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Les infiltré(e)s

Rafaelo
Rafaelo
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : Goa

Feuille de personnage
Dorikis: 9779
Popularité: - 1125
Intégrité: - 1080

Mer 6 Mar 2019 - 18:02


Rafael-a:
 
Long soupir.

Le rasoir reposait sur une serviette chaude, la buée sur la vitre laissait à peine entrapercevoir les yeux océans de l’assassin. L’air frais chassait peu à peu le flou du reflet, révélant un menton glabre, donnant naissance à deux lèvres pulpeuses et carmines. Son nez en trompette, agréablement retroussé, était surmonté d’yeux en amandes, légèrement écartés. L’un était marqué d’une cicatrice ancienne, transformant sa pupille océane en un amas gris fumeux, tandis que l’autre observait son reflet avec un agacement difficile à cacher. Ses sourcils fins encadraient un front délicat, où des cheveux gris et longs prenaient naissance.

« Délicat, vraiment ? Depuis quand je suis délicat moi … »
grommela une voix sucrée, sensuelle.

Sans compter ses vêtements qui le tiraient désagréablement. Il tira une nouvelle fois sur sa tunique, tentant de libérer sa poitrine de l’étau de tissu. C’était un comble : ses affaires étaient devenues à la fois trop grandes, et trop petites pour contenir ses formes. Ses bras disparaissaient dans des manches infinies, et les ourlets n’en finissaient plus. Ses hanches ne lui permettaient plus de porter confortablement ses ceintures. Et encore, si cela avait pu lui permettre de se libérer de la contrainte d’entretenir sa barbe … mais non : le pirate avait cru sage de lui laisser une opulente moustache sous le nez.

Toc toc.

« J’arrive, j’arrive. »
maugréa-t-il, de sa douce voix d’ange.

D’un geste, l’assassin attrapa sa tenue noire d’assassin. Elle se changea en un carcan de fumée qui vint épouser ses formes et constituer une tenue un peu plus adaptée à ses nouvelles formes. Il avait reprisé plusieurs points durant son voyage pour qu’elle soit un peu mieux adaptée. Plus de place pour les jambes, ouverte sur le haut du torse pour pouvoir respirer un peu. Il se sentait serré et mal à l’aise là-dedans. Comment faisait donc Céline pour évoluer avec autant de grâce, avec une tenue pareille ? Encore une merveille à mettre au crédit de sa femme. Qui serait, en revanche, bien moins enchantée de le découvrir dans cet état là … La connaissant, le tourner en ridicule ne serait qu’un des plus doux tourments qu’elle lui réserverait …

Ainsi, l’assassin fit glisser une cape sur ses épaules, venant épouser une fois de plus ses formes. Son épée pendait à son côté, et ses multiples armes étant reléguées dans un coffre, bien loin de là. En tenue classique, il avait enlevé toute trace d’appartenance à l’ordre, ne gardant que sa rapière. Il ressemblait plus à une mercenaire austère qu’à une donzelle en détresse, mais peu importait. Son corps n’était qu’un outil, il n’était qu’un outil. Seule comptait la mission.  Il adressa alors un dernier regard vers le miroir avant de se diriger vers la sortie. Il était quand même pas mal, en femme.
La porte s’ouvrit sur un Ragnar tout en muscles. Disparues les formes qui faisaient aujourd’hui l’angoisse de l’assassin. Il était redevenu lui-même, ayant mené son contrat à termes avec Reyson. Au moins, cela prouvait que le pirate savait tenir ses engagements. S’il avait un jour cru qu’il travaillerait de pair avec la fille de Tahar Tahgel … mais nul n’était responsable des erreurs de ses parents.

« Je suis prêt … e. Je suis prête. » grommela-t-il, ayant du mal à se mettre dans une peau féminine.

Il se sentait à l’étroit dans ce corps, se donnait l’impression d’un étranger, comme si ces morceaux de chair en plus ou en moins étaient ceux d’un autre. Ses gestes étaient toujours les même, sa force et son esprit aussi. Mais … quelque chose avait changé. Il sentait des émotions vives qu’il n’avait pas encore eu à canaliser jusque lors, des éléments que les hormones du pirate avaient dû chambouler. C’était étrangement similaire et différent à la fois. Et il n’avait pas encore eu à connaître les crampes mensuelles qui, elles seules, avaient le don de forcer Céline à rester couchée. Il soupira de plus belle en chassant ces pensées de sa tête. Il accepterait ce corps avec ses conditions, ce n’était que temporaire.

« Où est Jonas ? As-tu pu aller chercher les billets pour le train ? Nous ne devons pas louper le départ. Je te conseille de te déguiser un peu. On ne sait jamais quelle technologie le Gouvernement peut inventer pour nous gâcher la mise. » rumina l’assassin, en s’attachant les cheveux en un catogan serré.

Ces derniers avaient beaucoup poussé, rendant son attache inutile pour se dégager la nuque. Il n’aimait pas cette sensation ondulante sur les épaules. Il resserra le tout en un chignon désordonné et soupira de nouveau. Il allait devoir apprendre à faire des tresses. Le grand, le terrible Rafaelo allait devoir apprendre à se faire des tresses. Un léger sourire gagna ses lèvres. Au moins serait-il prêt pour sa fille …

« Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? J’ai un truc sur le visage ? Ah, les hommes ! »
grogna Rafaelo, avant de dépasser Ragnar en levant les bras au ciel.

Oui, les hommes … et il n’était pas encore sorti de l’auberge. Dans ce monde, mieux valait être une femme commune et laisser le sexe opposé indifférent. Car si l’assassin pensait pouvoir passer inaperçu avec ce nouveau visage, ce nouveau corps … c’était peine perdue.
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Ragnar Etzmurt
Ragnar Etzmurt
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : West Blue

Feuille de personnage
Dorikis: 7870
Popularité: +877
Intégrité: -481

Jeu 7 Mar 2019 - 11:01



Qu’il est bon de retrouver mon ossature d’origine. Mes muscles saillants, mes courbes masculines, ma pilosité virile… Tout cela m’avait bien manqué pour être tout à fait franc. Cela dit, je pense que tout le monde l’avait plus ou moins compris. Je vous laisse simplement imaginer ma joie, que j’évite d’exprimer depuis quelques temps, et ce pour une raison plus qu’évidente. En effet, le calvaire de femme vécu pendant des mois, se retrouve être vécu par mes deux compères.

Tel un gentlemen, j’attends ces braves dames à l’entrée de l’hôtel dans lequel nous avons passé la nuit. La première à sortir est Rafaela. J’admets être légèrement bouche-bée par son arrivée. L’As de la Révolution est pour ainsi dire bien plus attirant ainsi. Un visage si angélique, si doux, malgré cette cicatrice toujours aussi bien remarquable. Ça rajoute un charme que je ne définis pas. Ses formes généreuses poussent mon regard à les analyser.

Quelque part, je ressens également un immense malaise, comme la première fois que j’ai été confronté à ça. Je tâte mes bourses pour me rappeler que j’ai bien retrouvé mon apparence d’origine. Des séquelles sont gravées à vie. Un traumatisme cette expérience. Vraiment. Je me rappelle avoir poussé des nombreuses gueulantes les heures, les jours qui ont suivi ma métamorphose. Cet inconfort, ce mal-être prenaient le dessus sur tout le reste.

- Pardonne-moi, Raf’. De vieilles habitudes gardées quand j’aperçois de belles femmes, dis-je en retenant l’explosion de rire.

Ce n’est vraiment pas dans mes habitudes de me retenir, mais je connais bien trop sa situation actuelle pour l’ignorer. Il ne nous reste plus que Jonas. L’imaginer en difficulté me fait tellement plaisir à l’intérieur de moi. C’est le genre à toujours garder la tête froide, alors j’imagine que comme n’importe quel individu normalement constitué, cette situation lui est inconfortable. Nous allons rapidement le savoir, car un son régulier de talons qui frappent le plancher approche.

- Bonjour jeunes gens, excusez mon retard. Pas très évident de se refaire une garde-robe.

Joanna:
 

Sans déconner. Même comme ça, il pète la classe. Je crois même que Rafaela pleure de rage intérieurement. Il m’envoie carrément valser en faisant une remarque sur mon apparence. D’ordinaire, elle aurait bien raison de s’en inquiéter, mais mon identité est inconnue sous cette forme. D’autant plus que je n’ai jamais été aussi vêtu qu’aujourd’hui. Ma magnificence est sans égale à ce jour.

Ragnar:
 

C’est ainsi pour détendre l’atmosphère que je reprends rapidement la parole.

- Ok… Mesdames, j’ai bien nos places pour l’Umi Resha. Le départ est dans une demie-heure, ce qui nous laisse le temps de s’y rendre sans trop se presser.

J’enfile la veste de mon costume ainsi que mon chapeau. Me retournant vers mes deux collègues que je devance, un sourire se dessine.

- Vous verrez, mes jolies, une douce et agréable aventure nous attend. J’espère que vous avez pensé à vos tampons, car les menstruations arrivent plus vite que nous l’imaginons. Comme je respecte les femmes depuis cette tragédie infligée par ce sombre Reyson…

Trêve de plaisanteries. Il est temps pour nous de partir en quête d’aventures. Un long périple nous attend et dieu seul sait sur quoi nous allons tomber. La rouquine m’a briefé ces derniers jours, pour une raison que j’ignore, sur ma manière d’agir en situation de travail. La tête brûlée ne doit plus être, du moins uniquement sous certaines conditions. L’avenir nous dira si j’en suis capable ou non. Tout ça me semble bien abstrait pour le moment. Cette première partie, dans le train, me laissera le temps de réfléchir à ces quelques détails personnels.

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