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Le début d'une nouvelle aventure

Yamamoto Kogaku
Yamamoto Kogaku
••• Commandant d'élite •••

♦ Équipage : The Dawn Swift

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Sam 4 Mai 2019 - 18:02

Lentement, Tetsu, le fief de l’impératrice se découpe dans la brume. Il est assez étrange de devenir simple passager, plus personne pour te communiquer des informations ou prendre des ordres. Tu n’es plus qu’une espèce de marchandise. On a appareillé il y a quelques semaines en tant que simple forgeron. Pour plus « d’authenticité » on s’est munis d’assez peu de fond et on partage la cabine d’un couple de fermier aussi venu profiter des bienfaits d’une source chaude aux vertus supposément miraculeuse. Manifestement le couple n’arrive pas à enfanter et heureusement, ils ne vérifient pas si ça continue à bord du navire. Quoi qu’il en soit nos quelques échanges avec les marins, touristes et autres immigrants, nous permettent d’affermir peu à peu notre identité empruntée. Deux forgerons venus renouer avec l’art antique de la métallurgie. Deux hipsters de la forge au look improbable et au talent disparate, une couverture tellement grotesque que nul n’osera doter de nous. Entre mon look improbable de forgeron imposant, barbu et chauve, malgré mon jeune âge, et le cache-œil et la queue de cheval de l’Ethan, on affirme grand et fort notre coté archétypal.

L’embarcation s’approche lentement de l’entrée magistrale de l’île se glissant entre les navires de pèches et autres esquifs. Vu d’ici, le coin semblerait presque prospère. Heureusement d’ailleurs que nous puisons reposer sur l’expérience de Salem, où des moins des bribes de souvenir de son passage par ici. Je dois avouer, que je ressens une certaine tension, c’est maintenant que tout va se jouer. Notre embarcation va passer le portail, mouiller à proximité des quais. C’est la qu’une équipe va embarquer vérifier la cargaison et l’identité des passagers, et si on est reconnu on est foutu. Je ne sens aucune agitation à bord, manifestement, l’équipage est habitué et les passagers inconscients du danger. Je m’offre même le luxe de profiter du paysage tandis que l’on progresse vers les portes encadrées par deux colosse de pierres qui fixe gravement les embarcations. L’unique ouverture dans la falaise insurmontable qui ceint l’île. Dispositif similaire aux portes du courant Tarai, sauf que cette fois-ci, on n’est pas de ceux qui les actionne. Mais bon, on les appelle les portes des héros, en soit, nous sommes des héros, donc ce sont nos portes, tout va bien ! J’arrange une dernière fois mon kimono identique à celui porté par ceux de Simotsuki. Les manches remontées pour mettre en valeur mes bras musclé, un katana de bonne facture, et provenant de l’île en question. Comme quoi, ça sert d’avoir des subordonnés qui bossent sur l’île. Je rejoins alors notre cabine conformément aux ordres du capitaine.
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Ethan R. Levi
Ethan R. Levi
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Mer 8 Mai 2019 - 15:06



Alors nous y voilà dans cette folle aventure qui nous attend, où nous ne sommes même pas certain de revenir en vie. C’est accoudé au bastingage du navire, dos à la mer et cigare en bouche, que je me ressasse la tête de la déesse qui hante mes pensées. Mon sang-froid retrouvé, ma colère reste néanmoins inchangée. La tête de Kyori au bout de ma lame, c’est tout ce qui m’importe à l’heure actuelle. Je me retrouve submergé par cette colère à un point que j’en oublis mon insubordination, bien qu’encore inconnue de mes supérieurs.

Ma patience sera mise à rude épreuve, et pour cause, nous comptons nous installer sur l’une des ces îles pour quelques temps. Le métier de forgeron m’est encore qu’une rivière qui se jette dans l’océan à tel point qu’il ne m’est pas encore connu. Yamamoto a eu la bonté de m’apporter quelques connaissances pour ne me laisser trop à la ramasse. Il m’a engagé comme stagiaire après tout, c’est donc tout à fait normal que je sois encore novice. Dire que ce gamin va me donner des ordres et que personne ne se doutera que je suis en réalité plus âgé que lui… Vive les lois de la génétique.

Ah ! Nous approchons enfin de notre destination. La vue de l’île fait trembler d’excitation mon corps tout entier. Je tente de dissimuler un sourire qui risquerait d’en effrayer plus d’un. Mais je constate malheureusement que les rapports de Salem disaient vrais, l’île est absolument impénétrable. L’entrée empruntée par les navires, que l’on nomme « La Porte des Héros », est le seul accès possible. C’est du moins ma première observation qui me le dit. Si j’en crois toujours ces rapports, que j’ai scrupuleusement étudié, c’est par-là qu’entrent et sortent tous les navires, minutieusement inspectés par l’armée de Kyori elle-même. Le défunt vice-amiral dit avoir vu des navires se faire allumer à coups de canons en cas de suspicion…

Les portes, probablement tirées par un mécanisme qui met en oeuvre beaucoup d’hommes, s’ouvrent et nous laissent entrevoir deux énormes statues. À la base du G-5, au cours d’une discussion, je me souviens d’un Fenyang qui décrivait ces statues avec beaucoup de respect. J’en comprends mieux les raisons quand j’aperçois ces deux gigantesques samouraïs, qui dégagent tous deux une certaine prestance malgré qu’ils ne soient constitués que de pierre. D’après certains écrits, il s’agirait d’anciens chefs de clans, voire même les fondateurs de Tetsu Island. Tu m’étonnes qu’ils en imposent.

Tandis que certains soldats vérifient les bagages et cargaisons, d’autres viennent vérifier les identités des voyageurs et travailleurs présents à bord. Je n’ai rarement autant senti les palpitations de mon coeur. La peur d’être démasqué maintenant me terrorise. Ces pourritures ne me font aucunement peur, mais la découverte de nos identités compromettrait totalement la mission, en plus de nos vies déjà pas mal en danger. Comment voulez-vous que l’on soit reconnaissable avec nos apparences actuelles ? Cela me semble bien saugrenu.

- Estebañ Fernandez, apprenti forgeron sous la tutelle de… Ah. J’imagine que ça doit être vous, monsieur, dit un des soldats en saisissant mes papiers et en jetant un coup en direction de Yamamoto. Qu’est-ce qui vous amène ici ?
- Le boulot, m’sieur. Moi, j’termine seulement ma formation avec mon boss. Éventuellement étendre notre commerce. Puis servir la déesse, accessoirement, c’est un peu un rêve de gosse.
- Je te comprends, gamin ! Héhé. C’est bon de ton côté, Roger ?
- Impec’.
- Bon voyage à vous, messieurs. On besoin de types comme vous par ici.

M'obliger à changer ma manière de parler, comme c'est irritant. Mais faut avouer qu’ils sont gentils. Ça ne m’empêchera pas de tous les décimer. Il faut cependant admettre que l’accueil est agréable malgré une surveillance étroite. J’en ai vu des raclures abuser de leur statut dominateur, mais ceux-là sont plutôt accueillants. Un besoin de forgerons ? Un besoin d’armes ? Est-ce qu’ils ne mijoteraient pas quelque chose ces chenapans ? Nous verrons ces détails un peu plus tard. Pour l’heure, direction Shikoka pour commencer l’installation de notre entreprise qui, je l’espère, fera un véritable tabac.



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Yamamoto Kogaku
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Mar 14 Mai 2019 - 19:46


Lentement, les gardes progressent dans les coursives. Je reste assis sur ma banquette face au couple manifestement toujours aussi insouciant du danger. De l’autre côté, je sens la nervosité d’Ethan, ou devrais je dire d’Estéban, ronger mon sang froid. Néanmoins, ce que je ressens des gardes ne m’inquiète pas trop, la journée est assez fraiche et les corniauds ont affrontés la mer. N’en déplaise à leur professionnalisme, la pensée qui les obnubilent est l’envie de rentrer sur la terre ferme, se réchauffer auprès du feu, se prendre une bière et optionnellement une catin. Ils finissent enfin par rentrer et demandent sèchement nos papiers, conformément à mon rôle, je leur lance un regard bourru avant d’inciter mon « bon à rien de stagiaire » à leur montrer la paperasse. Le moins bête des gardes, celui qui a la plus grosse moustache se campe devant moi dans un petit concours de bite qui n’intéresse que lui. Pourquoi faut-il que ceux qui portent un uniforme aient un ostensible besoin de l’exposer et de prouver qu’il faut les respecter, par car ils en ont, mais principalement car ils ont des fringues repassés et des bottes cirées.

-Takamura Kogoro Je présume ?
-Lui-même ?
-Vous êtes forgeron ?
-Oaui ?
-Et monsieur Fernandes ?
-Nan ! Il est qu’apprenti forgeron, j’préfère m’couper une couille qu’le reconnaitre comme tel.
-Je vois… et qu’est ce qui vous amène ici ?
-La forge !
-Mais encore ?
-Vous voyez la d’où j’viens, ils perdent les traditions. L’monde part en vrille entre les mouet’ qui s’pavanent com’ des paons. Et v’la qu’on nous dit qu’il faut plus forger comme ci ou comme ça ! Mais vous voyez m’sieur, moi j’aime mon métier, j’aime l’travail quand il est bien fait. Et c’est à l’ancienne qu’on fait bien les choses. Y’a pas plus tard que y’a quelques mois, t’as un blanc bec qui arrive pour me parler des fours solaires, t’as entendu parler des fours solaires ? Tu vois ce qu’est une loupe ? le machin pour cramer les fourmis quand t’es gosse et lire le journal quand t’es vieux ? Bah tu fais ça en grand et tu fais fondre le métal avec ! Tu te rends compte ? cette hérésie cette aberration, le fer y s’travaille avec le feu, pas avec le soleil. Alors j’me suis levé un beau matin, ‘fin il pleuvait des cordes, mais c’est une expression. Donc c’matin-là, j’me suis dit, bordel de merde quelle bande de tafiole avec le conventionnalisme à la con, j’me barre pour un mode de vie alternatif ! Et j’ai appris d’un ami forgeron, bon c’est pas vraiment un ami, c’est un peu un connard, mais ce forgeron m’a dit qu’ici ont fait du travail à l’ancienne dans le respect de la forge. Bon en vrai il m’a dit que c’était un pays d’arriéré donc j’lui ai foutu une droite, avec mon marteau, les mouet’ elles étaient pas contente, donc j’suis v’nu.

Le gars a arrêté de m’écouter après la troisième phrase, c’est bon, mon personnage est tellement lourd qu’il passe automatiquement dans la catégorie « j’veux pas lui causer ».

-et lui pourquoi il te suit ?
-C’bon à rien ? T’vois, c’est le fils de la cousine de la femme du meilleur pote du frère jumeau du gars qui tient l’auberge du village qui m’l’a refourgué entre les pattes, le gamin il voulait devenir sociologue ou un métier de tafiole du genre. Et comme j’avais une p’tite ardoise il m’a dit qu’il me l’effaçait si j’en faisais un vrai forgeron. Et comme moi je suis un homme d’honneur, j’ai accepté.

Il me fixe quelque seconde un peu sous le choc de la révélation avant de visiblement décider dans un coin de sa tête de ne pas se coltiner le mec chiant qui parle un peu trop. Néanmoins, je sens en lui l’envie de surveiller ce couple bien particulier que nous formons. Ils finissent toutefois par nous souhaiter la bienvenue renchérissant que nous étions nécessaires pour leur pays. Dés qu’ils ont le dos tourné, Estéban me file un coup de coude discret me fixant d’un regard assassin de ce son œil bandé, ce qui est assez spectaculaire à voir. L’interview du couple qui partage notre cabine se passe bien et les gardes finissent par quitter la cabine. Le feu vert est donné et notre embarcation passe par-delà les portes monumentales, nous traversons alors un petit chenal qui nous amène droit sur Shikoka. Après quelque manœuvres complexes, le navire finit par se ranger sur le quai des marchandises. L’équipage nous indique la marche à suivre, rejoindre l’office des étrangers.

Alors prêt à arrimer on se dirige vers la cale pour rejoindre notre troisième comparse, un renne. Ce corniaud est arrivé un beau jour, présent de Minoel, ce qui tombait bien, on cherchait un animal de trait pour notre carriole on en a trouvé un. Il nous fixe avec des grands yeux pleins d’amour et de stupidité, on lui flatte l’encolure et guide la bestiole jusqu’au palan. Après quelques manœuvres hasardeuses auxquelles nous prenons part en tant que puissant forgeron, on fait descendre le tout sur la baie.

Faut l’avouer, ils savent faire dans le spectaculaire par ici. La ville s’étend devant nos yeux, d’un style que l’on pourrait catégoriser rustique mais gracieux, assez similaire à Simotsuki en somme. Des maisons en bois surmontée d’ardoise s’étendent à perte de vue dans un ordre mesuré. Le tout dominé par l’imposante demeure du shogun qui couvre la ville de son ombre sinistre. Partout, des locaux aux tenues traditionnelles s’affairent nous saluant rapidement à notre passage. Malgré notre allure probablement atypique, ils ne semblent pas particulièrement curieux de notre cortège. Après quelques minutes on arrive à une barraque assez importante, fortement ornementée avec un mauvais goût outrancier.Tout autour se presse des gens en bermuda et chemise à fleur, des couples en pâmoison et y'a même une bande de marmots menés par un mec en costard. On est sans conteste devant l’office du tourisme.
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Ethan R. Levi
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Lun 27 Mai 2019 - 20:20



Évidemment, catégorisé comme sous-fifre, les enflures se concentrent uniquement sur Yamamoto. Ce dernier confirmant mon statut de « moins que rien », c’est de suite vite vu. Néanmoins, je suis bien obligé de l’admettre, cette mascarade est foutrement bien jouée. Notre matériel déchargé, nous nous rendons sur notre futur lieu de travail, où tout est encore à installer. Nous découvrons alors cette merveilleuse cité. Belle, somptueuse, élégante et à la fois rurale.

La seule chose qui me chagrine un peu, mais qui me semble en soit tout à fait logique, c’est la trainée de soldats qui nous suivent en pensant être discrets. Je ne prends même pas la peine de me retourner vers ces derniers, je ne ressens pour l’instant aucun danger pour nous. Il est vrai que des étrangers qui débarquent pour introduire un commerce, tu ne les laisse pas passer la douane aussi facilement. Certes, je ne représente à leurs yeux aucune menace, mais nous ne sommes jamais assez prudents. Nous voici donc surveillés pour un temps encore indéterminé.

Et le comble, c’est cet office de tourisme. Là, on est bien. Cela dit, il faut y voir l’opportunité d’attirer de nombreux clients de tout horizon. Je suis étonné de constater une telle ouverture d’esprit chez les locaux quand on voit à quel point l’île est fermée aux autres. Sans nos accoutrements, nos faux-papiers et un scénario travaillé à l’avance, nous ne serions certainement pas passés. Mais… nous ne sommes pas tout à fait tirés d’affaire.

Je ne les perçois pas avec précision, là-bas, quelque part derrière moi, ces regards qui se dirigent sur nous avec insistance. Nous sommes surveillés et cela va naturellement de soi. Inutile de paniquer pour si peu. On s’y attendait parfaitement. Salem a foutu un bordel monstre en arrivant lui aussi avec une couverture. C’est donc normal qu’ils se méfient un peu les pauvres loustiques. Le temps nous est compté et, pour preuve, des types en tenue traditionnelle s’approchent de nous en imposant une autorité particulière.

- Vous deux, les forgerons, suivez-nous je vous prie. On nous a informé de votre arrivée sur Shikoka. Nous sommes les représentants de l’Ordre des Forgerons de Tetsu. Il va de soi, avant de vous installer chez nous, de nous prouver votre maîtrise de l’art.

Hm. La sécurité est effectivement bien plus stricte. Notre seule option est d’y aller et de faire nos preuves. Yama’ semble être plutôt doué dans ce qu’il fait. De mon côté, je ne peux me fier qu’aux éléments de base qu’il m’a enseigné. C’est l’occasion de mettre les mains dans le cambouis et m’assurer d’être utile dans les mois à venir. Je ne suis pas ici en vacances, mais véritablement pour m’installer et faire de la forge mon métier.

Ainsi, nous suivons ces trois bonhommes, qui nous emmène logiquement dans une…forge. Quelle chaleur là-dedans ! Je ne suis qu’un simple client qui achète des lames habituellement, pas celui qui en conçoit. Ces pauvres hommes travaillent dans des conditions assez lamentables. Dire que je vais devoir en faire autant. Saloperie de Kyori. Me forcer à vivre cette vie de merde. Et comment l’autre taré peut avoir la forge comme vocation ?

- Allez-y messieurs, prenez place. Vous pouvez utiliser tout le matériel à votre disposition. Et vous, l’apprenti, vous assisterez votre maître. Vos capacités seront évaluées une fois par mois, afin de vérifier que votre formation porte réellement ces fruits.

Heu ? Ils vont sérieusement m’inspecter tous les mois ? Même au sein de la marine on ne m’a jamais autant emmerdé. En plus d’être suicidaire, cette mission secrète me gonfle déjà. C’est moi qui l’ai voulu en même temps, personne ne m’y a poussé. Ma foi, c’est comme ça. Raisonnement fataliste mais réel. S’ils veulent me voir tous les mois, c’est pas pour rien. Jeter un oeil à nos activités, de temps en temps, c’est toujours ça de bon pour eux.

Une enclume, une tenaille, un marteau et c’est parti.




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Mar 23 Juil 2019 - 17:00

Quel accueil digne d’un roi, que dis-je ? D’un empereur ! On nous file trois cerbères pour nous surveiller et nous tester, je les jauge du regard. Deux sont immanquablement des forgerons. Ca se voit assez facilement aux marques qu’arborent leurs mains. Une peau rugueuse marquée par l’effort et la chaleur. Par contre le troisième, semble plus être un gros bras, un espion ou un garde peut être ? J’hésite à soulever l’information, me la jouer forgeron hors pair qui reconnait ses pairs… hé… Mais cela ne ferait que renforcer les doutes, on va rester sur le forgeron bourru qui ne pense qu’à son art. Je suis donc nos « hôtes » vers une forge extérieure à en juger par le bâtiment, c’est une sorte de camp de travail, une manufacture pour produire en masse. Des fourneaux qui se juxtaposent laissant juste assez de place aux forçats pour travailler et les étouffant sous une chaleur infernale. Le coin parfait pour cramer une mauvaise couverture. Je jette un coup d’œil compatissant à Ethan qui va probablement en morfler. Néanmoins, pour faire perdurer l’illusion, je remercie nos encadrants, glorifiant les mérites d’un comité pour perfectionner l’art de la forge. Manifestement, la flatterie fait mouche, comme quoi, il est facile de se mettre quelqu’un de fier de son travail dans la poche.

Le moins bourru de nos trois guides me file une liste de tâche à effectuer et nous désigne l’un des coins les plus agréables de la forge, vers son centre. Je me rince rapidement dans une vasque d’eau pour me libérer du sel qui constelle ma peau, enfile un tablier en cuir craquelé et intime à mon assistant de me suivre après avoir fait pareil. Par bravade, j’aurais été tenté d’y aller torse nu, mais je me doute que mes nombreuses cicatrices attireraient trop l’attention. A en juger par la liste et les tâches de mes compères, l’île cherche à s’armer et se faire des navires assez larges. Manifestement ce n’est pas ici que l’on crée des outils, juste des pièces détachées, un travail sans grand intérêt. Je commence alors par profiter des capacités physiques d’Ethan pour lui demander de m’assister sans risquer de cramer notre couverture. Porter du matériel, maintenir des pièces de métal et frapper pour ce qui ne demande pas trop de précision. Je singe mon père adoptif en somme, à l’exception que je m’envoie pas des rasades d’alcools pendant que le « petit » travaille. C’est assez étrange de se retrouver à la place du mentor. Bon ce n’est pas la première fois que j’enseigne cet art et à une époque je publiais des articles dans un périodique de forge, mais ça remonte à loin. Néanmoins, j’essaye de ménager mon acolyte au maximum sans trop le montrer. Après quelques heures de travail acharné, j’amène notre production aux jurés qui scrute les ouvrages sous toutes leurs coutures. Je me permets un petit sourire arrogant, ils nous font juste une prestation théâtrale, nul besoin d’une analyse si minutieuse pour des pièces si grossières. Pour tout dire, je suis même surpris qu’il ne nous demande pas de faire des balles. Sérieusement, c’est pas une dizaines de clous, de plaques, de lingots et de poignées qui demandent tant d’analyse. J’en profite pour faire un débrief à mon cher assistant, l’accusant d’une ou l’autre imperfection imaginaire que reprennent les jurés en hochant la tête. Ils finissent pas s’estimer satisfait de notre prestation et nous déclare qu’on a passé le test. Néanmoins, l’un d’eux nous lance un regard sévère avant de nous lancer.

-Vos talents sont convenable, ceux de votre assistant inexistants. Comme vous me semblez pas avoir la fibre pédagogique, on va s’occuper aussi de votre gars, il viendra ici trois jours par semaine…

Sur ces paroles un énième clampin nous invite à le suivre, manifestement on pourra pas directement se balader librement. On aura toujours un chaperon au derche, ça sera quelque peu problématique pour mettre nos plans à exécution. Je laisse Ethan se charger de l’attelage et de l’observation du coin et pénètre dans une demeure en pierre, fortement gardée. Je suis guidé à travers des couloirs sobres mais non moins luxueux et atterrit finalement dans un petit bureau, entre la guérite de fonctionnaire et le placard à balais. Un greffier au front haut gratte quelques papiers avant de me tendre un papelard, m’annonçant que Kyori en personne se faisait la joie de nous allouer une forge aux abords de la ville. En échange de quoi il faudra que l’on s’acquitte de quelques quotas de création mensuels pour la ville ainsi que de céder une partie non négligeable de mon chiffre d’affaire à la déesse. J’hésite à demander si je dois remettre la bourse en personne à l’impératrice, mais on va faire profil bas pour le moment. Je ressors fièrement du bâtiment mon misérable bout de papier à la main. J’explique la situation à Ethan et on se met en route sur notre fabuleux attelage.

Après une grosse heure à se trainer dans des rues encombrées et à sonder l’humeur générale de mon haki on finit par arriver au lieu-dit. Un lieu charmant traversée par l’un des principaux fleuves du pays autour duquel s’étendent des champs à perte de vue. Et au loin, les montagnes couvrent la vallée de leur ombre majestueuse. Le village est composé d’une petite centaine de cahutte dont les habitants curieux se massent autour de nous pour nous souhaiter la bienvenue. Les gamins tentent de jouer avec le renne, les célibataires nous lancent des regards revêches ou des clins d’œil. Les autres, une fois notre attribution apprise nous lancent des invitations et des commandes.
Notre nouvelle demeure est attenante à la forge, une petite maisonnette typique du coin, une pièce unique assez vide. Je suis sûr que si nous avions nos apparences habituelles, ça serait le cadre idyllique pour une histoire de romance fraternelle sur fond de drame, malheureusement, on est pas là pour ça. Peu à peu la foule se disperse, nous laissant seuls avec le voisin d’en face, un poissonnier, qui nous invite à diner. Autant se lier d’amitiés avec ses surveillants…
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Dim 15 Sep 2019 - 3:56

Après avoir passé ce qui se trouve être l’un des moments les plus humiliants de ma piètre existence, on parvient enfin à notre humble demeure où nous logerons durant les prochains mois.  À peine arrivés, nous voilà aussitôt invités. Ne soyons pas louches dès le début, ne refusons pas les invitations. Néanmoins, il s’agit peut-être d’une déformation professionnelle qui me pousse à me méfier de tout, mais je trouve les habitants de ce quartier bien trop accueillants.

Le poissonnier en question, un homme aux allures brutes, à la voix rocailleuse et assez grossier. La seule différence avec le boucher qui se trouve quelques maisons plus loin, c’est sa morphologie un peu moins épaisse. Notamment au niveau du bide. Si ce n’est l’odeur épouvantable de poisson qui empeste la maison, c’est plutôt acceptable. Le salon est assez basique et manque cruellement de décoration, mais ce n’est là que l’avis d’un type qui a toujours vécu dans la bourgeoisie.

Installés à table, notre hôte nous sert un alcool en apéritif dont je n’avais jamais entendu l’existence, et ce, dans un espèce de récipient en bois, à l’arrache. On trinque comme des potes, laissant quelques gouttes tomber au moment où nos verres s’entrechoquent. Yamamoto est heureux, c’est tout à fait son genre d’acolyte. Une seule gorgée suffit à me dire la soirée va être longue et intense.  Je sens le liquide parcourir l’ensemble de mon corps, de la gorge jusque dans mes intestins. C’est à la fois chaud et doux dès la deuxième gorgée.

- J’vous dirai pas c’que c’est. Mais ça n’a jamais tué personne et ça soigne quelques maladies l’hiver ! affirme le poissonnier avec joie.

Rassurant donc. Une odeur se dégage des fourneaux. Rien de bien surprenant pour un pour poissonnier que de faire du poisson. Fait à l’arrache mais avec malgré tout une forme de maîtrise dans sa préparation. Un poisson, des poivrons de toutes les couleurs, un espèce de sauce très liquide déjà aperçue dans un tajine sur El Jezada… Je n’étais pas friand au départ, mais je dois bien avouer que l’odeur me met l’eau à la bouche.

Le repas se déroule parfaitement bien. Avec l’alcool, j’en deviens même plus souriant. Je crois même rigoler à certains moments. Ce détail n’a pas échappé à notre nouvel ami pour nous cuisiner… à moins que ce soit simplement la curiosité, sincère.

- Et vous venez d’où ? demande-t-il en profitant d’un léger blanc.
- On vient de Shimotsuki, répond naturellement Yama’. Et j’ai chopé le gamin dans le même bled, par la même occasion.

Le pêcheur sourit.

- Comme c’est touchant. Deux p’tits blédards qui tentent de faire fortune ailleurs. J’vous souhaite vraiment de réussir. Le royaume est en recherche de types comme vous, surtout depuis les dégâts causés par le vice-amiral… Comment il s’appelle déjà ?

À cet instant, je suis naturellement tenté de tourner mon regard vers mon collègue, mais c’est peut-être ce que recherche l’individu en face de nous. Étant contre-amiral de la marine, une certaine maîtrise de mes émotions doit être assurée.

- Merde… J’ai oublié son nom. Ce connard qu’à foutu un chantier monstrueux chez nous ! Apparemment notre ravissante Kyori l’aurait tué, mouahaha !

Il semblerait que mon visage se soit fermé le temps d’un instant, n’échappant pas à cet enfoiré qui le relève immédiatement.

- Un problème p’tit gars ?
- Aucun m’sieur. Les médias dans notre p’tit bled, c’est vraiment notre priorité. Je comprends seulement mieux pourquoi les types étaient à crans à l’entrée de l’île.
- Héhé tu as vu. Ça rigole pas depuis.

Il commence à se faire tard, les effets de l’alcool redescendent peu à peu et l’heure de se coucher est arrivée. Une longue journée de labeurs nous attend.
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Sam 19 Oct 2019 - 12:15

Et c’est ainsi que débute un énorme jeu de dupe, le plus grand rôle de notre vie. Et ce n’est que maintenant dans une cahute qui empeste les entrailles de poisson que je réalise, qu’on a eu une très mauvaise idée. Déjà, le poisson il est pas top, on devine aisément que le gars se nourrit des invendus du jour si pas de la veille et la sauce elle est bizarre. Et devant leur misérable existence, il arrive le scénario classique, l’alcool puis la dépravation. Bon j’avoue leur binouze elle est pas mal, et par pas mal je veux dire, elle tabasse suffisamment pour rendre supportable les œillades de la fille du poissonnier qui a hérité de sa corpulence. Je laisse Ethan s’occuper de l’homme de la maison me contenant de quelques brefs hochements de têtes et d’une série de monosyllabes péremptoire quand il me cause. Pendant ce temps-là, je taille la bavette avec les autres membres de la famille, leur assénant une diatribe longue et barbante sur l’art de la forge et les valeurs qui se perdent. Avec l’infime espoir que sa femme le convainque de ne plus jamais nous inviter prétextant que « Putain qu’il est chiant ce gars… d’ailleurs chéri tu savais que le fer utilisé pour les clous n’était pas le même que celui des marteaux ? ». Pas que je crache sur son hospitalité, loin de là, mais il est demandé à tout forgeron d’entretenir des relations houleuses avec le poissonnier du coin. C’est une histoire de traditions vous savez ? Donc bon, faut garder les traditions, et après l’amitié virile qui développera au fil des mois sera d’autant plus belle. On pourrait en faire un conte, les ennemis d’hier devenu frère.

Contre toute attente, ça cogite chez notre ami, comme quoi les oméga 3 c’est pas que des conneries pour faire vendre. Le gars il s’y connait un minimum sur ce qui se passe sur son île et ailleurs. Ce qui serait presque suspect, cette île m’apparait comme un joli paradis pour impératrice bourré de propagande et d’endoctrinement. Faudra savoir si le gouvernement local a laissé passer l’info pour présenter la marine comme un antagoniste, ou si l’info vient d’ailleurs. Le gouvernement a tenté d’étouffer l’affaire, alors comment savent il pour Fenyang… On va tenter un truc.

-Oaui sinon, ça me faisait marrer la bédé dans le canard mondial, pis ça faisait un très bon PQ ou allume feu. Savez s’il livrent ici ou si j’dois me démerder autrement… l’énorme jeu de mot, j’ai pas fait exprès promis, j’suis hilarant putain !

Petit rire gêné une fois que les méninges déjà bien huilées par la biture s’enclenchent dans la bonne direction.

-Ah cette saloperie ? Nan, nous on a des crieurs, tous les jours y’a des gars qui viennent au village nous donner les infos du jour, la météo et plein d’autres truc.
-et pour les bédés, y’a le crieur du mardi qui fait toujours des blagues, mais elles sont pas très drôles…
-Sa blague du marin qui encule une chèvre était drôle !
-Toutes les blagues de marins sont drôles ! Hé les gars, combien de marin faut il pour essuyer le cul de l’amirale en cheffe ?
-Douze car elle a un gros cul !
-J’ai pas compris…
-Tu comprendras un jour fiston.

Si elle vous entend, elle va tellement vous appeler un buster call sur la tronche après vous avoir tous empalé vivant. Mais bon je me contente d’un rire gras digne de l’humour bas du front de notre ami.
Le temps file et on prend notre congé, à mon grand regret mon haki de l’observation n’est pas encore assez affuté pour percer à jour la famille, néanmoins, il est suffisant pour jauger la zone. Ce qui sera pratique pour savoir si nos conciliabules risquent d’être entendu. Je laisse Ethan préparer notre chambrette pendant que je m’occupe de faire l’inventaire de la forge et m’occuper de notre renne. D’ailleurs le plus grand avantage du bestiau, c’est qu’il a un nom à coucher dehors et qu’il connait sa place. Pendant que je m’occupe de fournir du fourrage à la brave bête, je sens dans mon dos l’œil inquisiteur de nos voisins. Simple curiosité ou la méfiance qui pousse les villageois à s’entre observer dans la crainte de tomber sur des emmerdements.

La nuit passe assez vite et dans un inconfort relatif, on dort sur des nattes en paille à même le sol. La pièce est plus spacieuse qu’une cabine de bateau, mais elle n’a pas leur tangage apaisant. Est-ce que je commence déjà à avoir le mal du pays ? Au matin, je laisse mon acolyte nettoyer l’atelier et recevoir les clients potentiels. Pendant ce temps j’accompagne les bucherons du village vers le foret la plus proche. Faudra bien commencer par se faire du charbon de bois, sans combustible on va pas loin dans le métier. J’en profite pour écouter échanger quelques mots avec ces types, histoire de connaitre un peu plus la région. Mais je m’attarde pas trop, juste le temps de récolter une stère de bois, un gars se ramène en début d’après midi pour récupérer les commandes en minerai et nous les acheminer.
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Ethan R. Levi
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Jeu 24 Oct 2019 - 12:31



La vie sur l’île prend forme. Me voici déjà en train de prendre nos premières commandes et de fidéliser notre future clientèle. Hier soir, nous avons appris que les journaux sont contrôlés par le « service communication » de la grande impératrice. Rien d’étonnant en soit que de contrôler les informations qui circulent, pour ainsi mieux contrôler l’esprit de son peuple. C’est assez courant et on l’observe dans de nombreuses dictatures. Il va rapidement falloir que l’on trouve un moyen d’avoir des nouvelles de l’extérieur. Sans ça, c’est mort, nous serons aussi manipulés que les autres.

- Alors, jeune homme, Tetsu te plaît ? demande un soldat venu passer commande.
- Fort bien ! Vous êtes super accueillants, ici. Ça facilite grandement les choses. On a déjà été invités à manger chez le poissonnier, juste en face.
- Ah ! Ce fameux poissonnier, haha. Très bien, jeune homme. Très bien.

« Ce fameux poissonnier », dit-il. Il semble se moquer de moi. Ses collègues rigolent à leur tour, dans la foulée. Je m’imagine déjà les massacrer tous autant qu’ils sont dans quelques mois, alors je prends aisément sur moi. D’ailleurs, j’en profite même pour commencer une légère investigation sur la défense de l’île, l’état actuel des choses.

- Dites, messieurs… Toutes ces commandes… Une guerre se prépare ? demandé-je un peu d’un air inquiet.

Fièrement, ils répondent.

- Ne t’inquiète pas, jeune homme. Vous avez vu par laquelle vous êtes arrivées, ton ami et toi ? Bah c’est la seule entrée possible. Vous avez vu comme elle est gardée cette entrée ? L’île est naturellement protégée. Pas de port, pas de plage, impossible d’y accoster. Et puis, qui viendrait frapper à la porte de Kyori ? C’est la mort assurée. Regarde, t’as l’exemple parfait avec le vice-amiral Fenyang, mouahaha.

J’ai bien compris que Salem n’est pas le plus aimé par-ici. Inutile de m’énerver pour si peu, c’est de bonne guerre. Donc si l’on résume : Une seule voie d’entrée ; cette même est férocement gardée ; les soldats ne semblent pas s’inquiéter d’une quelconque venue de la marine depuis la défaite de Salem. Néanmoins, en interne, la sécurité est accrue. Je sais pertinemment qu’au moindre faux pas, au moindre doute, les voisins vont me balancer auprès de ces chers soldats, qui mèneront ensuite une enquête. Aller trop vite serait contre-productif et nous mènerait directement dans notre tombe. Prenons le temps de nous intégrer, d’être accepté de tous, de devenir des confidents et des personnes sur lesquelles on peut compter. Par exemple, quoi de mieux que d’aider à remplir l’armurerie du centre de formation qui est en plein essor ? Rendre service aux soldats en passant leurs commandes en priorité, être agréable avec tout le monde, proposer des petites ristournes… J’ai bien compris qu’il s’agissait d’un royaume de faux-cul où tout le monde soigne les apparences. Dans le fond, je reste convaincu que personne n’est heureux là-dedans.

Alors que je manie simplement la lame d’un client, un vieil homme, afin d’identifier le problème de son arme, ce dernier m’observe soudainement avec la plus grande attention.

- Tu manies plutôt bien les lames, gamin.
- Ce ne sont que des mouvements basiques pour tester la lame, m’sieur. C’est mon maître qui m’a appris ça.
- Ton geste, bien qu’encore imparfait, démontre tout de même une certaine maîtrise. Ce n’est pas dû à un simple entraînement.

Salopard. Je me fais gentiment terminer par ce vieillard. Ma technique est imparfaite, mais ma couverture commence à être légèrement remise en question.

- Cela dit, je trouve qu’il y a du sens à ce qu’un forgeron sache manier un minimum une arme. Comment-il connaître la force d’une lame sans savoir l’utiliser ?
- C’est exactement ce que m’a dit mon maître.
- C’est un bon maître. Néanmoins, je trouve regrettable de ne pas exploiter au maximum un potentiel comme le tien. Le pays a besoin de jeunes hommes comme toi, gamin. J’aimerais parler à ton maître.

Qu’est-ce que c’est que ces conneries ? Tiens, voilà Yamamoto qui apparaît. Je sens que la situation va m’exaspérer une fois encore. Je hais ce pays. Je veux retrouver mon navire, mes hommes et donner des ordres.



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