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Opportunitée

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Ethan R. Levi
••• Contre-Amiral •••

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Dim 26 Aoû 2018 - 20:53



Salle d’entraînement, base G-5, Nouveau Monde.




« Pourquoi vous obstiner à vouloir m’affronter, contre-amiral ? », demande le vice-amiral de la base.

« Vous n’y êtes pas du tout, mon cher Bayushi. Contrairement à ce que j’aurai pu dire lors de notre dernière rencontre, vous êtes un partenaire tout à fait honorable duquel j’ai beaucoup à apprendre. N’y voyez pas un affrontement, seulement un moyen de me perfectionner aux côtés d’un des plus puissants hommes de la marine. Ne retenez pas vos coups. »

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour avoir ce que l’on veut. Certes, tout ce que j’ai dit est probablement vrai, Bayushi n’est certainement pas un touriste. Cependant, j’aurai préféré éviter ce discours lèche-cul, qui semble le faire sourire légèrement. Monsieur ne souhaite pas trop exprimer sa joie, cela ne lui ressemble pas. Enfin, peu importe, du moment qu’il accepte de se battre contre moi. J’ai seulement l’intention de m’exercer avec mon nouveau joujou. L’amiral est toujours présent en tant que spectateur.

Vêtu de mon costume habituel, je retire ma veste et ma cravate, déboutonne légèrement ma chemise. Je dégaine ensuite ma majestueuse lame de son fourreau, m’amusant à la tournoyer quelques instants. De l’autre bras, à savoir ma prothèse, je m’échauffe de quelques mouvements basiques, juste pour être certain que tout continue de fonctionner. J’admets avoir du mal à avoir totalement confiance en la technologie.

« Êtes-vous prêt, contre-amiral ? »

J’esquisse alors un sourire.

« L’êtes-vous, vice-amiral ? »

Il esquisse un sourire à son tour. L’instant suivant, nous avions tous les deux disparus du champ de vision de Daniel, qui a souhaité assisté à ce combat. L’amiral, lui, nous suit sans aucune difficulté. On réapparait quelques instants plus tard, nos lames l’une contre l’autre, des étincelles  pétant au contact de celles-ci… Un échange de coups s’enchaîne à une vitesse exceptionnelle. Je retrouve des sensations, frappant même avec une précision que je n’avais rarement atteinte.

Néanmoins, Bayushi n’est pas à son niveau maximal. Il me jauge et s’adapte à mon niveau. Cette fois-ci, je ne pars pas au quart de tour, j’aurai probablement fait la même chose à sa place. On recommence un nouvel échange de coups où personne ne prend le dessus sur l’autre, puis nous revoici tous deux bloqués. C’est alors que le vice-amiral lache sa lame le temps d’une fraction de seconde, juste pour me foutre son pied dans le bide à un grande vitesse.

Je suis violemment projeté contre le mur, au fond de la grande salle, non loin de Daniel et Shiro. Bayushi récupère sa lame avant qu’elle ne touche le sol, le fout fut exécuté à une vitesse incroyable. Le temps de rêvasser ne m’est pas donné, le revoici à la charge en apparaissant, les deux mains sur la garde de son épée, balançant un lourd coup vertical. Ma garde est toujours tenue avec une seule main, sauf que je ne tiendrais pas longtemps avec la force de mon opposant.

« Vous n’avez donc pas reçu la leçon ? », demande posément le vice-amiral, d’un ton presque dominateur.

Mon bras se plie peu à peu face à la puissance du grand officier du G-5. Ma foi, c’est l’occasion tant espérée pour tester cette nouvelle arme. En réalité, je me suis déjà secrètement exercée à l’utilisation de celle-ci. Les turbines commencent à tourner à grande vitesse, la prothèse s’illumine intensément. J’esquisse un sourire presque vainqueur en voyant le visage étonné du vice-amiral. Il ne fallait pas me prendre à la légère.

« VOUS… n’avez pas retenu la leçon. The palm of Zeus. »

J’élève la paume vers le ciel, en direction de mon adversaire, dégageant un espèce de coup de tonnerre qui part du sol, et qui finit dans le plafond de la salle. Saisissant l’occasion, je quitte immédiatement cette zone où je suis toujours en danger. Loin d’être au point avec mon arme, je sais pertinemment que cette attaque n’a que très peu affaiblie mon collègue. Seuls ses cheveux et sa tenus sont endommagés par mon attaque, faisant rire un peu tout le monde. Lui, d’ordinaire si sérieux, ne ressemble absolument avec ses cheveux en pétard.

Le regard de Bayushi s’assombrit au fil des secondes, son aura est totalement différente de celle de tout à l’heure. Je l’ai encore énervé à mon avis, c’était pas voulu pour une fois. Heureusement, l’amiral Shiro intervient en applaudissant notre prestation.

« Bravo ! Vous représentez si bien l’élite de le marine ! Bayushi, essuyer une telle attaque sans… presque aucun dégât, c’est admirable. », dit l’amiral en pouffant de rire à la fin.

« Tss… Un moustique m’a piqué. », rétorque le vice-amiral, agacé.

« Vous m’êtes bien supérieur, vice-amiral. Je voulais tester mon arme sur vous et, a priori, j’ai encore bien du travail pour vous égratigner. Merci pour aujourd’hui. » tempéré-je en le saluant respectueusement.

« Qu’elle est belle la jeunesse ! Retrouvons-nous dans mon bureau pour y boire un thé ! », conclu avec joie l’amiral.

Ainsi, dans une ambiance bien plus joviale que la dernière fois, nous nous rendons dans les bureaux de l’amiral Shiro. Le cuisinier de son équipage, déjà présent, semble finir les préparations de ce thé. L’odeur est assez somptueuse, j’apprécie. Pour rendre le rendez-vous moins formel, ce dernier nous invite à nous installer dans un coin de cette grande pièce où se trouvent des sofas avec une table au milieu.

De manière toute aussi élégante que sa tenue, le cuisinier pose chaque tasse en face d’un individu et, d’un mouvement relativement fluide, remplit chaque tasse en élevant la théière vers le haut. Un bel exploit. Maladroit que je suis, probablement que la moitié serait renversé sur la table. Chacun ses points forts, hein. L’amiral saisit la tasse et me regarde attentivement, avant de finalement lancé un sourire.

« Alors, Ethan, qu’as-tu prévu de nous faire ? Il faut dire que tu ne tiens pas en place. Voici quelques semaines que je suis ici, tu entreprends déjà un second voyages. »

Il ne perd pas de temps.

« J’ai l’intention de me rendre à Dressrosa. »

« Dressrosa ? Qu’est-ce que la marine irait faire là-bas ? », reprend aussitôt le vice-amiral.

Je trouve le thé un peu trop chaud pour l’instant, chose peu surprenant quand on sait que je suis amateur de thé glacé. C’est pourquoi je ferme les yeux, les bras croisés, ordonnant les idées dans ma tête afin de les formuler.

« Je ne sais pas si vous suivez les actualités, la situation a bien changée sur place. Le couple royal est mort, selon moi dans des circonstances intrigantes, mais ce n’est pas pour cela que je me rends sur place. »

J’ouvre les yeux, les deux officiers m’observent avec attention.

« Morgane, celle que l’on appelle la « fée », est couronnée et se tient à la tête du pays. Néanmoins, la situation est instable et le peuple ne semble pas forcément prêt à accepter de suite une telle chose. Il y a des émeutes, des affrontements, les gardes sont débordés. La reine est prête à recevoir l’aide de n’importe qui pour asseoir son pouvoir, autant que ce soit le gouvernement qui s’en charge. »

« Le jeune Ethan devient un homme. », se moque l’amiral.

« Il lui faut acquérir de la puissance, mais il est politiquement prêt à devenir un grand officier. », enchaine le vice-amiral.

« Vous avez compris mes intentions, je ne m’en suis jamais caché. Une femme de cette envergure, à la tête d’un tel royaume, qui me soutiendra quoi qu’il arrive, mon ascension est presque assurée. Il me reste encore à devenir une bête de puissance. »

L’amiral Shiro nous a adopté, Bayushi et moi, dès l’instant où il a posé les pieds ici. Une certaine rivalité malsaine s’était installée entre le vice-amiral et moi-même, directement en lien avec notre échec contre Kiyori. Notre père adoptif a su rendre cette rivalité plus saine pour continuer de nous hisser au sommet. Bayushi est devenu un espèce de frère que je n’ai jamais eu. Froid mais bienveillant. Pas comme mon véritable frère qui ne souhaite que ma mort.

Si Mozart n’était pas avec nous depuis le début, et si Daniel l’a rejoint, c’est tout bonnement parce que le départ est imminent. Nous terminons tous notre tasse de thé avant de nous redresser. Je remets la veste de mon costume, accompagné d’une grande veste blanche de la marine, décorée de toutes les médailles obtenues. Les déplacements obligent à tenir une tenue appropriée, pour montrer que je ne suis pas n’importe qui.

Un geste de la main en guise de salutation.

« Même pas un câlin à ton vieux père ? », insiste Shiro avec une petite mine.

Je m’arrête juste devant la porte. Je me retourne vers lui, esquissant un sourire apaisé, puis je finis par quitter cette pièce.

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Ethan R. Levi
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Jeu 30 Aoû 2018 - 13:19



Dressrosa.



Le voyage s’est merveilleusement bien passé. Ce coup-ci, aucune embrouille avec Daniel, l’équipage est joyeux, ça bosse bien. Un détail m’échappait autrefois, mais l’expérience m’a démontré que des hommes heureux sont nettement plus efficaces. Une telle chose peut sembler évidente, sauf que je n’avais aucune connaissance dans la gestion des hommes. À l’école des marines, on nous apprend plutôt les stratégies, et malheureusement pas à gérer un équipage.

Pourquoi penser à ça maintenant ? Je pensais simplement à Morgane, aux raisons qui l’empêchaient de gouverner son pays, à sa manière d’agir ou de communiquer avec les siens… Toutes ces choses sont essentielles au bon fonctionnement d’un groupe. Lorsque je déraillais complètement, mon groupe sombrait avec moi, et encore, j’ai eu la chance d’avoir deux hommes exceptionnels pour gérer les humeurs des autres à ma place.

Nous arrivons donc sur Raflesia, qui n’est autre que le port de l’île. Il faut également savoir que le royaume est constitué de trois îles : l’île principale, puis Green Bit et Fééria. Nous concernant, seule l’île principale devrait nous intéresser, en théorie. Je sais par expérience qu’il ne faut jamais trop prévoir à l’avance, les mésaventures sont quotidiennes chez nous. La chaleureuse ambiance qui règne en ce lieu me surprend, étant contraire à la situation que l’on m’a décrite.

Mais ce que j’ignore encore, c’est qu’il ne s’agit là que de la face visible de l’iceberg. Lorsque nous arrivons à Acacia, la capitale, je constate immédiatement une démographie assez troublante. En effet, il y a beaucoup trop de femmes. Mais pourquoi pas, hein. Loin de moi l’idée de dire que c’est une mauvaise chose, il existe bien des peuplés uniquement de femmes. Mais un élément vient néanmoins attirer mon attention.

« Ethan… », dit Daniel en projetant son regard vers une scène de ménage.

Une gifle son… mari ? Mais après l’avoir mis à tabac, elle sort une dague qu’elle place au niveau de la glotte en le menaçant de lui trancher la gorge s’il n’étend pas correctement le linge. Je reste indigné face à cette scène. Pourquoi est-ce qu’il ne se défend pas ? Une gifle et elle se tiendra à carreau. Sans m’en rendre compte, je m’étais arrêté pour observer ce spectacle. Déjà que nous sommes dévisagés par les femmes, celles-ci finissent par nous encercler.

« Soldats, ne prêtez pas attention à ces dames, nous ne sommes pas dans notre juridiction. », dis-je calmement avant que ça ne s’envenime.

Celle qui malmenait son mari vient face à moi, qui la regardais effectivement depuis le début.

« Un problème, touriste ? », me dit-elle en bombant le torse.

« Heh… Je n’ai pas l’attention de vous causer le moindre problème, ma petite dame. Je m’acclimate seulement aux coutumes locales. »

Je m’allume un bon gros cigare pour calmer mes nerfs. Jusqu’ici, je suis resté particulièrement calme, mais je suis bien à deux doigts d’exploser le crâne de toutes ces gonzesses.

« Que tu le saches, ici, les femmes sont vénérés. »

« Que vous le sachiez, je ne vénère personne. Pas même mes supérieurs. »

« Qu’est-ce que tu viens de dire ? »

« Ne perdons pas de temps en bavardage inutiles, dites-moi où se trouve votre reine. »

Rien à faire. Elle n’en démord pas. La situation se complique, les femmes s’approchent de plus en plus de mon escadrille. Je les cognerai bien toutes les unes après les autres, mais on risquerait un incident diplomatique. Moi qui désirs gravir les échelons, je les descendrai une par une si un tel incident avait lieu. Un regard du côté de Daniel, celui-ci arme immédiatement son fusil, puis tire aussitôt dans les airs. La détonation calme tout le monde.

« Ok, ok. Calmons-nous maintenant, d’accord ? Je suis le contre-amiral Ethan Ragglefield Levi, enchanté mesdames et… messieurs. Hem. Je souhaite uniquement rencontrer la reine qui, selon ce que l’on m’a rapporté, réside dans la capitale, le palais étant en reconstruction. Pardonnez-nous si nous avons été impolis, nous ne connaissons pas toutes vos règles. »

Un groupe de femmes apparaît, les autres femmes leur laisse un passage jusqu’à nous, me signifiant qu’elles ont un tout autre statut. L’une d’entre elles s’approche de moi.

« J’ai cru comprendre que vous recherchiez la reine, monsieur le contre-amiral ? »

« Une sacrée ouïe. »

« Je vous prie de bien vouloir nous suivre… seul. »

« Heh. Qu’adviendra-t-il de mes hommes ? »

« Qu’ils retournent à Raflesia, il ne leur arrivera rien là-bas, au contraire. »

« J’aurai besoin de mon ami à mes côtés, le reste de la troupe retournera sur Raflesia. »

« Entendu. »

C’est ainsi que nous suivons ces trois femmes, respectées des autres, nous mènent directement au palais - par intérim - de la reine.


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Dim 16 Sep 2018 - 21:11





Me voici donc dans la salle du trône. Le moins que l’on puisse dire est que cette reine n’est pas du tout dans la démesure… La salle est immense. De tous les royaumes que j’ai pu visiter, c’est probablement le plus impressionnant. Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi énorme. À chaque pilier qui arpente l’allée qui mène au trône se trouve un soldat, ou plutôt sorcière, pour protéger leur vénérable reine.

Avec Daniel, on se jette quelques regards désabusés, en se demandant ce que l’on peut bien faire ici. On sait pourquoi nous sommes ici, mais l’attention est palpable, une odeur de mort nous envahit. C’est oppressent. C’est stressant. Nous sommes désarmés, collés de près par des sorcières, c’est très peu rassurant. Pas un bruit n’émane de cette salle. Mon ami et moi sommes silencieux également. En voilà des manières de recevoir des invités…

- Oh ! Tiens donc ! Que me vaut la visite du cher contre-amiral Levi ? Votre nom de famille se fait davantage connaître que vos prouesses en tant qu’officier, hùhù.
- À mon grand désespoir…
- Votre père…
- Cela ne m’intéresse guère, votre Majesté, dis-je d’un ton sec. Nous ne sommes pas là pour parler de ma famille. Qui plus est de leurs activités, illégales pour les plus rentables, au vue de mes fonctions au sein du gouvernement.
- Hùhù… Le dernier Levi a donc mauvais caractère. Sais-tu…

Quelle est cette étrange sensation ? La reine ne dégage rien de particulier. Pourtant, quelque chose d’effroyable jaillit. Une colère, une rage inouïe, une envie de meurtre que je peux ressentir avec une telle précision. C’est comme si j’entrais soudainement dans la tête de la reine.

- … Que tu n’as aucune autorité ici…

J’ai comme l’impression de pouvoir lire en elle, de ressentir ses sentiments. C’est violent. C’est brutal. Ça donne la chaire de poule. Cette personne ne me fait pas peur, mais je ne sais trop comment décrire ce qu’il se passe. La dernière fois qu’une telle chose a eu lieu, c’était lorsque Kyori foulait les terres de la base du G-5…

- … Et que tu es totalement à ma merci, dit-elle en se léchant la lèvre inférieure.

Son envie de me tuer est si grande que l’écart de niveau entre nous ne compte plus. Comme je le disais, cette personne ne me fait pas peur, je pourrais l’affronter sans l’ombre d’une hésitation, mais… Lire aussi profondément dans l’âme d’une personne, c’est parfois plus effrayant que combattre la personne en elle-même. C’est la première fois qu’une telle chose arrive. Ça n’a duré que le temps d’une phrase et, aussi court fut ce temps, l’intensité qui s’en est dégagée m’en donné des sueurs froides.

- Vous avez entièrement raison, votre Majesté. Néanmoins, contrairement à ce que vous pouvez imaginer, ma présence n’a pour but que de vous aider dans votre ascension.

Elle discute brièvement avec ce qui semble être ses conseillères. Une reine, comme un roi, est toujours entouré de ses conseillers, logique. Elle esquisse un sourire et se retourne de nouveau vers moi. Celle-ci est en hauteur, installée au sommet de quelques marches sur son trône. Encore troublé par l’expérience subie il y a quelques instants, mon envie de lui arracher la tête n’en est pas moins diminuée pour autant. Heureusement, seul l’objectif compte à mes yeux, donc je vais m’abstenir.

- Et que gagnerait quelqu’un comme toi à me servir, Ethan ?

Cette fois-ci, c’est moi qui esquisse un sourire.

- Comme tout individu, je souhaite m’élever le plus haut possible dans la sphère sociale. Je déteste avoir quelqu’un au-dessus de moi pour me donner des ordres, surtout quand c’est irréfléchi…

Je pense totalement à Salem, oui.

- Avec votre soutien pour appuyer ma candidature, je pourrais aisément obtenir un poste que je vise depuis quelques temps.
- Vous me semblez particulièrement jeune, Ethan. C’est déjà un bel exploit d’être dans l’amirauté à votre âge.
- L’âge importe peu, ma reine. Seul le talent compte dans notre monde.

Elle affiche enfin un regard plus sérieux. Elle me considère enfin comme un potentiel allié. Ou quelque chose dans le genre.

- J’écoute ce que tu as proposé, jeune homme.

C’est à moi de jouer. L’échec n’est pas permis.


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Ethan R. Levi
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Mar 18 Sep 2018 - 22:24



Il me faut organiser mes idées. Néanmoins, je ne suis pas venu ici sans argument, mes intentions sont claires dès lors que j’ai posé le pied sur cette terre.

- Pendant ce bref délai, vous m’autoriserez à être franc dans mes propos, qui prendront tout leur sens à la fin.

La reine ne dit rien et attend. C’est probablement que j’ai son autorisation.

- Je crois plus ou moins analyser la situation de l’île. Des rapports me sont parvenus mentionnant un taux assez impressionnant de personnes tombant malades. Chose qui est étonnamment apparue depuis votre investiture… Votre stratégie n’est pas si mal. Vous rendez votre peuple malade qui a besoin de soin, vous apportez également la solution avec alliées : les sorcières. Quelle brillante idée ! Qu’en penses-tu Daniel ?
- Incontestablement une merveilleuse idée.

La machine est lancée. Récolter ces informations m’a couté un bras.

- Poursuivez, rétorque-t-elle d’un ton sec.
- J’ai ouïe dire que des sorcières volaient accompagnées de leurs balais autour de l’ancien palais. Les sorcières ne volent pas sur un balais magique, nous le savons pertinemment. Néanmoins, je connais de petits hommes qui savent voler sur cette île… Un conflit existe entre les sorcières et les tontas ?
- …
- C’est bien ce qu’il me semblait, dis-je en esquissant un sourire. Le couple royal était aimé et respecté, je me trompe ?
- Où voulez-vous en venir, Ethan ?
- Leur disparition prématurée, votre prise de pouvoir… Je ne veux pas faire de conclusions hâtives, je m’en moque. Cependant, si certaines suppositions peuvent me traverser l’esprit, ne soyez pas étonnée qu’elles traversent aussi quelques esprits vifs.
- Soit. Vous n’êtes finalement pas si dupe.
- Ce n’est pas mon genre de proposer ce genre de chose, sauf quand la situation l’exige et c’est le cas. Cessez vos méthodes actuelles et entamez une opération de séduction.
- La famille Ragglefield fait dans le social maintenant ?

Cette remarque me rend légèrement ronchon. Ça m’embête suffisamment comme situation. Je n’ai pas l’habitude de passer par ce genre de procédés. Soit on obéit, soit on mange. C’est ma philosophie. Nos fonctions ne sont pas les mêmes, j’obéis aux ordres qui me viennent d’en-haut pour rétablir l’ordre. De son côte, Morgane doit user de ses charmes, séduire son peuple pour être acceptée des siens.

- Cessez cette guerre avec les Tontattas, qui peuvent être de très puissants alliés, plutôt que de simples esclaves…
- Vous auriez donc un coeur, contre-amiral…
- Les sentiments n’ont pas leur place dans ce monde.
- Oh…

Cette onomatopée de la reine m’agace légèrement aussi. Elle ne me prend pas au sérieux.

- Les Tontattas, reprend-t-elle, sont très… agressifs quand ils nous voient approcher. Je n’aimerais pas déclencher une énième bataille que nous gagnerons. Les travaux d’intérêt, ou l’esclavagisme comme vous aimez le dire, sont des moyens très efficaces pour leur donner une bonne leçon.

Elle n’a pas tout compris.

- Laissez tomber, je m’en occupe. Je m’occupe d’organiser une rencontre entre vous et le chef de la tribu Tontattas. Cela me semble correct pour commencer.
- Qu’avez-vous prévu ensuite ?
- Une rencontre avec le Maire de Rafflesia.
- Ce déchet… Je vais l’empoisonner.
- C’est ainsi que le couple royal s’est éteint ? demande Daniel.
- ‘Hem. Personne n’empoisonnera qui que ce soit. Il va falloir apaiser toutes les tensions et panser les plaies. Trop de personnes sont mortes. Dressrosa doit redevenir paisible. Dressrosa doit vous aimer.

Morgane discute ainsi avec ses deux conseillères, tandis qu’on s’échange quelques regards avec Daniel.

- Après concertation avec mes conseillères, j’accepte de recevoir ton aide. À la moindre entourloupe, on te tue. Au moindre échec, selon les pertes que cela nous entraîne, on te tue également. Si ce n’est pas toi que l’on tue, ce sont tes hommes. Arrange-moi le conflit qui existe depuis le début de mon investiture avec le peuple Tontattas. Je suis prête à recevoir leur chef si nécessaire. Tu seras mon messager, ma vitrine à travers le royaume.

Me voici reconverti au poste de larbin de la reine Morgane. Cela dit, en étant son intermédiaire, je me mettrais les Tontattas et le maire de Rafflesia dans la poche. Je dois m’imposer et prendre une place essentielle dans ce royaume. La reine ne doit plus pouvoir se passer de moi à la fin de mon séjour.


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Hier à 19:32



Pour l’occasion, la reine m’avait gentiment accordé une chambre dans laquelle je peux habiter le temps de nos affaires. Pour ce qui est du confort, je suis bien content d’être ici plutôt qu’au navire. Daniel a également un chambre à côté de la mienne. C’est d’ailleurs ce dernier qui vient frapper à ma porte le premier. Il m’attend pour nous rendre à la réception. Je prends le temps de m’habiller, d’ajuster ma cravate et d’enfiler ma veste d’officier.

- Monsieur se fait beau pour les fées.
- C’est ma tenue de travail. Nous ne sommes pas en mission d’infiltration, je tiens à être vu de tous sous ma véritable identité.
- Le petit Ethan devient un grand homme. Fini de jouer à cache-cache, tu te décides enfin à briller sous les projecteurs.
- Tu n’as pas fini de te foutre ma gueule, Danny ? Il est encore trop tôt pour ça.
- J’oubliais que monsieur n’est pas du matin. Allons manger un coup, un buffet nous attend en bas.

Malgré son air désintéressé de la veille, la reine tient réellement à ce que nous réussissons notre mission. Nous sommes presque bichonnés avec nos chambres et tous les services dont nous disposons. Ce n’est pas pour me déplaire. N’oublions que je viens d’un milieu mondain et que j’attache particulièrement un attention à mon confort personnel. Alors me traiter de la sorte est une bonne manière de m’amadouer.

Direction Green Bit. Pas moyen de nous y rendre en bateau, c’est alors à cheval que nous y allons. La route est assez longue et pas forcément très agréable. Dès lors que nous quittons la capitale, la qualité des routes se dégrade de plus en plus. Cela dit, ces chevaux sont très bien entraînés, leur rapidité me surprend un peu. Une foulée très régulière, presque millimétrée, une endurance étonnante. Serait-ce des chevaux de course ?

C’est au bout quelques heures que nous arrivons enfin au pont qui relie l’île où nous étions à Green Bit. Je commence à avoir mal aux fesses, ayant perdu l’habitude de monter sur ces belles créatures. Nous n’avons effectué qu’une seule pause de quarante-cinq minutes pour nous alimenter et permettre aux bêtes de souffler un peu. La fin de matinée approche, je suis déjà fatigué par le voyage.

- Voici donc Green Bit. Impressionnant, dit Daniel impressionné par la panorama.
- Tcht. Cette végétation aux dimensions exagérées…

Tout est démesurément grand. Daniel se charge d’accrocher nos montures aux pieds d’un arbre, tandis que je m’allume un de mes merveilleux cigares. Je n’ai pas prévu de foutre le feu partout, pas d’inquiétude. Disons que cela fait des heures que je me déplace sur un cheval, sans pouvoir me faire plaisir, c’est le bon moment. On pénètre dans cette magnifique et effrayante forêt dans l’espoir d’y atteindre rapidement notre objectif. Oui, je ne sais pas où les trouver.

De longues minutes durant, nous marchons en plein milieu de cette faune tropicale, à l’aveugle. Je sens que nous sommes observés, c’est un pressentiment qui parcoure mon corps. Vous savez, c’est comme quand on sent quelqu’un nous épier derrière nous. Je m’arrête soudainement. Daniel en fait de même sans rien ne dire. On ne va pas s’épuiser à traverser toute l’île alors que nos amis sont déjà en train de nous suivre.

- Vous, qui nous surveillez depuis notre arrivée, veuillez vous présenter. Nous ne sommes que deux, désarmés, seulement là pour discuter avec vous.
- Qui êtes-vous ? dit une petite voix.
- C’est toi qui parlé ? demandé-je à Daniel.
- J’ai mué depuis quelques années, Ethan.

En baissant la tête, je tombe sur trois petits êtres qui nous lancent des regards d’assassin. C’est donc ce que l’on appelle les Tontattas ? Fascinant. Ils sont si minuscules.

- Je suis le contre-amiral Levi. Et ce monsieur, c’est Daniel, mon lieutenant-colonel.
- Que voulez-vous ?
- Discuter.
- À quels sujets ?
- Vos relations avec le reine et les sorcières.
- Ces monstres vous envoient !? Elles ont même réussi à corrompre le gouvernement !

Tcht. Va falloir calmer le jeu. Et le gouvernement, pour ce que c’est, est déjà corrompu depuis bien longtemps. Mais pas par la reine Morgane, ni aucun autre roi affilié au gouvernement. la corruption vient de plus haut. Bref. Ces petites choses sortent leurs armes et sont prêtes à nous faire passer un sale quart d’heure. Et alors que je souhaitais prendre la parole, je suis de nouveau traversé par des sentiments qui ne sont pas les miens.

C’est violent. Ça fait mal au crâne, ça tape, cogne, ça me donne chaud. De la peur, de la colère, des cris, des larmes… À côté de ça se rajoute des envies de tuer, probablement de nous tuer, ainsi que tout ce qui est lien avec la reine et ses acolytes. Mon cigare s’échappe de ma bouche, je me tiens la tête, avant de tomber à genou. Je frappe ma tête au sol pour toutes ces pensées s’éloignent de moi mais rien n’y fait.

- Qu’êtes-vous en train de lui faire ? demande Daniel.
- Ils… Ils n’y sont pour rien, Daniel.

La douleur s’atténue, je retrouve peu à peu mes esprits.

- Je comprends votre colère, peuple tontattas. Mais sachez que nous ne sommes pas au service de la reine.
- Ce sont pourtant ses montures qui sont attachées à l’entrée de notre jardin.
- En effet. Nous sommes allés la voir dans un premier temps, afin de clarifier certaines choses avec elle. Je suis conscient que le roi Riku a énormément apporté à Dressrosa et que la reine actuelle agit complètement à l’encontre de tout ce qui a été mis en oeuvre. Laissez-moi parler à votre chef, que l’on puisse organiser une rencontre avec la reine, arranger les choses…

Les trois fées se concertent quelques instants. L’un d’entre part à une vitesse incroyable, tandis que deux autres restent avec nous.

- Attendez ici. Nous allons voir ce qu’en dit notre chef, ça ira plus vite.

Et assez rapidement, le petit être parti précédemment nous revient en nous annonçant que l’on peut le suivre. Alors on marche en compagnie de notre petite escorte, en direction de leur chef. Pas plus d’une dizaine de minutes plus tard, nous sommes assis sur des chaises, entourés de pleins de tontattas qui nous jettent des regards à nous glacer. Un des nains s’impose et jusqu’à notre hauteur, sans un mot, puis il prend finalement la parole.

- Je suis Hector, le roi du peuple des tontattas.


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