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Renouveau

Klara Eilhart
Klara Eilhart
La Désillusion

♦ Localisation : North Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 2587
Popularité: 47
Intégrité: 45

Mer 20 Fév 2019 - 19:30


Boréa, 1628.

Elle se réveilla en sursaut, encore une fois. L’un de ces affreux cauchemar, encore une fois. Comme à son habitude depuis quelques jours maintenant, Klara Eilhart avait rêvé qu’elle était louve, et se leva avec un goût écœurant en bouche, mélange de sang et de chair putride. Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu’elle ne pouvait plus se transformer. Elle n’avait jamais pris le temps de se questionner véritablement sur le fruit qu’elle avait ingéré, et n’avait jamais tenté d’en affiner l’utilisation. Mais malgré tout, changer de forme avait été une chose relativement aisée pour elle. Maintenant, elle ressentait une sorte de blocage qu’elle ne comprenait pas, et contre lequel elle ne pouvait ,semblait-il, rien faire.

Elle s’essuya le front du revers de sa main, avant d’enfiler une chemise et un pantalon propre. Dehors, le soleil était déjà haut dans le ciel, et le petit village Boréen s’activait. Elle observa les habitants un petit moment par la fenêtre de sa chambre, avant de rejoindre le rez-de-chaussée de la petite auberge dans laquelle elle avait élu domicile.

Elle passa devant le tenancier, occupé à nettoyer les beuveries de la veille, sans lui accorder trop d’attention, puis poussa les portes de l’établissement en agrippant son manteau accroché non loin de l’entrée. Personne ne volait, ici. C’était l’un de ces nombreux petits villages qui peuplaient la vaste toundra de Boréa. Un endroit beau, et surtout calme. Les habitants n’avaient pas l’habitude d’y voir des étrangers ; ceux-ci se contentaient pour la plupart de rester en ville. Klara était la seule touriste, même si après plusieurs mois à comater ici, les habitants commençaient à la considérer comme une des leurs. Elle, elle ne savait pas bien ou se mettre. Au départ, c’était bien agréable de se retirer un peu du monde, comme ça. Ç’aurait dû être le temps de quelques jours. Puis les jours se sont transformer en semaines, et enfin en mois. Des mois ennuyeux, mais il fallait se rendre à l’évidence ; Elle avait petit à petit perdu toute motivation, pour quoi que ce soit. Et ce n’était pas le calme plat du village qui pouvait l’aider, mais elle y était tellement ancré qu’il était difficile pour elle de songer à faire autre chose qu’à y errer toute la journée.

Il y avait bien ce type qui s’approcha d’elle alors qu’elle ajustait son manteau, Arnold, le vieux chasseur du village. D’un âge relativement avancé, il avait su garder une carrure plutôt intimidante,  et n’avait rien de ses vieillards qui se laissaient mourir tranquillement sur le parvis de leur maison. Joyeux et bon vivant, il passait ses journées à chasser, boire, et aider la communauté. Il tentait de temps en temps de relancer la jeune femme, en vain. Ils partaient régulièrement chasser ensemble, au petit matin, et en profitaient pour se lancer dans de longues et profondes conversations. Enfin, c’était surtout lui qui parlait. Elle se contentait d’écouter et de hocher la tête.

« Ben tiens…
– Salut.
– C’est pas une heure pour s’lever, tu sais.
– Hm.
– Tu marches un peu avec moi ? »

Klara se contenta de hausser les épaules.

« Tu n’arrive toujours pas à… Tu sais ? 
– Non. 
– Je suis sûr qu’en te concentrant un bon coup…
– Mais j’ai jamais eu besoin de mon concentrer… Ça marche plus, c’est tout. »

Arnold était la seule personne à laquelle elle avait parlé de ses récents problèmes liés à son fruit du démon. Probablement parce que c’était le seul qui avait vu ses effets à l’œuvre, quand elle avait débarqué. Blessé dans l’exercice de ses fonctions, il avait bien failli servir de repas à quelques prédateurs qui traînaient là. Pour lui, l’intervention de Klara avait été héroïque. En fait, elle s’était simplement perdu et s’était retrouvée par hasard entre lui, et les molosses. Elle n’avait rien eu à faire, étant déjà sous sa forme de louve. Elle s’était contenté de grogner sans grande conviction.

Ils déambulèrent un petit moment entre les cabanes jusqu’à déboucher sur une petite place.

« Ça alors ! s’exclama subitement la chasseur, d’une manière trop exagérée pour que ce soit spontané.
– Hm ? »

Il pointait du doigt le panneau d’affichage qui était utilisé pour placarder des affiches ou invitations. La plupart du temps pour une quelconque célébrations, parfois pour des messages de haine et de dispute de voisins, ou d’autre fois, plus rarement, pour des déclarations d’amour anonymes. Cette fois-ci, c’était tout autre chose. Le dessin d’un visage prenait quasiment toute la place de l’affiche qui siégeait fièrement au milieu du panneau de bois. En dessous, on pouvait lire en lettre noir « MORT OU VIF ».

« Quelle coïncidence ! Dire que notre humble village dispose de sa propre chasseuse de-
– Non merci, ça ira.
– Roh… Mais imagine, si il s’en prend à nous autres ! Regarde, ça dit qu’il est recherché pour meurtre. Meurtre !
– Les gens d’ici savent très bien se défendre. Et vous êtes pas censé avoir votre propre milice ? Une garnison de soldat ?
– Oh, tu sais, ce sont tous des bras cassés… »

Arnold se donnait véritablement du mal pour essayer de remotiver un peu la jeune femme ; il avait lui-même fait partie de la milice pendant un bon paquet d’année.

« En plus, ça dit qu’il se terre sûrement vers les montagnes, plus au nord. Il a déjà dépassé le village, et si il est pas trop con, il en restera loin.
– Il faudrait une traqueuse hors-pair pour le retrouver…
– J’ai dit non, merci bien.
– Hmpf. »

Le reste de la journée se déroula sans rien à signaler. Comme à peu près tout le temps depuis son arrivée. Elle assista Arnold un petit moment, dépeça une ou deux bêtes, avant d’aller aider d’autres gens. Elle n’avait pas besoin de travailler, les économies qu’elle avait conservé d’ancienne primes suffisaient largement à lui assurer une vie paisible pendant encore quelque mois. Mais elle tenait à sa tranquillité, et craignait que l’on finirait par venir l’embêter si elle ne participait pas un tant soit peu à la vie en communauté.

Le soir venu, elle passait son temps à lire les livres qu’Annie, la vieille femme d’Arnold, ramenait de la capitale quand elle s’y déplaçait. C’était plus rare, ces temps-ci, alors à place, Klara passait ses soirées à…

« Cul sec ! »

Le dernier restant en lice avec Klara, un jeunot blond et frisé, fils d’un charpentier du coin, avait posé sur la table une paire d’as qui surprit tout le monde. La manche était gagné pour lui, et la jeune chasseuse de prime déjà bien éméchée devait finir sa chope.

« Oh non, je suis obligé de boire, mince… »

En dehors des habitués de la taverne, personne ne savait jouer à ce jeu. Il était même plus que probable qu’eux-même ne savaient pas vraiment ce qu’ils faisaient avec ces cartes. La seule chose qui était un tant soit peu sûre, c’est qu’il n’y avait jamais de gagnant ; tout le monde finissait à un moment ou à un autre ivre mort. La jeune femme vida sa chope d’une traite, sous les applaudissements des quelques autres ivrognes présents, et sous le regard fatigué du tavernier.

« Désolé les amis, mais j’vais d’voir fermer… 
– Encore une partie, boss !
– Ouais, encore une ! s’exclama Klara. »

*

Elle se réveilla en sursaut. Elle prit une première seconde pour se remémorer le rêve qu’elle était entrain de faire, avant de réaliser que c’était encore et toujours le même affreux cauchemar. Elle prit une deuxième seconde pour comprendre comment elle s’était retrouvé dans sa chambre, allongée sur son lit, toujours habillée. Une manche de trop sûrement, et on l’avait porté jusqu’ici. Ou alors elle s’y était péniblement traînée seule. Et puis, elle prit une troisième seconde pour réfléchir à ce qui venait de la sortir de ses songes.

Un bruit de verre brisée, qui venait du rez-de-chaussé. Elle aurait pu se rendormir, en se disant que c’était sûrement le tavernier, ou l’un des clients qui n’était pas en état de rentrer auprès de sa femme. Mais il faut croire que malgré son extrême oisiveté, Klara avait gardé un semblant de curiosité. Elle se mis rapidement sur pied, trop rapidement peut-être, et manqua de vomir. Elle respira un grand coup, tenta en vain de calmer son mal de crâne, et sortit de la chambre en se cramponnant aux murs. Malgré son incapacité à se transformer, Klara avait conservé ses sens affûtés, aussi elle n’eût aucun mal à percevoir des bruits de pas lourds et précipités en contrebas.

Elle fit de son mieux pour reprendre consistance et ne pas trébucher en descendant discrètement les marches de l’escalier. L’intrus était là, adossé contre le bar, murmurant des choses incompréhensibles. Quelques bouteilles avaient éclatées sur le sol. Dans la pénombre, il était difficile de discerner son visage. En revanche, Klara discerna très distinctement le bruit d’un pistolet que l’on arme.

« Qui est là ?! »

Elle n’avait ni arme sur elle, ni possibilité de se transformer. Elle décida de la jouer fine, tout en s’approchant lentement.

« Me faite pas de mal… s’il-vous-plaît, rajouta-t-elle tardivement.
– T’avise pas de gueuler, j’voudrai pas réveiller le voisinage. »

Il avait le bras gauche en écharpe, et un bandage fait d’un chiffon était grossièrement enroulé autour de ce qui semblait être une horrible plaie. A côté de lui, une bouteille d’alcool, probablement utilisée comme désinfectant de fortune, mais aussi comme d’anesthésiant. L’homme descendit la bouteille d’une seule gorgée.

La lueur de la Lune permit à Klara d’avoir un bon aperçu du visage de l’homme. Aucun habitant ne se serait permis d’entrer quelque part par effraction, et encore moins de voler l’un des leurs. Non, lui ressemblait plutôt comme deux gouttes d’eau au type de l’affiche. Chauve, le visage émincé, une cicatrice lui parcourant le menton.

Lui avait décidé de ne pas trop prêté d’attention à la jeune femme, trop occupé à panser ses plaies. Il se releva difficilement, avant de reprendre la parole dans un grand calme.

« Tu vas m’servir de ticket de sortie. »

Parfait, pensa Klara. Il lui suffira de jouer la demoiselle en détresse pendant encore quelques minutes, le temps qu’ils s’éloignent des civils, et puis…

« J’peux savoir vous êtes qui ? »

Cette troisième voix venait des escaliers d’où était venu Klara une minute plus tôt. Tout s’enchaîna alors très vite ; le bandit braqua son arme en direction des marches, et le tavernier qui s’y trouvait commença à pousser un affreux cri. Ce à quoi l’intrus répondit par un coup de feu, dévié uniquement par l’intervention de la jeune femme, qui repoussa le bras de l’homme un peu plus vers la gauche, avant de lui attraper la tête pour la diriger vers le comptoir. La balle manqua de peu le tenancier qui trébucha et s’écroula au pied des marches, visiblement inconscient, mais bien vivant. Les chiens du village se mirent à aboyer.

Pour Ashton, car c’était ainsi que se prénommait le bandit, le coup fut aussi surprenant que brutal. Fort heureusement pour lui, des années à donner et à se prendre des raclées l’avait presque immunisé à ce genre de coup bas de bagarres de taverne. Aussi il se releva sans trop de peine, un mince filet de sang lui coulant sur les lèvres. Plus énervé qu’amoché, il agrippa Klara par la gorge, lui assena un puissant coup de tête, avant de la balancer en direction des tables comme un vulgaire chiffon.

Pour Klara, le coup fut aussi brutal que dessaoulant. Elle se jeta sur le côté pour s’éloigner de son adversaire qui se rapprochait d’elle, puis lui lança au visage les restes de bouteilles étalées sur le sol. L’homme, plus grand qu’elle ne le pensait, oublia un moment l’arme à feu tombé à terre, et fonça sur elle en ignorant copieusement les morceaux de verre plantés dans son bras déjà trop amoché. Il plaqua la jeune femme contre le comptoir avant de lui assena un terrible coup de poing qui vit valser une jolie traînée de sang. Klara répliqua par un coup sur la blessure d’Ashton, par un coup de pied bien placé, et enfin par un coup de tête vengeur. Elle roula sur le comptoir tandis que le bandit s’affaissait de douleur, puis elle se retrouva dans l’arrière boutique.

Elle respira un long coup. Dans la pièce principale, Ashton l’insultait de tout les noms, et elle le vit ramasser un objet à terre qu’elle identifia tout de suite comme mortel. Autour d’elle, elle trouva des légumes, de la viande, plus d’alcool encore, et une hache adossée au mur, à proximité de la porte de sortie, qui servait sûrement au propriétaire des lieux à couper du bois.

*

Dehors, la plupart des habitants s’étaient réveillés. Loin des commodités de la ville, les gens d’ici, bien qu’ils n’en avaient pas tous l’air, étaient pour la plupart des durs à cuire. Leur réaction au coup de feu qui avait retenti un peu plus tôt fut plutôt rapide, et la plupart des adultes du village s’étaient armés comme il pouvait pour venir voir ce qu’il se passait. Le second coup de feu fini par convaincre les quelques hésitants à s’en mêler eux aussi.

*

Klara avait miraculeusement dévié la balle grâce à la hache qu’elle venait de récupérer. La lame risquait de se briser à tout moment, mais c’était toujours mieux que de se battre à mains nues. Elle profita ensuite du fait que le bandit ne pourrait pas recharger directement l’arme pour lui bondir dessus et l’attaquer de toutes ses forces. Il esquiva un premier coup, et failli se prendre de plein fouet le second, qui lui trancha timidement son bras encore valide. Il poussa un juron avant de parer le troisième et de repousser son assaillante d’un puissant coup dans les côtes. Ce qui ne lui apporta finalement qu’un petit moment de répit. La jeune femme lui balança au visage ce qu’elle pouvait trouver de contondant près du comptoir, et profita de la diversion pour lui foncer dessus, tête la première, en visant à nouveau son bras dont la blessure s’était méchamment rouverte depuis le début des hostilités. Elle y donna ensuite un coup de manche, puis se mit à réfléchir quant au destin du bandit. Elle décida finalement, après une nanoseconde de réflexion, d’en finir purement et simplement. La lame de la hache se planta directement sur son crâne, pile entre les deux yeux. Un large filet de sang peigna son visage blanc. Le bandit tituba pendant encore quelques secondes, avant de s’écrouler au sol.

*

« On vous prévient, si vous sortez pas les mains en l’air d’ici quinze secondes… »

C’était quasiment l’entièreté du village qui s’était réuni en face de la taverne. Certains armés de fusils, de pistolets, ou pour les moins équipés d’entre eux, d’arcs ou de fourches. Finalement, la double-porte de bois s’ouvrit lentement, mais aucun menace n’en sorti. Juste la jeune albinos, la gueule cassée et balafrée, des traces de sang sur sa chemise habituellement parfaitement blanche, qui tenait dans sa main un sac en toile, lui-aussi tâché de sang. Elle tituba elle aussi, avant de se raccrocher à une rambarde. Les habitants avaient déjà baissé leurs armes, et Arnold s’approcha lentement de la chasseuse.

« Tout va bien ? 
– Je crois. Le proprio’ est blessé, mais rien de grave. »

Le chasseur du village fit signe a ses collègues de fouiller le bâtiment et d’aller aider le pauvre homme.

« Et… C’est des patates que tu as là ? Fit-il en pointant du doigt le sac qu’elle portait à la main.
– Pas vraiment, nan. »

*

Elle avait failli s’endormir dans le train. On avait insisté pour la rabibocher un tant soit peu, ce qu’elle avait fini par accepter. Parce qu’il fallait bien avouer qu’il ne l’avait pas louper. Après ça, elle avait directement pris la direction de la gare la plus proche ; il lui fallait profiter au maximum de l’adrénaline que lui avait procurer ces dernières heures, avant de retomber à nouveau dans une inactivité qu’elle pensait inévitable. Aussi elle décidé de se débarrasser au plus vite de son encombrant bagage, toujours bien enroulé dans son sac de toile, et de récupérer ce qui lui était dû.

Elle ne prêta pas grand attention aux quelques passagers qui la dévisageaient.

Depuis sa fenêtre, elle pouvait enfin apercevoir Lavallière. Le plus grand port de l’île contrastait énormément avec le petit village dans lequel elle avait élu domicile ces derniers mois. Même à cette heure, la ville grouillait encore d’activité. Elle s’habilla à nouveau de son grand manteau de fourrure, mit sa capuche, puis descendit rapidement dès que le train s’arrêta à destination.

Le brouhaha et le dynamisme de la ville lui donna une agréable et surprenante sensation.

Elle prit rapidement la direction du port, sachant qu’elle y trouverait rapidement la garnison des Marines qu’elle cherchait. Le bâtiment n’était pas vraiment discret.

« Nom et objet de votre visite... »

L’homme qui s’occupait de l’accueil de nuit ne semblait pas vraiment heureux d’avoir du travail. Pour toute réponse, Klara posa sur le bureau sa carte de chasseuse de prime, l’avis de recherche d’Ashton, et le sac de toile, dans cet ordre. Le soldat la dévisagea un moment, avant de jeter un air dégoûté en direction du sac. Il jeta un rapide coup d’œil à son contenu, examina à nouveau l’avis de recherche, puis s’en alla dans une petite pièce sécurisée, au fond du bureau. Klara en profita pour examiner l’un des murs sur lequel était plaqués une demi-douzaine d’avis de recherches. Peu d’entre eux sortait du lot, selon elle. Tous des pirates qui se ressemblaient, primé pour meurtre, kidnapping et autres joyeusetés. Un seul retint son attention, pour deux choses ; sa prime, qui s’élevait à plusieurs millions, et son visage. Ce type n’avait rien à voir avec les autres pirates sanguinaires placardés à ses côtés. Il semblait être petit, maigre, et surtout apeuré. La photo été claire, sans doute le pirate avait été déjà incarcéré dans le passé. Curieux.

« Et voilà, un million. »

Le soldat posa plusieurs liasses de billet sur le bureau.

« Vous êtiez pas obligé de… enfin, de lui couper …
– Plus facile pour moi, désolée. Dites, il a fait quoi, ce type ? 
– Ah ! Ce gars… Attendez… Un des plus récents. Si j’me souviens bien, il a buté l’un des votre.
– L’un des notre ?
– Ouais, un autre chasseur de prime. Surprenant, si vous voulez mon avis, mais si vous saviez le nombre de bizarrerie que j’ai vu, dans ma vie… »

Il fouilla un moment dans les dossiers qui s’entassait sur l’armoire à côté de lui.

« Ah ! Voilà. Vol, vol à main armé, et… meurtre d’un chasseur de prime. Un dénommé Hevrard Horlfsson.
– Pardon ? »
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