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Piranha volant.

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Elijah Croq'Dur

♦ Localisation : Grand Line Voie 4 - La Gueule de Requin.
♦ Équipage : Les Blattards.

Feuille de personnage
Dorikis: 2618
Popularité: -80
Intégrité: -17

Mar 24 Oct 2017 - 21:28

Je ne peux pas m'empêcher de renifler plusieurs fois d'affilés cette odeur que j'affectionne tant, celle du brûlé, d'un bon gros feu qui va tout cramer dans le coin ! Seulement les flammes, j'aime les sentir quand je suis à plusieurs dizaines de mètres de l'endroit qui flambe. Pas quand j'ai les miches au beau milieu du bordel, avec la vue de dizaines de litres de gnôle qui attend que de se faire avaler par le brasier, pour y mettre un petit coup de peps et tous nous faire rôtir. Quand je dis nous, je parle seulement de l'autre tête de coq au genou troué et de ma poire, les deux seuls guignols qui ont pas eu la jugeote de se tirer dès qu'ils en ont eu l'occasion. Enfin... pour Mahach c'est pas qu'il en a pas eu la chance, c'est plutôt que le plomb dans sa guibolle a calmé ses ardeurs. J'aurais pris le temps de me fendre la poire au-dessus de sa fiole, mais j'ai trop la rage après cette raclure de Cafard pour rire. Y'en a ras le casque de ces coups foireux pour me faire clamser, j'ai pas signé pour crever !

Ah l'enfant de putain !

Que je lâche entre mes mâchoires serrées, avant de laisser mon instinct de survie faire le reste. Je m'approche de l'ancien Saigneur, lui claque ma botte dans la caboche pour le faire taire et le charge sur moi. Puis je détalle aussi vite que je le peux vers une issue de secours, la plus proche. Une fenêtre à travers laquelle je me jette, poussé au fion par une violente déflagration qui m'aurait cramé le dos si j'avais pas eu mon manteau humain nommé Bébère avec moi. J'ai eu ma dose de brûlures au second degrés, je suis partageur. On retombe sèchement à terre, roule sur quelques mètres pour finir par s'écraser dans une pyramide de tonnelets. Douloureux, désagréable, irritant, irritable. Je propulse ce qui me gêne loin de moi, y'a une forte migraine qui commence à me prendre et ajoute à mon agacement. J'ai une de ces haines. Joe, sale chien. J'aurai dû te broyer les os et bouffer tes antennes quand j'en avais l'occasion. M'enfin, grâce à lui j'peux me tirer d'ici sans avoir une horde de mouettes justicières aux fesses.

Mon p'tit Bébère, c'est pas que je t'aime pas, enfin si j'peux pas te saquer toi et ta sale tête de poulet avarié, mais faut que je me tire d'ici ! Toi, avec ton genou plombé, merci Cafard, tu restes ici ! Je crois que nos amis de la marine vont bien prendre soin de toi, là-dessus je suis rassuré ! Pi-rah-rah-rah-nah ! Tout ce que t'as à faire, c'est de les attendre sagement ici ! Tu bouges surtout pas hein... Pi-rah-rah-rah-nah ! ALLEZ, BISOUS BEBERE ! CHECK KROWLY POUR MOI ! PI-RAH-RAH-RAH-NAH !

Chacun son merdier, hein. Je retourne au niveau du port, et de la zone des hangars où sont enduits de gel céleste les navires. Ils ont dit qu'ils en préparaient un pour les Blattards, à mon avis y'en aura pas qu'un de disponible là-bas. Suffit de repérer le bon, genre un petit rafiot encore plus misérable que celui à bord duquel on s'est ramené ici. Genre, celui-là. Je vois un groupe de zigues s'affolaient à bord, pressés de se tirer d'Akeem où il semble régner une confusion de tous les diables. C'est que la goumiche révolutionnaire avait l'air d'être importante. Y'a trois soldats qui hurlent à l'encontre de l'équipage, le Capitaine qui se ramène et les marines montent à bord. Ils y restent le temps d'une fouille minutieuse, des fois qu'un rat se serait pas faufilé à l'insu de tous. Queuchi. Ça peste, ça braille et ils foutent le camp, passent à une autre embarcation. J'y vais aussi discrètement que possible, jusqu'à l'arrière du navire, et grimpe sans qu'on me grille. J'repère une caisse assez large pour m'y planquer, je disparais à l'intérieur.

Il y fait plus noir que dans le fondement d'un monstre marin... me rappelle la fois où j'ai failli être becté par un requin-baleine. Extraction forcée par l'arrière... ça m'avait pas l'air d'être une femme, et pourtant ça a pissé le sang autant que pendant la mauvaise période ! Recroquevillé au fond de ma caisse, je ricane comme un abruti heureux, tentant d’étouffer mon rire pour pas me faire griller. Au bout d'un moment, y'a le bordel qui a l'air de se mettre en mouvement. J'étais en train de pioncer, la gueule aplatit contre la paroi en bois, langue pendante, dégoulinant de bave et marmonnant dans mon sommeil. Au décollage, y'a des secousses et ma tête sous le casque s'en va rebondir à droite et à gauche. Ça me fout les nerfs, je suis pas d'humeur à déconner là. On en serait pas là si ce crevard de Biutag nous avait pas salement planté ! Je peste un coup, ce qui sert bien à rien à part puisque personne ne m'entend.

Quand je vais te retrouver Joe et je vais te retrouver tu peux me croire mon salaud... Je te ferai avaler ta casquette ringarde par le nombril...

Sur ce, je recommençais à pioncer, des milliers et des milliers de scénarios de vengeance tournant en boucle dans mon esprit torturé, détraqué, mais tellement apaisant quand on est tout sauf saint d'esprit...
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Elijah Croq'Dur

♦ Localisation : Grand Line Voie 4 - La Gueule de Requin.
♦ Équipage : Les Blattards.

Feuille de personnage
Dorikis: 2618
Popularité: -80
Intégrité: -17

Jeu 26 Oct 2017 - 0:28

Je suis là, au bout d'une planche en bois qui sert de passerelle entre la flotte quelques mètres plus bas et le navire des Blattards dans mon dos. Je suis pas ligoté, et c'est pas à moi de faire le grand plongeon, de subir le supplice de la planche comme on dit. D'une parce que ce serait complètement pété comme technique d'assassinat sur un poiscaille, mais surtout parce que c'est moi qui vais buter quelqu'un, pas le contraire. J'ai le bras droit tendu, les doigts écailleux fermement resserrés sur une cheville humaine, un peu frêle, tremblotante, appartenant à un corps qui schlingue la couardise à des kilomètres. C'est qu'il est en train de pisser dans son slibard tellement qu'il est pas bien, l'insecte. Le Cafard.

Biutag, petit salopard de première, t'en as finis de me pourrir l'existence. Aujourd'hui, tu rejoins le grand bleu pour te faire becter les roustons par mes potos de la mer. Les rois de la mer, les monstrueux carnivores. Grandes dents, goinfres, haleine de chacals, tu saisis ? Pi-rah-rah-rah-rah-nah !

Elle va pas me répondre la blatte, je lui ai arraché la langue y'a quelques minutes, ça risque d'être compliqué dans cette situation de me cracher son venin à la gueule. Je ricane un coup, et le laisse tomber, prenant un malin plaisir à assister jusqu'aux dernières secondes de sa chute. Y'a un monstre marin qui sort la gueule de l'eau pour l’accueillir, tous crocs bien en évidence. Je lance un compte à rebours pour donner plus d'impact à la scène.

Cinq. Quand le monde entier va apprendre la nouvelle... Quatre. Je vois d'ici le gros titre dans la gazette ! Trois. LE SCHICHIBUKAI JOE BIUTAG EST MORT ! L'EQUILIBRE DES FORCES CHAMBOULEE ?! Deux. Queuchi, il valait pas un clou c'lui-ci. Un. Adieu, Cap'tain. Zé

Une secousse malmène le vaisseau enduit de gel céleste, et la caisse dans laquelle Elijah se planquait depuis plusieurs heures dansa à droite, puis à gauche, pour mieux revenir à droite. La valse tira l'animal de ses songes, le ramenant à la cruelle réalité des choses.

Pouah... Je savais bien que c'était trop beau...

Va chier rêve à la noix.

Patron ! OY PATRON ! Sortez le museau de la bouteille, on approche de Yasmeen !
Grmpf... Ferme un peu ton claque-merde Gustavo, t'entendre brailler de si bonne heure ça me fout la migraine...
Patron... On est en fin d'après-midi là...
Grmpf... Nom d'une pipe ? Si tôt ?! On se dépêche les loustiques, on décharge le matos, les vivres et on installe le camp avant la tombée de la nuit ! Ce soir on se pieute tôt, demain on commence à creuser !


L'Alpha ordonne, le reste de la meute s'exécute, ainsi va la vie.

Grand frère !
Elisabeth ?! T'étais passé où, hein ?! Je te cherchais partout !
Pardon grand frère... mais y'avait une tortue volante avec de grandes ailes roses qui voulait faire la course ! Puis après on a joué à chèvre, c'est comme chat mais avec une chèvre ! Puis on a joué à la dinette, y'avait des bonbons partout ! C'était trop bon ! Certains faisaient cracher le feu par les oreilles, t'aurais du voir monsieur le poulpe, y'avait de la fumée qui sortait de toutes ses tentacules, c'était trop marrant !
Pi-rah-rah-rah-nah ! Et j'ai raté ça ?! Mince alors !
Oui ! Mais ils vont revenir ils m'ont dit, tu viendras jouer avec nous grand frère, hein ? Hein que tu viendras ?!
Bien sûr sista ! Je veux pas rater ça !
On ira se baigner dans la mer jaune ?!
On sautera de la falaise en guimauve ! LE PLUS HAUT POSSIBLE !
OH OUI ! Et on fera des batailles de champignons vénéneux ?!
ET ON METTRA LE FEU AU PIVERT ARC-EN-CIEL !
CA FERA UNE ROUE DE FEU DE TOUTES LES COULEURS !
PI-RAH-RAH-RAH-NAH !
Nom d'un péliquant atrophié ! Qu'est-ce que tu fous là, toi ?!
AH ! UN VILAIN MÉCHANT ! GRAND-FRÈRE J'AI PEUR !
T'inquiètes sista, les chiens qui aboient le plus mordent le moins !
Qu'est-ce que tu viens foutres dans cette caisse, l'animal ? Et à qui tu parles comme ça ? C'est qui sista ? Et t'es quoi au juste, un lutin des mers ?
Un quoi ?! Tu m'as traité de quoi, petite merde ?
Il a dit lutin des mers ! Tabasse-le grand-frère, il est vilain et pas beau ! Il me fait peur avec ses dents toutes jaunes et noires !
Reste derrière-moi ma sista, je me charge de ce pourri. Oy les dents de l'horreur, dégage d'ici tu veux, va te chercher une autre caisse, celle-ci est prise !
T'es complètement cinglé ma parole ! Je sais pas quel mal te ronge, mais je vais pas attendre de me faire mordre pour te coller du plomb dans la cervelle ! Bouge pas fumier !


Il me colle un canon de pistolet à quelques centimètres de mes lèvres.

KIYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
PATRON ! ON A UN PASSAGER CLANDESTIN A
Elisabeth ! Non ! Elisabteh ! Reste avec moi, c'est dangereux dehors !
BORD ! ET IL EN TIENT UNE
OH PUTAIN MAIS FERME-LA TOI !


J'lui choppe le bras et lui tord sauvagement, il m'attendait pas si vif. Ses os craquent, sa voix déraille, je le repousse en arrière et saute hors de ma planque. Y'a qu'une chose qui m'intéresse, Elisabeth. Par où est-ce qu'elle s'est enfuie ?!

AYAYAYAYAYAAAAAAAAAAH ! L'ENFANT DE SALOPE ! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! IL M'A TORDU LE POIGNET LE FUMIEEEEEEEEER !
Bon dieu mais c'est quoi toute ce raffut ?!
ELISABEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEETH ?! ELISAAAAAAAAAAB
Boucle-la merdeux !


Un coup d'un truc dur et aux saveurs métallique me force en effet à la fermer.

ELISABETH ! REVIENS ICI !

Ou pas.

Tape plus fort Gustavo ! Il va rameuter toute la sale racaille des alentours à hurler comme un damné !

Et Gustavo cogne encore plus fort.

EEEEEEEEEELIIIIIIIII
Encore Gustavo ! Cogne pour le tuer, tant pis !


Gustavo tape très très fort.

SAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAABEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEETH
Bon sang ! Mais il est fait en granit marin ou bien ?! Gustavo, donne-moi ça !


L'Alpha prend le relais et cogne vraiment hyper super très très fort.

ZOD ! VA CHERCHER ELISABETH MON PETIT OURSON ! VA CHERCHER !

V'là Zod qui s'élance à toute enjambée à travers la végétation de Yasmeen, reniflant bruyamment, bavant abondamment. Brave Zod.

DIANTRE ! Mais y'a donc rien qui va le réduire au silence à ce taré ?!
OH ! UNE PULUCHE ! ELLE EST TOUTE BELLE !
Mais qu'est-ce que... ?! RAH, pas le choix ! Rory, passe-moi tes chaussettes sales !
M'enfin patron ?! Vous voulez le tuer ?!
HEEEEEY ! PULUCHE ! VIENS PAR ICI QUE JE TE MORDE ! PULUCHEUUUUH !
Amène-les je te dis, c'est la seule solution pour calmer sa folie !
OY POUFIASSE ! POURQUOI TU M'A MARCHE SUR LE PANARD HEIN ?! LA PATINOIRE ELLE EST PAS ASSEZ GRANDE POUR NOUS DEUX ?! REMARQUE AVEC TON GROS CUL, DOIT PAS RESTER BEAUCOUP DE PLACE POUR PERSONNE HEIN !
Magne-toi le pistil Rory !
QUOI ?! MOI JE RESSEMBLE A UN SAUMON DÉLAVÉ ?! PAUVRE CRUCHE DE MES DEUX ! MEME SI JE LE VOULAIS JE POURRAIS PAS TE CROQUER ! JE SAURAIS PAS PAR OU COMMENCER !
V'là patron !
MAIS JE VAIS TE


On me fourre un truc immonde de force dans la bouche, et me bouche les narines avec cette même puanteur destructrice qui me donne envie de gerber tout ce que j'ai pu avaler depuis que je suis né. Je peux même pas hurler, juste m'écrouler comme un vieux sac à terre, et sombrer dans l'inconscience...[/color]
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