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La Communauté des Animaux

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Minos
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♦ Équipage : La Légion

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Dim 1 Avr 2018 - 7:33

Je m'appelle Klein T. Lord J'aurai dix-huit ans cette année. Espérons.

C'est à Poiscaille que je vis le jour. Comme beaucoup d'enfants de mon âge, j'étais fils de pêcheurs. Promis gabier, j'ai écoulé dix années relativement joyeuses. Vie dure, mais gratifiante. Je détestais surtout le froid et l'humidité. Le poisson compensait bien entendu, au petit matin, cru,  avec du gros sel. L'odeur en rebute beaucoup en dehors de Poiscaille, mais pas moi. Je suis amoureux de ce fumet, du goût du sel et de l'iode. J'ai tellement vécu longtemps en mer que j'avais le vertige en revenant sur terre. J'imagine que je serais un bon gabier aujourd'hui, si je n'avais pas perdu tout ce que j'avais.

La vie est parfois si brusque que les mots pour lui rendre le rythme qu'elle inflige semblent tous inadéquats. J'étais suspendu aux manoeuvres quand le soleil pointait au zénith et, au zénith suivant, j'étais détenu en fond de cale avec les survivants de mon équipage. Notre Capitaine était un homme recherché. Nous l'ignorions, pour la plupart. Néanmoins, il parvint à convaincre de lutter contre la Marine en nous affirmant que nous étions en zone interdite, que leurs ordres étaient de mettre au fer quiconque pénétrerait cet endroit. La panique, son talent d'orateur, j'ignore ce qui a fait prendre la décision de combattre. Encore aujourd'hui, j'ignore si c'était la bonne décision.

Nous avons combattu sans chercher à tuer. Avec terreur, la plupart se rendant au premier sang ou implorant la miséricorde. Notre Capitaine périt dans la gloire du combat, avec quelques autres membres féroces de notre équipage. Je ne combattis pas. j'étais trop jeune, puis j'avais peur de descendre. Les soldats ne nous ont pas mal traités, la plupart étaient rudes, mais bien dans leur rôle de soldat. En voyant une telle organisation, il était certain que nous n'avions aucune chance. Et si nous l'avions perdue ce jour-là, ce n'était pas pour la récupérer de sitôt.

Nous avons balloté dans cette cale comme dans les méandres de la justice. Un coup nous allions être relâchés, un coup notre crime faisait de nous des pirates. Je n'ai pas compris grand chose, mais mes deux mères ont été séparées et j'ai suivi l'une d'elles jusqu'à un pays glacial où il y avait bien moins de tequila que de wolf.  

Le bloc 18 n'avait rien de pire ni de plus enviable que les autres. Ce n'était qu'une brique d'un immense mur d'où grouillaient les chétifs, les parias et oubliés de tous. Il fallait travailler pour avoir sa soupe, sa pelisse, son eau chaude. Tout avait un prix et la monnaie locale débutait et s'arrêtait dans l'enceinte des murailles de notre prison opaque. Régulièrement, des gens étaient appelés à divers travaux. Des réparateurs pour les ponts  ou les navires, les voiles, les vêtements, nous rafistolions tout. Sauf les armes, toutes aux mains des nombreux surveillants. Lorsqu'un esclave défiait un des gardes, tout son bloc en payait le prix.

Je pense que nos pires geôliers étaient nos propres compères. Bien sûr, tous parlaient de liberté, d'espoir de partir, d'un avenir meilleur. Dans les faits, personne ne faisait rien. Nous connaissions tous la responsabilité d'un échec et sa probabilité. D'autant que bien pire que les hommes, il y avait le froid par-delà les murs.

Pour ma part, je caressais le rêve de devenir gabier, ou pêcheur de cachalots, comme quelques privilégiés parmi nous. Ils accomplissaient une tâche ingrate, prenaient les plus gros risques, mais au moins ils pouvaient voir la mer, toucher du poisson frais et entier. Je n'eus jamais droit à ma chance. Moi, je cousais des voiles abîmées par les intempéries. Ce fut à cette époque que ma copine et voisine de couche mourut. Pneumonie, probablement.  Mon rêve de reprendre la mer prit fin peu après. J'attendais mon tour. Pourtant, je continuais de briser la glace chaque matin pour mes ablutions, moi qui détestais viscéralement le froid. Tous ceux qui renonçaient à s'élever au matin pour cette corvée périssaient dans les deux jours.

Quand ma barbe commença à pousser, on me confia une place à l'entretien des ponts. C'était un travail parmi les plus harassants et risqués, mais la paye était majorée. La taille des gardiens aussi. Thrym était un géant que le froid ne semblait pas ronger. Nous ne rentrions pas avant que le travail soit terminé, coincés entre la muraille de notre maison et le corps du géant au sommeil léger. Au moins, son corps offrait une protection contre le vent. Et enfin, je pouvais voir la mer.

Le géant n'était pas mauvais, du moins pas plus qu'un autre gardien acceptant de surveiller des esclaves. Néanmoins, il était un obstacle.

Un soir, pendant les quelques heures où le froid s'avérait trop létal pour permettre un travail efficace, une ombre surgit. Un monstre cornu grand comme le plus grand des hommes. Nous prîmes peur au début, d'autant que la bête mettait en charpie les soldats du pont. L'espace d'une minute, nous souhaitions que Thrym l'emporte sur lui. Puis, nous comprîmes qu'il s'agissait d'un homme et qu'il était là pour nous libérer. Un Roi sans armée, un fou seul sur un damier. Pourtant, il réussit à vaincre notre gardien lors de leur second duel, après que nous dûmes le repêcher et réchauffer suite à son premier échec. Thrym mort, les soldats en morceaux sur la route de la liberté, le colosse fut clair. Il ne pouvait pas tous nous libérer, mais cherchait des bras pour agrandir son armée. Le suivre signifiait tout abandonner, là à l'instant, pour voguer avec lui et son complice Capitaine vers des terres plus chaudes. J'ai pensé à ma mère, toujours enfermée dans les blocs. Mais j'ai aussi pensé à ma chance unique de sortir. Je l'ai suivi, comme la plupart d'entre nous. Après une sélection sommaire, je fus ravi de voir que je faisais partie des rescapés. Une nouvelle vie s'offrait à moi.

Bien entendu, sacrifier tout ce que j'avais ne fut pas facile. Quel sort pour ceux du bloc des déserteurs ? Est-ce que ma mère comprendrait mon choix ? Pourrait-elle survivre sans nos moments de convivialité pour tenir le coup ? Des tourments qui me reprenaient chaque soir, puis disparaissaient au réveil avec mon nouveau travail. Car Minos était aussi clair que la marine de Tequila Wolf. Notre place valait cher, nos vies rien du tout. Si nous voulions connaître la joie de vivre, ce serait par celle de tuer.

Mon nouveau métier de soldat me plaisait. C'était dur, mais on mangeait beaucoup et notre Roi nous motivait bien. Surtout, il nous parlait de son royaume comme un endroit pour les braves, dont nous voulions tous faire partie. J'ai tué, de plus en plus facilement. Des animaux à la chasse d'abord, puis des hommes. Notre matériel était de la pure récupération de matériel militaire. Minos s'était allié avec des pirates ayant sévi sur les Blues et prêts à affronter Grandline. Les mois ont passé, notre armée a pris en ampleur. En tant que marin, j'étais de permanence au Mujinzoo, le navire du Capitaine rouge. Cohabiter avec des pirates se faisait de plus en plus naturel, nous devenions comme eux.

Arrivé à Grandline, l'entraînement s'intensifia. le risque, aussi. Nous avons perdu le Capitaine, mais vaincu un for de la mouette et conquis sa ville. Minos trouva même le trésor de l'île qu'il rebaptisa Union John. La même conquête se fit à l'île suivant, celle des animaux. Là, nous devions construire un nouveau navire, pour que tous puissent embarquer à bord. En effet, un géant du nom de Braff nous accompagnait. Je semblais voué à partager mes années avec des êtres démesurés.

Trois ans ont passé. Je devrais être ravi de bientôt reprendre la mer. pourtant, une chose en moi est cassée. J'ai admiré Minos pour ce qu'il était, un guerrier. Aujourd'hui, je réalise tout le sens de ce mot. Il dépend de la guerre. Il doit se battre pour s'accomplir. Le Royaume est encore loin, mais plus personne ici ne fait de son ralliement une priorité. Les légionnaires veulent se battre, tuer et dominer. Je me sens comme étranger à tout ceci. De plus en plus, ma mère revient dans mes cauchemars. Ce matin, c'était Minos. La vérité, c'est que j'ai peur, après avoir vu l'autocondamnation de la voie du guerrier. J'ai peur de vouloir devenir comme lui, de ne plus jamais pouvoir croire en un monde meilleur, en un avenir plus clément. Mourir au combat, c'est bien quand on n'est un adolescent qui a tout perdu. Aujourd'hui, je suis un homme. Je mesure plus de deux mètres et ai plus de cicatrices sur le corps qu'un tueur de requins.

Il est temps pour moi de partir. Lorsque le soleil sera au zénith, je prendrai mon destin en main.

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Minos
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Ven 15 Juin 2018 - 13:21

"C'est vrai que vous allez partir, Monsieur ? " Qu'il me fait le gamin, les yeux aussi grands et vulnérables qu'une vitre dans une scène de gunfight. Petit silence dans la pièce où plus personne ne mastique ni ne célèbre son diplôme. Je suis coincé, alors je je pince un sourire et expire, avant de répondre, pour tout le monde:

Ne tirez pas ces tronches, je sais que je vais vous manquer. Mais oh, ça fait vingt ans que je fais ce boulot. Vous, vous passez trois ans et vous filez. Vous changez tous si vite. J'en vois devenir des hommes juste avant qu'ils ne se barrent. La vie continue pour vous, que je reste ou non, notre rencontre est figée dans une période déterminée.

L'an prochain, vous rencontrerez de nouvelles personnes, vivrez une autre vie. Moi aussi, cette fois, je serai ailleurs. Y a rien à regretter, on s'est bien amusés tous ensemble. D'ailleurs, je vais vous demander un petit service. Le temps va passer. Je reverrai sûrement l'un ou l'autre, croisé par hasard dans une rue. S'il vous plaît, ne faites pas comme tous ces fdp qui détournent la tête comme s'ils ne me connaissaient pas.


Petit rire de fond.

Ca n'engage à rien de se saluer. C'est pas comme si j'allais vous tenir la jambe pour avoir votre den den ou vous monopoliser la soirée dans une taverne. Du reste, ce sera à vous de m'inviter. Si j'ai le temps, ce sera avec plaisir. Le temps, puis si j'ai envie aussi. Ce qui est peu probable. En fait, je doute même avoir envie de vous recroiser, pour la plupart d'entre vous.

Ils rient de meilleur coeur. J'attrape le verre d'alcool le plus proche et trinque. On frappe à la porte. Le rêve s'étiole.

Les couleurs repigmentent mon champ de vision, grâce à la lanterne posée sur le bureau. Je grogne en relevant la tête. Le corps du roi des cornus emballé dans sa toile de jute en guise d'oreiller, c'était une bonne idée, surtout quand la raideur cadavérique à fait un genre de coussin à mémoire de forme. Hmm, faudrait peut-être faire breveté l'idée, suis sûr que ça peut marcher ce genre de merde. Le souci, c'est que j'ai dormi sur le plancher avec un bras armuré dans du plâtre. Sans parler des côtés brisées, des muscles en compote et de la peau aussi sensible qu'un gland d'angelot. Je me prends vingt ans en une seconde, tout le combat de c'te nuit en fin de bilan. Y a eu de la casse. On refrappe à la porte. J'espère que c'est pour signaler le repas. Et pas un à base de purée de médocs et de bonnes intentions des toubibs.

Entrez!

Un zig tout seul et sans bouffe. Visage grave, limite en deuil. S'il vient pour une augmentation, ça sera celle des décibels dans c'te pièce. Je me lève sans la grâce d'un Roi de conte, mais je frappe plus fort qu'eux. Le temps de tâtonner où sont la chaise et je m'installe, le corps à moitié désarticulé.

Assieds-toi...hmm, t'es un de Tequila toi. Le petit Lord, un truc du genre non ?

- Kleine T. Lor, Monseigneur. Merci de me recevoir.

- Un mec qui ne consacre pas de temps à ses ouailles n'est pas fait pour régner. Café ? Y a pas de sucre.

- Merci, je veux bien.

Je comprends qu'il a besoin de temps pour cracher la pastille, alors je prends la carafe et verse le liquide à température ambiante dans son petit verre avant de faire le niveau de ma chope en forme de corne. Ou l'inverse ? Moi aussi, l'accalmie m'est profitable. Avec les caillots de sang et probables fragments d'os que j'ai dans le nez, je respire comme un puffing tom dans une ascension de montagne. Mais ça ne semble déranger personne. Ca fait même un peu radio de zik minimaliste.

Corne de bouc! Il est fort son café à Willy. Je t'écoute P'tit Lord, qu'est-ce qui t'amène ?

- Je voudrais...si c'est possible, je voudrais quitter la Légion.

Woh ! Direct le gars, l'en avait gros sur le cervelet. Plutôt qu'un nom, j'investigue. C'est pas courant comme demande, les mecs savent qu'une salade de phalanges accueille ce genre d'initiative.

Quitter la Légion ? Si c'est la viande le souci, on va bientôt refaire des stocks.

Je joue au con.

Ce n'est pas ça, non. Comment dire ?

- Hey, t'es lancé maintenant. Si tu dois vider tes tripes, c'est maintenant.

- C'est vrai. Le fait est que je ne sais plus où j'en suis. Devenir un soldat, c'est bien, du moins ça l'était. Et j'aime ce que j'ai appris ici. J'ai des amis, un but, des histoires à raconter dans les tavernes. Mais tout me semble...comme insuffisant. Insatisfaisant ? Je ne sais pas si c'est le bon mot.

- Ca peut. Développe.

- J'ai conscience de la chance que j'ai. Je pourrais être en traind e me geler les os sur un chantier d'esclaves à l'heure actuelle. Dans le cas le plus optimiste. Mais depuis cette nuit, quelque chose a fait comme un déclic. Quand je vous ai vu combattre votre double. J'ai vu vos attitudes, écouté vos échanges quand le vent les portaient à nous. Quand les autres ne hurlaient pas à la mort de votre adversaire. J'ai vu deux hommes devenir des guerriers, puis deux guerriers devenir des bêtes. j'ai vu ce que vous aviez dû faire pour vaincre, le prix de votre survie, l'épuisement de la lutte et surtout, surtout, votre totale insatisfaction. Ce n'était pas comme face à Thrym, qui vous avait aussi donné du fil à retordre. Lui, vous l'aviez tué avec le soulagement d'un guerrier ayant triomphé d'un obstacle. Ici, vous étiez triste, comme mis face à un acte que vous deviez fair,e mais qui vous dégoûtait. Le mort de l'Autre ne vous a offert aucune victoire, Monseigneur. J'air essenti ça. Et depuis, je vous vois comme un être condamné à faire ce qu'il n'aime pas parce qu'il est contraint de le faire.

Je ne veux pas de cette vie. J'accepte de risquer ma vie et de la perdre pour mes frères, notre bannière ou vous. Mais je ne veux pas tuer cette part de moi qui rêve encore à une issue, un monde de paix, une vie heureuse. Je veux une femme, des enfant,s un foyer. Et si tout cela m'est refusé, je veux quand même essayer. La Légion a le confort de l'absence de choix. Nos libertés sont locales, avec les opportunités de la route. C'est la vie des nomades, en plus militaire. Je crois que j'en ai assez de courir partout. J'ai envie de me poser et de faire autre chose. Mes talents martiaux me serviront toujours, j'ai confiance en moi et m'entraînerai toujours. Néanmoins, je veux vivre sans plus avoir à suivre personne. pour une fois dans ma vie, je veux voir ce que je construis moi-même. Voilà ce que je veux.


Il se tait. Je le fixe, la caboche fixée sur mon poing valide. Les secondes qui passent sont importantes, j'observe chaque tic nerveux, traduis le silence. Puis...

T. Je t'ai déjà offert une opportunité d'avoir cette vie que tu as choisi de fuir. Après avoir bousillé ton gardien, j'ai été clair, vous étiez tous libres, me rejoignait qui le désirait. Mais pour ceux-là, l'engagement était à vie.

- Je sais! Mais c'était il y a des années. J'étais un gosse. J'ignorais ce qu'une vie voulait dire.

- C'est plutôt que t'étais une lopette incapable de se battre et qu'être libre signifiait crever. Du coup, tu vois un bon gars comme moi, fort comme le daron que t'as jamais eu, et qui file des bafounettes en pression à la tonne à tous ceux qui menacent ta vie. Forcément, c'est mieux de suivre ce bon gros géant hein ? En plus il te nourrit et t'apprend à employer tes couilles. Tu grandis, tu deviens un vrai mec. Fini le gamin ? Non, fini le pleurnichard. T'as les dents qui poussent en voyant que le monde n'est plus si fort que ça, que tu peux le dominer, avec ou sans papounet Minos. Alors, tu fais comme tous les ados qui se découvrent des poils: t'essayes de tuer le père. Mais Titi, je suis pas ton paternel. je l'ai jamais été. je suis juste le mec à qui tu as choisi d'appartenir. Ton épreuve finale n'est pas de devenir un de tous ces connards qui se lancent à l'aventure pour devenir le roi des pirates, des révos ou se caresser la rondelle en voyant comme il est tout fort et pas les autres. Ton épreuve finale, c'est crever en tant que Légionnaire sur un champ de bataille ou sur un bout de terre que tu auras cultivé suite à la retraite méritée que JE t'aurai accordée.

- Vous ne libérez pas des esclaves, vous profitez de leur détresse pour les enroler et justifier la vie qu'ils vous doivent ?

- Qui t'es pour me parler comme ça, petit con ? que je fais en renversant le bureau et sa chaise d'un bras.

T'es comme ces sous-merdes qui manifestent contre la peine de mort pour les violeurs de gosses parce qu'ils n'étaient pas encore tout à fait majeurs au moment de faire leurs saloperies ? T'as passé ton temps à n'avoir aucun choix, à être victime commise d'office , mais c'est moi le méchant parce que je t'ai donné une opportunité d'avenir et que t'as foiré sur ton choix ? Tu crois que je dois torcher le boule de tous ceux qui se trompent ? Tu penses que tout le monde a droit à une seconde chance ? Ben non, pauv' tocard insignifiant. La vie, c'est une chance. Quand une lionne chope le cul d'une antilope, elle ne se retourne pas pour dire "oh attends, j'ai ripé sur un caillou si j'avais su j'aurais pris une autre route". Non, elle se dit juste "hey merde, je suis baisée" et tu sais pourquoi ? Parce qu'elle a raison !  

Je m'en tamponne le fion que tu regrettes ton choix. Je m'en fous de tes rêves. Tes larmes n'entament pas mon empathie, elle rongent ta pudeur. Enfin quoi, je viens de me battre en combat à mort contre une saloperie aussi forte que moi, prête à anéantir tout ce que je construis et toi, au chevet du mec qui vient de devoir survivre, tu dis qu'en fait t'as pas les testiburnes d'en faire autant ? Merci du compliment, mais j'étais déjà au courant. Tu veux savoir si c'est possible de quitter la Légion ? La réponse est non, va te faire foutre. Et si ça ne te plait pas, essaye de déserter ou viens me défier. Dans les deux cas, je te ferai regretter très longtemps d'avoir manqué à ta parole et ton honneur.


J'arrête là, me redresse, replace la table comme s'il n'avait jamais existé. Kleine respire plus bruyamment que moi, les yeux en larmes, l'impuissance dans le sang au point de ne plus pouvoir se redresser. Le choc de la vérité, le passage à l'âge adulte en translinéenne express. Puis il a sérieusement pensé que j'allais le tuer, mine de ça joue quoiqu'on en dise.

Comme l'entretien est fini, j'ouvre la porte de ma cabine et le sot-l'y-laisse. Sur le pont, on me fixe, pas gaillard. Je fais signe de la main que ça va, ou qu'il me faut leur attention. m'en fous, l'important c'est qu'ils écoutent.

Me faut dix braves pour une tite rando à travers l'île. On va établir les nouvelles règles de la zone alors passez-vous un coup de peigne, savonnez vos derches ou glaviotez sur vos vernies, ce soir on rencontre du beau monde.

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