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Quand on arrive d’îles en îles…

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Ulcky Yuan

♦ Équipage : Les Ombres du Chaos

Feuille de personnage
Dorikis: 3300
Popularité: -225
Intégrité: -170

Sam 6 Jan 2018 - 10:02

C’est bien beau de vouloir aller sur la mer des grands avec tout une bande de pote, même s’ils sont un peu tarés, mais encore faut-il réussir.

C’est là le drame de cette histoire. Il me semble encore que la montée avait été cool, au début et j’avais même pris du plaisir à voir le bateau monter une pente comme on dégringole d’un toboggan. Mais à trop vouloir faire le con, on en oublie l’essentiel, se tenir et ne pas tomber. Une fois dans cette eau indomptable, la seule chose que je m’étais dite, c’était d’avoir de la chance de ne pas avoir bouffé un de ces fruits dégueulasses. Au moins, je pouvais espérer survivre.

Et bizarrement, c’est ce que j’avais miraculeusement réussi à faire. Oubliez les histoires où le grand héros arrive à rester en vie grâce à ses capacités de malade. Non, ici, j’ai eu une chance de cocu ! Enfin, si une donzelle m’avait attendu quelque part.
La tasse, j’ai dû la boire. Mais une fois que tu te réveilles la tête plein de sable sur une plage. Tu en oublies certains désagréments.

Ulcky : Et voilà le travail !

C’était ma première phrase de vainqueur que j’ai hurlé, seul, en me remettant sur mes guibolles.  Mais à bien regarder autour de moi, il n’y avait pas grand-chose pour m’écouter…

Yuan : Et là, tu passes pour un con, même seul…

Ulcky : Mais ferme-là toi ! La ramène pas comme ça et aide-moi à trouver un truc potable… à trouver…

Il y avait un sacré problème sur ce morceau de terre. C’était un îlot d’une taille plus que modeste. Assez pour en faire le tour en moins d’une heure. Donc à coup sûr, pas du tout cartographié. Moralité, soit j’avais de la chance et un bateau allait passer, soit je devais me démerder seul…

Alors, votre avis ? J’ai fait quoi ? Question idiote ! Bien entendu que je n’ai rien fait ! Il ne faut pas oublier que je suis une sacrée féniasse et avec le bol de survivre à une chute sur Reverse, j’allais bien continuer à puiser dans ma chance.
Mais au bout de quelques jours à manger de la racine et des noix de coco, la chiasse me fit penser autrement.

Pas le choix, je devais me sortir de ce merdier. Il ne faut pas croire, mais la situation restait critique. Il y avait peu d’arbre, donc je ne pouvais pas faire n’importe quoi avec. Soit un abri, soit une barque de fortune. La construction n’était pas un problème en soi, mais construire mon rafiot à mains nues n’était pas une chose facile, même pour moi. Suite, logique, je dormais à la belle étoile en me protégeant avec les feuilles de palmier et ne me faisant bouffer par les puces de sables... La joie !
La nourriture aussi ! Faire popo trois heures dans un trou, c’était fini ! Je pouvais heureusement trouver des crustacés, au début. Ensuite, quelques pièges rudimentaires pour les poissons et enfin, lorsqu’une saloperie de mouette passait un peu trop près, une bonne caillasse dans sa tronche et c’était plié. Mais la viande crues, je savais que c'était risqué. J'en avais mis du temps à créer un feu dans tous ça.

Voilà comment a duré la suite de mon histoire solitaire. J’ai dû rester un bon mois sur cet îlot au final. J’aurais pu partir avant, mais se lancer dans l’inconnu sans un poil de vivre et de flotte s’était risqué. J’avais pris un peu de plomb dans la tête pendant ce séjour, car je n’avais pas vu la moindre voile sur tout mon séjour. Et puis, il m’avait fallu attendre que les vagues m’envoient des débris pour finir correctement ma jolie barque de fortune.

Je jour J était enfin arrivé, rien à en dire de particulier, juste à l’eau !
Les deux premiers jours étaient parfaits. Calme et ennuyeuse. Mais au bout de plusieurs longs jours où les vivres diminuaient à vue d’œil, cela devenait plus inquiétant.

Au bout d’un moment, je ne comptais plus les jours. Car d’une part c’était fatigant et en plus, je n’avais plus rien dans le bide depuis un moment. Même parler avec Yuan devenait pénible. Enfin, plus que d’habitude.
Mais la chance était encore avec moi. Et au final, une nouvelle île m’attendait. Elle semblait petite aussi, mais une fumée s’y dégageait. Il y avait de la vie ! Ou de la mort, suivant la zone.
J’ai tant bien que mal dirigé mon embarcation vers ce lieu. Arrivé sur place, une sorte de paradis…

Du moins au début...


Dernière édition par Ulcky Yuan le Lun 8 Jan 2018 - 17:41, édité 1 fois
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Ulcky Yuan

♦ Équipage : Les Ombres du Chaos

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Dorikis: 3300
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Lun 8 Jan 2018 - 17:38

Alors ? Vous l’attendez la suite ? La voici…

A force de me rapprocher, je commençais à entendre des cris de femmes hurlant des « youhou ! ». Attention, rien à voir avec une chanson de dentiste qui irait chercher à gagner un concours de chanson. Non, là cela ressemblait plus aux chants des sirènes qui voulaient attirer les marins dans leurs griffes.

Même pas peur ! Et en plus, je n’avais jamais vu de sirène.
La surprise fut plus intense lorsque finalement, arrivé à quelques dizaines de mètres, je pus voir une  petite maison, charmante en plus, des plantations et une famille levant les bras pour m’accueillir.
Celui qui ressemblait au père, je m’en foutais, de la barbe, une chemise à carreaux, un mec quoi. Mais les trois demoiselles…
Sans aller dans des détails trop salaces, elles avaient toutes leurs charmes, et quels charmes, et surtout ne se privaient pas de laisser la suggestion agir grâce a des vêtements légers et souvent transparents pour mes petits yeux fatigués.

Arrivé sur la plage, l’homme s’empressa de tirer mon bateau pour le fixer et me tirer de ma galère.

L’homme : Bienvenue mon brave, vous avez l’air affamé et fatigué, laisser-nous vous aider ! Les filles !

Là, les deux jeunes femmes m’emmenèrent vers leur maison.

Ulcky : Et bien merci beaucoup monsieur, mesdames.


Elles avaient gloussé. Pour moi, dont le charisme n’attirait pas foule. Là, elles gloussaient. Mes bras sur leurs épaules, elles tiraient dessus pour que je les utilise comme béquilles, mais ma grande taille et mon poids faisaient que mes mains touchaient l’interdit sans que j’aie eu besoin d’un subterfuge pour le faire.

J’avais trouvé le paradis !

Dans la maison, la mère me préparait la table afin que je puisse remplir mon estomac bien trop vide.

Mère : Vous êtes trop rachitique ! Mangez voyons !

Comment ne pas répondre favorablement ? Je crois avoir englouti tout ce qui était possible. Pendant ce temps, cette charmante compagnie me demanda mon histoire. J’ai un peu brodé sur mon côté pirate, enfin, je l’ai plutôt un peu oublié même. Un aventurier c’est quand même plus glamour. De leur côté, elles m’expliquèrent être une famille recluse sur ce petit îlot souhaitant le calme et profitant des rares escales de navire pour connaître la suite des histoires du monde.

Ça existe vraiment ce genre de famille ? Et heureuse en plus ? Car l’île était d’une taille similaire à l’autre, mais en bien plus fourni niveau végétation et culture. Ils semblaient utiliser tous leurs temps à travailler la terre pour ne pas être affamés. Ils récupéraient des graines ou des animaux lorsque des bateaux passaient et échangeaient ses derniers contres leur accueil. Pas con comme système. Mais la structure de la maison et les planches m’intriguaient… Cela ressemblait beaucoup à ceux des navires justement.

J’ai pu passer plusieurs jours à profiter de leur hospitalité, sans avoir à rien faire en retour et en prime. Je devais partager le lit des deux jeunes femmes. Incroyable ? Oui moi aussi je trouve. Bon je vous rassure, rien ne c’était passé. L’envie était là, mais bon… Sauf qu’au bout de quelque temps, je sentais des mains baladeuses aller si- et là. Bref, quand je parlais de paradis, c’était vraiment le cas.

Sortant inexorablement de ma maigreur et de ma fainéantise, j’ai commencé à faire vouloir explorer l’île. Le père n’était jamais loin de moi pendant ses moments. Comme une ombre qui n’était pas la mienne.
Je retrouvais des planches et autres ustensiles qui traînaient parfois sur la plage. Ils étaient nombreux  vus la taille du bout de terre. Mais bon, vous me connaissez, pourquoi s’inquiéter ?

Filles : C’est bientôt la grande soirée !

Ulcky : La grande soirée de quoi, de qui, d’où ?

Yuan : D’où ? T’es vraiment con… dans une autre île a perpette les oies !

Ulcky : Connard…


Le père : C’est une soirée que nous faisons une fois par an, pour remercier dieu de nous amener des gens comme vous de temps à autre.


Ulcky : Ah oué, cool. Mais, ça fait un moment que je suis là et on a pas vu un autre rafiot que le mien. C’est normal ?

Le père : Oui, oui, les visites sont rares… Très même, donc c’est très normal.


Yuan : C’est beaucoup de normal dans une phrase… Il est étrange. Toute la famille l’est.

Ulcky : Tu dérailles, ils sont gentils et serviables.

Yuan : Tu trouves ? Moi je dis que rien n’est normal ici. Regarde, il y a différents types de bois alors que sur l’île c’est la même essence.
La technique du travail de la planche semble différente aussi. Et puis bon regarde autour de toi ! On se croirait dans un rafiot !


Ulcky : Tu exagères… Ils sont adorables et serviables…

Yuan : Mais, regarde toi ! Regarde-nous ! On est deux fois plus gros que la normal !

C’est vrai qu’étrangement, j’avais pris de l’embonpoint à une vitesse folle. Et puis les jeunes femmes continuaient de me palper presque tous les soirs, sans jamais que rien ne se passe.

Tu commences à comprendre ? Ils veulent nous…

Ulcky : Marier !

Yuan : Crétin…

Le père : comment ?

Ulcky : non rien, je pensais tout haut.

Cela devait être ça ! Un mariage ! Il voulait m’offrir à l’une de ses filles, peut-être même aux deux. Que de bonheur dans ce monde de brut.

Ulcky : Et c’est quand cette fête ?

Le père : Pour demain, ne vous inquiétez pas...


Yuan : Son histoire pue à cent mètres. On doit se barrer ce soir.

Ulcky : Pfff, fait confiance…

La nuit tombante, j’avais prit place dans le lit conjugal… Hum, dans le lit donc en laissant Morphée faire son job.
Mais dans la nuit, un craquement de plancher me réveilla. La lune brillait fort et la silhouette du père m’apparaissait devant les yeux. Il brandissait un objet brillant qui m’éblouissait.

Yuan : Barres-toi crétin !

Un réflexe, oui, un réflexe par l’appel d’un instinct de survie. Ou simplement la peur de me faire planter par je ne sais quoi ! Yuan m’avait fait flipper sur le coup et j’ai roulé sur le côté, par-dessus l’une des belles, puis en m’aplatissant comme une crêpe par terre. En relevant la tête, j’avais un angle de vision bien différent et l’objet qui brillait était un grand couteau de cuisine.
Je ne comprenais pas vraiment pourquoi cela arrivait. Les griffures que je subissais sur le visage par la belle qui n’était plus endormit ne m’aidaient guère à comprendre mieux la situation.

Une à une, chaque belle plante de la famille devenue survoltée me menaçait avec des armes blanches. Cela faisait un sacré bordel dans la maisonnette entre ces quatre furieux et le bougre enrobé que j’étais devenue.

Mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi me faire du mal ? Pourquoi …

Par réflexe et par manque de temps, un énorme coup de poing dans le mur le fit volé en éclat. Je croyais que c’était la porte, mais en fait… Pas du tout. Leur surprise était grande, mais cela ne les a pas fait changer d’idée. L’envie de me trucider.

Le père : La nourriture va partir ! Rattrapons-le !

Ulcky : La nourriture ? Comment ça ?

Yuan : Imbécile, tu ne comprends pas que ce sont des cannibales ? Ils t’ont gavé comme une oie pour mieux bouffer ! Les gamines ne te tâtaient pas pour tes beaux yeux, mais pour vérifier la marchandise ! Repense à chez eux et à tous les débris sur le plage sud. Ils doivent faire ça depuis un moment les tarés…

Mes larmes coulaient dans le même temps où je saisissais la situation. Vraiment trop injuste ! Moi qui croyais avoir trouvé le bonheur. Je traînais de la patte en plus avec ma surcharge pondérale. Mais je devais fuir, impossible de détruire ce bonheur même factice. J’ai arraché la corde qui retenait ma barque, puis j’ai sauté dedans. Enfin je croyais l’avoir fait, mais en fait je m’étais ramassé par terre. Trop de poids associés à un manque d’exercice, et bien cela donne un raté.

Une piqûre violente dans mon fessier me fit sortir de mes gonds. La fameuse fourchette à deux dents idéales pour les barbecues s’était plantée en moi. Sauf que la merguez, c’était devenue moi !
Mon pied s‘enfonça par réflexe sur le visage de la mère de famille qui fit plusieurs mètres en arrière.
Malgré la douleur de la situation et de la broche encore plantée en moi, j’ai repris ma course vers mon petit navire et j’ai vogué la mer en pleurant comme un gosse qui avait perdu son jouet référé.

J’entendais au loin, les injures de mes anges déchus. Dans un dernier effort, j’ai arraché l’arme de ma chaire pour finir par pleurer en boule dans la nuit...
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Ulcky Yuan

♦ Équipage : Les Ombres du Chaos

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Jeu 11 Jan 2018 - 22:19

En boule dans ma barque en continuant de pleurer comme un enfant qui aurait perdu son jouet préféré. Celui qui sanglote et qui morve d'une façon totalement dégoûtante. Voilà le spectacle que personne ne verrait. Mais le mal était là. Mon mal. C'était l'une des rares fois où j'avais mis du temps à me remettre de cette douleur. Le temps était très lent qui plus est. J'ai bien mis... vingt cinq minutes pour m'en remettre...
Cela c'est terminé lorsque le jour à commencé à pointer le bout de son rayon. Mon ventre se réveillait lui aussi et grognait de faim. Logique ! J'avais été choyé pendant plusieurs semaines. Difficile de ne pas prendre de bonnes habitudes ! Mais, là, je n'avais rien sur moi. J'étais parti à la hâte, juste mes vêtements sur moi.

Je me retrouvais donc dans une mouise aussi forte que la dernière fois. Mais là, j'avais moins de temps pour trouver une île ou un navire potable.

La traversée fut plus mouvementée. J'ai subi les caprices de la météo et de temps à autre, des monstres ont tentés de se repaître avec ma personne. Fort heureusement, j'avais les idées encore claires pour répondre agressivement. Cela m'avait donné la chance de me nourrir et de garder des forces.
Mais ma plus grande difficulté, c'était de récolter de l'eau potable. Les pluies n'étaient pas très régulières et en plus, mes rondeurs disparaissaient. Signe évident de mon manque de nourriture.

Un matin, après une nuit assez agréable. Je me réveillais avec une sensation différente. Comme si le navire voguait sur une rivière. Sans houle.
Je scrutais l'horizon, allongé dans ma coque de noix, et rien ne semblait différent. En tournant la tête en arrière, ma surprise fut plus grande...
Je voyais l'arrière du crâne d'un monstre marin. En me redressant, j'ai pu constater que mon navire était en fait sur le dos du mammouth marin. Je dis mammouth, car il en avait la forme, les défenses, mais avec une peau lisse.

Comment fallait-il réagir ? La peur ? L'angoisse ? La crainte de finir dans le ventre du monstre ? Non ! Il devait finir dans mon ventre ou bien m'obéir.

Mon tempérament est simple. J'agis et je réfléchis ensuite. J'ai donc sauté sur le haut du crâne de l'animal. Il n'appréciait pas mon geste désinvolte et commença à bouger de façon agressif. Un bond vers le haut, simple rapide pour une meilleure descente vers son crâne, une nouvelle fois, mais avec une intention franche de frapper.
Mon poing s'écrasa sur lui dans un bruit sourd. L'animal semblait souffrir et commençait à couler. Lentement, mais il s'enfonçait dans la mer.

Je n'avais pas envie de voir mon repas partir dans les fonds marins, mais je n'avais aucun moyen de retenir cette masse de chair. Mon bateau se posa de nouveau sur les flots pendants que je prenais moi-même un bain non désiré.

Quel dommage... Je réfléchissais à un moyen de récupérer mon dû. Puis, je me demandais si j'aurais pu faire autrement. Mais le temps de ma réflexion fut brèf. Une ombre énorme se tapissait derrière moi et cachait la chaleur du soleil.
La bête n'avait pas clamsé sous mon coup, loin de là. Et son regard me disait clairement que j'allais subir son retour de flamme.

Sa trompe sortit de l'eau comme un doigt d'honneur avant de s'écraser sur moi. Accablé sous l'eau, mon réflexe de fourbe fut simple, attraper son appendice pour ne pas sombrer.
Lorsqu'il comprit que je m'étais agrippé, il balança son membre dans tous les sens afin de me faire lâcher prise.

Avec mon manque d’énergie et son écrasante force, la sentence tomba, j'ai lâché.

J'ai été propulsé dans les airs, cela à durée un long moment avant de m’aplatir dans l'eau dans un grand fracas.  

J'ai bien cru que mon heure était la bonne, mais j'ai finalement pu sortir la tête de l'eau pour respirer. Plus de monstre devant mes yeux, mais un navire sans bannière à la place...
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