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Interrogatoire au bagne

Atoum Bahara
Atoum Bahara

♦ Localisation : West Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 2110
Popularité: +67
Intégrité: -21

Dim 3 Fév 2019 - 7:55

En mer

Ayant réussi à embarquer sur le navire de la Marine se dirigeant sur Whiperia grâce au laisser-passer du caporal Laran Mez, l'ivrogne prend donc la route pour rejoindre Span, le sbire d'Ivan Zagrob.
Sur le croiseur la vie n'est pas des plus compliquées, il y a à manger pour tous et c'est une ambiance assez joviale qui règne. Grâce à son attitude décontractée, Atoum n'a pas mit longtemps avant de se faire accepter des soldats. La veille, il a gagné un concours de boisson contre les deux plus gros buveurs du navire et ce fut une folle soirée. Aujourd'hui, le périple s'achevant enfin, c'est dans un tournoi de bras de fer qu'il s'est lancé. Après qu'il ai plaqué déjà trois main contre le tonneau faisant office d'arène, le chasseur de prime se retrouve face à un bon client. Il s'agit d'un caporal lui aussi, nommé Monke et pesant bien 200 kilos. Une boule de graisse qui, à ce qu'on raconte, sert plus à vider les assiettes et de boulet de démolition qu'au reste. Grâce à sa masse, il est paraît-il le parfait artilleur, stable à souhait.

> Allez Monke écrase LEEEE ! crient les mouettes pour encourager leur poulain.
> Ouais allez bouboule montre moi !  lui lance Atoum avec un air provocateur.
> J'vais te faire traverser le pont ! hurle-t-il.

Le bras de fer est tendu, son bras fait le quadriple de celui d'Atoum qui pourtant ne vacille pas d'un iota. Le chasseur de prime n'est pas à son coup d'essai et même s'il n'en a pas l'air, il a une force bien plus impressionnante qu'il n'y paraît. Après quelques secondes d'une lutte immobile, c'est le bras du chasseur de prime qui cède le premier. Descendant doucement vers le tonneau, le natif de Kage Berg ne semble pas affolé pour autant. Il attend son heure, attend, attend.
Puis d'un seul coup il lance l'offensive. Son biceps se gonfle d'un coup et il remonte la pente aussitôt, parvenant même à plier le bras de son opposant. Le caporal ne comprend rien à ce qu'il se passe et force comme un bœuf pour inverser la vapeur.

> Tu croyais m'battre comme ça ?
> Putain, il a une force ce con !!
> Hehe aller Ronflex couche toi !
> Putain comment tu connais mon surnom ?!
> T'sais ça parle ! J'crois bien bien qu't'as perdu mon gros ! dit-il victorieux.

Accélérant une dernière fois, Atoum parvient à écraser le bras du caporal Monke contre le tonneau qui se brise à l'impact. Gagnant haut la main, les soldats décident d'appeler leur Lieutenant pour défier le chasseur de prime mais se font renvoyer illico. Whiperia est en vue, tous doivent reprendre leur poste pour accoster sur l'île.

Quelque part sur West Blue

> Oui capitaine ?
> Tu es arrivé ?
> Non, il me reste environ 1 heure et demi avant d'atteindre Whiperia !
> N'oublie pas, il doit mourir sans n'avoir rien dit ! Crève le ! kyahahaha
> Oui capitaine !

L'appel terminé, l'homme encapuchonné pose l'escargophone à ses côtés. Dans sa planque sombre il est seul. Son heure est bientôt venue. Avec ce business qu'il a monté, il pourra devenir l'un des plus riches traficants de West Blue. Puis ses projets ne s'arrêtent pas là, devenir le nouveau courtier n°1 de cette mer est son but. Concurrencer North Blue n'est pas simple, mais en temps et en heure il le fera. Ayant d'ores et déjà tout planifier, Ivan sait qu'il y parviendra au moment voulu.

Whiperia

Après avoir remercié les soldats de la Marine, Atoum prend donc la direction du ban de Whiperia, le tristement célèbre pour les conditions infâmes qui y font loi. Grâce à la lettre de marque qu'il a reçu, le chasseur de prime sait qu'il pourra interroger son homme, autant faut-il qu'il le trouve dans les vastes carrière de l'île.
Tout d'abord, il rejoint la gare, station n°2 où les trains prennent la direction du bagne après avoir été déchargés. Ainsi, l'économie de l'île est régie par cette boucle incessante qui rythme la vie de tant d'hommes et femmes. Une fois sur les quais, Atoum les yeux hagars, cherche son train.

> Train B584 direction Station n°1, départ dans 5 minutes ! annonce un employé munit d'un sifflet de l'autre coté du quai.

Comme à son habitude, le chasseur de prime ne peut rien faire avec simplicité et dans les règles. Cherchant comment traverser, en toute légalité, il ne trouve pas la fameuse pacerelle lui permettant de rejoindre le train.

> Et puis merde !

Décidant d'agir comme bon lui semble, Atoum fait le choix d'aller tout droit, comme il le fait souvent au final. Marchant sur les rails, il se fait interpeller par le personnel de la gare mais n'y fait pas attention. Traversant les deux voies le séparant de sa locomotive, il remonte de l'autre coté où il est attendu par la sécurité.

> Monsieur veuillez nous suivre ! Vous avez ignoré nos ordres c'est inacceptable !
> J'dois rejoindre les carrières !
> Impossible, veuillez nous suivre !

Sifflement aïgue.

> Embarquement du train B584 terminé, en voiture direction station n°1 !
> 'Tain d'merde !

Face à l'urgence Atoum n'a plus le temps de polémiquer. Alors qu'un agent tente de lui saisir le poigné, il se l'évite puis lui balaye la jambe avant de finalement esquiver le second qui tente de lui sauter dans le dos. S'étant libéré, il fonce vers le train qui démarre. Courant à en perdre haleine, il parvient en sautant à s'accrocher à une voiture et ouvre la porte en tapant dessus. Alerté par le bruit, le contrôleur l'attend et une fois que le chasseur de prime entre enfin dans la voiture il se fait cueillir.

> On m'indique qu'un homme potentiellement dangereux est monté dans le train en marche et je vous vois là monsieur, défoncer la porte pour rentrer ! Vous allez voir les mines ?
> Oui c'est bien ça !
> Bien, je pense que vous les verrez de bien plus près que vous ne l'imaginez monsieur ! Vous avez votre ticket au fait ?
> Oui r'gardez m'sieur !
> Atoum Bahara, bon très bien, asseyez vous là !

Deux agents, armés les rejoignent et se positionnent de part et d'autre d'Atoum, le cernant totalement. Sûr de lui, le chasseur de prime ne s'imagine pourtant pas une seule seconde qu'ils souhaitent en faire un travailleur à cause de son remue-ménage à la gare.


Dernière édition par Atoum Bahara le Mer 6 Fév 2019 - 11:42, édité 1 fois
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Lun 4 Fév 2019 - 21:38

A bord d'une petite coque de noix, un homme approche de Whiperia. Le vent s'engouffre dans les petites voiles de son embarcation et grâce à l'aide des éléments, son rythme s'accélère. Lâchant le cordage, il descend dans sa minuscule cabine où il trouve un matelas. S'asseyant dessus, il prend le cadre qui se trouve au dessus de sa tête. Une femme et un homme prenant la pose, arborant un bonheur communicatif. L'amour fou semble les lier. Dans un instant de mélancolie il caresse la photo avant de, semble-t-il, faire une promesse et range immédiatement le cadre. Désormais déterminé, son regard à changé. Sous le matelas il récupère un fusil magnifiquement bien entretenu. Il s'agit de son bijou, son arme de prédilection. Il lui a même donné un nom. Miranda est son fusil, précise comme un métronome, puissante comme une arme de guerre elle n'a rien à envier à quiconque.

L'homme habillé est habillé d'un long manteau de cuir et d'un chapeau de la même matière. Une sorte de cowboy égaré sur West Blue. Son regard est sombre et l'ombre que produit son couvre-chef empêche de distinguer correctement le reste de son visage. Chargeant son fusil, il retourne à l'air libre et décide de se tester. Une sorte de tradition pour lui. Il place son fusil droit devant lui, place son œil dans le viseur puis ajuste rapidement une première cible. Rien de bien méchant. Puis, sûr de son coup il appuie sur la gâchette. Il le sait et ne prend même pas la peine de savourer son tir. La balle fend l'air sifflant à tout allure avant de traverser une première mouette qui tombe lourdement dans les vagues. Puis, une seconde quelques mètres plus loin voit le projectile en perte de vitesse se figer dans son dos. Le second oiseau chute également, avalé par les flots.

Satisfait, l'homme réarme son fusil avant de s'atteler à l'accostage. N'ayant absolument rien de légal à faire sur cette terre rouge, rouge des ses richesses minières et du sang de milliers d'hommes, il décide de laisser son embarcation sur l'extrémité Est de l'île. Une petite langue de sable lui permet de mettre le pied à terre et ainsi il part, en chasse.


Après ses déboires avec les hommes de l'île, le train arrive enfin à la Gare n°1, signifiant pour Atoum sa proximité avec la carrière où travail Span. Plusieurs explications ont eu lieu à bord de la locomotive et finalement, avec un semblant de jugeote, le chasseur de prime s'est souvenu qu'il avait une lettre de marque. La montrant aux autorités sévères de Whipéria, la tension s'est détendue et les choses semblent être revenues dans l'ordre.
Toujours accompagné par les deux agents missionnés, le natif de Kage Berg prend donc la direction de sa destination finale. La route pour rejoindre les carrières n'est pas longue et rapidement c'est un chantier colossale qui se profil devant les yeux d'Atoum. Des falaises immenses, rongées par des milliers de travailleurs qui, à la sueur de leur front et le sang de leurs mains, se tuent à la tâche pour extraire ce qu'on appelle le Guano.

Presque irréel, la scène subjugue le chasseur de prime qui s'arrête même un instant, observant chaque recoin de ce paysage impensable.

> Venez monsieur Bahara, c'est par là !
> Oui m'sieur j'arrive ! répond-il du tac au tac.

Rattrapant son retard, Atoum rejoint ses deux accompagnateurs sans tarder. Puis, tous trois se présentent devant une sorte de frontière. Un passage à travers cette enceinte de grilles et de barbelées où sont postés quelques hommes bien armés. N'ayant plus aucune crainte, Atoum passe avec la plus grande insouciance ce barrage puis entre officiellement dans la carrière. Un homme l'accompagne, lui servant donc de guide mais également d'intermédiaire pour légitimer ses actions.

> Attention, c'est un dangereux celui-là, on a reçu l'ordre qu'il faut en faire un travailleur ! Personne n'en saura rien, vous le capturez après qu'il ait pu parler, trouvez une excuse ! intime l'un des accompagnateur à l'un des hommes armés censé le conduire dans l'enceinte du bagne.
> Oui messieurs !

Avec son nouveau guide, Atoum fait de courtes présentations puis il est mené vers l'un des hommes forts des lieux. En effet, c'est grâce à un certain Wilfric Berry-Whip qu'il va rejoindre Span. Changeant pour la toute dernière fois d'accompagnateur, le chasseur de prime après avoir quelque peu discuté avec celui-ci le trouve absolument détestable et bien trop excité du fouet à son goût. Des scènes qu'il ne préfère pas voir se produise, des travailleurs sur leur chemin se faisant fouetter pour qu'ils accélèrent ou simplement par lubie de ce petit homme malsain. A chaque coup les poings d'Atoum se crispent. Sa mâchoire se sert et son sang monte en pression. Ne rien faire, il ne doit absolument rien faire.

> Bon le Span il est part là ! J'l'aime pas celui-là, tu vas voir il est trop arrogant alors il tâte pas mal du fouet ! se vante Wilfric.
> Oui, c'est moi qui l'ai fait enfermé ici, j'bien vu qu'il était chiant ! s remémore le chasseur de prime.
> Comme tu dis ! Il est assez résistant c'est un mec qui travail comme trois hommes !
> Il est encore loin ?!
> Hum... je dirais.. une dizaine de minutes !
> Allons y alors ! dit Atoum enjoué.


L'homme habillé tel un cowboy esquive à la perfection les foules, parvient à se hisser sur le toit du train sans que personne ne l'ai vu et se rapproche doucement de sa cible, lui aussi. Par la même occasion il croise un homme s'extirpant de l'attention de gardes et sautant lui aussi dans le train. Une armure lui protégeant épaules et bras, c'est un être peu banal. En tout cas assez pour attirer l'attention de Pierrick.

Une fois arrivé à destination, ne pouvant se permettre de s'enfermer au sein du bagne, le tueur doit même s'en éloigner pour trouver un point de tir. Selon quelques informations qu'il à reçu, Span devrait se trouver sur un autre versant, un peu plus à l'ouest. Grâce à sa lunette il parvient à mieux distinguer les travailleurs et cherche sa fameuse cible. Un bandana bleu, le signal pour lui d'appuyer sur cette foutue gâchette pour ôter la vie. Presque un jeu pour lui qui ne manque jamais, pourtant tout est bien réel et c'est dans la plus grande discrétion qu'il essaie d'œuvrer au maximum. Finalement, il jette son dévolue dans un ancien point de contrôle désaffecté. Il s'agit d'une toute petite construction d'environ 15 mètres carrés où se trouvait surement un bureau auparavant. A quelques mètres des grillages qui encerclent l'endroit, il peut d'ici mieux viser et surtout tuer à coups sûr.

Atoum n'est pas en reste, continuant à arpenter les chemins sinueux de la carrière, il ne se doute pas une seule seconde que les gardes souhaitent le faire travailler pour l'outrage qu'il a commis à la gare. Un rien qui ici, sur Whiperia, prend toute son importance. Wilfric, l'homme au fouet sait ce qui doit advenir du natif de Kage Berg et expérimenté il cherche la meilleure occasion pour le coincer. Armé, il pourrait le ligoter rapidement mais il préfère attendre le moment opportun. Cette seconde d'inattention où, sans qu'il n'y ai le moindre spectateur, il pourrai s'occuper du compte du chasseur de prime un peu trop arrogant pour cette île. Nul n'échappe à la famille, les travailleurs potentiels sont en chaque être vivant que ce soit légal ou non.

Finalement, ils finissent par atteindre la section où se trouve Span. Sur ce versant de la carrière les hommes souffrent de la chaleur de manière affreuse. La plus part torse nus, fers aux chevilles frappent comme des damnés la pierre pour extraire la richesse de l'île.
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Lun 4 Fév 2019 - 21:50

Don des Saints

Un homme fait tournoyer une épée à double tranchant de sa main droite, dans la pénombre les faisceaux de lumières que reflètent la Lune viennent frapper avec douceur le visage d'un second homme, attaché et assis sur une chaise. La pièce est vide, les alentours sont calmes et bâillonné il ne peut troubler cette ambiance paisible.

> Alors Gringio, balance moi le nom de ton pote ! J'le tuerais doucement il regrettera d'avoir défier " l'Infâme " ! Oh c'est vrai tu peux pas m'répondre ! T'as intérêt à pas m'faire chier ! lui balance sèchement l'homme qui dissimule son visage.
> Putain d'merde ! Il va v'nir et tous vous buter !
> Pff… j't'avais dit quoi Gringio ? répond-il dépité.

Sans avertir à nouveau, l'homme fond sur sa proie qui ne peut rien faire et la pointe de son arme vient percer la cuisse du ligoté. Un râle de souffrance s'échappe de son bouche, tendit que serrant les dents il essait de ne pas montrer sa douleur. Triturant à droite et à gauche son pommeau, l'homme joue avec les chaires de son prisonnier, s'amusant à le torturer en faisant couler le sang. Hurlant cette fois-ci tout son saoul, le dénommé Gringio ne peut plus se retenir. Il sent la lame s'enfoncer de plus en plus en lui, lui déchirer ses muscles et titiller ses tendons.

> Ok, ok .... supplie Gringio, pleurant et hurlant. C'est Polpo Zision un traficant d'être humain ! Il aime pas qu't'on boss marche sur ses plates bandes ! Il a éliminé déjà trois gars à vous et compte bien remonter la filière pour en finir avec ce foutu pirate !
> Et tu as cru bon de t'allier avec ce genre de merde ? Il croit que l'équipage de " l'Infâme " est un ramassis de soubrettes ? T'entend, on va l'tuer ce mec !
> Vous n'pouvez pas ! C'est une pieuvre, vous n'aurez pas l'temps d'bouger qu'il vous aura trancher la gorge !
> Ah bon t'es sûr ?! l'interrompt-il, l'air sadique.

Sortant sa lame de la jambe de Gringio, le pirate ne prend pas le soin d'essuyer son arme teinté de fluides rouges. Faisant mine de la ranger dans son fourreau, d'un seul geste précis et meurtrier il fauche la tête de son prisonnier. Plus aucun son ne vient troubler la sérénité des lieux si ce n'est le bruit sourd d'une tête tombant lourdement sur le sol. La ville endormie vient de perdre l'une de ses âmes, aussi malsaine soit-elle, des hommes avec des intentions bien pires que cela viennent d'entrer dans la cour des grands. Des pirates sans foi ni lois, prêt à tout pour assouvir leurs desseins. Quittant la pièce, laissant un corps scindé en deux parties l'homme laisse un faisceau d'une lumière blafarde lui éclaircir le visage. Un œil mutilé et barré de deux longues cicatrices, stigmates d'une ancienne guerre, des cheveux mi-longs et un bouc sombre il s'en va, regagnant la pénombre semblant tel un démon rejoignant son domaine.

Whiperia

Cherchant encore le meilleur point de vue pour guetter sa proie, l'assassin n'ayant finalement pas trouvé son bonheur dans l'ancienne frontière précédemment découverte jette son dévolue sur un lieu bien plus attractif. Un peu plus loin, une tour de garde où un homme, armé également d'un fusil surveille les travailleurs. Approchant prudemment, vérifiant qu'aucun renfort n'est immédiatement disponible il ajuste. Son souffle est lent, serein. Expert en son domaine, l'homme n'a aucune hésitation. Jaugeant le vent, la luminosité il prend tous les paramètres en compte pour ne pas faillir à sa réputation. Puis, d'un geste assuré il abat son index sur la détente. A cet instant précis, le vent se met à souffler et emporte le bruit de la détonation vers la mer. Nul ouï ne peut avoir été alerté. Le surveillant tombe raide, touché d'une balle à la tête. Inerte, la tour est désormais libre.


Le chasseur de prime marche avec Wilfric, tous les deux avancent dans la carrière et finalement, de l'autre côté du versant la fameuse section où se trouve Span. Le combat d'Atoum contre le forban lui a appris énormément de chose surtout à s'adapter. Une des qualités primordial d'un combattant. La vitesse de celui que l'on surnomme " Speed " n'est en aucun cas usurpée et il en a pâti. Pourtant, il a su surmonter cela et aujourd'hui il est bien plus en confiance. Avançant tel un vainqueur il ne fait presque plus attention au tortionnaire qui le précède et lui parle de temps en temps. Pour lui, dans une certaine forme de naïveté, il est quasiment intouchable. Une utopie que la vie aime briser dès qu'elle en a l'occasion.
De nombreux travailleurs triment dur sous le soleil de plomb de cette journée. Des conditions de labeur difficile mais après tout, dans une prison ce sont ceux qui le méritent qui sont enfermé. Tous regardent Atoum avec une sorte de haine, un regard sombre qui pourtant ne l'intimide pas le moins du monde. Rodé, emmerdeur et désigné généralement comme un "petit con" il aime presque cette tension environnante. Wilfric lui pourtant pas le moins du monde. Il déteste ces êtres qui ne sont plus voués qu'à être des machines de travail. Il hait cette vermine pullulante sur cette île bien qu'elle lui accorde la prospérité à lui et sa famille. Faisant régulièrement claquer son fouet, le déshérité à l'air patibulaire se délecte du pouvoir qu'il possède. Donnant des ordres à la volée d'un voix toujours agressive au possible et sèche, l'homme n'a que peu de valeur aux yeux du chasseur de prime. Un "petit chef" comme il les appelle qui aboi constamment pour être vu. Donnez un peu de pouvoir à un homme tout en lui imposant des ordres et il sera généralement ce type de dirigeant.

Arpentant les sentiers de la carrière au son répétitif des pioches et du roulement des brouettes, ils finissent par trouver le fameux Span. Le pirate porte avec fierté son bandana bleu, comme dernier signe qui le distingue des autres travailleurs. En voyant Atoum, l'homme au long nez pointu change totalement d'attitude. Ne cherchant pas à se cacher ou à fuir comme d'autres l'auraient fait, il n'essaie pas non plus de lui sauter à la gorge pour le punir de lui avoir donné ce sort. En pleine connaissance de cause, il s'approche du responsable de son arrestation avec un petit sourire en coin.

> Alors comme ça on vient me rendre visite ? demande Span.
> Yep long-nez faut que tu m'parles de ton boss !
> T'es un drôle toi ! Si tu es seul avec moi je te dis tout ! se moque le nouveau bagnard.

Réfléchissant quelques secondes, Atoum fini par accepter la demande de son ancienne proie. Avant tout, il décide d'aller voir Wilfric et de lui demander l'autorisation.

> J'peux l'interroger tranquille dans une pièce ou quoi ? demande-t-il avec nonchalance.
> Tu t'prends pour qui minot ? C'est un travailleur, il doit piocher !
> S'te plaît, il veut pas m'donner l'info sur son cap'tain ! Après il revient miner c'promis !
> Impossible, c'est le bagne de ma famille ! Tu ne fais pas les règles ici !
> Bon écoute moi, j'te propose t'payer, la prime de c'gusse était de 2 millions, j'te la donne si tu m'permetter de l'interroger à l'abri des regards !
> Hum... fais Wilfric en réfléchissant. C'est bon t'as gagné minot ! Vous irez dans la petite cabane là en contrebas c'est bon pour vous ? répond-il appâté par le gain.
> Merci c'parfait !

Ainsi, accompagné par Span les trois hommes prennent la direction de ladite cabane quelques mètres plus bas dans la carrière. En bois, elle fournit cependant l'isolement que demande Span. Positionné non loin des grillages encerclant les lieux, ce lieu est parfait pour l'interrogatoire, enfin c'est ce que pense le pirate.


Dernière édition par Atoum Bahara le Mer 6 Fév 2019 - 11:40, édité 2 fois
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Lun 4 Fév 2019 - 22:00

Juste avant qu'Atoum et le pirate entrent dans la cabane, Wilfric monte sur ses grands chevaux et d'un coup sec du poigné parvient à enlacer sa gorge. Puis, en faisant une impulsion du coude il approche le visage de Span du sien.

> Alors écoute moi bien ! Tu réponds au monsieur puis tu vas trimer deux fois plus pour rattraper le temps perdu ! Fais attention à toi, n'essaye rien que je n'ai pas besoin d'user de mon fouet sur son dos ! explique l'homme fort de la carrière avec l'air le plus agressif dont il est capable.

Le pirate tente de déglutir mais le caoutchouc lui comprime trop la trachée pour qu'il n'y parvienne. Ne pouvant pas parler non plus, il se contente d'hocher la tête la sueur au front. Puis, seconde après seconde sont teint tend vers le rouge. L'air ne circulant plus, ses yeux commencent à s'exorbiter sous la pression. Rien ne va plus pour Span qui suffoque. Une détresse respiratoire qui petit à petit le panique de plus en plus. Puis il se sent absolument bloqué. Les fers qui lui entravent les jambes l'empêchent de se déplacer correctement les jambes. Il peut marcher, mais il est ralentit dans ses mouvements.

> Allez dégage !

Relâché, c'est à grandes bouffée d'air frais que le pirate se dope. Haletant, se tenant la gorge il essaie presque de rattraper toutes les respirations manquées.

> Grouille ! plus vite c'est fait plus vite j'poutre ton cap'tain ! lui intime Atoum.

Tous deux entrent enfin et s'installent autour d'une petite table. Deux chaises de bois et une table de la même matière, voilà tout ce qu'il y a à l'intérieur. Le minimalisme absolu pour une salle qui ne sert à rien tout bonnement.

> Bon alors, Span j't'explique j'men fous qu'tu trime comme un chien ! J'veux juste savoir où est ton boss !
> Alors comme ça on est fier de m'avoir capturé ?! Tu sais que tu as eu de la chance ? J'avais un rhume c'est pour ça que j'ai perdu !
> Mais d'quoi tu m'parles long pif ! Faut que tu m'dises où il est !
> Tu te crois à la hauteur ? T'es sérieux Bahara ?! dit Span en rigolant.
> Quoi ?!
> C'est un monstre ! Ce type, Ivan, c'est un putain de monstre !
> T'en as peur ?!
> Pffff...
> Allez il t'fout les chocottes !
> Je suis ici est c'est parfait ! Il veut me tuer, il va envoyer quelqu'un pour prendre ma tête ! Je dois rester au calme ici et tout ira bien !
> Attend tu veux m'dire qu'tu préfère être là qu'dehors ? s'étonne le chasseur de prime.
> Bien sur c'est pour ma vie qu'je reste là ! J'me s'rais cassé d'ici sinon !
> T'es un ouf toi ! Allez dis m'en plus sur lui !
> ... Bon d'accord...

Poiscaille

L'air est plutôt frais sur les quais et le vent souffle assez fort. Les vagues claquent contre les digues et la vie est rythmée par les allées et venues des navires de pêche. Plus de 80% des habitants de cette île vivent de cette industrie. L'économie tourne autour de cette activité, une de celle qui existe depuis la nuit des temps. Pourtant, une infime part de l'argent générée ici provient d'autres sources et notamment le marché noir. Une manne financière et plusieurs petites bandes armées tentent d'exister malgré l'écrasante prédominance des trois grandes familles.
Dans une ruelle où la pénombre règne trois hommes halètent, respirant fort. Un violent coup retentit puis l'un d'eux s'effondre au sol. Les deux autres, apeurés ne peuvent qu'être témoin de ce sanguinaire spectacle. Maculé de sang, ils sont exténués.

> P'tain s'type est pas normal Floppo !
> Ta gueule Toppo, on va pas s'débiner sinon l'boss il va nous faire la peau !
> Mais r'garde Poppo il vient d'caner !

Soudain, une imposante silhouette abat une arme gigantesque sur les deux hommes. Un bruit semblable à une explosion retentit et les murs les entourant explosent. Dépassé, les deux mafieux ne peuvent rien faire si ce n'est subir les assauts ravageurs de leur ennemi.
Armé de deux machettes, Floppo s'élance bras en croix pour trancher la montagne qui les menaces. D'un simple mouvement ascendant, l'épaisse arme de leur adversaire le tranche de tout son long, lui sectionnant les deux mains à l'occasion. Des litres de sang se déversent et les hurlements de l'homme commencent à alerter la population. D'un simple coup de pied, il enfonce le crâne de l'homme agonisant puis d'un seul geste vient attraper le visage de Toppo pour le lui enfoncer dans le mur. Mort sur le coup, le sbire n'a eu aucune chance.

Un véritable bain de sang dont le vainqueur se sort sans aucune égratignure. Tout à coup, un type débarque, habillé d'un haillon délavé.

> On s'tire y'a les mouettes !
> Fuir…

D'un seul coup de son arme titanesque, le colosse éventre le pirate répandant son sang au sol.

> .. toi mourir !

Whiperia

Alors que la langue bien pendue de Span s'apprête à déblatérée tant d'informations curciales sur le terrible pirate, l'une des plus grandes pointures actuelles de West Blue : Ivan Zagrob.
Soudain, un sifflement fend l'air. Déjà si près, nul n'a le temps de réagir qu'une balle vient déchirer totalement l'oreille du néo-travaileurs. Celle-ci vole en charpie, laissant simplement une giclée de sang et quelques bouts de chairs pendant tandis que le projectile termine sa course en se figeant dans la table entre les deux hommes. En alerte, le chasseur de prime saute sur l'homme au bandana et lui écrase le visage au sol.

> P'tain c'quoi ça ?!
> Oh merde... j'vais crever... c'est eux ! commence à geindre le pirate.
> Eux ? Tes pote ?
> Ils viennent pour me buter ! Tu vas crever toi aussi c'est sûr ! Ils savent que je t'ai parler !
> Mais tu m'as rien dit connard ! peste Atoum.
> Oui mais ça ils ne le savent pas !

Wilfric pas encore alerte, le vent emportant les bruits au loin semble astiquer son fouet. Essuyant une petite tâche de sang sur le bout, il sait que dès la porte franchie, ce drôle d'oiseau qu'est Atoum Bahara finira comme les autres. Piocher et extraire le guano sera son quotidien, de grès ou de force et autant dire que le déchu de la famille régeante préfère que ça se passe dans le sang, histoire d'épancher sa haine.

> Tss... foutue pièce à la con, je vais devoir y aller plus près, font chier à pas faire de plus grandes fenêtres !

Sautant de son perchoir, l'assassin munit de son fusil s'approche sans se faire repérer. Arrivant par la droite, Wilfric étant un peu trop concentré l'homme habillé à la cowboy sait qu'il peut y arriver. Un tir, un coup de baïonnette et sa mission sera remplie. Sûr de lieu, il n'en est pas forcément fier mais il doit exécuter les ordres. Ils sont ce qu'ils sont, Derreck n'attendra pas des années durant.


Dernière édition par Atoum Bahara le Mer 6 Fév 2019 - 11:38, édité 2 fois
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Lun 4 Fév 2019 - 22:06

Les deux hommes cessent de respirer afin de ne pas alerter l'auteur des tirs. Impossible pour Atoum d'identifier la provenance de l'attaque. Le pirate sert les dents comme jamais pour ne pas trahir leur position. En effet, la douleur le titille mais il résiste tant bien que mal. Presque résigné, il semble tout de même poussé par la volonté du chasseur de prime de le maintenir en vie.

> Bon maintenant tu m'saoules ! Dis moi tout sur ton boss ! Où je peux l'trouver ?!
> Je te dis ça si tu m'aides à survivre !
> C'est promis !
> Alors prouve le !

Ainsi mis au défi, le chasseur de prime décide qu'il ne pourra assurer la survie de son prisonnier de cette manière. D'un franc coup sur les chaînes accrochées aux pieds de Span il tente de le libérer mais rien n'y fait. N'ayant aucunement la force pour briser du métal avec ses pieds il se résigne à le dissimuler sous la table tandis que lui tente de regarder aux fenêtres. Un assassin est là, il ne doit pas laisser passer sa chance d'en savoir plus sur Ivan.

Quelque part sur West Blue

> Kyahahahaha alors comme ça vous pensez avoir le choix ? Vos forces sont réduites, je n'ai plus qu'à vous éjecter d'une pichenette ! Voyons Pyoto soyez raisonnable !
> Espèce d'ordure, c'était donc toi ! Mes hommes sur Poiscailles, sur Don des saints...
> Je n'ai pas dis ça ! Enfin, tu me donnes tes contacts ? Je te laisserais la vie sauve tu sais ?!
> Impossible ! Je vais te faire enfermer ! Tu croupiras dans la merde crois moi ! Je le jure !
> En espérant que tu mettes en exécution tes menaces, car moi je ne me ferais pas prié ! Kyahahahah !


Whiperia

L'assassin avance, discrètement tel une ombre. Nul ne l'a repéré pour l'instant et il s'approche dangereusement de la pièce d'interrogatoire. Armé de son fusil, il vise la première fenêtre qu'il voit mais nul visage n'apparaît dans son viseur. Obligé de se rapprocher c'est à pas de loup qu'il vient. Sûr de ses capacités de tireur, il sait que même en combat rapproché il sera efficace.
Surnommé "la mire" dans le milieu où il travaillait auparavant, il a une certaine réputation à tenir. Ses actions le précèdent et son expérience lui permet de passer inaperçu. Arrivé au niveau de l'enceinte où se trouvent ses deux cibles, l'assassin se colle sous la vitre, dos contre le mur. De l'autre coté, l'imitant sans pour autant le voir, Atoum adopte la même position.
Après quelques respirations chacun, ils se lèvent en même temps et hissent leur visage pour observer de l'autre coté de la vitre. Nez à nez, surpris ils ont un mouvement de recul mais le plus prompt à la réaction est l'assassin. Il envoi un coup d'estoc avec sa baïonnette que le chasseur de prime bloque avec son avant bras qui se fait entailler. Saignant légèrement, il s'agit d'une blessure bégnine ne l'handicapant pas le moins du monde.
La vitre se brisant à l'impact, le bris du verre alerte Wilfric qui tend d'un coup sec son fouet.

> J'le savais il essaie de s'échapper ! Vous deux, prenez vos fusils et aidez moi ! ordonne-t-il à deux surveillants.

L'assassin et Atoum entame un rapide combat à travers la fenêtre avant que le natif de Kage Berg rejoigne son adversaire. A base de coup de paume, de baïonnette et ponctué de quelques coups de pieds ils se rendent coup pour coup. Aucun ne parvient réellement à prendre l'avantage quand soudain, plus habile que son opposant, l'homme à l'armure sur les épaules parvient à saisir le canon du fusil. D'une torsion vers la gauche il déstabilise le cowboy puis il lui envoie un puissant coup de poing en pleine face. Le faisant reculer de plusieurs mètres, l'homme d'Ivan est légèrement sonné.
A cet instant précis, Wilfric arrive avec ses hommes et interrompt le combat de sa grosse voix. Profitant de cet instant de diversion offert sur un plateau, Span sort de la salle d'interrogatoire et usant de sa vitesse surhumaine s'échappe. Il esquive un coup de fouet réflexe de Wilfric maladroit et en moins de deux se retrouve au pied du grillage. Après un saut habile, il grimpe et se fraie un chemin entre les barbelés. Retombant de l'autre côté, couvert de balafres à cause des épines d'acier il adresse un majestueux doigt d'honneur aux spectateurs de la scène avant de déguerpir à toute vitesse, laissant ses menottes derrière lui. Les barbelés ont eu raison de la chaînes les liants et désormais libre de ses mouvements, Span ne rêve plus que de s'échapper de ce bagne.

Vociférant un flot d'insultes toutes plus grasses les unes que les autres, Wilfric est légèrement long à la détente ce qui permet à Atoum ainsi que l'assassin de prendre les devants. Sautant à leur tour sur le grillage, ils risquent leur peau qu'ils effiloches en bravant les barbelés comme l'ex-pirate avant eux. Se lançant à la poursuite de l'homme au nez pointu, ils s'élancent surtout dans une course l'un contre l'autre. Au premier qui attrapera l'évadé. Enfin, le tout est que ce ne soit pas l'oncle des Berry-Whip qui mette la main dessus avant. L'homme au fouet donne ses ordres et avec une dizaine d'homme prend par à la chasse à l'homme. Ces trois hommes, il le promet aucun d'eux ne verra plus jamais la liberté. Il désire les enfermés plus que tout et, son embonpoint faisant, il laisse ses subordonnés s'occuper de les rattraper. Armés et en surnombre, il arrivera avec un peu de retard mais il sera là à temps. Il tâtera du fouet et leur fera regretter jusqu'à leur existence pour s'être foutu de sa gueule. Lui, déjà humilié par les choix internes à sa famille, il ne va pas non plus se faire chier dessus par trois petits merdeux.


Dernière édition par Atoum Bahara le Mer 6 Fév 2019 - 11:37, édité 2 fois
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Lun 4 Fév 2019 - 22:12

Menant la cadence, Span est déjà bien loin usant de toutes ses forces pour s'échapper le plus loin possible de l'enceinte même du bagne de l'île au guano. Ce nom, plus jamais il ne souhaite l'entendre et se promet déjà de couper la langue au moindre profane qui osera mentionner cette abomination. Auparavant pirate sans grande histoire, fier de ses capacités et simplement bon vivant, sa rencontre avec Ivan l'a changé pour de bon. Motivé par une peur viscérale, il a idiotement pensé que dans sa prison il serait à l'abri des tentacules de cette abomination mais rien n'y fait, l'Abominable ne s'appelle pas ainsi pour rien. La peur dans les yeux, il ne voit plus qu'une seule option pour lui, la fuite et une vie d'ermite. Se dissimuler jusqu'à la fin de ses jours pour jamais n'être retrouvé. Derrière lui il entend les ses deux poursuivants qui tentent de le rattraper en vain. Jetant un rapide coup d'œil, il identifie tout de suite qu'Atoum devance l'assassin de son ex-capitaine. Un homme qu'il n'a jamais senti depuis qu'il est entré dans l'équipage et pour cause, ancien chasseur de prime il doit avoir un paquet de meurtre à son actif.
Accélérant d'un seul coup, Span disparaît de la vue de ses poursuivants en sautant en contrebas. Il se réceptionne 3 mètres plus bas, dans un paysage légèrement plus feuillu que jusqu'à lors. Des buissons à peine plus grand qu'un homme parsème cette petite vallée attenante aux carrières d'extraction de " l'or de Whiperia ".

> 'Tain l'con il a sauté !
> C'est le mien ! hurle l'assassin en redoublant d'effort pour se hisser au niveau d'Atoum.
> Même pas en rêve l'croquemort !

D'un simple coup de pied dans le mollet du cowboy, le chasseur de prime le fait s'étaler dans la poussière de manière totalement hilarante. Si bien qu'il ne peut s'empêcher de s'arrêter deux secondes, de lui faire un doigt d'honneur tout en baissant son pantalon et en lui montrant son arrière train. De quoi faire enragé l'envoyé d'Ivan. Avant qu'il n'ai le temps de dégainer son arme pour ajouter un deuxième trou de balle à cet emmerdeur de première, il voit le natif de Kage Berg disparaître en sautant à son tour à la poursuite de Span en contrebas.

Plusieurs mètres en arrière ce sont les hommes de Wilfric qui courent autant qu'ils le peuvent pour ne pas se faire trop distancer. Alors que leur chef meugle à tue tête ses ordres, eux, bien armés, finissent par rattraper l'assassin en question. Celui-ci d'un seul coup de crosse parvient à mettre à terre deux géôliers. Puis, faisant diversion en soulevant un épais nuage de poussière et en tirant entre deux hommes de la Berry-Whip l'homme au chapeau parvient à s'éclipser en suivant la route de ses deux prédécesseurs.

S'essoufflant, Wilfric sort un escargophone de sa poche, la fureur dans le regard.

> Renforcez la sécurité ! Nous sommes une dizaine ça va suffire ! Occupez-vous de boucler les différents points d'accès ! Pas une MOUCHE ne doit pouvoir sortir de ce bagne VOUS M'AVEZ COMPRIS ?!!!!! hurle-t-il.
> Oui boss ! lui répond l'un de ses sous-fifres.
> Transmet bien ce message à tout le monde sinon tu vas le regretter !

Cherchant Span du regard, Atoum ne voit rien d'autre que des buissons cramés par le soleil en une terre semi-aride. L'exploitation du sol devant affecter l'entiéreté de l'île, ce décor évoque peut-être une désolation future. Enfin bon, continuant à courir le chasseur de prime ne voit rien. La chasse à l'aveuglette n'est pas vraiment son fort et il commence à pester contre le pirate. Les minutes passent et sa patience diminue à vue d'oeil. Rien n'y fait, il ne le trouve pas. Une énorme frustration monte en lui, il l'avait, il n'avait plus qu'à lui poser les questions sur Ivan et le tour était joué. Ce foutu assassin..

> Merrde ! crie Span à plusieurs dizaines de mètres de là.
> Yep j'vais t'attraper tu vas voir !

Courant dans la direction de la voix de l'ex-pirate, Atoum se rend vite compte qu'il n'est pas seul.

> Me tue pas ! Je dirais rien c'est promis ! Je dirais rien ! supplie l'homme au long-nez pointu.

Sous son épais manteau de cuir, l'assassin ne tremble pas. Son arme est pointée vers le milieu du crâne du pirate tandis que la baïonette menace sa gorge. Sûr de lui, il sait que malgré toute la rapiditié dont peut faire preuve sa proie il ne loupera pas. C'est d'ores et déjà acté, l'un des hommes d'Ivan va mourir, ici et maintenant. Le doigt pressant lentement la détente, il laisse au captif le temps de dire ses quelques derniers mots.

> C'est bon j'vais crever ! J't'ai jamais senti toi ! Je savais que t'étais une enflure ! Putain merde... je vais crever comme ça... j'ai même pas eu le temps de t'en mettre une... Putain de meeeerde !

Ayant déjà bien trop attendu, il se décide à ôter la vie comme il l'a fait un paquet de fois. Soudain, une masse sombre intervient et s'interpose entre l'arme et le pirate. D'un simple coup de poing Atoum détourne le canon en le faisant tirer vers les cieux tandis que d'un coup de pied il repousse l'assassin.

> Infernal ! A cause de toi j'ai raté ! lance l'assassin.
> Quedal ! C'est l'mien tu l'bute pas d'accord ?!
> Parce que tu crois que chez les pirates le dialogue est possible ?! se moque l'homme au chapeau.

Ne souhaitant pas s'éterniser, Atoum fais un pas de côté puis fonce sur son adversaire. Il évite un coup d'estoc qui aurait pu lui être fatal et assène un coup de pied dans les côtes de son opposant. Celui-ci vacille peu et n'attend pas une seconde de plus pour lui renvoyer la pareille. Un coup de pied circulaire vient faucher Atoum qui parvient à sauter juste au dessus. L'esquive semble parfaite quand tout d'un coup, armant son fusil la balle sort du canon et fuse à une vitesse folle. Elle se fige directement dans l'épaule gauche du chasseur de prime dont le corps recule en l'air sous la force de l'impact. Les yeux écarquillés il ne s'attendait pas à un tel stratagème, peu habitué à affronter des hommes armés. Son corps retombe lourd sur le sol et il se tient le bras qui commence à pisser le sang. La douleur envahit tout son bras puis se diffuse petit à petit dans sa nuque.

> Enflure ! peste Atoum en grimaçant.

Span tente alors de s'échapper une nouvelle fois mais il est reprit par un tir qui le scotch lui aussi au sol. Sa tête raclant la poussière, il se roule, tordu par la douleur du projectile qui a filé droit dans la pliure de son genou. Hurlant de douleur, il est sûr que tous seront vite rattrapé par les hommes de Wilfric.

D'un habile coup de pied Atoum désarme l'assassin puis lui décoche une droite magistrale.

> Pauuuuume du SAKKE !

Les paumes en avant, Atoum inflige cinq violent coup dans l'abdomen de l'envoyé d'Ivan dont le souffle se coupe immédiatement. Il tombe à la renverse, le torse endoloris par les coups. Il peine d'ailleurs à retrouver son souffle et tente de ramper jusqu'à son arme. Ni une ni deux, le chasseur de prime lui écrase la main et lui lance un regard noir.

> Tu vas m'écouter maintenant !
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Mar 5 Fév 2019 - 2:30

> Casse toi de là !
> Pas moyen ! Dis moi c'est Ivan qui t'envoie ? questionne Atoum.
> Perspicace !
> T'fous pas d'ma gueule !
> Ils vont arriver et on finira tous à piocher des cailloux comme des cons ! le préviens l'assassin.
> Bon merde alors ! Aller viens avec moi ! J'm'occupe de Span.

Prenant le fusil d'une main, soulevant l'ex-pirate de l'autre en le calant sur son épaule valide, Atoum indique à son adversaire qu'ils dégagent. Ne souhaitant pas finir leur vie derrière les grilles du ban, il est primordial qu'ils trouvent une cachette pour finir cet interrogatoire ce après quoi, tout le monde pourra repartir de son côté. Le petit groupe marche tout en entendant au loin les hommes de Wilfric qui gagnent du terrain. Le chasseur de prime grimace de temps à autre, la faute à sa blessure à l'épaule qui suinte encore de liquide rouge. La balle est restée coincée et elle le fait souffrir. Cependant il ne peut pas s'arrêter, c'est impossible.

> Bon, Span tu vas m'le dire ?! Il est où ton boss ?!
> Crève, l'autre il va m'buter !
> Ta gueule Span ! Dis lui merde ! Il t'a vaincu toi, il m'a battu moi ! Il veut défoncer le boss alors dit lui ! s'énerve l'assassin.
> Tu veux crever Pierrick ?!
> Pierrick ? s'étonne Atoum.
> Oui c'est mon nom !
> 'Tain t'as un nom d'merde ahah !
> Il va t'envoyer Ordryx ou Edmond et tu vas crever ! Tu le sais ça ?!
> Mon petit frère ! Voilà pourquoi je vous suis Ivan et sa bande ! Alors personne n'en saura rien ! Je te tue à la fin et ce secret est enterré.
> Bon il nous rattrape là les gars ! coupe-court Atoum pour faire revenir tout le monde à la réalité.

Les hommes de Wilfric gagnent du terrain et inévitablement ils vont les rattraper. L'épaule d'Atoum le fait souffrir et il peine de plus en plus à porter Span. Leurs minutes sont comptées et la situation presse. Il ne peut en terminer là, il doit récupérer les informations pour aller chercher Ivan.

> Pierrick, vu qu'tu lui as dis de tout m'raconter c'est qu't'es d'mon côté ?!
> Je veux juste voir cette Ivan crever la boucher ouverte !
> Il va te faire tuer, annonce Span cinglant.
> Bon on devrait se dépêcher ducon et ducon !
> Tu les as vu ?
> Non et toi ?
> Putain mais ils sont que trois !


N'ayant aucune envie de finir sa vie comme travailleur forcé à piocher à longueur de journées, Pierrick se met en action. D'une rapide balayette il parvient à déstabiliser Atoum qui bascule en arrière, entraîné par le poids de Span puis le pousse en lui sauter dessus. Tous trois disparaissent dans un épais buisson opaque, la meilleure cachette à plusieurs kilomètres à la ronde. En retombant le chasseur de prime voit sa blessure s'intensifier. Il grimace, frappe du poing par terre et serre les dents assez fort pour ne pas émettre le moindre bruit à cause de la douleur. Ayant envie d'arracher la tête du cowboy pour ça, il s'apprête à lui mettre une gauche avant que Span lui tienne le bras.

> Chuuuut… si on est discret ils vont aller une peu plus loin et on sera tranquille alors du calme ! 
> C'est vrai, il faut qu'on soit fin ! T'es un peu un bourrin toi Atoum nan ?! 

Pestant, le chasseur de prime ne répond pas, préférant garder le silence plutôt que de s'énerver.

> Le prochain qui fait du bruit nous fait plonger tous les trois ! intime le pirate au long nez.

A plat ventre, malgré le tiraillement de son épaule Atoum attend patiemment que les hommes de Wilfric passent. Ceux-ci cherchent du mieux qu'ils le peuvent mais l'immensité de cette zone les empêches d'être minutieux. Ils poussent de temps à autre quelques branches de buissons mais pour l'heure ne découvrent pas les trois fuyards. Soudain il voit un pied se poser à quelques centimètres de son visage. Retenant son souffle il se concentre pour ne laisser échapper aucun son. Son cœur bat à vive allure, il sent son pouls résonner dans tout son corps. Sa blessure pulse, il est au bord de craquer. Ses lèvres se déforment sous le dilemme. Son être entier veut bouger mais il se retient comme il le peut. Une goutte du sueur dégouline le long de sa tempe, son nez frétille, il déglutit discrètement. Soudain alors qu'il s'apprête à commettre l'irréparable il se mord de toutes ses forces la langue, lui laissant un mauvais goût de sang diffus dans la bouche. Dans cette tentative désespérée il parvient à se taire et les géôliers s'éloignent. Sauvé, il se félicite intérieurement tandis qu'il attend d'être sûr que plus personne ne soit là avant de se relever. Span et Pierrick regardent autour d'eux, vérifient que Wilfric n'est pas là et décident alors de sortir de leur cachette.

> C'est le bordel… bon écoutez j'ai un plan ! 
> Mais d'quoi tu parles ?! s'étonne Atoum, t'as pas ton mot à dire toi ! 
> Si écoutez ! Vous me laissez m'en aller, je disparais dans la nature et tout le monde est content ! On entend plus jamais parler de moi, vous faites vos vies ! Moi je passe le restant de mes jours à me taper des gonzesse et à jouer au black jack et…
> Tu me fatigues, s'agace Pierrick en frappant le pirate avec la crosse de son fusil en plein visage. Ivan veut ta mort ! Toi tu veux parler... moi je vous propose quelque chose.
> J't'écoute ! fais Atoum en hochant la tête.
> Tu sais te battre, tu sens que tu vas avoir les épaules, lance le cowboy au chasseur de prime.
> Evidemment, j'vais l'défoncer c'type !
> Bon sache que de base je suis un chasseur de prime moi aussi ! J'ai toujours pas de prime donc je peux reprendre les affaires incognito. Mon petit frère s'est fait capturé par Ivan dans son plan d'esclavagisme. Un truc infecte, il vend des gosses aux plus offrants et le pire c'est que ça marche ! Alors si tu te sens Atoum tu vas m'aider à descendre cette ordure ! Tu m'aides à le tuer et je t'en devrais une !
> Alors tu laisses la vie sauve à Span si j'accepte ?
> Hum... bon d'accord ça marche, répond Pierrick en serrant la main d'Atoum.
> Puis tu m'offres quoi d'autre ?!
> De l'argent ? Mon bateau ? Tu veux quoi ? Je connais des femmes !

Ne réfléchissant pas deux secondes de plus, Atoum s'approche du visage de l'assassin avec un immense sourire.

> Tu as de l'alcool ?! Le meilleur que tu connaisses !
> Hein...
> Ouais f'es un alcoolo fe type, dit Span avec une ou deux dents en moins.
> L'alcool le plus réputé de tout West Blue, celui qui ne quittait jamais le légendaire Shanks le Roux ça te dis quelque chose ?!
> Oh p'tain t'es sérieux ?! Aller on y va !
> Alors on fait affaire ! 
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Mar 5 Fév 2019 - 18:57

Atoum initie une accolade avec l'assassin que ce dernier ne refuse pas même s'il n'est pas ravit. Leur accord fait, l'avenir se dessine enfin pour les deux hommes. Le chasseur de prime continue à traquer le célèbre pirate tandis que le tireur d'élite voit une chance de sauver son petit frère à sa portée.

> Alors toi maintenant tu me suis, lâche Pierrick, moi je te raconterais tout !
> Ivan il va pas t'tuer parce que tu n'as pas liquidé l'aut'e guss ? questionne Atoum.
> C'est mon affaire t'inquiète !

Le chasseur de prime sourit et se décide à libérer Span. Il ne le tient plus, la situation se dénoue enfin.
Soudain, le pas lourd de Wilfric retentit. Le fouet claque à de nombreuses reprises et la voix grasse de l'oncle de la famille se fait entendre.

> Alors, alors vous pensez qu'vous allez me casser les couilles longtemps ?!
> On fait comment là ? J'ai pas de plan pour ce type !
> T'inquiète c'est mon affaire, assure Atoum très confiant. Wilfric, j'ai récupérer Span et ce type là ! Comme prévu, j'l'ai interrogé et j'ai tout c'qu'il me fallait merci beaucoup !
> Attend, tu crois qu'tu vas t'en sortir comme ça ?! Vous avez foutu l'bordel et lui là, le mec au chapeau j'le veux ! dit Wilfric en pointant Pierrick du doigt.
> Impossible, lui il vient avec moi j'dois l'ramener à la Marine !
> Il va piocher je te dis !
> J'dois l'ramener !
> J'ai dit PIOCHER !

D'un rapide geste le chasseur de prime sort une appétissante liasse de billets qu'il dépose dans la main de Wilfric. Etant la seule distance entre le bagne et la liberté pour Pierrick, Atoum ne peut pas risquer de voir son informateur écroué.

> Hum...
> Il vous faut l'reste j'suppose ?!
> Ce ne serait pas de refus !
> Vous nous laissez partir tous les deux et vous avez Span et 2 millions dans la poche !
> J'ai une réputation !
> J'l'a remet pas en cause ! indique Atoum tout en donnant le reste de la somme à Wilfric qui la lui arrache des mains.
> Bon, disons que je vous laisse 1 heure d'avance ! Si d'ici la vous n'êtes pas partie alors c'est la pioche pour vous deux aussi !
> Tu vas lui dire quoi à Ivan ?
> Je sais pas encore mais t'inquiète !
> Toute façon je suis plus en sécurité ici, je l'ai toujours dit !
> Soit prudent et évite de te rapprocher de trop des grillages reste bien au milieu de la carrière, conseil Pierrick a Span.
> Merci !
> Bon les aurevoirs sont terminés ?! On s'tire Pierrick !
> Allez Span, tu vas récupérer ta meilleure amie ! Une vraie pioche comme tu les aimes ahaha !
> Ciao long-pif !
> Va te faire !

Soudain, les hommes de Wilfric arrivent tous en ligne, fusils chargées et Atoum en joue.

> Si tu bouges on te tue !
> C'est bon les gars ! Laissez le, retournez à vos postes !
> Hein, mais m'sieur..
> J'ai dis RETOURNEZ A VOS POSTES, gronde Wilfric en faisant claquer son fouet. Rangeant sa liasse dans l'une de ses poches, il s'imagine déjà profiter de ces berrys. Femmes, alcools et autres plaisirs qu'il ne s'accorde que trop peu depuis qu'il est à ce poste.

Sans demander leur reste, Atoum et Pierrick s'en vont au pas de course, laissant Span en proie à un destin déjà tout tracé. Extraire le fameux Guano jusqu'à ce que son corps le lâche. Une sentence qui ferait bondir n'importe qui mais pas le pirate. Il s'agit d'un moindre mal selon lui comparé à la fureur d'Ivan Zagrob. Préférant la vie, il se résigne à travailler jusqu'à la fin de ses jours. Regarde les deux hommes s'en aller, disparaissant rapidement de son champ de vision. 

> J'ai un bateau à 1 heure et demi d'ici suis moi ! indique Pierrick à son compère.
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