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Félicitations !

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Toji Arashibourei
Thunder F.

♦ Localisation : GL
♦ Équipage : Ex-Sea Wolf

Feuille de personnage
Dorikis: 11 400
Popularité: -1200
Intégrité: -750

Dim 24 Juin 2018 - 23:03



Woooh ma têeeeeete...

Esprit dans l'brouillard, tête dans l'coton, mes pensées s'extirpent du fond du trou du cul du néant pour apparaître sur terre comme un nouveau né sort de sa mère : dans la douleur le sang et parfois un peu la merde. Et puis aussi dans les cris :

Gnééeuh ?...


Bon ok, y a plus glorieux comme hurlement sauvage jeté à la face du monde, mais que voulez vous. Mon corps ne m'répond pas, lourd comme de la pierre. Mes nerfs sont comme tétanisés, sidérés, tranchés. Une marionnette défaite qu'il est l'Toji, avec juste assez de lucidité en phase ascendante pour m'rendre compte que j'suis dans l'noir complet.
Ma respiration est sourde, étouffée... chaque prise d'air est un effort... putain j’étouffe bordel de bitte. J'me sens comme enseveli, prisonnier de la roche. L'asphyxie me guette. Et ce crâne qui semble fendu en deux.


Putain... Mais c'est qui l'fils de révo qui m'a mis dans cet état là ?
Un Pirate ? Un assassin qui a fait sauté la baraque ? Un Yonkou ou quoi !?



Pris d'une fièvre de vivre j'accumule d'ultimes efforts pour redresser la tête, m’extirper de cet enfer, vivre quoi ! En vain.

Brisé, je m'effondre à bout de force et mon crâne s'enfonce à nouveau profondement dans l'oreiller.


...


Hum... ? Pris d'un doute j'appuie un peu du côté du crâne vers le sol, et m'enfonce un peu plus dans ce qui me semble tout à coup vach'ment trop souple pour être des gravats. Puis doux aussi, du genre soyeux et pas... rocailleux ? Mes narines inspirent un grand coup, et c'est plus un parfum délicats de linge frais qui m'revient plutôt que celui ô combien connu du sang et de la poudre.

Et j'crois que c'est là que l'doute a commencé à vraiment s'faire sentir.


Une pointe vient soudain'ment s'plaquer contre mes reins !
D'un bond je sursaute, me redressant du buste et faisant voler ma moitié d'couverture. Je plonge instinctiv'ment ma main sous l'oreiller à la recherche de mon poignard afin de découper l'odieux assassin qui est en train de...
Mon regard s'éternise sur l'épée rose et bleue que je brandis, tout en ballons de clown, petit cœur en guimauve à moitié mangé trônant sur la pointe... Je fais osciller la lame souple un instant, comme hypnotisé.


Puis un flash : "fais pas ça !"

Une voix qui sort du néant de mon esprit brumeux. De qui, de quoi, allez savoir. La Bête peut être ? Nan j'pense pas.


Toujours est il que l'infâme menace vient à nouveau se plaquer contre moi, mais cette fois j'ai un poil plus de lucidité, en tout cas suffisament pour réaliser qu'il s'agit plus d'un talon que d'un surin. Et féminin de surcroit si j'en juge l'impact glacial qu'il exerce sur ma peau nue.
Et c'est là que j'remarque le fin boudonnement qui émane de sous la couette, masse informe et immensse de l'autre côté du lit, tel un gigantesque igloo de coton et de soie. Du genre que seuls les plus honteus'ment riches personnes peuvent s'offrir.

"Fais pas ça !"


Je chasse la pensée d'un mouvement rapide de tête, ainsi que la curiosité qui me pousserait à regarder à qui appartient ce pied et ces naseaux. Car comme dirait Red, dans l'doute la retraite.

Me voilà donc qui ne pousse pas plus loin la chance. Et expert de nombreuses retraites stratégique dans la plupart des ports des Blues, je glisse hors du plumard tout en m'emparant de mes affaires qui traînent ça et là. A pas de loup j'esquive les débris de bouteilles, de fringues et d'objets divers autant que mes yeux encore à moitié clos me le permettent. Aïe ! pas si bien qu'ça vu que je finis en sautillant après m’être planté un truc foutrement pointu dans la plante du pied.  J'étouffe donc un juron, et mon instinct de survie finit alors de me guider vers la porte géante  qui domine la pièce, avant de me pousser à enfiler au moins mon caleçon. Après tout on ne sait jamais qui il  y a derrière une porte.
Bien sûr, je serais totalement passé à côté du miroir et de la vision de mon visage illustré d'une jolie moustache de chat faite au feutre indélébile, ainsi que du symbole de la mouette et du crâne pirate sur le front, le tout entouré d'un cœur.


"Putain je te dis de ne pas faire ça sinon ça va être l'enfer"

Mais à qui elle est cette putain d'voix bordel. J'l'ai sur l'bout du neurone mais impossible de pousser plus loin.  J'saurais même pas dire si c'est un homme ou une femme. Et j'avais répondu quoi d'ailleurs ?... Ah oui ! "T'inquiète je gère". Ouais voilà. Impec... Au poil même...



J'entrouve la porte avec une prudence de démineur un vendredi 13. Me faufile sans un bruit tandis que le ronflement continue son travail de scie sous les draps... referme la porte en silence... me retourne avec un soupire de soulagement... avant de regarder les deux gardes araignées qui me fixent sans un mot.

Des bribes de pensées me reviennent alors comme autant de flash de bataille :

Myriapolis. Le banquet. Les trois reines. Xan qui danse sur la table avec Red. Lin qui hurle à qui veut bien l'entendre qu'elle les prend tous au bras de fer. Rachel assise sur le trône d'Arachnée, plusieurs carafes vides à ses pieds. Et moi, les sens gorgés de cigares, de gâteaux, de vins et de... c'était qui cette personne avec qui j'ai dansé toute la soirée ? Roooh ma tête... Et y avait pas un mulet aussi à un moment ?


Les deux gardes semblent ne pas avoir droit aux même joies du flashback que moi, et c'est d'un air plus soucieux que méfiant qu'ils me demandent avec tact :
-Monsieur, ça va ?
-Gnéééh.
-Que faisiez vous dans cette chambre ? Ce n'est pas là qu'a dormi la reine ?
-Gn*/... !



La QUOI ?!


Et là la vision du truc pointu que j'ai retiré de la plante du pied avant de le jetter d'un air mauvais dans un coin d'la pièce : une couronne.

Putain mais à qui ?! Elle ressemblait à quoi cette couronne bordel-de-mes-trois-couilles-de-trou-du-cul-de-con-de-bordel-de-merde !?



Les gardes voient la panique monter, et comme tout bon garde ils se méfient d'avantage.
La panique enfle, la gueule de bois carabinée n'aide pas... Je plante, reste muet, je...

"T'inquiète je gère"

Roh le con le con le con !



Et là, tel un ange salvateur quoi qu'un peu titubant et le visage orné d'une moustache de mousquetaire : Rachoupinette !

Hourra ! Elle va pouvoir me sauver elle ! Elle va pouvoir... me...



OH PUTAIN RACHEL !!!
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