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En fait, j'suis bi

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Clotho

♦ Localisation : Railway Citywork (Nouveau Monde)

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Mer 4 Juil 2018 - 13:43

Porte qui s'ouvre violemment et s'enfonce dans le bois, une silhouette surgit de l'ombre. Elle crie aussi fort que possible, les traits déformés participent l'incompréhension, la peur, la rage, la colère. Hystérique est le qualificatif le plus adapté à l'individu en cet instant. « Où est-il ? » Tout le monde me regarde. « Qui me l'a volé ? Il était sur mon bureau ! » Je les vois échanger des regards. C'est ça, j'en étais sûr ! Ils ont complotés contre moi ! Ils veulent me renverser ! Me voler ! Me tuer peut-être même. Je ne peux pas les laisser faire. Mais avant de les punir, je dois le retrouver, c'est la seule chose qui compte.

« Capitaine, tu parles de quoi ? Qui t'as volé quoi ?
TU SAIS TRES BIEN DE QUOI JE PARLE. FAIS PAS L'INNOCENT AVEC MOI !
Personne ne sait de quoi tu parles. Tu étais dans ton bureau, tu surgit en hurlant, c'est pas pour autant qu'on sait ce que tu penses qu'on t'as volé.
QUI ME L'A VOLE ?!
De quoi ?
LE STYLO QUE FRANCK M'A OFFERT ! »

Ah … Plus un bruit d'un coup. Chacun sait que même si en temps normal je le cache, ce sujet est tabou pour moi. L'un des rares à me faire partir au quart de tour, à ne devenir plus qu'une bête d'action et d'instinct qui ne voit plus qu'une chose, des ennemis, et oublie tout bon sens, toute logique. Un être qui ne réfléchit pas et se laisse dominer par ses instincts et ses pulsions. Alors forcément, quand je débarque dans cet état, en abordant ce sujet, tout le monde sait que ça peut dégénérer très vite et qu'en une seconde, je peux tous les massacrer avant de détruire le bateau. Et ce, sans m'en rendre compte. Pour l'instant, j'ai encore mes esprits, mes hommes savent qu'ils doivent jouer dessus. Je les regarde les uns après les autres avec un air menaçant. Une attitude que jamais je n'aurais avec eux en temps normal. Mais sur Grand Line, rien n'est normal. Surtout quelqu'un d'anormal de base. Mes hommes ont plusieurs choix pour tenter de me résonner. Heureusement pour eux, le destin semble leur sourire car la vigie annonce un bateau de chasseur de prime en vue, d'après leur étendard. Tor, le second de l'équipage, décide de se servir d'eux.

« Ce sont eux qu'ils l'ont ! Ils te l'ont volé ! »

Sachant l'état dans lequel je suis, je ne peux raisonner clairement. D'habitude, je me demanderais comment ils auraient pu, car ils auraient du venir sur le bateau. Puis mon empathie m'aurait indiqué que Tor me mentait. Mais là, je n'ai pas de haki, pas de cerveau. Je deviens une bête. Je veux ce stylo. J'aurais ce stylo. Avant qu'il n'ai pu battre de la paupière, je concentre toutes mes forces dans mes jambes et utilise le summum de mes sorus. Je me propulse tellement fort que j'en perce le plancher de mon bateau, pourtant en excellent bois. Je fonce au dessus de l'océan telle la lumière qui va frapper une surface solide. La distance étant trop grande, même ma vitesse ne suffit pas à combler l'écart. C'est donc en geppous que je termine ma course. Des boulets de canons me sont tirés dessus, je les contournent facilement avec mon haki. Si je ne suis pas en état d'écouter les émotions et de ressentir les êtres, je peux toujours voir les choses.  J'approche du bateau à très haute vitesse. Je ne change pas ma course malgré ma trajectoire. Je m'encastre dans leur bateau, traversant la coque de part en part. Ce qui me ralentit assez pour me permettre de reprendre un peu mes esprits, mais surtout me mets en position pour un geppou qui me remonte au niveau du pont supérieur. J'attrape la rambarde et utilise la force centrifuge pour atterrir sur le pont. Dès qu'on voit qui je suis, l'équipage tremble et recule. La seule exception étant leur capitaine. Enfin, la dizaine d'homme restée sur le pont, puisque les autres sont en bas et courent comme des dératés pour réparer la coque avant que le navire ne sombre dans les abîmes.

« Tiens donc, comme on se retrouv*/ » Il n'a pas le temps de finir sa phrase que je l'attrape à la gorge, fais volte face et le plaque contre le mât principal. Moins d'une seconde plus tard, mon poing restant s'enfonce dans son ventre, lui faisant cracher du sang.
« Où est-il ?! Où est mon stylo ?!
Cof cof. Un stylo ? Pourquoi on le saurait ?
Vous l'avez, OU EST-IL ?!
On a pas ton stylo. »

Il essaie de se dégager de ma prise, en vain. Ses hommes nous tirent dessus. Mon logia absorb*/ Je sens un truc bizarre en moi. Pas de solidification, pas d'absorption possible. Alors j'en reviens au tekkaï basique mais toujours aussi efficace. Lui se protège avec son haki de l'armement. Les balles ne font que ricocher et blesser ses propres hommes. Il voit mon visage, on ne peut raisonner avec moi. Alors il comprend. Il comprend qu'il doit se battre pour sa vie, car on ne convainc pas une bête de lâcher sa proie avant de l'avoir tué puis mangé. Je repose la question une nouvelle fois, et en le frappant, je tape le mât qui lâche un crac bien sonore avant de se briser et de tomber sur le mât arrière, endommageant les voiles des deux structures. Il me répète qu'il ne l'a pas et tente de s'extirper de mon emprise. Mais je suis trop fort, trop empli d'adrénaline et de rage. Même son haki ne suffit pas à combler le vide entre nous. Je tente d'introduire ma terre en lui pour le torturer et qu'il me lâche l'information, mais rien ne se passe. J'essaie de créer des pics pour embrocher ses hommes, rien n'arrive. Je n'ai plus accès à mon logia ou quoi ?! Cette pensée, aussi simple soit-elle, me faire revenir à un état semi- normal. Sentant ma prise se desserrer un peu, Toshi en profite, il frappe mon avant bras et se libère. Il recule en sautant et se retrouve dos à un mur. Je me frotte les yeux. Je reviens à moi petit à petit.

« Il se passe quoi ?! Qu'est-ce que je fais ici ? Vous m'avez capturé pendant mon sommeil ?! Bande d'enfoirés !
Hey, attend ! C'est toi qui est venu ici en défonçant mon bateau. Tu nous as accusé d'avoir volé ton sty*/
Oui, mon styl*! Je me souviens. Rendez-le moi et votre mort sera rapide.
Tu penses avoir une chance ?
Tu avais peut-être une chance quand j'étais sur Rokade. Plus à présent. Rends moi mon stylo. »

Chaque mot est pesé et j'insiste bien dessus. Il sourit. Il me rit au nez l'enfoiré. D'un coup de pied violent sur le sol, je le brise fais un trou. J'arrache un semblant de planche, puis le jette à la tronche du chasseur de prime. Avant qu'il ne l'atteigne, je le brise en morceaux avec un poing d'air. Je tente de faire appel à mon fruit du démon, sans succès. Tant pis, on en vient au corps à corps je suppose. Une balayette qu'il ne voit pas venir, un coup de coude dans le ventre pour le projeter au sol, puis je lui saute dessus. J'attrape ses couilles dans ma main, violemment, et serre. Pas au maximum, mais juste assez pour qu'il ne puisse rien faire d'autre que se plaindre.

« Utilise ton haki, et je te les brise. Tente de te sauver et je te les broie. Insulte moi et je te les écrase. T'as compris ? » Mon ton est très calme, contrairement au sien qu'il ne peut maîtriser.
« Oui.
Donne moi mon stylo. Tu as cinq secondes. » Je commence à compter tout en resserrant mon emprise sur ses bijoux de famille. Il me dit qu'il ne l'a pas, qu'il ne l'a jamais eu. Comme si j'allais gober ça. Je suis sur le point de fermer mon poing quand mon empathie m'indique qu'il ne ment pas. Il ne l'aurait vraiment pas ? Je lui demande s'il sait où mon bien se trouve, réponse négative.
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Mar 17 Juil 2018 - 20:17

Putain, mais il se passe quoi ? J'me réveille sur un bateau pirate qui n'est pas le mien, avec visiblement un équipage hostile. J'ai torché une bouteille hier ou quoi ? Non, impossible, je ne bois jamais d'alcool, connaissant le résultat. On m'a drogué ? Impossible avec mon logi*/ Mais … attend … il est où mon logia ? Pourquoi je me sens différent de d'habitude ? Pourquoi j'ai chaud ? Pourquoi je transpire ? Pourquoi ma vue se trouble ? Pourquoi je … pourqu*/ … pourquoi je perds l'équilibre ? Je tombe sur les genoux, m'accrochant à une rambarde de justesse pour éviter de me vautrer comme une merde. Putain ! C'est quoi ça encore ?! Oda se relève, s'approche de moi en courant, ses poings noircit au haki.

« Tu vas payer, CONNARD !
Rêve pas. Même dans le noir, les yeux crevés, j'verrais mieux les choses que toi. »

Toujours aucun signe de mon logia pour riposter, fais chier. Mon empathie hors norme me guide. Impact dans trois secondes. C'est huit de plus que nécessaire. J'ondule mon corps comme un serpent, puisque mes jambes refusent de bouger. Deux secondes, ses deux poings s'approchent de ma tête, de chaque côté pendant que mon corps recule légèrement. Une seconde avant impact, son étreinte se resserre, mes bras sont dirigés derrière moi. Juste avant que l'impact ne se produise, je crée un poing d'air avec chaque main, ce qui me propulse en plein sur Oda, tête la première dans son estomac, partie non protégée par son haki. Il recule de plusieurs pas et titube. Je récupère mes jambes. Il me refonce dessus. Mais son offensive est bien pâle face à ma défense. Aucun de ses coup ne parvient à ne serait-ce que m’érafler. Sauf sa dernière droite. Je lève mon avant bras gauche verticalement devant moi, puis je le fais tourner avec mon épaule, de manière à frapper son avant bras droit et dévier son attaque assez pour qu'elle ne me touche pas. Il est temps de lui montrer à quel point j'ai évolué depuis notre dernière rencontre sur Rokade. Montrons à quel point je suis devenu un maître au corps à corps.

Mon coup ayant détourné le sien, son centre de gravité s'en trouve détourné. Ma paume gauche s'encastre dans son ventre avec un mouvement de soulèvement pour le dégager légèrement du sol. Puis je me baisse, changeant mon centre de gravité et donnant ainsi plus de force à mon coup. Le corps d'Oda passe par dessus le mien, comme si l'on jouait à saute mouton. Il s'écrase violemment à côté de moi, sur le dos. Je lui saute dessus et enfonce mes doigts dans sa chair sans soucis. Puis je ferme la main et tire un grand coup. Inutile de dire que j'arrache une partie de torse, que son corps devient une fontaine de sang, que le volume augmente fortement, et que la situation devient dramatique pour lui. Ma main droite, toujours libre, s'écrase sur son cou et serre. Je serre, je serre, je serre aussi fort que possible. Sauf que j'arrête juste quand il perd connaissance, j'ai d'autres projets pour lui.

Après tout, on ne devient pas l'empereur du Mal en tuant juste des gens. Ça, n'importe qui peut le faire. Mes plans sont bien plus ambitieux que ça. Je veux le briser, supprimer toute trace de vie en lui, en faire ma marionnette. Et pour ça, il y a tellement de méthode que j'en frémis d'avance. Si j'étais un chien, je remuerai ma queue. Suite à cet épisode, Tor, mon second de l'équipage, se doit d'annoncer à nos hommes que je suis bi. Tout le monde se regarde sans comprendre. Ce pourquoi il rajoute que je suis polaire, en précisant que je suis bipolaire. Il explique brièvement les symptômes, telle la psychose dont j'ai été victime plus tôt. Et oui, tout ça n'est dû qu'à une putain de maladie. Tout me ramène à elle, encore une fois.
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Mar 17 Juil 2018 - 20:19

Deux jours plus tard, sur mon bateau, je reçois une lettre en provenance d'Armada. C'est de la part de Tudou Kenshi, mon représentant sur Armada. Dans la lettre, il me joins un second manuscrit. Il me dit d'y faire attention.

Citation :
Chers Libres Capitaines Pirates.

Je vous contacte aujourd'hui car l'heure est au changement. Après la perte de notre Capitaine et seigneur d'Armada, la ville a été trop longtemps laissée aux mains de ceux qui se sont déchirés pour en prendre le pouvoir. Hors, c'est à nous, Capitaines dignes de la confiance du regretté capitaine Red qu'il incombe la tâche de superviser cette citée.
Chacun de nous avons la charge d'un Cadran et je suppose que, tout comme moi, vous refuserez tous une autorité supérieur à la votre en ce qui concerne la gestion de votre quartier.
Aujourd'hui, j'ai rassemblé la guilde des Usuriers et des Neufs Flibustiers, les deux instances qui se battaient pour faire régner leurs propres ordres, afin de leur annoncer qu'aucun d'eux n'avaient le moindre pouvoir sur cette cité. Seul les Libres Capitaines Pirates méritent ce pouvoir !

Cependant, vous n'êtes pas sans savoir qu'au fait des agissements de feu le capitaine Red, Armada est la cible de nombreux ennemis : le gouvernement et deux des quatre Empereurs des Mers. Nous ne pouvons pas laisser la cité dans un tel état de fragilité face à ces menaces !
C'est pourquoi, en première mesure de défense, je vous demande à tous de revenir sur le navire d'ici deux mois, jours pour jours, à compté de la date où je vous écris. Soyez présent pour revendiquer votre place ! Ou perdez toute prétention sur votre Cadran. Car à la suite de cette réunion, tous les Tire la Treize vous servant de guide seront libéré en mer afin d'être remplacé par de nouveaux.
Et je vous assure qu'au vu de certain agissement rappelant traîtrise et trahison, cette mesure est plus que nécessaire !

Alors soyez présents, Capitaines !
Et restons Libres à jamais sur les flots !
Izya Tahgel, Capitaine de l'Atterrissage du Dragon, Armada.

Tiens donc, Izya a refait surface … Elle manque pas de culot elle. Elle part pleurnicher la mort de son … mec ? Truc ? Jouet ? Ami ? Compagnon ? Bref, pendant des mois, laissant Armada en vrac, puis elle revient et veut faire la cheffe ? J'vais ptet lui rappeler que pendant qu'elle s'est barrée, c'est moi qui ai assuré le service minimum de sécurité. J'suis pas du genre à rappliquer quand on me dit de venir quelque part. Encore moins quand on me l'ordonne. Et quand on me donne le choix entre deux choses, je choisis une option inenvisageable. Mais bon, là, elle a de la chance la donzelle. Je comptais revenir sur Armada de toute façon. Je suis venu ici sans préparation juste pour tâter le terrain. Si j'avais pu faire plus, je l'aurais fait. Mais là, je coince. Je n'ai pas les ressources ni les hommes, je suis un moins que rien actuellement. On va donc se renforcer avant de revenir chargé à bloc. Je me tourne vers l'équipage.

« Les gars, on rentre sur Armada.
Parce qu'une gonzesse te le demande, cap' ?
Parce qu'on a pas encore ce qu'il faut pour dominer cette mer. Alors on va aller le chercher. Puis on va revenir en force ici et tabasser un empereur ou deux. Ce voyage sur le Nouveau Monde s'était juste un test, pour vérifier.
Et comment on rentre sur Armada ? Ya Red Line …
Comme on est venu. On suit la vivre card et on verra. J'creuserai Red Line si ya besoin.

Idée stupide, mais personne ne s'y oppose. Alors on met désormais le cap dans la direction indiquée par la vivre card de l'île pirate.
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Mar 17 Juil 2018 - 20:20

Un peu plus tard dans la journée. Mes toubibs ont tout fait pour sauver Oda. Enfin, le garder en vie disons. Il ouvre les yeux, se rend compte qu'il a du mal à voir et qu'il ne peut pas bouger. Sa peau le fait atrocement souffrir. Je me présente dans son champ de vision.

« Tu as tenté de m'arnaquer. De me forcer la main. Je n'ai jamais aimé ça. Et je l'aime encore moins aujourd'hui. Et tu sais que je suis rancunier, n'est-ce pas ? »

Je lui tend un miroir pour qu'il voie. Son corps ressemble à un damier. Durant les opérations pour le garder en vie, mes médecins ont retiré des parties de sa peau, l'écorchant chirurgicalement. Ainsi, tant qu'il vivra, il se souviendra de ce qu'il en coûte de tenter de se moquer de moi. Il tente de crier, mais le bâillon l'en empêche. On lui a mis du baume pour qu'il ne souffre pas trop et éviter les infections. L'heure de manger arrive. Étant un moment sacré pour moi, je ne suis pas salop, je décide de partager. Après tout, j'ai besoin de lui en vie. Je lui fais apporter sa ration pendant que je mange en face de lui. On lui retire le bâillon et on le force à manger, car il refuse. Quelques minutes plus tard, une fois qu'il a bien entamé son plat, je claque des doigts. Mes hommes reculent, laissant juste la tourte d'Oda devant lui.

« Je n'ai jamais aimé le dicton œil pour œil, dent pour dent. Mais cette fois, il est justement servis, tu ne trouves pas ? »

J'ouvre sa tourte en retirant le couvercle. On peut voir un œil humain entier dans le fond. Son cerveau ne fait qu'un tour, il veut crier, mais je lui remets le bâillon avant que le moindre son ne sorte de sa bouche. Mes hommes apportent un entonnoir, je le fourre dans un petit trou forcé par sa bouche, verse la tourte devant avec un peu d'eau, écrase le tout à la fourchette, puis je lui pince le nez. Au bout de quelques minutes, il ne peut plus se retenir de respirer et est obligé d'ouvrir la bouche, ce qui fait couler le mélange dans sa gorge. Il manque de s'étouffer. Mes serviteurs prennent le relais. Ils lui font avaler la tourte petit à petit. Oui, il mange ses hommes. Ceux qu'ils considéraient comme sa famille font désormais parti de lui. Bon, pas tous, sinon la tourte serait trop grosse, mais disons qu'on a tassé trois parties de différents corps. Lui qui avait juré de protéger ses hommes, lui qui les aimait et aurait donné sa vie pour eux, à moins de quelques berries, il vient d'en manger. Le reste a été écorché vivant, puis est mort quand leur bateau a été mis à feu par mes soins. De son équipage, de ''vivant'', il ne reste qu'Oda, sur mon navire.

« Trompes moi une fois, honte sur moi. Trompes moi deux fois, tu me le paieras. »

Je suis rancunier au possible. Pour vous dire, malgré la mort de mes parents, je leur en veux toujours de m'avoir privé de sortie le jour de l'Arbration parce que je n'avais pas fait les devoirs que maman m'avait donné. Et ça fait quand même près de vingt ans … Alors si j'ai une telle rancune pour un truc aussi puéril que ça, il est facile d'imaginer pourquoi je réagis de cette manière.Cet homme a voulu m'extorquer des sous sur Rokade, et l'argent, tout comme la nourriture, c'est sacré pour moi. On ne touche ni à l'un, ni à l'autre. Sinon je lâche tout ce que j'ai sans aucune retenue. Oda Toshi vient de l'apprendre à ses dépend. Il s'est reposé sur ses lauriers pendant des mois tandis que j'ai frôlé la mort plusieurs fois. Il se complaît dans sa médiocrité. Je lui ai fait manger ce à quoi il tenait le plus. Il ne va pas tarder à se briser. Dès lors, je pourrais en faire ce que je désire. Et j'en jubile d'avance. Il est amené dans la prison, menotté fermement.
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Mar 17 Juil 2018 - 20:21

« BOSS !
Quoi ?
OURAGAN !
Ô putain, pas encore. »

La vigie nous donne la direction, la force, l'estimation du temps avant impact, bref, tout ce dont on a besoin. La mer commence à s'agiter, puis en quelques minutes, ça devient vraiment infâme. Tout est fermé, tous mes hommes sont accrochés, mesure de sécurité depuis le dernier cyclone. Certaines vagues dépassent en hauteur notre bateau. Pauvre Indomptable … Mais t'en a vu de pire, alors je crois en toi. On arrive dans l’œil rapidement. D'habitude, l’œil est l'endroit le plus calme, complètement plat, sans aucun danger, ou presque. Ici, c'est l'inverse, c'est l'endroit le plus dangereux de tous. Le vent souffle bien plus fort, impossible d'entendre autre chose. Et d'un coup, le bateau monte. Un puissant jet d'eau nous propulse dans les airs rapidement. Genre assez rapidement pour tous nous plaquer au sol sans qu'on puisse bouger. Qui aurait cru que le Nouveau Monde avait également un Knock Up Stream, ce courant marin ascendant qui propulse les navires dans les mers de nuages célestes. Ou simplement en l'air avant de retomber et de se faire détruire par le choc contre l'eau. Je sais que les prochaines minutes sont cruciales quant à notre capacité de survivre ou non. On continue de monter dans l’œil de l'ouragan, je peux voir les nuages se rapprocher.

Va-t-on aller dans l'espace ? Va-t-on mour*/ Non, hors de question d'envisager ça. Le courant nous fait traverser l'eau condensée. On sent dès lors que le cyclone perd en puissance. Impossible de respirer, c'est comme d'être sous l'eau. Une chance que mes gars aient des réflexes. Deux se précipitent dans le compartiment où se trouve le réservoir de résine de Shabondy. Mais le temps que le bateau soit totalement englobé, il sera trop tard. Alors je sors mon sub dial de poche et l'utilise. Puis je passe sous le bateau, et enchaîne les geppous afin de nous faire remonter à la surface aussi vite que possible. La pression augmente, ma bulle tient le coup. Au bout d'un moment, une petit bulle apparaît sur le pont supérieur, permettant à mes hommes restés dehors de respirer. Ceci dit, on voit qu'elle ne va pas tenir longtemps, alors ils rentrent dans le bâtiment. Deux secondes plus tard, elle explose et je me retrouve seul. Par chance, je vois une éclaircie au dessus et redouble la cadence  déjà épuisante. On fait surface, je projette le bateau trop fort et il saute pour amerrir sur une mer de nuages blancs. Ouf, on l'a fait. Mes hommes sortent et récupèrent mon corps flottant, à bout d'énergie.

« Heu … C'est des nuages ?
Oui. Mais … faîtes … gaffe … C'est … de … l'eau … »

Personne ne comprend rien, je suis incapable de parler. Alors ils attendent et regardent les environ. Moi même ne suis jamais allé au dessus des nuages. C'est beau. Le soleil est au loin, on a l'impression de pouvoir le toucher. Pendant que je récupère, je capte un truc. Si la densité de la mer blanche est différente de celle de la mer bleue, ça reste une mer. J'aurai du me noyer et ne pas pouvoir nager avec mon logia. La seule explication logique, qui coïncide avec mes observations faites précédemment, c'est que je n'ai plus mon logia. Voilà pourquoi je ne peux plus y faire appel, pourquoi je peux nager, pourquoi j'ai perdu le contact avec ma terre, pourquoi j'ai chaud … Fuck. Comment s'est possible ? Je demande à un de mes hommes de me frapper pour voir. Il me touche et … se brise le poignet.

Oops, le tekkaï réflexe que je perfectionne depuis des années. Je le désactive, un autre me frappe et parvient à me toucher cette fois. Pour la première fois depuis plus d'un an, je sens la douleur quand on me touche, sans granit ou sans haki. C'est confirmé, rip mon logia. A cette pensée, mon cœur s'alourdit de la perte d'un être aussi aimé, aussi cher. C'était plus qu'un fruit, plus qu'un pouvoir, c'était un ami à qui me confier quand ça n'allait pas, un amant avec qui m'amuser quand je me sentais seul, un parent vers qui me tourner quand les choses étaient trop dures, un professeur m'enseignant des choses. Ce logia était vivant, il faisait parti de moi autant que je faisais parti de lui, c'était une symbiose. C'était … exceptionnellement magnifique, une beauté à couper le souffle. Après avoir récupéré assez d'énergie, je me lève, avec un air triste.

« Les gars, rassemblez-vous, j'ai un truc à vous dire. » Quelques instants plus tard, les 120 pirates qui sont sur le navire sont autour de moi, sur le pont supérieur. « J'vous ai demandé de venir ici parce qu'aujourd'hui, on vient de perdre un membre important.
C'est bien vrai ça.
Il était irremplaçable.
Hein ? Vous savez ? Comment c'est possible ?
C'est dur de le rater, boss. Il était l'âme de ce navire.
Il était le plus utile d'entre nous.
Il nous a tous sauvé au moins une fois.
Pauvre Tor.
Hein ?!
Bah oui, on parle bien, de Tor qui a disparu durant l'ouragan et qui n'a pas été retrouvé parce qu'il a sûrement été emporté par les vents ?
Hein ? Heu …

Je tente de me rattraper comme je peux. Je n'ai même pas remarqué sur mon second a disparu … Quel capitaine je fais … Je balance un coup de haki en élargissant la zone pour être sûr. Et je repère quelque chose que seul quelqu'un sachant utiliser l'empathie peut percevoir. Un homme est pris dans les filets qui servent à remonter à bord du navire. Il s'est empêtré dedans. Mon intuition me dit qu'il s'agit de Tor. Je l'ai assez côtoyé depuis un an pour le reconnaître sans soucis, comme n'importe lequel de mes hommes.

« Non, c'est pas lui dont je parle. Lui dort dans les filets à bâbord, il est emmêlé dedans. Faudrait que quelqu'un aille le réveiller d'ailleurs. » Une fois qu'il est réveillé et sauvé, il se joint à la discussion. Bon revenons en au sujet. Je … Je ne sais pas depuis quand … Mais j'ai perdu mon logia. On dit qu'on perd un fruit du démon en mourant. Quand mon cœur s'est arrêté pendant plusieurs minutes, sur Railway Citywork, ça a du déclencher le processus.
Pour ça que j'ai pu te frapper ?
Oui. Ça veut dire aussi que je ne suis plus en mesure de tous vous protéger avec ma terre en cas de besoin. Si certains veulent abandonner, ils sont libres.
T'es fou ou quoi ?! C'est maintenant que l'aventure va commencer. J'ai toujours dit que les fruits du démon, c'est de la triche.
Tu dis ça parce que t'es jaloux de ne jamais en avoir eu.
Ptet bien. N'empêche ça fausse le jeu du pouvoir. Quelqu'un de normal peut se retrouver avec un pouvoir surpuissant et le gâcher, alors que quelqu'un d'autre en ferait un bien meilleur usage.
Personne ne veut partir donc ? Personne n'abandonne ?
On te l'a déjà dit. On a accepté de te suivre en dépit de ta réputation, malgré ta maladie, envers et contre tout, mais surtout, pour le meilleur comme pour le pire. »

Il m'en ferait verser une larme, ce con. Ainsi se termine un chapitre de ma vie. Ainsi en commence un nouveau, les aventures de Clotho sur la mer blanche. J'explique ensuite ce que je sais sur la mer blanche, tout ce que j'ai lu dans les bouquins, les fables que j'ai entendu, les propos de Shaïness, d'Izya, d'Armada … Mine de rien, même si je n'ai jamais mis les pieds dessus avant, mon réseau d'informations me permet d'être au courant de pas mal de choses. Mais il y a une chose que j'ignore, et c'est malheureusement la plus importante, comment descendre pour retourner sur la mer bleue.[/color]
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