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CP4 contre CP5

Caramélie
Caramélie
••• Agent de catégorie III •••

♦ Localisation : Shell Town, sur un fauteuil, en train de boire un thé glacé

Feuille de personnage
Dorikis: 800
Popularité: 0
Intégrité: 0

Dim 10 Fév 2019 - 8:42

Cher journal,

Shell Town est une chouette petite ville-île comme il en existe des tas sur East Blue. C'est un peu un trou perdu il faut bien l'avouer, mais un trou perdu très attractif si l'on en croit les nouvelles qui défraient régulièrement la chronique depuis quelques années ! J'aurais aimé passer plus de temps à flâner dans les rues avant de me mettre au travail: j'aurais discuté avec quelques passants, fais le tour de quelques boutiques, découvert la cuisine locale et visité le zoo... Tu te rends compte journal, il y a un zoo sur cette île !! Tu crois qu'ils ont des éléphants ?!! Je sais, je sais: les éléphants seront pour plus tard, j'ai un rendez-vous professionnel aujourd'hui et je me dois d'être ponctuelle.
Je t'arrête tout de suite journal: je suis une personne ponctuelle ! Cesse de te moquer, bien sur que si c'est vrai ! Si je suis souvent en retard c'est parce que j'en fais exprès. Tu vois, plus une personne se permet de faire attendre les autres plus ça veut dire qu'elle est importante. C'est une manière de montrer aux gens que mon temps est plus précieux que le leur, et que contrairement à moi ils peuvent se permettre de le perdre. Et puis parfois ça me laisse le temps de trainer un peu, faire quelques achats, ou de savourer un thé avec des glaçons...

Je vais t'épargner ma montée jusqu'au sommet de la ville, ainsi que mon arrivée dans la base de la marine qui domine l'île tel un gros volcan -ou comme une grosse cheminée industrielle peinte façon tigre bleu-. Franchement, quitte à avoir un monstre comme ça qui domine leur foyer ils auraient pu en faire quelque chose d'artistique. Et d'élégant ! Je ne leur demande pas d'aller jusqu'à en faire une oeuvre d'art, mais... Oh mais c'est une idée ça ! Je devrais en parler au maître des lieux tiens !
Il faudra que tu m'y fasses penser journal quand on aura le temps.

Le bruit de mes talons résonne avec assurance et agressivité dans les couloirs de la fameuse base moche, faisant se retourner les gens sur mon passage comme des écoliers pris en faute qui s'efforceront d'avoir l'air sage à l'approche de leur institutrice (puis ils me voient, comprennent qu'ils ont affaire à une "gamine" de dix-huit ans en talons, et se détendent voir sourient... Non, oublie ça journal, ça casse tout l'effet de ma description. Retiens juste la partie ou ils ont l'air très impressionnés !). Je suis accompagnée par un soldat anonyme en uniforme blanc qui me sert de guide à travers ce labyrinthe de couloirs et de bureaux, et par Sbire qui garde un air stoïque en toutes circonstances (Sbire, ce n'est pas son vrai nom. Simplement je ne lui ai pas demandé comment il s'appelait vraiment pour ne pas risquer de l'oublier).

Comme dans toutes les missions que j'aime, je porte un déguisement élégant et une fausse identité. Je suis vêtue d'un tailleur strict gris et d'une jupe stricte assortie, ainsi que d'un chemisier blanc strict au col sans artifices, d'épaisses lunettes noires strictes (tu vois, celles qui ont une forme pointue sur les côtés et qui donnent l'impression que celle qui les porte est tout le temps fâchée), et je porte bien sur d'élégantes chaussures à talons noir qui font "PAC !" à chaque fois que je pose le pied par terre ! Je tiens sous le bras une pochette (stricte elle aussi) qui déborde de papiers à l'allure indigeste, et à ma boutonnière scintille un rutilant (mais strict) pin's doré indiquant mon appartenance à la marine. Et bien sûr mes cheveux sont coiffés en un chignon strict.
Si je suis aussi stricte, c'est parce que je suis déguisée en inspectrice de la comptabilité (oui je sais c'est précis. Et non je n'ai pas un déguisement pour chaque branche de l'inspection que je m'amuse à incarner ! Quoique... merci de l'idée journal !). Évidemment que toutes les inspectrices ne sont pas comme ça, la plupart sont même des personnes normales à ce qu'il paraît ! Mais les gens aiment les clichés. Ils aiment se dire "on dirait vraiment une inspectrice pas commode cette bonne femme" et avoir raison. Sbire, lui, est déguisé en cliché de comptable qui est nettement moins flatteur: chemise à manches courtes démodée, cravate, et coiffure un peu ringarde.
A la réflexion j’aurais quand même pu avoir droit un acolyte plus discret pour cette mission. Quelqu’un qui fasse un peu plus “comptable inoffensif”, et pas une armoire à glace deux fois plus épaisse que moi qui s’efforce d’avoir l’aire crédible dans sa chemisette jaune pâle !

♦️♦️♦️♦️

Je remue avec application mes glaçons dans la tasse de thé chaud qui m'a été servie tandis que le maître des lieux me dévisage, partagé entre l'étonnement devant mes goûts en boisson qu'il ne partage visiblement pas, l'amabilité forcée de circonstance à laquelle il est tenu pour accueillir une nouvelle venue haut placée de la branche judiciaire du GM, et aussi une certaine gêne.
Le colonel Pal Vélachez, chef de la base de Shell Town, est un homme au visage plutôt oubliable ou pointe une certaine dose d'indolence. Il n'y a pas que son visage qui est oubliable d'ailleurs ! Avant la mission j'ai demandé à Sbire de me préparer et de me fournir un certain nombre de rapports, dont le dossier complet du bonhomme. Et j'ai beau l'avoir lu et mémorisé par cœur, la seule chose qui me vienne à l'esprit en y repensant est "sans intérêt" ! Velasquez Pal est un peu lui aussi, à la manière de mon déguisement de comptable, un cliché. L'illustration parfaite de l'idée reçue selon laquelle on mute à east blue les officiers les moins compétents, les planqués, les tire au flanc, et les gradés en fin de carrière. Hé ho, ce n'est pas moi qui l'ai inventé journal, tout le monde dit ça ! Et peut-être que je ne me gêne pas pour colporter ce cliché, mais...
Mais... non, rien. Je n'ai pas d'excuse, c'est la vérité. D'accord, c'est vilain de ma part !
Mais regarde-le, avec sa barbe négligée et son oeil endormi !!!

"- Colonel Vélachez, enchantée. Je suis Dragémilie Smith-Martin-Lepetit-Kalinsky" ... que veux-tu journal, accoler les noms de famille plutôt que d'en choisir un seul ça ne fait que décaler le problème d'une génération... "inspectrice en chef chargée de la surveillance des finances et des comptes au sein de la marine, rattachée au QG d'east Blue."

Ça existe vraiment journal, je t'assure ! Simplement en général on appelle ça "la compta' ".

Je sais qu'une visite surprise de l'inspection des finances n'est jamais une bonne nouvelle et je ne m'attendais pas à ce que le colonel m'accueille avec joie, mais on peut dire que sa réaction est plutôt éloquente ! Je le vois blêmir un court instant, écarquiller les yeux, et se ressaisir finalement de justesse en affichant un sourire aimable tout en jetant des regards appuyés en direction de son aide de camp. Roooh, tout de même, colonel ! Je sais bien que les gens de la compta sont de vrais pénibles -et je ne dis pas ça parce qu'ils rechignent à chaque fois que je leur présente mes notes de frais de missions ! Enfin pas que-, mais ce n'est pas une raison pour prendre un air aussi contrarié ! Vélachez a un sourire pas très franc et s'efforce de prendre un air détaché pour me répondre : quelque chose dans son attitude me fait sentir que lui aussi est enchanté de me voir mais qu'il le serait encore plus si je n'étais pas là !

"- Eh bien madame... mademoiselle Smith, vous êtes la bienvenue à Shell Town." Il se masse la gorge et fait crisser sa barbe. "Cependant, je m'étonne de cette visite plutôt inhabituelle... et imprévue."

Je lui réponds par un petit sourire mesquin:

"- Aussi inhabituelle que vos derniers rapports de comptabilité, à vrai dire." Je reprends mon air strict: "Nous avons noté plusieurs irrégularités de type 3 et C dans les rapports du zéro-un zéro-neuf soixante sept, zéro-un dix soixante sept, et zéro-un douze soixante sept, ce qui correspond à une situation nécessitant le contrôle d'un agent de catégorie un. Nous allons donc devoir effectuer un contrôle scrupuleux de vos archives ainsi que de vos inventaires et de votre matériel afin de vérifier si faute il y a bien eu."

La qualité numéro un d'un agent, c'est l'aplomb avec lequel il peut déblatérer des mensonges pour s'ouvrir des portes. Avec un peu d'aide, comme quelques phrases de charabia technique et de véritables papiers d'identification pour appuyer de fausses identités que me fournit le CP5, je suis sûre que j'arriverais même à me faire conduire dans le bureau de l'amiral en chef si j'en avais besoin ! Et comme toujours, quelques semaines après la fin de ma mission, ma fausse identité disparaîtra des listes du personnel pour ne plus faire parler d'elle.

Soyons honnêtes tout de suite journal: je n'en ai rien à faire de ces histoires de finances ! Quoi que je prétende et malgré ce que montre mon déguisement, je ne suis pas comptable ni intéressée par les dépenses du gouvernement tant que cela ne me touche pas directement ! C'est grâce au rapport de Sbire, que j'ai chargé de faire le tri dans les archives lors de ma phase de préparation avant la mission, que j'ai découvert cette petite faiblesse qui m'a permis d'imaginer cette couverture et ce prétexte à ma présence ici (mais les sbires ça ne compte pas alors on va dire que l'idée vient de moi). Imaginez un colonel de la marine, très sérieux sans doute -j'en suis persuadée- mais avouons-le pas très doué pour gérer ses comptes. De maladresses vraiment pas méchantes, à peine de quoi faire lever les sourcils quand on compare ses comptes mois après mois, mais qui pourrait faire tâche sur un dossier si l'on venait à regarder ça de trop près. Ledit colonel, évidemment, ferait alors tout pour dissiper ce malentendu en se montrant prévenant de toutes les manières possibles auprès de la personne venue tirer les choses au clair !


Dernière édition par Caramélie le Mer 13 Fév 2019 - 1:58, édité 1 fois
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Jaros Hekomeny
Jaros Hekomeny
••• Agent de catégorie III •••

♦ Localisation : East Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 2821
Popularité: 50
Intégrité: 40

Dim 10 Fév 2019 - 21:35

- 'Vous fallait aut' chose, mon gars ?
- Hmm ? Non ça ira, merci bien.

Bref échange de regard, petites prunelles noires fuyant rapidement les grands iris de glace de Jaros. Posant la chope devant son client avec un entrain quelque peu douché par la froideur du jeune homme, le serveur s'éloigna sur ses petites jambes. Tout gros et rosé qu'il fut, le bougre savait se faire preste pour mener à bien son travail, visiblement. Levant un instant les yeux de la liasse de papier qu'il tenait en main, l'agent regarda distraitement la buée se former sur sa bière fraiche, rassemblant ses pensées. Un léger soupir siffla entre ses dents. *Hector me l'a bien fait à l'envers, à me foutre un zigoto pareil comme supérieur...* Enfin arrivé, le souvenir de ce qui, et de qui l'avait fait venir jusque ce coin perdu d'East Blue remontaient.


Quelques semaines plus tôt, sur un îlot entre des récifs à North Blue...

- Pour un jeune homme qui n'a pas du tout le pied marin, vous vous débrouillez bien avec les amarres !
- Je suis pas sûr que me passer de la pommade soit encore nécessaire, Hector...

Jaros finit de nouer le gros nœud retenant leur petite barque au pieu d'amarrage métallique complètement rouillé, les galets le dissimulant encore récemment éparpillés tout autour. Frottant ses mains avec prestesse pour les débarrasser du moindre résidu, le jeune homme épousseta ensuite sa veste, emboîtant dans le même temps le pas à Hohenstein. Le recruteur s'engageait déjà vers les broussailles faméliques vers l'intérieur de l'île.

Cela faisait un peu plus de deux semaines qu'ils avaient quitté Manshon, à présent. Jaros en avait enfin terminé avec sa vie de vagabond à la rue... Et uniquement grâce au bon vouloir de ce recruteur du Cipher Pol, il fallait l'admettre. Mais bien du mal il aurait eu à exprimer une quelconque gratitude, tant tout son corps se récriait du traitement qu'on lui faisait subir depuis. Son supérieur avait estimé pertinent de l'entraîner aux techniques du Rokushiki au plus vite, considérant Jaros à même d'encaisser une remise à niveau express. Après quelques délibérations, ils s'étaient accordé pour se concentrer sur les aspects défensifs et évasifs de cet art martial, à la demande du jeune homme. Le tout nouvel agent ne pouvait s'empêcher de quelque peu regretter son choix, à présent.

Chacune de ses fibres musculaires l'élançaient, hurlant encore du souvenir douloureux de la pluie de coups quotidienne. L'allusion à la pommade n'avait pas été fortuite, on l'avait bel et bien gratifié de l'humiliation de lui donner un petit pot de crème apaisante... Il fallait dire que, quelques jours à peine dans la formation qu'on lui servait, il n'arrivait même plus à dormir, le simple contact du lit devenu insupportable à ses chairs contusionnées. Ses jambes, particulièrement, n'étaient plus qu'un amas de souffrance pure. Quant à ses pieds, ils ne les sentaient même plus. Ses orteils bleuis et raidis et ses talons gonflés rendaient sa démarche un brin étrange, comme s'il portait des sabots plutôt que les souples souliers qu'on lui avait fourni.

Jaros devait cependant admettre que tout ça donnait des résultats, et pas seulement sur le plan de la douleur. Mais mettant ses sensations de coté comme il pouvait, le jeune homme se tira de ce qui se transformait doucement mais sûrement en apitoiement, et se rappela à ce qui les amenait ici. Pressant le pas, il se mit à la hauteur d'Hohenstein, qui le regarda posément.

- Cet agent est bien énigmatique, tout de même...
- Il est préférable que je ne vous en dise pas trop, vous connaissant.
- Mouais. C'est à croire que vous cherchez à préparer le terrain pour une réaction particulière.
- Gardez bien à l'esprit qu'il est votre supérieur, Jaros, c'est le plus important. Je ne voudrais pas que nous ayons la Coordinatrice sur le dos outre mesure.
- Vous la craignez donc tant ?
- Oh non, simplement... Moins on a à faire avec la bureaucratie, mieux on se porte ! Vous l'apprendrez rapidement.

Pas particulièrement convaincu que ce soit l'unique raison, Jaros n'insista pas. Le peu de contact qu'il avait pu avoir avec l'organe administratif du pôle le poussait néanmoins à croire qu'Hohenstein, comme à son habitude, lui servait au moins une demi-vérité. Mais le jeune homme n'avait pas vraiment l'envie de gaspiller son énergie à chercher à tirer les vers du nez du recruteur, oh non. L'estomac encore un peu secoué par la houle, le teint plus pâle encore que d'ordinaire et les yeux cernés, il ne voulait qu'en finir le plus vite possible.

Le paysage de l'îlot n'était qui plus est guère joyeux. Quelques arbustes décharnés se disputaient la maigre couche de terre parsemant la rocaille sombre et irrégulière, qui déployait toute sa splendeur d'écorchure grise dans les flots mousseux de la mer, sous un ciel pour le moins agité. Les navigateurs du deux-mâts qui les avaient amené jusqu'à proximité des récifs qui hérissaient les abords de l'endroit affirmaient pourtant qu'ils ne risquaient pas d'essuyer une tempête. Jaros ne connaissait rien à la météorologie et ses subtilités, mais il était bien forcé de faire confiance à ces inconnus dont il dépendait.

*Un truc qui cloche...* Il mit brutalement ces pensées de coté alors qu'une désagréable sensation s'éveillait en lui. Un bref coup d’œil lui confirma que, à sa droite, Hector était toujours là, le guidant sur la pente irrégulière qui les menait à la seule trace humaine sur l'île.

- Nous sommes observé, jeune homme.
- J'ai remarqué, oui. Cet agent, il a bien été prévenu de notre venue, n'est-ce pas ?
- Oh oui, évidemment. Beladon sait pourquoi il est ici.
- Pourquoi diable nous faire venir sur un caillou perdu dans des récifs, d'ailleurs ?
- Que voulez-vous, ce sont les instructions... Je gage que lui non plus n'est pas ici de gaieté de cœur.

Et de gaieté de cœur il n'avait pas été, en effet.

La chaise grinça pour la énième fois, récoltant un petit soupir vaguement plaintif de son occupant. Ce petit échange stérile durait depuis de longues minutes, lorsque Beladon s'était réveillé de sa sieste; sa troisième sieste, plus précisément. Quelques instants plus tard, on toqua à la porte. L'agent soupira, puis répondit d'une voix un peu empâtée.

- Eeentrez, c'est ouvert...

Nul doute qu'il fut d'attaque pour une quatrième, mais la montre dans sa poche était formelle, c'était presque l'heure convenue. Cette simple pensée le fit lâcher un autre soupir. Il aurait pu se réconforter en se remémorant que ce bureau qui n'était en rien le sien, et qu'on lui avait bien gentiment laissé l'occasion de s'adonner à son activité favorite - à savoir ne rien faire - dans un lieu sec, chauffé et calme. Mieux encore, qu'il n'était finalement là que pour de simples formalités. Mais la dureté du siège sous son séant surpassait de loin tout le reste.

Il se trouvait au seul étage d'un bâtiment poussiéreux, misérable bicoque sur une minuscule île perdue qui n'avait même pas de nom. Le genre de contexte qui avait le don de le mettre d'humeur plaintive. D'un œil paresseux, Beladon jeta un regard au feu qui végétait en silence dans le poêle au coin de la pièce; il semblait prêt de s'éteindre. Qu'il ne fasse pas froid ne rentra pas vraiment en compte dans sa vision de la chose, et il soupira à nouveau, de manière plus prononcée, alors que Jaros et Hohenstein entraient.

Les toisant vaguement, Belaon garda le silence, puis bailla. Pas plus formalisé que cela par cet accueil taciturne et à la limite de la grossièreté, Hector s'avança de quelques pas, jetant un bref regard au feu mourant, puis tenta de capter l'attention visuelle de l'agent assis. Sans succès, ce dernier observait mollement le jeune homme élancé et pâle qui se tenait un peu en retrait, le visage de marbre. Pas pressé de briser la glace, Beladon attendit que quelqu'un d'autre que lui prenne la parole.

- Nous sommes un tout petit peu en avance je crois, mon cher Beladon.
- Mmmh, oui, à croire que vous prenez un malin plaisir à jouer les ponctuels avec moi, Hector... Bon, on va faire ça vite hein. Hekomachin, à partir de maintenant c'est moi ton supérieur direct, tu connais le topo je suppose...

Un peu irrité par le ton traînant et désinvolte de l'homme, Jaros n'en montra rien, mais resta distant et froid.

- Hekomeny, Jaros Hekomeny. Je... Oui, on va dire que je "connais le topo". J'espère que notre collaboration se passera aussi bien que possible.
- Oui oui, blabla la bonne entente, oublie surtout pas qu'on est là pour obéir hein...

La température baissa de quelques degrés entre eux, au sens figuré plus qu'au propre. Le recruteur, semble-t-il pas plus intéressé par l'échange que cela, était aller pêcher une grosse liasse de papier sur le bureau, et se mit à les feuilleter, récoltant un bref soupir de Beladon, qui réajusta le col de sa chemise, faisant grincer sa chaise.

- Une sacrée merde si tu veux mon avis... De la paperasse, encore et toujours, des simagrées pas possible pour la "discrétion", des missions à en crever d'ennui... J'espère que t'es content d'être dans notre petite galère Jaro, parce que je vais pas me gêner pour me décharger de mes corvées sur toi. Tu pars pour oaaaahhh... pour East Blue. Paraît qu'ils ont du mal à compter, à je sais plus quelle garnison.
- Jaros.
- Oh... Tu me fatigues déjà. Allez, t'as toutes les infos dans les papiers. Hector, donnez-lui, c'est plus votre poussin maintenant... Vous pouvez partir, d'ailleurs.

Les renvoyant d'un geste, Beladon se gratta le crâne, avant de se frotter les yeux d'une main et de regarder sa montre, ne leur prêtant plus aucune attention. Le jeune homme s'exécuta sans un mot pour éviter d'avoir à masquer sa colère plus longtemps, et sortit prestement, Hohenstein sur les talons arborant un fin sourire.



*Se décharger des corvées, hein...* Prenant une longue gorgée de bière, Jaros laissa retomber l'irritation que ravivait cette plongée dans sa mémoire. Lui qui hésitait à enlever son ascot, dont la soie d'un vert profond réchauffait un peu trop sa gorge, le liquide bien froid lui en ôtât l'envie, en plus de lui éclaircir un peu les idées. Il avait une mission, il allait la mener à bien. Son indic' ne devrait plus tarder, normalement...

Sentant une malvenue bouffée de stress monter en lui - c'était sa toute première mission après tout -, il observa à nouveau l'intérieur de la brasserie. Plutôt vide bien que cela se comprenne au vu de l'heure matinale, l'intérieur était petit et propret, les tables de bois sombre luisaient doucement dans la lumière oblique des fenêtres à croisillons. Sur l'une d'elle, ce qui semblait être deux marchands itinérants, et le bar se voyait solidement gardé par trois piliers de comptoir, au degré d'avachissement divers. Lieu de rendez-vous assez peu discret s'il en était, selon le jeune agent, mais il semblait que l'adage "on n'est jamais mieux caché qu'en pleine lumière" avait beaucoup de sens pour celui ou celle qui en avait convenu pour eux.

Remarquant que le mur s'ornait, outre des cadres renfermant des croquis et quelques croûtes de peinture, d'un mousquet tout ce qui semblait de plus militaire, Jaros jeta un second regard au patron de l'établissement, un vieil homme sec à la moustache grise touffue. *Un ancien Marine, peut-être ? Ce serait cocasse...*

- Monsieur Koeda ?

Une femme, entre trente et quarante ans, l'oeil terne et la silhouette lourde, venait d'interpeller le jeune homme d'une voix un peu forte, serrant entre ses mains une sacoche de cuir élimée. Au vu de ce qu'elle venait de dire, pas de doute, c'était bien le sbire du CP4 qu'il attendait. Se levant en affichant un fin sourire qui jura affreusement avec l'air presque contrit de la bougresse, il lui tendit la main avec affabilité.

- Ah, vous devez être madame Ranovol ! Enchanté, installez vous, installez vous... Hé, patron ! Un... Vous prendrez bien quelque chose ?
- Oh... Un verre d'eau s'ra très bien, vraiment...
- Bon. Un verre d'eau fraiche pour madame, d'accord ?

On lui répondit au bar par un geste affirmatif. Continuant dans sa lancée, Jaros se rassit, joignant les mains devant lui. On vint poser le gros verre d'eau sur leur table, tandis que la femme s'installait gauchement, visiblement mal à l'aise.

- Eh bien, expliquez moi votre problème. Une partie de la cargaison a subi une avarie, de ce que j'ai compris à l'escargophone ?
Ou... Oui, c'est bien ça monsieur... Juste une partie, au début on pensait qu'ça resterait dans la marge normale, mais plus c'est allé, plus ça empirait... Pas juste la laine d'ailleurs, y nous manque des bobines. On a tenté de commander un nouveau stock plusieurs fois, mais...
- Je vois. Et vous êtes déjà allé voir un charpentier ?
- C'est à dire qu'ils n'ont pas vraiment cherché à bien faire leur travail. Vous savez ce que c'est...

Le jeune agent opina, prenant un air de contrite diplomatie. Au bar, l'un des soiffards se retourna complètement, écoutant avec intérêt leur discussion. Puis il se leva et s'approcha de leur table, une lueur particulière dans ses yeux fatigués et injectés de sang.

- Z'êtes allé voir où, ma p'tite dame ?
- Oh je...
- Y a pas mieux qu'ceux d'Shell Town dans tout East Blue, on a l'meilleur chantier naval !! 'Savez qu'on a construit l'Léviathan ? LE Léviathan, ooouuui !

Récoltant les approbations bourrues de ses comparses, il allait enchaîner mais Jaros le prit de court, d'un ton enjoué. Mieux valait participer la mascarade pour qu'elle tourne au plus court.

- Je parie que vous y étiez sur ce chantier, pas vrai ?
- Un peu qu'j'y étais !! L'meilleur pour dégauchir une planche, j'connais ça depuis que chui tout gosse. Z'auriez vu c'te chantier...
- J'imagine, oui ! Vous avez une adresse pour ma cliente ? Je suis son intermédiaire commercial, vous voyez, alors si elle a le meilleur prix pour bien réparer son trois-mâts, c'est gagnant-gagnant.
- Pour sûr, ouais !!

Quelques échanges de haut vol et un griffonnage sur un papier plus tard, l'alcoolique revint à sa boisson, laissant l'agent et la sous-fifre sous couvertures continuer leur petit échange.

- Donc... Ils étaient de métier au moins ? Vous avez fait réviser votre coque régulièrement ?
- Ben oui, tout comme il faut, mais ça a rien arrangé. Puis là on en a même un qui s'est pointé d'on sait pas où. On l'attendait même pas, on a déjà fait réviser y a peu.
- Tiens tiens... Bon ! Vous avez toutes les factures et le reste ? On va aller jeter un coup d’œil ensemble alors.

Opinant du chef, "Ravonol" se leva et but son verre d'une traite, tandis que Jaros prenait la dernière gorgée de sa chope. Sortant quelques berries de la poche intérieure de sa veste, il alla régler le tout en laissant un sympathique pourboire, et sortit. Il prit la serviette de cuir qu'on lui tendait, faisant quelques dizaines de mètres avec le sbire le temps de faire illusion à tous les témoins de la brasserie, l'esprit déjà préoccupé. *Pas juste les finances, bordel, même les armes... Et les comptables du Gouverneur qui font les autruches, évidemment... Mais ce dernier qui se pointe de lui-même, je le sens pas.* D'une voix basse, il questionna son indic'.

- Aucune info sur le dernier gus ?
- Que dalle, mais il est sans doute dans la combine vu le timing...

Voilà qui était embêtant, indéniablement... Jaros bifurqua avant d'arriver au port, laissant simplement l'autre avec un "on change rien, pour le moment", et si dirigea droit vers la garnison. Il chassa d'une main distraite les mèches qui ondulaient sur son front, tâtant de l'autre main son minuscule pistolet dans sa poche de pantalon. Chargé, à présent. Arrivé en vue de l'entrée, il alla trouver un banc où s'asseoir, sortit de la sacoche de cuir un journal et un petit escargophone qu'il posa à coté de lui bien en évidence, et se mit à feindre la lecture, se creusant les méninges pour circonscrire cet imprévu.
http://www.onepiece-requiem.net/t21020-jaros-hekomeny-justice-et-reformismehttp://www.onepiece-requiem.net/t21029-jaros-koeda-vagabond-pour
Caramélie
Caramélie
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♦ Localisation : Shell Town, sur un fauteuil, en train de boire un thé glacé

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Mer 13 Fév 2019 - 1:47

Cher journal,

Je retire délicatement le dernier glaçon de ma tasse. C'est paaar-fait, le thé est exactement à la bonne température ! Bien glacé, pas trop dilué malgré les trois gros cubes de glace qui y ont longuement baigné pour le faire refroidir, et surtout prêt suffisamment tôt pour me permettre de le boire avant la fin de mon entretien avec le colonel. Tu n'imagines pas, journal, le nombre de tasses que j'ai dû abandonner avant de les avoir bues parce que mes rendez-vous se finissaient trop vite ! Enfin si, tu es sensé le savoir justement puisque je te raconte tout. Enfin rassure-moi... tu te souviens bien de tout, hein ?

Peu sensible à mes soucis de température de tasse, le colonel Vélachez s'est ressaisi avec brio. Après s'être allègrement gratté la barbe et le menton avec un air embarrassé et franchement suspect, le voilà lancé dans un discours véhément avec une expression d'honnêteté blessée peinte sur le visage. Il paraît si sincère et il fait si peine à voir que j'ai l'impression d'avoir frappé un épagneul !
C'est juste une expression journal, je n'ai jamais frappé d'épagneul ! Je sais bien qu'au CP on a pas d'honneur mais même moi j'ai mes limites !

"- [...] malheur, oh, quel malheur ! La honte est sur moi, et sur toute la glorieuse 153ème division ! Glorieuse ? Comment pouvons-nous encore nous faire appeler ainsi alors que notre nom est sali, roulé dans la boue, humilié ! Un crachat ! Un crachat à la figure de notre honneur, voilà ce que c'est ! Misère, oh quelle misère !"


Sincèrement journal, je le trouve plutôt convaincant. Si j'étais vraiment venue pour contrôler ses comptes je pense que je m'en serais voulu d'accuser ce pauvre homme pour rien ! D'ailleurs, je suis sûre qu'il n'a rien à se reprocher ce gentil colonel: regarde-le, avec sa tête de gentil chien que l'on maltraite...
Il faudra que je dise à sbire qu'il a fait n'importe quoi avec son analyse, et qu'accuser un pauvre officier comme ça ce n'est vraiment pas sympa.

"- Mes prédécesseurs me mépriseraient tellement s'ils apprenaient cela ! Le colonel Feyang ! Et l'amiral Makuen, mon modèle ! Et mon père ! Comment pourrais-je regarder mon père en face après une telle disgrâce ? Et ma mère ? Ma mère aura tellement honte de ce qu'est devenu son enfant ! Oh, pauvre mère !"

Il se lève de son bureau, le regard ardent:

"- Mais je vous l'assure, si la moindre faute a été commise j'en suis la première victime et je saurais en retrouver les coupables ! Vous avez ma parole d'officier, inspectrice..." -sa flamme disparaît aussi vite qu'elle s'est allumée tandis qu'il réfléchit- "Smith... Lepetit... ?"

Il me jette un regard, et devant mon manque de réaction face à l'écorchement de mon nom il reprend:

"- Nous trouverons la raison de ces erreurs, et s'il y a eu une faute nous la réparerons ! Je ne dormirai plus, je ne mangerai plus, je n'aurai plus l'esprit tranquille tant que cette tragédie ne sera pas résolue !"

Sa belle mine s'évanouit, et il repart dans ses lamentations:

"- Misère, oh misère, que tout ceci est terrible... "

♦️♦️♦️♦️

Cher journal,

Ce qui est important dans une mission, c'est d'y mettre beaucoup d'énergie, de volonté et de professionnalisme pour parvenir à ses fins. Quoi que l'on fasse, quelle que soit l'ampleur de nos objectifs, il faut toujours se donner au maximum de ses capacités ! Là par exemple, allongée sur une large serviette de bain dans un coin tranquille de la plage qui borde l'île, je suis avec ferveur cet adage en profitant à fond d'un moment de détente !
La tiédeur des rayons du soleil caresse délicatement ma peau. Fini le tailleur strict ! Plus de chaussures à talons ni de chignon sévère ! Seules restent comme traces de mon déguisement et gages de ma fausse identité mes lunettes qui me donnent une mine sévère, sur lesquelles j'ai ajusté des verres teintés. Je porte un maillot de bain azur recouvert de jolis motifs évoquant les tropiques, un paréo assorti, et un grand chapeau de plage qui me protège des coups de soleil. A côté de moi, Dinosaure mon escargophone prend également le soleil. Comme je ne crois pas que les escargots puissent bronzer et que j'ai un peu peur qu'il ne se dessèche au soleil, je l'ai plongé dans mon verre de citronnade pour qu'il soit bien. C'est un peu comme une piscine pour lui, tu vois ?

Tu trouves que je suis une paresseuse journal ? Mais dis-moi, tu sais à combien de jours de vacances par an a le droit une agent de catégorie III comme moi ? Je vais te le dire: ça va de "pas beaucoup" à "pas du tout" ! Alors le meilleur moyen de prendre du bon temps tout frais payés et de ramener de très bons souvenirs de mission, c'est de faire les deux en même temps !

Sbire n'est pas avec moi. Après avoir pris congé du gentil colonel Vélasquez je l'ai chargé d'amener mes valises au logement de fonction qui m'a été attribué à la caserne et de tout ranger convenablement. Ensuite, parce que je ne suis pas si vilaine et que même les sbires ont le droit de prendre du bon temps (je suis une adepte de la théorie comme quoi ce sont des êtres humains), je l'ai autorisé à venir me rejoindre en tenue de plage à condition d'être au préalable passé acheter de la crème solaire en ville.
La plage n'a pas beaucoup d'adeptes aujourd'hui, sans doute parce que le temps ne s'y prête pas trop. C'est n'est pas plus mal si tu veux mon avis journal car je suis venue ici pour être tranquille et me détendre. C'est d'ailleurs pour cette raison que je fais sérieusement la moue lorsque je vois se pointer au-dessus de moi trois femmes aux visages presque identiques -ce sont effectivement des triplées- et vêtues du très moche uniforme blanc sans manches de la marine (je crois d'ailleurs que celui qui a imaginé cet uniforme est le même criminel du bon goût que celui qui a décidé de l'aspect de leurs horribles casernes !).

"- Bonjour madame, c'est un plaisir de vous rencontrer ! Vous êtes ravissante !" dit la première d'un air enjoué.
"- Nous sommes les sergents Louna, Luna et Loona Leloup, de la 153ème division." Ajoute la seconde sur un ton beaucoup plus mesuré.
"- Je ne voulais pas venir mais on m'en a donné l'ordre." Conclut la troisième d'une voix monocorde.

C'est amusant quand même cette faculté qu'ont les jumeaux (et plus) de rester ensemble en défiant toute logique afin de constituer un binôme (ou un trinôme, ou plus) esthétiquement agréable et insolite. C'est très improbable quand on y pense, et pourtant on ne compte plus le nombre de fratries qui restent formées malgré les aléas du recrutement, des affectations aléatoires, et des promotions ! Quelles étaient les chances pour que trois sœurs, qui ont toutes les trois eu une vocation pour la marine, soient toutes affectées au même endroit et progressent dans la hiérarchie à la même vitesse ? Mon hypothèse journal, c'est que les personnes qui se sont occupé de leurs dossiers se soient toutes trompées et sont convaincues qu'il ne s'agit que d'une seule et même personne.

En guise de réponse, je leur jette un coup d’œil un peu froid par-dessus mes lunettes de soleil, traduisible sans équivoque possible par "non merci, pas intéressée", avant de baisser ostensiblement le rebord de mon chapeau. Je suis en vacances la ! Pour l'agent en mission... euh, pardon, l'inspectrice, veuillez repasser dans deux heures !
Les triplées emploient un enthousiasme déconcertant à ignorer ma réaction et poursuivent:

"- Nous sommes venues pour vous accompagner et vous assister durant votre travail. C'est une vraie joie pour nous !" dit la première sœur avec un bonheur évident.
"- C'est le colonel Vélachez qui nous envoie, nous avons pour mission de vous servir de guides." Précise la seconde avec beaucoup plus de retenue.
"- En vérité, on est surtout là pour vous surveiller." Marmonne la troisième sans entrain.

Le colonel Vélasquez est vraiment très courtois et attentionné de m'envoyer ces trois guides. Cela m'aurait fait gagner beaucoup de temps... si j'avais vraiment réellement eu l'intention d'inspecter ! C'est que je n'ai absolument pas prévu d'effectuer une inspection de la base pour de vrai, en tout cas pas plus qu'il n'en faut pour donner le change, et de toute manière je ne suis pas formée à ça. Je ne sais même pas tout ce que doivent faire les vrais inspecteurs ! Je vais avoir l'air maline si j'ai trois gêneuses en permanence avec moi...
Et bien sûr loin de moi l'idée de suspecter que la véritable mission de ces trois soldats est de m'avoir à l’œil, et si possible d'orienter ma visite ! Oh allons, je sais très bien comment ça fonctionne ! Qu'il y ait eu des fraudes ou non, je ne doute pas qu'en ce moment même certains coins de la base fourmillent d'une activité intense pour se rendre présentables en vue de mon passage, et surtout que certains papiers doivent être en train d'apparaître ou de disparaître miraculeusement de certains tiroirs. Une base qui n'a rien à cacher à une personne extérieure, ce n'est pas une vraie base.
Hihihi, j'ai déjà mis un drôle de bazar rien qu'en venant ici !

Malgré mon envie de profiter de la plage et du soleil au calme et d'envoyer promener les gêneuses, les sœurs Leloup sont toutes les trois si mignonnes que je ne peux pas m'empêcher de leur sourire, ce qui avec mes lunettes me donne involontairement un air sadique.

"- Le colonel a été très attentionné de vous envoyer, je suis sûre que vous êtes d'excellentes guides ! Seulement je ne peux rien faire pour le moment, je suis actuellement en congé réglementaire de deux heures."

J'ai un nouveau sourire faussement désolé à leur attention, et me replonge ostensiblement dans ma séance de bronzage .

"- Ce n'est pas grave, nous pouvons vous attendre. Nous serions ravies de vous tenir compagnie !" S'exclame avec joie la première.
"- Nous nous ferons discrètes inspectrice, mais nous nous tenons à votre disposition pour toute information dont vous auriez besoin." Ajoute la seconde avec beaucoup de professionnalisme.
"- Oh non ! Moi qui espérais en finir le plus vite possible..." Grogne la troisième en me regardant de travers.

Je les aime bien ces trois sœurs. Je leur souris chaleureusement:

"- Volontiers ! Est-ce que vos attributions impliquent d'aller acheter des glaces si je vous le demande ?"
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