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Sur la route d'Ulther !

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Dim 10 Déc 2017 - 20:31

CHAPITRE 1 :

Sixième sous-chapitre : Sur la route d’Ulther.

HORS-RP :


Permettons-nous un petit récapitulatif des chapitres précédents, permettant ainsi aux non lecteurs de me situer d’un point de vue spatio-temporel, après la mort de mes parents, j’ai dû prendre la fuite, je me suis donc dirigé vers le nord car il s’agissait là de la route empruntée habituellement par mon père. J’en ai donc déduis que ses clients se trouvaient dans cette direction, et qu’il devait donc y avoir une grande ville et surtout, une université !

En effet, durant toute cette année 1620 je n’ai fait que recherché activement une université, ce qui d’un point de vue extérieur, peut paraître insensé, mais j’avais cette envie d’étudier, d’apprendre continuellement de nouvelles choses et surtout de rendre honneur à mes parents en faisant quelque chose de bien. J’ai, pendant près de cinq mois, erré dans la nature sans autre but que de continuer vers le nord, et de survivre. Alors je me suis habitué à la vie de sauvage, et j’ai appris à faire de mon environnement, un lieu habitable à l’aide des méthodes de chasse et de combats de mon père mais aussi à l’aide des connaissances de ma mère sur la nature et la cuisine.

En mêlant ainsi leurs éruditions respectives, j’ai survécu malgré de sombres histoires, des meurtres des vols et une sociopathie grandissante, j’ai survécu malgré une hygiène de vie déplorable et un combat quotidien contre moi-même et contre la mort. Au final, durant ma route vers les contrées nordiques de mon île, j’ai étais accosté de force par un bandit, et pas un de ceux que l’on peut dégager facilement, son nom ? Flamanero. Il était vif, rapide, et au moins aussi entraîné que je l’étais. Ce dernier m’a amené, de force, à participer à son entreprise en rejoignant son clan.

Le clan était composé d’une certaine élite, où les femmes, les enfants et les hommes suivaient un entrainement quotidien aux arts de la vie mais aussi à ceux de la mort, entre cuisine, économie, vol, arts martiaux, alchimie, anthropologie ou encore menuiserie, les cours étaient aussi complets qu’efficaces. En l’espace de quelques mois seulement, j’ai fini par faire partie de l’élite de cette petite troupe, rivalisant largement avec les gardes sylvestres, considérés comme étant incroyablement dangereux par tout notre groupe. C’était surement l’une des périodes les plus prenantes et passionnantes de ma vie, mais comment expliquer alors le fait que je me sois enfui ?

Il faut dire qu’en fait, une fois considéré comme l'une des élites du groupe, ils ont commencé à me confier les missions considérées comme sensibles, me menant ainsi à la découverte de leurs plus sombres entreprises, entre viols et meurtres gratuits. Considérant la chose comme étant insupportable, j’ai finalement pris la décision de tué tous les membres participant à ces dites missions, d’une manière aussi lâche que méprisable mais pourtant nécessaire. Je les ai tués, puis décapité, et j’ai ramené leurs têtes au campement cherchant ainsi à créer l’émoi. Ce fut une incroyable réussite, mais je dus me battre contre Flamanero, qui, ayant compris ce qui s’était passé, m’a barré la route. Je me suis battu contre lui, j’ai donné tout ce que j’avais, mais j’ai fini par perdre et par fuir.

Pour faire bref, voilà le court résumé de mon histoire, qui ne fait alors que commencé, la suite est d’une tout autre envergure, mêlant étude, combat rencontre et enquête, je compte sur vous pour être bien accroché !


CARTE DES ÉVÉNEMENTS :

Spoiler:
 

LEGENDE DE LA CARTE :

Spoiler:
 
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Dim 10 Déc 2017 - 22:20

J’ai fui, mais je ne pouvais pas me permettre d’ignorer le niveau que ses gens avaient atteint après tant de temps à s’entraîner, ils étaient en mesure de me poursuivre, et en surnombre, je ne ferais certainement pas le poids face à eux. Alors il me fallait fuir rapidement avant que Flamanero ne ramène ses troupes, il me fallait trouver un endroit où je pourrais passé inaperçu, mais comment m’y prendre avec deux millions de berries sur moi ? Le tout était en grosse coupure, tenant difficilement dans mes poches, j’étais plein de sang, ce qui risquait de tacher les billets. Ils en deviendraient donc inutilisables dans tout commerce ne traitant pas avec la mafia.

Il me fallait prendre une décision, mais avant tout il me fallait du repos, cela faisait maintenant une heure que je courrais sans répit, j’étais presque à bout mais je devais tenir, dans l’optique où tous les autres étaient à ma poursuite. La nuit était fraîche, sombre car peu éclairé par la lune, c’était en soi les conditions idéales pour une fuite en bonne et due forme, mais tous le savaient, alors je ne devais pas me reposer là-dessus, il fallait que j’avance, jusqu’à atteindre un village suffisamment peuplé pour qu'ils ne puissent pas m’atteindre.

Trop tard.

Une hache venait de se planter à trois mètres de moi. D’un simple coup d’œil, je pus estimer la force de frappe déployée, et bien qu’elle soit minime, six hommes en tout et pour tout, je ne pouvais me permettre de les affronter dans mon état. Il allait falloir que je fasse preuve de ruse. J’aurais pu tenter de les convaincre, s’il s’agissait de jeunes recrues, mais il m’avait envoyé des anciens, rompu à toutes les techniques de combat avancé.



- Salaud.



Je crachai une glaire de sang puis, je me décidai à tout donner dans un dernier affrontement, quitte à y laisser ma peau, je ne pouvais pas accepter qu’on laisse ses gens en liberté, ils avaient trahi ma confiance, ils le paieraient quoi qu’il m’en coûte. Oui c’est ce que je m’étais dit. Alors, je vidai mes poches, et d’une roulade en avant, la jambe droite tendue, je fis tomber mon premier opposant. Puis dégainant ma massue, je détruisis la mâchoire de celui qui suivait.

Un coup de sabre à l’abdomen.

J’écrasai la tête du troisième combattant, la faisant craquer d’un son ne m’inspirant que dégoût, mais je n’avais pas le temps de jouer aux fillettes, c’était eux ou moi, voilà la réalité. Les yeux révulsés, peut-être étais-je en train de vivre ma dernière nuit ? Mais c’était une belle nuit pour mourir, dans l’ombre, sans que personne ne sache ce que j’avais étais.

Au mépris de la promesse que je m’étais faite un an plus tôt, j’allais disparaître sans que l’on ait entendu parler de moi.

D’un haraï-goshi, j’envoyai mon autre adversaire au sol puis je lui piétinai la tête sans ménagement.

Puis, d’un coup de poing j’ai fini au sol, alors les quatre survivants se sont déchainé, m’insultant, me crachant dessus, me frappant, il me semble également avoir était poignardé à deux reprises.

Je crois qu’ils voulaient m’entendre crier avant d’en finir avec moi, c’est d’ailleurs ce qui me sauva la vie. En effet, à peu près une minute après ma mise hors combat, avant de m’évanouir, dix fermiers sont intervenus, fourche et machette à la main, hurlant à mes agresseurs de partir comme l’aurait fait un berger avec ses bêtes, c’était aussi humiliant que plaisant de mon point de vue.

J’ai fini par m’évanouir, perdant énormément de sang, je ne pouvais me permettre de rester plus longtemps conscient. J’avais donc enchaîné les défaites, quelle journée de merde.

Deux jours plus tard, je me réveillais dans un lit confortable et pour le moins propre, mon corps ankylosé et recouvert de bandage. Ma première question était, ce qui paraît d’ailleurs parfaitement logique, où ai-je donc atterri ? La chambre était toute en bois, dehors, il faisait un grand soleil et la lumière matinale était réconfortante, il y avait tout pour que l’on puisse définir mon réveil comme étant un réveil parfait, en dehors peut-être de l’incroyable douleur me lacérant presque tout le corps. Je ne pouvais tout simplement bouger aucun de mes muscles.

Sur la table de chevet, vingt liasses de cent mille berries en billet de cinq mille, couvert de sang mais en parfait état, en dehors peut-être de quelques billets froissés par l’humidité du sol au moment de leur chute. J’étais riche … Et pourtant, je me sentais coupable, je ne voulais pas de cet argent, qui était sale et qui ne valait rien à mes yeux. Il s’agissait de l’argent de la traîtrise, du viol, du kidnapping, du meurtre gratuit… Comment pouvais-je décemment l’accepter ?

Il me fallait bouger, prendre une décision, trouver une réponse aux questions se bousculant dans ma tête … C’était la deuxième fois que les innocents se trouvaient mêlés à mes histoires, et je ne pouvais plus accepter cela, c’était pour moi, injuste et indécent de les laisser tremper dans ce genre d’histoire. Seuls les criminels devraient avoir à souffrir …

Malgré toute la bonne volonté du monde, il était impossible pour moi de me lever, ou même de trouver la force de bouger un orteil, j’étais définitivement cloîtré sur ce lit.



- Fais chier, putain …




*Toc toc*



C’est alors que la porte s’est ouverte sur une magnifique jeune fille, du genre que l’on ne voit qu’une fois de toute notre vie, et qui marque cette dernière à jamais. Du genre à détruire tous vœux de chasteté et à pousser à tous les vices. Elle était blonde, ses cheveux descendaient jusqu’à ses hanches, ses formes, incroyables, faisaient de son habit de paysanne, un apparat divin. Tout en elle respirait la grâce et la beauté, et il était difficile de regarder ses yeux bleu foncé sans être aspiré par leur profondeur. Il est difficile pour moi de la décrire, tellement son image était éblouissante, c’était la première fois qu’une femme frapper aussi fort aux portes de ma conscience, tout en restant aussi polie et douce.
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Dim 10 Déc 2017 - 22:39

- OH, excusez-moi, je dérange ?


Ses dents étaient d’un blanc éclatant, sa bouche était d’un rose pâle naturel, pulpeuse sans trop l’être, son visage n’était ni rond ni triangulaire, il était, je ne sais pas, parfait. C’était surement une vision angélique, il n’y avait pas, sur mon île, une créature aussi incroyable, c’était impossible !


- Vous demandez si vous dérangez à l’homme qui souille vos draps de son sang ?


Je restais moi-même après tout, mais plutôt que de répondre d’un ton cinglant comme j’en avais l’habitude, je lui avais répondu d’une voix douce et avec une moue contrariée, sachant parfaitement que si cette question n’avait pas été d’elle, je n’aurais pas pu contrôler ma colère due à ma fatigue ainsi qu’à mon incapacité physique. Tout en elle réclamer respect et douceur, alors malgré mon caractère cinglant et ronchon, je me suis plié à ses requêtes les plus silencieuses.


- Vous êtes un original vous aha, c’est une question de politesse ! Cela fait maintenant deux jours que je viens vous apporter ce petit déjeuner dans l’espoir que vous vous réveilliez !


Dans l’espoir ? Non c’était trop là ! Tout en pensant à cela, un vaisseau sanguin éclata et mon nez se mit à pisser le sang. Bien entendu, la situation était parfaite pour camoufler mes pulsions, qui se faisaient malheureusement pressantes à mesure que la jeune fille approchait, mais je n’étais pas un de ses chacals, un de ces chiens de faible race, j’étais un jeune homme éduqué !


- Vous êtes magnifique, je me dois de vous le dire.


C’était sorti tout seul, d’un naturel qui ne m’était pas propre, mais qui s’imposer dans cette situation. Je ne pouvais tout simplement pas cacher mon attirance pour elle, et ce malgré mon self-control incroyable et ma capacité à rester impassible, le cerveau a ses secrets que la raison elle-même ignore.


- Et charmeur qui plus est ? Mangez donc au lieu de dire des âneries !


Elle riait, et son rire suivait le reste de sa personne, parfait. Cela me plaisait beaucoup, mais j’espérais au plus profond de moi qu’elle ne me trouvait pas trop lourd, je n’avais aucune expérience avec les femmes après tout, j’avais toujours vécu en reclus, ce qui expliquait sans problème mon ton cassant habituel, mais voilà qu’elle me laissait pantois, sans aucune notion de répartie ou de politesse, tout ce que je disais se révéler être aussi spontané qu’irréfléchi, un dérapage et tout pouvait se finir en un instant.

Le petit déjeuner était une salade de fruits doublé d’une tranche de lard posé sur un bout de pain recouvert au préalable de beurre. Je tentai tant bien que mal de me débrouiller seul, ne voulant pas paraître faible aux yeux de cette incroyable demoiselle, mais je ne pus tout simplement pas empoigner ni la fourchette, ni le couteau.


- Hum, excusez-moi, je ne peux pas …
- Manger seul ?
- Hum … oui …
- Laissez-moi vous aider !
- Merci …


Et pendant vingt minutes, elle se chargea de me nourrir, ce qui fut surement le moment le plus humiliant de ma vie, car d’un point de vue virilité, il n’y avait rien de plus ridicule que d’être incapable de manger seul. Et je pense que la jeune fille en avait parfaitement conscience, puisqu’elle essayer tant bien que mal de me regarder droit dans les yeux, essayant de me signifier qu’il n’y avait aucune honte à se faire nourrir dans l’état dans lequel j’étais, mais il était difficile pour moi de l’accepter, enfin non, plus précisément, il était impossible pour moi de l’accepter.

Le repas fini, un vent de soulagement traversa la pièce, me permettant enfin de reprendre une certaine contenance, malgré mon sale état, je me devais de paraître au minimum respectable. C’était, pour ainsi dire, le minimum que je puisse faire. C’est alors que la jeune fille prit la parole :


- Comment cela se fait-il que vous soyez dans un tel état ?
- Hmm, une mauvaise rencontre pour ainsi dire ...


Elle pointa du doigt les billets.


- Est-ce pour ceci ?
- C’est très compliqué, disons que pour faire simple, je ne suis pas vraiment quelqu’un de fréquentable...
- C’est-à-dire ?


Ses yeux brillaient de curiosité, il allait être difficile pour moi de ne pas lui répondre franchement, et de tout lui raconter.


- J’ai faits de mauvaises choses, mais quand j’ai vu que certaines personnes que je fréquentais faisaient des choses encore plus mauvaise que moi, j’ai décidé de m’enfuir en leur prenant ce qui leur appartenait.


En lui montrant les billets de la tête, j’ajoutai :


- Ces choses-là en font partie.
- Est-ce que vous êtes un bandit ?


Elle avait des réactions mi-adulte mi-gamine, ce n’était pas seulement mignon, c’était aussi très intrigant, et relativement relaxant, dans la mesure du fait que cela me rappeler les habitudes de maman quand elle voulait jouer la mère outrée.


- Je ne dirais pas cela, mais je ne suis pas un saint pour autant …
- Un peu comme tout le monde en bref …
- Un peu comme tout le monde, mais en plus méchant.
- Tout le monde souhaite se faire paraître pour plus méchant qu’ils ne sont.
- C’est vrai, mais je n’aime pas le théâtre
- Alors pourquoi vous me faites une scène ?


Elle était très intelligente, et relativement mature, peut-être autant que moi, sans pour autant avoir mon vécu, cela se voyait sur elle, elle avait vécu dans un cocon paisible et à peu près aussi respectable et respectueux que celui dans lequel j’avais grandi. Nous étions vraiment semblables.


- Parce qu'il est difficile d’avouer un kidnapping, ainsi que des vols et des meurtres, non ?


C’était une prise de risque nécessaire, je n’étais pas bon menteur malgré des mois d’entrainement à cet effet, j’étais encore un débutant et elle était suffisamment intelligente pour déceler un mensonge, alors j’avais le choix, me taire ou avouer. Et je ne pouvais tout simplement pas me taire face à elle.


- Êtes-vous le scalpel ?



« Oh merde, comment connaît-elle ce nom »


- J’imagine que je vais devoir vous tuer une fois soigné, ce nom ne devrait même pas exister.
- Avant que vous puissiez être rétabli, j’aurais le temps de vous tuer au moins dix fois, monsieur le scalpel.
- Comment connaissez-vous mon surnom ?
- Vous avez sauvé une bande d’esclaves et de servant qui ont traversé le village en pleurant et en criant « Merci au scalpel » à peu près quatre heures avant que l’on vous récupère, en sang et pas si loin du lieu du crime.
- Alors ce sont eux …
- Merci.


Qu’est-ce que cela signifiait ? Pourquoi me remerciait-elle ?


- Je ne comprends pas, je veux dire, pourquoi merci ?
- Vous avez sauvé mon petit frère là-bas, alors merci.
- J’imagine que je dois vous répondre pas de quoi ?
- Ce serait poli, mais vous n’avez pas l’air très au courant des règles de bienséance.


Elle se leva pour partir, ce qui me brisa le cœur, car je ne pouvais me permettre de finir notre conversation sur une note aussi mauvaise, il ne le fallait pas de toute manière. Je savais au fond de moi qu’il ne le fallait pas. Alors je lui ai tout dit.


- J’ai fait partie de ce clan des bois, j’ai même fait partie de leur élite. Cela fait maintenant un an que j’ai perdu toute ma famille, assassinée par mon frère, j’ai erré pendant cinq mois dans la nature, rendant des services à droite à gauche, cherchant tant bien que mal à survivre. Jusqu’à que je tombe sur Flamanero, qui m’as engagé de force, ce mec … cet enfoiré est plus fort que moi, alors je n’ai pas eu le choix, j’ai dû participer à leur entreprise. J’ai fait beaucoup de mauvaises choses, dont je ne suis pas fier. Et durant cette année qui vient de s’écouler, j’ai perdu toute notion d’humanité, mon humeur variant entre la haine, la psychopathie, la peur de moi-même et la tristesse de ce que j’ai perdu. J’ai envie de changer les choses, je ne veux plus avoir à pleurer ce que j’ai fait, je veux juste corriger le tir. Je veux …


Et elle m’embrassa, ne me laissant pas le temps de finir ma phrase, c’était assez étrange, elle avait parfaitement camouflé son attirance pour moi. Je ne savais pas vraiment comment faire alors j’ai juste suivi ses mouvements, me laissant emporter par mes propres pulsions la concernant. L’impuissance dont je faisais preuve était déconcertante, si elle avait pour idée de me tuer, je ne pourrais tout simplement rien faire …


- Je t’ai vu tout nu, au fait.


Et dans un sourire et un clin d’œil elle referma la porte derrière elle, me laissant pantois, qu’est-ce qu’il venait de se passer bordel de merde ?

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Dim 10 Déc 2017 - 23:41

Et pendant près de trois semaines, je suis resté chez cette jeune fille et ses parents, les deux premières semaines je ne pouvais simplement pas bouger de mon lit, bien trop mal en point pour espérer faire quoi que ce soit, cela dit, ça ne m’empêcha pas de voir régulièrement Anna, tel était son nom, et nous avons discuté, tous les jours, de choses et d’autres, variant nos sujets de conversation en fonction de ce que voulait l’un et de ce que voulait l’autre.

C’était passionnant de voir à quel point nos points de vue étaient divergents. Il était difficile pour moi de rester zen tant sa façon de voir les choses étaient peu objectives, et tant elle était enfantine. Alors je l’ai petit à petit fait changer, lui montrant chacune de mes cicatrices, qu’elle avait déjà vues auparavant, et lui expliquant le pourquoi du comment elles venaient tacher la pureté de mon corps, et plus son visage se décomposait plus je savais que ce que je disais avait un effet sur elle. Je ne pouvais tout simplement pas accepter de la laisser avec une vision aussi faussée du monde. Car, lorsqu’elle quitterait son cocon, elle se rendrait compte que les choses sont bien plus dures dans la vraie vie. L’intelligence ne valait pas l’expérience.

La troisième semaine, j’ai enfin pu rencontrer mes bienfaiteurs qui, trop respectueux de mon intimité, s’étaient refusé à me visiter avant que je sois rétabli, faire la connaissance des parents d’Anna était quelque chose de spéciale, tant il était difficile pour moi d’appréhender ce genre de rencontre. En effet, j’étais officiellement en couple avec leur fille, alors qu’ils avaient déjà eu la sympathie de me recueillir et de me nourrir, c’était quelque peu inconvenant.


- Nous savons qui vous êtes monsieur Gudric, je sais que vous ne vous souvenez pas de nous, mais nous visitions vos parents régulièrement lorsque vous étiez plus jeune.


La nouvelle tomba comme un coup de marteau, et je pense que cela se vit à mon visage car Anna serra ma main très fort, afin probablement de rediriger mon attention sur autre chose que sur mes souvenirs. Souvenirs qui pourtant affluaient à une vitesse effarante, mes parents … Je dut me forcer à reprendre une certaine contenance, demandant pardon pour cet instant d’impolitesse.


- Vous êtes tout excusé, nous savons ce qui s’est passé et nous vous présentons nos condoléances …
- Pardonnez-moi de ne pas vous avoir reconnu, c’est que papa et maman avaient si peu d’amis …
- Sur l’île, nous étions cinq couples à les défendre.
- Nous étions ?
- Votre frère …


La mâchoire contractée, je ne pus m’empêcher de couiner, les larmes jusqu’à présent contenu ont fini par forcer le barrage que je leur avais imposé. Levant petit à petit les yeux sur le père d’Anna, je lui demandai alors :


- Vous savez où il est ? Pitié, dites-moi que vous savez où il est ?
- Le rencontrer maintenant ne serait pas une bonne idée, il est très fort, plus encore que lors de l’attaque contre vos parents.
- Je me fous de tout ça, je dois l’arrêter, je dois le tuer.
- Il est parti Ersten, nous ne savons pas où il est, aux dernières nouvelles, il a détruit un village côtier et c’est emparé d’un navire afin de quitter l’île.
- OU EST-CE VILLAGE ?
- C’était il y a huit mois Ersten …


Il me tutoyait afin de créer un rapprochement entre lui et moi, c’était une technique basique de psychologie, le tutoiement dans certaines situations pouvait créer une certaine zone de confiance, pouvant pousser aux confidences ou bien pouvant calmer les esprits. C’était une technique basique, mais entendre parler de Julias avait réveillé en moi les pires instincts, et le simple fait d’avoir utilisé le mot tuer avait fait qu’Anna avait retiré sa main.


- Anna, je te présente Ersten Gudric, je sais que vous avez amplement fait connaissance mais sache que tu as face à toi le fils de Méliana Gudric et Oleg Gudric, qui faisait partie, de leur vivant, du conseil des huit de cette île. Bien que détesté par la majorité car bien supérieur à la normale intellectuellement et physiquement parlant, ces derniers ont permis l’amélioration des conditions de vie des habitants de cette île. Voilà qui tu as en face de toi jeune fille !
- Je vous en prie, n’en faites pas trop … je n’ai rien fait pour mériter une telle reconnaissance.
- Tu es né Ersten, voilà ce que tu as fait pour mériter une telle reconnaissance.


Je voyais en leurs yeux, le bonheur qu’ils avaient de me recevoir, ils étaient vraiment des amis de mes parents, ils les avaient connus, ils avaient partagé ma peine. Ils étaient comme moi.


- Comment avez-vous connu mes parents ?
- C’est une longue histoire aha …


Et pendant toute la nuit, ils me contèrent cette histoire, qui loin d’être barbante, m’a appris beaucoup de choses sur mes parents, des choses que je ne savais pas, et des précisions sur des choses que je savais déjà. Au coin du feu, autour d’un chocolat chaud, nous avons alors échangé sur nos vies respectives, et Anna a finalement pris la décision d’annoncer à ses parents notre relation, d’une manière un peu cavalière mais sans être inélégante pour autant. Elle se mit à m’embrasser alors que j’étais en train de raconter mon épopée au premier village dans lequel je me suis arrêté.

Et contre toute attente, ils applaudirent à l’idée. Ce qui ne pouvait pas me faire plus plaisir.

Pendant, peut-être deux mois, j’ai donc partagé la vie de ses gens comme s'ils étaient ma deuxième famille, prudent vis-à-vis de mon comportement imprévisible, ils se sont décidé à ne plus parler de mon frère, ni même de ma famille, me laissant parler au besoin mais ne me forçant jamais à m’exprimer, et cela avait quelque chose de vraiment bon.

Pendant ses deux mois, j’ai donné près d’un million de berries aux familles nous entourant, permettant de construire de nouvelles maisons, d’investir dans de grandes fêtes regroupant les trois cents habitants du village. Je participais à tous les travaux manuels ne nécessitant pas que je m’approche de la forêt. Le simple fait que je sois possiblement encore présent dans les environs pouvait mettre tous les habitants du village en danger, alors j’évitais de m’approcher à moins d’un kilomètre de la forêt, sachant pertinemment que les jumelles que possédait le clan n’étaient employées que pour observer le front de mer. En effet, ses dernières étaient utilisées afin de savoir si des bateaux pirates ou bien commerçants s’approchaient, et certainement pas pour observer le travail de quelques paysans.

Ce qui me posait problème était en fait l’utilisation abusive de bois suite à mon investissement dans la vie du village, pouvant mettre à mal ma probable nouvelle vie de par le fait qu’un village recevant autant de fond, c’est aussi rare qu’attrayant, et ceux pour toutes sortes de personnes.
Que ça soit des pirates, des investisseurs ou bien des gens du clan, un village qui grossit à vue d’œil signifie qu’il s’agit d’un village en bonne santé économique, et donc un village où l’on peut choper un gros pactole.

J’en avais déjà parlé au chef du village, qui m’avait alors répondu qu’ils avaient de quoi se défendre, étant donné qu’ils étaient près de la capitale de l’île, Ulther. Alors voilà, maintenant que j’étais installé confortablement, il fallait que j’apprenne que mon but d’origine se trouve à quelques kilomètres plus loin. C’était le destin qui s’acharnait sur moi, un énième dilemme me frapper sans prévenir. Comment allai-je bien pouvoir me décider ? Rester ici, ou poursuivre ma quête d’origine ?

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Lun 11 Déc 2017 - 17:01

J’ai finalement pris la décision de rester, ne pouvant prendre le risque de perdre ce que j’avais réussi à construire ici, il me fallait apprendre à rester stable, et puis, il y avait Anna. Elle ne partirait pas, au plus profond de moi, je savais que peu importe ce que je ferais, elle ne partirait pas de chez elle. Elle était comme moi avant le drame, sauf qu’elle n’avait pas l’alternative des études. Et sans l’alternative des études j’aurais surement fait comme elle, je serais resté auprès de père et de mère. Je pouvais donc parfaitement comprendre le fait qu’elle ne veuille pas me suivre en cas de départ. J’ai donc décidé de rester, au mépris de ma promesse, enfin, je pouvais très bien devenir quelqu’un à partir de ce village non ?

J’ai donc redressé mes manches et appris tous les arts manuels, enfin, d’un point de vue théorique uniquement, le manuel je le connaissais déjà de par mes observations passées. Ma mémoire était presque parfaite, je retenais à peu près 90% de ce que je voyais, de ce que je sentais, de ce que je toucher. J’étais en mesure de réciter un livre directement après l’avoir lu, avec une marge d’erreur d’une seule page. Les seuls moyens pour moi d’oublier étaient le fait de tomber dans les pommes ou bien de consommer de l’alcool jusqu’à plus soif. Autrement dit il était rare que je perde la mémoire, et ma mémoire était à proprement dite, une véritable librairie.

Et tout le monde profitait de cet avantage, car j’avais énormément lu, et je savais donc comment construire tel ou tel bâtiment, comment cuire telle ou telle viande ou comment se protéger d’une attaque de loup ou bien d’une attaque d’ours. La bibliothèque de mes parents était composée de près de cinq mille ouvrages sur la vie quotidienne, l’histoire, les sciences, la cartographie, le combat etc. etc. Avant la mort de ces derniers, j’avais eu le temps d’en lire près des trois-quarts, je n’avais ni la science de ma mère, ni la force de mon père, mais j’étais bien au-dessus de la norme en matière de connaissance et de culture générale.

Lorsque le chef du village en avait le temps, nous nous tenions face à face, un jeu de go entre nous, et nous discutions de la vie et de la mort, de la philosophie et des religions, d’un peu de tout en fin de compte, et à chaque nouvelle partie, le chef était impressionné par ma culture, ma réflexion et ma mémoire. Il se donnait pourtant du mal à me poser les questions les plus compliqués possible, mais aucune ne me posait vraiment de problème, et bien que nos points de vue ne soient pas forcément convergents sur des sujets comme l’égalité des sexes par exemple, nos discussions étaient aussi intéressantes qu'enflammées.

J’apprenais beaucoup de cet ancien colonel de la marine à la retraite, il aurait selon ses dires, vu beaucoup de jeunes gens défilés dans le village mais aucun de ces derniers n’avait eu ma force ou mon intelligence. Plus le temps passé et plus je me demandais, pourquoi mes parents avaient-ils été tant détesté par le peuple alors que ce dernier me montre tant de respect ?


- Tes parents ne sont, comme tout le monde, ni tout noir ni tout blancs. Le problème étant que dans leur cas, leurs premières années sur cette île ont étaient noires. Et même s'ils ont essayé de tout recouvrir de blanc par la suite, tout le monde sait que cela ne marche pas comme ça.


Ils avaient fait partie du conseil des huit, ce qui signifie qu’ils ont eu beaucoup de décisions difficiles à prendre pour la survie des habitants de l’île. Je comprenais mieux maintenant. Cela dit, j’ai eu beau demander à droite et à gauche des précisions quant à ces mauvaises choses qu’ils ont faite, je n’ai jamais eu des réponses, le sujet paraissait tabou, et, à la vue du sourire des habitants à la fin de chacune de leurs réponses, le secret était lourd à porter.


- Tu trouveras les réponses que tu cherches quand tu auras retrouvé ton frère, lui sait tout ça, mais il est trop dangereux actuellement, la marine elle-même évite de croiser son chemin.
- Comment a-t-il fait pour devenir aussi fort et aussi détestable en aussi peu de temps ?
- Il est allé dans le nouveau-monde alors qu’il n’était que commandant, tu sais, c’est suffisant pour détruire un homme.
- Julias était fort, il a dû se passer quelque chose …
- Tous ceux qui sont allé sur les mers du nouveau-monde sont fort, Ersten …


Il n’avait pas tort, les légendes parlaient du nouveau-monde comme d’un monde où tout esprit rencontre ses limites, et ce peu importe sa force. Mais je ne croyais pas aux légendes, et je connaissais mon frère, enfin je connaissais celui qu’il était avant, et je ne pouvais tout simplement pas croire qu’il soit responsable de la mort de ma famille, c’était quelque chose d’incompréhensible, quelque chose d’impensable ...

Et pourtant c’était la vérité, le gros problème de ses instants de paix était que les souvenirs revenaient aux galops, et ce que j’avais oublié durant mes mois dans la forêt n'était en train de me frapper aussi fort que le ferait une massue, et cela me déplaisait au plus haut point. Il fallait que je bouge, que je fasse quelque chose, mais même mon entrainement n’était pas suffisant pour calmer mes envies. Bizarrement, je n’ai pas eu de pulsion meurtrière. Ses deux mois ont étaient, pour ainsi dire, horriblement paisible.

J’ai donc pris l’initiative de créer une école d’entrainement aux arts du combat, une sorte de dojo dans lequel tout le monde était accepté, j’y ai enseigné le judo, le karaté, le self-défense, la lutte et la boxe, à des enfants mais aussi à des adultes. Leur niveau n’était pas pour ainsi dire exécrable, disons qu’au bout d’un mois d’entrainement quotidien, ils tenaient à peu près la route contre une personne lambda. Pour ce qui est de se battre sur le terrain, même mon meilleur élève, Gato, ne ferait pas le poids face à un pirate.

Taillé comme un roc à son arrivée, un bon mètre quatre-vingt pour une bonne centaine de kilos de muscles, il était cependant extrêmement lent et très peu technique. En sortant de mon dojo, il avait perdu 8 kilos qu’il avait transformés en muscle sec et était devenu bien plus rapide et technique que tous les autres élèves, cela dit, même avec mes quinze kilos de moins, je
parvenais facilement à l’esquiver et à lui mettre des enchainements dévastateurs.

Beaucoup n’ont pas conscience que la force ne fait pas tout…
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Sam 16 Déc 2017 - 21:10

En effet, un jour, le chef du village est venue afin d’observer ses « marmots » comme il le disait si bien lui-même, c’était un vieil homme qui devait avoir entre soixante-dix et quatre-vingts ans, ayant parfaitement conscience de l’impolitesse de la question, je dois avouer ne jamais lui avoir posé. Il s’est donc présenté à la porte de mon dojo et a proposé de me faire une petite présentation de ses talents, prétextant qu’il était rouillé depuis sa retraite et qu’il avait bien besoin d’un petit peu d’entrainement. Alors, j’acceptai sa proposition et sans perdre plus de temps, je me mis moi-même en position, espérant ne pas lui faire de mal.

C’est alors qu’il engagea avec une morsure du tigre parfaitement exécuté, couvrant les dix mètres de sécurité d’un seul bond et visant avec précision l’un de mes points vitaux, alors sans même y réfléchir, je fis un pas sur le côté et j’utilisai son bras tendu comme levier espérant le mettre à terre. Il se réceptionna en une vrille magnifique puis reprit sa garde de départ. Il était rapide, agile et probablement très fort physiquement, ça n’allait pas être de la tarte. Je me décidai donc à jouer son jeu, décidé à me battre sérieusement moi aussi.

Satsuma était un ancien colonel de la marine et on ne devient pas colonel en claquant des doigts, il était très fort et notre combat continua pendant près de vingt minutes, sous les yeux ébahis des habitants du village, mais aussi de quelques passants empruntant cette route pour leur commerce avec la capitale de l’île. À chaque esquive, à chaque coup porté, le public lâcher un cri ébahi tellement nous rivalisions d’inventivité et d’agilité afin de porter les coups les plus dévastateurs possible.

Le temps du respect par l’âge était fini, monsieur Satsuma voulait qu’on le respecte sous toutes ses formes, ce qui était parfaitement compréhensible, et durant ce combat il m’a finalement prouvé qu’il n’était pas devenu le chef du village par descendance ou bien par convenance, mais parce qu'il avait prouvé sa valeur à tous les niveaux.

Le combat se finit par une franche poignée de main ainsi qu’un respect mutuel signifié par un signe de tête ainsi qu’un grand sourire. Anna faisait partie du public, et son regard en disait long sur sa façon de penser, elle n’avait jamais vu personne faire jeu égal avec le chef, elle était tout simplement choquée. Alors afin de vérifier mes affirmations, je me tournai vers mes élèves et je leur demandai d’une voix rauque et d'une expression faciale hébétée, occasionnant un raclement de gorge avant ma prise de parole :


- C’était jamais arrivé auparavant ?



Tout le monde se mit à exploser de rire et à m’applaudir, et Anna sauta à califourchon dans mes bras ouverts, signe évident de mon incompréhension. M’ayant surpris, je n’ai pas pu la tenir en l’air et nous sommes tous les deux tombé à terre. Dans un moment aussi gênant que sensuels, nous nous sommes embrassés, puis elle a commencé à renifler avant de me mettre une petite claque :


- Va prendre une douche, petit porcin.
- Mais je viens de me battre, c’est normal que je ne ..
- Je veux rien entendre, va prendre une douche !


Comme d’habitude, elle avait ce comportement mi-enfant mi-adulte qui déroutait totalement mes connaissances en sciences humaines, me laissant dans l’incapacité totale d’anticiper ses réactions. Je devais donc me plier à ses éclats de maturité ainsi qu’à ses gamineries. Et autant vous dire que c’était éprouvant, n’étant absolument pas habitué à ce genre de chose. Ayant toujours fréquenté des personnes avec un comportement défini, elle mettait mes limites à rude épreuve, me poussant parfois dans la colère et d’autres fois dans des éclats de rire des plus intenses.

Pendant les deux mois passés aux côtés de ses braves gens, j’ai avant tout appris ce qu’était le respect envers les aînés. Je venais tout juste d’avoir dix-neuf ans, j’étais encore un jeune irrespectueux ne pensant, globalement, qu’à sa propre personne, et c’était d’ailleurs mon principal défaut de l’époque, toute notion d’empathie était inexistante chez moi. Et ce fut bien ce court séjour chez ces personnes qui me permit d’apprendre les bases de l’application de la sociologie comportementale. Mais, toute bonne chose a malheureusement une fin, et surtout, toute chose en rapport avec moi.

Alors qu’Anna travaillait aux champs, ce qui était quelque chose d’habituel puisqu’il s’agit de la première activité du village, une alarme retentit, le tocsin donnait l’alerte, le village était attaqué. Le chef du village ainsi que moi-même nous sommes regardés un long moment, sans ouvrir la bouche, nous savions tous deux ce que nous avions à faire. Le principal problème de ce village restait le manque d’effectifs quant à sa sécurité, laissant le champ libre à quiconque d’ouvrir l’offensive. Je dus donc avoir recours à mon meilleur argumentaire pour motiver tous mes élèves ayant plus de dix-huit ans de me suivre, ce qui portait notre effectif total de contre-attaque à douze personnes.

Mon premier souhait restait qu’Anna soit en bonne santé, mais les chances étaient très minces, cela dit, elles me permettaient de ne pas perdre espoir, de garder en tête la possibilité que tout se passe pour le mieux. C’était quelque chose de compliquer à faire, surtout pour moi, mais je me devais de garder mon calme, au même titre que monsieur Satsuma, car tout le village comptait sur nous. Il en était donc de notre responsabilité d’inspirer la confiance à tout point de vue.

Au total, nous avons mis près de trois minutes à atteindre les premiers fuyards, tous étaient en sang, certains avaient même des membres arrachés, qui pouvait s’être attaqué de la sorte à de pauvres civils ? Il n’y avait que deux raisons possibles à cela, où bien des pirates avaient débarqué et souhaitaient se défouler, auquel cas, ils étaient très mal tombés, ou alors …


*PAPAPAPA*



Quatre balles viennent de toucher et de mettre à terre Sam, un de mes plus récents apprentis. Sam était le genre de garçon plutôt timide, assez frêle et dans les un mètre quatre-vingt-cinq, il m’avait surpris quant à sa volonté de venir se battre à nos côtés, la détermination se lisant dans ses yeux m’avait presque effrayé. Mais, il était mort. Et c’était la faute à …


- FLAMANERO, ENFOIRE !


Ils étaient revenus, un groupe de quinze hommes en comptant Flamanero, il s’agissait certainement de la nouvelle troupe d’élite de ce cafard des forêts, alors sans réfléchir plus longtemps, je dégainai ma massue et dans un cri de rage, je tentai de l’abattre sur la tête du mécréant. Ce dernier esquiva, puis, tout devint rouge. Dans ma lancée, je me retrouvais entraîné par l’inertie et ne pouvais donc plus stopper mon coup. Et, là, étaler à terre … Anna.

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Lun 18 Déc 2017 - 1:26

*CRAAAAAC*


Tel avait été le bruit de son crâne, le genre de sonorité que l’on n’oublie jamais, le genre de moment où l’on préférerait être sourd et aveugle plutôt que de subir ce genre de supplice. Malheureusement, je n’étais ni l’un ni l’autre, et en face de moi, ma massue était en train d’écraser littéralement, le faciès de celle pour laquelle, pour la première fois, j’avais eu des sentiments. C’était sous mes mains, sous mon propre poids, sous l’impulsion que j’avais donné à mon arme, que se terminer mon idylle.

Outre la sueur et les cris, s’ajoutaient la culpabilité et la haine, je les détruirai tous, un à un, je n’en ferai qu’une bouchée. Alors, me retournant pour faire face à ceux qui m’avaient enlevé celle pour qui j’aurais tout donné, j’ai décidé de tout donné, vraiment tout. Dans un hurlement bestial, j’ai déferlé un savant mélange d’arts martiaux en tous genres. Je leur ai brisé les os, j’en ai tué trois, j’en ai fait de la charpie, monopolisant à moi seul le champ de bataille, ne laissant de place à aucun autre combattant. Flamanero, c’était lui qu’il fallait que je tue.

De son côté, monsieur Satsuma tenait en échec 3 des combattants des forêts, mais, tout comme moi, il était aussi épuisé physiquement qu’atteignît mentalement. Sa fatigue se ressentait par sa bruyante respiration, ses capacités étaient certes redoutables pour son vieil âge, mais il n’était pas infaillible. Une énième blessure venait de me trancher un muscle jambier, me forçant à plier le genou, j’étais dans une impasse, sans être à cent pour cent de mes capacités, je n’aurais absolument aucune chance de vaincre Flamanero.

Nous n’étions plus que quatre. Il nous fallait battre en retraite, chose possible de par leur effectif somme toute aussi réduit que le notre, à six contre quatre, en comptant la puissance de chacun de nos membres, ils n’étaient pas vraiment en supériorité numérique, enfin, c’était une illusion. Je pris alors l’initiative de déclarer le repli tout en arrosant allègrement nos adversaires d’une rasade de balles, ne leur laissant que leurs jambes pour survivre, je voulais les faire payer de la pire des manières.

Sur le chemin du retour, les visages étaient fermés, les gens d’ici étaient de nature paisible, ils n’avaient jamais eu de problème, jamais eu d’embrouille, n’avais jamais perdu de proche. Au fond de moi je savais que j’étais responsable de leurs malheurs, mais je ne voulais rien laisser paraître, pourquoi devrais-je souffrir pour quelque chose que je n’ai pas voulu ? Pourquoi devrais-je subir les conséquences de quelque chose que je ne pouvais tout simplement pas anticiper ?

Et pourtant, la logique voulait que ça soit moi qui subisse les conséquences de mes actes, j’avais en effet attiré le démon sur ces personnes, j’en avais fait la cible de la troupe de brigands la plus dangereuse de l’île. Je devais maintenant en assumer pleinement les conséquences. C’est en revenant au village que j’eus pleinement conscience de la douleur qu’avaient engendrée ses pertes, près de trente personnes étaient mortes de notre côté, c’était une véritable catastrophe.

En rentrant, j’ai vu le visage de tous les habitants en pleurs, ainsi que celui, résigné, des parents d’Anna. Ils n’ont pas fait de scène, sont resté dignes dans la mort de leur fille. Je ne savais pas quoi dire, je ne savais pas quoi faire. Autour de moi, le silence était roi et cela me faisait horriblement mal, les personnes qui étaient les plus joyeuses habituellement voyaient leurs larmes se confondre amèrement avec la pluie.

C’était très cliché comme scène en y repensant, mais oui, il pleuvait. J’étais en sang et en sueur, les vêtements déchirés, la perte d’amis, d’élèves mais surtout de celle que j’aimais, sur la conscience, et pourtant, rien ne voulais sortir. Aucune larme, tous mes sentiments étaient obstrués par ma haine.
Alors que le silence était roi, seule ma respiration venait briser le calme prenant de la scène qui se jouait sous mes yeux, je refusais simplement de laisser cela se passer ainsi. Deux fois, cela faisait deux fois que je me faisais humilié par Flamanero, mais cette fois-ci, ce minable avait franchi la limite, il avait dépassé les bornes. C’est alors que, solennel mais parfaitement prévisible, Satsuma-san s’avança vers moi, et tenta tant bien que mal d’engager une conversation.


-  Ersten …
-  Écoutez-moi tous, mon nom est Ersten Gudric, on m’appelle aussi le scalpel, j’ai sauvé nombre d’esclave des mains de ses enfoirés, je leur ai volé deux millions de berries et j’ai maintenant tué près d’une vingtaine d’entre eux. Je sais ce que vous voulez, je sais que je serai banni de ce village pour avoir attiré le malheur et la mort sur ce dernier. Sachez que c’est quelque chose que je comprends parfaitement, ne vous en voulez pas. Je ne vous demanderai qu’une chose, souvenez-vous de mon nom, faites le circulez, dites à tous les pirates, tous les marins que vous croiserez qu'Ersten Gudric dit le scalpel va faire le ménage. Dites-le à tous ceux que vous croiserez, promettez-le-moi.


Je savais parfaitement que ce que je demandais n’avait de sens que pour moi, mais je voulais que tous le sache, je réduirai tous ses idiots en cendres, quoique cela me coute, même si j’avais à en mourir, j’en finirai avec eux. Alors sans attendre, je me retournai vers l’endroit où je logeais jusqu’alors, soit la maison d’Anna, me préparant à la mise en place de mon nouveau plan, que je venais de mettre en place à la suite de ses événements.

Le plan en lui-même était relativement simple, en effet, mon but était de partir en direction d’Ulther, la capitale de l’île, afin de prévenir la Marine de ce qui s’était passé ici, afin de leur rendre le million de berries restant mais aussi afin de leur donner tous les renseignements me concernant et concernant ce petit clan des forêts. Je ne laisserais aucun détail au hasard, je plierai en quatre chacun des membres de cette organisation merdique, femme et enfants compris. On ne joue pas avec Ersten Gudric, telle serait la leçon du jour.

C’est à peu près ce que j’ai expliqué aux parents d’Anna, Hugo et Jenny, tels étaient leurs prénoms, car j’ai appris au fil du temps, que ce qui faisait de nous quelqu’un, c’était notre identité propre, pas le fait d’être un humain, mais le fait d’avoir un nom et un prénom. Et ils étaient humains, ils étaient humains … Mais pas moi, je n’étais pas comme eux, cette notion de respect, cette peur. Je n’étais pas comme eux, je ne baisserais pas les yeux, je n’abandonnerai pas, je ne laisserai jamais de tels enfoirés en liberté.

Telles étaient mes résolutions, mais contrairement à celle faites en famille, quelques années auparavant, je n’étais pas prêt à abandonner, ma massue ferait des ravages avant même qu’ils aient eu le temps de réaliser qui j’étais. J’allais effectivement prévenir la marine et leur rendre l’argent tout en me dénonçant, mais j’allais aussi participer à cette mission de contre-attaque. En effet, mon incroyable mémoire me permettait de me souvenir de chaque recoin de cette foutue forêt, mais aussi du cycle, à première vue aléatoire, des changements d’emplacement du camp. En l’occurrence, sans moi, la marine n’aurait aucune chance de trouver ces foutus enfoirés.

Tout était prévu pour ma troisième et dernière rencontre avec cet enfoiré de Flamanero, et cette dernière signera soit sa mort soit la mienne. Je ne laisserai aucune place au hasard et je ferai place nette avec mon passé. Seule la haine m’empêchait alors de tomber dans une profonde dépression teintée de tristesse et de désespoir, je me devais d’être fort, en mémoire de ceux que j’avais perdus là-bas, dans les champs.
En l’honneur des jeunes hommes qui avaient donné leur vie pour m'accompagner en sachant parfaitement ce que cela signifiait pour moi, en l’honneur des femmes qui avaient bêtement perdu la vie, en l’honneur des héros tomber aux champs. Alors me tournant une dernière fois vers les habitants du village, des larmes plein les yeux, je ne pus m’empêcher d’avoir honte, mais pourtant, moi aussi, j’étais faillible …
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Lun 18 Déc 2017 - 2:29

Ce n’est que deux jours plus tard que j’ai enfin réussi à rejoindre Ulther, j’ai refusé toute aide venant des habitants du village estimant que je leur étais redevable plus encore qu’il ne l’était envers moi. Je savais qu’ils s’en voulaient de me virer du village, je les connaissais suffisamment pour le savoir, mais leur instinct de survie était bien plus fort que leur amour pour moi, et ils ne pouvaient se permettre de mettre en péril la survie de leur communauté.

Le chef m’a alors dit que je pourrais revenir au village si mes ennemis partaient, il m’avait alors fait un clin d’œil, signifiant qu’il savait parfaitement ce que j’avais l’intention de faire, il m’a ensuite garanti de prendre soin de la sécurité du village en mon absence et m’as souhaité bonne route. C’était un véritable chef, à la fois bon, à l’écoute et intelligent, un chef comme on en fait plus. Je partais donc confiant, en sachant pertinemment que je pourrais un jour, revenir.

En arrivant à Ulther, je dois avouer avoir était impressionné par la taille de la ville, qui était la plus grande de l’île et qui devait aller dans les dix mille habitants. Ici se trouvait toute sorte de personne, c’était incroyable de pouvoir assister à ce genre de diversité, les habitants étaient tous si différents que c’en était presque étourdissant. Je ne savais pas où donner de la tête, à droite un homme extrêmement fin, de plus de deux mètres, qui me regardait de haut, à gauche un enfant obèse à la voix si aiguë qu’il en était difficile de définir son sexe.

C’était quelque chose de stupéfiant, cette différence radicale entre les citadins et les campagnards, les citadins étaient accueillants mais puaient l’hypocrisie, là où les campagnards étaient méfiants mais pouvaient faire de toi un membre de leur famille en l’espace de deux jours. Oui, c’était quelque chose de stupéfiant. Mais je ne parvenais pourtant pas à m’y intéresser, j’avais vu tellement de choses qu’il était désormais difficile de me surprendre. Alors j’avançais dans les rues de la ville sans pour autant m’émerveiller devant cette université que j’avais cherchée, sans pour autant m’arrêter devant cette cathédrale s’élevant à 90 mètres de hauteur. Je venais de perdre cette dernière lueur d’humanité, lueur que j’allais devoir inventer, imiter, afin de pouvoir espérer m’insérer socialement.

J’ai passé peut-être deux ou bien trois heures à chercher le QG de campagne de notre île. Je savais que c’était un lieutenant-colonel qui le gérer, ce grade était un intermédiaire entre l’amirauté et les sous-fifres, en général, les lieutenants-colonels étaient des messagers et devaient choisir entre une carrière dans la flotte ou bien dans la garnison. En bref, ils étaient facilement impressionnables et manipulables, surtout avec le genre de nouvelle que j’avais à lui fournir.

Autant vous dire qu’en arrivant au poste avec un sac plein à craquer de billet, des habits dépareillés, une massue et des yeux fous, la plupart des visages des marins se sont enflammés, pensant être tombé sur un pirate un peu plus idiot que les autres, c’est quand ils se sont tous retrouvés à terre qu’ils ont commencé à se poser des questions, j’ai alors demandé à voir leur chef.


- Lieutenant-Colonel Lamar, pour vous servir, que voulez-vous monsieur ?
- Faire un don, une déposition et mener une enquête à vos côtés.
- Vous êtes un chasseur de primes ?


Je savais parfaitement qu’un civil quelconque ne pouvait tout simplement pas participer à une opération militaire de grande envergure, et cela allait de soi, si l’on commence à laisser les civils entrer sur le champ de bataille, où allons-nous, je vous le demande ?


- Non.
- Alors, vous ne pourrez pas participer monsieur … ?
- Gudric, Ersten Gudric dit le scalpel.



À la mention de ce surnom, les visages se changèrent soudainement en un mélange de crainte, de respect et de dégoût, Lamar, de son côté, avait perdu son côté hautain et était désormais sur ses gardes, les hommes que j’avais mis à terre disaient à leurs amis qu’il était normal d’avoir été mis à terre par l’un des hommes d’élite des brigands de la forêt.


- Que nous vaut votre visite, scalpel ? dit-il en déglutissant bruyamment.
- Je viens vous ramener un million de berries, durement arraché aux mains de Flamanero, que vous connaissez sous le pseudonyme de Diable Rouge, et je viens vous livrer ses enfoirés des bois, vous êtes preneurs ou vous compter rester à me pointer à vos flingues alors que si j’avais voulu vous tuer je l’aurais fait depuis bien longtemps ?
- Je ne sais pas, j’ai besoin de temps pour réfléchir je …
- Vous voulez contacter vos supérieurs, histoire de voir si vous pouvez vous permettre de m’arrêter en même temps que la petite bande, je vais jouer franc jeu avec vous, j’ai toujours un coup d’avance, si je remarque quoi que ce soit de suspect, je vous élimine.


Sur ces mots je dégainai un scalpel que j’avais volé il y a de ça plusieurs mois déjà, afin d’éviscérer les petites bêtes, puis je l’envoyai se planter sur le mur à quelques centimètres seulement du visage de Lamar, l’entaillant de la sorte au niveau de sa joue gauche, dont la malformation faisait que des faussettes y étaient creusées. Je n’avais pas vraiment de temps à perdre avec leurs idioties. Je déposai donc les berries à l’entrée du poste de commandement, puis je sortais fumer ma pipe pour me décompresser.

Ma pipe, cela faisait depuis la mort de père et de mère que je ne l’avais pas fumé. C’était quand déjà ? Je ne savais plus, à ce moment précis, je ne savais vraiment plus … Le temps passait si vite, et les histoires s’enchainaient sans vraiment me laisser le temps d’y réfléchir, plus je grandissais et plus je prenais peur, peur d’oublier ce que j’avais été. Peur d’oublier ceux que j’avais aimés.


- Monsieur Gudric ? Monsieur Lamar demande à vous voir.
- J’arrive.


Et à la vue de son visage, je savais d’ores et déjà que la réponse à ma requête était positive, nous étions donc partis pour démanteler l’un des réseaux criminels les mieux organisés des mers bleues, mais d’un commun accord, nous avons décidé de libérer l'île de leur oppression. Cela dit, me prenant par surprise, trois de ses hommes m’administrèrent une série de coups « Essayez d’être suffisamment objectif pour savoir à qui vous vous attaquez monsieur Gudric » m’avait-il dit, tss ridicule, j’étais épuisé, c’était la seule raison du pourquoi du comment cette attaque avait pu être portée.

Cette nuit-là, je n’ai pas réussi à dormir, trop préoccuper à m’imaginer de quelle manière j’allais tuer le diable rouge, de quelle manière j’allais lui pourrir son existence, on ne joue pas avec Ersten Gudric.
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Mer 20 Déc 2017 - 13:00

Le lendemain matin, à l’aube, toute l’équipe d’intervention était sur le pied de guerre, nous allions frapper un grand coup, et tous en étaient conscients. Pour beaucoup, c’était la mission de leur vie, et le droit à l’échec était inexistant de par le fait que nous avions en face de nous, des individus très entraînés qui donneraient tout ce qu’ils ont pour nous stopper dans notre progression. Chaque ouverture, chaque oubli d’un membre de l’équipe se solderaient par la mort d’un marin. J’avais donc moi-même présenté chacune de nos techniques de défenses, chacun de nos pièges ainsi que tous les membres les plus dangereux à ma connaissance.

Nous étions somme toutes une centaine à partir au combat ce matin-là, le combat allait-être acharné et les arbres seraient rouges de sang, tels étaient les mots du lieutenant-colonel. C’était assez amusant d’assister au discours d’encouragement du seul haut gradé qui ne participerait pas à la mission … Les grattes papiers étaient vraiment d’une hypocrisie incroyable … Cela dit, je ne pouvais pas me montrer ingrat avec lui, ce dernier venait de dépêcher cent hommes pour me permettre d’assouvir ma petite vengeance personnelle, alors comment lui en vouloir de chercher à rester en vie ?

Je n’étais pas des plus enthousiastes à l’idée que des garçons d’à peine mon âge participent à l’intervention, quelle que soit leur valeur, elle me paraissait insuffisante pour la mission à venir. De jeunes caporaux entourés par de vieux sergents, c’était quelque chose de tellement … banal. Je pense que c’est ce côté banal qui faisait que je sentais que la mission n’allait pas bien tournée, je sentais une victoire, mais une victoire des plus terribles, du genre que personne n’ayant participé à l’opération ne puisse la percevoir comme une victoire. Et ce ressentiment était persistant. Je n’aimais pas ça, pas du tout.

Nous nous sommes mis en route au pas de course, la forêt n’était qu’à quelques heures de notre emplacement, le but était d’y arriver au plus vite afin de pouvoir mettre en place le plan d’attaque le plus efficace qui soit. J’étais à l’avant du peloton, je menais la danse et tous les hommes me suivaient sous le regard étonné des paysans et des passants, notre coordination était parfaite et nos pas résonnaient dans les campagnes alentour, c’était impressionnant. Cette sensation d’unité me galvanisait intérieurement, me donnant encore plus envie d’en découdre, ce soir, ce serait un carnage.

Nous sommes arrivés en vue du village le plus proche de la forêt aux alentours de onze heures, le village en lui-même comptait quelque trois cents âmes, il était charmant et ressemblait beaucoup à celui que j’avais quitté, il y a de ça plus d’un an maintenant. Construit en cercle concentrique autour du bâtiment principal, bâtiment principal que le commandant en charge de la mission a décidé d’investir pour en faire notre QG de campagne. Nous nous sommes chargés de rassurer les paysans tout en leur demandant leur collaboration.


- Nous sommes ici pour capturer les brigands des forêts ainsi que leur chef, le diable rouge, nous vous demanderons de bien vouloir coopérer en nous fournissant toutes les informations que vous avez à votre disposition les concernant !


C’est ainsi que le commandant nous a annoncé sur la place publique du village, les habitants, pensant que nous étions là pour un quelconque entraînement on soudain exulter de joie devant cette annonce, nous racontant que les brigands les martyrisaient régulièrement, leur volant bien et nourriture, sachant que leur village était à seulement un kilomètre de la forêt, il s’agissait de raid relativement facile à effectuer et souvent bénéfique, de par le fait qu’un village engrange forcément un surplus de production, que ce soit pour l’hiver ou pour l’été, en les attaquant tous les six mois, les brigands s’assuraient d’obtenir argent, nourriture et matière première. Les villageois nous ont aussi raconté de quelle manière, un soir d’été, ils ont organisé un viol collectif sur toutes les jeunes filles du village sous les yeux de leurs parents. Pour seule explication, le retard de paiement du village, paiement qui n’était en aucun cas obligatoire.


- Pourquoi ne vous êtes-vous jamais plains ? Nous ne sommes qu’à une demi-journée de marche de votre village !
- La crainte commandant, je sais comment les brigands opèrent, ceux qui ont tenté de fuir ont dû être dénoncé, rattrapé et pendu. Lui-ai-je répondu
- Mais enfin, les raids étaient espacés de six mois, ne me dites pas que …


Et sur ces mots, à la sortie du village, trois gamins couraient jusqu’à en perdre l’haleine. Je les reconnaissais, Bifis, Ildur et Satoshi. D’un geste, je fis comprendre au commandant que je m’en occupais personnellement, j’étais en effet plus entraîné qu’un soldat et je pouvais couvrir de très longue distance à une vitesse de pointe de plus de trente kilomètres-heure, personne d’autre que moi ne pourraient rattraper ses gamins, et tous l’ont compris avec ma vitesse de réaction et ma vitesse de course.


- Bifis, Ildur, Satoshi, arrêtez-vous maintenant bande de crevure de chiotte !


Je ne leur ferais pas de cadeau, ils avaient été mes élèves et je leur ai appris une bonne partie de mes connaissances dans les arts du combat, bien que j’étais très largement au-dessus du niveau même de leurs parents, je ne pouvais me permettre de les laisser fuir. Les connaissant, ils ne pouvaient pas être au village pour une raison anodine, ils avaient reçu une mission, probablement celle de prévenir Flamanero en cas de fuite d’un habitant du village mais aussi en cas de stock suffisant pour un raid. Ils étaient devenus des « vipères » il s’agit du troisième rang atteignable en tant qu’homme libre.


- T’es qu’un traître le scalpel, va te faire foutre !!!


Satoshi avait crié de toutes ses forces, et son essoufflement était très bon signe, il allait bientôt lâcher l’affaire, au même titre que ses deux comparses. Nous n’étions plus qu’à trois cents mètres de la forêt, il me fallait agir vite avant d’être totalement à la merci des gardiens, ceux qui protègent l’entrée de la forêt. Alors, sans même prendre le temps d’y réfléchir, je sortis ma massue puis je l’envoyai, tourbillonnante, de telle sorte à ce qu’elle assomme les trois idiots, et contre toute attente, cela fonctionna. Je pensais qu’ils seraient encore en mesure d’esquiver, mais visiblement ce n’était pas le cas.

« Tss, ridicule »

Je ne perdis pas plus de temps aux abords de la forêt, qui était bien trop dangereuse pour souffler, préférant largement m’employer à enfermer ses trois petites merdes pour enfin participer à la mise en place de notre plan d’action. En rentrant au village, je fus applaudi, les habitants ne savaient visiblement pas qui j’étais, et d’un signe de tête le commandant me fit comprendre qu’il n’avait rien dit à personne, me permettant ainsi de me reconstruire un visage, une identité. Alors, sans perdre plus de temps, je leur annonçai.


- Mon nom est Ersten Gudric, dit le scalpel. J’ai fait partie de l’élite de ses enfoirés qui vous dépouillent, jusqu’à qu’ils me considèrent comme l’un des leurs, mais étant un enseignant, je n’avais aucune conscience des actes commis par mes élèves. Aujourd’hui, je vais les réduire en miettes pour me racheter de mes péchés, alors je vous prierai de ne pas m’acclamer, et même, si vous le souhaitez, de m’insulter. Je ne suis pas quelqu’un de respectable, j’ai juste pris conscience de ce qu’était le bien.


Le silence se fit, je m’attendais à recevoir nourriture et insultes en tous genres, ce qui me paraîtrait normal, mais les acclamations reprirent de plus belle. Le commandant me tapota l’épaule d’un clin d’œil, la franchise portait toujours ses fruits. C’était avec la franchise que l’on bâtissait des armées, avec la franchise que l’on trouvait des amis, avec la franchise que l’on construisait un monde. Je ne laisserais pas ces personnes en pleurs de par mon incapacité, je nettoierai cette foutue forêt, quitte à en mourir.

Le commandant finit par faire taire la foule, nous avions besoin de silence pour mettre en place notre plan d’attaque. L’idée était de ne surtout pas diviser notre unité qui se ferait détruire en petit groupe, le problème étant qu’elle en deviendrait trop visible une fois regroupé. Nous ne pouvions tout simplement pas les attaquer de front en étant habillé comme des hommes de la Marine, il nous faudrait agir de concert avec les civils … Humm …


- JE SAIS !


J’avais crié, sans prendre conscience que cela ferait sursauter les personnes aux alentours, ce qui me fit d’ailleurs sourire puisqu’il s’agissait de soldats mais que ses derniers avaient réagi comme des gamins. Je venais de mettre en place un plan parfait, du genre de ceux qu’on ne réalise qu’une fois par décennie, ce n’était peut-être pas le plus pratique, ni le plus rapide, mais ses chances de réussite étaient bien plus importantes que toutes les autres propositions énoncées jusqu’à maintenant. Mon idée était en fait de déguiser tous les marins en brigands, en nous attribuant un nom ainsi qu’un étendard. Une sorte de troupe itinérante, du genre à faire peur à n’importe qui. Je savais très bien que le clan ne tomberait pas directement dans le piège, nous leur apporterons alors l’argent des paysans ainsi qu’une cinquantaine de marins déguisés en prisonnier.

Le principe était que les trois enfants ainsi que deux des meilleurs hommes du détachement se mettent à courir en direction du bois en criant que les « Maniakz » étaient en route, la présence des deux hommes de la marine servirait de couverture, empêchant les enfants de mentir sous peine d’une balle dans la tête mais leur permettant de rentrer dans la forêt sans trop de soupçon, les deux marines considérés comme esclaves capturés par les gamins. Par la suite, nous arriverions avec nos offrandes et l’ensemble de nos hommes, comprenant les meilleurs combattants du village, en espérant qu’ils se portent volontaires, puis nous leur proposerons un marché, une alliance.

Il s’agit de la partie délicate du plan, puisque je devrais alors m’occuper des gardiens et des scouts qui surveillent toujours les cinq kilomètres entourant l’emplacement du campement, puis je devrais ensuite sonner le signal de l’assaut, et alors seulement, le combat commencera. Il faudra espérer, en attendant, que le commandant réussisse à s’attirer les faveurs de Flamanero et que l’affrontement ne commence pas avant mon arrivée. Autrement dit, il fallait croire en Dieu, ce qui, pour moi, n’était tout simplement pas possible, alors je ferai en sorte que tout se passe pour le mieux par mes propres moyens, et, qui vivra verra.

Le plan fut accepté par la grande majorité des personnes présentes et la campagne de recrutement eut un effet bien plus incroyable que celui initialement attendu, au final, cent soixante-quinze personnes participeraient à la mission. En face, ils étaient trois cents. Seul l’effet de surprise nous permettrait de prendre l’avantage, les deux premières minutes seraient décisives, et je comptais faire en sorte que ses dernières soient en notre faveur.


- Dix-huit heures ce soir, le scalpel, soit prêt.


Le message était passé, le combat allait commencer.

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Mer 20 Déc 2017 - 14:27

Il était dix-huit heures vingt quand les enfants et les deux marines ont finalement réussi à entrer dans la forêt, annonçant de la sorte le début de l’opération « Maniakz » Tous les pions se mettaient en place de manière aussi réfléchie que possible, le commandant savait parfaitement qu’il avait entre les mains la vie de près de quatre-vingts civils en plus de celle de ses hommes. Et je savais, de mon côté, que j’avais la vie du commandant entre mes mains. C’était clairement l’un des moments les plus décisifs de ma vie, et mes instincts que je tentais désespérément de repousser depuis une bonne année étaient en train de refaire surface, ma vision était en train de devenir rouge, et dans le cas présent, c’était bon signe. Je passais en mode berserk.

Alors que le gros des troupes effectuées parfaitement sa mission selon mes recommandations, tout en ayant parfaitement conscience de l’existence et de l’emplacement des pièges multiples mis en place sur tout le chemin jusqu’au campement, je m’attelais à ma propre tache. En contournant le gros de l’action de plus de cinq kilomètres, je savais que je ne trouverai pas âme qui vive, et je pourrais ainsi remonter tranquillement en exterminant un à un les vingt gardiens et les six scouts. J’avais précisé aux marins de ne surtout pas faire attention à l’âge des enfants car ces derniers sont aussi dangereux qu’un adolescent entraîné, ils savaient où et comment frapper, ils manquaient juste de force.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, je me sentais vivant à l’approche de la mort, je sentais que le fait de tester mes limites me permettait de me prouver quelque chose, comme si j’avais besoin de savoir ce que je valais. C’était quelque chose d’incroyable, cette sensation de plaisir et ses frissons avant la bataille. Ma mission ne serait en elle-même pas bien compliqué, dans ce clan seul Flamanero représentait un véritable danger pour moi, tout le reste n’était que sous-fifre sans importance. Aucun n’était suffisamment dangereux pour me causer un quelconque problème. Alors, en grimpant sur la branche d’un des immenses arbres de la forêt, je pris conscience assez rapidement que cette mission ne me prendrait pas plus de deux heures, laissant le temps à Flamanero et au commandant de faire connaissance.

En passant d’arbre en arbre, je m’imaginais comment j’allais bien pouvoir tuer tous ses enfoirés, mais ce que je savais c’est que j’y prendrais un malin plaisir. En arrivant au niveau de la zone sécurisée par le clan, je pris la décision de ralentir mon allure afin de pouvoir attaquer par surprise et ainsi de trancher la jugulaire et les cordes vocales sans laisser à l’individu ne serait-ce que le temps de pousser un simple soupir. C’est en arrivant au niveau de ma première victime que mon fantasme prit enfin tout son sens, et mon Dieu que c’était relaxant de les tuer.

En les égorgeant et en les laissant tomber au sol, je savais que j’attirerai à un moment ou à un autre l’attention des scouts qui, eux, patrouillaient au sol, et cela me ferait un grand plaisir de les tuer un à un dans un stress maximisé, je me ferai une joie de leur fracasser le crâne depuis le haut d’une branche. Ces imbéciles avaient dépassé les bornes, se foutre de ma gueule ? Aha, non.

Une fois le ménage dans les arbres faits sans trop de problèmes, les gardiens étant principalement voués à suivre les mouvements des visiteurs et à les rapporter par escargophone aux scouts qui eux intervenaient ou bien prévenaient le village d’une quelconque nécessité d’intervention. Sans contact par escargophone, j’entendais parfaitement les scouts s’affoler, ce qui contribuait grandement à mon bonheur. C’est un grand sourire sur le visage que je me positionnai accroupi, sur une large branche, attendant l’arrivée de ses incapables.

« Ehehehe »

J’en riais d’avance, c’était à la limite d’un sketch morbide. Sur le sol, avec le sang de mes trois dernières victimes, j’avais dessiné un petit smiley souriant de toutes ses dents, avec à côté, un scalpel volé, signifiant que j’étais responsable de tout ceci, c’était vraiment drôle, enfin mon état me le faisait croire en tout cas. L’arrivée des scouts ainsi que leur tête déconfite me fit éclater de rire, le genre de rire à vous glacer le sang, j’étais un autre homme, bien plus dangereux que celui qu’ils avaient connu. Sans forcément m’en rendre compte, je rejetais la faute de Flamanero à tous ses hommes, qui ne sont pourtant pas tous aux courants de ses nombreuses activités, mais je n’en avais rien à faire, ils paieraient tous.

L’effet de surprise réduit à néant, je me devais cependant de couper court à mon hilarité ainsi que couper court à leur vie, alors, sans plus attendre, je leur fracassai le crâne, un à un, dans le plus grand bonheur, m’imaginant des confettis lorsqu’une goutte de sang avait le malheur de venir tacher mon costume. Je ne sais pas comment expliquer cette euphorie, mais le combat et le meurtre était dans ma nature, je n’éprouvai aucune crainte à tuer, à faire du mal, tant que je considérais cela comme justifié.

Il me fallait désormais rejoindre le reste des troupes, qui festoyer bruyamment, visiblement le commandant avait parfaitement réussi son coup ce qui nous laissait une incroyable ouverture, me permettant ainsi de me mettre en position sur un nouveau perchoir avec mon dernier scalpel, l’idée était de frapper un grand coup. Et j’avais justement la cible idéale dans ma ligne de mire. Avant mon départ il y a de ça trois mois maintenant, Flamanero s’était entiché d’une jeune fille, qui était visiblement enceinte maintenant. C’était parfait, ce serait le juste retour des choses. Flamanero venait de commettre sa première erreur, laisser entrer des étrangers.

Alors d’un coup sec, mon scalpel vint se planter dans la gorge de l’ex future jeune mère, et tous ont alors compris de quoi il en retournait. Ce fut la pagaille presque instantanément, Flamanero partagé entre haine et tristesse ne savait plus où donner de la tête, ce dernier était ma seule et unique cible, les marins pouvaient bien mourir sur place que je n’en aurai rien eu à foutre, mon unique objectif était Flamanero.

Je descendis de mon perchoir, tuant une dizaine de ses idiots qui tentaient de me bloquer le passage, pensant que j’étais encore le professeur, que j’étais encore « Le scalpel », mais la mort d’Anna avait fait de moi quelqu’un d’autre, désormais, j’étais Ersten Gudric et je le resterai. En arrivant juste derrière Flamanero, je sautai puis j’essayai d’assener un violent coup de pied à sa femme, afin qu’il la voit dévisager comme je l’ai vu moi. Il réussit à éviter la catastrophe en s’arrêtant de courir et en déviant légèrement la position de sa chère et tendre.


- J’vais vous tuer, toi et cette salope qui a bien voulu de toi, j’espère que t’en est conscient fils de chienne.
- ESPECE D’ENFOIRE !!!!!


Sa colère se révélait être une première victoire, une victoire mentale, je finis toujours par l’emporter, c’était ça la leçon qu’il fallait retenir, et aujourd’hui, Flamanero était mon élève. Sa colère le déconcentrait, rendant ses coups ridicules, malgré leur puissance évidente. Tout en esquivant l’ensemble de ses coups, je lui administrai un violent crochet à l’estomac, le faisant cracher du sang. Sans ses flingues et dans les conditions dans lesquelles je me battais je me trouvai être largement supérieur à lui. Alors d’une balayette je le renversai. Puis, je pris un malin plaisir à écraser sa femme ainsi que son immonde engeance, frappant à de multiples reprises sur son visage jusqu’à quelle soit méconnaissable, puis sur son ventre, profitant du regard de stupéfaction de cette merde qui m’avait servi d’adversaire pendant tant de temps.

Et enfin, je pus en finir avec lui, enfin je pus en finir avec tout ça, plus qu’un soulagement, la fin de cette journée arriva comme une bénédiction. Je venais de venger Anna, et c’était tout ce qui importait.
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