AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  


Dune de miel

Gharr Hadoc
Gharr Hadoc

♦ Équipage : Ghost Dogs

Feuille de personnage
Dorikis: 3625
Popularité: 204
Intégrité: 433

Ven 12 Avr 2019 - 4:26

Hadoc coupe sa communication avec Yamamoto. Le soleil bat une terre si chaude qu'il est étonnant que le sable ne s'y change pas en verre. Il fait toujours torride à Myriapolis, mais aujourd'hui, même les insectes pourraient apprendre à transpirer. Gharr ne sue pas la moindre goutte, tout s'évapore avant même d'obtenir le droit de perler. Par cette atmosphère de feu, n'importe quel homme se dessécherait en une heure sans ses litres d'eau. Le folie le gagnerait en quelques assauts du globe tapant sans relâche les crânes imprudents. Hadoc écourte ses quelques minutes de marche en dehors de la cité des abeilles, la peau marquée et l'oxygène pénible à absorber dans cet air étouffant. En une alcôve, la température chute d'une bonne dizaine de degrés. Plus il s'enfonce dans l'immense gueule de galeries qu'est la cité, plus la température se stabilise. Et le premier courant d'air frais, sonné entre deux alvéoles où circulent nombre de badauds, lui offre une inspiration franche et savoureuse, tandis que son épiderme continue de restituer la chaleur absorbée à la lumière vive.

Le Ruche est accueillante, le Colonel qui l'avait escorté jusqu'au port n'avait pas menti. Si la vue d'abeilles et nombreux autres insectes déambulant dans les rues étroites surprend au début, autant qu'un rêve où les chiens errants seraient des scarabées opportunistes, c'est précisément cette même suspension d'incrédulité inhérente au monde onirique qui opère. L'étonnement à la première seconde de voir une abeille de taille humaine marcher au plafond pour aller travailler devient un amusement à la trentième minute de surprendre une mante religieuse faire la circulation dans les quelques couloirs suffisamment larges pour être entièrement dédiés aux monteurs de bolides hexapèdes. Il ne fallut pas deux heures au marine pour tester son premier réhydratant lait de puceron au miel, vendu par un homme très jovial bardés de fourmis. Il parait que sans le miel, c'est très difficile à appréhender pour les touristes. Il testera la formule pure, mais chaque chose en son temps.

Des touristes, il y en a pléthore. Si l'île est un calvaire sur la quasi totalité de sa surface, c'est presqu'aussi vrai concernant les souterrains. Néanmoins, des trois villes bâties, la Ruche est la seule qui favorise le commerce extérieur. En plus de mélanger sans distinction touristes, commerçants itinérants et autochtones, le style vestimentaire pour le moins excentrique des locaux, souvent parés d'insectes vivants, a le don de désinhiber tout le monde. L'un se balade toute panse et tous poils dehors, fier comme un plagiste digne de sa semaine de bronzage sans marques de chemise, tandis que l'autre laisse apparaître ses tatouages d'esclave. L'autre encore affiche une panoplie baroque du parfait petit pirate de gravures, avec le cache-oeil, la gabardine rouge, le tricorne et la mouche à abdomen vert nichée sur l'épaule, en guise de perroquet. Le Commodore Hadoc, en le croisant avec son uniforme blanc de la Marine, ne l'a même pas fait sourciller. Tout le monde se comporte comme dans une soirée déguisée où personne n'est ce qu'il prétend être tant qu'il ne le formule pas. L'indépendantisme de la région est une réussite complète.

Une luciolampe mon Amiral ?
Commodore. Et non merci.
Vous êtes sûr ? Allez, je peux vous faire une confidence ?  J'aime beaucoup les lois. Si vous en prenez trois, la quatrième est offerte.
Ne l'écoutez pas,  ses luciolampes vous filent entre les pattes au bout d'une heure.
J'avais supposé une finauderie du genre, néanmoins merci du tuyau.
Alors que mes termipelles creusent des trous plus vite que la dynamite. Si vous m'en achetez deux, je vous offre la caisse en bois qui va avec.
Quel malheur, mon ami, je suis allergique à trois choses dans la vie; les caisses sont l'une d'elles.

Le soldat le salue de son cigare éteint. Dans les couloirs, en dehors des bars et zones stipulées autorisées, fumer était mal vu. La Ruche n'aime pas. Le tabac roulé s'était éteint en fin de sortie, pendant l'appel à son ancien homme d'équipage Kogaku. Il aurait voulu le finir avant de rentrer, mais la fournaise avait dicté sa volonté. Qu'à cela ne tienne, les opportunités de terminer Lora Kavin Deluxe ne manqueraient pas. Hadoc s'était inscrit sur le registre des audiences auprès de la Reine Maya dès son arrivée, alors plutôt que mourir d'ennui, autant tuer le temps. Il n'était pas perdu vainement dans ce réseau commercial. Après quelques camelots et vendeurs à la sauvette esquivés, Gharr croise la route d'une échoppe où la pancarte de soie brodait "Tisseuse de bonne aventure" d'une police très élégante. Comme l'entrée est gratuite, il pénètre dans l'alvéole scellée d'un rideau et découvre un long tube éclairé de lucioles figées çà et là avec une toile aussi résistante que collante du sol au plafond, à l'exception d'un fin trait vierge de piège englué pour que le quidam l'emprunte. Aucun squelette humain dans la toile, seulement une chaussure et quelques déchets. La mise en scène est purement là pour instaurer un sentiment de danger. Ce peut être une façon de déconnecter le rationnel, Hadoc reste sceptique quant à la décoration pour le moins hostile des lieux.

Ah, je t'en parlais. Entrez, entrez donc ! Nous vous attendions.

La voix provient du fond de la pièce où un vieil homme très grand, et si pâle que sa peau épouse le coloris des lucioles environnantes, lui décrit de grands gestes de sa main malingre aux longs doigts calleux pour le convier à leur séance. En effet, un des deux tabourets de consultation est déjà occupé par ce qui est probablement une jeune femme. Blonde. Entre "la tisseuse" et la jeune dame, une araignée à l'abdomen luisant et poli comme du cristal tisse en continu un fil de soie qui s'emmêle dans l'autre main du mystique. Il semble lire la soie comme si elle était gravée d'écritures, tandis que les yeux de la bête ne cesse de fixer la cliente du moment avec la même perfection de ses billes en miroirs. Gharr rejoint la table, sans prendre place. Malgré la luminosité particulière de l'endroit, il reconnait la cliente et pour cause, son avis de recherche est encore chaud dans les imprimeries internationales. Kardelya Koshin, primée d'un montant qu'il n'avait pas retenu et révolutionnaire active ayant directement participé à la chute récente de Jotunheim est là, à moins de deux mètres de lui.

Voici celui avec qui ton destin est lié, jeune enfant. Le fil du destin vous a déjà rassemblés.
http://www.onepiece-requiem.net/t1888-le-capitaine-hadoc-a-emhergehttp://www.onepiece-requiem.net/t1985-le-set-samourai
Kardelya Koshin
Kardelya Koshin
♠ Cavalier de la révolution ♠

♦ Localisation : Grand Line

Feuille de personnage
Dorikis: 3303
Popularité: -146
Intégrité: -80

Ven 12 Avr 2019 - 20:49

-Bon, vous connaissez la procédure; on garde le bateau caché dans cette crique et on reste en mouvement, avec le Den-Den Mushi à portée de main, prêts à signaler le moindre problème.
Gaho s'occupe de l'entretien du bateau, avec Mibu et Skela pour protéger la place, Segawa et Hachiro vaquent à leurs occupations et je m'occupe de faire du repérage sur l'île. S'il n'y a pas d'activité hostile dans le coin, je vous préviens et ceux qui voudront venir viendront.


Je donne mes dernières directives à mon équipage, avant de sortir de la crique où le navire a été dissimulé à la vue de tous, observant les environs prudemment, au cas où des intrus seraient déjà dans les environs. J'avance précautionneusement sous un soleil de plomb, soulagée d'avoir pensé à troquer mon costume noir avec une tenue plus légère, à savoir un bandana bleu foncé camouflant mes cheveux blonds, un débardeur violet, un bermuda noir et des chaussures en toile noires.
Mine de rien, un costume sombre ajouté à une chemise à manches longues, c'est "légèrement" chaud, par rapport à une telle chaleur...

Je traverse d’épaisses jungles, m'offrant quelques bons instants de fraîcheur avec l'ombrage, même si les multiples bruissements de feuilles et les étranges bourdonnements se faisant entendre au loin ne sont pas là pour me rassurer.
De ce que j'ai pu sommairement apprendre sur cette île du nom de Myriapolis, elle abriterait une curieuse race d'hommes-insectes, mais elle constituerait surtout un territoire neutre et plutôt à l'abri de la Marine.
Cela me va tout à fait d'accoster sur des îles neutres et un peu à l'abri des regards, même si je garde la même appréhension que sur les Blues, avec une bonne augmentation de "niveau de stress" de 40% environ. Pour avoir déjà navigué sur Grand Line, à l'issue de transports vers quelques missions, j'ai largement conscience de la dangerosité de cette mer et je n'ai pas envie d'avoir à gérer la Marine, en plus d'une mer truffée de dangers de tous types et toutes natures.

Mais bon, les voyages coûtent cher en nourriture et il faut parfois penser à jeter l'ancre quelque part, pour s'approvisionner. Ma cuisinière femme-poisson est partie dans son coin, pour trouver un semblant de boutique, pour faire quelques courses, estimant que "sa prime est trop ridicule pour qu'un Marine de Grand Line se soucie de sa gueule". Mais, Segawa m'a tout de même promis qu'elle se tiendra à carreau, lors de cette escale, ce qui me rassure et m'inquiète un minimum, connaissant de mieux en mieux le caractère de la femme-poisson.

Après une bonne marche, j'arrive finalement à ce qui m’intéresse, à savoir la place centrale de l'île, avec une appellation résumant bien ce que je trouve sur place: la Ruche est noire de monde et plusieurs bourdonnements se font entendre à gauche à droite, faisant un brouhaha persistant et vrillant les tympans quelque peu.
Au milieu des insectoïdes, je remarque cependant pas mal d'humains et je me rassure chaque seconde d'avantage de ne pas voir le moindre uniforme Marine, même si je ne peux m'empêcher de réajuster mon bandana, pour être sûre de dissimuler mes cheveux blonds, un peu trop visibles sur mon avis de recherche (comme le costume noir remarque).

M'habituant peu à peu à ce bourdonnement incessant, je passe de boutique en boutique, notant mentalement quelques adresses utiles pour mon équipage, pour pouvoir les guider, lorsque j'aurai fini mon repérage.
Même si cette destination change beaucoup de ce que j'ai l'habitude de voir et me donne bien envie de continuer à explorer, je ne peux pas vraiment me sentir rassuré, pour le fait d'avoir une prime sur ma tête. Bon, je ne connais pas trop les "indices de menace" liés aux primes, mais il me semble que 28 millions, ça reste très important pour les Blues et une "prime modérée" pour Grand Line. Mais, je n'ai pas vraiment pris le temps de demander confirmation à un soldat dans la rue, voyez-vous?

Soudain, au beau milieu de ma marche, une voix se fait entendre sur ma gauche, alors qu'une grande silhouette se dessine dans l'encadrement d'une porte, me faisant sursauter:

-Jeune enfant, souhaites-tu connaître ton avenir à travers les fils d'araignée?

La demande de cette personne me laisse perplexe, avec un haussement de sourcil, me faisant aussi tourner la tête de gauche à droite, comme si je doutai qu'il s'adresse directement à moi...

-Je... Les... Les fils d'araignée? Vous êtes voyant?

-Tout à fait, mon enfant. J'utilise la soie de ma fidèle araignée dorée, pour lire et décrire les fils du destin à chaque personne en quête de savoir et de réponses.

Je réfléchis un moment, bras croisés... J'ai déjà pu entendre parler de voyants qui utilisaient des boules de cristal, les arrêtes d'un poisson ou même des tripes de chèvre... mais des fils d'araignée?

-Hum... Je dois bien admettre être intriguée par cette méthode de voyance... D'accord.

De ce que j'ai pu voir jusqu'à présent, la Marine ne semble pas traîner dans les environs et je me sens suffisamment rassurée pour m'accorder une "pause" dans mon exploration.

Je suis donc le voyant dans sa boutique, qui ressemble de l'intérieur à une cabane dans un tronc, éclairée par des guirlandes de lucioles; le décor était "particulier", mais je trouve que ça a un certain charme exotique tout de même.
Je me retrouve assise en face du voyant et d'une araignée dorée, qui tresse un fil assez épais, dans lequel mon interlocuteur commence à poser intensément les yeux.
Un moment de silence se passe, durant lequel je me décide à retirer mon bandana, l'enroulant autour de mon poignet droit, à l'opposée de mon bracelet en cuir marron.

-Oui... Je vois... Je vois une connexion avec ton fil de destin... Elle est ici... toute proche...
Cette personne... Elle te sera opposée... mais aussi d'un grand soutien, pour t'aider à traverser le monde...


Le ton et l'attitude tellement sérieuses du voyant me laissent complètement muette, alors que je ne quitte pas des yeux l'araignée cristalline dorée... Comme par hasard, une chose importante pour moi serait à proximité...

Soudain, la prédiction est interrompue par le vieil homme, qui s'adresse à quelqu'un d'autre dans la salle, me faisant tourner la tête dans cette direction... pour me faire me relever brusquement, me plaquant contre un mur... Un... Un soldat de la Marine!?! Et il semble avoir pas mal de "ferraille du mérite" sur ses épaulières! Vu qu'apparemment, les galons d'un Marine reflètent leur importance dans l’organisation et leur puissance, sans compter le fait que nous sommes sur Grand Line, je devine que je suis tombé sur un "gros morceau d'autorité"...

Mon regard passe du voyant au membre de la maréchaussée, qui semblerait... être l'autre bout de mon "fil de destin"?!?

Grimaçant et sur la défensive, je toise les deux personnages, même si mon regard perçant darde d'avantage le soldat:

-Il suffit que je sorte des Blues pour tomber sur des plans ingénieux de la Marine... C'est tout de même bizarrement novateur le coup de la "voyance"...
Vous comptez faire quoi?
http://www.onepiece-requiem.net/t19993-kardelya-koshin#http://www.onepiece-requiem.net/t19997-kardelya-koshin
Page 1 sur 1