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I used to spend my nights out in a barroom.

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Keaton

♦ Localisation : Las Camp - West
♦ Équipage : Les cinq doigts de ma main.

Feuille de personnage
Dorikis: 520
Popularité: 0
Intégrité: 0

Lun 26 Nov 2018 - 4:57



La vie d’artiste n’est pas chose facile. C’est ce que disait Keaton en remuant son verre de whiskey comme s’il s’agissait d’un bon cru.

Aujourd’hui, la pluie avait rendu son travail au cimetière quelque peu désagréable. La terre s’était imprégnée du liquide et s’était métamorphosée en boue nauséabonde. Il n’avait eu d’autre choix que de prendre un congé forcé, mais quelque chose d’autre l’énervait. Depuis un certain temps, il remettait beaucoup de choses en question, est-ce que Las Camp était assez pour ces obscurs dessins ? La tête sur ses bras croisés, il avait l’air d’un régulier attablé au bar le plus sale de la ville. Seul son sarrau blanc laissait croire qu’il n’était effectivement pas de ce secteur de la ville et certains blaireaux l’avaient déjà souligné d’un signe du doigt ou d’un regard désapprobateur.

Dans un coin reculé, on entendait même clairement un énorme gorille à la voix rauque et au crâne rasé s’exclamer :

- Non, mais pour qui il se prend lui. Avec ses beaux habits !

Ses compagnons s’étaient tout de suite mis à rire, nerveux face à la réaction de leur boss. Celui-ci claquait sa chope de bière sur la table comme un enfant, maugréant sur tout et rien, revenant toujours sur le cas du bon docteur.

- Hé, enfoiré, tu te prends pour qui à venir dans notre bar ?

Ouvrant un œil, Keaton ce demandait s’il devait partir avant que tout ne dégénère. Il n’avait pas l’intention de causer des ennuis, il voulait simplement finir son verre et se morfondre sur son sort. Triste de n’avoir pu enterrer qu’un seul cadavre, il se tourna sur son tabouerait pour regarder son interlocuteur, car il ne pouvait parler qu’à lui, il n’y avait personne d’autre dans le bar à cette heure. Il le reconnut aussitôt, un baraqué avec un cerveau probablement aussi gros qu’un pois. Seulement, il se sentait en confiance, car Mr. Le chauve avait une prime sur ça tête, un brigand de bas étage, mais quelqu’un d’influent quand même, si on est une sous-merde.

D’un doigt, K. se pointa le visage comme pour demander s’il parlait de lui.

- Oui toi, tu te penses mieux que nous avec ta belle chemise ?

Et en simple réponse, il haussa les épaules. Soudainement désintéresser en contemplant celui qui lui criait des bêtises. Il n’avait probablement pas la force de trainer un corps si énorme jusqu’à la morgue et il était agacé de ce fait. Il s’imaginait bien lui couper les jambes pour un transport plus simple, mais encore… Le chauve était un bœuf…
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Atoum Bahara


Feuille de personnage
Dorikis: 795
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Intégrité: 0

Lun 26 Nov 2018 - 6:49

Une véritable catastrophe est entrain de s'abattre sur Atoum. Depuis qu'il est partie de l'Archipel Vert il n'a pas été ivre une seule fois, ça fait donc déjà 3 jours. De sa mémoire d'alcoolique ce n'était pas arrivé depuis bien longtemps, peut-être était-il gamin à cette époque d'ailleurs. Seul sur sa barque, flottant et se faisant ballotter c'est un cadavre qui dérive sur les flots. Un misérable légumes qui n'a quasiment plus aucune réaction. Le vent de le fait pas frémir, le soleil ne le fait pas cligner de l'oeil... le chasseur de prime est bel et bien une loque vivante.
Heureusement pour lui une terre se profile au loin. Bien qu'il ne réalise ce que ça implique un peu tard, le jeune homme parvient à récupérer quelques forces pour manoeuvrer son embarcation jusqu'à la terre promise.

Après quelques dizaines de minutes d'une lutte approximative contre les éléments la barque arrive dans les eaux de Las Camp. Aussitôt quelque chose interpelle le chasseur de prime. Son nez bouge, il renifle, hume à nouveau et d'un coup se lève en furie. L'odeur de l'alcool, il la sent. Son corps entier la ressent presque maladivement. Tout excité, Atoum s'affaire à un accostage correct à un ponton. Cependant, dans toute sa splendeur il échoue, lançant sa corde à côté de la bite d'amarrage. Un échec cuisant pour lui qui ne peux plus patienter.
Après deux autres essais infructueux il saute avec la corde et après avoir nagé jusqu'au ponton, accroché son embarcation pour qu'elle ne continue pas l'aventure sans lui.

L'aube n'est plus qu'à une heure ou deux de pointer son nez et tandis que tous dorment, Atoum erre dans les rues tel un vampire assoiffé de sang. Prêt à sauter sur la moindre choppe de bière, le moindre verre de saké, même de quoi désinfecter une plaie lui suffirait au point où il en est.

Son corps avance seul, simplement guidé par ses sens tous captivés par l'odeur de son graal.

Au détour d'une rue il le sait, il a trouvé. Son corps entier frémit de plaisir en s'imaginant tout le trajet de l'alcool dans celui-ci. Le précieux liquide abreuvent chacune de ses cellules et son esprit s'égarer dans le flou, l'euphorie et le plaisir intense.

Déterminé il approche de la taverne et pousse la porte franchement. Un homme positionné un peu trop près bascule en avant, quelque peu séché par l'impact. Forcément tous les regards se tournent vers le nouvel arrivant qui lui ne prend pas la peine d'analyser qui que ce soit. Il esquive un homme qui le pointe du doigt puis se glisse tel le plus grand des prédateur jusqu'à la table d'un chauve costaud. Aussitôt sa main semble ne faire qu'un petit écart mais en une fraction de seconde il a volé la choppe qui se trouvait là. Devant l'étonnement général il penche sa tête en arrière et en quelques gorgées sèche le contenant.

> Putain ce que ça fait du bien ! Tavernier, sert moi de l'alcool d'homme parce que le sirop de monsieur boule de billard c'est fadasse !gueule le chasseur de prime soulagé d'enfin pouvoir se gnôler après une sobriété qui aurait pu le tuer.

Deux énormes veines se mettent à palpiter sur le crâne du chauve suite aux affronts d'Atoum. Ses hommes se préparent à répondre aux ordres mettant la main à leur sabre ou à leur pistolet. Ils n'attendent plus que l'approbation de leur boss pour réparer son honneur. Ce dernier commence à rire nerveusement, prenant sûrement le chasseur de primes pour un avorton inconscient. Le pauvre n'est pas au bout de ses peines.
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Atoum Bahara


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Dorikis: 795
Popularité: 0
Intégrité: 0

Hier à 16:12



Hors de lui, le chauve tape du poing sur la table. Toutes ses veines sont apparentes, ses yeux lancent des regards assassins. Se sentant supérieur aux autres, qu'on le prenne pour une lopette le rend complètement fou. Sa musculature est toute contractée, ses bras étant absolument énormes. Il en arrive même à trembler tellement il boue de l'intérieur.

> Gamin j'vais tuer ! T'es qui pour m'dire ça ?! hurle-t-il.

Souriant, Atoum aime par dessus tout le combat et sent la tension monter d'un cran. Il n'a peur de personne et surtout pas d'un chauve qui gueule comme un petit chien. Les brigands n'attaquent pas encore, attendant l'ultime ordre pour agir. Ils sont eux aussi tremblant mais pas pour les même raisons, ils savent ce que l'énervement de leur boss signifie. La dernière fois ils en ont tellement bavé qu'ils ne veulent absolument pas revivre la même scène.

La montagne de muscle se lève d'un seul coup, balançant la table sur laquelle il était attablé droit devant lui, manquant d'assommer l'homme qui buvait son verre l'air déprimé. Atoum sourie, il sait que tout va s'accélérer et il est plus qu'enjoué.

Le chauve lui saute dessus, tentant de le terrasser avec ses énormes poings. Une esquive à gauche puis à droite tout en reculant, le chasseur de prime se sauve la mise. Puis, il se baisse et tente de faucher les jambes du colosse. Cependant, le brigand ayant une arme à feu tire et coupe Atoum dans son élan pour ne pas se prendre la balle.

> A trois contre 1 alors ? Bande d'enfoirés !

Sans plus tardé le natif de Kage Berg lance la choppe de bière qu'il a dans la main droit dans la tête du brigand qui tombe à la renverse. Le verre s'est brisé et il est ouvert à plusieurs endroit, son sang commençant à retapisser le parquet. Le second brigand arrive en courant, sabre à la main et tente de couper Atoum en diagonale. Évitant le coup en sautant sur la droite, Atoum effectue une roulade pour se réceptionner mais à l'instant où il retrouve sa verticalité il se fait accueillir par le poing du grand chauve qui l'envoie valser contre les tables, en fracassant deux au passage.

> J'tavais dit, tu vas crever ! Personne ne me manque de respect comme ça !


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