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Rencontre sans réserve [FB 1627 ft. Tim Uzi, Nimar Ombrien, Mandoriru Volka et Raphaël Andersen]

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Philip Endom


Feuille de personnage
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Popularité: 0
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Mer 5 Sep 2018 - 23:04

[11 FEVRIER 1627] : RENCONTRE SANS RESERVE

Il y a un certain temps de ça, Philip était heureux de voir la neige, ressentir la brise glaciale et cette baisse de température significative de l'hiver. Ah ça oui, il était heureux.

Mais les choses ne sont plus vraiment les mêmes, la neige s'est teintée de jaune, la brise est devenue étrangement chaude, et la température, aussi bizarre que cela puisse paraître, n'as pas tant changé que ça.

Nous sommes sur Hat Island, et Philip vit, depuis deux mois maintenant, un premier hiver douloureux pour son moral, il faut le dire, il n'en a pas l'habitude.


« VINGT-SIX DEGRES UN 11 FEVRIER PUTAIN DE MERDE !! »
« Calme toi gringo, si tu te chauffes, tu risques pas de te refroidir ! »
« Biiennnn mon grand, t'a trouvé ça tout seul ? »


Notre héros se trouve, une fois encore, au saloon. Il n'a pas envie de travailler, pas encore, il est trop tôt pour y penser. Alors il gagne son argent en jouant au poker, en rendant des services à droite à gauche, en organisant quelques combats clandestins, enfin bref, vous avez compris le topo.

Il en est à son sixième verre, mais selon l'horloge et ses aiguilles, il n'est que onze heures du matin. Forcément, Hat Island n'a pas le climat le plus approprié pour profiter d'un bon hiver entre amis, mais l'alcool n'est pas forcément la meilleure solution pour oublier ce détail. Autour de lui, voyageur comme habitué le sait parfaitement.

Et croyez-le ou non, Philip le sait également.

Mais notre homme n'est pas du genre à se laisser abattre, il veut de la neige et il pense dur comme fer qu'il finira par l'avoir, peut-être boit-il en espérant avoir une hallucination ? Après tout, qui sait ? Philip Endom ne se dévoile que rarement.

Actuellement, Philip se trouve dans une des nombreuses villes côtières de l'île, permettant les échanges avec l'extérieur. Les habitants qui l'entourent sont donc, pour la plupart, habitué à ce genre de situation dans laquelle les étrangers, les « gringo », perdent les pédales. Mais Philip n'est pas un nouveau, tous ici le connaissent comme un habitué, bavard, rigolo et surtout, buveur.

Alors forcément, ce petit pétage de plomb ne passent pas inaperçu pour ses compères de déboires.


« Oi, c'est quoi ce bordel Phil ? T'as pris quoi ce matin ? »


Mais Philip n'est pas du genre à se livrer, surtout qu'il n'a absolument rien pris de plus que d'habitude, il est juste atteint de ce que l'on pourrait appeler le « mal du pays ». Alors, afin de prendre l'air, mais surtout de ne pas avoir à répondre aux questions de ses confrères, notre héros prend d'abord la bouteille, puis la fuite.

Direction ? Un autre saloon, bien sûr ! Mais un saloon dans lequel il n'a aucune connaissance !

Sur l'allée de sable traversant la ville, se prélassent de nombreux passants. Oui messieurs dames, vingt-six degrés, sur Hat-Island, c'est frais. Alors les habitants en profitent, vous pensez bien !

Philip est perdu dans ses pensées, car il se sait un peu ridicule sur le coup, après tout, il a d'autres chats à fouetter qu'un simple hiver anormal ! Ses plans de carrière sont nombreux, et ses projets le sont tout autant, alors, vous avez deviné, il devrait se concentrer là-dessus plutôt que sur autre chose !

Mais il n'y arrive pas. Alors il boit une gorgée et ne saisit que par bribes, les hurlements des annonceurs publics qui, c'est le cas de le dire, annoncent les nouvelles importantes. En l'occurrence, pour la première fois depuis un peu plus de vingt ans dans ce port, un galion contenant près de trois cents voyageurs venait d'accoster.

La journée risquait d'être mouvementée !
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Tim Uzi
••• Agent de catégorie III •••

♦ Localisation : Là où on l'envoie
♦ Équipage : Agit seul

Feuille de personnage
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Sam 8 Sep 2018 - 1:08

Parmi tous les concepts matériels et immatériels existants, il y avait quatre choses qu'Uzi détestait particulièrement. La première était la chaleur, la seconde les nuisances sonores et la troisième l'injustice sous toutes ses formes. Quant à la dernière, c'était lui-même.
S'il ne pouvait échapper à sa propre personne pour des raisons évidentes, deux des autres autres conditions étaient également de la partie, ce jour-là. Le jeune agent avait embarqué dans un galion plein de pionniers stupides, pour la plupart venus pour les gisements d'or du coin, qui chantaient à tue-tête des refrains graveleux et semblaient boire un peu trop d'alcool pour ce que le corps humain pouvait contenir. En terme de nuisances sonores, battre leur record semblait difficilement envisageable.
L'un des colons se leva comme il le pouvait et tenta de prendre la parole.

"Putain, quain... quand même il faut chai... il fait chaud quand même là non, ou pas ?"

On arrivait au second point. Le Cipher Pol avait envoyé plusieurs agents du CP5, toutes catégories, sur différentes îles ; et quelle ne fut pas la surprise du tatoué quand évidemment, il fut délégué sur l'île la plus désertique et fiévreuse du lot. Ses supérieurs connaissaient pourtant très bien sa faiblesse pour les températures hautes, mais prétendaient vouloir le "tester". Le tester ? S'il en venait à décéder à cause d'une bête histoire de chaleur, ils n'allaient rien pouvoir tester du tout.
Mais il était là. Pour cerner et régler les magouilles du "Willy Gang Gang Squad", un groupe de criminels qui s'amusait à récupérer les ressources de plusieurs territoires pour les remplacer par des fausses concoctées par leurs soins. Ce qui signifiait que tous les passagers ivres qu'Uzi avait en vue allaient repartir avec des contrefaçons sans même s'en rendre compte... Triste constat, surtout quand certains affirmaient avoir attendu plus de vingt ans pour pouvoir embarquer pour Hat Island.
Pour l'occasion, Uzi s'appelait aujourd'hui "Clood Eastwint". Il chercha du regard les rares personnes saines d'esprit à bord avec lui, avant d'être surpris par des cris sourds provenant, cette fois, de l'extérieur du bateau et qui repoussaient encore plus loin le record de nuisances sonores.

"NAVIRE EN VUE ! NAVIRE EN VUE ! TROIS CENT VOYAGEURS ! TROIS CENT VOYAGEURS !"

Uzi ne s'attarda pas sur le fait que les criards répétaient chaque phrase deux fois pour une raison obscure, mais préféra en déduire qu'ils étaient donc bien en passe d'accoster sur l'île. Le galion ne tard pas à amarrer, avant de jeter l'ancre et de laisser ses passagers découvrir le tas de sable qu'ils appelaient "port" et, par la suite, le plus grand tas de sable qu'ils appelaient "île".
À ce moment-ci, l'armurier aurait dû être heureux d'enfin pouvoir échapper aux chants paillards puérils du trajet, mais il en était autrement : la chaleur se faisait de plus en plus intense, et chaque mouvement de plus était pour lui un mécanisme méthodique de réflexion pour ne pas se ramasser la figure dans le sable. Bon sang, dire qu'on était en février...

Une longue marche précautionneuse et semée de nombreux risques d'infarctus permit au jeune agent à la peau brûlante d'arriver au bout de deux heures à un nouveau tas de sable appelé "Exact Town", par ailleurs l'un des pires noms de ville qu'il n'avait jamais entendu. De nombreuses dunes qui se ressemblaient toutes trônaient ici et là sur le chemin qu'il s'efforçait de s'imaginer en suivant les pionniers, qui avaient l'air de savoir où ils allaient. Fort heureusement, les responsables du Cipher Pol 5 lui avaient confié deux grosses gourdes d'eau qu'il s'était empressé de ranger dans son sac, gourdes sans lesquelles il aurait perdu conscience dés le débarquement.

Mais fort malheureusement, les deux gourdes étaient à présent vides depuis trente minutes. Le premier réflexe qu'eut le tatoué en voyant l'entrée de la ville fut dés lors de courir vers le bistrot le plus proche et d'y entrer. Passant les vantaux de ce qui selon l'inscription semblait être un "saloon", il se retrouva essoufflé à l'intérieur du bar, observé par à peu près tous ceux qu'il avait dérangés dans leur partie de beuverie ou de poker. Ce bar ne contenait certainement aucun étranger hormis lui-même, puisqu'il se sentit immédiatement comme l'étranger du bar. Mais il lui fallait boire. Rien d'autre. Et il mourait d'envie d'un Cola.
Il tenta de formuler sa demande poliment mais tout ce qui sortit furent une poignée de mots.

"Cola... vous plaît."

Disons-le une dernière fois : Uzi hait la chaleur.
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