AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  


The big fish competition

avatar
Katsue Yazaki

♦ Localisation : Poiscaille

Feuille de personnage
Dorikis: 725
Popularité: 0
Intégrité: 0

Dim 8 Avr 2018 - 21:31

The big fish competition.
Printemps 1627




Namazu nouait sa cravate. Il avait sorti son plus beau costume et sa plus belle tête de poisson. Aujourd'hui n'était pas une journée normale pour lui. Non. Aujourd'hui était THE big day. La journée qu'il attendait avec impatience chaque année depuis ces dix dernières années. Là où le printemps pointe le bout de son nez. Quand la nature fleurie et que les animaux ressortent le bout de leur nez. Mais pas n'importe quels animaux. Non. Pour Namazu, ceux qui importaient le plus étaient les poissons.

Le chinchard.
La dorade.
La limande-sole.
Le maquereau.

Tous étaient des poissons emblématiques que Namazu attendait de revoir. Et parmi eux, une magnifique bête que l'on avait caché dans le lot. Un poisson-chat dissimulé dans les bancs de West Blue, au bord de Poiscaille, l'île emblématique du poisson.

Namazu mettait son masque.
Namazu était prêt à animer.
Animer ce magnifique spectacle.

...

Drrriiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnng.
Drrriiiiiiiinnng.
Drriinng.

Le son me berçait. Un peu comme un nouveau rêve que je faisais. Je me voyais déjà à bord d'un bateau pirate, avec le cache-œil, le crochet à la main droite et la jambe gauche de bois en train de récupérer le plus gros coffre au trésor de tout West Blue. Je me voyais avec tout cet or... toute cette bonne nourriture autour de moi... avec un peu de bave au coin de la bouche... de la bave... sur.. l'oreiller...

« OH NON ! Je vais être en retard ! »

En me levant si brusquement, je m'étais cognée la tête contre le mur. Mais rien à faire, je sautais dans la douche sans même donner à manger à mon chat qui miaulait désespérément au bord de mon lit. Dans l'obscurité de la pièce, on pouvait voir les premiers rayons de soleil traverser le volet. Et cet halo de lumière éclairait un petit calendrier, placé juste au dessus du lit, où chaque jour était barré d'une croix rouge. Une croix qui indiquait que plus le temps passait, plus on se rapprochait de cette fameuse compétition.

L'année dernière, je n'avais pas pu y participer parce que j'étais responsable d'un stand de vente. Mais cette année, je m'étais inscrite et préparée au plus bel événement de l'île poiscaille. Le concours de pêche. Bon fallait bien l'avouer, je ne savais absolument pas pêcher. Mais c'était l'occasion d'apprendre, de passer du bon temps et de s'amuser. Mais là, il fallait que je prenne mes céréales et mon super jus de fruit, je voulais être au maximum de ma force.

La petite casquette grise pour protéger du soleil avec le joli polo rose pour pas avoir trop chaud. Et avec ça un pantalon gris foncé et des bakets encore de la même couleur pour être parée à toute éventualité. Je prenais ma grosse bouteille d'eau, quelques billets, et ma canne à pêche que j'avais acheté d'occasion à un pépé. Et il m'avait assuré que c'était de la superbe qualité même si le fil ne se rembobinait presque plus.

...

Pour l'occasion, la ville avait fait les choses bien, vraiment bien. Tout une petite foire avait été mise en place avec des stands de vente de poisson : bien-sûr fallait promouvoir la spécialité. Mais aussi des stands de vente de canne et kits de pêche, d'autres avec des jouets souvenirs, en forme de poisson, des activités de cuisine, à base de poisson, des produits dérivés, à l'effigie des poissons, le tout avec une énorme scène et des gradins. Il y avait même des petits ateliers pour apprendre aux plus jeunes à pêcher. Et à deux pas, la mer : West Blue, plus prête que jamais à accueillir les pêcheurs.

Dans les allées on pouvait s'acheter des gaufres ou barbes à papa, des glaces ou des crêpes. Il y avait même un mec dans un costume de dauphin géant qui distribuait des ballons de baudruche en forme de poisson aux enfants. Tout était pensé pour la famille, pour les passionnés, les voyageurs et vacanciers. Et il y avait plus d'une cinquantaine de participant prêt à prétendre au titre de meilleur pêcheur de l'année 1627.

Le soleil brillait et le ciel était bleu en ce début de printemps.

Mais qui allait se démarquer ?
Qui allait prendre la bonne prise ?
Qui jetterais son hameçon le plus stratégiquement possible ?
Qui aurait de la chance ?
Et surtout, qui allait sortir son épingle du jeux ?

Que ce soit les meilleurs ou les plus mauvais, tout le monde avait une chance de pêcher le plus beau poisson. Et notre poisson-chat, lui, était déjà en train de nager dans les profondeurs du littoral, attendant le plus beau ver à manger.

Info:
 
avatar
Raphaël Andersen
Administrateur
L'Anderswag

♦ Équipage : Gambling Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 2904
Popularité: +105
Intégrité: 72

Mer 18 Avr 2018 - 21:24

"Je… hum… oui bon, j’ai pris ce que j’ai trouvé hein. Commence pas à me saouler, c’est pour toi qu’on est venu là. "

C’était en cette période de l’année où les bougeons éclataient sur leurs tiges, s’épanouissaient en pétales colorés et répandaient leur semence à travers les airs pour s’assurer une belle descendance. Porté par l’air doux et calme de West Blue, le pollen virevoltait, dansait et chatouillait les narines des passants telle la bonne fée des allergies. Aux premiers jours de printemps Poiscaille était toujours radieuse, les parcs et les espaces verts de la ville se couvraient d’une flore luxuriante et la dense forêt prenait l’apparence d’une couronne dont on avait anobli l’île.

Mais en cette journée ce n’était nullement le retour de la belle saison qu’on fêtait en grande pompe et pour lequel tant de monde s’était déplacé. D’avantage les merveilles de la mer sur lesquelles l’île avait fait tout son fonds de commerce et grâce auxquelles elle avait acquis une si prestigieuse réputation de par le monde. Les poissons qui bordaient ses côtes étaient les meilleurs des Blues et ses pêcheurs, les plus aguerris. C’était leur art, leur talent et leur courage qu’on fêtait. Et tous les amateurs étaient invités à célébrer les fruits de la pêche.

Ainsi tout oiseau qu’il était Choco, cuisinier de son état, n’avait pas pu résister à l’appel d’une grande boustifaille. La date était, de longue date sur le calendrier de la cuisine Oharienne, cochée d’une énorme croix rouge. Convaincre et traîner Raphaël jusqu’à Poiscaille avait été une autre paire de manche, mais la volaille avait ses arguments -musclés certes- et changer d’air était tout ce dont le vert avait besoin à ce moment.

"Et puis t’façon, c’pas comme si je comptais vraiment pêcher avec ça hein…"

L’évènement principal de ce petit festival était un concours de pêche et comme il s’agissait du moyen le plus efficace de tomber sur les meilleures pièces -en plus d’une éventuelle et alléchante récompense- l’inscription au concours de pêche était une étape obligatoire pour le duo. Seulement, du matériel de pêche en bons amateurs –profane d’avantage que passionné- ils n’en avaient pas. Et si avec les pouvoirs de Raphaël, celui-ci comptait bien s’en passer, pour l’inscription il ne se voyait pas expliqué son ambitieuse technique de pêche.

"Kwoahahahaha ! "

C’était donc pour cette raison, et par pure radinerie, que l’ancien croupier arborait un bout de bois customisé en canne à pêche sous les railleries de son ami ailé. Pas de quoi s’en faire, mais lui qui était plutôt fier de son bricolage avait été vexé des remarques qu’on avait pu lui faire et dont le piaf ne cessait de se gausser depuis leur arrivée. L’île était en effervescence, c’était un joyeux événement et tout ce qu’on attendait, en profitant des stands colorés de produits locaux, c’était l’annonce officielle du début des hostilités. Locaux et étrangers se mêlaient, mais il devait bien être le seul avec si peu d’allure et assez radin pour ne même pas être allé s’acheter une canne à pêche premier prix.

En attendant, ce qu’il n’avait pas dépensé en matériel, il pourrait toujours le dépenser en snacks et cela n’avait clairement pas la même valeur à ses yeux. C’est comme cela qu’il se retrouva à lorgner et saliver seul devant un bel étalage de Takoyaki, Choco trouvant, lui, intérêt dans les premiers décolletés de la saison et les parures qui les accompagnaient. La chaleur dorait les petites boules de poulpe de succulentes et incomparables odeurs qui finirent par piéger une connaissance.

"RAFTON ANDERSWAG ! J’étais sûr que c’était bien vous ! "

Convulsion. Système neuronal en vrac.  Epilepsie oculaire. Raphaël sursauta. Cela faisait décidément bien longtemps que cet inapproprié pseudonyme ne l’avait pas poursuivi.

"Patrick Fication , vous vous souvenez ?! C’est moi qui vous est inscrit au tournoi de karaté de l’année dernière, ça revient ? Non ? Je comprends hahaha. Je suis pas la demi-star que vous êtes ! Bordel Rafton Anderswag, vous avez brillé pour un mec qui ne participe pas au combat ! Quel événement quand même, je vous attendais cette année, vous auriez été mon favori !" précisa-t-il avec une pointe de déception dans la voix, tout en cherchant nerveusement quelque chose au fond de sa poche.
- ]Euh… Oui, j’étais occupé ailleurs. " balbutia le vert en essayant d’enregistrer toutes les informations, tout en essayant de se souvenir de l’évenement de 1626 plutôt que de ses déboires de ce début d’année.
- Oh mon gars, ça me fait plaisir de vous recroiser ! Vous participez ici du coup ? Z’avez mon soutien et celui de tout votre fan-club et… Ah tiens voilà ! TADAAAA ! " présenta-t-il triomphant un badge vert luisant frappé des lettres capitales « I’M WITH RAFTON » "Votre popularité avait explosé après le tournoi, tout le monde s’arrachait les goodies  ! Bon… puisqu’on vous a pas vu depuis plus d’un an, la fièvre est retombée mais… ON EST ENCORE QUELQUES FIDELES !
- Je… sais pas quoi dire, vous n’avez pas l’impression d’en faire un peu trop ?... " se sentit-il obligé de rajouter à la vue des regards curieux qui commençaient à peser sur eux.
- OH… j’ai saisi ! " s’émerveilla le petit bonhomme, puis d’ajouter à voix basse, comme une confidence "Vous avez besoin d’un peu d’espace et d’anonymat pour vous préparer à la compétition…Message reçu 5 sur 5. Soutien de l’ombre ! "

Et ce disant il s’éclipse de la façon la moins discrète possible. Génial… il avait un fanclub. Et il n’était pas à son nom.

_________________
Spoiler:
 
http://www.onepiece-requiem.net/t14957-raphael-andersen-je-suis-vierge-ascendant-lionhttp://www.onepiece-requiem.net/t15094-jeux-de-mains-jeux-de-vil
avatar
Nicholas et sa maman


Feuille de personnage
Dorikis: 1180
Popularité: 7
Intégrité: -7

Jeu 19 Avr 2018 - 18:19

Mes enfants, bonsoir.

"La modestie est le meilleur appât pour aller à la pêche aux compliments." Phrase emplie de sagesse que cette trouvaille de Sieur Chesterton n'est-ce pas ? Il aurait tout aussi bien pu dire que la beauté est le meilleur appât pour aller à la pêche à la sympathie, mais ce brillant écrivain, bien que poète à ses heures  perdues, avait le goût délicat de n'aborder que les sujets dont il avait ne serait-ce qu'une vague expérience. Homme exemplaire s'il en est, la pêche n'en demeure pourtant pas tant un art de sélection d'appât que son talent à le mouvoir.

Ce jour-là, Nicholas avait une sortie de classe. Brillante idée que de le placer dans un établissement scolaire où le poisson constitue l'objet de fierté patriotique des homme-mammifères des environs. En effet, Poiscaille est au commerce de la viande des océans ce que l'île aux esclaves est à la dysenterie: Un foyer sûr et abondant. Aussi, tout homme-poisson est accueilli en membre de guilde, en compagnon de l'art. Il n'en demeure pas moins faux de penser qu'un homme ou une femme des fonds marins a acquis ne serait-ce que les rudiments de la compétence. Est-il si étonnant de douter de la capacité de tout homme terrien à courser le lièvres ? Nous aussi, nous avons des boutiques, des échoppes, de la production de masse taylorisée.

Pour ma part, je suis bonne pêcheuse. Une nécessité pour une mère devant nourrir seule son petit, mais aussi un savoir acquis à Torino, où l'art la culture sont les mamelles nourricières d'une jeunesse refusée au sacrifice consumériste. Un savoir que j'eus la chance de dispenser à mon petit. Mais sous l'eau.

C'est pourquoi je l'encourageai à se former aux méthodes terriennes. Nicholas est curieux de nature et j'avais la certitude qu'il puiserait, sinon de l'amusement, de l'instruction de cette sortie extrascolaire, où l'on nous avait tout de même demandé une substantielle participation financière afin de renflouer les caisses noires de l'école, tout en empennant sa coiffe de parade de la plus altruiste bienveillance quant aux besoin spéculés de nos progénitures. Heureusement, je n'étais pas dame à me laisser plumer par les vautours, ou leur semblance à cinq doigts la plus proche. Pour manger, Nicholas se débrouillerait. Pour les bobos, il prendrait sur lui. Quant à ce spectacle grotesque de marionnettes, hors de question de payer d'avance un art sans cote. Pourquoi paye-t-on après un repas, mais avant un spectacle ? Le choix de rétribuer ou non ce qui nourrit notre corps est-il plus discutable que ce qui est supposé nourrir notre esprit ? Je ne mange pas de ce pain-là, Nicholas non plus. Si vous vous dites artiste, prouvez-le. Ensuite, vous aurez votre récompense. Même les chiens ont compris comment cela fonctionne. Faudra-t-il encore des siècles à l'humain sans branchies pour suivre l'exemple de son meilleur ami canin ?

Toujours est-il que Nicholas allait, fier comme un paon - et bien plus beau - se rendre à la foire de Poiscaille, où s'étendaient, à perte de vue, tentes et chapiteaux. Quelques attractions courantes, comme le teste de force au marteau ou les ateliers d'escamoteurs à trio de gobelets. Et bien sûr, l'odeur, forte, du poisson cuit, fumé et de toutes les déclinaisons d'aromates pour l'accompagner. Ci et là, les bouffées de chaleur d'immenses casseroles agitant crustacés et riz, acoquinés sur un lit d'huile. Où l'olfactif ne pouvait être harponné, l'ouïe était sollicitée aux camelots de tous poils et toutes honnêtetés. Ceux qui ne promettaient pas d'inoubliables merveilles à leur stand de pêche au canard présumaient des goûts en matière de bijoux de chaque couple, du besoin de nouvelles bassines de nettoyage pour chaque cataloguée ménagère. Le brouhaha des soldés de la foire pointait en îlots dans une marée stable, mais continue des rires, murmures et bavardages divers de badauds.

Depuis les petites heures du matin, les marchands de silence avaient fait faillite, dissous dans une liesse généralisée où le moindre passant, par son sourire, sa façon de promouvoir la brochette de poisson doré qu'il déchiquette avidement des dents, semble davantage un artifice des lieux qu'une véritable personne. Et au fond, à l'autre bout de l'entrée principale, au bord de mer où aucun poisson censé n'oserait s'aventurer, la berge où la plage fût avalée, puis remplacée par des quais de bois où, pour l'occasion, plus aucun bateau ne circulait. Place aux piétons, à cet instant même les vagues appartenaient aux terriens.

En attendant la pièce maîtresse des festivités, qui allaient décerner un titre honorifique de meilleur pêcheur de l'année, les tentes dressées se boursouflaient de quidams venus se remplir le ventre ou reposer les genoux. Nicholas y était; c'était gratuit de s'asseoir. Tout en dégustant les tartines au saumon que je lui avais préparées, il profitait de l'ambiance, ravi de découvrir tout ce qui semblait commun aux mammifères. Hélas, Maxence, un olibrius jaloux de son talent aux cours, comme en sport, ne manqua pas de lui gâcher cet instant de plaisir.

Yo, Nic, tu manges quoi ?
- Chomp! CHomp! Chomp....glurp! C'est une tartine de saumon frais au gros sel.
- Jolie ta boîte à tartines ouais. C'est ta mère qui te l'a préparé ?
- Oui, dit-il en interrompant son repas.
- T'avais pas de fric pour te payer ça ? nargua Maxence en exposant une assiette en carton légèrement ondulée où macérait dans une sauce à l'orange un gros morceau de flétan poêlé.
- J'ai des tartines, répondit-il avec un sourire sincère, quoique méfiant.
- Ouais mais c'est nul ça, en plus tu manges un peu un cousin à toi non ?
- Non Maxence, je suis humain, même si j'ai le type poulpe. C'est un peu comme quand toi tu manges du cochon. Vous avez des similitudes, mais ce n'est pas du cannibalisme.
- Azy t'as dit quoi là ? Tu m'traites de porc ? rugit le gamin de 10 ans en poussant déjà de ses micro abdominaux l'épaule de mon fils.
- Excuse-moi, je ne voulais pas t'offenser. C'était maladroit. En plus, tu as raison, vous êtes plus proches du singe.

La main de Maxence fit voler la tartine de Nicholas dont un moignon déchiré de pain restait accroché aux doigts. Les autres élèves présents n'osaient bouger, à peine ôter les débris reçus par l'explosion du tyran de leur classe. Nicholas se sentit mal. jamais il n'imagina provoquer son camarade qu'il respecte tout en acceptant la méchanceté. Perdre son repas ne le mit même pas en colère, il ne cherchait qu'à apaiser la rage de l'imbécile qui ne méritait pas tant de mansuétude.

Je te fais toutes mes excuses. Tu as raison, j'ai dépassé les limites. S'il te plait, profite de ton repas tranquillement, je m'en vais.

Nicholas replaça soigneusement sa chaise tout en ignorant la présence collante et pesante de l'autre élève qui le fixait de ses huit centimètres de plus. Il lui murmura quelque chose que nulle ne compris, mais l'intonation suffisait amplement. Quand l'homme-poulpe fut éloigné de quelques pas, Maxence le héla.

Hey, Nic !
- Oui ? se retourna le petit homme rose.
- Tu vas au concours de pêche après ?
- En effet, acquiesça Nicholas, soulagé de voir que le dialogue était rétabli.
- Tant mieux.

Le poulpe le remercia d'un hochement de tête, puis repartit. Il s'arrêta toutefois en entendant la suite de la phrase.

- C'est vrai quoi, si le but c'est de pêcher la plus grosse prise, je suis sûr que je serai champion toutes catégories si je pécho ta mère.


Des rires, francs ou forcés. Complice,s dans tous les cas. Nicholas, lui, ne riait pas. Bien au contraire. Il se retourna et fixa Maxence. D'un regard autre, qui n'appartenait pas au genre humain. Aucun enfant n'avait ce regard, pas plus qu'il n'était capable de le supporter. Maxence grimaça un sourire, mais ses lèvres tremblaient. Il ignorait qu'il ne fallait pas m'attaquer, que mon fils pouvait supporter tous les outrages à son égard, mais pas envers ceux qu'il chérissait. Dans ce cas, la bête reprenait le dessus. Et si mon fils ne répliquait pas aux voyous de son âge, c'était pour éviter de les détruire.


Nicholas! tonna une voix d'adulte. Le petit arrêta net sa ruade, cherchant la source de l'autorité. Monsieur Fishman apparut devant lui, grand, sévère dans son costume gris délavé, son odeur de vernis à bois avec un zeste d'oignon.

Je peux savoir ce que tu fais ?
- Je...je me disputais, Monsieur.
- Et pourquoi ?
- Maxence a insulté ma maman.
- Azy j'ai rien dit 'spèce de mytho!
- Maxence, surveille ton langage.
- Pardon M'sieur Fishman. Je suis sous le choc, c'est pour ça.
- Quant à toi, tu viendras me voir après ton repas. Tu es privé d'activités et resteras sous surveillance. Il y aura également une convocation de tes parents pour parler de ton comportement.
- Monsieur ? intervint Barbara. Maxence a fait tomber les tartines exprès et il a insulté Nicholas. J'ai tout vu.

Fishman, ébranlé dans sa conviction de juge et parti, la fixa quelques secondes avec une noirceur à la hauteur de ses cheveux plaqués en longues mèches d'une berge à l'autre de sa calvitie. La petite tint bon, sans trop se montrer fière de sa résistance. Mais il était trop tard, le doute avait été instauré. Malheureusement pour le professeur, on ne punissait pas une Barbara comme un Nicholas. Afin de conserver contenance et ignominie, il reprit, les yeux fixés sur la véritable victime.

- Ce n'est pas une raison pour t'en prendre à lui. Je parlerai à ta mère. En attendant, va participer au concours de pêche et représente dignement notre école. Au moindre problème avec toi, j'en informe la directrice. Tu peux disposer.

Nicholas ne risqua pas un remerciement discret à Barbara, mais il le pensait bien fort. Sans triomphe, ni abattement, il quitta le chapiteau et se rendit au concours. S'y inscrire ne posa aucun problème. Par contre, il n'avait pas de canne à pêche, ni de moyens d'en louer une.
avatar
Kusachi Kazuki
Donneur de Récompense

♦ Localisation : Las Camp, West Blue
♦ Équipage : Las Gambas Corp

Feuille de personnage
Dorikis: 1182
Popularité: -18
Intégrité: -10

Sam 21 Avr 2018 - 17:54




Tu pourras revenir quand tu auras de quoi payer, on fait pas dans la charité chez nous.


Après ce braillement suivi d'une porte qui claque, un corps se releva doucement du pas de porte où il venait d'être éjecté. Tapotant ses vêtements usés par le temps, probablement porté plus qu'il ne le faudrait, afin d'épousseter la poussière qu'il avait raclé dans sa chute forcée. Kusachi était, comme à son habitude, sans le sous et avec une ardoise longue comme le bras dans cette auberge. Il avait été longtemps oisif sur cette île de Poiscaille. Ce n'est pas que le boulot manquait par ici, simplement que la pêche, ce n'était vraiment pas son truc.


AH OUAIS, TU OSES ME FOUTRE DEHORS, TU VAS VOIR QUAND J'AURAIS R.... et tu as déjà fermé la porte, à quoi bon m'égosiller.


La journée avait bien commencé pourtant, il avait bien dormi et s'était offert un copieux petit déjeuner. Le soucis venait du fait que c'était le jour des comptes à l'auberge. Le gérant avait hurlé « COMBIEN » avant de se ruer vers Kusa, qui venait de finir d'engloutir un second ragoût, et de le foutre dehors. Mais ce n'était pas la première fois et il pouvait au moins se contenter d'avoir l'estomac rempli afin de retourner vaquer à ses occupations, c'est-à-dire probablement ne rien faire. Aller à la concurrence ne servirait à rien, il avait déjà eu du bol de tomber sur un pigeo... un aubergiste conciliant. Sa bourse était vide, cela faisait un moment qu'il se délestait de ses économies sur ce bout de terre dédié à la pêche. Il en avait marre de passer son temps à travailler sur des bateaux à laver le pont ou charger des marchandises, il voulait reprendre sa vocation première, celle dont il se vante sans cesse et qu'il fabule, la piraterie. Mais, après avoir roulé sa bosse un moment dans le coin, pas de pavillon noir en vue, il se retrouvait planté là, à attendre un signe du destin. Voler un bateau aurait pu être une option viable, mais ces talents de navigateurs n'ont d'égal que de sa bourse.

Bref, il lui fallait trouver un boulot simple, rapide et qui paye bien. Une chose bien improbable à trouver. Les rues de la ville étaient particulièrement agitées en ce jour, beaucoup de passants défilaient, le sourire aux lèvres et avec une aura de joie non dissimulée. Le soleil brillait de mille feux au milieu d'un ciel plus bleu que le vaste océan du monde, et tout cela faisait vomir Kazuki. Tout ce bonheur et cette perfection de la nature dans une journée aussi naze pour lui, c'était vraiment une honte. Lui qui ne pouvait même plus vivre à crédit et profiter des simples d'esprits tenanciers de bar. Vivement un voyage prochain sur une île ou la pluie et un joueur de violon dans la rue rendrait son dessein plus dramatique. Pour l'instant, il devait seulement se contenter d'aller broyer du noir dans un coin moins chaleureux et avec moins de vie. Sans un mot, il s'éloigna du lieu de son forfait allant dans le sens inverse aux cris et brouhaha et de la ville. Le problème dans tout cela, c'est qu'il s'éloignait alors du port, le lieu où son pourcentage de chance de trouver un travail temporaire aurait été fortement renforcé. Mais, ne rendons pas les choses plus facile qu'elles ne le sont.

Et c'est alors qu'il commençait à arriver dans un endroit tranquille, vide, pour le moment, de tout passage que son regard s'accrocha sur une grande affiche aux couleurs assez flashy. S'en approchant, Kuza comprenait d'où venait le bruit et l'agitation. Une fête et un concours. Des jeux et du pain pour contenter la plèbe, voilà qui était bien pitoyable. Mais, avec un esprit en ébullition, probablement dû à une exposition prolongée au soleil, Kusachi Kazuki avait trouvé son contentement là-dedans. Qui dit concours dit récompense et ainsi, il retrouverait la joie et le bonheur. Effort minimum pour une récompense maximum. Tout ce qu'il voulait. Sans prendre le temps de lire les petits caractères ou les modalités de ce concours, il fit demi tour pour se diriger vers le port. Sûr de son fait et de sa supériorité, il n'avait que faire de ce sur quoi allait porter les épreuves qui lui donneraient richesses et gloire.

Trouver l'endroit des festivités avait été chose facile, Kazu n'avait eu qu'à revenir sur ses pas puis suivre les mouvements de foule afin d'arriver. Il y avait du monde, beaucoup de monde. A croire que ce genre d'événement était assez important pour la population locale. Désormais il ne lui restait plus qu'à trouver où s'inscrire pour empocher le pactole. Après quelques minutes de recherche dans la cohue provoquée par ce festival, Kusa remarqua enfin le stand pour s'inscrire. Sans prêter attention au bonhomme qui tenait le registre des inscrits ni les deux personnes en train d'attendre pour s'engager dans le concours, il se plaça devant.



C'est où qu'on signe ?

Ah, bien le bonjour monsieur. Vous désirez participer au concours de pêche ? Si vous voulez bien attendre votre tour, je m'occupe de vous dans un instant.

Ouais ouais c'est ç..... Attends, quoi ? Un concours de pêche ? Oh bordel, c'est de la mer...

Oui, la pêche est un art exquis et incroyable mêlant, passion, patience et pat... Désolé il me manque un mot commençant par « pat ». J'aurais dû préparer un discours à l'avance, mais ma femme ne m'a jamais laissé une seconde ces derniers temps. Vous êtes amateur de pêche ?


Sans dire un mot, Kusachi s'écarta du devant du stand pour se placer dans la queue. La pêche. Voilà qui était problématique. Il n'avait jamais aimé ça et n'avait aucun talent. La dernière fois qu'il l'avait pratiqué, il avait jeté un filer de pêche sans l'attacher au navire. Douloureux souvenirs, à la fin il n'avait pas été payé à cause de cette ridicule et infime erreur. Il allait être plus compliqué de se placer comme favori dans cette compétition désormais. Mais qui ne tente rien n'a rien, tant pis s'il n'avait jamais été bon dans cela, la récompense à la clef suffirait à le motiver assez pour se surpasser. Comme prévu, un court instant après, c'était son tour. Il lui fallait faire bonne impression pour épater la galerie et partir comme le chouchou du public.


Je suis El Maestro de Los Pechos, j'ai voyagé sur tout les océans de ce monde afin de perfectionner ma technique jusqu'à ce jour et cette sauterie sera pour moi l'occasion d'exprimer totalement mon art et montrer aux yeux de tous la magnificence de ma technique absolue.

Oui, très bien monsieur Los Pechos, mais j'ai simplement besoin d'un nom. Pour raconter des histoires il y a un tente où les parents laissent leurs enfants si vous voulez.

Grmbl.... Kusachi Kazuki.

Très bien Monsieur Kazuki. Ou est-ce Monsieur Kusachi ? On ne sait jamais avec les noms composés de prénom. Très bien, vous voilà inscrit, bonne chance, vous en aurez besoin. Nous avons de sacré bon compétiteurs cette année, mais le favori et sans conteste un homme de grande valeur, le bien nommé Raphael And....

Ouais ouais, cool. Dit, vous filez du matos aux participants ?

Du matos ? Nous louons du matériel du pêche si c'est de cela dont vous parlez ? Mais un homme qui vit pour la pêche tel que vous doit bien avoir ça sous la main, non ?


Encore une fois, Kusa tourna les talons en restant muet. Sans un sous en poche, il lui fallait improviser pour son matériel. Il devait lui rester encore assez de temps pour rassembler un équipement pour participer pleinement à ce concours. Sinon, il pourrait toujours pêcher à la main, mais c'était bien trop exigeant comme technique. La pêche, vraiment un truc naze.

_________________

Le thème d'une Gambas

Des promesses, toujours des promesses.:
 
http://www.onepiece-requiem.net/t11761-une-prez-sauvage-apparaithttp://www.onepiece-requiem.net/t19281-ft-kk
Contenu sponsorisé



Page 1 sur 1