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Rosa - Scène I [Quête]

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R1-Nobusada
• Sergent •


Feuille de personnage
Dorikis: 730
Popularité: 0
Intégrité: 0

Mer 3 Jan 2018 - 15:32

Game Master a écrit:
Résumé de l'En-Quête



Il était à Shell Town. Visite de la 153ème Division de la Marine. Fier de son patrimoine, patriote à en crever, le sergent arpentait les rues de la petite île avec l'assurance typique que les soldats laissent transpirer sur eux en terres conquises. A ceci près qu'il ne transpire plus autant que les autres. Depuis qu'il a pris la voie de la robotique, beaucoup de choses ont changé pour l'ancien pirate. Une époque lointaine qu'il regarde au présent avec un goût d'amertume. Le cyborg savait quoi faire. Ne pas ignorer ses fautes. Voir à l'horizon. Garder l'espoir de se racheter en étant juste et loyal. Quitte à faire régner une justice sanguinaire.

Un soleil de plomb dispersait ses rayons souverains sur les prothèses de l'homme d'acier. Il les renvoyait comme autant de reflets d'azur, comme s'il était lui-même un être lumineux. Le Flambant Neuf. Il était si brillant que son armure en devenait presque aveuglante. Cela contrastait du reste avec l'épaisse poussière que sa bonbonne de gaz traînait derrière elle : les petites roulettes du réservoir s'enfonçaient dans la terre sèche en continuant de tourbillonner sur elles-même. Elles faisaient un bruit continu de rotation précaire, les pièces n'ayant pas été changées depuis des lustres. Rustique, cette petite bonbonne contrastait avec le cyborg resplendissant qui l'emportait avec lui au bout d'une corde toute défrichée. Il fallait voir cet homme singulier déambuler dans les rues de Shell Town. Difficile d'ignorer un tel apôtre de la Marine régulière.

Le sergent ne se faisait guère de mourrons cependant. Il ignorait platement les regards jetés sur lui. Ses yeux restaient fixés sur son objectif, comme conquis par le saint Graal : la garnison. Allez savoir pourquoi, il devait la voir. L'inspecter. Savoir de quoi il en retournait. Pour une obscure raison, il s'était lancé le défi fou de rencontrer des légendes, et songeait que ce bastion de la justice devait en abriter quelques-unes.

Mais alors que tout semblait monotone, il la vit. Une femme. Agitée, haletante, jetant des coups d'oeil à gauche, à droite. En quelques foulées, il avala la distance qui le séparait de la jouvencelle. Sa bonbonne de gaz fit plusieurs bonds et roula à toute allure dans un équilibre précaire, emportée de force par la machine. Le Flambant Neuf ignora ce détail et, arrivant en héros, contempla un instant le visage épouvanté de l'inconnue. Elle avait un regard de velours et des lèvres juteuses. Elle était bonne, en somme. Il l'interrogea avec une voix métallique.

"Du calme, mademoiselle ! Je vous écoute, dîtes-moi ce que vous fuyez !"

En premier lieu, elle avait voulu l'esquiver, puis fuir. Continuer de courir, ne pas s'arrêter sur cette machine macabre et borgne. Mais il l'avait retenu. Il comprenait sa crainte. Dans un autre contexte, il l'aurait pris dans ses bras et l'aurait consolé à grands coups de ça va, ma chérie, tu es en sécurité avec moi, tiens, regarde, touche comme mon bras est dur. Mais il était criblé de prothèses, l'engin. Presque partout. Pour dire vrai, il n'était plus vraiment un mâle. Bien qu'elle eusse un joli minois, le Flambant Neuf n'était plus sensible à ces charmes inconditionnels et incontrôlables de l'être humain. Un aspect qu'il espérait corriger, un jour.

Elle tenta de se détourner de lui mais il insista. Elle céda. Elle lui raconta avec hâte qu'elle venait de voir quelque chose d'horrible. Elle lui parla de la famille Dong, lui expliqua qu'elle avait voulu livrer ses fruits et légumes, comme d'habitude, mais que la porte était ouverte. Que ce n'était pas normal. Qu'elle avait jeté un oeil. Des traces de sang. Partout. Sur les murs, sur les meubles, le parquet, les tapis, les escaliers, les tables, les chaises, même le lustre. Elle avait fui. Elle ne voulait plus voir ça. Il la rassura d'une main sur l'épaule.

"Ne vous inquiétez pas. C'est entre les mains de la Marine à présent."

Il la quitta et s'empressa de rejoindre le lieu qu'elle lui indiqua avec grâce. Un quart d'heure. C'est le temps qu'il lui fallut pour trouver le lieudit. Un grand manoir, avec une double porte ouverte. A l'entrée, il remarqua la caisse de fruits et légumes. C'était donc là. Il analysa d'abord la façade, tentant de remarquer un détail qui pourrait lui indiquer une présence étrangère. Il scruta quelques secondes mais ne vit rien. Pas de fenêtre ouverte ou brisée, pas de rideaux fermés, pas de présence sur le toit. Aucune trace. Il entra.

Décidément, c'était trop simple. Un homme se tenait là, de dos. La machine, en avançant, fit un bruit de frottement d'acier, comme un grincement d'horreur. Il dévissa son poignet et fit apparaître sa meuleuse à disque, qu'il activa derechef. Le bruit du disque tourbillonnant sur lui-même rappelait celui d'un moteur qu'on faisait rugir à fond la caisse. C'était stressant et volubile. Mais sa voix passa au-dessus.

"Au nom de l'ordre et de la justice, je vous somme de vous rendre."

Il fixa son oeil meurtrier sur la tête de l'intrus, laissant la lueur rouge jaillir de son orbite. Il était déjà prêt à le découper en pièces.
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