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Hors-jeu

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Joe Biutag
Modérateur
Le Cafard

♦ Localisation : Juicy Berry
♦ Équipage : Les Blattards

Feuille de personnage
Dorikis: 8940
Popularité: -905
Intégrité: -16

Jeu 5 Avr 2018 - 19:41

Abyssus abyssum invocat. Là où allaient les Blattards, la marine leur collait inévitablement au cul. Il en allait du bien commun. Du bien commun et de la liberté d'entreprendre sur l'île. Car là où l'argent coulait à flot, les capitaines d'industrie devaient souvent rivaliser avec la piraterie pour les profits générés. Bien que les premiers se trouvaient être les plus légitimes pour récolter l'oseille, les seconds, pourvus d'un argumentaire de plomb et de poudre savaient parfois faire valoir leurs réclamations pour que les berrys leur reviennent de droit.
On s'était laissé dire qu'une récente complice du cafard aurait négligemment fureté du côté d'un casino de Kikaï sans pour autant y jouer le moindre le jeton. Sur le tableau de bord du Q.G local, tous les voyants étaient passés au rouge à cette bête nouvelle. Ça sentait le repérage.
Pauvre Blattards persécutés, à juste titre d'ailleurs, mais ce n'était pas ça qui les empêcherait de s'en plaindre. Puni par une notoriété qu'il avait appelée à grand renfort de rapines mesquines et de meurtres indus, Joe devait se rendre à l'évidence, la laisse que le G.M avait solidement attachée autour de son cou s'avérait assez contraignante dès lors où il était question de rentabiliser le massacre d'innocents. Son contrat prévoyait qu'il ne pouvait nuire qu'avec l'approbation de l'état major si, et seulement s'il ciblait les ennemis du Gouvernement Mondial. Ceux-là étaient nombreux, mais, car son titre n'était pas usurpé, Greed voulait toujours plus.

- Et sinon, vous n'avez jamais pensé à gagner de l'argent honnêtement ?

Dans un bar sordide et lugubre - choisi par Joe car les consommations coûtaient moins cher - les Blattards s'étaient installés côte à côte sur les tabourets branlants jouxtant le comptoir. Audacieux, mais aussi soucieux de la paix sur l'île où l'on l'avait affecté, le colonel Pancho Shima avait poussé le vice jusqu'à s'installer à côté du capitaine de ce quatuor d'empêcheurs de tourner en rond. Serein, il l'était. Conscient et averti du fait que le cafard tenait à son titre de capitaine corsaire comme à la prunelle de ses yeux, il aurait pu lui cracher à la gueule sans essuyer le moindre contre-coup. Aussi longtemps qu'il se serait trouvé en public tout du moins. Assez peu chevaleresques dans leurs offices, les Blattards savaient aussi œuvrer dans l'ombre et préjudicier sans témoin. C'était encore ce que la marine leur reprochaient le plus, de violer les termes du contrat qui les liait sans en laisser la moindre preuve. À l'école Biutag, on avait l'art et la manière de faire chier le monde en toute discrétion.

- J'avais bien pensé à ouvrir un bordel ici, mais votre chère maman me concurrencerait à elle seule.

Fier d'une répartie de si bon goût, un long sourire étalé d'une oreille à l'autre, Joe but une gorgée de son verre d'eau - liquide le moins onéreux qui fut servi dans le rade. Et puisque les Blattards étaient une grande famille aussi longtemps qu'il était question de pisser sur la marine, son "fidèle" équipage passa pour la seconde couche et le verni.

- C't'à dire qu'si on voulait de l'argent facile... bah on bosserait dans la marine. Parce qu'à vous voir... vous êtes juste payé à v'nir écumer des godets avec nous cap'taine.

- Colonel.

- Oh.... OoOOOh ! Co-lo-neeeeeeeeeeeel. Rien qu'ça ! Z'entendez vous autres ? C'est du sérieux. Si j'avais su j'aurais mis une chemise propre.

Jamais avare d'effronteries, le punk fit mine d'effectuer un salut militaire, se redressant et louchant à dessein. La farce ne dura pas longtemps puisque l'appel irrésistible de la bière lui intima à nouveau de se barbouiller de mousse pour, en bout de course d'expectorer un rot gras et écœurant avant de bavarder à nouveau avec son cancrelat de capitaine.

- Vous êtes si méchant avec cette saloperie de mouette.

Elijah en rajoutait une couche. Si l'on eut pu considérer son propos comme ironique, il était en réalité pétri de sincérité.

- Voilà un homme juste ! Un homme droit ! Un homme barbu même, qui vient rompre le pain avec ses ennemis héréditaires, et vous le repoussez, lui qui nous ouvre son cœur, son âme, son.... son nez ? Je me suis un peu perdu dans mes pensées, je parlais de quoi ?... Ah oui !

Cela allait sans dire mais l'homme piranha - contrairement à son capitaine - ne buvait pas que de l'eau.

- L'amiral mérite notre respect et notre sollicitude. D'ailleurs, je lui offre mon verre, car j'ai le sens du partage, de l'amour, et de l'orientation.

Sincèrement prêt à entamer la concorde entre pirate et marine, plus ouvert à l'autre que ses congénères car gavé de drogues au quotidien, Elijah fit glisser sa coupe jusqu'à ce qu'elle s'arrête sous le nez du colonel. Servi dans un verre à cocktail, le poisson avait demandé une boisson sur mesure comme lui seul savait les penser. Pour la confectionner dans les règles de l'art, le barman avait perdu deux doigts et s'était brûlé à l'oreille.
Dans le calice de verre, un liquide à l'opacité douteuse, d'une couleur jusque là jamais répertoriée était en ébullition constante. Si l'envie de ménager les Blattards en cédant à la proposition du piranha avait effleuré Pancho par pur esprit diplomatique, il savait qu'il allait à une mort certaine dès lors où il aurait ingurgité ne serait-ce qu'une goutte de l'improbable concoction.

- Est....est-ce que c'est un œil qui flotte à la surface ?

Heureux que son nouvel "ami" ait remarqué ce détail incongru, Elijah avait acquiescé vivement, fier de son breuvage.

- Je crois que je vais devoir décliner mais....

La mâchoire du piranha avait claqué juste sous son nez. Furieux qu'on refuse sa main tendue, vexé même qu'on puisse se refuser à boire avec lui, quelque peu irascible par nature - selon les composés chimiques des drogues qu'il avait ingurgité le jour-même - Eli avait bondi en un instant pour déchiqueter le visage du colonel à coup de dents. Si Pancho avait pu croire un instant qu'il existait un élément raisonnable dans l'équipage de Joe Biutag, il mesurait à présent à quel point il s'était trompé, ne devant son salut qu'à Mahach qui avait attrapé l'amphibien par la nuque au dernier moment pour le remettre à sa place.

- Faut pas mal le prendre sergent.

Le colonel avait une fois de plus été rétrogradé dans l'estime du punk.

- Grosse modo, quand on lui adresse la parole à celui-là, on a une chance sur deux qu'y finisse par chercher à nous bouffer. C'est un passionné notre Elijah. Hein qu't'es un type passionné tête de tanche ?

Versatile comme était la bête, cette dernière semblait déjà calmée, acquiesçant encore une fois avec un sourire d'enfant les dires de son compagnon d'équipage. Sur cet incident déjà disparu de son esprit embrumé par des substances diverses et variées, l'homme-piranha bu d'une traite son infâme cocktail puis regarda derrière lui sincèrement étonné de ce qu'il observait.

- Bah ? Pourquoi ils me pointent de leur fusil ces cons là ?

La main encore tremblante, Pancho Shima fit lentement signe à ses hommes de baisser leurs armes. Tous dans le bar étaient sur les nerfs. Tous, sauf les Blattards. Insultes, menaces suivies de sanctions, crises d'insanité spontanées et tentatives de meurtre à répétition, tel était le quotidien de leur équipage. Chacun étant en soi un concentré de chaos pur, ils s'équilibraient dans leur démence, maintenant la cohésion du groupe par la haine et la folie.
Puisqu'il avait préféré tenter de montrer à ces flibustiers en principe aux ordres ne l'impressionnaient pas - ce qu'infirmaient les quelques gouttes d'urine qui avaient perlé au fond de son caleçon - le colonel tenta de maintenir le contact avec Biutag et consorts afin qu'ils n'échappent pas à son autorité. En tout cas, pas trop. On ne domestiquait pas les Blattards.

- Et.... et vous mademoiselle, vous êtes la petite nouvelle.

- Ne m'adressez pas la parole.

Chaleureuse comme un iceberg, Rowena avait su s'acclimater à l'ambiance de cet équipage de salopards. Le mot d'ordre était d'être hostile à tout, cela restait dans ses cordes.

- Oh, c'est juste pour faire la conversation. Vous aimez jouer ?

- J'aime quand on se tait.

Incisive encore, elle ne décourageait pas son agresseur verbal pour autant.

- Je demande parce que des escaméras vous ont vu au Casino Thym & romarin il y a quatre jours. Vous n'avez pas joué, nous n'avez pas bu, vous avez regardé une porte blindée et êtes repartie sans demander votre reste. C'est curieux non ?

- Ce qui est curieux c'est que vous vous obstiniez à l'ouvrir.

Imperturbable. Des quatre animaux sauvages qui constituaient l'équipage, celui-ci était clairement à sang froid.
Le braquage du casino n'avait effectivement pas pu se faire et ne se ferai jamais, Joe s'étant ravisé et même assagi. Il avait surtout eu la trouille de perdre son titre. La fine équipe discutait depuis plusieurs jours maintenant de la suite des événements. Le conclave comment qu'on va faire des sous avait mené tout ce beau monde à se demander s'ils ne devraient pas effectivement faire ce qu'attendait d'eux le G.M. Seulement, le cafard était un esprit trop retors pour se contenter de cela, il lui fallait manigancer pour se constituer un pécule. À un travail honnête et grassement payé, son instinct le portait davantage vers quelques intrigues sinueuses à la rétribution incertaine.
Alors que Pancho avait manqué de se faire tuer et cuisinait maintenant Rowena, Mahach et Joe à grand renfort de messes-basses avaient pendant ce temps convenu qu'ils se lanceraient dans les paris douteux. Kikaï était doté d'un stade où les événements sportifs et compétitifs se multipliaient chaque jour. Venus de partout, les athlètes les plus émérites s'y réunissaient pour divertir la plèbe entre deux séjours à la table de craps.

Seulement, les cotes actuelles ne convenaient pas à l'insatiable cafard. Ce n'étaient pas des miettes qu'il désirait mais se goinfrer d'un appétissant gâteau avec un rubis en guise de cerise à son sommet. Aucun match n'en valait la chandelle quelque fut la discipline.
Comme les marchands de morts ne faisaient du profit qu'en temps de guerre, l'intérêt consistait pour eux à créer des conflits ex nihilo s'il le fallait. Il en allait des affaires. Inspiré par le bon sens et le pragmatisme de ces vendeurs d'armes ayant amassé des milliards sur des misères n'ayant pas lieu d'être, Joe savait que s'il voulait galvaniser les parieurs, il devait créer un événement capable de déchaîner les passions et d'agiter le chauvinisme le plus con qu'il soit afin de s'en mettre plein les fouilles.

- Coloneeeeeeeeeel....

Le ton se voulait lancinant et le sourire pernicieux au possible. Si le Blattard en chef jetait à présent son dévolu sur le malheureux marine, c'est qu'il avait des projets le concernant.

- Pardonnez l'inhospitalité de mon équipage. Certes, ils sont rustres, refermés sur eux même, et parfois ils cherchent même à vous tuer sans raison....

Mais.

- ...mais au fond... ils ont un cœur d'or.

Auraient-ils eu un cœur d'or que Joe se serait empressé le leur arracher pour le vendre. La vérité, il la connaissait ; son équipage était un ramassis de salopards lunatiques qui, en dépit de leurs talents respectifs, étaient impropres à la vie en société. En somme, les Blattards était le dernier refuge pour le dernier des derniers des enfoirés que pouvait excréter ce triste monde.
Cherchant à éteindre la méfiance du chargé de division sur Kikaï, Joe prononça les mots confirmant qu'il ourdissait un plan scabreux.

- Laissez-moi vous payer à boire pour que nous repartions sur de bonnes bases.

Quand je cafard déboursait spontanément un berry, c'est qu'il en attendait un million en retour. Ni Mahach ni les autres ne savaient ce qu'il avait en tête à cet instant, mais ils savaient en tout cas que les choses sérieuses étaient sur le point de se faire lorsque Pancho, insouciant, accepta l'offre qui lui était faite. Greed ne sourit qu'avec davantage d'insistance lorsqu'il eut la sensation de tenir le gradé au creux de sa paume.

***

- M...M...Moi ? Une...une lopette ?!

Afin de signifier son mécontentement, le colonel - dont le taux d'alcoolémie devait avoisiner les quatre grammes par litre de sang - descendit de son tabouret et, dans une pose burlesque et chancelante brandit un poing rageur qu'il manqua de s'enfoncer dans le nez tant l'adresse lui faisait présentement défaut.

- Oh... tapette, c'est si vite dit. En tout cas je ne le formulerais pas ainsi.
Noooon... disons que... par chez vous... on n'appréhende pas le courage de la même manière que dans le reste du monde. Voilà tout hin-hin.


- Ch... cherche pas à m'ménager Biutag ! Je vois bien qu'tu m'provoques !

Deux heures et une dizaine de chopes empilées les unes sur les autres avaient eu raison de la fine fleur de la marine locale. In vina veritas et dans le houblon était le chaos. Plusieurs fois les hommes du colonel avaient tenté de le tempérer. «Rentrons colonel» avaient-ils gémis en vain, parfois au prix d'un revers de phalange dans les gencives afin de leur rappeler qui donnait les ordres. Tout ce qui portait un uniforme dans la salle voyait clair dans le petit jeu du cafard. Personne ne savait où il voulait en venir exactement, mais tous voyaient qu'il y venait indubitablement.

- De la provocation, comme vous y allez coloneeeeel. Ya-hin-hin. Nooooon, ce serait plutôt... de la taquinerie. Oui voilà. Quelques plaisanteries entre bons camarades dirons-nous plutôt hin-hin.

Le plus blessant dans les paroles de Greed était encore ce qu'il ne disait pas. Dans chaque réplique il y avait un sous propos insidieux, dans chaque tirade un relent de sournoiserie et entre chaque ver un ricanement perfide. Aussi patient pouvait être son interlocuteur, le cafard finissait inlassablement par l'avoir à l'usure, frappant délicatement, à tâtons, sur la forteresse psychique qu'il affrontait jusqu'à ce que quelque chose sonne creux pour mieux profiter de la faille. Là était la force de sa mesquinerie, ses bassesses lui permettaient de prendre l'ascendant sur les autres.
Aviné, bientôt disposé à l'incident diplomatique, Pancho se jeta au col du manteau de fourrure du Blattard à casquette, s'y agrippant avec d'autant plus de force que ses genoux se dérobaient sous lui.

- C'est çaaaaa.... Joue au plus malin... Profite d'ton immunité tant que ça dure ! Mais l'jour ou tu feras une erreur, je serai là pour te casser la gueule !

Joe ne jouait jamais au plus malin, il se contentait simplement de l'être quand les circonstances l'exigeaient. Pas un Blattard n'avait remué une paupière à la quasi agression de leur capitaine. D'abord parce qu'ils s'en foutaient, mais surtout parce qu'ils se doutaient en mesurant l'arrogance de leur chef, que celui-ci savait manifestement les choses en main.

- Mais pourquoi attendre colonel ? Profitons que je sois là, l'occasion fais le larron je me trompe ?

Ses lèvres étendues en un sourire pour le moins glaçant révéla ses dents presque aussi acérées que celle de son piranha de compagnie. À quelques centimètres de son visage, la face de Pancho le scrutait à la fois avec rage et appréhension. Plus ce dernier s'approchait du diable, plus les émanations de souffre devenaient flagrantes, même dans son état.

- Tu...*burp* tu m'prends pour un bleu-bite ou quoâââ ?! Jamais on m'pardonnera si je te frappe.

- Mais qui a parlé de frapper ?

Sans avoir à se concerter avec son capitaine, Rowena - après que Mahach lui ait craché le morceau sur les paris - fut la plus perspicace et devança le plan du chef. Quel événement susciterait plus les passions sur l'île qu'un match opposant les Blattards à la marine ?
Haï de tous, Joe savait pertinemment que les paris se reporteraient sur le colonel et ses hommes par pur sentiment chauvin. L'affaire était entendue, il ne restait qu'à parier sur leur pomme et remporter la victoire pour toucher le pactole à raison d'un pari 100 contre 1. Le piège parfait avait été tendu et n'avait coûté que la modique somme de 12 000 berries, soit le prix de dix chopes de bière.

- Putain ouais ! L'a raison la rombière à cornes. On vous met une branlée au foot quand vous voulez !

Sûr de lui jusque là, le cafard se crispa et manqua de bondir à la gorge du punk pour cet élan de connerie dont lui seul avait le secret. Ce n'était pas sur un terrain de foot que Greed avait souhaité traîner Pancho mais plutôt sur l'une des disciplines propres au Davy Back Fight où ils auraient eu le dessus. Imbibé comme l'était le colonel, il aurait accepté n'importe quel terrain pour en découdre.

- Alors ça se jouera au football ! Vous quatre ! Demain soir au stade contre moi et trois de mes hommes !

Sa voix s'éloignait au fur et à mesure que ses hommes le traînaient pour le ramener à la garnison. Les hostilités entamées, il était grand temps de siffler la fin de la récréation avant que la situation ne s'envenime davantage pour un camp comme pour l'autre. Libéré de la surveillance des mouettes, Joe abattit son visage contre le comptoir, dents serrées afin de ne pas jurer haut et fort, risquant alors de faire savoir à ses adversaires à quel point il était marri de ce dénouement merdique.
Non content d'avoir foutu en l'air une opportunité dorée de s'enrichir à millions, Mahach, sans avoir encore mesuré l'étendue de sa bourde remua son capitaine d'un geste lent.

- Eh. Dis-voir Joe. Le foot, c'est bien le truc avec la batte et où il faut mettre des paniers. Hein, c'est ça ?

Étonnamment calme pour quelqu'un qui prenait la mouche dès lors où les choses ne se passaient pas comme il l'espérait, le Blattard en chef releva la tête, observa paisiblement son matelot et lui dit avec une douceur qu'on ne lui connaissait pas :

- Tu vas mourir Mahach. Pas maintenant ni demain vu que j'ai besoin de quatre joueurs. Mais tu vas mourir dans des circonstances atroces. Ça je te le promets.

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Rowena Clown


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Sam 7 Avr 2018 - 21:48

Toujours attablés dans la taverne lugubre dans laquelle les avait traîné Joe, le Corsaire et son équipage tâchait tant bien que mal d’établir une stratégie pour leur prochain grand coup d’éclat. Cette fois-ci, pas de braquage, pas de bataille navale, pas de fer croisés. Non, cette fois ils devraient défendre leur honneur non pas sur un champ de bataille...mais sur une pelouse. Elijah, toujours aussi heureux d’avoir un défi à remporter, avait recommandé une seconde tournée pour les quatre forbans. Forcément, étant donné que le corsaire avait décidé de boire ici en raison des prix étonnamment bas pour Kikai, toutes leurs consommations et plats étaient immondes. Leurs tord-boyaux qu’on venait de leur servir ressemblaient à un mélange entre une liqueur bon marché et du détergent pour briquer son bouclier.

- J’ai toujours pas capté vot’ histoire de foot là…

- Sage Mahach, sage. Bois ton petit pot. On s’occupe de tout.

Le pirate à crête ne semblait toujours pas comprendre les règles du jeu, cela agaçait Joe au départ mais il n’y faisait même plus attention à présent. De son côté, Elijah ne les écoutait plus vraiment et se curait les dents avec une fourchette sale tout en zieutant la serveuse sans vraiment reconnaître qu’il s’agissait en fait d’un travesti du port. Rowena n’avait pas eu le plaisir des présentations avec l’homme-poisson, mais il ne l’avait pas traité de sous-race et se contentait de mâchouiller tout ce qui passait près de sa main. Un homme simple, la cornue savait d’avance qu’elle s’entendrait bien avec lui. Sortant une feuille, la scientifique avait déjà commencé à griffonner un schéma de terrain pour déterminer les meilleures places pour chacun.

- Normalement ça se joue à onze. Mais y a des variantes à quatre sur Grand Line à cause de tous les équipages qui peuvent diminuer.

- Faut dire que le Davy Back Fight a plus de succès ! Forcément y a moins d’équipes.

- Ouais. Jamais entendu parler de votre truc là moi….

- Elijah a la carrure plus carrée, il ferait mieux d’aller dans les cages.

L’intéressé releva la tête et grogna, ce qui semblait vouloir qu’il acquiesçait. L’homme piranha était focalisé sur sa chopine et les hors d’oeuvres, des morceaux de saucisson maculés de gras, qu’on leur avait servi pour flatter la venue du corsaire. Joe semblait d’accord avec ce placement :

- Avec la Croquette dans les cages, les gars d’en face pourront pas marquer un seul but ! Hin-hin !

- Et moi ? Et moi ? J’vais où ?

- Pour l’instant, au centre. Joe, sur une des ailes.

- Qu’est-ce que t’y connais en sport d’abord ?

- Pour quelqu’un qui ignorait ce qu'était le football y a même pas 20 secondes je vais faire comme si tu n’existais pas. Moi, je serai sur l’autre aile.

- Ah j’y pense, t’es pas au courant, Mahach ici présent a mangé un fruit du Démon lui aussi. Il peut séparer son corps en genre de balles.

- Le Fruit des Baies, je connais ses pouvoirs. Il est répertorié dans le Traité des Fruits du Démon communs. Hm, alors j’ai bien fait de le placer au centre.

Rowena était confiante, Mahach faisait un peu la moue mais elle s’en fichait. Joe semblait aussi satisfait qu’elle. Avec sa configuration de base, ils pourraient s’adapter ensuite à toutes les potentielles situations. Ils possédaient tous ensemble un kit de pouvoir suffisamment varié pour en mettre plein la vue à la Marine. Ce Colonel allait regretté de l’avoir interrogé, elle comptait lui faire mordre la poussière personnellement...Et au sens littéral du terme. Rowena laissa le papier à Joe qui cogitait dans son coin. Jetant un oeil par la fenêtre, la sorcière constata que le soleil se fondait déjà dans l’horizon, inondant la mer de nuances roses et topazes.

- On ferait mieux de bouger avant que le stade ne ferme, il faudrait déjà commencer à baliser le terrain. Et brûler les dossards aussi, hors de question que je porte ce genre de chose.

- Pfff...les nanas et la mode.

- Bois ton lait fraise et continue de réviser.
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Mahach

♦ Équipage : Les Blattards

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Lun 9 Avr 2018 - 19:12

Rowena devant, Joe la talonnant, suivi par Mahach qui le rattrapait au pas de course et Elijah, à la traîne derrière : ainsi déambulaient les Blattards dans les grandes rues de Kikai, la prestance s’étiolant à mesure que la file s’attirait.
Le punk, une fois à la hauteur de son capitaine, lui asséna un discret coup de coude.

- Oh, Joe !
- Quoi ?
lâcha le cafard dans un soupir.
- J’l’aime pas bien la nouvelle là ...
- T’aimes personne de toute façon.
- Ouais, sûr. Mais elle me force à tourner à des trucs pas alcoolisés ... J’suis qu’un homme, Joe ! Une pauvre hère ! C’est cruel d’infliger ça à qui que ce soit !
- Hé, oh ! T’es un grand garçon maintenant, je vais pas te prendre par la main. Alors tu portes tes couilles et tu vas lui dire.
- Mais c’qu’elle me fout les miquettes la sorcière !


Joe s’était arrêté tout net, Mahach continua son chemin avant de se retourner pour l’interroger du regard mais il reçut un coup derrière les oreilles.

- Eh ! Pas la tête ! C’est mon point faible ! beugla-t-il en faisant volte-face à son agresseur ... qui se révéla être une agresseuse.
- Je t’ai entendu, Mèche-Folle, tonna Rowenta en le menaçant de son Climat Tact.

Mahach se raidit d’un coup, un frisson ayant tressailli sur sa colonne vertébrale.

- Si je te donne du lait-fraise, c’est pour que tu gardes les idées claires. Et il en va de même pour toi, Croquy.

L’homme-poisson acquiesça d’un signe de tête, l’air radieux. D’aucun n’aurait pu dire s’il avait vraiment compris ce que cela signifiait pour lui.
La marche reprit dans un petit signe de la main de la cornue. Mahach, à nouveau, rattrapa son capitaine et lui asséna un petit coup de coude avant de reprendre ses messes basses.

- Hé, Joe ! Oh !
- Quoi ENCORE ?
- Ca te dérange pas qu’elle marche sur tes plates-bandes ? C’toi l’capitaine, merde ! C’est toi qui d’vrait décider !
- Oh, moi, tu sais ... Tant qu’elle vous tient muselés et en laisse, ça me va ... Et t’inquiètes pas pour moi, je saurais reprendre le contrôle si ça va pas, hin hin.


La scientifique faisait mine de rien, mais son visage affichait un petit sourire aussi fier que vicieux. Petit sourire qu’aucun autre Blattard ne pouvaitt voir, étant donné qu’elle ouvrait toujours la marche.

- Bon, écoutez-moi bien. Il ne faudra pas vous montrer trop agressif, cela pourrait jouer en notre défaveur.
- Oh ...
râla le crêteux.
- On ne me coupe pas la parole.
- Pardon madame.
- Ahem. Il n’empêche qu’on ne pourra pas laisser les Marines faire ce qu’ils veulent sur le terrain, il faudra leur mettre la pression sans trop en faire. Et croyez-moi, c’est ce qu’ils attendent de nous. Ils vous savent plutôt sanguins ou tricheurs. Ils vont nous pousser à la faute, et nous ne pouvons pas leur faire cette fleur. Mais eux aussi ne pourront pas être trop agressifs, alors laissez-les approcher et essayez de simuler une faute s’il y a contact. Faites attention cependant à ce que cela reste crédible, sinon, cela jouera également en notre défaveur.
- Ouais, en fait, c’est chiant vot’ “foot” ...
- C’est toi qui a proposé, connard de coq ! Et puis laisse parler la dame bon sang !
- Merci. Par contre, nous pouvons, sans les agresser, jouer avec les règles. Par exemple avec le hors-jeu.
- Le ?
- Le hors-jeu. Dans sa définition actuelle, un joueur est en position de hors-jeu si, hors de sa moitié de terrain, il est au-delà du ballon et de l'avant-dernier défenseur. Il n'y a infraction de hors-jeu que si un joueur prend part au jeu alors qu'il était en position de hors jeu au moment où le ballon a été touché en dernier par un coéquipier. Cette infraction est punie d'un coup franc indirect.


Tous s’arrêtèrent, surpris par la réaction d’Elijah.

- Quoi ? J’ai dit une connerie ? Pardon ...
- Eh bien ... Je ... Non ! C’est bien ! Très bien même !


Ils reprirent leur chemin jusqu’au stade. Ils étaient tout près désormais, dépassant nonchalamment l’entrée.

- Il faudra donc faire attention au placement de leurs attaquants et au moment où leur coéquipier leur fera une passe. Juste avant cet instant, il faudra que le receveur soit pris entre Croquette et nous. Bien compris ?

Tous répondirent par l'affirmative presque à l’unisson en passant la billeterie du stade. En quelques minutes, ils avaient longé les gradins encore vides et firent leur apparition sur la pelouse.
Shima les attendait déjà, accompagné de la commodore de Saint-Just ainsi que deux autres gradés. De la petite troupe, seul le Commandant de l’île était vêtu des vêtements adéquats -trop justes et dégoulinant déjà de sueur- qui sur lui, s’apparentaient davantage à un déguisement.
Rowena resta sérieuse et silencieuse, Joe se mordit les lèvres ne pas rire, Mahach se moqua ouvertement de lui (muselé aussitôt d’un coup de Climat Tact), et Elijah ne réagissait pas.

- Colonel ... Ne croyez-vous pas que nous avons mieux à faire ? Je sais pas ... comme par exemple ... hmm ... TRAQUER KING BRADLEY ?
- Allons, allons ! Comme vous y allez ! Mais détendez-vous ! Et puis mince, ce n’est pas tous les jours que nous pouvons destituer un Corsaire à l’issu d’un match !
- Non mais regardez-le, c'est peut-être la première fois qu'il s'enjaille à courir après quelqu'un !
- Précisément Shima
, lâcha sèchement la Commodore en fusillant le Cafard d’un regard noir. Je préfère le faire de manière traditionnelle. Et je tiens à vous rappeler que si j’ai accepté, c’est uniquement pour que vous me lâchiez avec ça. Votre comportement et votre alcoolémie de la veille, c’était ... Ah !
- Ne nous querellons pas devant nos adversaires, cela ne leur ferait que trop plaisir ! Je vais me mettre en place !
- Oh, je doute que la cohésion ne soit plus appréciable de leur côté, mais oui, Colonel. Allez donc rejoindre vos cages.


Mahach asséna un troisième et dernier coup de coude à son capitaine, ce qui commençait sérieusement à l’agacer.

- Bah putain ... cracha-t-il doucement. Tu disais de l’aut’ tanche, mais là, même si on peut doubler la mouette obèse niveau rapidité, y’a pas moyen qu’la balle passe entre son gras et les poteaux ...
- Mais si : bourrine-lui la face, il tombe, et profites-en pour marquer. Il aura pas le temps de se relever.


De son bâton météo, la cornue frappa une troisième et dernière fois le crâne du punk, visiblement irritée. Dans l’élan, elle allait aussi frapper celui de son capitaine (cela était plus ou moins admis dans un consensus silencieux) pour le corriger lui aussi, mais étant donné le regard malsain de ce dernier qui n’attendait que ça, elle se ravisa juste au bon moment.

Pour estomper la gêne, elle baissa finalement son bâton en scrutant l’horizon.
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Elijah Croq'Dur

♦ Localisation : Grand Line Voie 4 - Kikai no Shima.
♦ Équipage : Les Blattards.

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Jeu 12 Avr 2018 - 23:58

Revenons quelques heures en arrière, dans ce bar sordide et lugubre où le défi du siècle avait été lancé...

Spoiler:
 

Quand on est un jeune journaliste indépendant, il est extrêmement difficile de faire ses preuves. On voyage à travers le monde à la recherche du scoop qui fera s'envoler notre carrière, on mets ses pattes dans la moindre ville sur notre route, furetant à travers les rues, observant dans l'ombre, den den mushi enregistreur en main, guettant l'histoire tant attendue. ''Exclusif, aujourd'hui dans le Daily Grenouilleur ! Teach, le Malvoulant, Empereur des Cauchemars, sa liaison secrète avec Thunderbird, dit Shiro Fuuryuko ! Tout sur leur idylle sur Terra Incognita. La fin de leur amourette incognito ?! '' La une ferait exploser les kiosques à journaux, déchaînerait les masses et ébranlerait jusqu'aux fondations même de Marie-Joie. Son patron lui offrirait une promotion dans la foulée, il deviendrait alors le rédacteur en chef du Daily Grenouilleur, ce journal pour qui il avait dédié sa vie entière, reprenant la flambeau de feu son paternel.

Une année durant, il avait traqué cet homme, ce symbole de la justice, l'espionnant nuits et jours pour tenter d'obtenir ne serait-ce qu'une miette à se mettre sous la dent. Un rien du tout aurait suffit à enclencher la machine à écrire, balançant accusations et spéculations basées sur trois fois rien, mais suffisant pour lancer la rumeur et semer le doute, le trouble. Fuuryuko accusé de trahison, renvoyé de la marine, destitué de son titre, mis en exil. Il partirait alors se réfugier dans les bras de sa belle, Teach, et leur amour incompris se changerait en vendetta contre ce monde qui les rejette. L'HISTOIRE DU SIECLE. Malheureusement pour notre intrépide reporter sans frontière, le nom de Handrait Jafargue n'était pas près de connaître la gloire et la renommée dont il rêvait tant. La dernière fois qu'il avait eu un entretien avec son boss, ce dernier l'avait qualifié de ''Petit chroniqueur miteux et sans talent'', avant de lui hurler de laisser tomber son scoop inexistant et de se mettre réellement au travail.

En temps normal il ne l'écoutait pas, ce n'était pas la première ni dernière fois qu'il se faisait remonter les bretelles, mais cette fois-ci, la menace était tombée, sans article à proposer d'ici quarante-huit heures, il prendrait son imperméable et son chapeau et foutrait le camp de ce journal. Et croyez-le ou non, mais quand on est un homme-grenouille comme ce pauvre Handrait, le monde du travail ne veut pas de vous, alors son travail, par chance qu'on ai réussi à en décrocher un, on y tient. Kikai no Shima, l'île qui ne dort jamais. C'est ici qu'il avait décidé de tenter le tout pour le tout, ses sources l'ayant renseigné sur un gros coup sur le point de se faire du côté des mouettes justicières. Une opération concernant l'arrestation d'un gros nom de l'île, préparée depuis des mois. Il s'était ruée en direction de l'île, emportant den den mushi et ses petites affaires personnelles. Là, il lui avait suffit de trouver la tête directrice de l'opération et de la suivre jusqu'à ce bar malfamé.

En découvrant le Colonel Pancho Shima en pleine conversation avec le tristement célèbre Capitaine Corsaire, Joe Biutag, le quadrupède humanoïde en avait eu des frissons dans tout le corps. Qu'est-ce que deux personnalités de leurs trempes pouvaient bien avoir à se dire dans un environnement aussi malsain ? Si ce n'était pas étonnant de retrouver une vermine nuisible dans ce genre de lieu digne de sa piètre personne, cela était totalement contraire à quelqu'un du calibre du Colonel Shima. Bien loin de l'imaginer corrompu, la scène fascinait le batracien qui n'en ratait pas une miette...

Alors ça se jouera au football ! Vous quatre ! Demain soir au stade contre moi et trois de mes hommes !
Oooh... intéressant... très intéressant... Il faut immédiatement que j'informe Terry ! Un événement pareil, ça ne doit pas se rater ! Ker-ker-ker-miiiiit !


Quelques heures plus tard... dans une minuscule chambre au seizième étage d'une auberge branlante.

PULUPULUPULU... PULUPULUPULU... PULUPULUPULU... KATCHA !

Moshi Moshi ? Terry Rolando à l'appareil, j'écoute ?
Terry ? C'est Handrait Jafargue au bout du fil, comment ça va mon vieux ?
Oh ce bon vieux Handrait ! On fait aller et toi?! Toujours à la recherche du scoop en or ?
Oui... Dis-moi, je t’appelle pour une affaire qui devrait faire les tiennes, tu commentes toujours les matchs au stade ?
Oui mon vieux, sur Kikai, tu veux venir assister à l'un d'eux ?
Encore mieux que ça, écoute bien ce que je viens de dénicher...


Le lendemain, au stade, à la nuit tombée...


Sacré Handrait, il parlait bien d'or ! Regardez-moi ça... Les Blattards, et ce brave monsieur le Colonel Pancho Shima... Que l'on dise à Astelle D Nise de se tenir prête avec son équipe, on ne va pas tarder à passer en direct.
Bien monsieur.


Du haut de sa cabine à la large vitre offrant une vue impériale sur la pelouse, le commentateur sportif le plus célèbre de Kikai observait les deux équipes sur le point de s'affronter sur le sport qui le passionnait le plus. Ses yeux brillaient de passion derrière les vitres de ses lunettes, et il frémissait d'impatience, confortablement assis au fond d'un fauteuil. Colonel Pancho Shima, Commodore Celia de Saint Just, le Shichibukai Joe Biutag, Mahach, ancien Saigneurs des Mers, primé pour 83 millions, il y avait du beau monde ici bas, sur le terrain. Un sacré match en perspective, le genre à marquer les mémoires, à graver les anales. Et dire qu'ils avaient voulu faire cela à l'abri des regards... Quel gâchis pour le divertissement sportif cela aurait été. Tout le monde était en place, prêt à lancer la diffusion, dehors les supporters s'entassaient, bloqué par les agents de sécurité qui n'avait pas encore reçu l'ordre de faire entrer tout le monde. Il fallait attendre le bon moment...

Revenons-en à nos amis Blattards, et plus personnellement à l'homme-poisson piranha drogué qui leur sert de vigie...

Je me retiens de gerber, bordel de merde c'est quoi cette dégaine qu'il se tape l'autre tarlouze de Poncho ? C'est pour courir plus vite, c'est ça ?! Il veut tricher l'enfoiré ?! Il croit qu'avec sa petite combi' de footix il va nous sortir les acrobaties de Christian Rénaldo ? La tenue fait pas le talent mon p'tit père, tu vas vite le découvrir. Je détourne le regard vers la demoiselle, non parce que l'autre c'est juste insoutenable. Carrément il dégouline comme un porc de toute sa transpiration ! J'ai toute la bile qui remonte et qui se bloque au niveau de la gorge rien que d'y jeter un œil, c'est affreux. En panique, je commence à suer moi aussi, mais pas pour les mêmes raisons. J'ai besoin d'un petit remontant, je fourre ma main palmée à la poche et en sort deux cachetons qui traînaient au fond. C'est une spécialité locale, la pilule du zombie qu'elle se nomme. J'ai pas demandé pourquoi, mais le type m'a dit que les effets étaient mortels. Puis il s'est marré. Alors je l'ai buté, pour coller avec la blague. Puis je me suis marré.

Allez hop ! En fond de gosier ! Pilule du zombie hein ?! Alors quoi, je vais crever pour me réincarner en bouffeur de cervelles ?! PIR-RAH-RAH-RH *Gragreheg*

Cœur qui se serre, qui manque plusieurs battements. Arrêt cardiaque. Piranha qui tombe à plat ventre, inanimé.

Oh le con, il est vraiment crevé ! Niark-niark ! Oy Joe, on a perdu la tanche !

Mahach aurait bien ajouté autre chose mais le climat tact de Rowena s'abattit trop rapidement, lui clouant le bec.

Mais putain ! Face de hareng ! NON ! Tu peux pas crever ! Pas toi !
Oh ça va, c'était juste un putain de poisc


Climat Tact, rapide et efficace contre les coqs arrogants et dépourvu d'empathie.

ABRUTI DE D'ANGUILLE ! TU PEUX CREVER N'IMPORTE QUAND JE M'EN COGNE, MAIS PAS AVANT LE MATCH ! HORS DE QUESTION QU'ON PERDE CONTRE CES BOUSEUX DE LA MARINE ! CES LOPETTES ! TU VAS PAS FOUTRE EN L'AIR MON
Capitaine, vous faites trop de bruit, l'adversaire peut vous entendre.
Foutez-moi la paix et réveillez moi cette andouille ! Il va pas caner ici, je lui interdit ! T'as compris le saumon ?! Secoue tes miches ou
Gambettas... pesadillas... croquettas... pi-pi-pi... PI-RAH-RAH-RAH-NAH ! JE SUIS PAS MOURRU ! FOUTRE QUE NON QUE JE SUIS PAS CREVU ! PIR-RAH-RAH-NAH ! Cette drogue, c'était rien que de la merde ! Je ressens rien ! RIEN ! Je suis surpris d'être encore en vie, mais cela dit, c'était cool le voyage chez les fantômes ! J'y ai vu des tas de gens fendards ! Y'avait un type, il s'appelait Nick, et il avait quasiment plus d'tête ! Pir-rah-rah-rah-rah-nah ! Vous auriez dû le voir jouer avec sa


Y'a une volée de gnons d'un Corsaire furibard qui me tuméfie la fiole... Pourquoi c'est toujours pour moi... ?

Foutu drogué ! Tu me refais un coup de ce genre, et je te perce la carcasse de plombs !
Capftainf... fe fais pas crefer dans les deuf caf... ?


Une seconde volée de gnons plus tard... Mais euuuh ?!!

R'fu Cfaptfainpf...

Derrière-,nous, y'a un Colonel impatient qui se racle la gorge, que nous autres forbans on se souvienne qu'ils existent. Et parce qu'un Blatard n'aime pas être interrompu, un Blattard a en horreur qu'un marine l’interrompe. C'est un quatuor de regards noirs qui se posent sur le Shima, qui sue doublement plus, mais de panique cette fois. Il lui faut quelques secondes pour tenter de se reprendre et de ne pas trop perdre la face devant ses hommes.

Si vous avez fini de vous chamailler... nous pourrions peut-être débuter la rencontre ?
Et si vous retourniez plutôt dans vos cages que de vous occuper de nous ?
Ouais, dégage tes miches d'ici avant que j'y plante mes mâchoires ! Pir-rah-rah-nah !
Faites donc, homme-poisson, et vous perdrez vos nageoires d'un coup de tranchant de ma lame.
Ouuuuuuh, elle est méchante la commodore ! Avec son cure-dent, elle croit faire peur à qui la goumiche ?
Niark-niark, j'ai connu des aveugles estropiées plus farouches qu'elle !
MOI J'EN AI VIOLE DES PLUS VIVACES !
...
Des estropiées ou des aveugles ?
Je crois qu'il parlait de femmes normalement constituées.
AH NON NON ! JE PARLAIS DE FEMMES-POISSONS AVEUGLES ET ESTROPIEES ! PIR-RAH-RAH-RAH-NAH !


Climat Tact dans la mâchoire, aller et retour, les deux tours.

Assez bavardé ! On a un Sergent a ridiculiser ! Ya-hin-hin-hin...
Soldats ! Mettez-vous à vos postes !


C'est surprenant comment ils s'exécutent. Pour déterminer qui aura le coup d'envoi, y'a le jeu du pierre papier ciseaux qui se met en place entre la gonzesse et le Cafard. On gagne. J'suis certain qu'il a triché, même à ce jeu. On me dit d'aller aux caisses, et de laisser personne me mettre un but. J'comprends pas ce que je fous ici, ni ce que je dois faire, mais ça a l'air cool. Le premier qui approche, je lui croque la rotule. Le ballon est placé au centre, Tête de Coq y pose son pied dessus, on fait signe en face qu'on est prêts, Mahach lance les hostilités d'une passe en direction de son Capitaine, c'est parti...

Astelle ! C'est parti ! Lancée la diffusion, caméras on tourne ! Allumez les escargophones haut-parleurs ! Ouvrez les portes du stade, que les spectateurs puissent entrer ! Le match du siècle a débuté !


Dernière édition par Elijah Croq'Dur le Mar 17 Avr 2018 - 17:58, édité 1 fois
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Joe Biutag
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Le Cafard

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Ven 13 Avr 2018 - 16:25


- Boooooooooooooooooooooooooooooooooooonsoiràtoutesetàtouuuuuuuuuuuus ! Reeeeeeeeendez-vous de folie ce soir au stade de Kikaï ! Cin-quan-teuh-mille billets vendus en moins de quarante-huit heure, c'est du jamais par ici !
J'aperçois dans les gradins les huiles de l'État major des garnisons marines des îles voisines ; on a compromis la sécurité de Grand Line pour cette rencontre mesdames et messieurs, c'est diiiiiire l'importance du match qui se joue ce soir. Un maaaaaatch, pourtant amical, puisqu'il oppose deux équipes irrégulières, mais un match à l'enjeu FA-RA-MI-NEUX ! Pour souligner l'enjeu de la rencontre, ce n'est pas mon acolyte des grands jours qui m'accompagnera pour commenter la confrontation footbalistique à venir, mais un juriste spécialiste des relations internes entre les différents services de la marine.
Avant que la bataille n'explooooooooOOOOse sur le terrain, je vous demande d'applaudir mon comparse, monsieur Tixi Gali !


Sous le tonnerre d'applaudissements qui surgit spontanément, galvanisé par un commentateur trop enthousiaste qui crachait à pleins poumons dans un escargophone porte-voix, les fondations même du stade semblèrent vaciller. La rencontre événement avait été une aubaine pour la municipalité en charge du stade de Kikai, les billets s'étant vendus comme des remèdes contre l'éjaculation-précoce. La perspective d'un affrontement tout ce qu'il y avait de plus légal entre une portée de crevures assermentés par le G.M et les dignes représentants de la loi n'était pas un spectacle qui se produisait deux fois par siècle. Les entrées furent accordées à prix d'or ; les masses prolétariennes endettées se retrouvaient alors cul-à-cul sur les gradins aux côtés des puissances d'argent les plus prestigieuses au monde.
Pour l'occasion, des marines de tous horizons avaient même fait le déplacement dans l'espoir de se délecter d'une fessée déculottée administrée au cafard et sa bande. Fusse-t-elle footbalistique.
Les mouettes étaient réputées pour piailler en bande, l'esprit de corps avait été respecté et les soutiens de Pancho n'avaient pas manqué. On l'encourageait à s'en arracher les cordes vocales comme s'il avait été question de faire la peau à Greed.

Greed n'était pas seul. Outre les trois bras-cassés en lesquels il n'avait qu'une confiance somme toute relative pour ne pas dire inexistante, des milliers de gagne-petit s'époumonaient à lui apporter leur soutien. Quand il était question de pisser sur la marée-chaussée, tous les prétextes étaient bons.
Malgré eux, les Blattards étaient devenus les représentants de la cause du peuple. Ce n'était pas qu'un match de foot organisé sur un malentendu qui se jouait alors, l'affaire avait été tellement montée en épingle que tous dans les tribunes se plaisaient à croire que l'aboutissement ultime de la lutte des classes irait se parachever ce soir sur le gazon du stade Kikai.
Joe était très doué pour débuter les incendies, l'inconvénient étant qu'il ne mesurait jamais jusqu'où s'étendraient les flammes.

- Iiiiiiiiiiiil semblerait... je dis bien.... semblerait qu'un joueur de l'équipe des Blattards soit subitement décédé. Ceeeeee sont des choses qui arrivent, la piraterie est un métier dangereux, on y risque sa peau à chaque instant mais là quand même, c'est foudroyant.
Ah non ! Fausse alerte ! Il s'est relevé. Peut-être un rituel boucanier, Tixi, Tixi-chou, mon Tixi adoré, faites-nous part de vooooootre expertise.


Désemparé face à une première excentricité de l'équipe corsaire, le commentateur amateur blanchissait rien qu'à l'idée de relater cet événement pour le moins étrange.

- Euh.... eeeeeeh bien.... il s'agit du numéro 1, Elijah Croqdur qui nous vient de... Citadelle il me semble. D'après le témoignage du colonel Shima, il se nourrirait exclusivement d'eau de javel mélangée à de l'acide sulfurique. Peut-être avons-nous là un indice relatif à son petit coup de barre sur le terrain, mais il a l'air à nouveau en pleine forme puisqu'il mord... sans doute affectueusement... le visage de sa coéquipière.

- Cooooooooéquipière qui lui rend bien son affection, puisqu'elle lui aurait planté les doigts dans les yeux, sans doute... en guise d'encouragement. Espérons que la numéro dix soit aussi habile du pied que de l'index et.... du majeur... majeur brandit à l'intention de l'équipe adverse.... une fois encore. Quelle rencontre mes amis, quelle rencontre !

L'expression "se bouffer le nez" n'avait jamais été aussi littérale qu'au sein des Blattards. Manifestement, Elijah fut un instant hostile à l'idée d'être maintenu en cages, seuls les crampons de ses coéquipiers écrasés sur sa gueule à de multiple reprises le persuadèrent d'obtempérer. Le premier coup de sifflet n'avait pas été soufflé que les coups de pieds étaient déjà administrés. Du côté Blattard, on prétexta l'échauffement afin que l'arbitre n'y trouva pas à redire.

- Les joueurs se positionnent, jamais aucun mercato ne m'aura autant excité que ce qui se déroule sous nos yeux ! J'en ai des frissons, j'en ai la chair de poule, tenez Tixi, touchez mes tétons ils sont duuuuuuuurs comme du diamant.

- Je vous crois sur parole Dranlo.

- Touchez j'ai dit !

Le simple fait que Mahach ait saisi que le football ne se jouait qu'avec les pieds relevait du miracle le plus étincelant qui soit. Son action de jeu s'était limitée à une bête passe, renvoyant le bâton merdeux entre les pattes de son cafard de capitaine. Mais il s'agissait là d'un sans faute le concernant. Fier de lui, il enfila entre ses lèvres une tige à cancer qu'il alluma sur le champ, expectorant aussitôt une bouffée de nicotine fumeuse.
Une main perchée contre ses arcades pour masquer la lumière irradiante des projecteurs, il regardait son capitaine s'en aller au loin, ballon au pied.

Vole glorieux cafard,
Rue-toi vers l'horizon,
Au pied, tu as le ballon,
Tu es le héros ce soir.

Vole splendide cafard,
Mets la balle au fond,
Ensemble nous gagneront,
Il n'est jamais trop tard.

Vole abruti de cafard,
Avec ton fruit du Scorpion,
Nique-les avec du poison,
Ils seront bien tricard,

Vole enculé de cafard,
T'as intérêt à...



Fauché dans sa prose, victime de la rusticité d'une plèbe hermétique à la volupté de la poésie, Rowena lui avait violemment claqué la nuque en partant à la rescousse de son capitaine.

- Reste pas planté là et cours ! Si l'autre con a personne à qui faire la passe il va les écorcher vifs et on sera bien rendus !

Sans doute le poète aurait-il pu lui rétorquer que rien ne servait de courir, qu'il suffisait de partir à point, mais la bicorne avait son Climat Tact sur elle et tout trait d'esprit de haute-volée aurait pu se conclure par une décharge dans la mouille du punk. La brutalité avait eu raison de l'art une fois encore et Mahach dû se résoudre à épauler l'escadrille, renonçant définitivement à ses envolées lyriques.

- Une nuit entière à composer un poème de victoire, z'auraient pu m'le laisser l'réciter jusqu'au bout.

Du côté de chez Joe.


Fumier de Mahach ! Pensez donc qu'il se serait risqué à faire trois pas avant de me balancer cette putain de balle ? Quelle feignasse celui-là ! Comment il ose se permettre de prendre ça par-dessus la jambe alors que tout ça c'est de sa faute. SA FAUTE BORDEL ! Si ça c'est pas du cynisme ! Défier la marine au foot... et pourquoi pas au bilboquet ?! Mais faut être extrêmement atteint pour en sortir des comme ça, du genre phase terminale de crise de connerie aggravée.
Mais je serai d'une détermination absolue. Et je ne céderai rien. Ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes.

Il va voir ce que je lui réserve le père Mahach d'ici quatre-vingts-dix minutes hin-hin. Qu'on gagne ou qu'on perde je te foutrai ça au fond de l'océan ! Mais pourquoi il a fallu que je parie sur la rencontre avant même qu'elle ait lieu ? POURQUOIIIIIII ?! Cent cinquante millions de berries sur nos gueules bon sang.... avec la cote de deux contre un qu'on se mange, y'avait de quoi doubler la mise.
Tout était cuit aux petits oignons TOUT : Restait juste à mettre une pointe de coriandre et là..... CE CON DE PUNK A PISSÉ DANS LA MARMITE.... Du foot... Qu'est-ce que j'ai hâte que le match soit fini que je puisse enfin me payer cette tête de con.

En attendant, faut que je me serve de ma rancune comme d'un combustible. Avec du carburant aussi nocif je sens que je vais battre des records de vitesse. D'ailleurs... maintenant que j'y pense.... Ça fait bien dix minutes que je suis en train de courir. Bordel, je tire la langue même. J'ai passé les trois défenseurs qui m'ont même pas vu venir et... et après.... je devrais plus être loin des buts adverses. En fait, je devrais les avoir croisés depuis au moins deux minutes ! OH NOM DE ....!!!!


Un coup de sifflet retentit. C'était le douzième depuis deux minutes. Perdu dans ses pensées, comme envoûté par la mélodieuse harmonie des percussions qu'était le doux son du contact répété entre la pointe de son pied et la balle en cuir, Joe s'était égaré, continuant de courir frénétiquement droit devant lui, obnubilé par ses songes perfides et pétris de rancœur. Lorsqu'il revint à la raison, il se trouvait rue Wapol Ier à cent mètres du stade, deux arbitres de touche aux talons.

- Mais... mais.... C'EST PAS VRAI ?!!!

***

Il y avait eu faute. Bouche entrouverte, yeux vitreux, le cafard n'avait pas compris ce qui lui était arrivé plusieurs minutes auparavant. Revenu sur le terrain, il agrippa Rowena au maillot, encore chamboulé.

- Écoute-moi bien la cocue ! Y'a... y'a un truc de pas net avec ce ballon. I... il a un effet hypnotique sur les gens qui tapent dedans, je vois pas d'autre explication !

- Premièrement, c'est mademoiselle Clown, deuxièmement, la seule chose de pas nette qui me vienne à l'esprit c'est le dingue qui me tire sur le maillot présentement, troisièmement, ce n'est pas un effet hypnotique, juste vous capitaine, pendant que vous courriez comme un dératé on vous entendait ruminer des choses et d'autres. Et dernièrement....

D'une claque sur les doigts de son supérieur, elle se défaisait de l'étreinte du cafard.

- Ce maillot est assez laid pour que vous n'ayez pas à tirer dessus et me le déformer.

Abandonné par son équipage, Joe se laissa choir à genoux, son visage toujours aussi ahuri, choqué de ce qui était advenu quelques minutes auparavant. Peut-être en faisait-il un peu trop, la maladresse du punk ayant échauffé ses nerfs depuis les dernières quarante-huit heures à l'en rendre fou. Plus qu'à l'accoutumée en tout cas.

- Putain Joe, debout ! Ils vont remettre le ballon en jeu !

_________________
Tarif Joe:
 


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Lun 16 Avr 2018 - 0:17

- C’est pas vrai...C’est vraiment à moi de tout faire ici !

Le match venait à peine de commencer et Rowena était déjà exaspérée du comportement des autres membres de son équipage. Elle avait rejoint les rangs du corsaire depuis peu, et son séjour tenait plus de la Croisière s’amuse que de l’Île mystérieuse. Il fallait dire que Joe paraissait entouré de prime abord par deux bras cassés, bien que le corsaire ait assuré qu’ils étaient efficients. De même, ce dernier coup d’éclat du pirate-scorpion sortant littéralement du stade, perdu dans ses pensées, faisait douter la scientifique sur leurs chances de victoire. Joe était lui aussi désespéré et ne sortait pas de sa torpeur tandis que Mahach continuait de hurler des insultes à son encontre, des mots doux que le présentateur ne répétait pas pour ne pas choquer les nombreux enfants dans l’assistance.

- Laisse le donc...euh...toi avec ta crête là. J’ai pas retenu ton prénom, le prend pas personnellement.

- De quoi ?!

- Rien laisse tomber. Tiens toi prêt à récupérer la balle !

- Grbrlmlbl...s’prend pour qui celle là…?! C’pas la cheffe ici c’dingue...marre marre marre…

Rowena délaissa son capitaine pour se lancer sur le terrain. Sa course semblait...relativement étrange. Elle faisait toujours des mouvements amples et languissants. Et on pouvait croire qu’elle glissait sur la pelouse au lieu de courir normalement comme tout le monde. Le ballon avait été remis en jeu, et Rowena fonçait déjà vers lui en tenant toujours sa canne climatique fermement. Non pas qu’elle déciderait subitement de s’en servir, mais un adversaire un peu violent risquerait de se manger des éclairs s’il s’approchait trop.

- Oooh mesdames et messieurs, la nouvelle recrue des Blattards tente une percée pour fondre sur la balle. Est-ce qu’elle est en train de glisser ? Mais qui est donc cette intrigante ?

- Aucune idée mon ami ! C’est bien la première fois que je la vois ! Et entre nous elle n’a pas l’air très commode et…

- Oh mon dieeeeu Tixi elle vient de nous jeter le regard le plus froid possible. On se croirait à Drum…

- J’ai peur Dranlo, je n’ose regarder.

- Et pourtant vous devriez ! Le commandant Crokenbouch charge vers elle avec conviction. Que va-t-elle faire ?

Entendant la remarque des commentateurs, Rowena reporta son attention sur le terrain et surtout ce qui se passait devant-elle. Une armoire à glace de deux mètres, tellement musclée qu’on aurait dit que ses muscles étaient gonflés à l’hélium, fonçait droit dans sa direction tel un rhinocéros dératé. Le plus curieux était sans doute ses grosses lèvres maculées de rouge à lèvre et le gros coeur rose cousu sur son dossard. La cornue n’était malheureusement pas au bout de ses surprises…

Le Commandant Crokenbouch:
 

- Hiiiiiii ! A mooooi la balle, bougresse ! Beugla-t-il de sa voix de fausset

- Pardon…?!

S’arrêtant dans sa course,  le visage de Rowena semblait déformé par la colère. Elle ? Une bougresse ? Mais qui était-il pour oser l’insulter de la sorte, lui, ce gorille maquillé à la truelle ? Il en allait de son honneur, de son code de principes. Il avait été souillé, sali, vicié par un être burlesque aussi viril qu’une ballerine et hurlant des ultrasons. C’en était trop, elle ne pouvait continuer tant que son honneur ne serait pas lavé. Le transperçant de son regard médusant, elle pointa un index osseux droit vers le commandant.

- Je me prénomme Rowena, tu m’as manqué de respect. Prépare toi à mourir.

Faisant luire l’orbe de sa baguette climatique, prête à foudroyer le Marine, elle entendit Joe beugler derrière elle. Quelque chose de l’ordre d’une insulte, de sa mère, et qu’il ne fallait surtout pas le tuer. C’est vrai que si elle lui ôtait la vie, ça risquait de compromettre son capitaine et son poste de corsaire. Mahach aussi s’était mis à insulter son équipière cornue car elle venait de s’arrêter au lieu de continuer pour récupérer la balle. Crokenbouch, confus par l’apostrophe de la dame et la rage des deux pirates, s’était lui aussi arrêté. Lui comme Rowena se trouvaient à quelques mètres du ballon.

- AAAAAAAAAAAAH !!

Ce cri...elle le reconnaissait. A son grand désespoir c’était bien ce qu’elle redoutait. Se retournant, Rowena se prit Elijah de plein fouet qui, envoyé par Joe récupérer la balle, s’était retrouvé à charger vers la cornue. Il pensait sans doute qu’elle l’avait entendu et allait se décaler. Ou alors était-il toujours aussi perché que d’habitude et se fichait un peu des conséquences, pour changer. L’homme-piranha et la scientifique s'étalèrent sur le sol, leurs têtes heurtant la pelouse. Malheureusement, les Blattards n’étaient pas au bout de leurs peines. Dans la panique, Rowena avait agrippé sa canne climatique qui, une fois qu’elle soit tombée au sol, laissa s’échapper un grand éclair qui atteignit la balle. Le ballon, frappé par la foudre, fut propulsé à son tour, cognant le commandant et filait à toute allure vers Mahach.

- Eeeeeeet il semblerait que la diablesse Blattarde ait changé le ballon en étoile filante !

- Rien dans les règles ne l’interdit mon cher Tixi.

- Ah bon bah alors tout va bien.
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Mahach

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Mar 17 Avr 2018 - 13:21

Le temps suspendait son vol à mesure que la balle, fusant et vrombissant furieusement, se rapprochait des cages adverses.


Dans les gradins

Les spectateurs se levaient tous un à un, mus par l’allégresse de cette superbe action.

- C’est un oiseau ... ?!
- C’est le Redcoptère !
- Non, c’est s...
- Mais c’est la balle, bande de connards !



Sur Innocent Island, dans l’orphelinat

Un humain aux allures de pantin apostropha une personne sans quitter l’écran du regard.

- Spica, viens voir.

Un instant plus tard, une jeune crêtue riva elle aussi ses yeux sur l’écran.

- Le petit bâtard !


Dans le stade

- MAHACH ! NOON !

Malgré la vitesse du projectile que lui envoyait sa coéquipière Rowena, le punk s’était idéalement placé pour capter la balle et affronter le gardien Shima en un contre un. Il attendait le dernier moment pour la toucher et prendre de vitesse le colonel.

Le temps ralentissait encore et toujours ! Mahach se décala légèrement, arma sa frappe et ses lèvres d’un rictus carnassier et sous l’impact, la balle se déformait encore un peu plus ! Elle s’étirait dans un ovale défiant toutes les lois de la physique !

Dans un geste qui surprit tout le monde, Shima plaqua ses deux mains tel un étau infernal ! Elles s’étaient refermées inexorablement sur la balle qui tournoyait toujours frénétiquement ! Ses gants commençaient à fumer ! Mais il comprit bien trop tard que si elle s’était déchargée sur le punk carbonisé, un poing devant lui et l’autre levé au ciel, elle n’avait pas fini sa course et le repoussa derrière la ligne.

- ZzZaArGargargargarg ! La sAaAlOoOpE ! éructa le crêtu, parcouru par des spasmes et la foudre.

Techniquement, il y avait but. Mais ...

Un coup de sifflet retentit.


Dans les gradins

Un spectateur se consterna, une main sur le visage.

- Putain mais quel con ...


Sur Innocent Island, dans ce même orphelinat


- Quel abruti ! Liam, ton père est un con FINI !


Dans la tête d’Elijah

Muhurène ! PIR-RAH-RAH-RAH-NAH !


Dans la tête de Joe

Putaind’espècedeconnarddecoqàlamanque ! Jevaist’étriperaveclesdents ! Jevaist’arracherlesosparlefondement !


Dans la tête de Rowena

M-Mais ... Qu’est-ce que je fais ici avec cette bande d’imbécile ! Ma passe était pourtant parfaite !


Chez les commentateurs

- Olalalala ! Mon cher Tixi ! Quelle erreur colossale ! C’est un énooooorme manquement aux règles ! Une vraie déception chez les Blattards ! Une tragédie immmmmmense !
- Eh oui Dranlo ! Quel gâchis ! Mais quel gâchis ! Les mots me manquent ! Astelle, un point sur le joueur à la crête ?
- Ah bah il est cuit ...
- Merci Astelle pour votre analyseeeeuh toujours aussieuuuuux PERCUTANTE !


Dans le stade


Les Blattards se ruèrent sur Mahach, tout comme les Marines se ruaient sur leur gardien. D’aucun n’aurait pu penser que c’était pour lui porter secours, contrairement aux gradés. Non, les trois diables le molestèrent vigoureusement avec tout ce qu’ils pouvaient : coups de poing, coup de pied, et même le fameux et sempiternel bâton météo (même si cette fois, sa détentrice ne s’en servait pas physiquement parlant, lui préférant de loin ses petits nuages noirs positionnés juste au dessus du punk).

- Bordel de merde ! Mahach ! Le foot ne se joue pas avec les poings !
- Même moi je l’aurais pas fait, pir-rah-nah !
- MAIS TOI TU PEUX !
- Ah ouais, c’est vrai ...


A moitié mort, Mahach ne réagissait pas. Alors les siens lui laissèrent -curieusement- le temps de récupérer et de s’exprimer.

- Bah bouais, bais bouer abec les bieds, d’est bour des baibles ...
(- Bah ouais, mais jouer avec les pieds, c’est pour les faibles ...)

Alors leur assaut reprit jusqu’à ce que la cornue élève la voix.

- Messieurs, messieurs. Un peu de tenue je vous prie. Il ne faudrait pas que notre quatrième joueur -aussi-stupide soit-il- y laisse sa peau pour le moment. Nous aurons tout le loisir de nous occuper de lui après le match. Je vais le soulager avec quelques nuages de pluie ...
- Et crois-moi, sale coq écervelé fini à la pisse d’âne que tu appelles bière, que je vais m’en faire un malin plaisir !
- Pir-rah-rah-rah-nah !


Joe se tourna, tout aussi rouge de colère, vers l’arbitre qui avait sifflé.

- Laissez-nous un peu de temps. Notre équipe ne serait pas au complet.

Alors qu’il allait ouvrir la bouche pour lui répondre, la Commodore de Saint-Just l’interrompit.

- Exact, pour nous aussi.
- Bon ... Très bien ! De toute façon il y a main, donc un coup-franc en faveur de la Marine. Nous reprendrons quand vos équipes se seront remises.


Mahach essaie de tendre la main au ciel, aussi douloureux ce geste lui pouvait être.

- B-Bi-bière ... Dil be bfaut de la bière ... D’ai bedoin de redouder bes os ...
(- B-Bi-Bière ... Il me faut de la bière ... J’ai besoin de ressouder mes os ...)
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Elijah Croq'Dur

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Mar 24 Avr 2018 - 23:38

Ouf... Eh bien... l'on peut dire que nous avons eu chaud sur ce coup-là... ah ah ah !
Arrêtez de rire Shima, il n'a rien de drôle. S'ils n'étaient pas tous totalement stupides, ils mèneraient déjà au score. Vous voyez ce rassemblement dans les gradins ? C'est le peuple de Kikai. Autrement dit, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre la face ce soir.
Hmpf..Hm, oui oui, vous avez raison Commodore, montrons-leur de quel bois nous nous chauffons et rabattons le caquet de ce Biutag une bonne fois pour toute.
Nous sommes enfin d'accord. Crokenbouch, LeBaveux, on utilise la stratégie ''Envol de la Mouette depuis le Fort Royal.''
Ahem, c'est un peu long comme nom si je puis me perm
*Bave*

Hiiii?! La Bave de la Mouette sur le Roi ?
Vous ne pouvez pas, Shima. Et c'est ''L'envol de la Mouette depuis le Fort Royal'', Crokenbouch...
*Bave* *Bave*
Exécutions !


Ça se met au garde à vous, avant de se mettre en position. C'est grillé à des kilomètres qu'ils préparent quelque chose, un truc qui me donne des frissons dans le dos rien qu'à l'imaginer. Le grand costaud dans son déguisement de prisonnier tortureur d'enfants et violeur de petits poissons, lui je le sens pas. Il me fout les jetons, m'inspire vraiment rien de bon, je l'observe dandiner ses gros muscles et j'ai une furieuse envie de creuser un trou pour me foutre à l'abri de ce qui va suivre. J'le mire poser la balle à l'endroit indiqué par l'arbitre, avant de prendre quelques pas d'élan. Le genre qui indique qu'il va mettre un bon coup de panard dans la balle. Et c'est pas tout, le v'là qui fait craquer ses articulations, qui s'échauffe un peu. Oh, il exagérerait pas un peu le malabar là ? C'est qu'un foutu match de football, y'a pas besoin d'être aussi sérieux hein ?! J'regarde mes camarades, y'en a pas un qui a l'air de voir où veut en venir Crokenbouch. D'ailleurs, j'le retiens lui, si j'avais pas si peur de me faire dévisser la tête, j'irai lui dire qu'il y a qu'un seul Croq ici, et c'est moi.

HIIIII ! C'EST PARTIIIII ! L'ENVOOOOOL DE LAAAA MOUEEEEETTE DEPUIIIIIS LE FOOOOORT ROYAAAAAL !!!!!

Bon dieu ! Même sa voix est angoissante, j'en ai les genoux qui claquent entre eux. L'autre là-bas, à plus de quatre-vingt dix mètres de mes cages, il s'est élancé. Chacun de ses pas fait trembler tout le terrain, et résonnent dans tout le stade. Arrivé proche de la balle, il s'arrête, son pied gauche frôlant le ballon. Il prend la pause, tend ses gros bras comme une pair d'ailes, incline l'avant de son corps vers l'avant à tel point que j'en ai eu peur que sa fiole broute le gazon. Dans le même mouvement, y'a sa jambe droite qui se lève, semelle parfaitement alignée avec le reste de son membre inférieur, pointant les cieux. Et il s'arrête, suspend son mouvement. Le stade s'éteint, tous les spectateurs en tribunes retiennent leur souffle. Derrière son joueur, le Colonel Shima ne masque pas son sourire, un brin moqueur, pas moins victorieux. Le Cafard capte l'image, et commence à transpirer, il sent que quelque chose ne va pas aller. Il se retourne vers moi et me beugle dessus, agitant les bras dans de grands gestes paniqués.

Je n'aime pas ça... Coco, tu permets que je t’appelle comme ça ? Va au marquage de l'autre fou qui bave, je me charge de la Commodore Sainte-nitouche.

Devant un Mahach qui avait l'air de ne pas apprécier être mené à la baguette, elle dû agiter son climat tact pour se faire obéir. Le pirate s'en alla en maugréant des propos à l'encontre de cette femme qu'il ne pouvait décidément pas encadrer. Malheureusement la réaction défensive s'était faite tarder et l'attaque passa à l'action. Crokenbouch abaissa soudainement sa jambe droit et vint frapper dans la balle d'un plat du pied, dégageant d'une force de frappe spectaculaire. Car il s'agissait bien d'un dégagement. Seulement au moment de la frappe, Le Baveux avait bondi sur le cuir ovale, s'envolant ainsi avec le ballon de foot haut dans les airs...

*Bave* *Bave* *Bave*
OOOOOOOH MON DIEUUUUU ! Mesdames et messieurs, une telle frappe, vous n'en verrez pas beaucoup des comme celle-ci tous les joouuuuuurs ! Mais quel coup de patte de la part de ce robuste joueur qu'est Crokenbouch! Mon cher Tixi, ne loupez pas une seconde de la suite de cette action !
Mon cher Dranlo, ne vous en faites pas, j'ai les deux yeux bien fixés sur cette balle qui fuse à une vitesse folle vers les cages de ce pauvre Elijah qui ma foi m'a l'air totalement dépassé par les événements !
Jeeeeeeeee me demande en fait s'il voit quelque chose à travers ces étranges lunettes... ?
Je ne pourrais vous répondre, mais une chose est sûre, c'est une comète qui va lui tomber dans les filets s'il ne fait rien !

Mais attendeeeeeeez, pourquoi tombe-t-il à genoux ?
Mon cher Dranlo... je crois pouvoir vous dire qu'il est en train de prier !


Quand j'ai vu avec quelle puissance il a propulsé son panard dans ce truc tout rond et rebondissant, j'ai failli faire un arrêt de cœur. Quand j'ai vu l'autre fou enragé grimper dessus et voler jusqu'à moi, j'ai compris que j'étais foutu. Petit piranha, ma maman m'avait appris à implorer la pitié du dieu des mers quand nous manquions d'argent et de nourriture. Fais ta prière tous les soirs au seigneur des mers, et un jour il surgira des flots pour venir te protéger de sa toute puissance. Ça a jamais marché jusqu'ici, mais je suis tellement dans la mouise et en panique que c'est venu tout seul, je savais pas quoi faire d'autre. Alors je prie, pendant que la doublette de projectile fuse à travers le stade, faisant décoller les brins d'herbe sur son passage, la balle vrillant si vite que les traces de couture en disparaissent à l’œil nu.


...té de hareng finis à la pisse de cachalot attardé ! BOUGE ! BOUGE TES PIEDS PALMES D'ANGUILLE AVANT QUE JE TE PLOMBE LA CERVELLE ABRUTI DE MEROU !
Laissez tomber Capitaine, il ne vous entend plus depuis que ce gorille peinturé a tiré.
Putain d'empoté ! Mahach ! Remue toi les miches foutu ivrogne ! Arrête moi ça ou je te ferai pendre à la transversale de nos cage à la fin du match !
T'sais ce qu'il t'dit l'ivrogne ? Va chier connard ! Y'en a plein l'oignon de votre numéro d'autorité de mes deux !
*BAVE* *BAVE* *BAAAAAAAVEEEE*
On est foutus...


Spoiler:
 

Le Baveux vient de faire une acrobatie en l'air, du genre retourné de la mort. Il profite de la puissance et de l'effet apportée par la frappe de son partenaire pour y ajouter la sienne. Et là c'est plus une balle blanche qu'on voit, c'est un missile à tête chercheuse dont la cible est le fond de mes cages. La balle tourbillonne, virevolte, vrille, change sans cesse de direction, pour finalement venir frôler mon visage et s'écraser dans les filets, continuant de tourner à la même vitesse. J'ai rien vu, j'ai rien pu faire, à part me faire pipi dessus. Derrière moi, les filets sont finalement troués et le ballon poursuit son élan dans le mur quelques mètres plus loin, s'y enfonçant de quelques centimètres, fumant. Personne n'a encore vraiment réalisé ce qu'il vient de se produire, un silence de plomb pèse dans l'air. Aucun ne bouge, ne hurle une célébration, tous admirent le phénomène. Tous,sauf un. Véritable nuisible obnubilé par une chose, écraser ses adversaires, rien d'autre n'a d'importance à ses yeux, rien ne l'impressionne. Tout ce qu'il a retenu de cette action, c'est qu'ils ont encaissé un but. Et cela le met hors de lui...
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