuit là, mais ce fut le sourire aux lèvres, qu'elle s'endormit d'épuisement.

FIN
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