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Une rencontre qui façonne un homme

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Ragnar Etzmurt
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : West Blue

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Mar 26 Déc 2017 - 20:19



Des oiseaux chantent, une brise caresse ma peau, ça signifie probablement mon arrivée sur une île. J’me réveille tranquillement de mon petit bateau sans réellement savoir où je me trouve. Ouais, je sens simplement les rayons du soleil réchauffer ma peau. Voilà bien quelques jours que je ne mange presque pas, manquant de provisions. J’ai pas un sous. Que ce soit le logement ou la bouffe, ça sera au bon vouloir du peuple. Et pour couronné le tout, je suis toujours aveugle.

Génial.

En touchant mon visage, je m’aperçois que je commence à avoir une bonne barbe. D’ordinaire toujours rasé, je dois admettre que c’est étrange. J’aimerais me regarder à travers le reflet, mais hélas les dieux ont décidé de m’en empêcher. J’ai l’impression de n’être qu’un pauvre clochard à la recherche du pardon. Pardonner quoi ? Je n’ai pas toujours été aveugle, cela m’est apparu après un terrible accident et, depuis lors, la marine pour qui je travaillais m’a littéralement abandonnée.

Mes parents adoptifs ont voulu s’occuper de moi, mais par excès de fierté j’ai pris la fuite. Maintenant, je vogue de mers en mers, sans vraiment savoir où je vais, sans réellement avoir de but dans la vie si ce n’est survivre. Je prends ma petite canne, qui n’est autre qu’un futile bout de bois suffisamment grand et résistant pour supporter mon poids, puis je quitte ma petite barque. Je marche aveuglément là où m’emporte le vent.

Autrefois élégant jeune homme, je ne suis plus qu’un type ayant l’air d’avoir dix ans de plus, sale, vêtu d’haillons, empestant l’odeur de pisse et de transpiration… Ouais, c’est impossible de choper une gonzesse dans ces conditions. C’est-à-dire que même recevoir l’hospitalité des gens devient rapidement délicat. Mes longs cheveux sont gras comme pas possible. C’est insupportable. Alors j’avance tout bêtement là où j’entends du bruit.

Il y a de plus en plus de bruit, je me fais involontairement bousculer ici et là, c’est devenu normal pour moi. Il semblerait que je sois dans une ville, il y a du monde, ça discute, ça parle agriculture et travail à la mine… J’entends alors un groupe de gosses qui arrive de mon dos, je lève ma canne gentiment pour les stopper. Je sens qu’ils sont un peu surpris, mais je tente de les rassurer en me retournant avec un sourire assez communicatif… pas vraiment. Ils sont carrément effrayés, leur rythme cardiaque s’intensifie.

« Oï… Je n’veux absolument pas vous effrayer, dis-je en m’inclinant vers ces derniers. Comme vous pouvez le constater, et c’est probablement pour ça que vous avez eu peur, mais je suis aveugle et j’aimerais seulement savoir où je suis. »

Je baisse la canne. S’ils le souhaitent, ils sont libre de s’en aller.

« - Vous êtes sur Inu Town, m’sieur. me dit l’un.
- Plus précisément sur la cité des Karnutes, la cité la plus peuplés de l’île. reprend un autre.
- Pouvez-vous m’indiquer un lieu où il y a beaucoup de passages.
- Passe-nous ta main, on t’y emmène.
- Eh ! Dis m’sieur, t’as quel âge ?
- 18 ans. Et vous ?
- 11 ans.
- Et t’as pas d’parents ?
- C’est compliqué. »

Je n’ai pas spécialement envie de m’attacher à ces gosses, je ne compte pas rester longtemps ici. Ils m’ont emmené à l’entrée de ce qui semblerait être un taverne. Je le présume à l’odeur qui s’y dégage, à l’ambiance festive des travailleurs qui décompressent. J’irais bien me boire quelques pintes autour d’un plateau de charcuteries, mais j’ai pas un rond. Comme tout mendiant, je m’installe à côté de l’entrée de cette taverne, dans l’espoir que de généreux donateurs passent par là.

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Rey Bolgarski

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Jeu 28 Déc 2017 - 4:36

Woodstone



Rey



équipage



Le navire révolutionnaire du capitaine Woodstone était  en mission sur North Blue,  il s'agissait  d'intercepter  un haut placé dans un réseau  de trafique d'esclave. Seul bémol, l'île ou se trouvait la cible était bien trop loin et le manque de vivre commençait à se faire sentir au sein de l'équipage.
Affin de satisfaire les besoins de ses Hommes  en nourriture et en heure de sommeil  le groupe fit escale à Inu Town, l'île la plus proche.  Et parmi les soldats de la révolution  ici présent on retrouvait Rey.

Le jeune homme portait encore les séquelles de sa vie d'ancien  esclave bien que cela faisait déjà cinq ans que le capitaine Woodstone le prit sous son aile. Après trois ans de traitement hormonal, de soin intensif le jeune  homme jouissait  finalement d'une vie normal malgré l'absence de son « membre viril » et cela faisait même deux ans qu'il avait fait serrement de rejoindre la révolution officiellement.


Pendant que l'équipage s'attelait à  sortir les caisses du navire, le capitaine donnait  de la voix pour ce qui était de l'organisation.

-Messieurs ! Vous avez bien travaillé, attelez vous  à  renflouer les stocks, McKarty, Butch  je vous laisse  vous occuper de gérer ça, on a eu de généreux donateur ma foi ! Plus tot on finira plus vite on pourra se reposer.

-Oui capitaine

-Je vais aller faire du repérage,  gamin tu m'accompagnes !

-Non merci j'ai des choses à faire tu sais..

-Insolent comment oses tu me parler comme ça !? Respectes tes aînés !

Ni une ni deux, à peine eut il entendu   la réponse de Woodstone qu'il se prit  un coup de poing de ce dernier qui l’assomma sur le coup. Et  à son réveil  il se trouvait dans un bar, non  une taverne plutôt après mure  réflexion, un comptoir, des trousseaux de clés épinglés sur le mur.    Une odeur  de bière et de cigarette  froide flottait  dans l'air, une cacophonie insupportable au oreilles du jeune soldat à peine sorti de sa torpeur.
Sur la chaise d'à coté le capitaine  riant au éclat,  pompette au possible, jouant au carte avec   des locaux  aussi ivre que lui si ce n'est plus. Le sexagénaire adressa alors quelques paroles à un de  des  fils de substitution toujours dans un ton enjoué.

-T'es d'retour gamin ! Je pensais y être aller trop fort cette fois ci mais t'as l'air de tenir plus ou moins le coups Haha !

-Espèce de vieux de mes deux  c'est pas passer loin !

-Haha un peu de respect morveux, vas t'acheter à boire et à manger tant qu'à faire ça va te détendre.

-Sans façon, je préfère aller m'entraîner plutôt.

Le ton du capitaine changea le temps d'un instant, plus sérieux, plus profond, agrippant  le bras de l’eunuque de manière soudaine avant de  poursuivre.

-Gamin, je sais ce que tu ressens, mais te tuer à la tache ne fera pas avancer les choses plus vites. Bois un coup et mange quelque chose, on en a pour quelques heures avant  que tout les préparatifs... Ah c'est à moi de jouer tu vas pas m'entuber   hein !

Cela en était déjà fini, il était déjà retombé dans  ses travers...Mais il avait tout de même raison, Rey pouvait laisser  sa soif de justice de coté un moment, même si son corps encore fragilisé et fatigué. S'entraîner au sabre et à améliorer sa condition physique  tout les jours pour compenser le manque de potentiel  était  sa seul façon  d'avancer, à défaut d'être née pour devenir le plus fort, il le  deviendrait  à la force de persévérance.  

S’apprêtant à  réceptionner sa commande, un plat de pâte  avec de la sauce tomate de mauvaise  qualité et un verre de soda, Rey ne buvant pas d’alcool  le goût amère de l'eau de vie lui étant  particulièrement  désagréable.
Toutefois, un nouvel arrivant  se fit remarqué, pauvrement vêtu,   un canne à la main pour s'appuyer,  des cheveux  long et gras, des yeux blancs vides de toute expression. Et bien que le jeune homme était  assez éloigné , il ne pouvait ignorer la puanteur qui s'en dégager. Mais, ayant lui même  connu la misère dès ses neuf ans et ne devant sa survie que sur un coup du sort, il ne pouvait s'empêcher de ressentir de la compassion pour le nouvelle arrivant, et ne nécessitant pas  vraiment  de manger énormément au vu de son passé d'esclave, son appétit ayant été sculpté par la privation.

Son plat à la main,  un verre dans l'autre,  il s'avança en direction de ce qui semblait être un mendiant assis près de l'entrée  mais ce dernier ne semblait pas vraiment le localiser  avec précision à l'aide de ses yeux.

-Excusez moi, je sais que ce n'est pas grand chose mais que diriez vous  d'un plat  de pâte et d'un verre de soda ?  N’hésitez pas  à vous installer je vous tiendrait compagnie si  cela vous convient. Je suis Rey cela dit au passage, Rey Bolgarski.


Dernière édition par Rey Bolgarski le Lun 8 Jan 2018 - 20:38, édité 1 fois
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Minos
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Sam 6 Jan 2018 - 11:38

Un révo, de nos jours, c'est soit un chômeur, soit une pute, qu'j'explique à Gob Darmeny.
- Oh ben quand même, qu'y m'fait genre je défends ma gamelle, y en a des bien.
- Meilleure vanne de la soirée celle-là. Un bon révo est un révo mort. C'est quoi, au fond, le but d'un révolutionnaire ? C'est dé révolutionner. Et pour ce faire, faut aller au charbon. Sans jeu de mots hein les gars.

Ouais, on est dans une mine, pour la petite info. Eclairés à la lampe à huile dans un endroit qu'a jamais vu le soleil. Et je suis entouré de mineurs, mais de ceux qu'un délinquant sexuel ne voudrait surtout pas inviter dans sa charrette à coup de bonbons. Y a tellement de testostérone ici qu'on pourrait tourner une pub pour parfum viril qui schlingue et qui nique la peau.

Un révo, ça ne dure pas longtemps. Parce qu'il aura agi. Je vais pas te citer Hagakure parce que je suis pas supposé le connaître, mais y a quand même un passage dans ce bouquin de sabreurs philosophes qui te dit que toute décision doit être prise en l'espace de sept respirations. On y parle aussi des quarante et des poussières ronins, dont le boss est mort et q'ont préparé un plan pour le venger. Minutieux et tout. Ben c'était contre leur code. Quand t'es ronin, si ta vocation n'est pas de te suicider comme un ado victime d'happyslapping, ben soit tu passes à autre choses et tu te trouves un nouvel employeur, résignation, soit tu vas au combat direct et tu venges ton lascar, réaction. Mais concocter un super plan de ouf pour tendre des embuscades à la mords-moi-le-noeud-vas-y-que-je-t'y-pousse-Marie-couche-toi-là, ben c'est de la merde.

Moi, je dis t'as un souci avec le Gouv ? Ben tu prends les armes. Pas littéralement, pas tout le temps. Y a de la futilité dans ce que je dis faut lire entre les digues. Mais en gros, tu te planques pas. Tu fais pas ta petite putaine trop rusée parce qu'elle remplit sa feuille d'impôts et dénonce son voisin qui met de la zik trop fort après vingt-deux heures. T'es révo, ta vocation est de vivre en marge de la société et de faire chier le monde. Pas le peuple, le monde.

Tiens, exemple comme ça, au débotté. Je sais que t'es un révo, Gob. En tout cas, à tes yeux. Ca se voit, ça se sent, rien que dans ta démarche ça transpire. Et t'es pas le seul ici. Je vous ai pas tous repérés, mais on sent clairement en venant bosser une demi-journée qu'il y a un microcosme dans la mêlée générale. Un peu comme si vous aviez baisé la veille et que personne ne devait le savoir. On retrouve le même truc dans les hautes sphères, chez ces nobliaux infectes. Mais bref, tout ça pour dire que rester là à attendre votre heure, c'est vain. T'entendras plus souvent l'appel de la bouffe que celui de la révolte. Mais je comprends, tu te sens utile, t'as l'impression d'agir en faisant ce que le colibri appelle sa part du boulot. Et c'est pas con comme tactique. Mais elle a une faille. La peur.

T'intégrer dans la société, c'est troquer ton indépendance contre de la sécurité. Tu découvres les joies du matérialisme, des mêmes voisins, d'une terre que tu connais. Ta bulle de sécurité s'agrandit. Et là, t'es dans le piège, parce que t'es à ça de devoir tout chambouler. T'es pas là pour aimer le monde, t'es là pour l'améliorer. Même si t'es un pur pro paré à abandonner sa famille, ses amis et tout le reste pour combattre sans un regret, sans une inquiétude le Gouv, combien sont comme toi, à ton avis ? On dit que les révos sont forts parce qu'on ne les voit pas. Moi je dis qu'ils sont fiottes parce qu'ils ne se montrent pas. Tu commences à te demander si je suis du CP hein ? Ca serait pas mal,ça comme tactique. Venir bosser à la mine avec vous et venir vous titiller la fibre antipatriotique pour mieux vous débusquer.

Réfléchis à ça. Si tous les révos ne se planquaient pas mais se montraient clairement, à quoi servirait encore le Ciphon Philter ? Qu'est-ce que tu veux espionner quand l'armée est là, bien visible et prête à te mettre sur la gueule ? Non, vous préférez tous vous planquer parce que vous savez qu'un flinguera d'abord celui qui gueule le plus fort. Et dans votre mesquineries de lopettes, vous préférez que le sacrifié soit l'autre et que vous vous puissiez voir germer les graines de votre nouvelle utopie. J'appelle ça être lâche et débectant, puis être déjà dans le mood d'un prochain tyran aussi. Sacrifier les autres pour conserver son confort, si ça c'est pas ce qu'on vit déjà avec les tauliers actuels. Une révo, c'est pas changer la tronche du Roi, c'est changer les règles du jeu. Voilà pourquoi un révo est un chômeur ou une pute. Et bon, ceux que je vois ici, ils ont un travail.

Le vrai révo, ou bien il a tout laissé tomber parce qu'il sait que ses prétendus frères convoitent l'héritage du combat plutôt que le combat lui-même et il a capté que ça servait à rien, soit il s'intègre dans le système et fait une révolte molle pour se donner bonne conscience. Ce sont les végétariens de la contestation.

Long silence, codé d'un morse de de pioches et masses autour de nous. Le discours a fait s'arrêter quelques uns des gars. Certains révos, certains simples civils. Je savais qu'il y en avait pas mal ici arce que c'est logique. Zone de travail pénible, ça filtre déjà pas mal d'indésirables. Puis c'est sombre, les artères ne figurent sur aucun carte. C'est l'équivalent d'une grosse cave secrète dans la ville. Mais c'est pas pour ça que je suis venu bosser ici. La révo est venue dans la conversation, mais pour moi ils ne le sont pas plus que les pêcheurs qui ne relâchent pas les trop petits poissons. Du coup, griller leur couverture en journaux, je m'en tamponne le derche au talc. De toute façon, qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent ? Les gens sont automatiquement fascinés dès qu'un mec paraît un peu plus libéré qu'eux. On se pignole sur des "libres penseurs" des "sonneurs d'alerte". On les savoure par procuration, exactement comme ce révolutionnaire mou et lâche que je décrivais. Le fait qu'aucun ne vienne me péter la gueule, quitte à s'en prendre une sévère, confirme ce que je dis. Ce sont des mauviettes. Et c'est pas parce que je fais trois fois leur taille qu'il faut se priver. Si tu peux pas tenter ta chance face à un colosse de six mètres, comment tu comptes renverser une puissance mondiale ? Des colibris qui refusent de devenir des dragons.

Le boulot reprend. Reste quoi, une heure avant la pause ? Pas mal de bosseurs restent dans la gorge pour bouffer leurs tartines. Je suis mastoc, alors j'ai pas pu aller très profondément dans les galeries. J'ai à peine cinq minutes de marche jusque la sortie. En bon bosseur, j'empile quelques chariots miniers dans un brouhaha de grincements de pierrailles et d'acier. Autant te dire que ma force m'a immédiatement dégoté un contrat ici. Je suis une force de travail dans tous les sens du terme. La raison de ma présence ici est simple. J'ai trouvé un bateau hyper chouette pour décarrer, mais le Capitaine attend une marchandise qui devrait amarrer dans les trois jours. Alors, je lui accorde ce temps et visite. Quand on m'a parlé de la mine, j'ai voulu m'y remettre. C'est mon sport.

Je viens d'un royaume enseveli, où tout le monde est mineur. Je connais la roche, le boulot dans le noir où tu te sers plus de ton toucher que de tes yeux. Et cette impression que t'es entouré d'un vide plein, que si tu respires trop fort, tu vas dilater l'univers comme une jeune mariée. Ouais, y a vraiment un plaisir à crapahuter ici, dans le noir et la crasse, avec les claquements de roc qui raisonnent dans les tubes. C'est un peu comme regarder une carte postale de son foyer quand on est au front. parce qu'il est loin, mon pays. Et j'ai compris que le temps que j'y retourne, tout serait à refaire. Alors, je fais mon deuil et m'injecte un peu de nostalgie en cassant du cailloux.

Chariots sécurisés avec de la corde,je pousse la pile sur le rail grossièrement forgé. La lumière naturelle reprend peu à peu ses droits et la cavité expose toute sa cellulite. On se pousse à mon passage, comme si j'étais un train. Et c'est un peu ça, y en a de la marchandise trimballée d'un coup. Je peine malgré mon physique, parce que je n'ai pas arrêté depuis l'aurore et que j'ai chargé la mule pour en baver à l'extraction. Mais j'ai besoin de plus de bouffe qu'un humain de petite taille, alors faut que j'abatte plus de boulot. C'est le deal. Un deal de matérialiste, qu'on s'entende. On paye le travail accompli, pas le fait de travailler, d'avoir contribué à un projet. D'où concurrence, d'où inégalité, d'où création de castes et guérilla entre elles. Le dial se réfugie dans les détails. Mais j'ai la parade. Je compte pas attendre ma paye comme un bon mendiant. Je vais aller me bouffer un de ces trucs, buffet à volonté. Et ça sera sur l'ardoise de l'employeur. Il ne râlera pas en voyant l'addition, pas devant moi. Tout comme je n'ai pas râlé parce qu'il n'avait pas de matos de sécurité à ma taille. J'ai pris un risque, à son tour.

Hey, joli discours, Minos.
- Merci Snitch. Toi t'es un mec droit, je l'ai vu tout de suite.
- Merci gniark gniark gniark ! Mais je me demandais, comme ça, par hasard, et puisque tu es très à l'aise sur le sujet. Es-tu un révolutionnaire ?

Je le vois sortir un petit calepin et me fixer avec son oeil plus petit que l'autre. Un brave gars ce Snitch, il me manquera.

J'ai pas besoin d'être un révolutionnaire, Snitchy boy. Je suis déjà un Roi.
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Ragnar Etzmurt
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Dim 14 Jan 2018 - 18:38



De nombreuses personnes entrent et sortent de cette taverne. Bon dieu. Pas une seule n’a eu la bonté divine de me filer une pièce. J’suis un putain d’homme invisible ou quoi ? Un homme ? J’ne suis qu’un gosse de 18 ans encore, merde. Personne. Pas un type dans le lot capable de m’alimenter. Je suis prêt à travailler, même rendre service s’il le faut. Toussotant, je tente de d’attirer l’attention vers ma personne mais rien y fait. Je dois tellement empester que l’on me refuse tout.

Quel monde impitoyable. J’en viens même à m’demander si mon handicap n’est pas plutôt une bénédiction. Ainsi, on m’accorde la chance de ne pas voir ces humais dégueulasses. Les animaux, que je pensais dénués de sentiment, sont finalement biens plus « humains » que nous le sommes. Une bien malheureuse constatation. Je râle parce qu’on ne s’occupe pas de moi, mais si j’avais été à la place de toutes ces personnes, aurais-je fait quelque chose ?

« Encore merci m’sieur ! dit un homme, sortant de la taverne. J’peux espérer vivre quelques jours de plus grâce à vous. »

Un homme reconnaissant d’avoir pu manger… J’imagine qu’il s’agit d’un clochard comme moi. Il y a donc quelqu’un à l’intérieur qui a eu la bonté de le nourrir ? Ma seule chance de manger vient de s’envoler. Cependant, je prends quand même le parti de rentrer à l’intérieur. Sauf qu’une fois entré, je pressens un accueil des plus glacial. Un type vient me bousculer, volontairement ou non, alors que je viens toujours de franchir la porte.

« - Regarde devant toi ! Et va t’prendre une douche, merde ! Tu pue la pisse ! 
- Pardonnez-moi m’sieur. J’y vois pas grand chose. dis-je en passant ma main devant mes yeux.
- Un aveugle ? hùhù. »

Ça l’amuse ? Je sens des variations dans l’air, juste en face de moi, supposant que le type est en train de gesticuler devant moi. C’est probablement pour vérifier ma déficience. Une perturbation vient alors vers ma gauche, à hauteur de mon visage, et a en jugement la masse de celle-ci, je dirais qu’il s’agit de sa main. Rapidement, j’abaisse mon centre de gravité pour esquiver l’attaque, puis j’enchaîne avec une frappe de ma canne sur son genou qui le déséquilibre. À cet instant, je me redresse en vrillant sur moi-même, rotation finissant avec ma canne sur la tronche de mon opposant. J’entends des bouts de dents tomber au sol, avant qu’il n’en fasse de même à son tour.

« Pardonnez-moi pour ces désagréments. Aveugle, sans abri, sans un sous, je suis seulement ici dans l’espoir de pouvoir m’alimenter et non pas m’attirer la foudre de la population. Ce type a vraisemblablement voulu abuser de ma défiance. »

Je ne vois absolument les visages qui me font face, mais j’ai comme la sensation que leurs regards se posent sur moi comme sur une chose de dangereuse. Je ne suis pas dangereux. On veut ma peau, j’me défends. Alors j’me tiens droit, en appui sur ma canne, la tête haute et le regard porté vers l’horizon, ou vers tout et rien à la fois. J’attends quelque chose. Probablement mon jugement injuste. Si seulement j’avais le pouvoir de changer les choses dans ce monde…




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