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Machination

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Alheïri S. Fenyang
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Mar 26 Sep 2017 - 13:11


- « Mange ! »

L’injonction n’en n’est pas vraiment une. C’était plutôt une invitation à la « barbare ». Le sauvage qui me tendait un morceau de grenouille braisé avait un large sourire aux lèvres. Maintenant qu’ils me considéraient des leurs, ils me « gâtaient » à leur façon, d’autant plus que je leur avais sauvé la vie. Alors, je  m’emparai du morceau pour ne pas les offenser et je l’avalai séance tenante sans chercher à le mâcher pour éviter que le gout infect de cette chose n’imprègne toute ma bouche. J’eus presqu’un haut-le-cœur, mais je réussis à bien le camoufler. Il n’était pas question de les offenser ou de leur montrer le moindre signe qui trahirait mes vraies intentions. Une fois le plus dur passé, j’eus la désagréable surprise de voir que d’autres me tendirent aussi des morceaux d’animaux dégoutants et répugnants. Mais leur chef tempéra heureusement leur ardeur et ils ses dispersèrent un peu partout autour de nous en caquetant. Une manière à eux de me bizuter il faut croire. Gruh, leur chef, eut un petit rire en me regardant puis fit la conversation avec moi. Ses dernières suspicions le poussèrent à me poser plusieurs questions à la suite, mais j’y répondis avec bon cœur en lui servant de gros bobards que je pris le soin de retenir pour plus tard au cas où. Puis, après une trentaine de minutes à ne rien faire, nous reprîmes tranquillement notre chemin.

Le Mont Fujo -Montagne que l’on escaladait- était sujet à toutes sortes de rumeurs. Ce relief était clairement la frontière entre l’est et l’ouest. Parmi les rumeurs, il y avait celle de Medelin, une ancienne ville à l’image d’Arma’Lo, mais qui elle, avait subi les foudres de Kiyori parait-il. Depuis, l’endroit était considéré comme hanté et maudit et peu pour ne pas dire aucune personne ne s’y aventurait. Va savoir pourquoi. Mais sans que je ne me doute de quoique que ce soit, les réponses allaient bientôt venir à moi. L’escalade durait depuis maintenant plusieurs heures après tout et le soleil bien haut dans le ciel n’arrangeait rien à cette progression de plus en plus laborieuse à cause de l’oxygène qui se faisait rare en altitude. Avec les efforts et le manque de sommeil durant cette nuit, j’avais un peu de mal sans pour autant faiblir comme un moins que rien. J’avais vécu pire que ça après tout. Puis lors de l’après-midi, nous fîmes également une courte pause au bord d’une rivière ou nous pûmes nous désaltérer encore une fois. Ce n’est qu’une fois vers le crépuscule que nous pénétrions une région plutôt désolée. Le croassement des corbeaux et autres charognards faisaient grincer des dents et l’atmosphère putride qui y régnait me fit froncer les narines. Cette odeur infect qui flottait dans l’air, je ne la connaissais que trop bien : C’était l’odeur de la mort, tout simplement.

- « Nous sommes bientôt arrivés, Bith ! »

Gruh était lui aussi très content. Mais il y avait de quoi ! Enfin, que m’étais-je même dit ! C’était pas trop tôt ! D’autant plus que je commençais à fatiguer moi ! J’avais besoin d’une bonne nuit de sommeil ! Nous progressâmes encore une bonne demi-heure au beau milieu d’innombrables squelettes et cadavres putréfiés. Les effluves pestilentiels qu’ils dégageaient me firent repenser à la fameuse Medelin. Il arrivait parfois même que des os craquent sous nos pas tant il y en avait en nombre. Mais cela ne semblait pas gêner les barbares qui étaient dans leur élément. Ces gens-là n’allaient pas finir de m’étonner en tout cas. Mais alors que je désespérais de ne pas voir le bout de cette longue marche et escalade plus que chiante dans une montagne paumée, nous entendîmes des voix de loin. Puis le ciel se dégagea soudain. Et laissa la pleine lune éclairer une gigantesque cité qui s’érigea devant nous au détour d’un chemin sinueux entre deux grandes roches semblables à un canyon : Medelin ! Pour de vrai ! Elle était éclairée par de nombreuses torches artisanales un peu partout et semblaient plus que peuplée. Il y avait un côté resplendissant à cette cité si l’on omettait l’atmosphère et les rumeurs qui l’entouraient. De loin, je pus bien évidemment constater qu’elle avait subi des dégâts, mais rien de vraiment conséquent, en fait…

- « Hahahaha ! Voilà notre maison ! »

Le chef barbare avait l'air fier du coin. Et il n’était pas le seul. Les autres barbares se mirent à sautiller et à danser sur place, sans doute heureux de rentrer chez eux. D’ailleurs, ils ne purent contenir plus longtemps leur joie puisqu’ils se mirent à courir vers la cité. Leur chef et moi marchèrent calmement, d’autant plus que j’essayais d’examiner le coin sous toutes ses coutures. Soudain, mon haki se manifesta indépendamment et je le sentis très clairement cette puissante présence qui me fit manquer un battement de cœur d’un coup. Il ou elle était là. Dans cette cité interdite. Si bien que j’eus un sourire malgré moi sans trop savoir pourquoi. Ou plutôt je le sentais. L’individu allait être la clé de mon succès sur l’île. Une intuition. Une très forte intuition même. Une fois devant les grandes portes de Medelin, des barbares nous donnèrent l’accès à la ville après un long moment de discussion avec Gruh. Ma présence semblait curieuse, voire même gênante, mais l’homme avait dû expliquer à ses confrères que j’avais dû les sauver et que j’étais maintenant l’un des leurs. Une fois-là l’intérieur de la ville, ma présence sauta bien évidemment aux yeux, sans compter que les hommes de Gruh avaient dû annoncer mon arrivée à coup sûr. Alors, c’est tout un cortège qui nous suivit pendant une vingtaine de minutes jusqu’à la bâtisse la plus grande de la ville fantôme.

Là où j’arrêtai enfin d’être une bête de foire…

- « Je vais te présenter à notre chef. Je crois qu’il sera intéressé par ta force. »

Le dénouement était rapide, proche. Mais cela n’était pas pour me déplaire…


Dernière édition par Alheïri S. Fenyang le Mar 26 Sep 2017 - 13:59, édité 1 fois
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Mar 26 Sep 2017 - 13:59


La structure de Medelin n’était pas différente de celle des deux autres villes que j’avais pu visiter. Disons même que la ville fantôme était la deuxième plus grande ville après la capitale de l’est. Arma’Lo faisait pâle figure à côté. Si l’on omettait la puanteur qui y régnait, les quelques dégâts causés par l’armée de Kiyori et la nature qui reprenait ses droits à quelques endroits, Medelin avait fier allure et en imposait. Elle avait plus d’impact qu’Arma’Lo et je n’osais pas imaginer ce qu’elle était dans ses heures de gloire. Ce côté resplendissant que je trouvais à cette ville pourtant chaotique était peut-être ce qui avait poussé les habitants de la cité à défier Kiyori sans connaitre sa puissance. Car elle valait Shikoka. Et en mettant de côté les civils de la capitale de l’île, Medelin avait sans doute le même nombre d’habitants que sa sœur ainée. Le mantra m’indiquait ce fait. Une guerre aurait donc des conséquences inévitables sur cette île dans son ensemble et l’idée quand bien même farfelue me parut presqu’amusante. Mais je la chassai de mon esprit pour contempler les environs comme à mon habitude. La beauté insoupçonnée de l’endroit me marquait vraiment ; même si j’étais là pour autre chose. Nous pénétrâmes en effet la cour de la plus grande bâtisse de l’endroit. Carrément un palais. Sans doute celui de l’ancien daimyo de la ville, quelque chose comme ça. A l’intérieur, Gruh était salué comme un véritable chef de guerre. A croire que j’avais sauvé la bonne personne !

S’il m’adressa parole, je ne l’écoutai que d’une oreille distraite. Mais ce n’est que lorsqu’il commença à me raconter un peu son histoire que je lui prêtai toute mon attention. Gruh était le chef d’une tribu majeure de barbares qui se faisaient tout le temps la guerre. Mais « l’arrivée » de leur chef actuel changea la donne. Celui-ci vainquit tous les barbares avant de les unifier sous son égide. Un fait qui me marqua. Si le fameux chef était venu d’ailleurs, il n’était alors pas un barbare d’origine. Ma mine curieuse n’échappa à l’œil avisé de l’homme qui me confirma que leur chef était bel et bien un étranger. Un étranger qui voulait d’ailleurs avoir mainmise sur toute l’île d’après ses explications. Un étranger hein… Quelqu’un qui détestait Kiyori, peut-être ? Va savoir. Toujours est-il que ça sentait bon et pas qu’un peu. Mais bien évidemment, je me retins de sourire alors que nous empruntâmes les nombreux couloirs du palais. Celui-ci était d’ailleurs en bon état. Un peu sale par endroit, mais entretenue à première vue. Sur notre chemin, je pus même voir des femmes. Des mochetés qui allaient vraiment avec leurs brutes de maris. Mais je préférai me focaliser sur les petites anecdotes de Gruh qui se montrait bien plus prolixe qu’avant. L’endroit devait le soulager. Mais aussi le fait que j’étais un étranger comme son chef. Le destin qu’il m’avoua même. C’était le destin !

Je préférai ne pas le contredire et le suivre en silence en acquiesçant. S’il voulait le croire, c’était tant mieux. Moi, ça ne me dérangeait clairement pas. Après une énième marche et de marches d’escaliers gravis en cinq bonnes minutes, nous arrivâmes au dernier étage. Ce fait me rappela curieusement le repas que j’avais eu avec la Shogun et Miyuki la veille. Passer d’un chef de faction à un autre en seulement 24 heures semblait plus que surréaliste. Pourtant, c’était bien ce qui se passait. Lorsque nous arrivâmes devant les portes d’une salle, un barbare l’ouvrit et nous pûmes pénétrer ce qui semblait être une salle de réunions des pontes barbares. Exactement comme celle de la vieille. Une coïncidence qui m’arracha un sourire nerveux avant que celui-ci ne s’efface rapidement en voyant les nombreux chefs de clans. Certains bouffaient comme des cochons là où d’autres se battaient pour le fun sous l’acclamation du reste. Mais plus que toute cette masse de sauvages, seule une personne attira automatiquement mon regard. Regard qui s’était prolongé jusqu’au fond de la salle vers un trône surélevé par une sorte d’estrade. Trône où était assis un homme. Sa longue chevelure sombre qui tendait vers une teinte violette cachait son faciès. La tête soutenue par une main accoudée à son siège, l’homme semblait méditer ou dormir. L’un ou l’autre.

Mais peu importait puisque la présence qu’il dégageait était celle que j’avais senti depuis la bataille que j’avais livré avec mes anciens frères d’armes. C’était lui. Aucun doute possible…

- « HEIN ? MAIS C’EST QUI CET ÉTRANGER ?! »

Une voix plus forte que les autres imposa le silence. Et la main inquisitrice d’un chef de clan parmi tant d’autres qui me montrait du doigt attira l’attention de tout le monde. C’est alors que le silence fut et que les regards se braquèrent vers moi et Gruh. Ce dernier, bras croisés sur son torse se mit alors à rire de bon cœur. Puis il posa une main sur l’une de mes épaules qu’il tapota amicalement avant de commencer à causer en patois que je ne compris absolument pas. Mais toujours est-il qu’il devait faire mon éloge. Même que de son énorme sac qu’il portait, il sortit d’un air victorieux la tête de Shûsa qu’il brandit comme un trophée. C’est alors qu’il eut dans toute la salle des exclamations d’admirations. Des « ooooh » et des « aaaaah » un peu partout. Puis. Il eut un tonnerre d’applaudissement. Apparemment, Shûsa semblait être un général bien connu de tous ces gens qui étaient regroupés ici. C’était vraiment la preuve qu’il s’était spécialisé en raids contre les barbares. D’un côté, cela m’indiquait un peu le niveau de tous ces gens qui paraissaient vraiment enthousiastes à l’idée que j’ai réussi à tuer ce général bien plus « barbare » qu’eux. C’est alors que deux autres vinrent me prendre par les bras pour m’emmener vers une table pleine de bouffe moins dégueulasses que ce que j’avais eu à gouter en pleine montagne. Mais alors que j’eus un sourire, un grognement bien audible glaça instantanément toute l’assemblée. Puis une voix rauque et intimidante prit parole :

- « Vous faites trop de bruits, abrutis… »

Un souffle. Les têtes qui bifurquèrent vers celui le boss suprême, puis l’inévitable question…

- « Mh ? Qui est cet homme… ? »

C’est à cet instant précis que je tournai la tête vers lui. Et que nos yeux enfin, se croisèrent.

Bien avant que mon cœur ne manque un battement.

Ce type…
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Mar 26 Sep 2017 - 14:52


Le blanc fut vite brisé par Gruh qui se hâta de répondre !

- « Il nous a sauvé la vie, chef ! Il s’appelle Bith ! »

Et là, le seigneur de guerre barbare se mit à tout lui raconter. Pendant ce temps-là, j’étais toujours immobile, les yeux rivés vers l’unique œil du plus fort des lieux. Si celui-ci semblait écouter son général, il ne me lâcha pas non plus du regard. Une minute s’écoula ainsi avant que je ne baisse les yeux d’un air un peu intimidé. Cet homme… Je ne le connaissais que trop bien ! Son air sinistre ne trompait pas. Et son nom n’était autre qu’Horus Stormlord. S’il avait une prime faramineuse de 100 millions de berrys sur sa tête, c’était bien parce qu’il avait tué plusieurs gouvernementaux avant de disparaitre de la nature. Ancien lieutenant, il fut l’un des plus jeunes gouverneurs d’un royaume membre du gouvernement mondial. Son passé et ses agissements demeuraient floues mais sa figure était connue pour ceux qui se documentait un minimum. Si nous ne nous connaissions pas personnellement, il n’en demeurait pas moins que je savais qui il était. L’inverse serait assez improbable puisqu’il avait disparu depuis un bon moment de la circulation. De ce fait, s’il se cachait ici depuis tout ce temps, il ne devait certainement pas vraiment me connaitre… Tout du moins je l’espérais. Mais prudence était mère de sureté et j’allais toujours garder cette couverture de Bith, au cas où. Je le sentis même vouloir sonder mon esprit, preuve qu’il avait même le mantra.

Mais j’étais imperméable à sa tentative. Le mantra, je le maitrisais bien mieux que quiconque ici.

- « Alors, tu as sauvé Gruh et ses hommes… ? »

Sa voix est grave, basse, impérieuse et presque mystique. L’homme était presque auréolé de mystère. Son air effrayant n’éclipsait en rien le charisme certain dont il était doté. Ça et le fait qu’il semblait extrêmement puissant pour avoir réussi à unifier tous ces barbares aux us et coutumes pourtant différentes. Vêtu d’un épais manteau de fourrure, l’homme se redressa légèrement pour adopter une posture un peu plus digne de lui. Son œil me dardait toujours, comme s’il me passait au rayon X et qu’il voulait savoir quelles étaient mes différentes motivations. Car il apparaissait clair, qu’à travers sa question, sa gestuelle et ses sourcils froncés qu’il ne me croyait pas du tout. Le contraire aurait été étonné. Là-dessus, je me dégageais des bras des barbares qui me tenaient toujours puis je lui fis correctement face sans pour autant m’avancer encore plus. La distance qui nous séparait me convenait pour une raison que j’ignorais. Sans doute avais-je peur qu’il initie un attaque ou qu’il ordonne à ses hommes de m’attaquer. Echouer à ce stade me ferait certainement rager. L’idée était donc de bien choisir mes mots : « Oui monsieur ! J’ai été victime du système de cette ile. On m’a injustement accusé d’un crime que je n’ai pas commis et on m’a jeté en prison pendant des années ! » Je marquai une courte pause. Avec le temps, j’avais appris à imiter l’accent des habitants de Tetsu !

- « Mais après ma sortie, ma femme s’était remariée à un autre homme et ma fille ne voulait plus entendre parler de moi ! Qui plus est, on m’a forcé à rejoindre l’armée de la shogun et à guerroyer contre vous ! Sauf que ce n’était pas ce que je voulais ! »

Là encore, courte pause. Et bordel que j’étais vraiment nul en comédie. J’en connaissais une du CP qui se moquerait ouvertement de moi ! Mais à voir la gueule de ces barbares qui me regardaient, bon dieu que j’avais l’air convainquant ! Et je devais avouer que c’était un peu rigolo dans un sens de voir qu’ils étaient si crédules. Seul Horus avait son expression toujours aussi méfiante et détachée à la fois. Comme s’il savait que je mentais mais comme s’il s’en foutait à la fois. Quelque chose clochait chez ce mec à première vue. Mais puisque j’étais déjà lancé, il était trop tard pour s’arrêter. Là-dessus, je serrai les poings et j’adoptai une mine sombre avant de continuer à inventer mes mensonges : « J’ai tout perdu ! Par la faute de ce système à la con instaurée par cette Kiyori. Cette chienne ! » Le nom de Kiyori fit frémir toute l’assistance et même qu’un pli se forma autour des lèvres d’Horus preuve qu’il retenait une espèce de sourire. Sourire jaune, peut-être. Il n’était pas aussi con que ses hommes, mais la mention de Kiyori faisait clairement effet. A croire qu’il ne l’aimait pas. C’était ce que je ressentais au fond de moi. Et puis, c’était un peu évident : Il n’ordonnerait pas de raids contre les cités de l’est sinon. « Je veux me venger de ces gens ! Les tuer jusqu’au dernier ! A commencer par Leona ! » Cette fois-là, une lueur illumina l’œil encore valide du big boss des barbares qui finit par avoir un rictus avant de se lever soudainement sans que je ne sache vraiment pourquoi.

- « Quel est ton nom, étranger ? »

- « Bith, monsieur. Bith O’brien. »

- « Retenez ce nom, messieurs... Parce que Bith est maintenant notre frère ! »


Et il leva un poing en l’air. Il eut alors un petit blanc, suivi juste après d’un tonnerre d’applaudissements. Des paluches en tout genre vinrent me flanquer des baffes sur les épaules et le dos de façon amicale. Puis on m’attira vie fait vers une table où il y avait de la nourriture décente. De la viande surtout. De vrais carnassiers ces gens-là. Ma table fut le centre d’attention de tous les chefs barbares. Ces derniers virent alors taper la discussion avec moi. On me servit un plateau en bois bien garni et on m’offrit même un vin, ma foi, plutôt délicieux. Cependant, je le bus avec réserve, préférant me concentrer sur la bouffe tout en racontant quelques anecdotes à ces gens venus me poser toutes sortes de questions. L’un d’entre eux, déjà très saoul fit preuve d’empathie au point de chialer complètement lorsque je racontai plus en détails ma fausse histoire concernant la femme qui m’avait quitté et ma fille qui m’avait renié. Il était presque touchant. Puis deux bonnes heures défilèrent ainsi dans la joie et la bonne humeur. J’en avais presque oublié Horus. Ce dernier avait d’ailleurs fini par quitter la pièce pour aller je ne sais où. Mais alors que j’aspirai petit-à-petit à un repos bien mérité vu que je n’avais pas dormi depuis plus de 24 heures, un messager d’Horus vint me chuchoter à l’oreille que son maitre voulait me voir en privé.

Le moment le plus crucial venait d’arriver. Je le sentais au plus profond de moi.
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Mar 26 Sep 2017 - 15:43


Quelques minutes plus tard…

Le message m’avait fait carrément descendre encore une fois toutes les marches. Puis il m’amena non pas à l’avant du palais, mais à l’arrière. Même que nous nous éloignâmes considérablement de l’édifice. Pas de doutes possibles. J’allais être encore resservi comme en prison : La force, il n’y avait que ça de vrai il faut croire. Sur cette ile, les mots ne suffisaient pas. C’était sans doute le seul point commun qu’avaient les barbares de l’ouest et les civilisés de l’est. C’était presque risible, mais on s’y faisait. Ceci étant dit, j’allais devoir employer toute ma force. Je sentais clairement qu’Horus était bien plus fort que Miyuki et même Leona. Pas le genre avec qui je pourrais me brider, oh que non. Mais alors que nous arrivâmes vers un lieu désert, ledit message se retourna soudain et me fonça dessus armé d’une longue lame. Un nodachi sans doute. C’est sans trop de mal que j’esquivai son attaque, avant de le faucher violemment pour qu’il tombe la gueule la première contre la terre. Je lui infligeai un bon coup dans les côtes qui l’envoya valser violemment contre un mur qui céda sous l’impact du choc. Puis ledit mur s’effondra sur le pauvre homme. Mort ? Pas mort ? Rien à foutre. De toute façon, je mettais à cet instant précis ma vie en jeu. Je m’abaissai alors pour récupérer son épée de bonne facture que je me mis à observer tranquillement, mais un projectile fusa vers moi. Bien entendu, je deviai sa trajectoire en plaçant le plat de la lame derrière moi en guise de boucliers, puis je me retournai lentement vers une silhouette sombre perchée sur une toiture.

- « Tu as l’air de bien te débrouiller, on dirait… »

La voix ne faisait pas l’ombre d’un doute. C’était bel et bien Horus qui se tenait sur la toiture. De toute façon, c’était lui qui m’avait fait appel. C’était lui aussi qui avait dû demander à son homme de main de m’attaquer. Une manière pour lui de jauger mon niveau ? Peut-être. Mais alors que nous nous faisions plus ou moins face, vU que lui me regardait littéralement de haut et ce dans tous les sens du terme, l’homme sortit de ses poches une vingtaine d’armes à jets. Kunais, snebons, shurikens et j’en passe… A croire qu’il était un ninja, le type. S’il les lança nonchalamment d’ailleurs, les projectiles, animés par un je ne sais quoi, prirent soudain ma direction comme des missiles à tête chercheuse. Sans trop broncher ni m’alarmer, j’utilisai ma lame occasionnelle comme un nunchaku que je fis bouger dans tous les sens autour de moi. Ma rapidité alliée à ma dextérité et ma force firent mouche : Je contrai tous ses petits jouets, avant que l’homme ait conscience qu’il avait un type d’un tout autre niveau. Un type contre qui il allait devoir s’employer sérieusement. Alors, il me fit l’honneur de quitter son perchoir pour regagner la terre ferme via un saut. Ensuite, il repris parole : « Tu croyais peut-être que ton joli discours marcherait sur moi ? Kukukuku… » Même son rire avait quelque chose de lugubre. Il avait une aura bien trop sombre, ce mec. Mais pas de quoi me décontenancer puisque même sans le sous-estimer, j’avais vu pire. De plus, même si je n’avais pas dormi, j’avais repris des forces en mangeant et j’utilisai de façon instantanée le retour à la vie pour bien digérer.

- « Je vais te forcer à me dire qui tu es et quels sont tes objectifs, sale chacal… »

Me traiter de chacal… Il y allait un peu trop fort, hé ! Mais dans les faits, il n’avait pas tort. Je n’étais pas mieux qu’une charognard qui voulait profiter d’un état de fait pour atteindre ses objectifs. J’eus donc un petit rictus quand il dégaina lui aussi une épée aussi longue que la mienne. Un sabreur donc. C’était parfait. L’occasion rêvée pour me confronter à un adversaire digne de ce nom. Une idée qui me ravit tellement que je fonçai aussitôt vers lui. Comme avec Miyuki, je ne pouvais pas faire usage de mes techniques usuelles à savoir le soru et le geppou, sans quoi il grillerait tout de suite que j’étais en vérité un agent du gouvernement mondial ou un marine ce qui compromettrait la suite des évènements puisque le tuer n’était pas vraiment une option. Ceci étant dit, j’étais assez fort et naturellement rapide. Sauf que lui n’ayant rien à prouver utilisa le soru. Ou une variante. Il évita ainsi ma charge et se retrouva derrière-moi, prêt à m’assener un coup de lame. Sauf que j’avais fait volte-face en une seule seconde avant de contrer son attaque qui était destinée à tracer une gosse balafre sur mon dos. Le choc de notre croisement de fer nous propulsa chacun en arrière, mais je me repris bien vite avant de me mettre à courir vers lui en zigzag. L’homme fit alors usage de sa même technique et se retrouva au-dessus de moi. Il décocha une grosse lame de vent que je dus dévier avec force vers un autre mur qui explosa en mille morceaux dans un bruit assourdissant. Le combat allait être bruyant, mais nous étions loin du palais qui était animé par des chants et des danses de toutes façons…

- « … »

Horus n’était pas du genre bavard. Il se réceptionna en silence et me toisa de son regard froid et effrayant. Cependant, il n’en pensait pas moins et devait certainement se dire que je n’étais clairement pas comme les autres. Sans pour autant sourire, une sorte d’excitation remua ses entrailles au point de le pousser à me charger à son tour. Sans qu’on me fasse prier, je fis de même. Et nous croisâmes une nouvelle fois le fer. Les coups se mirent alors à pleuvoir. Ils étaient tellement violents et sonores que je soupçonnais cette fois-ci les autres barbares de pouvoir nous entendre. Le combat serait alors court. Soit il était très confiant en ses capacités, soit il me donnait une chance de pouvoir lui dire la vérité et de passer à autre chose. Mais bien avant d’y arriver, j’allais le secouer un peu pour lui faire comprendre que je n’étais pas n’importe qui. D’ailleurs, des idées affluèrent au fur et à mesure que nous combattions. Lesdites idées me déconcentrèrent puisque Horus réussit à me taillader la peau à plusieurs reprises sans pour autant réussir à me planter profondément. Mais aussitôt, je réagissais avec des attaques très lourdes qui parfois l’encastraient dans le sol, avant qu’il ne recule pour prendre un nouvel élan histoire de bien me charger. La violence de notre combat était tel que le souffle que provoquaient nos passes d’armes allaient jusqu’à détruire des murs et déraciner des armes lointains. Au loin, la musique et les cris s’étaient arrêtés. Les sauvages devaient sans doute se demander ce qui se passait ici et je sentais même des déplacements. Nous allions être gênés sous peu...

- « Tu l’auras voulu… »

Et sur cette phrase, Horus recouvrit soudainement son corps d’un haki noir et pur.

Dans ce « mode », il n’avait presque plus rien d’humain…
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Mar 26 Sep 2017 - 16:35


Mais contre toute attente…

- « Qu’est-ce que… ? »

Je fis exactement pareil. Tout mon corps fut recouvert d’un voile noire, synonyme d’un haki de l’armement plus que surpuissant. D’ailleurs, le mien s’étendit jusqu’à ma lame là où le sien ne s’arrêtait qu’à son corps. Pour une fois, Horus présenta une mine déconfite qui en dit long sur ses états d’âmes. Il était dépassé par ce qu’il voyait devant lui et réalisa en une seconde seulement que s’il était fort, ce monde très vaste regorgeait de gens encore plus puissants que lui. Néanmoins, la surprise laissa place à une mine renfrognée avant qu’il ne me fonce dessus comme un taré. Je fis de même et nous échangeâmes encore une fois des coups d’une puissance effroyable. L’endroit était d’ailleurs inaccessible pour des gens normaux. Et je considérais tous ses hommes comme des normaux. Ils ne pouvaient pas dépasser les souffles générées par nos fers sans quoi ils seraient repoussés à des mètres plus loin ou tout simplement lacérés de toutes parts. Si le match fut équilibré pendant un bon moment, il commença à pencher en ma faveur. J’avais un haki plus « dense » que le sien. Si lui n’arrivait pas à entamer ma peau, moi si. Du coup, son corps commençait à être recouvert d’estafilades ce qui le déstabilisa pendant un instant. Il se vautra encore dans une fureur inexpliquée et me balança une lame de vent incroyable, mais j’étais tellement puissant que je l’écartai sans mal avant que le cône d’air ne s’envole dans les airs pour aller dégager les nuages qui bloquaient les rayons lumineux de la pleine lune qui inonda alors notre champ de bataille de sa luminosité.

Autour de nous, le tableau était saisissant.

C’était des parties du sol toutes retournées, des murs bousillés formant des gravats çà et là, des arbres déracinés et d’autres choses du même genre. Un KO inimaginable. De son coté, Horus était un peu essoufflé, là où je ne présentais aucune signe de fatigue. C’était comme si Morphée, pour le moment, avait abandonné l’idée de m’attirer à son royaume. N’était pas vice-amiral qui voulait. Nonobstant ce fait, je savais que j’allais bientôt m’écrouler. J’étais peut-être un surhomme si on veut, mais je n’étais pas une divinité. Horus, j’aurai pu le tuer depuis bien longtemps. Ceci étant dit, il me le fallait pour le plan qui se mettait doucement en place dans ma tête. Coûte que coûte. Mais le combat n’était pas encore terminé et je le savais. De ce fait, je lui rendis la pareille. Je balançai une grosse lame de vent qui prit l’apparence d’un rhinocéros déchainé qui le chargea avec force. La collision entre ma technique et sa lame l’obligèrent à se débarrasser d’une partie de son haki sur son corps pour recouvrir son épée. Grâce à ce procédé, il put lui aussi dévier ma technique vers le ciel. Il eut néanmoins un ou deux bémols à cette débauche d’énergie : Sa lame avait cédé sous le poids de mon attaque et il était encore plus essoufflé. J’avais presque de la peine pour lui ce pourquoi je me débarrassai de ma lame avant de courir vers lui. Il usa de son espèce de soru, apparut derrière moi et réussit à me flanquer une droite que j’avais laissé passer exprès. Résultat ? Je volais sur plusieurs mètres avant d’aller tomber contre des décombres, sauf que je me relevai tout de suite après.

Un combat de chiffonniers s’en suivit lorsque je finis par le rejoindre une énième fois. Chacun se mangeait des droites de l’autre. Ça fusait de tous les côtés et c’était particulièrement violent. Ceci étant dit, le haki qui nous recouvrait amortissait le plus gros des attaques. High kicks, punchs, coups de boules, morsure même… Tout y passa complètement ! Jusqu’à ce que fatigue s’en suive et que le haki nous abandonna peu à peu. Même que les coups n’avaient plus vraiment d’intensité. On se tapait pour la forme sans vraiment vouloir lâcher le morceau. Mais Horus fut le premier à craquer et tomba au sol, fesses contre terre. Il était comme qui dirait vidé. Quant à moi, j’étais devant lui, les poings recouverts de haki et la respiration erratique. J’étais essoufflé, même si je restais toujours debout. La différence de niveau s’était dessinée, mais le combat que j’avais plus ou moins remporté ressemblait plus à un match nul qu’à autre chose. C’est alors que le leadeur des lieux me posa une nouvelle fois une question : « T’es qui toi, putain… ? » Le respect s’était envolé, mais je n’en avais cure. J’étais plus occupé à stabiliser ma respiration. Je finis moi aussi par retomber à terre puis je passai une main dans ma chevelure. J’espérais vraiment que cette discussion allait virer sur quelque chose de rien, mais je me devais de lui répondre. Mais bien avant, l’homme renchérit : « Pourquoi tu ne m’achèves pas ?! » Ah, ce mélo ! Sur ce point, il n’était pas différents de pas mal de types. Je ne pouvais pas le qualifier de « méchant » vu que tous étaient plus ou moins pourris sur cette ile de merde…

- « Je suis un lieutenant de Ravrak et ta mort n’a aucun intérêt pour moi, Horus. »

La phrase était sortie spontanément. Spontanément et avec ma vraie voix. Celle de l’amiral Fenyang. Grave et puissante. Mais une voix qu’il ne devait pas connaitre. Durant mon séjour sur cette ile, le retour à la vie ne m’avait pas  seulement permis de me faire pousser une longue chevelure et une barbe fournie, non. Grâce à cette capacité, j’avais pu moduler ma voix pour qu’elle soit plus aigüe et complètement méconnaissable au cas où. On n’était jamais trop prudent ! Mais ici, j’avais laissé ma vraie voix sortir pour la première fois depuis des mois. Du moins quand j’étais en public. Cette information eut l’effet d’une bombe pour Horus qui eut le visage déformé par la surprise. La surprise et la peur. Car s’il détestait Kiyori et Leona, Ravrak était l’une des rares personnes à lui faire froid dans le dos. Pourquoi avais-je opté pour « Ravrak » ? Parce que je m’étais rappelé de l’impression que j’avais donné à Miyuki. Et vu la réaction de l’héritier de la défunte famille des Stormlord, ma déclaration avait fait mouche ! Et c’était d’autant plus crédible que je lui avais montré presque tout mon potentiel. L’homme mit du temps à digérer l’information avant que sa mine ne redevienne ce qu’elle était d’habitude : Effrayante à souhait. Mais cette fois-ci, il ne m’observa pas d’un air condescendant mais plutôt respectueux. Seule la force avait de la valeur à Tetsu ; surtout dans cette partie de l’île où seule la loi du plus fort avait du sens. Je laissais un moment s’écouler avant de me redresser. L’homme fit de même. Si le combat était fini, la discussion pouvait maintenant être entamée…

- « Et qu’est-ce que Ravrak voudrait d’un homme comme moi… ? »

- « Ton aide, Horus. Pour affaiblir Kiyori. »
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Mar 26 Sep 2017 - 20:29


- « Pour affaiblir Kiyori ? »

- « C’est le but de mon maitre et capitaine. Ses dragons représentent une réserve trop importante que personne ne pourrait ignorer… »

- « Pourquoi moi ? Comment avez-vous su que j’étais ici, à la tête de ces barbares ? »

- « Je n’en savais rien, Horus. Une chose sautait simplement aux yeux : Les barbares n’approuvent pas le système mis en place par Kiyori. Les rumeurs aident aussi dans ce sens et certains vantards comme Shûsa ne laissent pas la place au doute. Il ne me restait plus qu’une seule option : Remonter à la tête desdits barbares pour demander son aide… »

- « Et qu’est-ce qui te dit que je t’aiderais ? Je pourrais ordonner à mes hommes de te tuer là, tout de suite… »

- « Nous sommes nombreux à avoir infiltré l’île… Les miens sauront inévitablement que tu m’as tué. Et il y aura des représailles… »

- « C'est une menace… ? »

- « Je t’avertis simplement. Tu es intelligent. Tu as vu clair dans mon petit jeu. Mais ce jeu était une voie. Et clairvoyant que tu es, tu l’as vite emprunté. Ton initiative de me faire sortir les vers du nez par la force fut bonne. Par ce combat, j’ai pu te prouver mon appartenance. Et maintenant, je te propose un marché qui pourrait nous arranger tous les deux. »

- « Nous arranger ? Tu parles comme si tu connaissais mes objectifs, fils de chien ! »

- « Le fils de chien que je suis sait que tu ne portes pas ces dragons dans ton cœur. A partir de là, je te propose mon aide. Tes barbares alliés à mes hommes pourraient facilement venir à bout de son arme. Des comme moi, il y en a une vingtaine. Mais en tout, nous sommes 1000. »

- « UNE VINGTAINE ?! »

- « Tu sous-estimes la force des empereurs, Horus… »


L’homme se tut pendant un moment. Il fut en plein réflexion pendant une bonne minute quand il reprit parole :

- « Et qu’est-ce qui me prouve que vous ne me trahirez pas une fois que vous aurez ce que vous voulez ?! »

- « Je t’aurai tué et pris directement le commandement de ces barbares, sinon. Tu penses vraiment qu’il serait difficile pour moi de manipuler ces gens comme tu le fais toi… ? »


L’homme serra mâchoire et poings. Mais il savait que je n’avais pas tort. Ces barbares ne brillaient pas vraiment par leurs intellects. Seule la force primait pour eux. Devant l’impuissance qu’il affichait, je tempérai un peu ses ardeurs en continuant ma petite comédie.

- « L’île n’a aucun intérêt pour mon maitre. Ce qu’il veut, c’est donner une leçon à Kiyori qui a osé souiller l’un de ses territoires par un passage encore inexplicable. Œil pour œil, dent pour dent. Et dans cette affaire, tu seras le gros gagnant : En plus de te débarrasser de tes ennemis, tu pourras non seulement gouverner cette île mais tu auras aussi l’appui de mon maitre qui te considèrera non pas comme un subalterne, mais bel et bien comme un partenaire. »

Mais alors que j’abattis sa dernière carte, ses nombreux hommes investirent enfin les lieux. Maintenant…

- « Maintenant Horus, le choix t’appartient… »

Un cercle se forma autour de nous. Les barbares avaient bien compris que leur chef s’était battu contre moi. Ils n’attendaient plus que ses ordres. Mais l’homme qui resta silencieux pendant un bon moment, pesant sans doute le pour et le contre de toute cette affaire, finit enfin par prononcer les mots que je voulus entendre :

- « Tu as un plan ? »

- « J’en ai effectivement un. Mais le lieu ne semble pas idéal pour en parler… »


Bluff. Je voulais gagner du temps pour en fignoler un dans ma tête et en vitesse. Et ça passa, bien entendu. Par le plus grand des miracles.

- « On rentre au palais. Et tu m’expliqueras tout. Mais gare à toi… Si ton plan est foireux, je te tuerai… »

C’est qu’il ne perdait pas le nord, lui. Mais soit. Il ne me restait plus qu’à réfléchir rapidement à ce que j’allais lui proposer… Et déjà, une idée semblait émerger doucement dans ma petite caboche. Au point que j’eus un sourire que je ne pris même pas la peine de cacher. Les heures de Leona était comptés…
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Mar 26 Sep 2017 - 21:47

Quelques minutes plus tard, au palais…

- « Prendre la ville d’Arma’Lo ?! »

- « Oui. Et c’est bien plus simple que tu ne l’imagines… »

- « Je sais bien que c’est simple ! Mais en quoi ça nous avancerait ?! »

- « Forcer Leona à sortir de sa tanière… »


Horus semblait circonspect. Si bien que je me demandai s’il faisait vraiment un bon chef. Le plan était tellement simple que ça me navrait presque…

- « Si on tue tous les habitants d’Arma’Lo et qu’on s’y installe, que crois-tu qu’il se passera ? Tu penses qu’elle va rester les bras croisés à Shikoka ? Jamais. Son égo en prendra un coup. Et la population voudra qu’elle réplique ! Ce qu’elle fera évidemment ! »

- « Mmh… »

- « L’erreur serait de penser que tu pourrais assiéger la capitale sans problèmes. La configuration de ses murs est faite de telle sorte qu’elle est tout simplement imprenable. Et c’est là qu’est tout l’intérêt de notre plan : La faire sortir sur un terrain plat pour organiser une mêlée sanglante… Là où tu auras toutes les chances de pouvoir la vaincre. »


Il ne voulait pas l’avouer, mais il semblait conquis par l’idée. En attendant…

- « Et comment tu comptes t’occuper d’Arma’Lo ? »

- « Le fait de revenir vivant de ces montagnes sera considéré comme une grande prouesse. Nul doute qu’ils m’accueilleront en héros là-bas. Une fois au sein de la ville, je profiterais d’un soir pour tuer le daimyo. Sans leur tête pensante, la ville sera désorganisée. Je m’arrangerai alors pour vous donner le signal via un feu d’artifice et je m’attèlerai à vous ouvrir les portes de la ville pour que vous vous y déversiez…  Le cordon de sécurité aux avant-postes ne devrait même pas vous poser de problèmes… Pour ma part, je serai dans les environs à tuer tous les messagers qui voudront aller rapidement porter la nouvelle à Shikoka. Mais je laisserai quelques réfugiés de guerre. C’est eux qui relaieront l’information pour donner plus d’impact au coup d’éclat de tes hommes. »


L’idée était à la fois claire et simple. Elle consistait aussi à laisser le temps aux barbares à bien s’installer à Arma’Lo en vue de la guerre qui allait en découler.

- « Combien d’hommes peux-tu réunir… ? »

- « Ici, j’en ai dix mille. Mais donne-moi deux jours et j’en aurai un peu moins du double… »


C’était parfait. Juste parfait… Pile poil le nombre parfait !

- « Dans trois jours, j’assassinerais le daimyo… »

- « Trois jours ?! Ce qui signifie que… »

- « Que je dois m’en aller maintenant, oui. Mais tu vas devoir me passer à tabac… »

- « Qu'est-ce que tu me chantes là ?! »

- « Pour donner l’illusion que j’en ai bavé pour sortir de ce guêpier. Que je suis le seul survivant de cette bataille. »


Là-dessus, Horus eut un gros sourire. Un horrible sourire. Je venais de gagner des points en lui accordant la chance de me dérouiller. Ce qui cristallisait aussi notre alliance.

- « Et il me faudrait aussi un cheval… »

- « Ne t’en fais pas. Tu auras tout ce que tu voudras, Bith… »


Et ça, j’en doutais pas une seconde vu son air sadique et vu comment il s’était levé pour s’avancer vers moi…

***

Le lendemain matin, aux aurores, le cordon de sécurité vit un cheval s’avancer vers leur position. S’ils furent suspicieux lors de la première minute, l’un des leurs eut la bonne idée de s’armer d’une longue vue pour voir ce qui s’avançait vers eux… Et c’est alors qu’ils se rendirent compte qu’un soldat de Shikoka avait réussi à revenir des montagnes. Ils accoururent alors vers l’homme complètement allongé sur le cheval et s’assurèrent qu’il était toujours en vie malgré toutes les blessures qu’ils affichaient avant de le transporter rapidement vers Arma’Lo pour lui prodiguer des soins…

Mon plan se déroulait à merveille… Et le meilleur restait à venir…
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