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L'abus de fruit est dangereux pour la santé

Clotho
Clotho

♦ Localisation : Blues

Feuille de personnage
Dorikis: 9280
Popularité: -1200
Intégrité: - 1079

Mer 11 Avr 2018 - 14:09

Trois jours … Trois jours ont passé depuis l'incident. Depuis que j'ai perdu mes deux bras et jambes. Trois jours depuis la ''greffe''. Ils m'ont sauvé la vie, je devrais leur en être reconnaissant. Mais franchement … ils auraient pu mieux faire. Carrément même. Si on m'avait greffé des parties en métal et qu'il manquait une vis, je dirait que ça peut passer. Mais là … c'est … vraiment très très très étrange. Je suis un étranger dans mon corps. Enfin, mon corps, je ne sais pas vraiment si on peut l'appeler comme ça. Surtout quand mon vrai corps est réduit en cendres et dispersé sur le Nouveau Monde. Alors comment je l'appelle ce truc ? Ce faux corps ? Le LCQNEPLM ? Le Corps Qui N'Est Pas Le Mien ? Cette chose ? Cette erreur de la nature ? Cette supercherie aux yeux du démon ? Ouais, ça doit être bizarre pour vous, alors laissez moi vous résumer. J'me suis battu contre Bald, un méchant qui espionnait et volait des infos de Kiyori. Mais j'étais pas en bon état, alors Natasha, une guerrière de l'impératrice m'a filé un coup de main. On s'est mal compris, elle m'a attaqué après avoir tué Bald.

Sauf qu'on avait pas le même niveau. Elle m'a tranché les deux bras pour que je ne puisse plus blesser l'île. Les dirigeant sont arrivés juste avant qu'elle ne me tue. Comprenant l'erreur qui venait d'être commise, on m'a proposé de réparer mon corps avec des pièces mécaniques de la meilleure qualité qui soit. J'étais à moitié content. C'était jusqu'à deux heures plus tard, jusqu'à ce que je perde mes jambes. Les lames de Nat étaient enduites de poison qui a corrompu mon corps et l'a affaiblit. Ma maladie a pris le dessus et j'ai eu des hallucinations. En voulant tuer un fantôme, j'ai glissé sur un morceau de beurre sur le sol et ai atterrit en plein sur le couteau de boucher. Que faisait une telle arme sur le sol, orientée pile dans la bonne direction, on ne le sait toujours pas. J'étais conscient d'avoir une jambe en moins, mais je ne contrôlais pas mon corps. Cet abruti a tenté de se relever, a glisser de nouveau et … ce qui devait arriver arriva, on m'a sauvé. Une femme m'a rattrapé de justesse avant que je ne touche la lame pour me tuer.

Sauf qu'elle aussi a glissé sur le beurre et s'est fracassé le crane contre le banc. Ce qui m'a fait tomber sur l'ustensile de cuisine et m'a sectionné ma dernière jambe au niveau de la cuisse. C'était pas beau. Je pissais le sang. Je pissais aussi, je le reconnais. Des gens ont finit par arriver et m'ont trouvé. On passe l'histoire de la grognasse qui a tenté de me sauver parce que c'est la mienne. Il fallait que les toubibs me sauvent la vie. Ils ont alors fait je ne sais quoi. Ya eu un rituel bizarre, puis j'me suis réveillé comme ça. Ça m'a fait un choc quand j'ai vu mes mains. Elles étaient bleues. Et palmées. Et grosses. Un rapide coup dans le miroir, et j'ai crié. Les bricoleurs du dimanche sont arrivés et m'ont expliqué. Ils ont du faire appel à un chaman et à son fruit du démon de l'esprit. Il a pu extraire ma conscience de mon corps mourant pour l'implanter dans un corps déjà mort, mais en bon état. Depuis, je me balade en tant qu'homme poisson. Pardon, que femme poisson, ce qui me choque encore plus.
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Clotho
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Mer 11 Avr 2018 - 14:10

Voilà ce à quoi j'ai rêvé pendant que j'étais dans les premières heures du coma.

« Bon sang, trois jours qu'il est dans le coma. Aucune réaction, les examens sont négatifs. Il n'a plus aucune chance d'en sortir. Désolé.
M'enfin, ya bien un truc à faire doc' ? D'la magie ? Une opération ? Un médoc ? Un fruit du démon ? Une malédiction ?
Désolé, on ne peut plus rien faire. L'affrontement a laissé trop de séquelles. Il est en train de mourir à petit feu. La seule chose que l'on peut faire, c'est de le mettre à l'aise, qu'il ne souffre pas.
ET VOUS POUVEZ PA SLUI SAUVER LA VIE A LA PLACE ? On l'a suivit depuis les Blues, on a traversé Grand Line, on a survécu à Teach, on a réussit à aller jusque dans le Nouveau Monde, à survivre à l'empereur des machines. Me dîtes pas qu'il va crever ici, dans ce lit, comme une merde. Comme … un faible. »

Paul a la voix qui faiblit. C'est un bon lui. Fidèle, fier, méchant à souhait, n'hésitant pas à se mettre en première ligne. Il fait le relais entre les toubibs et mon équipage. C'est à lui qu'incombe la tâche de transmettre les tristes nouvelles. Déjà trois jours que je suis dans le coma, il n'y a plus rien à faire. De temps en temps, j'entends une voix par-ci, un son par-là. Mon cerveau fonctionne, mais une chose l'empêche de s'enclencher à nouveau. Je ne sais pas si je veux vivre ou mourir. Un détail, en somme. Plusieurs personnes se succèdent à mes côtés, espérant qu'un geste ou un mot de leur part change la donne et me permette de revenir. Ils peuvent espérer autant qu'ils veulent, il n'y a rien à faire. Une chose m'empêche de me réveiller.
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Saladin E. Caldin
Saladin E. Caldin
PNJ
Le Modérateur


Jeu 12 Avr 2018 - 20:24

La blouse, c’est ok. Les lunettes, c’est ok mais ça me donne l’air con, je les enlève. Thermomètre, c’est ok. Stéto...hm..scope ? Phore ? J’en sais rien, jamais été très au point. De toute façon j’en ai même pas, c’est un costume pour gamins j’ai pété les coutures de la blouse. J’aurais dû me douter que c’était de la camelote quand elle m’a proposé une épée en plastoc c’te vieille au magasin. Boah, tant pis, j’suis pas à Mariejoie. Des mecs bizarres sur le Nouveau Monde doit y en avoir à la pelle, surtout ici. Bon alors, c’est pour qui déjà ? Clotho...hm, sa réputation le précède. Il a de la chance de pas m’avoir croisé avant le loustic. J’y suis...Euh bon par contre on va pas me faire croire que c’est un hôpital ce coin, j’ai vu des baraques à frites tenir mieux debout que cette endroit. Railway tombera en ruine c’est dingue, quelle idée de transformer cette île en mine aussi ? C’est déjà un gruyère, et un jour les souris n’auront plus de fromage.

- Mademoiselle, nouvelle recrue. Je dois aller voir un nouveau patient. Cheveux cramoisis, gueule cassée. C’est par où ?

- Nouvelle recrue ? Mais euh...on attendait personne.

- Vous non, lui oui.

Elle obtempère, elle résiste pas à mon air classe cette blondinette. Personne y résiste ceci dit, j’vois pas trop en quoi j’suis surpris. Voilà la chambre, ça aura été rapide...Et le voilà le Clotho. Il a pas l’air jouasse dans cet état. Il a la même tête que sur toutes les affiches, d’habitude ils les font plus moches, plus méchants. Ceci dit...Il est pas bien fringant dans cet état, va falloir se ressaisir.

- Bon du coup ?

- Du coup quoi ? Vous êtes encore là ?!

- Oui vous vouliez le voir, le voilà.

- Du coup allez me chercher une poche, une seringue, trois bouteilles de cola, et dites aux laborantins de me filer ses analyses sanguines dans l’heure.

- Mais...ça va servir à quoi ?

- A rien. Mais au moins ça les fera bosser.

Et elle quitte la pièce, bon parfait ça me laisse largement de temps. Bon, va falloir corriger un peu les bêtises. Clotho, mon p’tit, le destin t’a filé un joli cadeau en te donnant un logia. Mais mon petit doigt m’a dit qu’il était temps de payer l’addition. J’ai crapahuté jusqu’ici pour ça, ça serait dommage que demain soit pas un meilleur jour. C’est pas jojo le coma c’est sûr, et les blessures risquent de laisser des séquelles. Mais je vais te libérer d’un poids non négligeable. On appelle les utilisateurs de fruits du démon des “maudits”, tu vas peut être trouver mon geste injuste, mais je considère plutôt ça comme un cadeau, une délivrance.

- God bless you.

Et hop. J’ai même claqué des doigts ! Aller, vite avant que madame nurse ne rapplique et constate que j’ai un peu tout inventé. C'est toujours dur de perdre quelque chose qui faisait notre force, mais c'est outrepasser ce manque la véritable force. Tu n'as besoin de faire déferler des montagnes pour être quelqu'un de grand, pas besoin d'amonceler les fortunes pour être riche, pas besoin de mille royaumes pour être illustre. Bye Clotho, c’était sympa.
http://oprannexe.onepiece-forum.com/t1067-saladin-e-caldin-le-mo
Clotho
Clotho

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Ven 27 Avr 2018 - 15:28

« Vite, appelez le médecin !
Pourquoi ?
MAIS APPELEZ-LE BON SANG ! Saleté d'interne de standardiste. » Le pauvre s'exécute et appelle. Quelques minutes plus tard, le toubib débarque.
« Qu'est-ce qui se pa*/
Il se réveille !
Quoi ? Pas possible. Il était dans un coma, sans aucune réaction. Il était presque mort. Il avait les orteils, les jambes, le torse, les bras et la tête dans le royaume de Davis Jones. Seuls les cheveux dépassaient. Comment c'est possible ?!
Et si on cherchait un moyen de l'aider et ensuite on résolvait le mystère ?
Bonne idée. »

Le vieillard se précipite et retire le tube de ma bouche qui m'empêche désormais de respirer. Il m'ouvre les yeux, me fou une lumière devant en m'agressant les rétines.

« Mais c'est qu'il est vivant pardi ! Il respire. Les réflexes oculaires sont présents, sensations au niveau des pieds » dit-il en me passant une espèce de molette qui me chatouille le pied et force un mouvement réflexe.

Il caresse sa longue barbe puis retire l'étiquette qu'il avait accroché la vieille à mon pied. Il n'en revient pas. Petit à petit, j'ouvre les yeux. Le toubib se frotte les siens plus fois. Ma gorge est sèche, je ne peux pas parler. Je ne peux pas bouger. Pas du tout, en fait. J'ouvre la bouche, mais aucun son ne sort. L'infirmière, qui fait se métier depuis longtemps, comprend. Elle m'apporte un verre d'eau avec une paille qu'elle glisse dans ma bouche. Lentement, très lentement, je mets l'eau dans ma bouche et déglutis. Un escargot irait plus vite que moi en faisant un marathon. Ça prends dix minutes pour deux gorgées. Le médecin va chercher ses collègues pour qu'ils attestent du miracle que, visiblement, je suis. Mon ouïe et mon odorat me font à moitié défaut. Mon goût est absent, ma vue est trouble, et mon toucher a disparu. Je plane à moitié, à cause des médicaments je suppose.

« Myriam, allez prévenir l'entourage de ce patient de son changement d'état. Mais dîtes leur bien de ne pa*/
De ne pas le toucher, oui je sais. Vous oubliez que j'étais là avant vous, docteur, et que ce n'est pas la première fois que je dois faire ça. »

La jeune femme revient dix minutes plus tard avec Paul et d'autres membres d'équipage. Ils ont envie de me serrer dans leurs bras, je le vois à moitié, mais l'infirmière leur interdit. Je ne comprends pas ce qu'ils se disent, mais Paul la prend dans les bras.

Trois jours plus tard, j'ai récupéré mes cinq sens, j'arrive à parler à peu près correctement. Mais la dose élevée d'anti douleur rendent les conversations pénibles et difficiles à suivre, autant pour mes interlocuteurs que pour moi. Le médecin m'a expliqué ce qui s'est passé, le coma, le fait que j'étais bien plus mort que vivant … Actuellement, je me sens bien. Mais … un truc me choque. Un détail ne colle pas. J'essaie de me transformer en terre, sans succès. Je me dit que ça doit venir des médicaments, du traumatisme ou je ne sais quoi. Après tout, ça fait quand même deux fois en quelques semaines que je passe plusieurs jours aussi proche de la mort et dans un état gravement morbide. Mon corps est recouvert de plâtre, de la tête aux pieds, c'est pour ça que je ne peux pas bouger. Mon empathie m'indique que mon équipage se trouve dans la salle d'attente, et qu'ils sont heureux des nouvelles me concernant. Le médecin me dit que j'ai des mois avant de pouvoir entamer la rééducation. Quand il m'a dit ça, il a bien compris que je n'étais pas content et s'est éclipsé comme une ombre en pleine lumière.

Durant les jours qui ont suivit, j'ai repris un régime alimentaire solide et normal, je parle normalement, je soutiens une conversation sans problème, je refais des plans … Bref, je suis moi. Sauf que je suis toujours plâtré. Et qu'un truc me choque. Je n'arrive toujours pas à faire appel à mon logia. Une semaine plus tard, on m'enlève ma prison, excepté celui qui part de mes ongles, remonte le long de mon bras gauche pour finir à mon cou. Mon bras est toujours sévèrement endommagé. Mais au moins, je peux reprendre la mer. Les chirurgiens de l'île et de mon bateau ont fait leur possible, et je ne devrais garder aucune séquelle. On reste quelques jours sur l'île pour faire le plein de vivres et tout. Je décide d'aller voir les administrateurs de l'île pour parler avec eux. Après tout, je suis responsable de la destruction d'une partie des habitations de la mine. Et je déteste quand les choses ne sont pas claires. Je demande donc un rendez-vous avec, mais ils sont très occupés. C'est donc Nat qu'on m'envoie.

« Tu veux un truc ? » Toujours aussi aimable visiblement.
« Discuter, mettre les choses à plat.
Tu veux dire t'excuser pour avoir détruit une partie de mon octant ? Me forcer à reloger des gens qui n'avaient rien demandé ?
C'est pas moi qui les a détruit, c'est Bald.
C'est pas pareil.
J'vous ai rendu un service en découvrant ce réseau de traîtres qui infiltrait votre île. Je vous ai donné les noms de ceux qui prétendaient servir Kiyori alors qu'ils ne faisaient que servir une organisation criminelle. J'ai révélé et démantelé le réseau. Sans moi, il aurait continué d'exister pendant encore des années, voire plus. Sans moi, des informations continueraient de fuiter. Sans moi, vous auriez pu perdre le monopole sur le trisagion.
Tu veux quoi ? » Elle est cash. Elle a compris où je veux en venir.
« J'aimerais qu'on me fournisse un éternal pose pour l'île que je m'engage à ne pas utiliser pour vous nuire. J'aimerais aussi qu'on m'autorise un accès à l'île et aux mines en me donnant une autorisation permanente de fouilles, de creusage ou peu importe comment vous appelez ça.
Tu veux autre chose ? Un fauteuil ? Ma place ?  De l'or ? Du trisagion ?
Arrête ça. J'suis pas là pour me battre. Mais vous me devez bien ça. Je vous ai rendu un service d'envergure national. Je ne vous demande pas la lune en échange, juste une compensation. Je n'aimerais pas avoir à déclarer la guerre à Kiyori à cause de Railway.
Toi ? Déclarer la guerre à une déesse ? Le moustique voit loin dis donc.
T'oublie qu'un moustique, dans certaines conditions, peut contaminer et condamner l'Humanité entière. Tu connais ma réputation. Tu sais que je vais au bout des choses, peu importe le temps que ça me prend. Tu sais qu'il serait stupide qu'on soit ennemis. On t'a envoyé ici pour négocier avec moi pour représenter les intérêts de l'île. Tu ne m'aime pas, c'est réciproque. Mais vas-tu vraiment laisser tes émotions interférer avec ton travail ? Je pars demain matin. Tu as jusque là pour me faire parvenir ta réponse. »

Je quitte la pièce pour retourner sur mon bateau. Les sbires travaillant pour Zodiaque qu'ont donné des informations. Inutiles pour presque toutes. Pour toutes, en fait. Mais grâce à mon réseau d'informateurs et mes connaissances, je devrais parvenir à trouver un truc, un lien quelque part liant à quelqu'un. Je trancherai cette organisation et je la ferai mienne. Le lendemain, on lève l'encre après avoir reçu la réponse des dirigeants de l'île.
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