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Le gant est jeté

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Derrick Oletto
••• Agent de catégorie II •••

♦ Localisation : Ici et là
♦ Équipage : :roll:

Feuille de personnage
Dorikis: 3395
Popularité: -137
Intégrité: 107

Ven 23 Fév 2018 - 12:20

Petite chiure. Si tu crois que ça va se passer comme ça.

Jamais se détourner du travail, jamais. L'oisiveté est la mère de tous les vices, dès qu'on a plus la tête dans le guidon à turfer comme un damné, on commence à papillonner comme un jeune homme. Comme un branleur en somme.
Mes vacances sont pourtant rares. Toujours dans les mauvais coups le père Oletto. Dernièrement, j'ai encore dû provoquer un début de guerre civil pour dépouiller une île non alignée de sa trésorerie. C'est dire si je chôme pas. Mais bon, quand tu te prends deux boulets de canon dans l'estomac la même semaine, et que les deux qui ont tiré n'ont aucun rapport entre eux, c'est un signal assez clair, faut que je tempère les velléités, que je laisse refroidir le moteur, que je me mette au vert. Bref. Les vacances s'imposent.

L'oisiveté s'est donc imposée à moi, et ce qui en a découlé n'en est que la fâcheuse conséquence.
Ouais, je me suis entiché d'une gueuse. Ça a arrive même à des gens biens remarque. Son nom ? Euh... Sa... Saké... un truc dans le genre. Bon, elle a pas non plus une tronche qui mérite qu'on se remémore son blase. Pas qu'elle soit moche non, c'est pas ça, mais faut pas avoir des critères trop exigeants. Après tout, le philosophe ne disait-il pas « Il est superficiel de juger une femme à son faciès car seul son cul présente de l'intérêt. » ? C'était un chouette philosophe mon père.
L'autre vilaine - je force le trait, mais elle pas non plus franchement... - je lui paie un verre, on cause, elle se présente, j'écoute à moitié, jusque là... le sans faute. Son nom m'en souviens plus, mais elle est chasseuse de prime. Et elle me parle de son chat... est-ce qu'une seule bonne femme en ce bas monde s'est déjà demandé sérieusement si les mâles en avaient quelque chose à carrer quand on leur cause du minou qui fait «Ron ron» et «Miaou» ? M'enfin... puisqu'il faut bien ça pour la troncher, je tends l'oreille, des fois qu'elle dise quelque chose d'intéressant, sait-on jamais.

Discrètement, tout en finesse, je remplis son verre aussi vite qu'elle le vide. C'est une vieille technique qu'on apprend au Cipher Pol pour euh... prédisposer aux échanges cordiaux. Une fois qu'elle est ronde comme une queue de pelle, je me dis qu'elle est mûre pour tâter du gourdin. Et là... oh la chiure celui-là... voilà un type qui arrive, mauvais genre, une salopette et des outils de travail : un couillon d'artisan.
Pendant que j'étais aux toilettes, il me la rafle. L'amour de ma vie me passe sous le nez parce qu'un... un charpentier de mes deux l'a cueillie pendant que j'avais le dos tourné.
Y va voir l'autre buse, y va voir !
Avec mes réseaux dans le C.P, c'est l'affaire de vingt minutes pour découvrir son identité. Léon Lawliet. On sent d'emblée, rien qu'au nom, que ses parents l'aimaient pas. Le tout, avec un numéro d'escargophone.

Faut que je puisse reconquérir ma Sakineh, quelque soit son nom. Elle est pourtant pas belle, et intellectuellement parlant, elle oscille entre le minéral et le végétal, mais c'est elle que je veux bordel ! Alors... vu qu'elle m'avait dit - elle a pas de goût en plus de ça - qu'elle aimait les musiques pour gogols où les braillards font des rimes pauvres avec un son aussi minimaliste que redondant, je me dis que je vais la prendre par les sentiments avant de la prendre par... euh...

Donc j'ai écrit des paroles. C'est pas fameux, m'enfin elle mérite pas non plus une symphonie. Après avoir griffonné ça sur un coin de table, j'accouche de ma prose via escargophone en appelant l'autre fumier. En entendant ma sérénade, l'autre zouze, elle va rappliquer en titubant, elle et son minou.
Il a décroché ! Crachons cette purge auditive qu'elle me revienne.

On s'est rencontré au bar,
Moi j'voulais rien savoir,
Mais tu m'es rentrée dans le lard,
Et tu m'as d'mandé à boiiire ♪


(Certes, j'ai un peu travesti la réalité des faits, mais tous les grands chanteurs le font. Vous saviez que "Ne me quitte pas" c'était destiné à une fille que Brel gardait dans sa cave ? Quoi ? Ça vous étonne qu'un Belge ait des enfants dans sa cave ?)

Là je m'suis r'trouvé sans défenses,
T'avais d'la bière plein la panse,
Et d'ton charme si intense,
Tu m'as fait brandir ma laaaaance ♫


(Bah quoi, c'est pas plus de mauvais goût que ce qu'elle écoute)

Moi j'me dis qu'cette bombasse,
Faut absolument que je m'la fasse,
Dans une heure dans ma place,
Elle va en prendre plein sa raaaaaace ♪


(Je persiste et signe, c'est du Prévert comparé à ce que les "chansonniers populaires" chient de nos jours sur les ondes)

Sur ces réjouissantes promesses,
Pleines de stupres et de fesses,
Bien que tu m'tenais presque en laisse,
Alors t'm'abandonnes, tu me laiiiiiiisses ! ♫


(Vous trouvez que faire rimer "laisse" avec "laisse" c'est le niveau 0 de l'écriture ? Mais mes pauvres enfants, allez vous faire saigner les tympans en écoutant du Black M et toute la clique de rappeurs, vous verrez que je mérite le Panthéon en comparaison)

Tout ça pour ce Léon,
Cette petite tête de con,
Artisan sans un rond,
Lâche l'affaire laisse bé-toooooon ♪


(Oui, une petite référence à Renaud. On n'est plus à ça près de toute manière).

Reviens-moi Sakina,
Lui il te mérite pas,
Des chansons comme celle-là,
Jamais l'en écriraaaaa ♫


(À Dieu ne plaise en tout caaaas ♪ ....)

Moi j'me dis qu'cette bombasse,
Faut absolument que je m'la fasse,
Dans une heure dans ma place,
Elle va en prendre plein sa raaaaaace ♪


(On met un refrain pour conclure, et ça fera l'affaire).

Si avec ça j'ai pas ses faveurs à l'autre grognasse, me reste que le Buster Call pour la convaincre.
Faut que j'arrête de prendre des vacances, ça m'épuise et ça rend con.
http://www.onepiece-requiem.net/t19217-fiche-technique-derrick-o
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