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Retour à la réalité [pv]

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Canaille Rogers

♦ Localisation : North Blue

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Jeu 6 Déc 2018 - 16:44


    Tiens bon la barre et tiens bon le vent, hisse et ho ! Sifflota-t-elle durant tout le trajet jusqu'à Luvneel, un son horrible à vous péter les tympans et le crâne, que devait subir son hôte du jour, qui passait le plus clair de son temps à l'autre bout du navire : J'ai dénommé monsieur Jacob Longdrop. Pas très causant le bonhomme passait le plus clair de son temps dans ses pensées, sans en avoir grand chose à foutre du reste. Et le reste commençait à être sérieusement vexée par l'indifférence totale du Pendu. Elle se fit néanmoins une raison, les gens étaient comme ils étaient, pas la peine de creuser trop profond et de tomber sur une crevasse dont elle ne voulait tester la profondeur.
    Il avait l'air d'avoir souffert, beaucoup, et cela se ressentait encore plus pour quelqu'un comme Canaille, qui avait vécu des drames affreux elle aussi. Ça rapprochait, mine de rien. Et depuis qu'elle avait vu le trésor enfouis de son camarade, elle n'avait plus autant plaisir à taquiner la bête qu'il était. C'est toujours quand elle est la plus blessée qu'elle est la plus dangereuse, la bête. Et il en existait une en chacun de nous, de bête. A force de traîner dans les bas fonds et de se cacher dans la fange pour paraître moins dangereux que l'on a l'air, on finit forcément par se traîner un boulet au pied. Chacun son fardeau, après tout.
    Quelques jours de navigation suffirent à les mener à bon port : Luvneelgraad se dessinait dans l'horizon passé midi à peine. On voyait encore les ruines des combats menés par de vaillant révolutionnaires contre l'horrible machine qu'était le GM. On voyait encore les stigmates que le combat de ses frères avaient mené quelques années plus tôt. Personne n'avait encore pensé à reconstruire, peut être par esprit de contradiction, ou bien parce que les cicatrices étaient encore ouvertes et à vif. Toujours en était-il que la ville avait sacrément morflé et que cela se voyait depuis la rivière. Un simple constat que faisait Canaille, tenant la barre du mieux qu'elle le pouvait. Car le mieux, son camarade le méritait, tout simplement ; Elle s'était attaché à cette tête de mule placide qu'était le Pendu. Et une fois son emprise sur les choses entre ses crocs, plus rien ne pouvait lui faire desserrer la mâchoire.
    - On est bientôt arrivé à destination l'ami. J'espère que tu stress pas trop de revoir certaines têtes de chez nous au moins ?C'est qu'un putain d'entretiens au fond ... Fit-elle, se moquant qu'à moitié de son comparse. Il allait être mis à nue par les instances des blues, ça pouvait vous foutre le trac, il y'en aurait qui aurait déjà dégobillé pour moins que ça. La faiblesse ne semblait cependant ne pas faire vocabulaire chez Longdrop, qui avait déjà montré qu'il en avait une paire. Et une grosse. Défier la mafia sur son propre terrain, tout ça pour une simple photographie, c'était ce que l'on pouvait appelé être couillu.
    Elle accosta du mieux qu'elle pût avec leur coque de noix, qui ne payait pas de mine face aux monstres de puissance que le port comptait en son sein. Tant pis pour l’esbroufe, cette embarcation tenait bien le coup dans les courant marin, et son fond était assez haut pour supporter tout les terrains. Ça ne payait pas de mine, mais ça marchait correctement, un peu comme le duo de fortune qu'ils formaient. Elle laissa le soin à Longdrop de faire le nœud coulant qui retiendrait leur bâtiment solidement ancré au port, lui qui était un expert dans tout type de chose et d'autres, dès que l'on parlait d'une corde. Une gentille attention de sa part n'était-il pas ? Cela était forcément louche non ? A moins que la placidité de son compère ne fasse ressortir le côté le plus attachant de sa personnalité, voilà tout.
    - C'est partis alors ! Direction le comité... Elle se souvenait encore du chemin pour accéder à l'une des plus grosses infrastructures révolutionnaire du coin : La comité de Luvneel. Elle prêta quand même attention aux signes qui marquaient la ville jusque dans son sein, plus par soucis de perfectionnisme que par réel besoin. Cela les menèrent dans des ruelles aveugles et un dédale des plus complexes, tout ça dans le seul but de perdre d’éventuels poursuivants ou bien des curieux qui les prendraient pour un couple en ballade.
    Faut dire qu'il avait été à deux doigts de lui mettre la corde au cou, à défaut de le faire sur ses chevilles de temps en temps. Juste pour lui rappeler lequel des deux tenait le culotte peut être ? Rien n'était sûr avec un individu de cette trempe.
    Rapidement, ils arrivèrent à bon port ; Une porte cochère dans une ruelle perdue au fin fond des Luvneelgraad, auquel elle frappa trois coup, puis deux, puis de nouveau trois. Un judas fut tiré, et on demanda farouchement le "mot de passe" : L'écume des jours se perds dans le renouveau du printemps dit elle sur le même ton secret que son interlocuteur. Les complotistes étaient de sortis.
    - Alors, quoi de neuf camarade ? dit elle en lui enserrant le poignet d'une étreinte fraternel.
    - Oh vous savez la routine, depuis l'opération Théolinus on manque un peu de personnel, mais rien d'insurmontable pour la révolution.  fit-il sur un ton badin, les mains dans les poches et le regard vissé dans le sien. On ne se mentait plus entre camarade, même si la compartimentation des informations étaient toujours de mise, le climat était beaucoup plus sain qu'à ses débuts, peut être était-ce l'effet de l’Ouroboros, qui soignait le mal par le mal, et laissait les honnêtes gens bien s'entendre, sans craindre une fuite ou bien une sanction injuste. C'était tout ce qu'elle espérait et appelait de ses vœux.

    - Attendez ici, on va venir vous chercher pour l'entretient de Monsieur Longdrop. Fit-il en désignant un banc usé sur lequel il pouvait prendre place.

    Le retour à la réalité après une opération dangereuse et sans concession. C'était reposant après tout, elle savait qu'elle n'aurait qu'à faire son rapport et prendre place au côté du comité pour juger du Pendu et de ce qu'on allait en faire.

    Elle avait déjà une petite idée.
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Jacob Longdrop


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Dim 9 Déc 2018 - 11:38

Un gamin traîné par sa mère pour faire les courses. C'est à cela que ressemblait Jacob Longdrop alors qu'il talonnait la moche dans les dédales de Luvneelgrad. N'eut-il pas été aussi si candidat au mutisme que les passants eurent pu s'attendre à tout moment l'entendre geindre "J'veux pas y'alllllller euh !". Il traînait des pieds, faisait la gueule et jetait de sales regards ici et là. En bonne mère, Canaille l'avait repris à l'ordre plusieurs fois, plus précisément à chaque fois qu'il avait fixé des enfants d'un regard menaçant. Car Jacob Longdrop n'était pas qu'un révolutionnaire récalcitrant, un assassin de sang-froid et un emmerdeur au teint livide ; c'était aussi un sale con.

- T'as bientôt fini d'faire peur aux gosses ?!

Elle avait dû le supporter plusieurs semaines à bord. Le supporter était d'ailleurs un bien grand mot car, en dehors de la présence de l'enveloppe physique du Pendu, elle n'aurait jamais soupçonné que quelqu'un d'autre fut présent à bord avec elle.
Enfin les accès à la révolution. On entrait, on était à l'abri et... on fut accueilli par un petit comité de trois bougres. En avant, un homme. Un mètre soixante, un début de calvitie, une petite barbichette, une carrure de jeune fille mais des yeux de fauve. Des yeux qui vous transperçaient et qui ne donnaient certainement pas l'impression qu'on vous voulait du bien. Il était là, les mains dans le dos, cachées derrière son par-dessus miteux. Derrière lui, deux femmes. Toute deux le dépassaient d'au moins deux têtes. Taillées comme des menhirs, on devinait davantage chez elles des prouesses martiales que des aptitudes de soubrettes.

- Monsieur Longdrop. Longtemps qu'on ne s'était pas vu.

Silence. Silence était d'ailleurs le deuxième nom de Jacob. Le troisième en réalité, derrière "discourtois". Car de courtoisie, il en était incapable. Pas une salutation, pas une excuse, mais même un "merde", juste un regard morne enfoncé dans une gueule cireuse. Pour le coup, c'était à Canaille de ne plus savoir où se mettre, s'estimant plus ou moins responsable du comportement de con compadre avec lequel elle avait vogué malgré les intempéries.

- Eh bah... dis quelque chose.

Obéissant, surtout parce qu'il souhaitait que cette petite mascarade se termine au plus vite, Jacob répondit favorablement à la requête de sa camarade.

- Vous êtes qui ?

Une camarade qui manqua de s'étrangler à cette réponse lapidaire et dépourvue de la moindre distinction. Distinction qui s'imposait d'elle-même puisqu'en face de lui se trouvait Anton Fidge, cavalier de la révolution, responsable des opérations d'épuration de North Blue et réputé pour être plus mal embouché encore que le Pendu.

- Votre chef, votre juge et si vous me les brisez, votre bourreau.

Réponse plus lapidaire encore. Coutumier des incartades de ce révolutionnaire qu'il avait fallu tirer par la peau du cul depuis Manshon, Anton plissa les yeux. Bien des recrues avaient péri après avoir reçu pour mission d'aller chercher le Pendu, parti se complaire dans l'oisiveté et le jeu au milieu du paradis des raclures qu'était l'île de Manshon. Canaille avait réussi là où bon nombre de ses prédécesseurs avaient échoué.
Car le ramener il fallait. Il fallait car un jugement s'imposait. Jacob ayant cru bon de considérer l'armée révolutionnaire comme un centre aéré où il décidait de ses activités et de sa présence quand bon lui semblait, ne répondant plus aux appels depuis des mois et étant suspecté d'avoir assassiné bon nombre de camarades venus le traîner face au tribunal révolutionnaire ; il ne fut pas accueilli dans les meilleurs termes.

- Vous allez m'accompagner. Il y a des choses dont il faut discuter avant votre procès.

Canaille tomba des nues. Naïve qu'elle était, elle s'imaginait que ce qui attendait le Pendu se limiterai à un entretien et une petite tape sur la joue pour les désagréments occasionnés. Elle était jeune, elle était nouvelle et elle aurai tout le temps de finir désabusée par le mouvement qu'elle servait.
Anton tourna les talons, suivi de près par ses deux harpies, il entama sa marche, s'attendant à être suivi de près par un Jacob obéissant quand il fut grisé par ces tous petits mots de rien du tout.

- Pas que ça à foutre.

Les révolutionnaires qui frayaient autour du comité commençaient à s'arrêter pour observer la scène. La plupart d'entre eux ne connaissaient le Pendu que de réputation, c'était une attraction compte tenu de son palmarès, plus encore maintenant qu'il tenait tête à un Cavalier de la révolution.

- Vous aggravez les charges retenues contre vous, Longdrop.

Sans surprise, aucune réponse de l'intéressé. Peut-être réfléchissait-il à la réplique la plus désobligeante qu'il puisse avoir en réserve, car il semblait que seul l'ordurier et l'irrévérencieux ne fasse partie de son vocable énoncé de sa voix d'ange.

- Vous pensez que vous impressionnez votre monde à rester silencieux comme ça ? Vous ne passez pas pour un caïd mon garçon, mais pour un débile léger. Saisissez-vous de lui.

Une impulsion de l'épaule commanda au bras droit de Jacob de se tendre en direction du petit monsieur et de ses dames qui s'approchaient. Immature comme il savait l'être, il n'était pas venu pour faire face à ses juges mais pour qu'on lui donne une mission comme si de rien n'était. Le placide ne se doutait de rien. De rien. Pas même de ses camarades venus l'attaquer par derrière afin de lui asséner un coup sur un nuque avant qu'il n'ait pu attaquer.

L'armée révolutionnaire de Luvneelgrad n'avait rien de comparable aux raclures criminelles de Manshon. Entraînées dès le plus jeune âge, chacune des recrues valaient à elles seules dix à vingt hommes. N'étant pas sur ses gardes - parce qu'il ne l'était jamais, trop sûr de lui et présomptueux, le sieur Longdrop perdit connaissance rapidement avant que les premiers drames n'aient pu survenir du fond de sa manche.

- Placez-le en cage, on dressera le tribunal demain.

Impitoyable, comme s'il ne s'était agi que d'une formalité, Anton plongea ses yeux dans ceux de Canaille qui ne sut comment réagir.

- Bon travail Rogers. Vous n'aurez pas affaire à un ingrat.

Et il repartit aussitôt. Elle avait été félicitée et peut-être même serait-elle récompensée pour avoir vendu un camarade. Un camarade infect, un camarade sans valeur, un camarade indiscipliné, mais un camarade tout de même. Quel goût pouvait avoir celui consistant à livrer sur un plateau d'argent un homme auprès duquel on avait pu combattre ?
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Canaille Rogers

♦ Localisation : North Blue

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Lun 10 Déc 2018 - 0:06

    La monde n'était pas rose, elle le savait bien, surtout dans le giron de la révolution. Mais elle avait pensé bêtement agir pour une cause juste, et on l'avait mené en bateau depuis le début ; Ironie quand on savait que la dame était navigatrice et avait pour habitude de mener sa barque seule, sans un marionnettiste pour tirer les ficelles derrière elle. Et c'était ce qu'avait fait ce Anton, et ce qu'elle n'arrivait pas à accepter. Elle pouvait tout sacrifié à la cause, mais pas son libre arbitre. Ça, jamais. Et ses supérieurs avaient toujours eut la délicatesse d'être honnêtes avec elle depuis le début ; Une chance qu'elle savait révolue à présent, une chance que les méthodes fumeuses de ce Cavalier avaient fait disparaître en un instant.
    Ce n'était pas tant la trahison que la surprise qui avait dominé l'échange, aussi avait-elle hoché de la tête sans trop s'en rendre compte et acquiescé comme la marionnette qu'on voulait qu'elle soit. Puis était venu la colère, sourde et lancinante, comme un mal de crâne après une soirée trop arrosée un samedi soir, et que l'on regrette instantanément le lendemain matin. Puis elle s'était sentie salie, utilisé comme un préservatif, pour ce prémunir d'une maladie qui se nommerait Longdrop. Triste réalité qui lui tomba sur la pogne alors qu'elle ne pouvait plus rien faire pour empêcher la machine de déraper : La roue était sortie de son ornière et le tout lui avait échappé des mains, elle ne pouvait plus revenir en arrière.
    En même temps, l'aurait-elle sût qu'elle n'en aurait rien fait ? Sans doute. On lui confiait des missions, elle était payée pour ça. Mais elle avait vécu des choses puissantes avec le Pendu, elle avait connu des bas et des hauts, des surprises comme des déconvenue. Ils étaient devenu "intimes" presque. Elle se sentait en tout cas plus proche de lui que les trois quart des hommes avait lesquels elle avait couché, c'était peu dire. Comment se sortir de cette situation ? Comment faire pour ne pas se sentir sale à ce point ? Elle devait faire quelque chose, c'était certains, mais quoi ? Les idées lui faisaient défaut, elle qui avait plus pour habitude de tout régler à coup de barre à mine ou par la lame et sa force de conviction, elle se retrouvait dans une position délicate.
    Elle ne pouvait ni trahir son camp, ni trahir Longdrop. Elle n'avait pas l'habitude de faire des concessions, et elle ne comptait pas commencer aujourd'hui. Elle avait besoin de sa dose de nicotine, aussi sortit-elle sa boite en acier de dix centimètres par six, et se posa-t-elle sur le banc qu'elle avait aidé à user quelques temps plus tôt, allumant sa cigarette d'une main experte. La première bouffée s'échappa de ses lèvres pour rejoindre le néant, ce truc tout noir et dégueu dont personne ne voulait vraiment.

    - Excusez moi, mais on ne fume pas ici mad'... Commença un type lambda qui se promenait encore par là, un regard noir le fit se taire sur le champ, et un mouvement d'épaule fataliste le fit dégagez vers d'autre horizon plus glorieux qu'une simple tirade dans un texte mal écrit. Elle se délecta de cette cigarette en deux minutes chrono', et le sentiment de bien être qui s'en dégagea ne resta pas bien longtemps. Elle détestait suivre des règles idiotes écrite par des hommes encore plus idiots encore. Ne pas fumer là, ne pas manger ça, toujours suivre la hiérarchie aussi ; Elle respectait bien volontiers les grades quand ils étaient bien fait, mais ce Anton n'avait réussit qu'à lui donner de l'urticaire et une grosse envie de gerber. Prendre de haut un camarade d'infortune n'était pas dans ses habitudes, et comme tout humain digne de ce nom, elle abhorrait tout ce qui était différent de ce qu'elle aurait fait.
    Ou peut être était-ce là une autre chose à rajouter sur la longue liste de ses défauts. Elle détestait le système actuellement en place, et voilà qu'on lui faisait manger des méthodes pire encore. La manipulation, les intrigues politiques, très peu pour elle, elle ne jurait que par la force, et à son avis, même un mec comme Longdrop méritait plus d'éloges que le Cavalier qu'elle avait vu. Antipathique, cul serré et balais coincé là ou elle pensait.

    - Hep, machin, tu me dis ou elle est cette foutue cellule ? Qu'elle fit au deuxième qui passait devant elle avec un air occupé des plus horripilant. Elle l'obligea à ce concentrer sur autre chose que ses activités et cela le faisait chier, ça se voyait. Mais quand on voit la dame de fer de la révolution commencer à craqueler sous la pression de l'attente, on s'exécute et on ne demande pas son reste. Surtout qu'elle était armée et prête à utiliser la force en cas de besoin. C'était des choses que l'on pouvait sentir dans une posture, ou bien dans une simple façon de parler un peu trop autoritaire et grossière, même pour elle. Quoi que sa réputation ne la précédait pas dans cette partie du globe.
    Aussi, l'amena-t-il jusqu'à la cage de Longdrop.

    - Je crois qu'on s'est bien fait avoir tout les deux sur ce putain de coup... Commença-t-elle par dire au Pendu dans sa gêole d'infortune... Je crois qu'on devrait avoir une petite conversation tout les deux, même si t'es jamais très chaud pour ... La cage mesurait tout de même dix pas de côté, aussi marcha-t-elle pour être au plus proche du Pendu. C'est vrais tout ce qu'on dit sur toi ? T'aurais éliminé du menu fretin avant de me suivre ? Je trouve ça pas déconnant vu comment tu m'as accueillit, mais j'ai du mal à croire que tu seras capable de buter un type juste pour ta tranquillité perso' ... Elle avala sa salive, et sortit une cigarette de son étuis... Dis moi que ce ne sont que des rumeurs, que je trouve un foutu moyen de te sortir de là...

    Après tout elle s'en foutait que ce soit vrais ou non, elle avait décidé de le sortir de là par tout les moyens. Légaux bien sûr, dans la limite du possible ; Il serait facile de se faire intégrer au tribunal qui allait se tenir le lendemain, en arguant qu'elle représentait la voix de l'Ouroboros dans cette affaire. Sans doute qu'on la ferait témoigner même. Alors elle n'avait qu'à passer par la discutions pour sauver les miches de l'autre emplumé.

    Tout n'était qu'une question de temps à présent.
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